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Fonctionnement et Maintenance des Réseaux Locaux

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Zighmi widad Maintenance des Réseaux Informatiques

Spécialité: Administration sécurité reseau


Module: Maintenance des Réseaux informatiques
Chapitre N°1: Le principe de fonctionnement d’un réseau local
Cours N°1: Déscription des composants d’un reseau local

Qu'est-ce qu'un réseau local

Un réseau local, (ou en anglais LAN, local area network), est un réseau permettant d'interconnecter les
ordinateurs d'une entreprise ou d'une organisation. Grâce à ce concept, datant de 1970, les employés d'une
entreprise ont à disposition un système permettant :

• D'échanger des informations


• De communiquer
• D'avoir accès à des services divers

Un réseau local relie généralement des ordinateurs (ou des ressources telles que des imprimantes) à l'aide de
support de transmission filaires (paires torsadées ou câbles coaxiaux la plupart du temps) sur une
circonférence d'un centaine de mètres. Au-delà, on considère que le réseau fait partie d'une autre catégorie
de réseau appelé MAN (metropolitan area network), pour laquelle les supports de transmission sont plus
adaptés aux grandes distances...

Les constituants matériels d'un réseau local

Un réseau local est constitué d'ordinateurs reliés par un ensemble d'éléments matériels et logiciels. Les
éléments matériels permettant d'interconnecter les ordinateurs sont les suivants :

• La carte réseau (parfois appelé coupleur): il s'agit d'une carte connectée sur la carte-mère de
l'ordinateur et permettant de l'interfacer au support physique, c'est-à,-dire au lignes physiques
permettant de transmettre l'information
• Le transceiver (appelé aussi adapteur): il permet d'assurer la transformation des signaux circulant
sur le support physique, en signaux logiques manipulables par la carte réseau, aussi bien à
l'émission qu'à la réception
:
• La prise : il s'agit de l'élément permettant de réaliser la jonction mécanique entre la carte réseau et le
support physique
• Le support physique d’interconnexion : c'est le support (généralement filaire, c'est-à-dire sous
forme de câble) permettant de relier les ordinateurs entre eux. Les principaux supports physiques
utilisés dans les réseaux locaux sont les suivants :
o Le câble coaxial
o La paire torsadée
o La fibre optique

Topologies des réseaux locaux

Les dispositifs matériels mis en oeuvre ne sont pas suffisants à l'utilisation du réseau local. En effet, il est
nécessaire de définir une méthode d'accès standard entre les ordinateurs, afin que ceux-ci connaissent la
manière de laquelle les ordinateurs échangent les informations, notamment dans le cas où plus de deux
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ordinateurs se partagent le support physique. Cette méthode d'accès est appelée topologie logique. La
topologie logique est réalisée par un protocole d'accès. Les protocoles d'accès les plus utilisés sont :

• Ethernet
• Token ring
La façon de laquelle les ordinateurs sont interconnectés physiquement est appelée topologie physique. Les
topologies physiques basiques sont :
• La topologie en anneau
• La topologie en bus
• La topologie en étoile

Interconnexion des réseaux locaux

Un réseau local sert à interconnecter les ordinateurs d'une organisation, toutefois une organisation comporte
généralement plusieurs réseaux locaux, il est donc parfois indispensable de les relier entre eux. Dans ce cas,
des équipements spécifiques sont nécessaires.

Lorsqu'il s'agit de deux réseaux de même type, il suffit de faire passer les trames de l'un sur l'autre. Dans le
cas contraire, c'est-à-dire lorsque les deux réseaux utilisent des protocoles différents, il est indispensable de
procéder à une conversion de protocole avant de transférer les trames. Ainsi, les équipements à mettre en
œuvre sont différents selon la configuration face à laquelle on se trouve.

Les équipements d'interconnexion

Les principaux équipements matériels mis en place dans les réseaux locaux sont :

• Les répéteurs, permettant de régénérer un signal


• Les concentrateurs (hubs), permettant de connecter entre eux plusieurs hôtes
• Les ponts (bridges), permettant de relier des réseaux locaux de même type
• Les commutateurs (switches) permettant de relier divers éléments tout en segmentant le réseau
• Les passerelles (gateways), permettant de relier des réseaux locaux de types différents
• Les routeurs, permettant de relier de nombreux réseaux locaux de telles façon à permettre la
circulation de données d'un réseau à un autre de la façon optimale
• Les B-routeurs, associant les fonctionnalités d'un routeur et d'un pont

Introduction à Ethernet

Ethernet (aussi connu sous le nom de norme IEEE 802.3) est un standard de transmission de données pour
réseau local basé sur le principe suivant :

Toutes les machines du réseau Ethernet


sont connectées à une même ligne de communication,
constituée de câbles cylindriques

On distingue différentes variantes de technologies Ethernet suivant le type et le diamètre des câbles utilisés :

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Sigle Dénomination Maintenance
Câble des Réseaux Informatiques
Connecteur Débit Portée
Ethernet mince
10Base2 Câble coaxial (50 Ohms) de faible diamètre BNC 10 Mb/s 185m
(thin Ethernet)
Ethernet épais
10Base5 Câble coaxial de gros diamètre (0.4 inch) BNC 10Mb/s 500m
(thick Ethernet)
10Base-T Ethernet standard Paire torsadée (catégorie 3) RJ-45 10 Mb/s 100m
Ethernet rapide
100Base-TX Double paire torsadée (catégorie 5) RJ-45 100 Mb/s 100m
(Fast Ethernet)
Ethernet rapide
100Base-FX Fibre optique multimode du type (62.5/125) 100 Mb/s 2 km
(Fast Ethernet)
1000Base-T Ethernet Gigabit Double paire torsadée (catégorie 5e) RJ-45 1000 Mb/s 100m

1000Base-LX Ethernet Gigabit Fibre optique monomode ou multimode 1000 Mb/s 550m

1000Base-SX Ethernet Gigabit Fibre optique multimode 1000 Mbit/s 550m

10GBase-SR Ethernet 10Gigabit Fibre optique multimode 10 Gbit/s 500m

10GBase-LX4 Ethernet 10Gigabit Fibre optique multimode 10 Gbit/s 500m

Ethernet est une technologie de réseau très utilisée car le prix de revient d'un tel réseau n'est pas très élevé

Principe de transmission

Tous les ordinateurs d'un réseau Ethernet sont reliés à une même ligne de transmission, et la communication
se fait à l'aide d'un protocole appelé CSMA/CD (Carrier Sense Multiple Access with Collision Detect ce qui
signifie qu'il s'agit d'un protocole d'accès multiple avec surveillance de porteuse (Carrier Sense) et détection
de collision).

Avec ce protocole toute machine est autorisée à émettre sur la ligne à n'importe quel moment et sans notion
de priorité entre les machines. Cette communication se fait de façon simple :

• Chaque machine vérifie qu'il n'y a aucune communication sur la ligne avant d'émettre
• Si deux machines émettent simultanément, alors il y a collision (c'est-à-dire que plusieurs trames de
données se trouvent sur la ligne au même moment)
• Les deux machines interrompent leur communication et attendent un délai aléatoire, puis la première
ayant passé ce délai peut alors réémettre

Ce principe est basé sur plusieurs contraintes :

• Les paquets de données doivent avoir une taille maximale


• il doit y avoir un temps d'attente entre deux transmissions

Le temps d'attente varie selon la fréquence des collisions :

• Après la première collision une machine attend une unité de temps


• Après la seconde collision la machine attend deux unités de temps
• Après la troisième collision la machine attend quatre unités de temps
• ... avec bien entendu un petit temps supplémentaire aléatoire

Ethernet commuté

Jusque là, la topologie Ethernet décrite était celle de l'Ethernet partagé (tout message émis est entendu par
l'ensemble des machines raccordées, la bande passante disponible est partagée par l'ensemble des machines).
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Depuis quelques années une évolution importante s'est produite: celle de l'Ethernet commuté.
La topologie physique reste une étoile, organisée autour d'un commutateur (switch). Le commutateur utilise
un mécanisme de filtrage et de commutation très similaire à celui utilisé par les passerelles (gateways) où
ces techniques sont utilisées depuis fort longtemps.

Il inspecte les adresses de source et de destination des messages, dresse une table qui lui permet alors de
savoir quelle machine est connectée sur quel port du switch (en général ce processus se fait par auto-
apprentissage, c'est-à-dire automatiquement, mais le gestionnaire du switch peut procéder à des réglages
complémentaires).

Connaissant le port du destinataire, le commutateur ne transmettra le message que sur le port adéquat, les
autres ports restants dès lors libres pour d'autres transmissions pouvant se produire simultanément.
Il en résulte que chaque échange peut s'effectuer à débit nominal (plus de partage de la bande passante), sans
collisions, avec pour conséquence une augmentation très sensible de la bande passante du réseau (à vitesse
nominale égale).

Quant à savoir si tous les ports d'un commutateur peuvent dialoguer en même temps sans perte de messages,
cela dépend de la qualité de ce dernier (non blocking switch).

Puisque la commutation permet d'éviter les collisions et que les techniques 10/100/1000 base T(X) disposent
de circuits séparés pour la transmission et la réception (une paire torsadée par sens de transmission), la
plupart des commutateurs modernes permet de désactiver la détection de collision et de passer en mode full-
duplex sur les ports. De la sorte, les machines peuvent émettre et recevoir en même temps (ce qui contribue
à nouveau à la performance du réseau).
Le mode full-duplex est particulièrement intéressant pour les serveurs qui doivent desservir plusieurs clients.

Les commutateurs Ethernet modernes détectent également la vitesse de transmission utilisée par chaque
machine (autosensing) et si cette dernière supporte plusieurs vitesses (10 ou 100 ou 1000 megabits/sec)
entament avec elle une négociation pour choisir une vitesse ainsi que le mode semi-duplex ou full-duplex de
la transmission. Cela permet d'avoir un parc de machines ayant des performances différentes (par exemple
un parc d'ordinateurs avec diverses configurations matérielles).

Comme le trafic émis et reçu n'est plus transmis sur tous les ports, il devient beaucoup plus difficile
d'espionner (sniffer) ce qui se passe. Voilà qui contribue à la sécurité générale du réseau, ce qui est un thème
fort sensible aujourd'hui.

Pour terminer, l'usage de commutateurs permet de construire des réseaux plus étendus géographiquement.
En Ethernet partagé, un message doit pouvoir atteindre toute autre machine dans le réseau dans un intervalle
de temps précis (slot time) sans quoi le mécanisme de détection des collisions (CSMA/CD) ne fonctionne
pas correctement.
Ceci n'est plus d'application avec les commutateurs Ethernet. La distance n'est plus limitée que par les
limites techniques du support utilisé (fibre optique ou paire torsadée, puissance du signal émis et sensibilité
du récepteur, ...).

Principe de l'anneau à jeton

L'anneau à jeton (en anglais token ring) est une technologie d'accès au réseau basé sur le principe de la
communication au tour à tour, c'est-à-dire que chaque ordinateur du réseau a la possibilité de parler à son
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tour. C'est un jeton (un paquet de données), circulant en boucle d'un ordinateur à un autre, qui détermine
quel ordinateur a le droit d'émettre des informations.
Lorsqu'un ordinateur est en possession du jeton il peut émettre pendant un temps déterminé, après lequel il
remet le jeton à l'ordinateur suivant.

En réalité les ordinateurs d'un réseau de type "anneau à jeton" ne sont pas disposés en boucle, mais sont
reliés à un répartiteur (appelé MAU, Multistation Access Unit) qui va donner successivement "la parole" à
chacun d'entre-eux.

La Technologie LAN FDDI

La technologie LAN FDDI (Fiber Distributed Data Interface) est une technologie d'accès au réseau sur des
lignes de type fibre optique. Il s'agit en fait d'une paire d'anneaux (l'un est dit "primaire", l'autre, permettant
de rattraper les erreurs du premier, est dit "secondaire"). Le FDDI est un anneau à jeton à détection et
correction d'erreurs (c'est là que l'anneau secondaire prend son importance).

Le jeton circule entre les machines à une vitesse très élevée. Si celui-ci n'arrive pas au bout d'un certain
délai, la machine considère qu'il y a eu une erreur sur le réseau.

La topologie FDDI ressemble de près à celle de token ring à la différence près qu'un ordinateur faisant partie
d'un réseau FDDI peut aussi être relié à un concentrateur MAU d'un second réseau. On parle alors
de système biconnecté.

ATM - Le mode de transfert asynchrone

ATM (Asynchronous Transfer Mode, c'est-à-dire mode de transfert asynchrone) est une technologie de
réseau récente, qui, contrairement à ethernet, token ring, et FDDI, permet de transférer simultanément sur
une même ligne des données et de la voix.

L'ATM a été mis au point au CNET. Contrairement aux réseaux synchrones (comme les réseaux
téléphoniques) où les données sont émises de façon synchrone c'est-à-dire que la bande passante est répartie
(multiplexée) entre les utilisateurs selon un découpage temporel, le réseau ATM transfère les données de
façon asynchrone, ce qui signife qu'il transmet dès qu'il le peut.

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Alors que les réseaux synchrones n'émettent rien lorsqu'un utilisateur n'a rien à émettre, le réseau ATM va
utiliser ces blancs pour transmettre d'autres données, garantissant ainsi une meilleure bande passante !

Multiplexage temporel

De plus, les réseaux ATM émettent uniquement des paquets sous forme de cellules d'une longueur de 53
octets (5 octets d'en-tête et 48 octets de données) et comprenant des identificateurs permettant de connaître
entre autres la qualité de service (QOS, Quality Of Service). La qualité de service représente un indicateur de
priorité des paquets selon le débit actuel du réseau.

L'ATM permet ainsi de transférer des données à une vitesse allant de 25 Mbps à plus de 622 Mbps (il est
même prévu d'obtenir plus de 2Gbps sur fibre optique). Les équipements nécessaires pour des réseaux ATM
étant chers, ceux-ci sont essentiellement utilisés par les opérateurs de télécommunication sur des lignes
longue distance.

Notion de qualité de service

Le terme QoS (acronyme de « Quality of Service », en français « Qualité de Service ») désigne la capacité à fournir un
service (notamment un support de communication) conforme à des exigences en matière de temps de réponse et de
bande passante.

Appliquée aux réseaux à commutation de paquets (réseaux basés sur l'utilisation de routeurs) la QoS désigne l'aptitude à
pouvoir garantir un niveau acceptable de perte de paquets, défini contractuellement, pour un usage donné (voix sur IP,
vidéo-conférence, etc.).

En effet, contrairement aux réseaux à commutation de circuits, tels que le réseaux téléphonique commuté, où un circuit
de communication est dédié pendant toute la durée de la communication, il est impossible sur internet de prédire le
chemin emprunté par les différents paquets.

Ainsi, rien ne garantit qu'une communication nécessitant une régularité du débit pourra avoir lieu sans encombre. C'est
pourquoi il existe des mécanismes, dits mécanismes de QoS, permettant de différencier les différents flux réseau et
réserver une partie de la bande passante pour ceux nécessitant un service continu, sans coupures.

Niveaux de service

Le terme « niveau de service » (en anglais Service level) définit le niveau d'exigence pour la capacité d'un réseau à
fournir un service point à point ou de bout en bout avec un traffic donné. On définit généralement trois niveaux de QoS :
• Meilleur effort (en anglais best effort), ne fournissant aucune différenciation entre plusieurs flux réseaux et ne
permettant aucune garantie. Ce niveau de service est ainsi parfois appelé lack of QoS.
• Service différencié (en anglais differenciated service ou soft QoS), permettant de définir des niveaux de
priorité aux différents flux réseau sans toutefois fournir une garantie stricte.
• Service garanti (en anglais guaranteed service ou hard QoS), consistant à réserver des ressources réseau pour
certains types de flux. Le principal mécanisme utilisé pour obtenir un tel niveau de service est RSVP (Resource
reSerVation Protocol, traduisez Protocole de réservation de ressources).

Critères de qualité de service

Les principaux critères permettant d'apprécier la qualité de service sont les suivants :

• Débit (en anglais bandwidth), parfois appelé bande passante par abus de langage, il définit le volume maximal
d'information (bits) par unité de temps.
• Gigue (en anglais jitter) : elle représente la fluctuation du signal numérique, dans le temps ou en phase.

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• Latence, délai ou temps de réponse (en anglais delay) : elle caractérise le retard entre l'émission et la
réception d'un paquet.
• Perte de paquet (en anglais packet loss): elle correspond à la non-délivrance d'un paquet de données, la
plupart du temps dûe à un encombrement du réseau.
• Déséquencement (en anglais desequencing) : il s'agit d'une modification de l'ordre d'arrivée des paquets.

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