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Structures Algébriques

Ce document contient 10 exercices sur les structures algébriques telles que les monoïdes, les groupes et les sous-groupes. Les exercices portent sur des propriétés comme la commutativité, l'associativité, les éléments neutres et les éléments réguliers dans ces structures.

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Vivien OGOUN
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Structures Algébriques

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fr] édité le 9 janvier 2014 Enoncés 1

Structures algébriques Exercice 5 [ 02194 ] [correction]


Soit a un élément d’un monoïde (E, ? ).
Montrer que a est symétrisable si, et seulement si, l’application f : E → E définie
Loi de composition interne par f (x) = a ? x est bijective.

Exercice 1 [ 02190 ] [correction]


On définit une loi de composition interne ? sur R par Exercice 6 [ 02195 ] [correction]
Soit (E, ? ) un monoïde. Un élément x de E est dit idempotent si, et seulement si,
∀(a, b) ∈ R2 , a ? b = ln(ea + eb ) x ? x = x.
a) Montrer que si x et y sont idempotents et commutent, alors x ? y est
Quelles en sont les propriétés ? Possède-t-elle un élément neutre ? Y a-t-il des idempotent.
éléments réguliers ? b) Montrer que si x est idempotent et inversible, alors x−1 est idempotent.

Exercice 7 [ 02196 ] [correction]


Exercice 2 [ 02191 ] [correction]
Soit E et F deux ensembles et ϕ : E → F une application bijective.
Soit E = [0, 1]. On définit une loi ? sur E par
On suppose E muni d’une loi de composition interne ? et on définit une loi >
∀x, y ∈ E, x ? y = x + y − xy sur F par :
∀x, y ∈ F, x > y = ϕ(ϕ−1 (x) ? ϕ−1 (y))
a) Montrer que ? est une loi de composition interne commutative et associative. a) Montrer que si ? est commutative (resp. associative) alors > l’est aussi.
b) Montrer que ? possède un neutre. b) Montrer que si ? possède un neutre e alors > possède aussi un neutre à
c) Quels sont les éléments symétrisables ? réguliers ? préciser.

Exercice 3 [ 02192 ] [correction] Exercice 8 [ 02197 ] [correction]


Soit ? une loi de composition interne sur E. Soit ? une loi de composition interne associative sur E.
Pour A, B ∈ P(E) on pose On suppose qu’il existe a ∈ E tel que l’application f : E → E définie par
f (x) = a ? x ? a soit surjective et on note b un antécédent de a par f .
A ? B = {a ? b/a ∈ A, b ∈ B} a) Montrer que e = a ? b et e0 = b ? a sont neutres resp. à gauche et à droite puis
que e = e0 .
Etudier les propriétés de ? sur E (commutativité, associativité, existence d’un b) Montrer que a est symétrisable et f bijective.
neutre) conservées par ? sur P(E). La loi ? est-elle distributive sur l’union, sur
l’intersection ?
Exercice 9 [ 02198 ] [correction]
Soient ? une loi de composition interne associative sur un ensemble fini E et x un
élément régulier de E. Montrer que E possède un neutre.
Exercice 4 [ 02193 ] [correction]
Soit E un ensemble et f : E → E.
Montrer que f est un élément régulier de (E E , ◦) si, et seulement si, f est
bijective. Exercice 10 [ 02199 ] [correction]
Soit (E, ? ) un monoïde avec E ensemble fini.
Montrer que tout élément régulier de E est inversible.

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[[Link] édité le 9 janvier 2014 Enoncés 2

Exercice 11 [ 02200 ] [correction] Exercice 16 [ 02204 ] [correction]


Soit A une partie d’un ensemble E. On appelle fonction caractéristique de la Soit (G, ? ) un groupe à n éléments.
partie A dans E, l’application χA : E → R définie par : Justifier que sa table de composition est un carré latin c’est à dire que tout
 élément de G figure une fois et une seule dans chaque ligne et dans chaque colonne.
1 si x ∈ A
χA (x) =
0 sinon

De quels ensembles les fonctions suivantes sont-elles les fonctions caractéristiques ? Exercice 17 [ 02205 ] [correction]
Soit G = R? × R et ? la loi de composition interne définie sur G par
a) min(χA , χB ) b) max(χA , χB ) c) χA .χB
d) 1 − χA e) χA + χB − χA .χB f) χA + χB − 2χA .χB (x, y) ? (x0 , y 0 ) = (xx0 , xy 0 + y)

a) Montrer que (G, ? ) est un groupe non commutatif.


b) Montrer que R+? × R est un sous-groupe de (G, ? ).
Exercice 12 X MP [ 03043 ] [correction]
Soit E un ensemble fini non vide muni d’une loi de composition interne
associative notée >.
Exercice 18 [ 02206 ] [correction]
Montrer qu’il existe e ∈ E tel que e>e = e.
Sur G = ]−1, 1[ on définit une loi ? par
x+y
Groupes ∀x, y ∈ G, x ? y =
1 + xy

Exercice 13 [ 02201 ] [correction] Montrer que (G, ? ) est un groupe abélien.


Soit (G, ? ) un groupe tel que

∀x ∈ G, x2 = e Exercice 19 [ 02207 ] [correction]


[Addition des vitesses en théorie de la relativité]
Montrer que G est commutatif.
Soit c > 0 (c correspond à la vitesse - ou célérité - de la lumière) et I = ]−c, c[.
a) Montrer
x+y
∀(x, y) ∈ I 2 , x ? y = ∈I
Exercice 14 [ 02202 ] [correction] 1 + xy
c2
Soit (E, ? ) un monoïde de neutre e. On suppose que
b) Montrer que la loi ? munit I d’une structure de groupe abélien.
∀x ∈ E, x ? 2 = e Cette loi ? correspond à l’addition des vitesses portées par un même axe en
théorie de la relativité.
Montrer que (E, ? ) est un groupe abélien.

Sous-groupe
Exercice 15 [ 02203 ] [correction]
Soit (E, ? ) un monoïde avec E ensemble fini. Exercice 20 [ 02208 ] [correction]
On suppose que tous les éléments de E sont réguliers. Montrer que E est un Soit ω ∈ C et H = {a + ωb/a, b ∈ Z}.
groupe. Montrer que H est un sous groupe de (C, +).

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[[Link] édité le 9 janvier 2014 Enoncés 3

Exercice 21 [ 02209 ] [correction] Exercice 27 [ 02215 ] [correction]


Soit a ∈ C? et H = {an /n ∈ Z}. Soit H et K deux sous-groupes d’un groupe (G, ?) tels que H ∪ K en soit aussi un
Montrer que H est un sous groupe de (C? , ×). sous-groupe. Montrer que H ⊂ K ou K ⊂ H.

Exercice 28 [ 02216 ] [correction]


Exercice 22 [ 02210 ] [correction]
Soit (G, ? ) un groupe et A une partie finie non vide de G stable pour ? .
Soit a un élément d’un ensemble E. On forme H = {f ∈ S(E) | f (a) = a}.
a) Soit x ∈ A et ϕ : N → G l’application définie par ϕ(n) = xn .
Montrer que H est un sous-groupe de (S(E), ◦)
Montrer que ϕ n’est pas injective.
b) En déduire que x−1 ∈ A puis que A est un sous-groupe de (G, ? ).

Exercice 23 [ 02211 ] [correction]


Soit (G, ×) un groupe, H un sous groupe de (G, ×) et a ∈ G. Exercice 29 [ 02217 ] [correction]
a) Montrer que aHa−1 = axa−1 /x ∈ H est un sous groupe de (G, ×). Pour a ∈ N, on note aZ = {ak/k ∈ Z}.
b) A quelle condition simple aH = {ax/x ∈ H} est un sous groupe de (G, ×) ? a) Montrer que aZ est un sous-groupe de (Z, +).
On se propose de montrer que, réciproquement, tout sous groupe de Z est de cette
forme.
Exercice 24 [ 02212 ] [correction] b) Vérifier que le groupe {0} est de la forme voulue.
On appelle centre d’un groupe (G, ? ), la partie C de G définie par Soit H un sous-groupe de (Z, +) non réduit à {0}.
c) Montrer que H + = {h ∈ H | h > 0} possède un plus petit élément. On note
C = {x ∈ G | ∀y ∈ G, x ? y = y ? x} a = min H + .
d) Etablir que aZ ⊂ H.
Montrer que C est un sous-groupe de (G, ? ). e) En étudiant le reste de la division euclidienne d’un élément de H par a montrer
que H ⊂ aZ.
f) Conclure que pour tout sous-groupe H de Z, il existe un unique a ∈ N tel que
Exercice 25 [ 02213 ] [correction] H = aZ.
Soit fa,b : C → C définie par fa,b (z) = az + b avec a ∈ C? , b ∈ C.
Montrer que ({fa,b /a ∈ C? , b ∈ C} , ◦) est un groupe.
Exercice 30 [ 03354 ] [correction]
Pour n ∈ N? , on note Un l’ensemble des racines nème de l’unité :

Exercice 26 [ 02214 ] [correction] Un = {z ∈ C/z n = 1}


On considère les applications de E = R\ {0, 1} dans lui-même définies par :
Montrer que [
1 x x−1 1 V = Un
i(x) = x, f (x) = 1 − x, g(x) = , h(x) = , k(x) = , `(x) = n∈N?
x x−1 x 1−x
est un groupe multiplicatif.
a) Démontrer que ce sont des permutations de E.
b) Construire la table donnant la composée de deux éléments quelconques de
l’ensemble G = {i, f, g, h, k, l}. Morphisme de groupes
c) Montrer que G muni de la composition des applications est un groupe non
commutatif. Exercice 31 [ 02218 ] [correction]
Soient n ∈ N? et f : R? → R? définie par f (x) = xn .

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[[Link] édité le 9 janvier 2014 Enoncés 4

Montrer que f est un endomorphisme du groupe (R? , ×). Etude du groupe symétrique
En déterminer image et noyau.
Exercice 37 [ 02224 ] [correction]
2
Soient n un entier supérieur à2, (i, j) ∈ {1, 2, . . . , n} tel que i 6= j et σ ∈ Sn .
Exercice 32 [ 02219 ] [correction] Montrer que σ et τ = i j commutent si, et seulement si, {i, j} est stable par
Justifier que exp : C → C? est un morphisme du groupe (C, +) vers (C? , ×). σ.
En déterminer image et noyau.

Exercice 38 [ 02225 ] [correction]


Exercice 33 [ 02220 ] [correction] Dans Sn avec n > 2, on considère une permutation σ et un p-cycle :
Soit G un groupe noté multiplicativement.

c = a1 a2 . . . ap
Pour a ∈ G, on note τa l’application de G vers G définie par τa (x) = axa−1 .
a) Montrer que τa est un endomorphisme du groupe (G, ×). Observer que la permutation σ ◦ c ◦ σ −1 est un p-cycle qu’on précisera.
b) Vérifier que
∀a, b ∈ G, τa ◦ τb = τab
Exercice 39 [ 02226 ] [correction]
c) Montrer que τa est bijective et déterminer son application réciproque. Déterminer la signature de :
d) En déduire que T = {τa | a ∈ G} muni du produit de composition est un    
1 2 3 4 5 6 7 8 1 2 3 4 5 6 7 8
groupe. a) σ = b) σ =
3 5 4 8 7 6 2 1 1 3 2 7 4 8 5 6

Exercice 34 [ 02221 ] [correction] Exercice 40 [ 02227 ] [correction]


Soit (G, ? ), (G0 , > ) deux groupes et f : G → G0 un morphisme de groupes. Soit n ∈N? . Déterminer la signaturede la permutation suivante :
a) Montrer que pour tout sous-groupe H de G, f (H) est un sous-groupe de 1 2 ··· n − 1 n
a) σ = .
(G0 , > ). n n − 1 ··· 2 1
b) Montrer que pour tout sous-groupe H 0 de G0 , f −1 (H 0 ) est un sous-groupe de
 
1 2 3 ... n n + 1 n + 2 . . . 2n − 1 2n
b) σ = .
(G, ? ). 1 3 5 . . . 2n − 1 2 4 . . . 2n − 2 2n

Exercice 41 [ 02228 ] [correction]


Exercice 35 [ 02222 ] [correction]
Soit n > 2 et τ une transposition de Sn .
On note Aut(G) l’ensemble des automorphismes d’un groupe (G, ? ).
a) Montrer que l’application σ 7→ τ ◦ σ est une bijection de Sn vers Sn .
Montrer que Aut(G) est un sous-groupe de (S(G), ◦).
b) En déduire le cardinal de l’ensemble An formé des permutations paires de Sn .

Exercice 36 [ 02223 ] [correction] Exercice 42 [ 02229 ] [correction]


Soit (G, ? ) un groupe et a ∈ G. Dans (Sn , ◦) on considère les permutations
On définit une loi de composition interne > sur G par x > y = x ? a ? y.  
a) Montrer que (G, > ) est un groupe. τ = 1 2 et σ = 1 2 ... n
b) Soit H un sous groupe de (G, ? ) et K = sym(a) ? H = {sym(a) ? x/x ∈ H}. a) Calculer σ k ◦ τ ◦ σ −k pour 0 6 k 6 n − 2.
Montrer que K est un sous groupe de (G, > ). b) En déduire que tout élément de Sn peut s’écrire comme un produit de σ et de
c) Montrer que f : x 7→ x ? sym(a) est un isomorphisme de (G, ? ) vers (G, > ). τ.

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[[Link] édité le 9 janvier 2014 Enoncés 5

Exercice 43 [ 02230 ] [correction] et en déduire que


Soit n > 5. ∀x ∈ A, x + x = 0A
Montrer que si a b c et a0 b0 c0 sont deux cycles d’ordre 3 de Sn ,
 
En déduire que l’anneau A est commutatif.
 permutation σ, paire,
alors il existe une  telle que b) Montrer que la relation binaire définie sur A par x 4 y ⇔ yx = x est une
σ ◦ a b c ◦ σ −1 = a0 b0 c0 .
relation d’ordre.
c) Montrer que
Exercice 44 [ 02231 ] [correction] ∀(x, y) ∈ A2 , xy(x + y) = 0A
Soit n > 2 et c la permutation circulaire c = ( 1 2 . . . n − 1 n ). En déduire qu’un anneau de Boole intègre ne peut avoir que deux éléments.
Déterminer toutes les permutations σ de Sn qui commutent avec c.

Exercice 49 [ 02236 ] [correction]


Anneaux Soient a, b deux éléments d’un anneau (A, +, ×) tels que ab soit inversible et b non
diviseur de 0.
Exercice 45 [ 02232 ] [correction] Montrer que a et b sont inversibles.
On définit sur Z2 deux lois de compositions internes notées + et ? par :
(a, b) + (c, d) = (a + c, b + d) et (a, b) ? (c, d) = (ac, ad + bc).
a) Montrer que (Z2 , +, ? ) est un anneau commutatif. Sous-anneau
b) Montrer que A = {(a, 0)/a ∈ Z} est un sous-anneau de (Z2 , +, ? ).
Exercice 50 [ 02237 ] [correction]
Soit d ∈ N, on note h√ i n
Exercice 46 [ 02233 ] [correction] √ o
Z d = a + b d | (a, b) ∈ Z2
Montrer qu’un anneau (A, +, ×) n’a pas de diviseurs de zéro si, et seulement si,
tous ses éléments non nuls sont réguliers h√ i
Montrer que Z d est un sous-anneau de (R, +, ×).

Exercice 47 [ 02234 ] [correction]


Soit x et y deux éléments d’un anneau (A, +, ×). Exercice 51 [correction]
[ 02238 ]
a) Montrer que si x est nilpotent et que x et y commutent, alors xy est nilpotent. On note n n o
b) Montrer que si x et y sont nilpotents et commutent, alors x + y est nilpotent. D= | n ∈ Z, k ∈ N
10k
c) Montrer que si xy est nilpotent, alors yx l’est aussi.
d) Montrer que si x est nilpotent alors 1 − x est inversible. Préciser (1 − x)−1 . l’ensemble des nombres décimaux.
Montrer que D est un sous-anneau de (Q, +, ×).

Exercice 48 [ 02235 ] [correction]


[Anneau de Boole 1815-1864) Exercice 52 [ 02239 ] [correction]
On considère (A, +, ×) un anneau de Boole c’est à dire un anneau non nul tel que [Anneau des entiers de Gauss 1777-1855)
tout élément est idempotent pour la 2e loi ce qui signifie On note
Z [i] = a + ib | (a, b) ∈ Z2

∀x ∈ A, x2 = x
a) Montrer que Z [i] est un anneau commutatif pour l’addition et la multiplication
a) Montrer des nombres complexes.
∀(x, y) ∈ A2 , xy + yx = 0A b) Déterminer les éléments inversibles de l’anneau Z [i].

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[[Link] édité le 9 janvier 2014 Enoncés 6

Exercice 53 [correction]
[ 02240 ]
Soit nm o
A= /m ∈ Z et n ∈ N? , impair
n
a) Montrer que A est un sous anneau de (Q, +, ×).
b) Quels en sont les éléments inversibles ?

Exercice 54 [correction]
[ 02241 ]
Soit nm o
A= /m ∈ Z et n ∈ N
2n
a) Montrer que A est un sous anneau de (Q, +, ×).
b) Quels en sont les éléments inversibles ?

Corps
Exercice 55 [ 02243 ] [correction]
Pour a, b ∈ R, on pose a>b = a + b − 1 et a ? b = ab − a − b + 2.
Montrer que (R, >, ?) est un corps.

Exercice 56 [ 02244
√ ] [correction]
Soit d ∈ N tel que d ∈ / Q, on note
h√ i n √ o
Q d = a + b d | (a, b) ∈ Q2
h√ i
Montrer que (Q d , +, ×) est un corps.

Exercice 57 [ 02245 ] [correction]


Soit A un anneau commutatif fini non nul.
Montrer que A ne possède pas de diviseurs de zéro si, et seulement si, A est un
corps.

Exercice 58 [ 02246 ] [correction]


Soit F un sous corps de (Q, +, ×). Montrer que F = Q.

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[[Link] édité le 9 janvier 2014 Corrections 7

Corrections Exercice 4 : [énoncé]


Supposons f est bijective.
Exercice 1 : [énoncé] Soient g, h : E → E. Si f ◦ g = f ◦ h alors f −1 ◦ f ◦ g = f −1 ◦ f ◦ h puis g = h.
∀a, b ∈ R, b ? a = ln(eb + ea ) = ln(ea + eb ) = a ? b. ? est commutative. De même g ◦ f = h ◦ f ⇒ g = h et donc f est un élément régulier.
∀a, b, c ∈ R, (a ? b) ? c = ln(ea ? b + ec ) = ln(ea + eb + ec ) = a ? (b ? c). ? est Supposons que f est un élément régulier.
associative. Soient x, x0 ∈ E. Si f (x) = f (x0 ) alors f ◦ g = f ◦ h avec g et h les fonctions
a ? ε = a ⇔ ln(ea + eε ) = a ⇔ eε = 0. Il n’y a donc pas de neutre. constantes égales à x et x0 .
a ? b = a ? c ⇒ ln(ea + eb ) = ln(ea + ec ) ⇒ eb = ec ⇒ b = c. Tout élément est Par la régularité de f , on obtient g = h et donc x = x0 .
régulier Si E est un singleton alors f est nécessairement surjective.
Sinon, on peut construire deux fonctions g et h telle que

∀x ∈ E, g(x) = h(x) ⇔ x ∈ Imf


Exercice 2 : [énoncé]
a) 1 − (x + y − xy) = (1 − x)(1 − y) donc si x 6 1 et y 6 1 alors x ? y 6 1. On a g ◦ f = h ◦ f donc, par la régularité de f , g = h d’où Imf = E puis f
Par suite ? est bien une loi de composition interne sur surjective.
? est clairement commutative et associative.
b) 0 est élément neutre de E.
c) Si x ∈ ]0, 1] alors pour tout y ∈ [0, 1], x ? y = x(1 − y) + y > 0 et donc x n’est
Exercice 5 : [énoncé]
pas inversible (dans [0, 1]).
Si a est symétrisable alors considérons l’application g : E → E définie par
Ainsi, seul 0 est inversible.
g(x) = a−1 ? x.
Pour tout x, y, z ∈ [0, 1], x ? y = x ? z ⇔ y(1 − x) = z(1 − x).
On a f ◦ g = IdE et g ◦ f = IdE donc f est bijective.
Par suite, tout x ∈ [0, 1[ est régulier tandis que 1 ne l’est visiblement pas.
Si f est bijective alors considérons b l’antécédent du neutre e. On a a ? b = e.
De plus f (b ? a) = a ? b ? a = e ? a = a = f (e) donc b ? a = e car f injective.
Par suite, a est symétrisable et b est son symétrique.
Exercice 3 : [énoncé]
? est bien une loi de composition interne sur P(E).
Si ? est commutative sur E, elle l’est aussi sur P(E).
Exercice 6 : [énoncé]
Si ? est associative sur E, elle l’est aussi sur P(E).
a) (x ? y) ? (x ? y) = (x ? x) ? (y ? y) = x ? y.
Si ? possède un neutre e dans E, alors ? possède un neutre dans P(E) à savoir
b) x ? x = x ⇒ (x ? x)−1 = x−1 ⇒ x−1 ? x−1 = x−1 .
{e} car
A ? {e} = {a ? e/a ∈ A} = A
La loi ? est distributive sur l’union Exercice 7 : [énoncé]
a) Supposons ? commutative :
A ? (B ∪ C) = {a ? x/a ∈ A, x ∈ B ∪ C} = (A ? B) ∪ (A ? C)
∀x, y ∈ F, y > x = ϕ(ϕ−1 (y) ? ϕ−1 (x)) = ϕ(ϕ−1 (x) ? ϕ−1 (y)) = x > y
En revanche la distributivité sur l’intersection est fausse. On obtient un contre
exemple dans R avec ? = +, A = {1, −1}, B = {1} et C = {−1} où donc > est commutative.
Supposons ? associative :
A?B∩C =A?∅=∅
∀x, y, z ∈ F, (x > y) > z = ϕ(ϕ−1 (x > y) ? ϕ−1 (z)) = ϕ(ϕ−1 (x) ? ϕ−1 (y) ? ϕ−1 (z)) = x > (y >
et
(A ? B) ∩ A ? C = {2, 0} ∩ {−2, 0} = {0} donc > est associative.

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[[Link] édité le 9 janvier 2014 Corrections 8

b) Supposons que ? possède un neutre e et montrons que f = ϕ(e) est neutre Exercice 11 : [énoncé]
pour > . a) A ∩ B
∀x ∈ F, x > f = ϕ(ϕ−1 (x) ? e) = ϕ(ϕ−1 (x)) = x b) A ∪ B
et c) A ∩ B
f > x = ϕ(e ? ϕ−1 (x)) = ϕ(ϕ−1 (x)) = x d) CE A
e) A ∪ B
donc f est neutre pour > . f) A∆B

Exercice 8 : [énoncé] Exercice 12 : [énoncé]


Par la surjectivité de f , il existe b ∈ E tel que a ? b ? a = a. Soit x ∈ E. Considérons la suite (xn )n∈N? déterminée par
a) a ? b = a ? a ? c ? a
Pour tout x ∈ E, il existe α ∈ E tel qu’on peut écrire x = a ? α ? a. x1 = x et xn+1 = xn >xn
Pour e = a ? b, e ? x = a ? b ? a ? α ? a = a ? α ? a = x.
i.e.
Pour e0 = b ? a, x ? e0 = x ? b ? a = a ? α ? a ? b ? a = a ? α ? a. n
xn = x2
e ? e0 = e = e0 .
b) Puisque a ? b = b ? a = e, a est symétrisable et sym(a) = b. Puisque l’ensemble E est fini, les éléments x1 , x2 , . . . ne peuvent être deux à deux
De plus g : x → b ? x ? b est clairement application réciproque de f . distincts et donc il existe p < q tels que
p q
x2 = x2
Exercice 9 : [énoncé] p
Posons alors a = x2 et n = q − p ∈ N? de sorte que
Considérons l’application f : N → E définie par f (n) = x ? n .
n
Puisque N est infini et que l’ensemble E est fini, l’application f n’est pas injective a2 = a
et donc il existe p > q ∈ N tels que f (p) = f (q) i.e.
Si n = 1, e = a convient.
x?p = x?q Si n > 1, il faut construire e à partir de a. . . Après quelques essais pour de
n
premières valeurs de n, on est amené à proposer e = a2 −1 ∈ E. On constate alors
Pour tout y ∈ E.
x?p ? y = x?q ? y
n+1 n n n n
−2 −2 −2 −1
e>e = e2 = a2 = a2 >a2 = a>a2 = a2 =e
Puisque x est régulier, on obtient :
x ? (p−q) ? y = y Exercice 13 : [énoncé]
On observe que
De même y ? x ? (p−q) = y et donc e = x ? (p−q) est neutre. ∀x ∈ G, x−1 = x
donc
Exercice 10 : [énoncé] ∀x, y ∈ G, y ? x = (y ? x)−1 = x−1 ? y −1 = x ? y
Soit a un élément régulier.
Considérons l’application f : E → E définie par f (x) = a ? x.
L’application f est injective. Exercice 14 : [énoncé]
E est fini donc f est bijective et par suite surjective d’où ∃b ∈ E tel que a ? b = e. Tout élément x de E est symétrisable et sym(x) = x donc (E, ? ) est un groupe.
f (e) = a et f (b ? a) = a ? b ? a = e ? a = a donc par l’injectivité de f : b ? a = e. De plus
Finalement a est inversible. x ? y = sym(x ? y) = sym(y) ? sym(x) = y ? x
On peut aussi partir de f : N → E définie par f (n) = a ? n qui n’est pas injective. donc (E, ? ) est abélien.

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Exercice 15 : [énoncé] b) H = R+? × R est inclus dans G.


? est associative et possède un neutre e, il reste à voir que tout élément a ∈ E est (1, 0) ∈ H.
inversible. ∀(x, y), (x0 , y 0 ) ∈ H, (x, y) ? (x0 , y 0 ) ∈ H
Considérons l’application f : E → E définie par f (x) = a ? x.
car xx0 > 0
a est régulier donc l’application f est injective.
∀(x, y) ∈ H, (x, y)−1 = (1/x, −y/x) ∈ H
E est fini donc f est bijective et par suite surjective d’où l’existence d’un b ∈ E
tel que a ? b = e. car 1/x > 0.
f (e) = a et f (b ? a) = a ? b ? a = e ? a = a donc par l’injectivité de f : b ? a = e. Ainsi H est un sous groupe de (G, ? ).
Finalement a est inversible et (E, ? ) est un groupe.
On peut aussi partir de f : N → E définie par f (n) = a ? n qui n’est pas injective.
Exercice 18 : [énoncé]
x+y
Notons que 1+xy existe pour tout x, y ∈ G car 1 + xy > 0.
Exercice 16 : [énoncé] On a
Si un élément figure deux fois dans une même ligne correspondant aux valeurs de x + y − (1 + xy) = (1 − x)(y − 1) < 0
composition avec x, c’est qu’il existe a 6= b tel que x ? a = x ? b. x+y x+y
donc 1+xy < 1 et de même 1+xy > −1 d’où
Or tout élément d’un groupe est régulier, ce cas de figure ci-dessus est donc
impossible. x+y
Comme le groupe G à n élément, qu’il y a n cases sur chaque ligne et que chaque ∈G
1 + xy
ligne ne peut contenir deux fois le même élément, chaque ligne contient chaque
élément de G une fois et une seule. Par suite la loi ? est bien définie.
On raisonne de même avec les colonnes. La loi ? est clairement commutative.
Soient x, y, z ∈ G,
x+y
Exercice 17 : [énoncé] (x ? y) + z 1+xy + z x + y + z + xyz
(x ? y) ? z = = = = x ? (y ? z)
a) La loi ? est bien définie. Soient (x, y), (x0 , y 0 ), (x00 , y 00 ) ∈ G 1 + (x ? y)z x+y
1 + 1+xy z 1 + xy + xz + yz

((x, y) ? (x0 , y 0 )) ? (x00 , y 00 ) = (xx0 , xy 0 + y) ? (x00 , y 00 ) = (xx0 x00 , xx0 y 00 + xy 0 + y) La loi ? est donc associative.
0 est neutre pour ? puisque
et
∀x ∈ G, x ? 0 = x
(x, y) ? ((x0 , y 0 ) ? (x00 , y 00 )) = (x, y) ? (x0 x00 , x0 y 00 + y 0 ) = (xx0 x00 , xx0 y 00 + xy 0 + y)
Enfin
donc ? est associative.
∀x ∈ G, x ? (−x) = 0
(x, y) ? (1, 0) = (x, y) et (1, 0) ? (x, y) = (x, y) donc tout élément x de G est symétrisable et sym(x) = −x.
Finalement (G, ? ) est un groupe commutatif.
donc (1, 0) est élément neutre.

(x, y) ? (1/x, −y/x) = (1, 0) et (1/x, −y/x) ? (x, y) = (1, 0)


Exercice 19 : [énoncé]
donc tout élément est symétrisable. a) On a
Finalement (G, ? ) est un groupe.
(1, 2) ? (3, 4) = (3, 6) et (3, 4) × (1, 2) = (3, 10) donc le groupe n’est pas x ? y ∈ I ⇔ xy + c(x + y) + c2 > 0 et xy − c(x + y) + c2 > 0
commutatif. ⇔ (x + c)(y + c) > 0 et (x − c)(y − c) > 0

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Par suite Exercice 23 : [énoncé]


2
∀(x, y) ∈ I , x ? y ∈ I a) aHa−1 ⊂ G, e = aea−1 ∈ aHa−1 .
∀axa−1 , aya−1 ∈ aHa−1 avec x, y ∈ H on a
b) ? est clairement commutative. (axa−1 )(ay −1 a−1 ) = a(xy −1 )a−1 ∈ aHa−1 .
? est associative puisque b) e ∈ aH ⇒ a−1 ∈ H ⇒ a ∈ H. Inversement a ∈ H ⇒ a−1 ∈ H ⇒ aH = H.
xyz La condition simple cherchée est a ∈ H.
x+y+z+ c2
∀x, y, z ∈ I, (x ? y) ? z = xy+yz+zx = x ? (y ? z)
1+ c2

Exercice 24 : [énoncé]
0 est élément neutre car C ⊂ G et e ∈ G car
∀y ∈ G, e ? y = y = y ? e
∀x ∈ I, x ? 0 = 0 ? x = x 0
Soient x, x ∈ C. Pour tout y ∈ G
Enfin x ? x0 ? y = x ? y ? x0 = y ? x ? x0
∀x ∈ I, (−x) ? x = x ? (−x) = 0
donc x ? x0 ∈ C
donc tout élément de I est symétrisable dans I. Soit x ∈ C. Pour tout y ∈ G,
Finalement (I, ? ) est un groupe abélien.
x ? y −1 = y −1 ? x

donne
Exercice 20 : [énoncé] (x ? y −1 )−1 = (y −1 ? x)−1
H ⊂ C, 0 = 0 + ω.0 ∈ H. i.e.
∀x, y ∈ H, on peut écrire x = a + ωb et y = a0 + ωb0 avec a, b, a0 , b0 ∈ Z. y ? x−1 = x−1 ? y
x − y = (a − a0 ) + ω(b − b0 ) avec a − a0 ∈ Z et b − b0 ∈ Z donc x − y ∈ H.
Ainsi H est un sous groupe de (C, +). donc x−1 ∈ C.
Ainsi C est un sous-groupe de (G, ? ).

Exercice 21 : [énoncé] Exercice 25 : [énoncé]


H ⊂ C? , 1 = a0 ∈ H. Posons H = {fa,b /a ∈ C? , b ∈ C} et montrons que H est un sous-groupe de
∀x, y ∈ H, on peut écrire x = an et y = am avec n, m ∈ Z. (S(C), ◦).
xy −1 = an−m avec n − m ∈ Z donc xy −1 ∈ H. IdC = f1,0 ∈ H.
Ainsi H est un sous groupe de (C?, ×). 1 b
Z = az + b ⇔ z = Z −
a a
−1
donc fa,b ∈ S(C) et fa,b = f1/a,−b/a . Ainsi H ⊂ S(C) et
Exercice 22 : [énoncé]
H ⊂ S(E), IdE ∈ H car IdE (a) = a. ∀f ∈ H, f −1 ∈ H
∀f, g ∈ H, (f ◦ g)(a) = f (g(a)) = f (a) = a donc f ◦ g ∈ H. Enfin fa,b ◦ fc,d (z) = a(cz + d) + b = acz + (ad + b) donc fa,b ◦ fc,d = fac,ad+b .
∀f ∈ H, f −1 (a) = a car f (a) = a donc f −1 ∈ H. Ainsi,
Ainsi H es un sous-groupe de (S(E), ◦). ∀f, g ∈ H, f ◦ g ∈ H
On peut conclure.

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Exercice 26 : [énoncé] x − y = a(k − `) avec k − ` ∈ Z donc x − y ∈ aZ.


a) Il est clair que i, f et g sont des permutations de E. Ainsi aZ est un sous-groupe de Z.
x 1 1
h(x) = x−1 = 1 + x−1 = 1 − 1−x = f (g(f (x))) donc h = f ◦ g ◦ f et donc b) Pour a = 0 ∈ N, {0} = aZ.
h ∈ S(E). c) Puisque H est non vide et non réduit à {0}, il existe h ∈ H tel que h 6= 0.
De même k = f ◦ g ∈ S(E) et ` = g ◦ f ∈ S(E) Si h > 0 alors h ∈ H + , si h < 0 alors −h ∈ H (car H sous-groupe) et −h > 0 donc
b) −h ∈ H + .
◦ i f g h k ` Dans les deux cas H + 6= ∅.
i i f g h k ` H + est une partie non vide de N donc H + possède un plus petit élément.
f f i k ` g h d) 0 ∈ H et a ∈ H.
g g ` i k h f Par récurrence, la stabilité de H donne ∀n ∈ N, a.n = a + · · · + a ∈ H.
h h k ` i f g Par passage à l’opposé, la stabilité de H par symétrisation donne ∀n ∈ Z, an ∈ H.
k k h f g ` i Ainsi aZ ⊂ H.
` ` g h f i k e) Soit x ∈ H. La division euclidienne de x par a 6= 0 donne x = aq + r avec q ∈ Z
et 0 6 r < a.
c) G est un sous groupe de S(E) car G contient i, est stable par composition et On a r = x − aq avec x ∈ H et aq ∈ aZ ⊂ H donc r ∈ H.
par passage à l’inverse. De plus ce groupe n’est pas commutatif car g ◦ f 6= f ◦ g. Si r > 0 alors r ∈ H + or r < a = min H + donc cela est impossible.
Il reste r = 0 ce qui donne x = aq ∈ aZ. Ainsi H ⊂ aZ et finalement H = aZ.
f) L’existence est établie ci-dessus. Il reste à montrer l’unicité.
Exercice 27 : [énoncé] Soit a, b ∈ N tel que aZ = bZ. On a a ∈ aZ = bZ donc b | a et de même a | b, or
Par l’absurde supposons a, b > 0 donc a = b.
H 6⊂ K et K 6⊂ H
Il existe h ∈ H tel que h ∈
/ K et k ∈ K tel que k ∈
/ H.
On a h, k ∈ H ∪ K donc h ? k ∈ H ∪ K car H ∪ K sous-groupe. Exercice 30 : [énoncé]
Si h ? k ∈ H alors k = h−1 ? (h ? k) ∈ H car H sous-groupe. Or ceci est exclu. Montrons que V est un sous-groupe du groupe (C? , ×).
Si h ? k ∈ K alors h = (h ? k) ? k −1 ∈ K car K sous-groupe. Or ceci est exclu. La partie V est incluse dans C? et évidemment non vide.
Ainsi h ? k ∈/ H ∪ K. Absurde. Soient z ∈ V . Il existe n ∈ N? tel que z n = 1 et alors (z −1 )n = 1 donc z −1 ∈ V .
Soient z, z 0 ∈ V . Il existe n, m ∈ N? tels que z n = z 0m = 1. On a alors
(zz 0 )nm = (z n )m (z 0m )n = 1 et donc zz 0 ∈ V .
Exercice 28 : [énoncé] Finalement V est bien un sous-groupe de (C? , ×) et donc (V, ×) est un groupe.
a) L’application ϕ est à valeurs dans A qui est un ensemble fini et au départ de N
qui est infini donc ϕ n’est pas injective.
b) Par la non injectivité de ϕ, il existe n ∈ N et p ∈ N? tel que ϕ(n + p) = ϕ(n). Exercice 31 : [énoncé]
On a alors x(n+p) = xn ? xp = xn donc xp = e par régularité de xn ∈ G. Pour x, y ∈ R?
Par suite x−1 = x(p−1) ∈ A. f (xy) = (xy)n = xn y n = f (x)f (y)
A est non vide, stable pour ? et stable par inversion donc A est un sous-groupe donc f est une endomorphisme de (R?, ×).
de (G, ? ). ker f = f −1 ({1}) et Imf = {xn /x ∈ R? }.
Si n est pair alors
ker f = {1, −1} et Imf = R+?
Exercice 29 : [énoncé]
a) aZ ⊂ Z, 0 = a.0 ∈ aZ. Si n est impair alors
∀x, y ∈ aZ, on peut écrire x = ak et y = a` avec k, ` ∈ Z. ker f = {1} et Imf = R?

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Exercice 32 : [énoncé] Exercice 35 : [énoncé]


On sait Aut(G) ⊂ S(G) et IdG ∈ Aut(G).
∀x, y ∈ C, exp(x + y) = exp(x) exp(y) Pour tout f, g ∈ Aut(G), on a f ◦ g ∈ Aut(G) et f −1 ∈ Aut(G) par les propriétés
donc exp : C → C? est un morphisme de groupes. sur les automorphismes.
Ainsi Aut(G) est un sous-groupe de (S(G), ◦).
exp(x) = 1 ⇔ ∃k ∈ Z, x = 2ikπ
donc
ker exp = {2ikπ/k ∈ Z} Exercice 36 : [énoncé]
a) ∀x, y, z ∈ G,
La fonction exponentielle complexe prend toutes les valeurs de C? donc
(x > y) > z = (x ? a ? y) ? a ? z = x ? a ? (y ? a ? z) = x > (y > z).
Im exp = C? ∀x ∈ G, x > sym(a) = x = sym(a) > x.
∀x ∈ G. Posons y = sym(a) ? sym(x) ? sym(a) ∈ G. On a x > y = y > x = sym(a).
b) K ⊂ G, sym(a) = sym(a) ? e donc sym(a) ∈ K.
Exercice 33 : [énoncé]
∀sym(a) ? x, sym(a) ? y ∈ K on a (sym(a) ? x) > (sym(a) ? y) > (−1) =
a) Soient x, y ∈ G. On a
sym(a) ? x ? a ? sym(a) ? sym(y) ? a ? sym(a) = sym(a) ? (x ? sym(y)) ∈ K.
τa (xy) = axya−1 = axa−1 aya−1 = τa (x)τa (y) c) f (x ? y) = x ? y ? sym(a) = (x ? sym(a)) > (y ? sym(a)) = f (x) > f (y) et
g : x 7→ x ? a en est l’application réciproque.
τa est donc un endomorphisme du groupe (G, ×).
b) Pour tout x ∈ G,
(τa ◦ τb )(x) = τa (bxb−1 ) = abxb−1 a−1 = (ab)x(ab)−1 = τab (x) Exercice 37 : [énoncé]
Si {i, j} est stable par σ alors {σ(i), σ(j)} = {i, j}.
donc
∀x ∈/ {i, j}, (σ ◦ τ )(x) = σ(x) = (τ ◦ σ)(x).
τa ◦ τb = τab
Pour x = i alors (σ ◦ τ )(i) = σ(j) = (τ ◦ σ)(i) et pour x = j,
c) (τa ◦ τa−1 ) = τ1 = IdG et (τa−1 ◦ τa ) = τ1 = IdG donc τa est bijective et (σ ◦ τ )(j) = σ(i) = (τ ◦ σ)(j).
(τa )−1 = τa−1 . Par suite σ ◦ τ = τ ◦ σ.
d) Montrons que T est un sous-groupe de (S(G), ◦). Inversement, si σ ◦ τ = τ ◦ σ alors σ(i) = (σ ◦ τ )(j) = (τ ◦ σ)(j) = τ (σ(j)).
T ⊂ S(G) et IdG ∈ T car IdG = τ1 . Puisque τ (σ(j)) 6= σ(j) on a σ(j) ∈ {i, j}. De même σ(i) ∈ {i, j} et donc {i, j}
∀f, g ∈ T , on peut écrire f = τa et g = τb avec a, b ∈ G. stable par σ.
f ◦ g −1 = τa ◦ (τb )−1 = τa ◦ τb−1 = τab−1 ∈ T car ab−1 ∈ G.
Ainsi T est un sous-groupe de (S(G), ◦) et donc (T , ◦) est un groupe.
Exercice 38 : [énoncé]
Exercice 34 : [énoncé] Pour x = σ(ai ), on a (σ ◦ c ◦ σ −1 )(x) = σ(ai+1 ) (en posant ap+1 = a1 ).
a) f (H) ⊂ G0 , e0 = f (e) ∈ f (H) car e ∈ H. / {σ(a1 ), . . . , σ(ap )}, on a (σ ◦ c ◦ σ −1 )(x) = σ ◦ σ −1 (x) = x car
Pour x ∈
∀y, y 0 ∈ f (H), on peut écrire y = f (x) et y 0 = f (x0 ) avec x, x0 ∈ H. c(σ (x)) = σ −1 (x) puisque σ −1 (x) ∈
−1
/ {a1 , . . . , ap }. Ainsi
y > y 0−1 = f (x) > f (x0 )−1 = f (x) > f (x0−1 ) = f (x ? x0−1 ) avec x ? x0−1 ∈ H donc
σ ◦ c ◦ σ −1 = σ(a1 ) σ(a2 ) . . . σ(ap )

y > y 0−1 ∈ f (H).
Ainsi f (H) est un sous-groupe de (G0 , > ).
b) f −1 (H 0 ) ⊂ G et e ∈ f −1 (H 0 ) car f (e) = e0 ∈ H 0 .
∀x, x0 ∈ f −1 (H 0 ) on a f (x), f (x0 ) ∈ H 0 . Exercice 39 : [énoncé]
f (x ? x0−1 ) = f (x) > f (x0−1 ) = f (x) > f (x0 )−1 ∈ H 0 donc x ? x0−1 ∈ f −1 (H 0 ). a) I(σ) = 2 + 3 + 2 + 4 + 3 + 2 + 1 + 0 = 17 donc ε(σ) = −1.
Ainsi f −1 (H 0 ) est un sous-groupe de (G, ? ). b) I(σ) = 0 + 1 + 0 + 3 + 0 + 2 + 0 + 0 = 6 donc ε(σ) = 1.

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Exercice 40 : [énoncé] Exercice 45 : [énoncé]


a) I(σ) = (n − 1) + (n − 2) + · · · + 1 + 0 = n(n−1)
donc ε(σ) = (−1)
n(n−1)
2 . a) (Z2 , +) est un groupe commutatif.
2
n(n−1) n(n−1) (a, b) ? (c, d) = (ac, ad + bc) = (c, d) ? (a, b). La loi ? est commutative.
b) I(σ) = 0 + 1 + 2 + · · · + (n − 1) + 0 + · · · + 0 = 2 donc ε(σ) = (−1) 2 .
((a, b) ? (c, d)) ? (e, f ) = (ac, ad + bc) ? (e, f ) = (ace, acf + ade + bce) =
(a, b) ? ((c, d) ? (e, f )).
(a, b) ? (1, 0) = (a, b)
Exercice 41 : [énoncé] ((a, b) + (c, d)) ? (e, f ) = (a + c, b + d) ? (e, f ) = (ae + ce, af + cf + be + de)
a) L’application σ 7→ τ ◦ σ est involutive, donc bijective. donc
b) L’application σ 7→ τ ◦ σ transforme An en Sn \An donc CardAn = CardSn \An , ((a, b) + (c, d)) ? (e, f ) = (ae, af + be) + (ce, cf + de) = (a, b) ? (e, f ) + (c, d) ? (e, f )
or Sn est la réunion disjointe de An et de Sn \An donc suite Donc (Z2 , +, ? ) est un anneau commutatif.
CardAn = 12 CardSn = n! 2 . b) A ⊂ Z2 , (1, 0) ∈ A.
∀(a, 0), (b, 0) ∈ A, on a (a, 0) − (b, 0) = (a − b, 0) ∈ A et (a, 0) ? (b, 0) = (ab, 0) ∈ A.
A est donc un sous-anneau de (Z2 , +, ? ).
Exercice 42 : [énoncé] 
a) σ ◦ τ ◦ σ −1 = 2 3 , σ 2 ◦τ ◦ σ −2 = 3 4 ,...,


σ k ◦ τ ◦ σ −k = k + 1 k + 2 . Exercice 46 : [énoncé]
b) Il est « connu »que toute permutation  de Sn peut s’écrire comme produit de Supposons que A n’ait pas de diviseurs de zéro.
transpositions de la forme k k + 1 . Ces dernières peuvent s’écrire comme Soit x ∈ A avec x 6= 0. ∀a, b ∈ A, xa = xb ⇒ x(a − b) = 0 ⇒ a − b = 0 car x 6= 0
produit de σ, de τ , et de σ −1 . Or σ n = Id et donc σ −1 = σ n−1 et par conséquent, donc a = b.
σ −1 peut s’écrire comme produit de σ. Ainsi x est régulier à gauche. Il en est de même à droite.
Supposons que tout élément non nul de A soit régulier.
∀x, y ∈ A, xy = 0 ⇒ xy = x.0 ⇒ x = 0 ou y = 0 (par régularité de x dans le cas
Exercice 43 : [énoncé]  où x 6= 0).
Notons que σ ◦ a b c ◦ σ −1 = σ(a) σ(b) σ(c) .

Par suite l’anneau A ne possède pas de diviseurs de zéro.
Soit σ : Nn → Nn une permutation définie par : σ(a) = a0 , σ(b) = b0 et σ(c) = c0 .
Si σ est paire alors le problème est résolu. 
Si σ est impaire alors soit c 6= d ∈ Nn \ {a, b, c} et τ = c d . Exercice 47 : [énoncé]
σ ◦ τ est une permutation paire satisfaisante. a) Soit n ∈ N tel que xn = 0. (xy)n = xn y n = 0.y n = 0 donc xy nilpotent.
b) Soit n, m ∈ N tels que xn = y m =!0.
m+n−1 m+n−1
(x + y)m+n−1 = xk y m+n−1−k =
P
Exercice 44 : [énoncé] k=0 k
Pour commencer, notons que, pour tout k ∈ {1, . . . , n} ck−1 (1) = k et par ! !
P m+n−1
n−1 m+n−1 m + n − 1
conséquent c−(k−1) (k) = 1. xk y m+n−1−k + xk y m+n−1−k
P
Soit σ une permutation commutant avec cn . k=0 k k=n k
Posons k = σ(1) ∈ {1, 2, ..., n} et s = c−(k−1) ◦ σ de sorte que s(1) = 1. Or ∀k ∈ {0, . . . , n − 1}, y m+n−1−k = 0 car m + n − 1 − k > m et ∀k > n, xk = 0
Comme σ et c commutent, s et c commutent aussi et on a pour tout 2 6 i 6 n, donc (x + y)m+n−1 = 0 + 0 = 0. Ainsi x + y est nilpotent.
s = c(i−1) ◦ s ◦ c−(i−1) d’où c) Soit n ∈ N tel que (xy)n = 0. (yx)n+1 = y(xy)n x = y.0.x = 0 donc yx nilpotent.
s(i) = c(i−1) ◦ s ◦ c−(i−1) (i) = σ (i−1) ◦ s(1) = σ (i−1) (1) = i car c−(i−1) (i) = 1. d) Soit n ∈ N tel que xn = 0.
Par conséquent s = Id puis σ = ck . 1 = 1 − xn = (1 − x)y = y(1 − x) avec y = 1 + x + · · · + xn−1 .
Inversement les permutations de la forme ck avec 1 6 k 6 n commutent avec c. Par suite 1 − x est inversible et y est son inverse.

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Exercice 48 : [énoncé] Exercice 52 : [énoncé]


a) (x + y)2 = (x + y) donne x2 + y 2 + xy + yx = x + y puis xy + yx = 0 sachant a) Montrer que Z [i] est un sous anneau de (C, +, ×). Z [i] ⊂ C, 1 ∈ Z [i].
x2 = x et y 2 = y. ∀x, y ∈ Z [i], on peut écrire x = a + i.b et y = a0 + i.b0 avec a, b, a0 , b0 ∈ Z.
Pour y = 1 on obtient x + x = 0A . x − y = (a − a0 ) + i.(b − b0 ) avec a − a0 , b − b0 ∈ Z donc x − y ∈ Z [i].
b) Comme x2 = x, 4 est réflexive. xy = (aa0 − bb0 ) + i(ab0 + a0 b) avec aa0 − bb0 , ab0 + a0 b ∈ Z donc xy ∈ Z [i].
Si x 4 y et y 4 x alors yx = x et xy = y donc xy + yx = x + y = 0. Ainsi Z [i] est un sous-anneau de (C, +, ×).
Or x + x = 0, donc x + y = x + x, puis y = x. b) Soit x = a + i.b ∈ Z [i] avec a, b ∈ Z.
Si x 4 y et y 4 z alors yx = x et zy = y donc zx = zyx = yx = x i.e. x 4 z. Si x est inversible dans Z [i], il l’est aussi dans C et de même inverse.
Ainsi 4 est une relation d’ordre sur A. Donc x 6= 0 (i.e. (a, b) 6= (0, 0)) et
c) xy(x + y) = xyx + xy 2 = −x2 y + xy 2 = −xy + xy = 0.
yx=−xy 1 a − i.b
Si A est intègre alors : xy(x + y) = 0A ⇒ x = 0A , y = 0A ou x + y = 0A . x−1 = = 2 ∈ Z [i]
a + ib a + b2
Or x + y = 0 = x + x donne y = x.
Ainsi, lorsqu’on choisit deux éléments de A, soit l’un deux est nul, soit ils sont d’où
égaux. a b
∈ Z et 2 ∈Z
Une telle propriété est impossible si Card(A) > 3. Par suite Card(A) = 2 car A a2 + b2 a + b2
est non nul. ab

∈ Z or a2ab
1
Par suite +b2 6 2 donc ab = 0.

a2 +b2
a 1
Si b = 0 alors a2 +b2 = a ∈ Z donne a = ±1.
Exercice 49 : [énoncé] b 1
Si a = 0 alors a2 +b 2 = b ∈ Z donne b = ±1.
Soit x = b(ab)−1 . Montrons que x est l’inverse de a.
On a ax = ab(ab)−1 = 1 et xab = b(ab)−1 ab = b donc (xa − 1)b = 0 puis xa = 1 Ainsi, si x = a + i.b est inversible, x = 1, i, −1 ou −i.
car b n’est pas diviseur de 0. Ainsi a est inversible et x est son inverse. La réciproque est immédiate.
De plus b = a−1 (ab) l’est aussi par produit d’éléments inversibles.

Exercice 53 : [énoncé]
Exercice
h√ i 50 : [énoncé]
h√ i a) A ⊂ Q, 1 ∈ A, ∀x, y ∈ A, x − y ∈ A et xy ∈ A : clair.
Z d ⊂ R, 1 ∈ Z d . Par suite A est un sous anneau de (Q, +, ×).
h√ i √ √
Soient x, y ∈ Z d , on peut écrire x = a + b d et y = a0 + b0 d avec b) x ∈ A est inversible si, et seulement si, il existe y ∈ A tel que xy = 1.
m0 0 0 0
x= m n , y = n0 avec n, n impairs. xy = 1 ⇒ mm = nn donc m est impair et la
a, b, a0 , b0 ∈ Z.
√ h√ i réciproque est immédiate.
x − y = (a − a0 ) + (b − b0 ) d avec a − a0 , b − b0 ∈ Z donc x − y ∈ Z d . Ainsi nm
√ h√ i o
xy = (aa0 + bb0 d) + (ab0 + a0 b) d avec aa0 + bb0 d, ab0 + a0 b ∈ Z donc xy ∈ Z d . U (A) = /m ∈ Z, n ∈ N? impairs
h√ i n
Ainsi Z d est un sous-anneau de (R, +, ×).

Exercice 54 : [énoncé]
Exercice 51 : [énoncé] a) A ⊂ Q, 1 ∈ A, ∀x, y ∈ A, x − y ∈ A et xy ∈ A : facile.
D ⊂ Q et 1 ∈ D car 1 = 1010 . Ainsi A est un sous anneau de (Q, +, ×).
Soient x, y ∈ D, on peut écrire x = 10nk et y = 10
m
` avec n, m ∈ Z et k, ` ∈ N. b) x ∈ A est inversible si, et seulement si, il existe y ∈ A tel que xy = 1.
0
n10` −m10k
x − y = 10k+` avec n10` − m10k ∈ Z et k + ` ∈ N donc x − y ∈ D. Puisqu’on peut écrire x = 2mn , y = 2mn0 avec m, m0 ∈ Z et n, n0 ∈ N,
xy = 10nm
k+` avec nm ∈ Z et k + ` ∈ N donc xy ∈ D.
0
Ainsi D est un sous-anneau de (Q, +, ×). xy = 1 ⇒ mm0 = 2n+n

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Par suite m est, au signe près, une puissance de 2. Exercice 58 : [énoncé]


La réciproque est immédiate. 0, 1 ∈ F puis par récurrence ∀n ∈ N, n ∈ F . Par passage à l’opposée ∀p ∈ Z, p ∈ F .
Finalement Par passage à l’inverse : ∀q ∈ N? , 1/q ∈ F . Par produit ∀r = p/q ∈ Q, r ∈ F .
U (A) = ±2k /k ∈ Z


Exercice 55 : [énoncé]
Soit ϕ : R → R définie par ϕ : x 7→ x − 1. ϕ est une bijection et on vérifie
ϕ(a>b) = ϕ(a) + ϕ(b) ainsi que ϕ(a ? b) = ϕ(a) × ϕ(b). Par la bijection ϕ−1 la
structure de corps sur (R, +, ×) est transportée sur (R, >, ?).
Notamment, les neutres de (R, >, ?) sont 1 et 2.

Exercice 56 : [énoncé]
h√ i
Montrons que Q d est un sous-corps de (R, +, ×).
h√ i h√ i
Q d ⊂ R, 1 ∈ Q d .
h√ i √ √
Soient x, y ∈ Q d , on peut écrire x = a + b d et y = a0 + b0 d avec
a, b, a0 , b0 ∈ Q.
√ h√ i
x − y = (a − a0 ) + (b − b0 ) d avec a − a0 , b − b0 ∈ Q donc x − y ∈ Q d .
√ h√ i
xy = (aa0 + bb0 d) + (ab0 + a0 b) d avec aa0 + bb0 d, ab0 + a0 b ∈ Q donc xy ∈ Q d .
Si x 6= 0 alors
√ √
1 1 a−b d a b d
= √ = 2 = 2 − 2
x a+b d a − db2 a − db2 a − db2
avec
a b
, 2 ∈Q
a − db a − db2
2 2
√ √
Notons que, icih a −i b d 6= 0 car d ∈ / Q.

Finalement Q d est un sous-corps de (R, +, ×) et c’est donc un corps.

Exercice 57 : [énoncé]
(⇐) tout élément non nul d’un corps est symétrisable donc régulier et n’est donc
pas diviseurs de zéro.
(⇒) Supposons que A n’ait pas de diviseurs de zéros. Soit a ∈ A tel que a 6= 0.
Montrons que a est inversible Considérons l’application ϕ : A → A définie par
ϕ(x) = a.x.
a n’étant pas diviseur de zéro, on démontre aisément que ϕ est injective, or A est
fini donc ϕ est bijective. Par conséquent il existe b ∈ A tel que ϕ(b) = 1 i.e.
ab = 1. Ainsi a est inversible. Finalement A est un corps.

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