S3 Cours de Lexicologie 2016 2017
S3 Cours de Lexicologie 2016 2017
Nador
0-1-Définition
Le terme lexicologie est un composé savant constitué de deux radicaux grecs ; lexico
signifiant ‘’lexique, vocabulaire’’ et logos qui veut dire ‘’mots, discours, étude’’. La
lexicologie se définit donc comme l’étude des masses de mots formant le lexique d’une
langue donnée et des formes connues et utilisées par les locuteurs. C’est une discipline
théorique qui s’occupe aussi bien des mots attestés et répertoriés dans les dictionnaires que
des néologismes, non encore reconnus comme usage typique de la communauté et qui sont,
forgés pour répondre au besoin de communication et désigner les nouvelles réalités
introduites dans l’expérience socio-culturelle de la communauté.
Par ailleurs, le lexique en raison de son caractère ouvert et potentiellement infini
reflète la vitalité d’une langue. Il est le premier composant qui réagit aux progrès de la vie
sociale, économique et culturel. Aussi la richesse d’une langue est-t-elle évaluée en fonction
de la richesse de son lexique Sa création ne s’effectue pas de façon débridée ou aléatoire mais
elle obéit à des règles de formation bien précises d’où son intérêt pour la lexicologie
Deux types de lexicologie sont à distinguer dans une perspective temporelle : la
lexicologie diachronique (ou historique) qui étudie le développement et l’évolution du
vocabulaire en prenant en compte les facteurs extralinguistiques ayant modifié sa structure, sa
signification et son utilisation, et la lexicologie synchronique (ou descriptive) qui l’examine
dans une période déterminée d’une langue particulière. Toutefois ces deux types se rattachent
étroitement. Tout en étudiant le lexique de nos jours, la lexicologie synchronique s’adresse
aux données de la lexicologie diachroniques ce qui permet de mieux comprendre et
d’expliquer l’état actuel de la langue
Elle est étroitement liée aux autres branches de la linguistique. Elle se rattache à la
phonétique qui étudie la structure phonétique des mots, à la grammaire pour tout ce qui
touche à la combinatoire des unités lexicales, à l’histoire de la langue et à la stylistique. Pour
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expliquer, par exemple, l’apparition des homonymes, la lexicologie s’adresse aux données de
la phonétique historique, à l’évolution phonétique de la langue
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Rappel
Pour connaître le figement de ces composés, on recourt aux critères suivants :
3-critère syntaxique
1-détermination interne
1-1-terme figé Ex. beau-frère : * Il a un beau magnifique frère
Il a un beau-frère magnifique
→le terme n’admet pas de déterminant interne
1-2-terme non figé Ex. beau frère : son frère fort et beau
→le terme admet le déterminant interne
3-nominalisation : procédé de formation d’un nom à partir d’un adjectif ou d’un nom. Soit le
terme table ronde (réunion, débat)
j’ai participé à une table ronde.
*la rondeur de cette table.
A noter au passage que le découpage des mots-composés destiné à les répertorier dans
les dictionnaires ne fait pas l’unanimité des lexicographes. Ainsi par exemple, ‘’wagon-lit’’
doit-on le faire figurer sous l’entrée ‘’wagon’’ ou sous celui de ‘’lit’’
Le terme de mot, par son manque de rigueur et par son caractère flou, est abandonné
au profit d’autres désignations. Ainsi A. Martinet utilise à sa place la notion de monème et
distingue les monèmes grammaticaux et les monèmes lexicaux qui appartiennent
respectivement à un inventaire clos et à un inventaire ouvert. Par exemple, dans l’énoncé
’’nous travaillerons’’, on peut compter quatre monèmes, obtenus par segmentation. Il s’agit de
‘’nous’’ pronom personnel, ‘’travail’’ verbe, ‘’er’’ désinence du futur, ‘’ons’’ (indice de
personne)
‘’travail’’ fait partie d’une série ouverte, c’est un monème lexical ou lexème.
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‘’nous – er - ons’’ font partie des séries fermées, ce sont des monèmes grammaticaux ou
morphèmes.
Tournier préfère parler de lexie plutôt que de mot car « le mot n’est pas une unité
suffisamment solide épistémologiquement pour constituer la base d’une description
scientifique du lexique » (1991a : 10). Il considère la lexie, unité mémorisée sans
considération de longueur, comme un hyperonyme dont les co-hyponymes sont lexie
primaire, lexie simple, lexie dérivée, lexie complexe, lexie composée, lexie
prépositionnelle. Quant à Pottier, il distingue, dans sa terminologie, la lexie simple qui peut
être un mot : chien, table, cégétiste ; la lexie composée qui peut contenir plusieurs mots en
voie d'intégration ou intégrés : brise-glace et la lexie complexe, conçue comme une
séquence figée : faire une niche, en avoir plein le dos…
Au terme de ce qui a été présenté, le mot, pris dans son sens traditionnel, ne constitue
pas une unité pertinente pour l’analyse linguistique, les termes de monème et lexie répondent
à des nécessités d’analyse différentes : le monème se situe à un niveau inférieur à celui de
mot, alors que la lexie occupe une place supérieure au mot. L’origine de désignations
différentes s’explique par l’utilisation des critères d’analyse différents : l’analyse du monème
est fondée essentiellement sur le sens quant à celle de la lexie, elle repose sur la cohérence
entre les éléments sans toutefois perdre de vue la dimension sémantique. Sans entrer dans des
considérations théoriques, nous utilisons à la place du mot, le terme d’unité lexicale ou
lexème, unité structurelle et sémantique de base du système de la langue. Elle est plus grande
sur le plan morphologique (en comparaison au morphème) et plus petite (en comparaison à
l’unité phraséologique) sur le plan syntaxique de l’analyse linguistique.
0-4-Lexique et vocabulaire
Le lexique individuel est la somme des unités lexicales à l’état virtuel dont dispose un
locuteur donné et qui représente sa compétence lexicale. L’actualisation de ce lexique
individuel dans des actes verbaux concrets (émergence de la compétence) constitue le
vocabulaire, terme utilisé pour décrire le répertoire lexical d’un corpus écrit ou d’un discours
oral. La relation entre le lexique individuel et le lexique général, celui partagé par la
communauté linguistique, est une relation d’inclusion.
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3-En vous référant aux textes écrits de la presse, trouvez des néologismes et expliquez
leur formation.
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1- Organisation du lexique :
Les constituants de cette phrase contractent des rapports liés à l’axe syntagmatique
(horizontal) et à l’axe paradigmatique (vertical) comme il est illustré par le tableau suivant
Relations syntagmatiques
Le sens de cette phrase est le produit des différences entre les signifiants qui la
composent et qui relèvent de deux axes : axe syntagmatique (axe horizontal) et axe
paradigmatique (axe vertical).
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La phrase - représentée ici par la méthode dite ‘’de boîte de Hockett’’- le commissaire
arrête le malfaiteur’’ (niveau1) est obtenue par la combinaison de deux syntagmes (niveau2) :
syntagme nominal ‘’le commissaire’’, et syntagme verbal ‘’arrête le malfaiteur’’, eux-mêmes
formés de constituants inférieurs (niveau 3 et niveau 4). Son sens est déterminé par la mise
en relation des différentes unités qui la constituent.
L’axe paradigmatique est celui de la sélection des paradigmes en rapports dits ‘’in absentia’’
ou, selon Saussure, rapports associatifs se constituant dans la mémoire du locuteur. Chacun
des mots de la phrase précitée peut être remplacé par d’autres termes appartenant à une même
classe : ‘’le’’ ou ‘’ce’’, ou ‘’mon’’, ‘’commissaire’’ ou ‘’voisin’’ ou ‘’policier’’ ou ‘’libère’’
ou ‘’poursuit’’. Cette substitution entraîne un changement complet de la signification. Ces
différents paradigmes sont mutuellement exclusifs et apparaissent comme des membres d’une
classe d’objets (classe des déterminants, des noms, des verbes).
Un signe individuel (une unité) n'a pas de signification distincte, et n’a de valeur que
par rapport à d'autres unités dans des ensembles connexes. Ainsi, le mot ‘’ chaise ‘’ n'a de
sens que par rapport à d'autres types de siège, en l’occurrence, ‘’tabouret, banc, fauteuil….’’
Le tableau ci-dessus illustre les relations syntagmatiques et paradigmatiques. Les éléments
horizontaux ont des relations syntagmatiques ; ils se succèdent et se suivent. Les éléments
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verticaux ont des relations paradigmatiques comme dans chaque colonne, les éléments
peuvent être remplacés par d’autres.
axe a- syntagmatique
(in praesentia, horizontal)
p p
a a
r r
b-paradigmatique a a
(in absentia,vertical) d syntagmes d
i i
g g
m m
e e
s s
a-Axe syntagmatique A et B et C
b-
A
x
e ou ou ou
p
a B’
r A’ C’
a
d
i
g ou ou ou
m
a
t
i
q A’’ B’’ C’’
u
e
a- est reflété par la chaîne parlée ; - représente l’ordre syntaxique des mots ; - règle les
accrochages possibles des différents signes linguistiques ; - se caractérise comme une suite de
relations de conjonction du type ‘’et, et, et…’’
b- représente une liste virtuelle de formes ou paradigmes pouvant prendre place à un endroit
de la chaîne parlée ; - reflète les relations existant entre les éléments faisant partie de la même
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classe grammaticale et assurant donc la même fonction ; - se trouve à l’état latent dans
l’inconscient de chaque sujet- parlant ; - décrit comme un ensemble de paradigmes avec des
relations disjonctives du type ‘’ou, ou, ou …’’
Les unités linguistiques peuvent entrer dans des relations de deux types : la relation
syntagmatique et la relation paradigmatique qui se renouvellent constamment selon les
constituants de la phrase. La première s’applique aux relations entre les éléments qui
s échafaudent, se combinent les aux autres. Elle s’oppose à la seconde qui a lieu entre les
éléments qui peuvent se substituer les uns aux autres. L’opposition entre les relations
syntagmatiques et paradigmatiques est une dichotomie importante de la linguistique
structurale.
Ex.3 : cf. Jacqueline Picoche (1977,53). Précis de lexicologie française. Edition Fernand
Nathan : Paris.
(a)- Au bout de notre rue, se trouve la maison de M. Dupont.
(b)- Au la villa bout de notre rue, se trouve la maison ou la bicoque ou résidence ou la villa de
M. Dupont.
►Dans (a), un seul élément de la liste appartenant au champ lexical de l’habitation
est utilisé au niveau de l’axe syntagmatique. Ici, le locuteur a opéré un choix parmi les unités
de la même liste ou paradigmes qui sont substituables et qui peuvent apparaître au dessous de
l’unité actualisée suivant une ligne verticale (axe paradigmatique).
►Dans (b), jugée inacceptable en vertu du fait suivant : les paradigmes maison,
bicoque, résidence…qui, en principe se trouvent à l’état latent, sont actualisés dans la chaîne
parlée ce qui constitue une confusion des deux axes
Relation paradigmatique
■►synonymie : relation entre les termes qui, dans un contexte linguistique précis, présentent
une grande analogie dans leur signification et sont substituables les uns aux autres sans que le
sens soit altéré.
Ex : Vous avez abattu un porc.
tué cochon
‘’abattu’’ et ‘’porc’’ fonctionnent respectivement comme des synonymes de ‘’tuer’’ et
‘’cochon’’.L’usage de l’un ou de l’autre élément de la paire ne modifie pas le sens de la
phrase.
■►antonymie : relation entre deux termes dont l’un signifie le contraire de l’autre.
Ex : C’est un homme avare.
généreux
‘’avare’’ et ‘’généreux’’ s’opposent quant à leur sens.
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‘’pomme’’ est une espèce, un terme spécifique, dont les co-hyponymes comme orange,
banane,… font partie d’un genre ou d’une classe d’objets appelée ici ‘’fruit’’
Dans la chaîne parlée, les mots se succèdent, se rangent les uns à la suite des autres et
forment selon des rapports syntagmatiques entretenus, des combinaisons appelées syntagmes
(i.e. notion désignant aussi bien les mots que les groupes e mots ou éléments de phrase).
Dans (2-1), le verbe ‘’entraîner’’ admet un sujet et un complément pourvus de traits lexicaux
[+Ah] ; il signifie ‘’ provoquer’’
Dans (2-2), le même verbe admet un sujet et un complément [+Ah] et signifie ‘’préparer’’
Nous avons donc deux contextes différents avec deux sens différents.
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Les parties du discours (les plus importantes pour la lexicologie sont le substantif,
l’adjectif, le verbe, et l’adverbe ; ils véhiculent une matière notionnelle ; fin, final, fini,
finalement ; sèche sécher, sèchement, sécheresse) ne sont pas isoler les unes des autres dans la
chaîne de parole mais reliés par des relations syntaxiques (genre, nombre, aspect…). Cela leur
permet de se combiner en syntagmes mais également de se servir les uns aux autres
d’environnement, de contexte, point de départ de la combinatoire syntagmatique.
A cette compatibilité syntaxique qui fait d’une phrase une phrase grammaticale,
s’ajoute une compatibilité sémantique qui rend celle-ci acceptable et intelligible.
►les traits inhérents (de nature uniquement sémantique) : ils déterminent les propriétés
propres des unités lexicales, indépendamment de celles que ces lexèmes peuvent acquérir en
contexte.
►les traits de sélection, contextuels (de nature à la fois syntaxique et sémantique) : ils
déterminent avec quel environnement les unités lexicales sont susceptibles de se combiner.
Leur rôle est de restreindre l’emploi d’un terme dans un énoncé.
On distingue deux types de traits : les traits inhérents, qui déterminent les propriétés
spécifiques de chaque morphème, indépendamment des relations qu’il peut contracter avec
d’autres morphèmes dans la phrase ; les traits contextuels qui indiquent avec quels types de
termes le morphème défini est combinable dans le cadre de la phrase. Ainsi le verbe
‘’penser’’ implique un non sujet [+humain] comme homme, je, Pierre (ou par métaphore un
animal) ; on dira qu’il a le trait contextuel [+sujet humain]
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glace.
►glace 1) eau congelée ; 2) rafraîchissement fait de crème parfumée et congelée ;3) miroir ;
4) vitre à châssis mobile ; 5) tache d’une pierre précieuse.
Le verbe ‘’jeter’’ opère une sélection au niveau des éléments qui lui servent de
contexte ; exigeant un sujet animé, il impose le sens de fillette1) et exclut fillette2) ; exigeant
un objet matériel et nombrable, il exclut glace1) et glace5)…
Les traits de sélection du verbe ‘’jeter’’
1- Jean a jeté le ballon à Marie
[+Ah] [+matériel] [+Ah] →jeter [humain…..matériel]
Pour Chomsky, les substantifs ne comportent que des traits de inhérents et que seuls le
verbe et l’adjectif comportent à la fois des traits inhérents et de sélection. Par ailleurs, il faut
noter que le rôle du contexte est essentiel. Il permet de conférer au mot un certain degré
d’actualisation et de référer à un ou plusieurs objets extralinguistiques particuliers
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Exercices
Ex. n°1 Répondre par vrai ou faux
a- Les relations paradigmatiques sont souvent régies par des règles de grammaire.
b- Un syntagme est un groupe d'éléments formant une unité au sein d'une structure
hiérarchisée
c –un paradigme est constitué par l’ensemble des unités entretenant entre elles un rapport
virtuel de substituabilité.
d –Les mots aux distributions différentes n’ont pas des significations différentes.
Ex. n°2 -Soit la liste d’unités lexicales ou paradigmes : une odeur - une voix – parfum - une
musique – sent – respire – entend – écoute –perçoit – nauséabond(e) - dégage – grave -
parfumé(e) - musical – le gardien - un fracas – cri – aigu - repoussant(e).
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Ensemble des unités significatives d'une langue, excluant généralement les unités
grammaticales et donc en inventaire ouvert, envisagé abstraitement comme un des systèmes
constitutifs de cette langue. Le lexique est souvent opposé au vocabulaire, comme un
inventaire d'unités virtuelles à l'ensemble d'unités réalisées dans un corpus (ou, ce qui revient
au même, dans un texte) (GREIMAS-COURTES 1979).
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Ex. n°4– Partant de la chaîne parlée où se succèdent les unités linguistiques, expliquez
comment l’élément ‘’le’’ entretient des rapports syntagmatiques et des rapports
paradigmatiques dans la phrase suivante : le petit chat est malade.
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2-1-Rapports formels
Les langues naturelles contiennent un bon nombre de mots qui gardent entre eux des
rapports formels. Ils sont prononcés et orthographiés de manière similaire ou identique mais
leurs significations sont différentes. Ce type de mots, constitué essentiellement de paronymes,
d’homonymes et d’homographes, nécessite d’être maîtrisé et mémorisé dans le processus
d’apprentissage d’une langue. Cela éviterait de commettre des erreurs d’impropriété
habituellement faites lors de la rédaction de textes et allant jusqu’à déformer leur sens et les
rendre embarrassants.
2-1-1-Les paronymes
2-1-1-1-Définition
On appelle paronymes (grec para " à côté" et onoma "nom") deux mots ou une suite
de mots de sens différents mais de formes et de sonorités relativement voisines. Dans l’usage,
ces mots sont susceptibles d'être confondus et, parfois à tort, utilisés l’un à la place de l’autre
ce qui peut introduire des difficultés de communication.
►un radical commun auquel sont greffés des affixes différents (préfixe ou suffixe):
opposition /apposition
assentiment / ressentiment/ pressentiment.
destinateur/ destinataire
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Les deux termes de sens différents dérivent du verbe refaire. Si, en droit, on utilise le
syntagme réfection d’un acte qui signifie que cet acte doit être refait, rédigé de nouveau,
tandis que le terme réfaction désigne la réduction des prix.
►au hasard, aucun rapport de formation (un terme est moins connu que l’autre) :
élimer /éliminer ; bourré/bourru ;
infesté/ infecté ; inapte/ inepte
2-1-2-1-Définition
L’homonymie correspond à l’identité graphique et/ou phonique de deux ou plusieurs
unités qui se distinguent sémantiquement l’une de l’autre. Elle est définie, selon le
dictionnaire en ligne ([Link] comme ‘’ Relation entre
plusieurs formes linguistiques ayant le même signifiant graphique et/ou phonique et des
signifiés totalement différents; formes linguistiques qui ont entre elles cette relation’’.
2-1-2-2-Types d’homonymes
a-Quand les unités exhibent uniquement une identité phonique, on a affaire à des
homophones hétérographes. Exemples :
Bout n.m ‘’extrême’’ / boue n.f. ‘’terre détrompée’’
Chat n.m. ’’animal’’ / chas n.m. ‘’trou d’une l’aiguille par où passe le fil’’.
Coup n.m. ‘’choc physique’’ / cou n.m. partie du corps’’
Faim n.f. ‘’besoin de manger’’ / fin n.f.’’ limite’’
Pot n.m. ‘’récipient’’ / peau n.f. ‘’fourrure’’
Saut n.m. ‘’action de sauter’’ / sot n.m. idiot.
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b-Quand les unités présentent une identité graphique, on parle d’homonymes ’homographes.
Exemple :
Cuisinière n.f. ‘’femme de ménage’’ / cuisinière n.f.’’ four servant à cuire’’
Dame n.f. ‘’femme mariée’’ / dame n.f. ‘’pièce dans le jeu d’échec’’.
Dé n.m. ‘’petit cube’’ (jeu de dés) / dé n.m. petit étui cylindrique à surface piquetée destinée à
protéger le doigt qui pousse l’aiguille ‘’ (dé à coudre).
Etalon n.m. ‘’cheval mâle ‘’ / étalon n.m. ‘’ mesure de quantité’’
Livre n.m. ‘’ouvrage’’ / livre n.f. ‘’mesure de poids’’
Dans les dictionnaires de langue, les termes homonymiques ont des entrées distinctes à
la différence des termes polysémiques qui sont regroupés sous une même entrée. D’ailleurs,
dans les dictionnaires spécialisés, traitant un domaine de connaissance spécifique, il est très
rare de trouver des homonymes. On peut, par exemple, trouver dans un dictionnaire juridique,
le terme avocat ‘’professionnel du droit plaidant en justice pour ses clients’’ et non avocat
‘’fruit exotique’’ alors que les deux homonymes peuvent figurer ensemble dans un
dictionnaire monolingue.
N.B. Quand les unités s’écrivent de la même façon, mais se prononcent différemment,
on a affaire à des homographes non homophones. Exemple :
- est [ɛ] ‘’verbe être 3ème per.’’ / est [ɛst] ‘’ point cardinal’’
- content [kõtᾶ] adj. ‘’satisfait’’/ content [kõt] v. de conter’’faire le récit d'un fait’’
- couvent [kuvᾶ] ‘’Pensionnat de jeunes filles tenu par des religieuses.’’ / couvent [kuv]
‘’En parlant des oiseaux, s'étendre sur les œufs pour leur assurer la chaleur nécessaire
au développement normal de l'embryon : Une poule qui couve dix œufs.
Il n’existe aucune relation sémantique entre les homonymes. Toutefois, leur présence
en synchronie peut parfois s’expliquer dans une perspective diachronique. L’évolution
sémantique d’un mot à l’origine polysémique peut donner lieu à deux homonymes et faire
disparaître la parenté lointaine entre le point de départ et le point d’arrivée, défini comme
usage contemporain du terme. Exemple :
a-Grève : n.f : (1190 ; lat [Link]) terrain plat, formé de sables gravier, situé au bord de la
mer ou d’un cours d’eau. (bord, côte, plage).
b-Grève : n.f. : (1805, faire grève, être en grève ‘’ se tenir sur la place de Grève, en attendant
de l’ouvrage’’). Cessation volontaire et collective du travail décidée par des salariés pour
obtenir des avantages sociaux et matériels (arrêt de travail).
Historiquement le mot grève était polysémique. Il renvoyait au sens primitif de ‘’plage
de gravier’’ et au sens second ‘’action sociale’’ qui se greffe sur le sens premier puisque les
ouvriers qui cessaient le travail s’assemblaient à Paris sur la place de grève au bord de la
Seine. L’origine supposée commune des deux homophones a et b est tombée dans l’oubli et la
désuétude.
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2-2-Rapports sémantiques
Les unités lexicales entretiennent des rapports sémantiques plus ou moins étroits (liens
entre les signifiants). Ces rapports se divisent en deux types :
a) rapports d’équivalence (cas de synonymie) et d’opposition (cas d’antonymie);
b) rapports hiérarchiques (cas d’hyponymie et d’hyperonymie). Ces relations se manifestent
sur le plan syntagmatique qui délimite la valeur et le sens des différentes unités lexicales.
D’autre part, elles contribuent à leur structuration sur le plan paradigmatique.
2-2-1-2-1-Classification morphologique
a-antonyme absolu ou de racines
Généralement, les antonymes ont des racines différentes.
[Link]/mauvais ; beau/laid ; réussite/échec ; chance/risque ; amour/haine ; défendre/
attaquer ; ami/ennemi, civilisé / barbare…
b antonymes dérivationnels
Certains antonymes sont formés à l'aide de préfixes et de suffixes qui communiquent
au mot dérivé un sens contraire à celui de sa racine.
- dé- (et ses variantes : dés-, dis-). Ex : apparaître / disparaître ; construire / déconstruire ;
- in- (et ses variantes : im-, ir-, il-). Ex : colore / incolore ; réel / irréel, lisible / illisible
-a- Ex. normal / anormal
-anti- Ex. gel / antigel ; viral / antiviral ;
-pro / anti- Ex. prorépublicain / antirépublicain
-phile / -phobe Ex. fracophile/ francophobe
-pète /-fuge Ex. centripète / centrifuge
2-2-1-2-2-Classification sémantique :
a-antonymie complémentaire (ou non gradables)
Les antonymes complémentaires sont des mots caractérisés uniquement par une
opposition binaire en deux membres ; le refus d'un membre de l'opposition implique
l’affirmation de l'autre, autrement dit l’un exclut l’autre. Par exemple, l’absence de sexe
masculin signifie sexe féminin. Cette classe comprend des couples antonymiques tels que
éveillé/endormi, vivre/mourir, féminin/masculin, absent / présent. Elle s'applique à tous les
antonymes qui ont une relation de réalisation ou de non réalisation d'une propriété. Par
exemple, si quelqu'un est présent à une réception, cela signifie qu'il n'est pas absent. Si cette
personne est absente en revanche, alors elle n'est pas présente.
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b-antonymie scalaire
L’antonymie scalaire (gradable) est la plus répandue. Elle repose sur des oppositions
graduelles qui s'éloignent d’un point central, point neutre. Les éléments qu’elle embrasse se
caractérisent par différents degrés polaires quant à la même propriété ou notion, qu'il s'agisse
de la taille (grand/petit), du poids (lourd/léger), de la température (chaud/froid), du goût
(bon/mauvais), de qualités physiques (beau/laid), etc. L'affirmation d'un terme ne signifie pas
forcément la négation de son antonyme car on peut occuper le point intermédiaire et n'être,
par exemple, ni l'ami ni l'ennemi de quelqu’un ; ni le défendre ni l’attaquer ; ni l’aimer ni le
haïr. Un individu qui n’avance pas ne signifie pas forcément qu’il recule, puisqu'il peut
s’arrêter et donc ni avancer ni reculer. Dans ce cas, s’arrêter est l'élément neutre du couple
antonymique avancer/reculer. Et tout couple antonymique qui possède un élément neutre est
gradable. Ainsi Dans un rapport de contrariété, les antonymes scalaires se distinguent des
antonymes polaires par le fait qu’ils reconnaissent des termes intermédiaires (par exemple :
grand/(moyen)/petit ; commencement/(milieu)/fin ; brûlant/chaud/ (tiède/ frais) / froid/glacial.
c-antonymie réciproque
Les antonymes réciproques (ou conversifs) sont des mots qui désignent un seul et
même objet (action, chose, qualité, phénomène) vu de différents points de vue des participants
situés sur des positions diamétralement opposées, par exemple acheter-vendre, concessions
mutuelles de recevoir. Cette relation de réciprocité confère un rôle particulier aux agents en
jeu : vendre n’est pas le réciproque d’acheter que parce que le «sujet» de l’un est le
«destinataire» de l’autre, et réciproquement. Dans les couples comme prendre/donner,
exporter/importer, acheter/vendre et dans les couples exprimant des relations parentales tels
que mari/femme, mère/père, mère/fille, père/fils, les deux termes désignent un seul et même
référent et en même temps deux points de vue opposés : entrer dans la possession d’une chose
et céder le droit de propriété de cette chose.
2-2-2-1-Définition
Les synonymes sont deux ou plusieurs mots appartenant à la même partie du discours,
interchangeables réciproquement dans les contextes linguistiques. Ils possèdent une ou
plusieurs significations dénotatives presque identiques et se distinguent par des nuances de
sens différentes, des connotations et des caractéristiques stylistiques.
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Ils désignent les différentes nuances ou des degrés différents d'une qualité donnée. Ils
sont presque identiques dans une ou plusieurs significations dénotatives et interchangeable au
moins dans certains contextes. Par exemple, dans le groupe synonymique ‘’choisir,
sélectionner, élire, opter’’, le mot choisir a le sens le plus général, les autres se caractérisent
par des différences clairement stables : opter implique un choix entre deux ou plusieurs
choses qui s'excluent et dont on ne peut retenir qu'une seule ; élire implique un choix par voie
de suffrage, sélectionner implique un choix des éléments possédants des caractéristiques
déterminées au sein d’un ensemble.
2-2-3--La polysémie
2-2-3-1-Définition
A travers le temps, les mots acquièrent des sens nouveaux et en perdent aussi. Par
exemple, à l'origine, arriver signifiait ‘’toucher la rive, aborder; approcher de la rive ou du
port’’ et s'utilisait surtout dans le domaine maritime. Mais à travers le temps, le sens s'est
étendu pour s'appliquer à toutes les destinations, physiques ou même abstraites. Ainsi, on peut
avoir ‘’arriver à un but’’ (obtenir un résultat souhaité), ‘’arriver à une femme’’ (obtenir ses
faveur) arriver à une conclusion’’ (atteindre), ‘’arriver à un lieu’’ (parvenir à destination)…
Ainsi la polysémie est-elle une caractéristique du vocabulaire des langues humaines. Elle est
associée à la fréquence d’utilisation d’un mot. Ainsi, plus un mot a une fréquence élevée, plus
le nombre de ses acceptions ou significations sont élevées et constituent ainsi sa structure
sémantique ou son champ sémantique.
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(ou le changement) sémantique dans la structure d’un mot. Exemple : le sens premier du mot
salaire est ‘’somme d’argent remise au salarié’’, sens déterminé par la fréquence de
l’apparition du mot dans le discours. Plus tard, un sens second est apparu ‘’récompense ou
punition’’ qui venait se greffer au sens préexistant. Quant à la polysémie synchronique, elle
est comprise comme la coexistence de diverses significations du même mot à une certaine
période historique du développement de la langue.
a- Contexte lexical
Dans le contexte lexical, ce qui revêt une importance essentielle est représenté par des
groupes lexicaux combinée aux mots polysémiques, qui l’objet d’étude. Par exemple,
l'adjectif lourd , pris isolément, possède le sens "d'un grand poids". Ainsi, le mot lourd a pour
sens premier ‘’dont le poids est lourd, pesant’’. Il revêt différentes significations suivant sa
combinaison avec des groupes lexicaux différents comme il est illustré ci-dessous :
- canon lourd ; artillerie lourde ; mitrailleuse lourde … signifie ‘’de gros calibre’’.
- sommeil lourd ; rêverie lourde… signifie ‘’difficile à interrompre’’
- marché lourd signifie marché dont les cours stagnent ou sont en baisse
- sol lourd ; terre lourde… signifie terre qui se laisse difficilement travailler.
- un parfum lourd, une odeur lourde… signifie difficile à supporter
- style lourd signifie qui comporte des répétitions qui gênent la fluidité de l'œuvre.
- accent lourd; voix lourdes… signifie dont le son est grave, peu distinct et parfois assez fort
b- contexte grammatical
Dans le contexte grammatical, le contexte de la structure grammaticale
(principalement syntaxique) sert à déterminer les significations individuelles variées d'un mot
polysémique. Prenons les exemples suivants:
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aussi par la situation réelle dans laquelle le mot est utilisé ce qui donne naissance à plusieurs
mécanismes de formation du sens.
c-Amélioration du sens. Il s’agit d’un processus sémantique qui affecte le contenu d’un mot,
en lui apportant des nuances favorables ou mélioratives. Par exemple le ministre, autrefois,
signifiait simplement ‘’celui qui accomplit une tâche au service de quelqu'un, serviteur’’.
Aujourd’hui, il signifie ‘’Homme d'État chargé d'administrer les affaires publiques’’
e-Métaphore. Le transfert de nom est basé sur l'association de similitude. C'est l’application
d'un nom ou un terme descriptif à un objet auquel il n’est pas littéralement applicable. Par
exemple, dans la phrase : ce vieillard est une tortue, le trait commun entre le comparé et le
comparant est la lenteur, la marche lente.
f-Métonymie. Le transfert de nom est basé sur l'association de contiguïté. C'est un dispositif
universel dans lequel le nom d'une chose est changé pour celui d'un autre, à laquelle elle est
liée par association d'idées, comme ayant des liens étroits entre eux. Par exemple, la
chaise peut signifier "le président", la barre ‘’les avocats’’.
1-2-4-1-Définition
Selon Lehmann et Martin-Berthet (1998), "La relation d'hyponymie est une relation
hiérarchique qui unit un mot spécifique (sous-ordonné), l'hyponyme, à un mot plus général
(superordonné) nommé l'hyperonyme’’. Cette relation hiérarchique où les unités lexicales
n’occupent pas le même niveau sémantique est aussi un rapport d'inclusion. Par exemple, le
terme véhicule qui sert de nom à une classe d’objets, comprend, entre autres, les termes
voiture, train, car bus, taxi… La relation hyponymique est la relation entre le terme
générique ‘’véhicule’’ et les termes spécifiques : ‘’voiture, train, car, bus, taxi’’, inclus dans le
terme générique.
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Les dictionnaires de langue utilisent les hyperonymes dans la définition dite logique
ou définition par inclusion laquelle consiste à relier un mot-vedette (mot à définir) à une
classe plus générale. Ainsi ‘’orange’’ est définie comme ‘’fruit’’ terme générique auquel est
adjointe la différence spécifique ‘’comestible du genre citrus, à pulpe très juteuse, divisée en
cloisons et en loges, au jus jaune et parfois rouge, à l'écorce d'un jaune tirant sur le rouge.’’ La
relation sémantique entre les deux lexèmes ‘’orange’’ et ‘’fruit’’ est une relation d’inclusion.
Le premier est dit hyponyme (terme spécifique ou espèce) du deuxième lexème dit
hyperonyme (terme générique) : orange est l’hyponyme de fruit
fruit est l’hyperonyme de orange
Les termes ‘’orange’’, ‘’pomme’’, ‘’banane’’ qui sont des hyponymes d'un même
hyperonyme ‘’fruit’’ s'appellent des co-hyponymes. La structure qui comprend un
hyperonyme et ses co-hyponymes est appelée arbre hyponymique.
Classification des domaines conceptuels d᾽après Geeraerts & Grondelaers (2002 : 61)
Le lexique est structuré en trois niveaux ou sous systèmes qui reflètent les relations
sémantiques ordonnés hiérarchiquement d’une langue donnée. Le niveau supérieur (niveau
générique) est représenté par des hyperonymes comme plante, animal, vêtement, véhicule,
fruit. Le niveau intermédiaire (niveau de base) est représenté par arbre, chien, pantalon,
voiture, pomme, unités lexicales les plus utilisées dans le processus de l’acquisition de la
langue par les enfants. Enfin, le niveau inférieur (niveau spécifique) est constitué des termes :
chêne, labrador, jeans, bolide, reinette qui nécessitent la maîtrise des détails qui les
caractérisent.
2-2-4-homonymie et monosémie
Selon [Link] (1970,70) ‘’la monosémie peut être définie comme un rapport
univoque existant entre un signifiant et un signifié’’. Elle caractérise en particulier les langues
de spécialités où les termes sont bi-univoques : une réalité est dénommée par un seul terme et
un seul terme ne désigne qu’une réalité. Aucune ambiguïté ne se pose au niveau du sens.
Exemple : Le terme ‘’puce’’ désigne des contenus différents, donc des sens différents, dans
des domaines bien distincts. ‘’Puce’’ en zoologie véhicule un sens totalement différent de
celui que désigne puce en informatique. Ces deux mots qui ont une même forme et des sens
différents peuvent être listés comme deux homonymes dans la langue générale mais comme
des mots monosémiques (où à chaque signifiant correspond un seul signifié) dans chaque
glossaire propre à tel ou tel domaine de spécialité.
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En général, si les mots monosémiques ne font pas appel au contexte pour interpréter
leur sens puisque celui-ci est révélé par les traits inhérents, les homonymes, au contraire, ont
besoin d’un contexte pour lever leur ambiguïté. Exemple : baie, ce mot employé comme nom
féminin, peut signifier ‘’ fruit, fenêtre, golf ‘’; employé comme adjectif, cette autre forme a le
sens ‘’de couleur de la robe d’une jument.’’ . Le signifié propre à chaque unité ou signifiant
ne peut être élucidé que si le contexte précis de chaque signifiant est pris en compte. Les
homonymes se caractérisent donc par l’absence de sème commun. A chaque signifiant
correspond un signifié unique qui est révélé par les traits contextuels
Le sens des mots monosémiques est communiqué par les traits inhérents ou sèmes
nucléaire alors que celui des homonymes est révélé par les traits contextuels. Entre ces deux
cas extrêmes de rapport du signifiant et du signifié se situe le phénomène de polysémie.
‘’ [Celui-ci] consiste en ce que les emplois d’un signifiant donné, tout en reposant sur
un certain contenu sémique commun se ramifie par le jeu de contextes, en certain nombre
d’acceptions, parfois si diverses que le rapport de base peut devenir pratiquement
imperceptible à l’usager.’’ (ibid.p71)
Dans la polysémie, la relation qui s’établit entre le signifiant et le signifié n’est pas
univoque. A un seul signifiant, sont associées plusieurs acceptions dégagées en contexte sans
que celles-ci cessent de participer à un contenu sémique commun.
a-critère sémantique :
Si la relation de sens se manifeste clairement ; il s’agit de polysémie, sinon il s’agit
d’homonymie.
b-critère morphologique :
Deux homonymes peuvent se distinguer
par le genre. Exemple : Un livre intéressant / une livre de beurre.
par la catégorie grammaticale. Exemple : la ferme est vendue (det+n+v)
je ferme la porte (n+v+det+n)
c-critère graphique
Exemple : on parle de stère
on parle de se taire
d-critère de dérivation
Exemple : l’étalon et la jument / l’étalon d’or
Seul l’étalon (d’or) donne naissance à une forme dérivée, en l’occurrence la forme verbale ‘’
étalonner, tester en comparant à une mesure’’
►Quelle est la frontière limite entre polysémie et homonymie ? A partir de quel degré
de disjonction sémantique décidera-t-on qu’on a affaire à un ensemble d’homonymes et non à
un mot polysémique ou polysème ? Deux tendances se posent à ce sujet :
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►le contenu sémantique associé au signifiant considéré est tel que le mot qu’il constitue peut
entrer dans plusieurs paradigmes ; la recherche des synonymes et des antonymes est
significative.
Cher→ synonyme : aimé, chéri, bien aimé ; antonyme : odieux, détesté.
Cher→ synonyme : couteux, dispendieux ; antonyme : bon marché.
►les dérivés formés sur la base du signifiant considéré ne correspondent habituellement qu’à
l’une des acceptions du mot. La cherté de la vie n’exprime que la notion du prix et non celle
d’amour.
En vertu de ces arguments, le DFC nous offre deux entrées distinctes pour les deux
homonymes ‘’cher’’.
1°) →2°)= restriction de sens (des graines dans leur ensemble aux graines torréfiées.
1°) →3°)= métonymie (la partie pour le tout)
2°) →4°)= métonymie (la matière pour le produit)
4°) →5°)= métonymie (le lieu pour le produit de consommation) avec extension de
sens (du seul café à toutes sortes de boissons)
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Rappel :
La métonymie consiste à désigner un objet par le nom d’un autre objet uni au premier
par une relation qui peut être celle d’un contenant au contenu (boire un verre), du tout à la
partie (une voile pour le bateau), de l’objet matériel à la matière dont il est fait un (fer pour
une épée)…cette figure s’explique par une ellipse et par un déplacement de la référence d’un
objet à un autre.
Soit le mot polysémique ‘’glace’’ contenu dans le corpus suivant. On essaie
d’identifier et de mettre en relation les différentes acceptions qu’il revêt.
1- Un coin de la chambre est occupé par une armoire à glace
2- Avez-vous de la glace pour ce jus d’orange ?
3- Je voudrais de la glace à la vanille.
4- Mettez une couche de glace sur le gâteau.
5- Le bateau est resté pris dans les glaces de la mer baltique.
6- La glace étant rompue, nous devînmes bons amis.
7- Il fait chaud dans notre voiture ! Puis-je baisser la glace ?
8- Je cherche une glace ronde pour la mettre au-dessus du lavabo.
9- Si le temps se rafraîchit encore, on pourra patiner sur la glace de l’étang.
10- Ce matin, les vitres de ma voiture étaient recouvertes de glace.
11- La glace de la vitrine est recouverte de poussière.
12- Comme il n’aimait pas Baudelaire, il resta de glace.
NB. Un mot polysémique est celui qui revêt plusieurs significations qui entretiennent entre
elles des relations selon des procédés rhétoriques ou sémantiques. Dans le cas où de telles
relations s’avéreraient impossibles, on aura affaire à des homonymes. Ainsi, pour étudier la
polysémie du mot ‘’glace’’, on catalogue les différentes significations ensuite, on procède par
leur mise en relation.
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PR :
Glace I 1°) eau congelée. Loc. fig. ‘’être de glace’’ être insensible.
rompre la glace : dissiper le malentendu, la gêne mutuelle.
2°) boisson ou crème congelée et fondante.
II (1245) Par analogie d’aspect de I 1°)
1°) plaque de verre ou de cristal. Vitre de voiture.
2°) plaque de verre qui reflète les images.
3°) couche brillante et lisse nappant certains gâteaux.
4°) joailleries.
Conception polysémique
►privilégie la langue écrite et donc le mot graphique ;
►étudie le mot en tant qu’unité pourvue d’un noyau sémique correspondant à des valeurs
d’emplois. Pour ce faire, on cherche la relation qui pourrait être étymologique entre le sens de
base (sens primitif, sens premier) et le sens secondaire (effets de sens, sens dérivés).
Exemple : le mot ‘’racine’’ revêt un certain sens pour le dentiste, un autre pour le
mathématicien, un autre encore pour le linguiste. Ces trois sens coexistent en synchronie avec
le sens courant du mot la racine d’une plante, sens premier dont dérivent les autres sens.
►fait appel à l’analyse grammaticale pour préciser les divers sens d’un mot et lever toute
ambiguïté qui pourrait naître si le mot est séparé de son environnement syntaxique.
Exemple : Fixer quelqu’un = le regarder fixement.
Fixer quelque chose au mur = faire tenir quelque chose au mur.
Fixer un rendez-vous à quelqu’un = décider la date d’un rendez-vous.
Se fixer dans une région = s’établir dans une région.
Conception homonymique
►s’intéresse au fonctionnement de la langue et donc le mot étudié est envisagé en tant
qu’unité du discours.
► sépare les différentes acceptions du mot même si, sur le plan diachronique, il est possible
de repérer des relations qui les unissent.
Puisqu’il faut bien que le lexicographe distingue entre homonyme et polysème, en
voici les critères auxquels il faut recourir.
1- Une distribution différente et constante.
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Exemple : appréhender
1- Ma mère appréhendait la visite de mon oncle.
2- Les policiers ont appréhendé l’escroc à l’aéroport.
3- J’appréhende qu’il ne lui soit arrivé un accident.
4- La vie exige que nous appréhendions les choses dans le rapport qu’elles ont à nos
besoins.
5- J’appréhende de vous laisser partir seul par ce temps.
I-Contexte syntaxique :
Dans notre corpus, le verbe ‘’appréhender’’ se combine avec un complément qui se
manifeste dans trois possibilités différentes
a- SN complément. 1-,2-,4-.
b- Que+ proposition. complétive 3-
c- De+ proposition infinitive. 5-.
II-Combinatoire syntactico-sémantique :
a- complément est [-ah] [-concret] 1-,3-,4-,5-
b- complément est [+ah] [+concret] 2-
III-Dérivés :
Le verbe appréhender admet un seul dérivé ‘’appréhension’’ qui correspond à 1-,3-,4-,5
Les sens attribués à ce verbe sont
- ‘’redouter’’ 1-,3-,5-,
- ‘’arrêter’’ 2-
- ‘’concevoir’’ 4-
Il y a au moins deux entrées pour le verbe ‘’appréhender’’ d’où nous avons affaire à une
conception homonymique.
appréhender Compl (nature Compl [+/- ah] dérivé synonyme
grammaticale)
1 SN [-ah ] appréhension redouter
2 SN [+ah ] Ǿ arrêter
3 Q+p [-ah ] appréhension redouter
4 SN [-ah ] appréhension concevoir
5 De+prop. Inf. [-ah ] appréhension redouter
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Exercices
1-paronymie
1-1-Soulignez le mot paronyme convenable.
a- Le câble s’est (sectionné / sélectionné) sous l’effet de la surcharge.
b- Les criquets ont (infesté / infecté) les champs.
c- Ils (évoquèrent / invoquèrent) Dieu à l’heure du danger.
d- Durant son interrogatoire, il a subi de graves (services / sévices)
e- (A l’issue de, a l’insu de) la réunion, de nombreuses décisions ont été prises.
f- Le feu a (consumé, consommé) une usine de confiserie
1-2-Précisez le sens de chaque paronyme par l’un des compléments suivants : (un
message – un terrain – de rats - d’un thermomètre – de couleurs – ses doigts avec une scie
– un joueur –une plaie)
a-1 la gradation…………………………… a-2 la graduation…………………………
b-1 défricher……………………………. b-2 déchiffrer……………………………
c-1 infecter…………………………… c-2 infestée……………………………..
2-homonymie
2-1- Choisissez l’homonyme correct :
a- Le trou de l’aiguille est le……………… (Chat – chas – shah).
b- Le………. (court - cours -courre -cour) est un écoulement continu de l’eau d’une
rivière.
c- L’………… (aire – aire – ère – erre – haire – hère) est une époque fixe à partir de laquelle
on commence à compter les années.
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4-synonymie
4-1- Choisissez, partir de la liste des mots donnés entre parenthèse, le synonyme du
verbe ‘’abattre’’ souligné dans chaque phrase . (assassiner, épuiser, démolir, tuer,
couper)
a- La manière dont les castors abattent les arbres est curieuse.
b- le braconnier venait d’abattre un mouflon.
c- La victime a été abattue avec une arme à feu.
d- la maladie l’avait abattu.
e- Le maçon est chargé d’abattre la vieille maison.
5- polysémie
5-1- Soit le corpus
a- Les mauvais résultats n’ont point abattu son espoir.
b- Le boucher venait d’abattre un bœuf.
c- L’aigle s’est abattu sur un lapin
d- Il faut abattre ce plafond à moitié délabré.
(I) Donnez dans chaque cas un synonyme ou, à défaut, une courte paraphrase du verbe
‘’abattre’’. Le verbe paraît-il comme étant polysémique ?
(II) Quels sont les traits lexicaux de ses compléments ?
(III) A quel sens produit correspondent les dérivés : abattement, abattage, abat ?
Montrez- le dans chaque cas par un exemple (contenant un dérivé).
abattre Traits lexicaux du Dérivé synonyme
complément[+ah ]
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a
b
c
d
I) Donnez dans chaque cas un synonyme ou, à défaut, une courte paraphrase du verbe
‘’charger’’. Le verbe paraît-il comme étant polysémique ?
(II) Si oui, étudiez la nature grammaticale et les traits lexicaux de ses compléments.
(III) Formulez les règles d’emploi du verbe qui déterminent sa polysémie.
6- hyperonymie/ hyponymie
6-1-Soulignez l’hyperonyme des co-hyponymes de chaque liste ci-dessous :
a)- palmier, pin, sapin, figuier, cerisier, arbre.
b)- chat, vache, baleine, mammifère, renard, lynx
c)- véhicule, voiture, camion, vélo, moto, autobus.
d)- aigle, oiseau, rouge-gorge, moineau, perdrix, oiseau-mouche.
e)- frigo, lave-vaisselle, cuisinière, électro-ménager, fer à repasser.
f)- brochet, carpe, épinoche, saumon, morue, poisson.
g)- piailler, crier, ululer, bramer, rugir, roucouler, cacaber.
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3-Champ lexical
Un texte est conçu comme un tissu où les fils à la manière des mots sont liés et
enchevêtrés. L’étudier nécessite une réflexion sur sa composition, son architecture faite d’un
ensemble de mots liés sémantiquement et pouvant être regroupés par un thème, exprimé par
un mot clé. Un champ lexical représente donc cet ensemble de mots de diverses catégories
grammaticales (verbes, noms, adjectifs et expressions) qui recouvrent la même notion, la
même idée, et que l’on peut mettre en relation puisqu’ils sont unis par le même thème. Par
exemple, si dans un texte, nous trouvons les verbes comme ‘’séjourner’’, ‘’atterrir’’,
‘’traverser’’, des expressions comme ‘’faire une escale’’, suivre un itinéraire, ‘’faire une
randonnée’’, des noms comme ‘’une escale’’, ‘’la destination’’, le départ’’…, nous pouvons
dire que cette série de mots se rapporte au champ lexical du voyage.
Exercices corrigés
Ex n°1- Placez les mots de la série suivante dans un champ lexical que vous nommez :
publication, sourd, préface, naviguer, écho, édition, vague, retentissant, poisson, entendre,
imprimer, bateau.
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Ex n°2- Lisez l’extrait suivant en y cherchant deux champs lexicaux différents et donnez
le thème révélé par chacun d’eux.
Ex n°3- Identifiez le champ lexical dominant dans l’extrait suivant et relevez les mots
qui en font partie :
Il [Candide] passa par-dessus des tas de morts et de mourants, et gagna d’abord un
village voisin ; il était en cendres : c’était un village abare que les Bulgares avaient brûlé,
selon les lois du droit public. Ici des vieillards criblés de coups regardaient mourir leurs
femmes égorgées, qui tenaient leurs enfants à leurs mamelles sanglants ; là des filles éventrées
après avoir assouvi les besoins naturels de quelques héros, rendaient les derniers soupirs ;
d’autres, à demi brûlées, criaient qu’on achevât de leur donner la mort. Des cervelles étaient
répandues sur la terre à côté de bras et de jambes coupés.
Voltaire. (1977). Candide ou l’optimisme. Bordas, Paris, p : 48.
Ex n°4
Quels sont les thèmes de la description suivante ? Repérez les champs lexicaux qui s’y
rapportent.
Naturellement destiné à l’exploitation de la pension bourgeoise, le rez-de-chaussée se
compose d’une première pièce éclairée par les deux croisées de la rue, et où l’on entre par une
porte-fenêtre. Ce salon communique à une salle à manger qui est séparée de la cuisine par la
cage d’un escalier dont les marches sont en bois et en carreaux mis en couleur et frottés. Rien
n’est plus triste à voir que ce salon meublé de fauteuils et de chaises en étoffe de crin à raies
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alternativement mates et luisantes. Au milieu se trouve une table ronde à dessus de marbre
Sainte-Anne, décorée de ce cabaret en porcelaine blanche ornée de filets d’or effacés à demi
que l’on rencontre partout aujourd’hui.
Honoré de Balzac, le Père Goriot.
________________________________
Exercices
Ex. n°1 - Les séries de lexies évoquent chacune un champ lexical, lequel ? Elles
comportent chacune un intrus, trouvez-le.
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Ex. n° 3- Complétez le tableau en plaçant les mots suivants dans la colonne qui convient.
Scénario, atmosphère, huissier, ralenti, procureur, perturbation, trucages, juge, baromètre,
plan, cyclone, sentence, légalité, acteur, accusé, humidité, montage, innocent, brume,
panoramique, orage, mixage, grêle, plaidoiries.
Ex. n° 4 - Quel est le thème dominant dans le passage suivant ? Repérez le champ
lexical qui s’y rapporte.
(Ce texte, extrait du roman autobiographique‘’ Le Fils du Pauvre raconte un des souvenirs
d’enfance de Mouloud Feraoun).
Je me souviens, comme si cela datait d’hier, de mon entrée à l’école. Un matin, mon
père arriva de la djema avec un petit air mystérieux et ému. J’étais dans notre cour crépie à la
bouse de vache, près d’un kanoun où se trouvait une casserole de lait. Ma mère venait de
rentrer à la maison. Elle allait prendre une pincée de sel et une motte de couscous, pour
apprêter son déjeuner du matin. […]
- Vite, vite, dit-il à ma mère, lave-le entièrement, les mains, la figure, le cou , les pieds.
Crois-tu que le cheikh acceptera un singe pareil ?
- Il y a aussi sa gandoura qui est sale, dit ma mère. Il faudrait peut-être attendre
demain. Je la laverai ainsi que son burnous. […]
- Demain toutes les places seront prises. Et puis il vaut mieux ne pas commencer
l’école par des absences. Il ne faut pas qu’il reçoive des coups par notre faute. D’ailleurs,
inutile d’arriver en retard aujourd’hui . Dépêchons-nous !
Je fus débarbouillé en hâte et cinq minutes après, encore abasourdi, je débarquai dans
la vaste cour de l ‘école, toute grouillante d’élèves…à cent lieues de mon déjeuner. Seule dans
la maison, ma petite sœur Titi fêta l’événement en s’octroyant la casserole de couscous…
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4- Le champ sémantique
1°) oiseau ; 2°) viande (rôti du canard) ; 3°) morceau de sucre ; 4°) son criard ; 5°) fausse
note ; 6°) journal
B- Procédés rhétoriques
Ils consistent à passer du sens propre à un sens dit sens figuré par une figure de sens
dont les plus utilisées sont la métaphore et la métonymie
La métaphore et la métonymie représentent les deux principales figures de la chaîne
discursive. La métaphore, sorte de comparaison abrégée, est fondée sur un rapport de
similitude ; elle consiste à remplacer le nom spécifique d’une réalité par un autre grâce à la
présence d’un trait sémantique commun unissant les deux réalités. La métonymie opère un
transfert de dénomination en remplaçant un substantif par un autre lié avec lui par un rapport
de contiguïté et pouvant lui être substitué au niveau de l’axe paradigmatique.
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(4°)→ (1°) : (4°) ‘’fausse note, son criard’’ entretient une relation avec (1°) ‘’oiseau’’
et précisément avec le cri de l’oiseau. Entre les deux significations
s’établit une relation de similitude et donc une relation métaphorique.
(3°)→ (1°) : (3°) ‘’morceau de sucre’’ entretien une relation avec’’ oiseau’’ (1°),
relation de similitude, relation métaphorique.
NB. - Les emplois métaphoriques sont signalés par les marques Fig (figuré) et par Anal
(analogie). Les emplois métonymiques sont signalés occasionnellement par méton. (par
métonymie)
(2°) viande (5°) fausse nouvelle.
restriction métaphore
(1°) oiseau
métaphore extension/métonymie
métaphore
(3°) morceau de sucre (6°) journal
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-des traits de sous catégorisation qui définissent les sous-catégories : sincérité [-quantifiable,
+abstrait,…] ; les noms seront munis d’un trait [+déterminant] indiquant qu’ils peuvent être
précédés d’un déterminant, l’article par exemple.
-des traits de sélection qui définissent le contexte syntaxique ; ils précisent que certains
verbes et adjectifs ne peuvent être associés qu’à certains noms : effrayer peut se construire
avec un objet direct, celui-ci doit être un nom animé précédé d’un déterminant.
-des traits inhérents, au statut discuté, appliqués aux noms comme le trait +graisse au
beurre.’’
Ces traits sont illustrés dans cet exemple du mot canard de Katz et Fodor cité par
Christian Baylon et Paul Fabre (ibid., 83)
canard
nom
non-matériel matériel
viande
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canard
nom
animé non-animé
matériel/non-matériel ex : il a lu le canard.
auditif/non-auditif ex : il a émis un canard.
animé/non-animé ex : le canard est blessé.
________________________
Exercices corrigés :
étude du champ sémantique
Ex. n°1. Soit le corpus
1) La forêt est infestée de renards.
2) Elle a acheté un manteau à col de renard.
3) Ce commerçant est un renard
4) La chasse aux renards a été organisée par quelques paysans.
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concret non-concret
rigide solide
fer
concret non-concret
comptable non-comptable
instrument
Ex. N°1- Indiquez, quand c’est possible, si les termes soulignés suivants sont des cas de
métaphore ou de métonymie. Justifiez votre réponse.
a - Le cœur est un agent principal de la circulation du sang.
b - Elle a préparé un cœur à la crème.
c - Voilà une intervention qui porte sur le cœur de la question !
d - J’ai bu une tasse, au café.
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Ex. N°2- Quel rôle jouent la métaphore et la métonymie dans l’étude d’un mot
polysémique ? Donnez un exemple
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Ex. N°3 - Soit le corpus
a –Il y a longtemps que ma montre n’a pas été réglée
b- Je n’ai pas eu le temps de régler ma note de l’hôtel.
c- Le conflit se réglera à l’amiable.
d- Pouvez- vous régler le moteur de la voiture.
e- Cette facture a-t-elle été réglée ?
f- Le directeur n’a pas encore réglé les détails de l’emploi du temps.
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Compréhension et extension
Ce sont deux concepts que l’on applique à la définition d’un mot.
►la compréhension d’un mot est l’ensemble de ses traits sémantiques (ou sémèmes ) qui
permettent de reconnaître l’appartenance de ce mot à une même classe sémantique.
►l’extension d’un mot est l’ensemble de ses référents i.e. l’ensemble des objets réels ou
imaginaires, concrets ou abstraits auxquels réfère ce mot. Si on définit siège en extension, on
énumère tous les objets qu’on appelle ainsi et qui constituent son extension. Par exemple,
l’extension du mot siège est constitué des éléments comme chaise, fauteuil, tabouret, banc…
Ce type de définition est moins fréquent en raison non seulement de la difficulté de
cerner tous les référents d’un terme à définir mais aussi de sa longueur qui la rend parfois
floue voire illisible.
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tous les sièges ne sont pas des chaises. Dans ce rapport, le mot chaise est dit espèce et le mot
siège genre.
‘’Genres et espèces s’organisent en séries hiérarchisées, de sorte que le genre
(autrement dit l’archisémème) d’une série de mots donnée peut figurer à titre d’espèce
dans une série plus abstraite : une chauffeuse (chaise basse) est une espèce de genre
chaise, qui est en elle-même une espèce du genre objet fabriqué, lui-même espèce de
genre chose. Le genre le plus faible en extension de tous ceux qui comprennent une espèce
donnée est appelé son genre prochain : chaise est le genre prochain de chauffeuse, siège, son
genre éloigné. C’est pourquoi nous avons décidé d’appeler champ générique l’ensemble des
mots ayant en commun un même genre.
J. Picoche.(1974) précis de lexicographie française .p97
Exemple :
• déluge : pluie torrentielle d’assez longue durée.
Ce terme est défini au moyen d’un terme générique ‘’pluie’’ et des caractéristiques
distinctives ‘’ torrentielle’’ ‘’assez longue durée’’. Ces traits pertinents distinguent l’espèce
‘’déluge’’ des autres espèces ou types de pluies dont la bruine, le crachin, l’ondée, le grain,
l’averse.
• impasse : petite rue qui n’a pas d’issue
‘’rue’’ : terme générique (hyperonyme ou superordonné)
‘’petite’’ ‘’sans issue’’ différences spécifiques
•cormoran :oiseau palmipède au plumage sombre, bon plongeur (utilisé pour la pêche, au
Japon).
Analyse sémique
1-Eléments de définition
L’analyse sémique, basée sur le point de vue structural ou componentiel, vise à établir
la composition sémantique des unités lexicales. Dans cette perspective, chaque lexème peut
être analysé et décomposé en unités minimales de signification ou traits sémantiques
pertinents appelés sèmes (Bernard, Pottier : 1964) dont la fonction permet d’opposer les
lexèmes qui doivent être différentiés.
‘’Dans la terminologie de l’analyse sémique, le sème est l’unité minimale de
signification, non susceptible de réalisation indépendante, et donc toujours réalisée à
l’intérieur d’une configuration sémantique ou sémème’’ J. Dubois et al. (1973 : 433)
L’ensemble des sèmes définissant une unité lexicale est appelé sémème
Sémème
(décomposable en unités minimales de sens : les sèmes)
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Cette représentation des lexèmes par traits sémantiques peut être illustrée par
l’exemple classique de Pottier à propos de la description de sièges.
Les différents types de sièges dont la chaise, le fauteuil, le tabouret…sont représentés
par un ensemble de sèmes ‘’pour s’assoir’’, ‘’sur pieds’’, ‘’avec dossier’’…L’absence (-) ou
la présence (+) d’un sème dans l’analyse des sièges permet de caractériser ces derniers ;
l’indétermination, désignée par (o) n’est pas considérée dans la description.
Dans le champ générique du concept siège, le lexème chaise, par exemple, a pour
sémème pour s’assoir (S1), sur pied (S2), avec dossier (S3), sans bras (S4)…A l’intérieur de
ce sémème, le fait de commuter un sème par un autre entraîne un changement de sens. Si on
commute ‘’sans bras’’ (S4), sème du mot chaise, avec ‘’avec bras’’, on obtient la définition
du lexème fauteuil. Si on permute ‘’avec dossier’’ avec le sème ‘’sans dossier’’, on obtient
tabouret.
Dans une grille sémique, nous avons une base sémantique commune partagée par tous
les termes qui font l’objet de description sémique. Chaque terme se distingue des autres par au
moins un composant sémantique ou sème. Ainsi l’analyse componentielle met en évidence les
relations sémantiques et permet de saisir la parenté lointaine ou étroite des unités appartenant
au même champ notionnel.
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élève + + + -
étudiant + + - +
Les sémèmes de cet ensemble s’opposent les uns aux autres en vertu de la présence
des sèmes différentiateurs
Les définitions des termes du champ générique du siège sont ici fournies par le Petit Robert.
banc I. ‘long siège, avec ou sans dossier, sur lequel plusieurs personnes peuvent s’assoir à la
fois’’
canapé1°) ‘’long siège à dossier (à la différence du divan) où plusieurs personnes peuvent
s’assoir ensemble et qui peut servir de lit de repos’’.
chaise I.1°) ‘’siège à pieds, à dossier, sans bras, pour une seule personne’’
divan II ‘’long siège sans dossier ni bras qui peut servir de lit (le canapé a un dossier)
fauteuil 1°)’’ siège à dossier et à bras, à une seule place’’
tabouret ‘’ siège sans bras ni dossier, à pieds’’
Les définitions attestent que les termes qu’elles définissent font partie d’un champ
générique, celui des sièges en vertu de la présence d’un trait sémantique commun : siège.
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On regroupe ensuite les différents traits définitoires sous forme d’une série de
catégories sous lesquelles une valeur exprimée par + ou – qui signifient que la catégorie est
satisfaite ou non par le lexème x. Dans le cas de l’indétermination ou de la neutralisation des
traits, on utilise o ou +/-
siège long à dossier à pieds à bras pour + personnes peut servir de lit
banc + + +/- [+] [+/-] [+] [-]
canapé + + + [+] [+/-] [+] +
chaise + [-] + + - - [-]
divan + + - [+] - [+] [+]
fauteuil + [-] + [+] - [-]
tabouret + [-] - + - [-] [-]
Remarques
1-Les traits passés sous silence par le dictionnaire (traits suppléés) sont mis entre crochets [ ].
2- Les traits ‘’sur lequel plusieurs personnes peuvent s’assoir’’ (banc), ‘’où plusieurs
personnes peuvent s’assoir ensemble’’ (canapé), ‘’pour une seule personne’’ (chaise), et
‘’pour une seule place’’ ont été uniformisés en ‘’ pour plusieurs personnes’’
3- Dans banc, le trait ‘’ à dossier’’ est neutralisé et on note +/- à dossier.
4- les traits neutralisés (+/-) ne peuvent pas servir à la différentiation des termes du champ.
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+ -
+ - + -
+ - + -
+
canapé divan fauteuil chaise
Le nœud des arbres est étiqueté par des traits ou par des termes du champ lexical et les
branches par les valeurs + ou -.
La décomposition des trois définitions montre que les trois lexèmes comportent le même trait
générique ‘’vêtement’’ qui marque leur appartenance à un même domaine d’expérience. À la
suite de ce définisseur, les définitions énumèrent les traits spécifiques qui permettent de
distinguer les uns des autres.
Les divers traits sémantiques permettent de situer les concepts les uns par rapport aux
autres, grâce aux sèmes génériques dénotant leurs similarités et aux sèmes spécifiques
signalant leurs différences. La définition doit comprendre autant de traits spécifiques qu’il est
nécessaire pour distinguer un lexème des autres appartenant à un même champ générique.
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Exercices
Ex. n°2- Classez, en identifiant leur hyperonyme, les unités lexicales suivantes selon deux
champs génériques :
couteau, chaise, ustensiles de cuisine, fauteuil, siège, banc, fourchette, assiette.
Champ générique(1) : hyperonyme……………………
hyponymes……………………………………………
Champ générique(2) : hyperonyme……………………
Hyponymes……………………………………………
Ex. n°3- Mettez dans la case convenable les mots suivants : odorat; rossignole ; siège ;
parfum ; oiseau ; pomme ; sens ; meuble ; fruit ; chaise ; aliment ; animal.
- - -
- - -
- - -
- - -
Ex. n°4- Proposez un hypéronyme et un hyponyme pour chaque mot suivant : oiseau,
palmier, siège.
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3- Dites si les unités des paires suivantes sont des synonymes, des antonymes, des
paronymes ou des homonymes :
a- éclipse / ellipse…………………… b-provisoire / temporaire…………………
c- chat / chas………………………… d- antonyme / synonyme…………………
e – accès / excès……………………… f- beauté / laideur………………………..
g- plu / plus………………………… h- assister / aider………………………..
i- affluant / arrivant ………………… g- affluant / influant ……………………
k- affluant / affluent ……………… l- affluant / partant……………………..
m-glace/grâce……………………… n- grâce / grasse………………………..
o- grasse / maigre………………… q- maigre / médiocre…………………..
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6- Précisez le sens de chaque paronyme par l’un des compléments suivants : d’un pays
dans un conflit - d’Aide publique - radiotélévisée du chef de l’Etat - d’une montagne - de
l’élève perturbée - aux mathématiques.
a-1 aptitude ……………………………………………………………………….
a-2 altitude …………………………………………………………………………
a-3 attitude………………………………………………………………………….
7- Précisez le sens de chaque paronyme par l’un des compléments suivants : (une odeur -
avec l’ennemi - d’un mot polysémique - de voitures - le grain - les mérites de quelqu’un - à
cette règle - un animal).
a-1 acceptions ………………………… a-2 exceptions …………………………
b-1 collision ……………………… b-2 collusion ……………………………
c-1 exalter ………………………… c-2 exhaler ……………………………
d-1 éventer………………………… d-2 éventrer……………………………
8- En les employant chacun dans une phrase, précisez la différence de sens entre ces
paronymes.
a- acception / exception b- collusion / collision
c- irruption / éruption d- partiel / partial
e- allocation /allocution f- infirme / infime
g- habilité / habileté h- allusion / illusion
i- adhérence / adhésion j- prodige / prodigue
k- éminent/imminent/immanent épigraphe/épitaphe/épigramme
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10- Complétez les phrases en écrivant les homonymes dont voici la transcription
phonétique [fέ].
a- Le peuple voudrait en finir ; or il n'y a pas de………..
b- Un homme qui a ………………. n'est pas un homme libre.
c- La ………………. justifie-t-elle les moyens ?
d- La ……………… chasse le loup de la forêt.
e- …………….est le participe passé de feindre
f- Tu es guéri mais tu ………… encore un peu du pied gauche
g- Elle a les doigts ………….
11- Donnez les différents homonymes des mots phonétiques suivants et employez-les
dans une phrase :
a- [po]………………………………………………………….................
b- [so]…………………………………………………………….............
c -[to]……………………………………………………………..............
d -[sεt]…………………………………………………………..................
e -[pεr]……………………………………………………………………..
f- [ku]………………………………………………………..…………....................
g- pɔz]………………………………………………………..…………....................
12-Choisissez, partir de la liste des mots donnés entre parenthèse, le synonyme du verbe
souligné dans chaque phrase
a- ‘’battre’’ (vaincre, heurter, mêler, marteler, fouetter, reculer, tambouriner)
a- Le forgeron bat le fer sur l’enclume.
b- La pluie bat contre la vitre.
c- Il a battu son adversaire aux élections.
d- Bats les cartes avant de les distribuer.
13- Choisissez le synonyme du verbe ‘’faire’’, contenu dans chaque phrase, à partir de
la liste suivante : visiter, parcourir, constituer, cirer, jouer le rôle, pratiquer, créer, imiter.
a- On fait le pain avec de la farine . …………………………………
b- Ils font un beau couple . …………………………………
c- Chaque matin, il fait ses chaussures . …………………………………
d- Quel est l’acteur qui fait le voleur ? …………………………………
e- Cet été, nous ferons le sud du Maroc. …………………………………
f- Nous avons fait dix kilomètres à pied. …………………………………
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15 Indiquez, quand c’est possible, si les termes soulignés suivants sont des cas de
métaphore ou de métonymie. Justifiez votre réponse.
a- Il a mangé tout son assiette
b- Le Président a été informé par la Maison Blanche
c- Cet écrivain est un vrai dictionnaire, un dictionnaire vivant.
d-Paris descend au travail
e- A l’entrée des joueurs, tout le stade s’est levé.
f- Le dictionnaire est un recueil de mots rangés dans un ordre convenu qui
donne une définition ou des informations sur le signe.
g - Cette maison est une vraie prison.
h-Il vit sous le toit de son père.
i- Cette dent a trois racines.
j- Nous venons de lire un Balsac.
k-Honoré de Balsac a commencé par écrire des romans d’aventures.
l- Les racines du mal ne font que se développer.
16-Les séries de lexies évoquent chacune un champ lexical, lequel ? Elles comportent
chacune un intrus, trouvez-le.
g)- Le voyage, la nage, la plongée, le ski nautique, la voile, l’aviron
font partie du champ lexical de………. …………… intrus……………..
h)- Le handball, le volley-ball, le hall, le rugby, le football
font partie du champ lexical de………. …………… intrus……………..
i)- La cardiologie, l’hématologie, la lexicologie, la kinésithérapie, l’orthopédie
font partie du champ lexical de………. …………… intrus……………..
j)- L’avocat, le banquier, le policier, l’actrice, la sage-femme, le malade
font partie du champ lexical de………. …………… intrus……………..
k)- Le citron, l’orange, le riz, le pamplemousse, la mandarine
font partie du champ lexical de………. …………… intrus……………..
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19- Identifiez, dans ce passage extrait de L’Assommoir d’Émile Zola, les champs
lexicaux, celui de la machine auquel se superpose celui de l’animalité.
[L'ouvrier Goujet fait visiter à Gervaise la forge où il travaille.]
Elle ne voyait rien encore, tout dansait. Puis, comme elle éprouvait au-dessus de sa tête la
sensation d'un grand frôlement d'ailes, elle leva les yeux, elle s'arrêta à regarder les courroies,
les longs rubans qui tendaient au plafond une gigantesque toile d'araignée, dont chaque fil se
dévidait sans fin ; le moteur à vapeur se cachait dans un coin, derrière un petit mur de briques
; les courroies semblaient filer toutes seules, apporter le branle du fond de l'ombre, avec leur
glissement continu, régulier, doux comme le vol d'un oiseau de nuit.
20- Mettez dans la case convenable les mots suivants : céleste, informaticien, publication,
étoiles, télescope, souris, librairie, planètes, astronomes, galaxies, préface, ordinateur, feuille,
microprocesseur, publier, scanner, logiciel, reliure.
21- Etudiez, dans une grille sémique, les parasynonymes ci-dessous à partir des
définitions fournies par R. BAILLY (1975). Dictionnaire des synonymes Librairie
Larousse, Paris, p:354.
clarté : se dit d’une lumière suffisante, mais qui peut être de courte durée.
lueur : s’applique à un commencement de clarté, à une lumière faible qui est le plus souvent
passagère et fugitive.
éclat : se dit d’une grande lumière, forte et très brillante, d’une clarté aussi abondante que
vive.
splendeur : désigne la plus grande lumière, un éclat éblouissant, la plénitude de la lumière et
de l’éclat.
clarté
lueur
éclat
splendeur
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22- Etudiez, dans une grille sémique, les parasynonymes ci-dessous à partir des
définitions fournies par R. BAILLY (1975). Dictionnaire des synonymes Librairie
Larousse, Paris, p:94.
a-bourrasque se dit d’un coup de vent subit et violon, mais de courte durée.
b-tourbillon désigne un vent impétueux
c-ouragan suppose plusieurs vents soufflant avec fureur dans des directions opposées et
formant des tourbillons violents.
d-tempête implique une grande violence du vent, avec ou sans pluie, bruyante et pouvant
durer plusieurs jours de suite.
a-bourrasque
b-tourbillon
c-ouragan
d-tempête
bavard
verbeux
locace
volubile
disert
éloquent
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[Link] : est le nom donné à l’eau que la condensation des vapeurs qui forment les nuages
fait tomber en gouttes sur la terre.
[Link] : désigne une petite pluie très fine, résultat de la condensation du brouillard, qui est
ordinairement froide et tombe lentement.
[Link] : se dit d’une petite pluie continue, fine et pénétrante.
[Link]ée : désigne, au contraire, une grosse pluie subite et de peu de durée.
[Link] : implique une pluie soudaine, généralement de peu de durée, mais accompagnée de
bourrasque
[Link] : se dit d’une pluie, comme l’ondée, mais généralement plus considérable comme
quantité d’eau et plus longue comme durée.
b-7.déluge : désigne une pluie torrentielle et d’assez longue durée.
pluie
bruine
crachin
ondée
grain
averse
déluge
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24 - Faites la grille sémique des mots cormoran, faucon, toucan, pélican, condor,
perroquet à partir des définitions fournies ci-dessous par Le Robert Electronique
CORMORAN : Oiseau palmipède au plumage sombre, bon plongeur
FAUCON : Oiseau rapace diurne au bec court et crochu […]
TOUCAN : Oiseau grimpeur de la taille d'un petit pigeon, au plumage éclatant, à bec énorme
PÉLICAN : Oiseau palmipède (Stéganopodes) au bec très long et crochu, muni à la
mandibule inférieure d'une poche membraneuse dilatable, où il emmagasine la nourriture
CONDOR: Oiseau rapace de grande taille, au plumage noir, longé de blanc aux ailes.
PERROQUET : Oiseau grimpeur (Psittacidés) scientifiquement appelé psittacus, exotique, au
plumage vivement coloré, à gros bec très recourbé, capable d'imiter la parole
cormoran
faucon
toucan
25 - Faites la grille sémique des mots cormoran, faucon, toucan, pélican, condor,
perroquet à partir des définitions fournies ci-dessous par Le Robert Electronique
CHEMIN : voie spécialement aménagée dans la campagne (par opposition à rue) pour
permettre d’aller sans difficultés d’un lieu à un autre.
SENTIER : chemin étroit, utilisée par les piétons, dans la campagne, la montagne, les bois…
RUE : voie bordée, au moins en partie, de maisons, dans une agglomération (ville ou village,
bourg), et souvent identifiée par un nom.
VENELLE : petite rue étroite.
BOULEVARD : large voie, large rue, souvent plantée d’arbres.
IMPASSE : petite rue qui n’a pas d’issue.
chemin
sentier
rue
venelle
boulevard
impasse
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