0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
58 vues24 pages

Convention sur les prestations professionnelles

Ce document décrit une convention de l'OIT sur les prestations en cas d'accidents du travail et de maladies professionnelles. Il définit les termes clés, décrit les catégories de travailleurs couverts et les éventualités assurées, et établit les principes de base concernant l'attribution des prestations.

Transféré par

IrAbrahamAmi
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
58 vues24 pages

Convention sur les prestations professionnelles

Ce document décrit une convention de l'OIT sur les prestations en cas d'accidents du travail et de maladies professionnelles. Il définit les termes clés, décrit les catégories de travailleurs couverts et les éventualités assurées, et établit les principes de base concernant l'attribution des prestations.

Transféré par

IrAbrahamAmi
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

C121 - Convention (n° 121) sur les prestations en cas

d'accidents du travail et de maladies professionnelles, 1964


[tableau I modifié en 1980]

Convention concernant les prestations en cas d'accidents du travail et de maladies professionnelle


(Entrée en vigueur: 28 juil. 1967)Adoption: Genève, 48ème session CIT (08 juil. 1964) - Statut:
Instrument à jour (Conventions Techniques).Actuellement ouverte à la dénonciation: 28 juil. 2017 - 28
juil. 2018

Préambule

La Conférence générale de l'Organisation internationale du Travail,

Convoquée à Genève par le Conseil d'administration du Bureau international du Travail, et s'y étant
réunie le 17 juin 1964, en sa quarante-huitième session;

Après avoir décidé d'adopter diverses propositions relatives aux prestations en cas d'accidents du
travail et de maladies professionnelles, question qui constitue le cinquième point à l'ordre du jour de
la session;

Après avoir décidé que ces propositions prendraient la forme d'une convention internationale,

adopte, ce huitième jour de juillet mil neuf cent soixante-quatre, la convention ci-après, qui sera
dénommée Convention sur les prestations en cas d'accidents du travail et de maladies
professionnelles, 1964:

Article 1

Aux fins de la présente convention:

▪ (a) le terme législation comprend les lois et règlements, aussi bien que les dispositions
statutaires en matière de sécurité sociale;

▪ (b) le terme prescrit signifie déterminé par ou en vertu de la législation nationale;

▪ (c) le terme établissement industriel comprend tout établissement relevant d'une des
branches suivantes d'activité économique: industries extractives; industries manufacturières;
bâtiment et travaux publics; électricité, gaz, eau et services sanitaires; transports, entrepôts
et communications;

▪ (d) le terme à charge vise l'état de dépendance présumé existant dans des cas prescrits;

▪ (e) le terme enfant à charge désigne:

▪ (i) un enfant qui est au-dessous de l'âge auquel la scolarité obligatoire prend fin ou
un enfant de moins de quinze ans, l'âge le plus élevé devant être pris en
considération;

▪ (ii) dans des conditions prescrites, un enfant au-dessous d'un âge plus élevé que celui
indiqué à l'alinéa i), lorsqu'il est placé en apprentissage, poursuit ses études ou est
atteint d'une maladie chronique ou d'une infirmité le rendant inapte à l'exercice
d'une activité professionnelle quelconque, à moins que la législation nationale ne
définisse le terme enfant à charge comme comprenant tout enfant au-dessous d'un
âge sensiblement plus élevé que celui indiqué à l'alinéa i).
Article 2

▪ 1. Un Membre dont l'économie et les ressources médicales n'ont pas atteint un


développement suffisant peut, par une déclaration motivée accompagnant sa ratification, se
réserver le bénéfice des dérogations temporaires figurant dans les articles suivants: 5, 9,
paragraphe 3, alinéa b), 12, 15, paragraphe 2, et 18, paragraphe 3.

▪ 2. Tout Membre qui a fait une déclaration en application du paragraphe 1 du présent article
doit, dans les rapports sur l'application de la présente convention qu'il est tenu de présenter
en vertu de l'article 22 de la Constitution de l'Organisation internationale du Travail, faire
connaître à propos de chacune des dérogations dont il s'est réservé le bénéfice:

▪ (a) soit que les raisons qu'il a eues pour ce faire existent toujours;

▪ (b) soit qu'il renonce, à partir d'une date déterminée, à se prévaloir de la dérogation
en question.

Article 3

▪ 1. Tout Membre qui ratifie la présente convention peut, par une déclaration accompagnant
sa ratification, exclure de l'application de la convention:

▪ (a) les gens de mer, y compris les marins pêcheurs;

▪ (b) les agents de la fonction publique;

lorsque ces catégories sont protégées par des régimes spéciaux qui octroient, au total, des
prestations au moins équivalentes à celles prévues par la présente convention.

▪ 2. Lorsqu'une déclaration faite en application du paragraphe précédent est en vigueur, le


Membre peut exclure les personnes visées par cette déclaration du nombre des salariés pris
en compte pour le calcul du pourcentage des salariés prévu à l'article 4, paragraphe 2, alinéa
d), et à l'article 5.

▪ 3. Tout Membre qui a fait une déclaration conformément au paragraphe 1 du présent article
peut, par la suite, notifier au Directeur général du Bureau international du Travail qu'il
accepte les obligations de la présente convention en ce qui concerne la ou les catégories
exclues lors de sa ratification.

Article 4

▪ 1. La législation nationale concernant les prestations en cas d'accidents du travail et de


maladies professionnelles doit protéger tous les salariés (y compris les apprentis) des
secteurs privés ou publics, y compris les coopératives et, en cas de décès du soutien de
famille, les catégories prescrites de bénéficiaires.

▪ 2. Toutefois, chaque Membre pourra prévoir telles exceptions qu'il estimera nécessaires en
ce qui concerne:

▪ (a) les personnes exécutant des travaux occasionnels étrangers à l'entreprise de


l'employeur;

▪ (b) les travailleurs à domicile;

▪ (c) les membres de la famille de l'employeur, vivant sous son toit, dans la mesure où
ils travaillent pour lui;
▪ (d) d'autres catégories de salariés dont le nombre ne devra pas excéder 10 pour cent
de l'ensemble des salariés autres que ceux qui sont exclus en application des alinéas
a) à c) ci-dessus.

Article 5

Lorsqu'une déclaration faite en application de l'article 2 est en vigueur, l'application de la législation


nationale concernant les prestations en cas d'accidents du travail et de maladies professionnelles
peut être limitée à des catégories prescrites de salariés représentant au total 75 pour cent au moins
de l'ensemble des salariés dans les établissements industriels et, en cas de décès du soutien de
famille, à des catégories prescrites de bénéficiaires.

Article 6

Les éventualités couvertes doivent comprendre les éventualités suivantes, lorsqu'elles sont dues à un
accident du travail ou à une maladie professionnelle:

▪ (a) état morbide;

▪ (b) incapacité de travail résultant d'un état morbide et entraînant la suspension du gain, telle
qu'elle est définie par la législation nationale;

▪ (c) perte totale de la capacité de gain ou perte partielle de la capacité de gain au-dessus d'un
degré prescrit, lorsqu'il est probable que cette perte totale ou partielle sera permanente, ou
diminution correspondante de l'intégrité physique;

▪ (d) perte de moyens d'existence subie, du fait du décès du soutien de famille, par des
catégories prescrites de bénéficiaires.

Article 7

▪ 1. Tout Membre doit prescrire une définition de l'"accident du travail" comportant les
conditions dans lesquelles l'accident de trajet est réputé être accident du travail, et doit,
dans les rapports sur l'application de la présente convention qu'il est tenu de présenter en
vertu de l'article 22 de la Constitution de l'Organisation internationale du Travail, spécifier les
termes de cette définition.

▪ 2. Lorsque les accidents de trajet sont déjà visés par les régimes de sécurité sociale autres
que ceux relatifs à la réparation des accidents du travail et que ces régimes prévoient, en cas
d'accidents de trajet, des prestations dans leur ensemble au moins équivalentes à celles
prévues par la présente convention, il ne sera pas nécessaire de faire mention des accidents
de trajet dans le cadre de la définition des "accidents du travail".

Article 8

Tout Membre doit:

▪ (a) soit établir, par voie de législation, une liste des maladies comprenant au moins les
maladies énumérées au tableau I joint à la présente convention et qui seront reconnues
comme maladies professionnelles dans des conditions prescrites;

▪ (b) soit inclure dans sa législation une définition générale des maladies professionnelles qui
devra être suffisamment large pour couvrir au moins les maladies énumérées au tableau I
joint à la présente convention;
▪ (c) soit établir, par voie de législation, une liste de maladies conformément à l'alinéa a),
complétée par une définition générale des maladies professionnelles ou par des dispositions
permettant d'établir l'origine professionnelle de maladies autres que celles qui figurent sur la
liste ou de maladies qui ne se manifestent pas dans les conditions prescrites.

Article 9

▪ 1. Tout Membre doit garantir aux personnes protégées, conformément aux conditions
prescrites, l'attribution des prestations suivantes:

▪ (a) soins médicaux et services connexes en cas d'état morbide;

▪ (b) prestations en espèces dans les éventualités visées aux alinéas b), c) et d) de
l'article 6.

▪ 2. L'ouverture du droit aux prestations ne peut être subordonnée à la durée de l'emploi, à la


durée de l'affiliation à l'assurance, ou au versement des cotisations; toutefois, en ce qui
concerne les maladies professionnelles, une durée d'exposition au risque peut être prescrite.

▪ 3. Les prestations doivent être accordées pendant toute la durée de l'éventualité. Toutefois,
en ce qui concerne l'incapacité de travail, la prestation en espèces pourra ne pas être servie
pour les trois premiers jours:

▪ (a) lorsque la législation d'un Membre prévoit un délai de carence à la date de


l'entrée en vigueur de la présente convention et à la condition que le Membre fasse
connaître, dans les rapports sur l'application de la convention qu'il est tenu de
présenter en vertu de l'article 22 de la Constitution de l'Organisation internationale
du Travail, que les raisons qu'il a eues pour se prévaloir de la dérogation existent
toujours;

▪ (b) lorsqu'une déclaration faite en application de l'article 2 est en vigueur.

Article 10

▪ 1. Les soins médicaux et services connexes en cas d'état morbide doivent comprendre:

▪ (a) les soins de praticiens de médecine générale et de spécialistes à des personnes


hospitalisées ou non hospitalisées, y compris les visites à domicile;

▪ (b) les soins dentaires;

▪ (c) les soins infirmiers, soit à domicile, soit dans un hôpital ou dans une autre
institution médicale;

▪ (d) l'entretien dans un hôpital, une maison de convalescence, un sanatorium ou une


autre institution médicale;

▪ (e) les fournitures dentaires, pharmaceutiques et autres fournitures médicales ou


chirurgicales, y compris les appareils de prothèse, leur entretien et leur
remplacement éventuel, ainsi que les lunettes;

▪ (f) les soins fournis par un membre d'une autre profession légalement reconnue
comme connexe à la profession médicale, sous la surveillance d'un médecin ou d'un
dentiste;

▪ (g) dans la mesure du possible, les soins suivants sur les lieux de travail:
▪ (i) soins d'urgence aux victimes d'accidents graves;

▪ (ii) soins renouvelés aux victimes de blessures légères n'entraînant pas l'arrêt
du travail.

▪ 2. Les prestations fournies conformément au paragraphe 1 du présent article doivent tendre,


par tous les moyens appropriés, à préserver, à rétablir ou, si cela n'est pas possible, à
améliorer la santé de la victime, ainsi que son aptitude à travailler et à faire face à ses
besoins personnels.

Article 11

▪ 1. Tout Membre qui fournit les soins médicaux et les services connexes par un régime
général de santé ou par un régime de soins médicaux couvrant les salariés peut prévoir, dans
sa législation, que ces soins seront dispensés aux victimes d'accidents du travail et de
maladies professionnelles dans les mêmes conditions qu'aux autres ayants droit, sous
réserve que les règles en la matière soient élaborées de telle sorte que les intéressés ne se
trouvent pas dans le besoin.

▪ 2. Tout Membre qui fournit les soins médicaux et services connexes sous forme de
remboursement des dépenses assumées par la victime peut prévoir, dans sa législation, des
règles particulières pour les cas où l'étendue, la durée ou le coût desdits soins et services
dépasseraient des limites raisonnables, sous réserve que lesdites règles n'aillent pas à
l'encontre des buts visés au paragraphe 2 de l'article 10 et qu'elles soient élaborées de telle
sorte que les intéressés ne se trouvent pas dans le besoin.

Article 12

Lorsqu'une déclaration faite en application de l'article 2 est en vigueur, les soins médicaux et services
connexes doivent comprendre au moins:

▪ (a) les soins de praticiens de médecine générale, y compris les visites à domicile;

▪ (b) les soins de spécialistes donnés dans les hôpitaux à des patients hospitalisés ou non
hospitalisés, et les soins de spécialistes qui peuvent être donnés hors des hôpitaux;

▪ (c) la fourniture de produits pharmaceutiques essentiels, sur ordonnance d'un médecin ou


d'un autre praticien qualifié;

▪ (d) l'hospitalisation, lorsqu'elle est nécessaire;

▪ (e) dans la mesure du possible, sur les lieux de travail, des soins d'urgence aux victimes
d'accidents du travail.

Article 13

En cas d'incapacité de travail temporaire ou d'incapacité de travail se trouvant dans sa phase initiale,
la prestation en espèces sera un paiement périodique calculé conformément aux dispositions, soit de
l'article 19, soit de l'article 20.

Article 14

▪ 1. En cas de perte de la capacité de gain, lorsqu'il est probable que cette perte sera
permanente, ou en cas de diminution correspondante de l'intégrité physique, les prestations
en espèces seront servies dans tous les cas où cette perte ou cette diminution dépassent un
degré prescrit et subsistent à l'expiration de la période durant laquelle des prestations sont
dues, conformément à l'article 13.

▪ 2. En cas de perte totale de la capacité de gain, lorsqu'il est probable que cette perte sera
permanente, ou en cas de diminution correspondante de l'intégrité physique, la prestation
sera un paiement périodique calculé conformément aux dispositions, soit de l'article 19, soit
de l'article 20.

▪ 3. En cas de perte partielle substantielle de la capacité de gain au-dessus d'un degré prescrit,
lorsqu'il est probable que cette perte sera permanente, ou en cas de diminution
correspondante de l'intégrité physique, la prestation sera un paiement périodique
correspondant à une proportion équitable de celle qui est prévue au paragraphe 2 ci-dessus.

▪ 4. En cas de toute autre perte partielle de la capacité de gain au-dessus du degré prescrit visé
au paragraphe 1 ci-dessus, lorsqu'il est probable que cette perte sera permanente, ou en cas
de diminution correspondante de l'intégrité physique, la prestation peut prendre la forme
d'un versement unique.

▪ 5. Les degrés de perte de la capacité de gain ou de diminution correspondante de l'intégrité


physique visés aux paragraphes 1 et 3 du présent article seront fixés par la législation
nationale de telle manière que les intéressés ne se trouvent pas dans le besoin.

Article 15

▪ 1. Dans des cas exceptionnels et avec l'accord de la victime, tout ou partie du paiement
périodique prévu aux paragraphes 2 et 3 de l'article 14 peut être converti en un versement
unique, correspondant à l'équivalent actuariel dudit paiement périodique, lorsque l'autorité
compétente a des raisons de croire que la somme unique ainsi versée sera utilisée de
manière particulièrement avantageuse pour la victime.

▪ 2. Lorsqu'une déclaration faite en application de l'article 2 est en vigueur et que le Membre


estime qu'il ne dispose pas des moyens administratifs nécessaires pour assurer un service
régulier de paiements périodiques, il pourra convertir les paiements périodiques visés aux
paragraphes 2 et 3 de l'article 14 en un versement unique correspondant à l'équivalent
actuariel desdits paiements périodiques calculé sur la base des données existantes.

Article 16

Des augmentations des paiements périodiques ou d'autres prestations spéciales ou


complémentaires, selon ce qui sera prescrit, devront être prévues pour les victimes dont l'état
requiert l'assistance constante d'une tierce personne.

Article 17

La législation nationale déterminera les conditions dans lesquelles auront lieu la révision, la
suspension ou la suppression des paiements périodiques au titre de la perte de la capacité de gain ou
de la diminution correspondante de l'intégrité physique, en fonction des modifications pouvant
survenir dans le degré de cette perte ou de cette diminution.

Article 18

▪ 1. En cas de décès du soutien de famille, la prestation en espèces garantie à la veuve selon ce


qui est prescrit par la législation nationale, au veuf invalide et à charge, aux enfants à charge
du défunt et à toutes autres personnes qui seraient désignées par ladite législation nationale,
sera un paiement périodique calculé conformément aux dispositions, soit de l'article 19, soit
de l'article 20. Toutefois, une prestation au veuf invalide et à charge ne doit pas être
attribuée lorsque les prestations en espèces aux autres survivants dépassent sensiblement
celles prévues par la présente convention et que d'autres régimes de sécurité sociale
attribuent à un tel veuf des prestations sensiblement plus élevées que celles prévues par la
convention concernant la sécurité sociale (norme minimum), 1952, en matière de prestations
d'invalidité.

▪ 2. En outre, une prestation sera fournie pour les frais funéraires à un taux prescrit qui ne sera
pas inférieur au coût normal des funérailles; le droit à cette prestation peut toutefois être
subordonné à des conditions prescrites lorsque les prestations en espèces aux survivants
dépassent sensiblement celles qui sont prévues par la présente convention.

▪ 3. Lorsqu'une déclaration faite en application de l'article 2 est en vigueur et que le Membre


estime qu'il ne dispose pas des moyens administratifs nécessaires pour assurer un service
régulier de paiements périodiques, il pourra convertir les paiements périodiques visés au
paragraphe 1 du présent article en un versement unique correspondant à l'équivalent
actuariel desdits paiements périodiques calculé sur la base des données existantes.

Article 19

▪ 1. Pour tout paiement périodique auquel le présent article s'applique, le montant de la


prestation, majoré du montant des allocations familiales servies pendant l'éventualité, devra
être tel que, pour le bénéficiaire type visé au tableau II joint à la présente convention, il soit
au moins égal, pour l'éventualité en question, au pourcentage indiqué dans ce tableau par
rapport au total du gain antérieur du bénéficiaire ou de son soutien de famille, et du
montant des allocations familiales servies à une personne protégée ayant les mêmes charges
de famille que le bénéficiaire type.

▪ 2. Le gain antérieur du bénéficiaire ou de son soutien de famille sera calculé conformément à


des règles prescrites et, lorsque les personnes protégées ou leurs soutiens de famille sont
répartis en classes suivant leurs gains, le gain antérieur pourra être calculé d'après les gains
de base des classes auxquelles ils ont appartenu.

▪ 3. Un maximum pourra être prescrit pour le montant de la prestation ou pour le gain qui est
pris en compte dans le calcul de la prestation, sous réserve que ce maximum soit fixé de telle
sorte que les dispositions du paragraphe 1 du présent article soient remplies lorsque le gain
antérieur du bénéficiaire ou de son soutien de famille est inférieur ou égal au salaire d'un
ouvrier masculin qualifié.

▪ 4. Le gain antérieur du bénéficiaire ou de son soutien de famille, le salaire de l'ouvrier


masculin qualifié, la prestation et les allocations familiales seront calculés sur les mêmes
temps de base.

▪ 5. Pour les autres bénéficiaires, la prestation sera fixée de telle sorte qu'elle soit dans une
relation raisonnable avec celle du bénéficiaire type.

▪ 6. Pour l'application du présent article, un ouvrier masculin qualifié sera:

▪ (a) soit un ajusteur ou un tourneur dans l'industrie mécanique autre que l'industrie
des machines électriques;
▪ (b) soit un ouvrier qualifié type défini conformément aux dispositions du paragraphe
suivant;

▪ (c) soit une personne dont le gain est égal ou supérieur aux gains de 75 pour cent de
toutes les personnes protégées, ces gains étant déterminés sur une base annuelle ou
sur la base d'une période plus courte, selon ce qui sera prescrit;

▪ (d) soit une personne dont le gain est égal à 125 pour cent du gain moyen de toutes
les personnes protégées.

▪ 7. L'ouvrier qualifié type pour l'application de l'alinéa b) du paragraphe précédent sera choisi
dans la classe occupant le plus grand nombre de personnes du sexe masculin protégées pour
l'éventualité considérée, ou de soutiens de famille de personnes protégées, dans la branche
qui occupe elle-même le plus grand nombre de ces personnes protégées ou de ces soutiens
de famille; à cet effet, on utilisera la classification internationale type, par industrie, de
toutes les branches d'activité économique, adoptée par le Conseil économique et social de
l'Organisation des Nations Unies à sa septième session, le 27 août 1948, et qui est
reproduite, sous sa forme révisée, en annexe à la présente convention, compte tenu de toute
modification qui pourrait encore lui être apportée.

▪ 8. Lorsque les prestations varient d'une région à une autre, un ouvrier masculin qualifié
pourra être choisi dans chacune des régions, conformément aux dispositions des
paragraphes 6 et 7 du présent article.

▪ 9. Le salaire de l'ouvrier masculin qualifié sera déterminé sur la base du salaire pour un
nombre normal d'heures de travail fixé, soit par des conventions collectives, soit, le cas
échéant, par la législation nationale ou en vertu de celle-ci, soit par la coutume, y compris les
allocations de vie chère s'il en est; lorsque les salaires ainsi déterminés diffèrent d'une région
à l'autre et que le paragraphe 8 du présent article n'est pas appliqué, on prendra le salaire
médian.

▪ 10. Aucun paiement périodique ne devra être inférieur au montant minimum prescrit.

Article 20

▪ 1. Pour tout paiement périodique auquel le présent article s'applique, le montant de la


prestation, majoré du montant des allocations familiales servies pendant l'éventualité, devra
être tel que, pour le bénéficiaire type visé au tableau II joint à la présente convention, il soit
au moins égal, pour l'éventualité en question, au pourcentage indiqué dans ce tableau par
rapport au total du salaire du manoeuvre ordinaire adulte masculin, et du montant des
allocations familiales servies à une personne protégée ayant les mêmes charges de famille
que le bénéficiaire type.

▪ 2. Le salaire du manoeuvre ordinaire adulte masculin, la prestation et les allocations


familiales seront calculés sur les mêmes temps de base.

▪ 3. Pour les autres bénéficiaires, la prestation sera fixée de telle sorte qu'elle soit dans une
relation raisonnable avec celle du bénéficiaire type.

▪ 4. Pour l'application du présent article, le manoeuvre ordinaire masculin sera:

▪ (a) soit un manoeuvre type dans l'industrie mécanique autre que l'industrie des
machines électriques;
▪ (b) soit un manoeuvre type défini conformément aux dispositions du paragraphe
suivant.

▪ 5. Le manoeuvre type pour l'application de l'alinéa b) du paragraphe précédent sera choisi


dans la classe occupant le plus grand nombre de personnes du sexe masculin protégées pour
l'éventualité considérée, ou de soutiens de famille de personnes protégées, dans la branche
qui occupe elle-même le plus grand nombre de ces personnes protégées ou de ces soutiens
de famille; à cet effet, on utilisera la classification internationale type, par industrie, de
toutes les branches d'activité économique, adoptée par le Conseil économique et social de
l'Organisation des Nations Unies à sa septième session, le 27 août 1948, et qui est
reproduite, sous sa forme révisée, en annexe à la présente convention, compte tenu de toute
modification qui pourrait encore lui être apportée.

▪ 6. Lorsque les prestations varient d'une région à une autre, un manoeuvre ordinaire adulte
masculin pourra être choisi dans chacune des régions, conformément aux dispositions des
paragraphes 4 et 5 du présent article.

▪ 7. Le salaire du manoeuvre ordinaire adulte masculin sera déterminé sur la base du salaire
pour un nombre normal d'heures de travail fixé, soit par des conventions collectives, soit, le
cas échéant, par la législation nationale ou en vertu de celle-ci, soit par la coutume, y compris
les allocations de vie chère s'il en est; lorsque les salaires ainsi déterminés diffèrent d'une
région à l'autre et que le paragraphe 6 du présent article n'est pas appliqué, on prendra le
salaire médian.

▪ 8. Aucun paiement périodique ne devra être inférieur au montant minimum prescrit.

Article 21

▪ 1. Les montants des paiements périodiques en cours visés aux paragraphes 2 et 3 de l'article
14 et au paragraphe 1 de l'article 18 seront révisés à la suite de variations sensibles du niveau
général des gains qui résultent de variations sensibles du coût de la vie.

▪ 2. Tout Membre doit signaler les conclusions tirées de ces révisions dans les rapports sur
l'application de la présente convention qu'il est tenu de présenter en vertu de l'article 22 de
la Constitution de l'Organisation internationale du Travail, et indiquer quelle action a été
entreprise à cet égard.

Article 22

▪ 1. Une prestation à laquelle une personne protégée aurait eu droit en application de la


présente convention peut être suspendue dans une mesure qui peut être prescrite:

▪ (a) aussi longtemps que l'intéressé ne se trouve pas sur le territoire du Membre;

▪ (b) aussi longtemps que l'intéressé est entretenu sur des fonds publics ou aux frais
d'une institution ou d'un service de sécurité sociale;

▪ (c) lorsque l'intéressé a essayé frauduleusement d'obtenir la prestation en question;

▪ (d) lorsque l'accident du travail ou la maladie professionnelle a été provoqué par un


crime ou un délit commis par l'intéressé;
▪ (e) lorsque l'accident du travail ou la maladie professionnelle a été causé par
l'absorption volontaire de substances toxiques ou a été provoqué par une faute
grave et intentionnelle de l'intéressé;

▪ (f) lorsque l'intéressé néglige sans raison valable d'utiliser les soins médicaux et
services connexes, ainsi que les services de rééducation qui sont à sa disposition, ou
n'observe pas les règles prescrites pour la vérification de l'existence de l'éventualité
ou pour la conduite des bénéficiaires de prestations;

▪ (g) aussi longtemps que le conjoint survivant vit en concubinage.

▪ 2. Dans les cas et dans les limites qui sont prescrits, une partie des prestations en espèces qui
auraient été normalement allouées sera servie aux personnes à la charge de l'intéressé.

Article 23

▪ 1. Tout requérant doit avoir le droit de former appel en cas de refus de la prestation ou de
contestation sur la qualité ou la quantité de celle-ci.

▪ 2. Lorsque, dans l'application de la présente convention, l'administration des soins médicaux


est confiée à un département gouvernemental responsable devant un parlement, le droit
d'appel prévu au paragraphe 1 du présent article peut être remplacé par le droit de faire
examiner par l'autorité compétente toute réclamation visant le refus des soins médicaux ou
la qualité des soins médicaux reçus.

▪ 3. Lorsque les requêtes sont portées devant des tribunaux spécialement établis pour traiter
les questions de prestations en cas d'accidents du travail et de maladies professionnelles ou
de sécurité sociale en général, et au sein desquels les personnes protégées sont
représentées, le droit d'appel peut n'être pas accordé.

Article 24

▪ 1. Lorsque l'administration n'est pas assurée par une institution réglementée par les
autorités publiques ou par un département gouvernemental responsable devant un
parlement, des représentants des personnes protégées doivent participer à l'administration
ou y être associées avec pouvoir consultatif dans les conditions prescrites; la législation
nationale peut aussi prévoir la participation de représentants des employeurs et des
autorités publiques.

▪ 2. Le Membre doit assumer une responsabilité générale pour la bonne administration des
institutions et services qui concourent à l'application de la présente convention.

Article 25

Tout Membre assumera une responsabilité générale en ce qui concerne le service des prestations
attribuées en application de la présente convention et devra prendre toutes mesures utiles à cet
effet.

Article 26

▪ 1. Tout Membre doit, dans les conditions prescrites:

▪ (a) prendre des mesures de prévention contre les accidents du travail et les maladies
professionnelles;
▪ (b) prévoir des services de rééducation qui devraient préparer l'invalide, dans tous
les cas où cela est possible, à reprendre son activité antérieure ou, si cela n'est pas
possible, à exercer une autre activité lucrative qui convienne le mieux possible à ses
aptitudes et capacités;

▪ (c) prendre des mesures tendant à faciliter le placement des invalides dans un emploi
approprié.

▪ 2. Tout Membre doit fournir autant que possible, dans les rapports sur l'application de la
présente convention qu'il est tenu de présenter en vertu de l'article 22 de la Constitution de
l'Organisation internationale du Travail, des informations concernant la fréquence et la
gravité des accidents du travail.

Article 27

Tout Membre doit assurer, sur son territoire, aux non-nationaux l'égalité de traitement avec ses
propres ressortissants, en ce qui concerne les prestations en cas d'accidents du travail et de maladies
professionnelles.

Article 28

▪ 1. La présente convention révise la convention sur la réparation des accidents du travail


(agriculture), 1921, la convention sur la réparation des accidents du travail, 1925, la
convention sur les maladies professionnelles, 1925, et la convention (révisée) des maladies
professionnelles, 1934.

▪ 2. La ratification de la présente convention par un Membre partie à la convention (révisée)


des maladies professionnelles, 1934, impliquera la dénonciation de plein droit de ce dernier
instrument, conformément à l'article 8 dudit instrument, lorsque la présente convention sera
entrée en vigueur. Toutefois, l'entrée en vigueur de la présente convention ne ferme pas la
convention (révisée) des maladies professionnelles, 1934, à une ratification ultérieure.

Article 29

Conformément à l'article 75 de la convention concernant la sécurité sociale (norme minimum), 1952,


la partie VI et les dispositions correspondantes d'autres parties de ladite convention cessent de
s'appliquer à tout Membre qui ratifie la présente convention dès la date à laquelle la présente
convention entre en vigueur pour ledit Membre. Toutefois, l'acceptation des obligations de la
présente convention est considérée comme constituant, aux fins de l'article 2 de la convention
concernant la sécurité sociale (norme minimum), 1952, une acceptation des obligations de la partie
VI et des dispositions correspondantes d'autres parties de ladite convention.

Article 30

Lorsqu'il en sera ainsi disposé dans une convention adoptée ultérieurement par la Conférence et
portant sur une ou plusieurs matières traitées par la présente convention, les dispositions de celle-ci
qui seront spécifiées dans la convention nouvelle cesseront de s'appliquer à tout Membre ayant
ratifié cette dernière dès la date de son entrée en vigueur pour ledit Membre.

Article 31

▪ 1. La Conférence internationale du Travail peut, à toute session où la question est inscrite à


son ordre du jour, adopter à la majorité des deux tiers des amendements au tableau I joint à
la présente convention.
▪ 2. Ces amendements porteront leurs effets à l'égard des Membres déjà parties à la
convention dès que ceux-ci auront notifié au Directeur général du Bureau international du
Travail qu'ils les acceptent.

▪ 3. A moins que la Conférence n'en décide autrement au moment de l'adoption de tels


amendements, ceux-ci porteront leurs effets, du simple fait de leur adoption par la
Conférence, à l'égard de tout Membre ratifiant la convention ultérieurement.

Article 32

Les ratifications formelles de la présente convention seront communiquées au Directeur général du


Bureau international du Travail et par lui enregistrées.

Article 33

▪ 1. La présente convention ne liera que les Membres de l'Organisation internationale du


Travail dont la ratification aura été enregistrée par le Directeur général.

▪ 2. Elle entrera en vigueur douze mois après que les ratifications de deux Membres auront été
enregistrées par le Directeur général.

▪ 3. Par la suite, cette convention entrera en vigueur pour chaque Membre douze mois après
la date où sa ratification aura été enregistrée.

Article 34

▪ 1. Tout Membre ayant ratifié la présente convention peut la dénoncer à l'expiration d'une
période de dix années après la date de la mise en vigueur initiale de la convention, par un
acte communiqué au Directeur général du Bureau international du Travail et par lui
enregistré. La dénonciation ne prendra effet qu'une année après avoir été enregistrée.

▪ 2. Tout Membre ayant ratifié la présente convention qui, dans le délai d'une année après
l'expiration de la période de dix années mentionnée au paragraphe précédent, ne fera pas
usage de la faculté de dénonciation prévue par le présent article sera lié pour une nouvelle
période de dix années et, par la suite, pourra dénoncer la présente convention à l'expiration
de chaque période de dix années dans les conditions prévues au présent article.

Article 35

▪ 1. Le Directeur général du Bureau international du Travail notifiera à tous les Membres de


l'Organisation internationale du Travail l'enregistrement de toutes les ratifications et
dénonciations qui lui seront communiquées par les Membres de l'Organisation.

▪ 2. En notifiant aux Membres de l'Organisation l'enregistrement de la deuxième ratification


qui lui aura été communiquée, le Directeur général appellera l'attention des Membres de
l'Organisation sur la date à laquelle la présente convention entrera en vigueur.

Article 36

Le Directeur général du Bureau international du Travail communiquera au Secrétaire général des


Nations Unies, aux fins d'enregistrement, conformément à l'article 102 de la Charte des Nations
Unies, des renseignements complets au sujet de toutes ratifications et de tous actes de dénonciation
qu'il aura enregistrés conformément aux articles précédents.

Article 37
Chaque fois qu'il le jugera nécessaire, le Conseil d'administration du Bureau international du Travail
présentera à la Conférence générale un rapport sur l'application de la présente convention et
examinera s'il y a lieu d'inscrire à l'ordre du jour de la Conférence la question de sa révision totale ou
partielle.

Article 38

▪ 1. Au cas où la Conférence adopterait une nouvelle convention portant révision totale ou


partielle de la présente convention, et à moins que la nouvelle convention ne dispose
autrement:

▪ (a) la ratification par un Membre de la nouvelle convention portant révision


entraînerait de plein droit, nonobstant l'article 34 ci-dessus, dénonciation immédiate
de la présente convention, sous réserve que la nouvelle convention portant révision
soit entrée en vigueur;

▪ (b) à partir de la date de l'entrée en vigueur de la nouvelle convention portant


révision, la présente convention cesserait d'être ouverte à la ratification des
Membres.

▪ 2. La présente convention demeurerait en tout cas en vigueur dans sa forme et teneur pour
les Membres qui l'auraient ratifiée et qui ne ratifieraient pas la convention portant révision.

Article 39

Les versions française et anglaise du texte de la présente convention font également foi.

TABLEAU I. LISTE DES MALADIES PROFESSIONNELLES (1)

Maladies professionnelles Travaux exposant au risque *

1. Pneumoconioses causées par des poussières minérales Tous travaux exposant au risque considéré.
sclérogènes (silicose, anthraco-silicose, asbestose) et silico-
tuberculose pour autant que la silicose est une cause
déterminante de l'incapacité ou de la mort.

2. Bronchopneumopathies causées par les poussières des métaux "


durs.

3. Maladies bronchopulmonaires causées par les poussières de "


coton (byssinose), de lin, de chanvre ou de sisal.

4. Asthme professionnel causé par des agents sensibilisants ou "


irritants reconnus comme tels et inhérents au type de travail.

5. Alvéolites allergiques extrinsèques et leurs séquelles causées "


par l'inhalation de poussières organiques, conformément à ce qui
est prescrit par la législation nationale.
6. Maladies causées par le béryllium (glucinium) ou ses composés "
toxiques.

7. Maladies causées par le cadmium ou ses composés toxiques. "

8. Maladies causées par le phosphore ou ses composés toxiques. "

9. Maladies causées par le chrome ou ses composés toxiques. "

10. Maladies causées par le manganèse ou ses composés toxiques. "

11. Maladies causées par l'arsenic ou ses composés toxiques. "

12. Maladies causées par le mercure ou ses composés toxiques. "

13. Maladies causées par le plomb ou ses composés toxiques. "

14. Maladies causées par le fluor ou ses composés toxiques. "

15. Maladies causées par le sulfure de carbone. "

16. Maladies causées par les dérivés halogénés toxiques des "
hydrocarbures aliphatiques ou aromatiques.

17. Maladies causées par le benzène ou ses homologues toxiques. "

18. Maladies causées par les dérivés nitrés et aminés toxiques du "
benzène ou de ses homologues.

19. Maladies causées par la nitroglycérine ou d'autres esters de "


l'acide nitrique.

20. Maladies causées par les alcools, les glycols ou les cétones. "

21. Maladies causées par les substances asphyxiantes: oxyde de "


carbone, cyanure d'hydrogène ou ses dérivés toxiques, hydrogène
sulfuré.

22. Atteinte auditive causée par le bruit. "

23. Maladies causées par les vibrations (affections des muscles, "
des tendons, des os, des articulations, des vaisseaux périphériques
ou des nerfs périphériques).
24. Maladies causées par le travail dans l'air comprimé. "

25. Maladies causées par les radiations ionisantes. Tous travaux exposant à l'action des radiations i

26. Maladies de la peau causées par des agents physiques, Tous travaux exposant au risque considéré.
chimiques ou biologiques non considérés sous d'autres rubriques.

27. Epithéliomas primitifs de la peau causés par le goudron, le "


brai, le bitume, les huiles minérales, l'anthracène ou les
composés, produits ou résidus de ces substances.

28. Cancer pulmonaire ou mésothéliome causés par l'amiante. "

29. Maladies infectieuses ou parasitaires contractées dans une ▪ (a) Travaux dans le domaine de la santé
activité comportant un risque particulier de contamination. laboratoires;

▪ (b) travaux vétérinaires;

▪ (c) travaux de manipulation d'animaux,


ou de débris d'animaux ou de marchand
susceptibles d'avoir été contaminées pa
ou des carcasses ou des débris d'animau

▪ (d) autres travaux comportant un risque


contamination.

(1) Le tableau original a été amendé en 1980 conformément à l'article 31 de la convention.

* Dans l'application de ce tableau, il conviendrait de prendre en considération, le cas échéant, le


niveau et le type d'exposition.

TABLEAU II. PAIEMENTS PERIODIQUES AUX BENEFICIAIRES TYPES

Eventualité Bénéficiaire type

1. Incapacité temporaire de travail ou incapacité de travail se trouvant dans Homme ayant une épouse et deux
sa phase initiale. enfants.

2. Perte totale de la capacité de gain ou diminution correspondante de Homme ayant une épouse et deux
l'intégrité physique. enfants.

3. Décès du soutien de famille. Veuve ayant deux enfants.

ANNEXE

CLASSIFICATION INTERNATIONALE TYPE, PAR INDUSTRIE, DE TOUTES LES BRANCHES D'ACTIVITE


ECONOMIQUE (Révision 4)*

Section A. Agriculture, sylviculture et pêche


Division Description

01 Culture et production animale, chasse et activités de services connexes

02 Sylviculture et exploitation forestière

03 Pêche et aquaculture

Section B. Activités extractives

Division Description

05 Extraction de charbon et de lignite

06 Extraction de pétrole brut et de gaz naturel

07 Extraction de minerais métalliques

08 Autres activités extractives

09 Activités annexes de l’extraction

Section C. Activités de fabrication

Division Description

10 Fabrication de produits alimentaires et de boissons

11 Fabrication de boissons

12 Fabrication de produits à base de tabac

13 Fabrication de textiles

14 Fabrication d’articles d’habillement

15 Fabrication de cuir et d’articles de cuir

16 Production de bois et d’articles en bois et en liège (sauf fabrication de meubles); fabrication d’articles de v
et de sparterie

17 Fabrication de papier et d’articles en papier

18 Imprimerie et reproduction de supports enregistrés


19 Cokéfaction et fabrication de produits pétroliers raffinés

20 Fabrication de produits chimiques

21 Fabrication de préparations pharmaceutiques, de produits chimiques à usage médicinal et de produits


d’herboristerie

22 Fabrication d’articles en caoutchouc et en matières plastiques

23 Fabrication d’autres produits minéraux non métalliques

24 Fabrication de produits métallurgiques de base

25 Fabrication d’ouvrages en métaux (sauf machines et matériel)

26 Fabrication d’ordinateurs, d’articles électroniques et optiques

27 Fabrication de matériels électriques

28 Fabrication de machines et de matériel, n.c.a.

29 Construction de véhicules automobiles, de remorques et semi-remorques

30 Fabrication d’autres matériels de transport

31 Fabrication de meubles

32 Autres activités de fabrication

33 Réparation et installation de machines et de matériel

Section D. Production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et climatisation

Division Description

35 Production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et climatisation

Section E. Distribution d’eau; réseau d’assainissement; gestion des déchets et activités de remise en
état

Division Description

36 Collecte et traitement des eaux, distribution d’eau


37 Réseau d’assainissement

38 Collecte des déchets, activités de traitement et d’évacuation; récupération des matières

39 Activités de remise en état et autres services de traitement des déchets

Section F. Construction

Division Description

41 Construction de bâtiments

42 Génie civil

43 Activités de construction spécialisées

Section G. Commerce de gros et de détail, réparations de véhicules automobiles et de motocycles

Division Description

45 Commerce de gros et de détail, réparation de véhicules automobiles et de motocycles

46 Commerce de gros à l’exception des véhicules automobiles et des motocycles

47 Commerce de détail à l’exception des véhicules automobiles et des motocycles

Section H. Transport et entreposage

Division Description

49 Transports terrestres, transport par conduites

50 Transports par eau

51 Transports aériens

52 Magasinage et activités annexes des transports

53 Activités de poste et de courrier

Section I. Activités d’hébergement et de restauration

Division Description
55 Hébergement

56 Activités de services de restauration et de consommation de boissons

Section J. Information et communication

Division Description

58 Activités d’édition

59 Activités de production de films cinématographiques et vidéo, de programmes de télévision, d’enregistrem


sonores et d’édition musicale

60 Activités de programmation et de diffusion

61 Télécommunications

62 Programmation informatique; conseils et activités connexes

63 Activités de services d’information

Section K. Activités financières et d’assurances

Division Description

64 Activités de services financiers, à l’exception des assurances et des caisses de retraite

65 Activités d’assurances, réassurance et de caisses de retraite, à l’exception de la sécurité sociale obligatoire

66 Activités auxiliaires des services financiers et des assurances

Section L. Activités immobilières

Division Description

68 Activités immobilières

Section M. Activités professionnelles, scientifiques et techniques

Division Description

69 Activités juridiques et comptables

70 Activités de bureaux principaux; activités de conseils en matière de gestion


71 Activités d’architecture et d’ingénierie; activités d’essais et d’analyses techniques

72 Recherche scientifique et développement

73 Publicité et études de marché

74 Autres activités professionnelles, scientifiques et techniques

75 Activités de services vétérinaires

Section N. Activités de services administratifs et d’appui

>

Division Description

77 Activités de location

78 Activités relatives à l’emploi

79 Activités des agences de voyages, voyagistes, services de réservation et activités connexes

80 Activités d’enquêtes et de sécurité

81 Activités des services concernant les bâtiments, architecture paysagère

82 Activités d’appui administratif, de secrétariat, et autres activités d’appui aux entreprises

Section O. Administration publique et défense; sécurité sociale obligatoire

Division Description

84 Administration publique et défense; sécurité sociale obligatoire

Section P. Éducation

Division Description

85 Éducation

Section Q. Santé et activités d’action sociale

Division Description

86 Activités relatives à la santé


87 Activités de soins de santé dispensés en établissement

88 Activités d’action sociale sans hébergement

Section R. Arts, spectacles et loisirs

Division Description

90 Activités créatives, arts et spectacles

91 Activités des bibliothèques, archives, musées et autres activités culturelles

92 Activités de jeux de hasard et de pari

93 Activités sportives et de loisirs et activités récréatives

Section S. Autres activités de services

Division Description

94 Activités des organisations associatives

95 Activités de réparation d’ordinateurs et d’articles personnels et ménagers

96 Autres activités de services personnels

Section T. Activités des ménages privés employant du personnel domestique; activités non
différenciées de production de biens et de services des ménages privés pour usage propre

Division Description

97 Activités des ménages privés employant du personnel domestique

98 Activités non différenciées de production de biens et de services des ménages privés pour usage propre

Section U. Activités des organisations et organismes extra-territoriaux

Division Description

99 Activités des organisations et organismes extra-territoriaux

* Note: En accord avec les articles 19 (7) et 20 (5) de la convention, son annexe d'origine a été mise à jour afin de ref
version amendée de la Classification internationale type, par industrie, de toutes les branches d’activité économique
Rev. 4, comme approuvée par la Commission de statistique du Département des affaires économiques et sociales du
Secrétariat de l’Organisation des Nations Unies en mars 2006 (Etudes statistiques, série M no. 4/Rev. 4 - Publication
sur http://unstats.un.org/unsd/cr/registry/isic-4.asp)
Ratifications de C121 - Convention (n° 121) sur les prestations en cas d'accidents du travail et de
maladies professionnelles, 1964 [tableau I modifié en 1980]

Date d'entrée en vigueur : 28 juil. 1967

24 ratifications Voir aussi

▪ Dénoncée: 0 1. Pays n'ayant pas ratifié

<h3>Afficher la liste par :</h3>


Afficher la liste par :
Pays Statut de la convention

Numéro

Pays Date É
a

Allemagne 01 mars 1972 E

Belgique 22 avr. 1970 E

Bolivie, Etat plurinational deEn vertu de l'article 2, paragraphe 1, de la convention, le 31 janv. 1977 E
gouvernement se réserve le bénéfice des dérogations temporaires figurant dans les articles 5; 9,
paragraphe 3 b); 12; 15, paragraphe 2; et 18, paragraphe 3.

Bosnie-Herzégovine 02 juin 1993 E

Chili 30 sept. 1999 E

Chypre 28 juil. 1966 E

Croatie 08 oct. 1991 E

EquateurEn vertu de l'article 2, paragraphe 1, de la convention, le gouvernement se réserve le 05 avr. 1978 E


bénéfice des dérogations temporaires figurant dans les articles 5; 9, paragraphe 3 b); 12; 15,
paragraphe 2; et 18, paragraphe 3.

Ex-République yougoslave de Macédoine 17 nov. 1991 E

FinlandeA accepté le texte de la liste des maladies professionnelles (tableau I) amendée par la CIT à 23 sept. 1968 E
sa 66e session (1980).

Guinée 11 août 1967 E

Irlande 09 juin 1969 E


Pays Date É
a

JaponA accepté le texte de la liste des maladies professionnelles (tableau I) amendée par la CIT à sa 07 juin 1974 E
66e session (1980).

Libye 19 juin 1975 E

Luxembourg 24 juil. 1972 E

Monténégro 03 juin 2006 E

Pays-BasA accepté le texte de la liste des maladies professionnelles (tableau I) amendée par la CIT à 02 août 1966 E
sa 66e session (1980).

République démocratique du Congo 05 sept. 1967 E

Sénégal 25 avr. 1966 E

Serbie 24 nov. 2000 E

Slovénie 29 mai 1992 E

Suède 17 juin 1969 E

UruguayA accepté le texte de la liste des maladies professionnelles (tableau I) amendée par la CIT à 28 juin 1973 E
sa 66e session (1980).

Venezuela, République bolivarienne du 10 août 1982 E

Vous aimerez peut-être aussi