Epreuve de Physique B - Chimie Epreuve de Physique B - Chimie
Epreuve de Physique B - Chimie Epreuve de Physique B - Chimie
AVERTISSEMENT
AVERTISSEMENT
Il est interdit aux candidats de signer leur composition ou d’y mettre un signe quelconque pouvant indiquer sa provenance.
Il est interdit aux candidats de signer leur composition ou d’y mettre un signe quelconque pouvant indiquer sa provenance.
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AUTOUR DU CALCIUM
Le calcium est le cinquième élément le plus abondant de la croûte terrestre. On le trouve dans
les roches calcaires constituées principalement de carbonate de calcium CaCO3. Le calcium
joue un rôle essentiel chez la plupart des organismes vivants vertébrés en contribuant
notamment à la formation des os ou des dents… Le calcium a également de nombreuses
applications dans l’industrie en tant que réducteur des fluorures d’uranium notamment, de
désoxydant pour différents alliages ferreux et non-ferreux, de désulfurant des hydrocarbures.
Dans la métallurgie du plomb, les alliages calcium-magnésium sont utilisés afin d’éliminer les
impuretés de bismuth.
4. Quelle est la nature (acide, neutre ou basique) de la solution finale ? Justifier votre
réponse.
5. Montrer que la transformation étudiée est une réaction d'oxydo-réduction en écrivant
les demi-équations électroniques, puis l'équation de la réaction globale. On fera
attention à écrire l’équation globale de la réaction en tenant compte de la nature (acide,
neutre ou basique) de la solution finale. Un précipité apparaît.
Le calcium métallique cristallise selon une structure de type cubique à faces centrées, notée
𝐶𝐶𝐶𝐶(𝛼𝛼) , de paramètre de maille a.
‒2‒
Le squelette d'un homme adulte a une masse moyenne m = 12,0 kg. Les os sont constitués
par de l'eau (50% en masse), des composés organiques (25 % en masse) et des composés
minéraux (25 % en masse). En première approximation, on peut admettre que le phosphate
de calcium Ca3(PO4)2 est l'unique composé minéral présent dans les os.
On donne :
Masses molaires atomiques en [Link]-1 :
Ca : 40 ; P : 31 ; O :16
11. En négligeant toute présence de calcium hors des os, estimer la masse 𝑚𝑚𝐶𝐶𝐶𝐶 totale de
calcium présente chez un adulte.
12. Bien que présentant un aspect fortement minéral, les os sont des tissus vivants. Le
calcium du squelette est en renouvellement permanent, 20 % de la masse totale de
calcium se trouvant remplacée en environ une année (on considérera 360 jours).
Sachant qu'un litre de lait apporte 1110 mg de calcium, estimer quel volume de lait
devrait boire un adulte quotidiennement s'il voulait couvrir complètement, avec ce seul
aliment, ses besoins en calcium ?
La chaux vive est obtenue par calcination du carbonate de calcium selon la réaction :
𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝑂𝑂3(𝑠𝑠) = 𝐶𝐶𝐶𝐶𝑂𝑂(𝑠𝑠) + 𝐶𝐶𝑂𝑂2(𝑔𝑔)
13. Calculer la variance d’un système pour lequel la réaction de calcination du carbonate
de calcium conduirait à un état d’équilibre. Conclure.
14. Calculer, à l’aide des grandeurs fournies ci-après l’enthalpie standard ∆𝑟𝑟 𝐻𝐻° ainsi que
l’entropie standard ∆𝑟𝑟 𝑆𝑆 ° de la réaction de calcination du carbonate de calcium à 1000K.
°
Enthalpies standards de formation ∆𝑓𝑓 𝐻𝐻° et entropies molaires standards 𝑆𝑆𝑚𝑚 à 1 000 K :
15. Commenter le signe de ces grandeurs et proposer une optimisation des conditions de
calcination du carbonate de calcium.
16. Si le carbonate de calcium solide est introduit à 300 K dans un réacteur fonctionnant
en mode adiabatique, est-il possible d’envisager que la réaction de calcination du
carbonate de calcium soit thermiquement auto-entretenue à 1 000 K ?
A 1100 K, on introduit n = 0,10 mol de carbonate de calcium dans un réacteur initialement vide
de volume V. Le carbonate de calcium se dissocie suivant l’équation de réaction :
𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝑂𝑂3(𝑠𝑠) = 𝐶𝐶𝐶𝐶𝑂𝑂(𝑠𝑠) + 𝐶𝐶𝑂𝑂2(𝑔𝑔) 𝐾𝐾° = 0,20
‒3‒
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17. Donner l’expression de la constante d’équilibre en fonction de la pression partielle en
dioxyde de carbone entre autre.
18. Dans un récipient indéformable de volume 10,0L, vidé au préalable de son air et
maintenu à la température constante de 1100 K, on introduit 0,10 mole de carbonate
de calcium. Quelle est la composition du système à l’équilibre ? Quelle est la pression
1
régnant alors dans le réacteur ? On prendra
𝑅𝑅𝑅𝑅
≈ 1,1 × 10−4 𝐽𝐽 −1 . 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚.
19. On réitère l’expérience avec un récipient de volume 100,0 L. Quelle est la composition
du système à l’équilibre ? Quelle est la pression régnant alors dans le réacteur ? On
prendra 𝑅𝑅𝑇𝑇 ≈ 9,1 × 103 𝐽𝐽. 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚−1 .
20. Donner l’allure de la courbe de variation de la pression P dans le réacteur en fonction
de son volume variable.
Le carbonate de calcium CaCO3 est le composé majeur des roches calcaires comme la craie
mais également du marbre. C’est le constituant principal des coquilles d’animaux marins, du
corail et des escargots. Il est très peu soluble dans l’eau pure mais beaucoup plus soluble
dans une eau chargée en dioxyde de carbone.
‒4‒
28. Quel est le pH de la solution d’acide chlorhydrique ?
Première méthode
Dans une première expérience on mesure la pression du dioxyde de carbone apparu en
utilisant un capteur de pression différentiel. Le gaz occupe un volume V=1,0L à la température
de 25°C. Les résultats sont regroupés dans le tableau ci-dessous :
t(s) 10,0 20,0 30,0 40,0 50,0 60,0 70,0 80,0 90,0 100
𝑝𝑝𝐶𝐶𝐶𝐶2 (𝑃𝑃𝑃𝑃) 1250 2280 3320 4120 4880 5560 6090 6540 6940 7170
29. Etablir la relation donnant la quantité de matière en dioxyde de carbone 𝑛𝑛𝐶𝐶𝐶𝐶2 à chaque
instant t en fonction de 𝑝𝑝𝐶𝐶𝐶𝐶2 .
30. Etablir la relation entre l’avancement 𝑥𝑥 et 𝑛𝑛(𝐶𝐶𝐶𝐶2(𝑔𝑔) ). Effectuer l’application numérique
à t=100s afin de compléter le tableau de valeurs suivant.
1
On prendra 𝑅𝑅𝑅𝑅 ≈ 4 × 10−4 𝐽𝐽 −1 . 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚
t(s) 10,0 20,0 30,0 40,0 50,0 60,0 70,0 80,0 90,0 100
𝑥𝑥(𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚) 0,50 0,92 1,34 1,66 1,97 2,24 2,46 2,64 2,80
Deuxième méthode
+
Dans une deuxième expérience on mesure le pH de la solution afin de déterminer [𝐻𝐻(𝑎𝑎𝑎𝑎) ] en
fonction du temps. Les résultats sont regroupés dans le tableau ci-dessous :
t(s) 10,0 20,0 30,0 40,0 50,0 60,0 70,0 80,0 90,0 100
𝑛𝑛𝐻𝐻 + (𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚) 9,00 8,20 7,30 6,70 6,10 5,50 5,10 4,70 4,40 4,20
+
31. Quelle relation existe-t-il entre 𝑛𝑛𝐻𝐻 + et [𝐻𝐻(𝑎𝑎𝑎𝑎) ] à tout instant ? Etablir la relation entre 𝑛𝑛𝐻𝐻 +
et l’avancement 𝑥𝑥. Effectuer l’application numérique à t=10,0s afin de compléter le
tableau de valeurs suivant
t(s) 10,0 20,0 30,0 40,0 50,0 60,0 70,0 80,0 90,0 100
𝑥𝑥(mmol) 0,90 1,35 1,65 1,95 2,25 2,45 2,65 2,80 2,90
32. Les deux méthodes sont-elles cohérentes ?
Une fois les résultats expérimentaux obtenus on désire déterminer l’ordre de la réaction par
+
rapport à 𝐻𝐻(𝑎𝑎𝑎𝑎) . On utilisera comme expression de la vitesse :
+ 𝛼𝛼
𝑣𝑣 = 𝑘𝑘[𝐻𝐻(𝑎𝑎𝑎𝑎) ]
où 𝛼𝛼 est l’ordre de la réaction.
+
33. Définir la vitesse de la réaction par rapport à [𝐻𝐻(𝑎𝑎𝑎𝑎) ].
+
34. Etablir la relation entre [𝐻𝐻(𝑎𝑎𝑎𝑎) ] et le temps en supposant que la réaction est d’ordre 0
+
par rapport à 𝐻𝐻(𝑎𝑎𝑎𝑎) . Etablir alors la relation suivante :
𝑥𝑥 = 𝑘𝑘𝑉𝑉0 𝑡𝑡
+
35. Etablir la relation entre [𝐻𝐻(𝑎𝑎𝑎𝑎) ] et le temps en supposant que la réaction est d’ordre 1
+
par rapport à 𝐻𝐻(𝑎𝑎𝑎𝑎) . Etablir alors la relation suivante :
𝑐𝑐𝑎𝑎 𝑉𝑉0 − 2𝑥𝑥
ln = −2𝑘𝑘𝑘𝑘
𝑐𝑐𝑎𝑎 𝑉𝑉0
+
36. Etablir la relation entre [𝐻𝐻(𝑎𝑎𝑎𝑎) ] et le temps en supposant que la réaction est d’ordre 2
+
par rapport à 𝐻𝐻(𝑎𝑎𝑞𝑞) . Etablir alors la relation suivante :
‒5‒
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FIN DE L’ÉPREUVE
‒6‒
I M P R I M E R I E N A T I O N A L E – 19 1100 – D’après documents fournis
101
Durée 2 h
Si, au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé,
d’une part il le signale au chef de salle, d’autre part il le signale sur sa copie et poursuit sa
composition en indiquant les raisons des initiatives qu’il est amené à prendre.
AVERTISSEMENT
Il est interdit aux candidats de signer leur composition ou d’y mettre un signe quelconque pouvant indiquer sa provenance.
%" %#
&
On
note
:
Σ
:
le
fluide
thermodynamique
«
caloporteur
»
ou
«
frigorigène
»
!!
:
le
transfert
thermique
échangé
par
Σ
avec
la
source
chaude
(température
!! )
au
cours
d’un
cycle
!!
:
le
transfert
thermique
échangé
par
Σ
avec
la
source
froide
(température
!! )
au
cours
d’un
cycle
! :
le
travail
échangé
par
Σ
avec
l’extérieur
au
cours
d’un
cycle
Ces
grandeurs
sont
algébriques
et
leur
signe
est
positif
lorsque
le
système
thermodynamique
Σ
les
reçoit
effectivement.
1. Indiquer
le
signe
de
!! ,
!!
et
!
lorsque
la
machine
fonctionne
en
réfrigérateur.
Justifier.
2. Définir
l’efficacité
!! (aussi
appelé
coefficient
de
performance)
d’une
telle
machine
et
montrer
qu’elle
est
majorée
par
une
efficacité
maximale
!!!"#
dont
on
établira
l’expression
en
fonction
de !!
et
!! .
Nous
nous
proposons
d’étudier
un
cycle
à
compression
de
vapeur
utilisé
dans
un
réfrigérateur.
La
source
chaude
est
la
cuisine,
de
température
!! ,
la
source
froide
est
{l’armoire
du
réfrigérateur
et
son
contenu}
de
température
homogène
!! .
Un
fluide
frigorigène
décrit
le
cycle
schématisé
ci-‐dessous.
Condenseur
Détendeur Compresseur
Evaporateur
Il
y
subit
les
transformations
suivantes
:
De
l’état
4
à
l’état
1
:
évaporation
à
!!"#$ = 0°!
puis
surchauffe
isobare
jusqu’à
10°C.
De
l’état
1
à
l’état
2
:
compression
adiabatique
dans
le
compresseur.
De
l’état
2
à
l’état
3
:
refroidissement
isobare,
liquéfaction
isobare
à
!!"#$ = 40°!
puis
sous-‐refroidissement
du
liquide
jusqu’à
30°C
De
l’état
3
à
l’état
4
:
détente
isenthalpique
du
fluide.
On
note
ℎ! , !!
et
!!
respectivement
l’enthalpie,
l’entropie
et
le
volume
massiques
du
fluide
dans
l’état
i.
On
note
!!
et
!!
respectivement
la
pression
et
la
température
du
fluide
dans
l’état
i.
Entre
les
états
i
et
j,
on
note
:
Δ!" ℎ
la
variation
d’enthalpie
massique
du
fluide,
(les
notations
utilisées
pour
d’autres
variations
de
grandeurs
d’état
s’en
déduisent)
!!"
le
transfert
thermique
massique
reçu
par
le
fluide
!!"
le
travail
massique
utile
(ou
indiqué)
reçu
par
le
fluide.
1
3. Annoter
la
figure
1
du
document
annexe
à
rendre
en
plaçant
les
différents
points
correspondant
aux
états
1
à
4.
Positionner
la
source
chaude
et
la
source
froide.
Indiquer
par
une
flèche
le
sens
du
transfert
thermique
entre
les
sources
et
le
fluide
dans
l’évaporateur
et
dans
le
condenseur.
On
cherche
à
évaluer
l’ordre
de
grandeur
de
l’énergie
cinétique
massique
maximale
au
cours
du
cycle
15. En
supposant
que
le
champ
de
vitesse
est
uniforme
sur
une
section
droite
!
d’une
canalisation
dans
laquelle
le
fluide
circule,
exprimer
le
débit
massique
du
fluide ! en
fonction
de
! ,
de
la
vitesse
!
et
du
volume
massique
!
du
fluide.
16. En
quel
point
du
cycle
le
volume
massique
est-‐il
maximal
?
Justifier.
On
notera
! !"#
sa
valeur
et
on
prendra
! !"# ≈ 7.10!! !! . !!!! .
17. En
supposant
que
!
garde
la
même
valeur
approximativement
égale
à
1!! !
sur
toute
l’installation,
déterminer
la
vitesse
maximale
du
fluide
au
cours
de
l’écoulement.
On
prendra
! = 1.10!! !". ! !! .
18. Justifier
alors
qu’on
puisse
négliger
les
variations
d’énergie
cinétique
massique
du
fluide
au
cours
du
cycle
devant
ses
variations
d’enthalpie
massique.
19. Montrer
que
l’on
peut
exprimer
l’efficacité
du
réfrigérateur
en
fonction
des
enthalpies
massiques
de
différents
points
du
cycle
1→2→3→4→1.
20. Déterminer,
à
l’aide
de
données
évaluées
sur
le
graphique,
l’efficacité
du
cycle
réfrigérateur
décrit
par
le
fluide.
!
21. Déterminer
la
puissance
thermique
!!!
extraite
de
la
source
froide
et
la
puissance
!
du
compresseur.
22. Pour
quelle
raison
la
vapeur
est-‐elle
surchauffée
après
son
évaporation
?
23. Quel
est
l’intérêt
de
sous
refroidir
le
liquide
après
la
liquéfaction
?
Pourquoi
ce
sous-‐refroidissement
n’est-‐il
pas
réalisé
jusqu’à
une
température
plus
basse
(20°C
par
exemple
?).
2
Tournez la page S.V.P.
C. Association
réfrigérateur–congélateur.
Poids
approximatif
dans
le
barème
10%
La
plupart
des
réfrigérateurs
domestiques
sont
associés
à
un
congélateur.
Pour
réaliser
ce
dispositif
on
peut
modifier
le
cycle
à
compression
précédent
(décrit
dans
la
partie
B)
en
faisant
passer
le
fluide
dans
deux
évaporateurs
successifs.
Le
cycle
modifié
est
décrit
ci-‐dessous.
L’état
4
est
celui
décrit
dans
la
partie
B.
De
l’état
4
à
l’état
4’
:
vaporisation
isobare
partielle
dans
le
premier
évaporateur
(étape
4→4’)
au
contact
de
l’intérieur
du
réfrigérateur
De
l’état
4’
à
l’état
4’’
:
détente
isenthalpique
jusqu’à
–20°C
De
l’état
4’’
à
l’état
1’
:
évaporation
à
–20°C
dans
le
second
évaporateur
puis
surchauffe
isobare
jusqu’à
0°C.
Ces
étapes
se
font
au
contact
de
l’intérieur
du
congélateur.
De
l’état
1’
à
l’état
2’
:
compression
De
l’état
2’
à
l’état
3
:
refroidissement,
liquéfaction
et
sous-‐refroidissement
isobares.
De
l’état
3
à
l’état
4
:
détente
isenthalpique
On
souhaite
que
la
puissance
thermique
extraite
au
cours
de
l’étape
4→4’
soit
la
même
que
celle
extraite
au
cours
de
l’étape
4’’→1’.
24. Sur
le
diagramme
! (ℎ)
du
fluide
R134a
(figure
2a),
placer
le
point
correspondant
à
l’état
1’
puis
les
points
correspondant
aux
états
4’
et
4’’
en
justifiant
le
positionnement
de
ces
deux
derniers.
25. Le
point
caractéristique
de
l’état
2’
est
déjà
placé
sur
le
diagramme.
Représenter
le
cycle
3→4→4’→4’’→1’→2’→3)
avec
une
couleur
différente
de
celles
utilisées
pour
les
cycles
précédemment
tracés).
26. Comment
évolue
la
proportion
de
vapeur
dans
le
fluide
au
cours
de
l’étape
4’→4’’
?
Préciser
en
justifiant.
Le
calcul
des
proportions
de
vapeur
n’est
pas
demandé,
seule
l’évolution
doit
être
justifiée.
27. Que
vaut
l’efficacité
globale
de
l’ensemble
réfrigérateur-‐congélateur
?
On
s’intéresse
dans
cette
partie
à
l’évolution
de
la
température
à
l’intérieur
d’un
réfrigérateur.
Cette
température
est
supposée
uniforme
à
l’intérieur
du
réfrigérateur.
Elle
est
susceptible
de
varier
dans
le
temps
et
sera
notée !.
La
source
chaude
est
la
cuisine
dans
laquelle
est
installé
le
réfrigérateur.
Sa
température
!!
est
constante.
La
capacité
thermique
isobare
de
l’intérieur
du
réfrigérateur
est
! = 3.10! !. ! !! .
Le
rapport
!
entre
l’
efficacité
réelle
du
réfrigérateur
et
son
efficacité
maximale
sera
supposé
constant
au
cours
du
temps
et
pris
égal
à
0,25.
En
revanche,
l’efficacité
maximale
dépend
du
temps
:
son
expression
est
celle
obtenue
à
la
question
A.2
en
remplaçant
!!
par
! (!).
Évaluation
des
fuites
thermiques
Pour
évaluer
les
fuites
thermiques
du
réfrigérateur,
on
le
débranche
à
l’instant
! = 0
alors
que
l’intérieur
du
réfrigérateur
est
à
une
température
initiale
!! .
La
puissance
thermique
reçue
par
l’intérieur
du
réfrigérateur
à
travers
les
parois
du
réfrigérateur
est
modélisée
par
:
!!! = ! ∙ (!! − !)
où
!
est
une
constante.
28. Quel
est
le
signe
de
!
?
Justifier.
29. Établir
l’équation
différentielle
vérifiée
par
la
température
! .
30. En
déduire
l’expression
de
!
en
fonction
du
temps.
31. Ci-‐dessous
figure
le
graphe
représentatif
de !
en
fonction
du
temps.
En
déduire
la
valeurs
numériques
de
!!
et !!
en
expliquant
la
démarche.
3
300
295
température
T
en
K
290
285
280
275
270
0
10
20
30
40
50
60
temps
(h)
!!!!
32. Ci-‐dessous
figure
le
graphe
représentatif
de
la
grandeur
ln
en
fonction
du
temps
t.
Exploiter
le
graphique
pour
!! !!!
déterminer
numériquement
!.
Préciser
l’unité
retenue
pour
!.
! − !! 1
!" ! !
!! − !!
0
-‐1
-‐2
-‐3
-‐4
-‐5
0
10
20
30
40
50
60
temps
(h)
Fonctionnement
en
régime
stationnaire
Lorsque
le
réfrigérateur
est
branché
depuis
longtemps,
la
température
à
l’intérieur
du
réfrigérateur
est
régulée
à
!! .
33. Calculer
l’efficacité
du
réfrigérateur.
34. Calculer
la
puissance
!!!
des
fuites.
35. Calculer
la
puissance
!!
nécessaire
du
compresseur
pour
compenser
les
fuites.
Mise
en
route
du
réfrigérateur
A
! = 0,
la
température
à
l’intérieur
du
réfrigérateur
est
!! .
La
puissance
!!
du
compresseur
est
supposée
constante.
36. La
température
! de
l’intérieur
du
réfrigérateur
vérifie
l’équation
différentielle
:
!" !"
=− + ! !! − !
!" !! − !
Déterminer
littéralement
l’expression
des
constantes
A
et
B.
37. Résoudre
littéralement
l’équation
en
absence
de
fuites pour
en
déduire,
en
fonction
de
A,
B,
Tc
et
Tf,
la
durée
nécessaire
!!
pour
que
l’intérieur
du
réfrigérateur
atteigne
la
température
!! .
38. Avec
la
valeur
de
!!
calculée
précédemment
on
trouve,
en
absence
de
fuite
!! = 5ℎ.
Le
graphe
ci-‐dessous
donne
l’évolution
de
la
température
en
fonction
du
temps
en
tenant
compte
des
fuites.
Commenter.
4
Tournez la page S.V.P.
300
295
température
T
en
K
290
285
280
275
0
5
10
15
20
25
30
temps
(h)
E. Comparaison
de
fluides
frigorigènes
Poids
approximatif
dans
le
barème
16%
Pour
aborder
cette
partie
il
est
nécessaire
d’avoir
pris
connaissance
des
documents
1
et
2
en
annexe.
On
souhaite
comparer
3
fluides
frigorigènes
:
R717
(ammoniac),
R134a
(tétrafluoroétane)
et
R600a
(isobutane).
Pour
ce
faire
on
envisage
de
leur
faire
subir
un
cycle
analogue
à
celui
décrit
par
R134a
dans
la
partie
C
que
l’on
simplifie
avec
un
seul
évaporateur
à
–20°C.
Les
caractéristiques
du
cycle
sont
donc,
pour
les
3
fluides
:
!!"#$ = 40°!,
!!"#$ = −20°!,
sous
refroidissement
de
10°C
et
surchauffe
de
20°C,
rendement
isentropique
du
compresseur
de
75%.
Le
tableau
ci-‐dessous
rassemble
plusieurs
des
données
calculées
pour
chaque
fluide
au
cours
du
cycle
:
R717
R600a
R134a
ammoniac
Efficacité
(ou
COP)
2,7
2,6
2,4
Température
maximale
au
cours
du
cycle
(°!)
70
80
210
Volume
massique
à
l’entrée
du
compresseur
(!! . !!!! )
0,52
0,16
0,68
! !! 0,083
0,025
0,148
Volume
massique
à
la
sortie
du
compresseur
(! . !! )
Pression
à
l’entrée
du
compresseur
(!"#)
0,728
1,33
1,90
Pression
en
sortie
du
compresseur
(!"#)
5,36
10,2
15,5
Taux
de
compression
7,3
7,6
8,2
Production
frigorifique
volumique
(!". !!! )
557
1,0.103
1,7.103
39. Expliquer
pourquoi
choisir
!!"#$ > !!"
garantit
une
surpression
du
fluide
dans
la
machine
par
rapport
à
l’air
extérieur.
40. Exprimer
littéralement
la
relation
entre
la
production
frigorifique
volumique,
l’enthalpie
massique
de
certains
points
du
cycle
et
une
donnée
figurant
dans
le
tableau.
Les
fluides
frigorigènes
les
plus
répandus
dans
les
réfrigérateurs
domestiques
sont
le
R600a
et
le
R134a.
41. Pourquoi
les
préfère-‐t-‐on
à
l’ammoniac
R717
?
(Donner
3
arguments).
42. En
Europe
le
R600a
est
très
majoritairement
utilisé
alors
qu’aux
États-‐Unis
le
R134a
est
préféré.
Proposer
une
explication
à
cette
différence.
5
DOCUMENTS
ANNEXES
Document
1
:
Les
qualités
d’un
fluide
frigorigène
D’après
Techniques
de
l’Ingénieur
TI-‐b9730
Théorie
des
machines
frigorifiques,
machine
à
compression
mécanique
Maxime
Duminil
Pour
bien
choisir
un
frigorigène
en
vue
d’une
application
déterminée,
on
doit
considérer
:
− Ses
critères
thermodynamiques:
puisque
les
systèmes
frigorifiques
relèvent
précisément
des
lois
de
la
thermodynamique
;
− Ses
critères
de
sécurité:
sécurité
des
personnes
et
des
biens
en
cas
de
dégagement
intempestif
du
frigorigène
dans
l’atmosphère;
− Ses
critères
d’action
sur
l’environnement:
actuellement
très
importants
puisqu’ils
ont
imposé
l’abandon
de
certains
frigorigènes
;
− Ses
critères
techniques:
ils
influent
sur
la
faisabilité
et
la
fiabilité
du
système
frigorifique
et
sur
les
interactions
entre
le
frigorigène
et
les
composants
de
ce
système
;
− Ses
critères
économiques:
toujours
présents
au
cœur
des
problèmes
techniques.
(Ne
sont
conservés
ci-‐après
que
quelques-‐uns
des
critères
décrits
dans
l’article)
Ø Critères
thermodynamiques
1) On
s’arrangera
pour
que,
dans
la
mesure
du
possible,
la
température
d’évaporation
!!"#$
soit
supérieure
à
la
température
d’ébullition
du
fluide
à
la
pression
atmosphérique
!!" .
De
cette
façon,
la
totalité
des
circuits
de
la
machine
est
en
surpression
vis-‐à-‐vis
de
l’extérieur
et
l’on
ne
risque
pas
l’introduction
d’air
atmosphérique
et
d’eau.
2) Dans
l’état
actuel
de
la
technique
des
composants
du
système,
la
pression
de
condensation !!"#$ ne
doit
pas
dépasser
20
à
25
bar.
Inversement,
la
pression
d’évaporation !!"#$
ne
doit
pas
être
trop
basse.
Le
domaine
d’emploi
du
compresseur
frigorifique
est
ainsi
biendéfini
par
le
constructeur
et
on
doit
impérativement
rester
dans
ces
limites.
Pour
garder
une
bonne
efficacité
!
au
compresseur,
le
taux
de
compression
! = !"#$
doit
aussi
rester
limité.
Les
taux
de
compression
importants,
outre
qu’ils
sont
!!"#$
généralement
la
cause
d’échauffements
excessifs
du
fluide,
entraînent
la
diminution
des
rendements
volumétriques
et
une
augmentation
de
la
consommation
énergétique
du
compresseur.
3) La
production
frigorifique
volumique
est
une
grandeur
importante
définie
par
la
quantité
de
froid
produite
par
unité
de
volume
de
fluide
aspiré
par
le
compresseur.
Plus
cette
quantité
est
élevée,
plus
petit
est
le
débit-‐volume
aspiré
parle
compresseur
pour
produire
une
puissance
frigorifique
donnée.
Plus
réduite,
et
moins
chère,
est
alors
la
machine
de
compression.
Ø Sécurité
L’inflammabilité
est
évidemment
un
point
d’une
extrême
importance.
Des
substances
susceptibles
de
faire
d’excellents
frigorigènes,
comme
certains
hydrocarbures,
ont
été
rejetés
en
raison
de
leur
caractère
combustible.
Ø Action
sur
l’environnement
1) Ozone
stratosphérique
On
sait
que
l’ozone
stratosphérique
est
détruit
par
le
chlore
transporté
à
ces
altitudes
par
les
composés
halogénés
des
hydrocarbures
qui
ont
une
longue
durée
de
vie
dans
l’atmosphère,
essentiellement
par
les
CFC
mais
aussi,
dans
une
bien
moindre
mesure,
par
les
HCFC.
On
sait
aussi
que
c’est
ce
critère
qui
a
décidé
la
communauté
internationale
à
bannir
ces
composés
chlorés.
L’action
de
chaque
composé
sur
l’ozone
stratosphérique
est
caractérisée
par
ce
que
les
Anglo-‐saxons
dénomment
l’ODP
(ozone
depletion
potential),
seuls
les
frigorigènes
ayant
un
ODP
nul
devraient
perdurer.
2) Effet
de
serre
Les
gaz
à
effet
de
serre
sont
indispensables
à
notre
planète
qui,
en
leur
absence,
aurait
une
température
beaucoup
trop
basse
pour
être
habitable
(–
18°C).
Cependant,
l’excès
de
ces
gaz,
en
gênant
la
sortie
(vers
le
cosmos)
du
rayonnement
terrestre
de
grande
longueur
d’onde,
peut,
à
la
longue,
provoquer
un
lent
réchauffement
de
notre
monde.
À
côté
des
gaz
à
effet
de
serre
bien
connus
(vapeur
d’eau,
CO2,
méthane,
oxydes
d’azote,
etc.),
les
frigorigènes
halocarbonés
ont
une
action
non
négligeable.
Bien
qu’encore
peu
répandus
dans
l’atmosphère,
leur
influence
est
beaucoup
plus
grande
que,
par
exemple,
celle
du
CO2
dont
l’effet
de
serre
est
le
plus
connu.
On
caractérise
l’action
d’effet
de
serre
d’un
composé
par
le
terme
anglais
GWP
(global
warming
potential),
les
valeurs
sont
rapportées
au
CO2
;
dont
le
GWP
est
égal
à
1.
6
Tournez la page S.V.P.
Document
2
:
Quelques
données
relatives
à
3
réfrigérants
usuels
ODP
0
0
0
GWP
3
1300
0
7
I M P R I M E R I E N A T I O N A L E – 19 1101 – D’après documents fournis
Académie : Session : Modèle EN.
Examen ou Concours : Série* :
Spécialité/option : Repère de l’épreuve :
Épreuve/sous-épreuve :
NOM :
(en majuscules, suivi, s’il y a lieu, du nom d’épouse)
Prénoms :
N° du candidat
Né(e) le (le numéro est celui qui figure sur la
convocation ou la liste d’appel)
DANS CE CADRE
101
NE RIEN ÉCRIRE
Figure
1
Condenseur
Evaporateur
Condenseur
Tableau
3
Détendeur Compresseur
point 1 2s 2 3 4 1’ 2’
!(!"#)
Evaporateur
10
Tableau
3
!(°!)
80
État
du
Vapeur
fluide
sèche
point
1
2s
2
3
4
1’
2’
ℎ(!". !!!! )
465
!(!"#)
10
!(°!)
80
B
Tournez la page S.V.P.
8
Il est interdit aux candidats de signer leur composition ou d'y mettre un signe quelconque pouvant indiquer sa provenance.
Figure
2a
:
La
figure
complète
doit
montrer
3
couleurs
:
une
pour
le
cycle
1,
2s,
3,
4
;
une
pour
la
portion
1,
2
;
une
pour
le
cycle
3,
4,
4’,
4’’,
1’,
2’
2’
NE RIEN ÉCRIRE
DANS CE CADRE
9
10
Figure
2b
2’
2’
9
10
Figure
2b
2’
NE RIEN ÉCRIRE
DANS CE CADRE
11
10
12
NE RIEN ÉCRIRE DANS CE CADRE