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Essai de traction des matériaux techniques

L'essai de traction consiste à soumettre une éprouvette à un effort de traction progressif à l'aide d'une machine. On observe le comportement du matériau et on enregistre les contraintes et déformations pour tracer le diagramme de traction. Ce diagramme montre les phases élastique, plastique et de rupture et permet de mesurer des propriétés comme la limite d'élasticité et le module d'Young.
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Essai de traction des matériaux techniques

L'essai de traction consiste à soumettre une éprouvette à un effort de traction progressif à l'aide d'une machine. On observe le comportement du matériau et on enregistre les contraintes et déformations pour tracer le diagramme de traction. Ce diagramme montre les phases élastique, plastique et de rupture et permet de mesurer des propriétés comme la limite d'élasticité et le module d'Young.
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Chapitre III

Essais de traction

I- Introduction :

L’étude des matériaux techniques comme toute étude dépend en définitif


de la recherche expérimentale. Sachant que la recherche expérimentale a
toujours deux objectifs :
a) Etablir des lois physiques : à travers la mise en équation des
comportements d’un matériau.
b) Simulation du comportement d’un matériau sur des modèles assez
réduits.
La recherche expérimentale consiste à reproduire d’aussi près que
possible les conditions prévues dans l’emploi d’un matériau particulier mais sous
forme simplifiée et normalisée et enregistrer les résultats ainsi obtenue.
Une grande quantité des travaux expérimentaux sur les matériaux consiste à
essayer leur qualité ou leur réponse à certaines conditions de sollicitations et
l’usage s’est établi de désigner toutes les expériences faibles sur les matériaux
sous le nom essais mécaniques.
Chaque échantillon ou chaque fabrication représentative d’un matériau
donné possède sa propre personnalité et la recherche expérimentale permet de
lui établir une fiche d’identité en vue de sa future exploitation.

II- Techniques de l’essai de traction directe :

L’essai de traction directe consiste à soumettre une éprouvette d’un


matériau, avec une forme et des dimensions déterminées (de section circulaire,
carrée ou rectangulaire) à un effort de traction suivant son axe longitudinale. La
charge est appliquée d’une manière progressive à l’aide d’une machine hydraulique
de traction comme l’indique le schéma de la figure III.1 ci-dessous.

Figure III.1 : Schématisation d’un essai de traction directe

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Lors de l’essai, un certain nombre d’observations est effectué pour
apprécier le comportement du matériau. Parallèlement, il est procédé à
l’enregistrement simultané des contraintes et des déformations afin de pouvoir
tracer le diagramme de traction (σ-ε) (figure III.2).

Figure III.2 : Diagramme de traction (contraintes-déformations)

Dans un état de traction statique théorique, la répartition des contraintes


dans chaque section droite de l’éprouvette est uniforme.

III- Essai de traction directe pour le béton :

Les éprouvettes utilisées généralement dans un essai de traction pour les


bétons sont le cylindre et le prisme qui doivent avoir une section droite
uniforme. L’éprouvette la plus utilisée actuellement est l’éprouvette de traction
conventionnelle (figure III.3) dont les extrémités sont progressivement
élargies.

Figure III.3 : Eprouvette de traction conventionnelle

Les extrémités sont élargies pour augmenter la résistance de telle façon


que la rupture ne se produise pas près des attaches où la répartition des
contraintes est très complexe. La région de fixation où les conditions de travail
sont très sévères en raison d’irrégularité locales dans la répartition des
contraintes. La pression transversale de serrage induit une rupture à ce niveau.
Les mesures sont faites dans la partie centrale. Les dimensions de
l’éprouvette sont données par la normalisation. Elles varient d’un matériau à un
autre (selon le mode de fabrication et la destination.

III-1- Inconvénients de l’essai de traction :

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L’essai de traction directe très satisfaisant sur le plan théorique présente
deux défauts majeurs :
a) Assez dispersé dans les résultats en raison des ruptures qui se
produisent soit dans les zones de collage (fixation) soit dans les
mores de la machine.
b) C’est un essai très couteux.

IV- Diagramme de traction :

Le diagramme de traction est enregistré automatiquement par la machine.


Il met en évidence des caractéristiques essentielles des matériaux. En général
ce diagramme (figure III.4) présente trois phases :

Figure III.4 : Diagramme contraintes déformations de traction

• OA : phase des déformations élastiques où les allongements sont


très faibles. Cette phase est assimilée à une droite caractérisée par
une pente. D’où la proportionnalité linéaire des contraintes σ et des
déformations ε.
• AB : phase des déformations plastiques (partie irréversible). Cette
phase est appelée domaine de plasticité pour le cas des métaux et
domaine de microfissuration pour le cas des ciments, mortiers et
bétons…etc.
• Au-delà de B : chute de la charge annonçant la rupture de
l’éprouvette.

V- Grandeurs mesurées à partir d’un essai de traction :

V-1- Limite apparente d’élasticité :


Elle a été définie pour les métaux puis elle a été adoptée pour les autres
matériaux. Pour les métaux le domaine de proportionnalité est suivi d’un autre
domaine où il y a plus de proportionnalité mais dans lequel il y a réversibilité. Les
efforts étant supprimés les déformations disparaissent plus ou moins
rapidement. C’est le domaine des déformations anélastiques. La limite entre les

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déformations élastiques et anélastiques dépend de la précision des mesures
effectuées. Il existe deux définitions pour cette limite :

a) Définition de VIERENDAEL : C’est la contrainte jusqu’où les


métaux acier et fer conserve leur intégrité et leurs qualités
résistantes et au-delà de laquelle ils subissent un énervement qui
diminue ces qualités résistantes et augmente considérablement
leurs déformations. Les Anglais adoptent cette conception et lui
donne le nom Yield Point.
b) Définition d’AFNOR : C’est la charge pour laquelle l’effort indiqué
par le dispositif de mesure est stationnaire pour la première fois ou
diminue bien que la déformation de l’éprouvette augmente. Pour
certains matériaux même avec des moyens de mesure très précis
les déformations plastiques apparaissent pour des efforts plus ou
moins faibles. Il est donc impossible d’observer la variation de
l’effort et donc de déterminer finalement une limite de
proportionnalité.

V-2- Limite d’élasticité conventionnelle :


Pour lever toute ambiguïté, la normalisation AFNOR définit la limite
d’élasticité d’un métal comme l’effort qui provoque un allongement de 0.2%. Pour
déterminer cet effort on trace par le point d’abscisse 0.2% une parallèle à la
tangente à l’origine. L’intersection avec la courbe de traction (courbe contraintes
déformations) détermine la limite d’élasticité conventionnelle (figure III.5).

Figure III.5 : Détermination de la limité d’élasticité conventionnelle


sur le diagramme de traction

La définition de 0.2% a été choisie de manière à être suffisamment petite


pour ne pas introduire des erreurs notables dans les calculs d’élasticité si on se
place dans le domaine d’élasticité et être suffisamment grande pour être
mesurable avec une précision suffisante.

V-3- Module d’élasticité longitudinale (module de YOUNG) :

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Le module d’élasticité E est la contrainte qui dans un état d’élasticité
parfait allongerait le matériau de sa propre longueur. Il porte le nom de
coefficient d’élasticité longitudinale ou module d’élasticité (module de YOUNG).

E coefficient directeur de la droite du domaine d’élasticité OA


E, a la même dimension que σ soit une unité de force sur une unité de
surface.
Pour ε= 1 ; Δl = l soit σ = E
Pour les bétons E vari entre 25000 et 30000 MPa.
Pour les aciers E est d’environ 200 000 MPa.
Pour la comparaison des matériaux on utilise le module sécant.

V-4- Coefficient de POISSON :


Le coefficient de POISSON est une propriété intrinsèque du matériau. Il
représente le rapport entre les déformations transversales et les déformations
longitudinales.

Déformation longitudinale /x
Déformation transversale /y
Déformation transversale /z

Où est le coefficient de POISSON.

Le coefficient de POISSON de tous les matériaux est inférieur à 0,5. La


démonstration de cela fera l’objet d’une application en TD.

V-5- Résistance à la traction (contrainte de rupture) :


La résistance à la traction est déterminée à partir de l’effort ayant
provoqué la rupture de l’éprouvette et enregistré par la machine.

Avec Pmax la charge à la rupture


Sinitiale la section transversale de l’éprouvette avant chargement

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VI- Essai de traction par fendage – Essai Brésilien :

Cet essai consiste à rompre un cylindre entre les plateaux d’une presse de
compression suivant deux génératrices opposées comme l’indique la figure III.6.
Le contact des plateaux avec le cylindre est réalisé par l’intermédiaire de
réglettes en contre plaqué. Un centrage parfait de l’éprouvette entre les
plateaux de la presse est nécessaire.
L’essai nécessite des éprouvette avec des génératrices rectilignes ainsi les
moules en carton sont à éviter en raison des spires de carton qui laissent des
irrégularités le long des génératrices.

Figure III.6 : Schématisation d’un essai de traction par fendage

La mise en charge de la machine est aussi standardisée. Avec une vitesse


de chargement de 0.5 bars/sec.

σtr =

avec : P : charge à la rupture


d : diamètre de l’éprouvette
l : longueur de l’éprouvette

VI-1- Avantages de cet essai : Depuis sa normalisation :

• on utilise les mêmes moules et les mêmes presses qu’en compression ce


qui est important en ce qui concerne le paramètre forme. Du fait de
leur volume plus important les éprouvettes sont plus représentatives.
• Cylindre 200 cm2 Dmax granulats = 40 mm
2
• Prisme 10x10 cm Dmax granulats = 25 mm

• C’est un essai de moindre dispersion que l’essai de traction direct.


Toutefois d’après la littérature il semble que ses résultats sont
légèrement optimistes avec un excès de 8 à 10 % de la valeur réelle de
la résistance à la traction du béton. Les recommandations

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internationales du béton CEB préconisent de rectifier ces valeurs par
un coefficient correcteur de 0.85 soit :

σtr,b = 0.85 x σtr,b = 0.55 x

et c’est la résistance à la traction du béton mesurée à partir d’un essai de


traction par fendage.

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