Ministère de la santé de la population
et de la reforme hospitalière
Institut national de formation supérieur
paramédical Batna
Gastrites
présenté par Dr BOUDAOUD
Gastrites chroniques
I. Introduction Définition :
Le terme de gastrite est réservé aux maladies
inflammatoires de la muqueuse gastrique.
Le diagnostic de gastrite repose sur l’examen par
l’anatomopathologiste des biopsies gastriques prélevées
lors de l’endoscopie oeso-gastrique
Les gastrites chroniques témoignent d’un processus
inflammatoire persistant dont les étiologies sont également
variables
II. Diagnostic positif :
1. Endoscopie et biopsies gastriques :
L’endoscopie digestive haute, outre la description précise
des lésions et de leur siège, permet la réalisation de
biopsies destinées à l’examen anatomopathologique qui
nous permettons d’avoir une étiologie .
III. Présentations anatomocliniques:
1. Gastrite chronique non auto-immune
Elle correspond à la gastrite chronique bactérienne,
principalement liée à Hélicobacter- pylori, qui peut
être atrophique ou non
A) Gastrite chronique antrale non atrophique:
L’infection chronique à H.pylori est principalement
marquée par la présence d’un infiltrat inflammatoire
du chorion
B) Gastrite chronique atrophique multifocale:
On observe une atrophie sur les biopsies, souvent
associée à une métaplasie pylorique.
L’intensité des lésions est souvent très variable d’une
zone à l’autre
2) Traitement :
L’irradication de l’ h. pyori :
Antibiotique ( amoxicilline ; flagyl ; clarithromicine)
IPP ( oméprazole ; isoméprazole)
2. Gastrite chronique atrophique auto-immune
Il s’agit de la gastrite dont l’atteinte est localisée au corps
de l’estomac, associée à la présence d’autoanticorps
reconnaissant les cellules pariétales, ce qui suggère son
origine auto-immune.
La cible moléculaire des autoanticorps anticellules
pariétales est la pompe à protons (ATPase H+/K+)
La carence en facteur intrinsèque résulte de la
destruction progressive des cellules pariétales, mais
également de la présence d’autoanticorps antifacteur
intrinsèque présents dans le suc gastrique.
A) Manifestations cliniques :
La gastrite auto-immune est en elle-même
asymptomatique; peut être découverte :
- Lors des biopsies faites pour un autre motif
- Devant un aspect endoscopique d’atrophie muqueuse du
corps gastrique
- Conséquences sur la muqueuse gastrique (développement
de néoplasies)
- Conséquence de la la carence en vitamine B12.
B) Diagnostic positif :
Endoscopie gastrique avec des biopsies
C) Traitement :
L’injection régulière, par voie intramusculaire, de vitamine
B12 à la dose de 1 000 μg par mois pour corriger ou
prévenir la carence en vitamine B12
Le traitement des adénocarcinomes gastriques est le plus
souvent chirurgical.
3) Gastropathies ou « gastrites » chimiques
Liées soit au:
- Reflux biliaire sur des moignons de gastrectomie,
- Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS),
- Aux abus d’alcool.
4) Autres gastrites :
- Parasitaires
- Fungiques
- Maladies de crohn
- Gastrite allergique : L’enquête allergique peut aboutir à la mise
en cause :
* d’agents médicamenteux : hypoglycémiants, antibiotiques et
AINS.
* en cas d’allergie alimentaire
* chez des asthmatiques allergiques.
Gastrites aigues :
C’est une inflammation aiguë de la muqueuse gastrique
définie par des lésions endoscopiques
Les gastrites aiguës surviennent à la suite d’une agression
brutale de la muqueuse gastrique, quelle qu’en soit la
cause (infectieuse, toxique, médicamenteuse, perte
brutale de la résistance muqueuse liée au stress…).
I. Diagnostic :
Elles peuvent être asymptomatique et se cicatriser
spontanément ou se manifester par :
- des épigastralgies
- une complication :
* aigue: - hémorragie digestive
- Perforation (péritonite)
* chronique: - sténose
- cancérisation
L’endoscopie digestive haute et les biopsies montrent des
lésions souvent diffuses, multiples et de degré variable
II. Les causes :
- Le stress, l’alcool
- Les médicaments (aspirine et AINS)
- La primo-infection à H. pylori ,
- L’ingestion de caustiques
III. Traitement :
Les conseils hygiénodiététiques :
L’arrêt du tabac; la suppression des aliments épicés, des alcools,
des repas trop gras,
La contre-indication de tout traitement gastrotoxique sauf
indication incontournable
Les antisécrétoires : anti H2 (ranitidine..)
IPP (mopral …)
Les protecteurs de la muqueuse gastrique et antiacides :
(phosphalugel, smecta..)