Une ressource est le contenu utile du sous-sol.
Présumée : niveau de confiance faible, minéralisation identifiée dans quelques échantillons
mais la continuité géologique et la continuité des teneurs ne peut être démontrée.
Typiquement, sont disponibles des données d'affleurements, tranchées, développements et
forages. La confiance dans les estimations n'est pas suffisante pour permettre une analyse
économique. (Il n'y a donc jamais de réserves correspondant à ce niveau de ressources).
Indiquée : niveau de confiance raisonnable. Données suffisamment abondantes pour
supposer (sans démontrer) la continuité géologique et/ou de la minéralisation. La confiance
dans les estimations est suffisante pour permettre une analyse économique et
éventuellement une conversion en réserve.
Mesurée : niveau de confiance élevé. Les données sont assez abondantes et rapprochées
pour démontrer la continuité géologique et/ou de la minéralisation. La confiance dans les
estimations est suffisante pour permettre une analyse économique et éventuellement une
conversion en réserve.
Les réserves minérales, qui sont un sous-ensemble modifié des ressources minérales
indiquées et mesurées (montrées à l'intérieur du cadre en tireté de la figure), exigent de
considérer des facteurs affectant une extraction profitable et nécessitent d’être estimées
avec la participation de plusieurs disciplines.
Les facteurs qui interviennent sont l’'ingénierie (pente de mine à ciel ouvert, piliers en
mine souterraine, coût du traitement), économique (coûts d’exploitation du minerai,
de traitement et de commercialisation du métal, coût de réhabilitation), techniques
(pentes de fosse, largeur de galerie), juridiques, environnementaux, sociaux et
gouvernementaux (limite de zone d’exploitation, mesures de protection
environnementales).
Méthode d’estimation des ressources :
L’estimation est d'abord une opération géologique, à partir des données de sondage (RC et
carottage) de définir les contours géométriques du gisement, puis d’en calculer le volume, la
concentration (teneur en métal), et enfin le tonnage de métal.
Les méthodes d'estimation non-géostatistiques, développées et mises en œuvre dans
l'industrie minière avant la géostatistique, n'ont pas été abandonnées et sont toujours
utilisées en parallèle avec les techniques géostatistiques. En particulier, ces méthodes sont
utiles pour l'évaluation préliminaire des projets avant que les géostatisticiens ne soient
engagés.
On a donc deux grandes méthodes d’estimation des ressources minérales.
La méthode non-géostatistique ou traditionnelle (méthode polygonale, la triangulation, la
méthode des sections transversales, l'estimation par les panneaux (blocage) et la technique
de pondération inverse de la distance et la méthode géostatistique (Krigeage et le
variogramme).
L'ESTIMATION GÉOSTATISTIQUE 7.3.1 Le contexte de l'estimation L'estimation d'un gisement
est d'abord un inventaire géologique, même avec l'utilisation des méthodes géostatistiques .
Pour les inventaires des ressources minérales délimitées, ou gisements délimités,
l'information est surtout de nature géologique. Par contre, l'estimation des réserves des
gisements est, par définition, un travail multidisciplinaire qui s'appuiera également sur les
aspects d'ingénierie (Les facteurs qui interviennent sont l’'ingénierie (pente de mine à ciel
ouvert, piliers en mine souterraine, coût du traitement), économique (coûts d’exploitation
du minerai, de traitement et de commercialisation du métal, coût de réhabilitation),
techniques (pentes de fosse, largeur de galerie), juridiques, environnementaux, sociaux et
gouvernementaux (limite de zone d’exploitation, mesures de protection
environnementales).
et d'économique de l'exploitation minière.
Les méthodes traditionnelles :
Les méthodes traditionnelles correspondent à une approche analytique et
déterministe, puisqu'elles visent à établir des limites concrètes pour la détermination
des réserves et l'exploitation, et à partir de ces limites de déterminer les limites,
volumes, masses et teneurs. Ces méthodes sont axées sur la mesure du volume par
diverses méthodes géométriques et l'attribution à ces volumes, selon diverses
méthodes de pondération, de teneurs d'échantillons situés à l'intérieur de ces zones
ou à leur périphérie. La nature et la dimension de la maille d'information sont des
facteurs importants de l'estimation
Les méthodes géostatistiques :
Le développement de la géostatistique a amené à l'estimation des gisements une
emphase sur l'aspect statistique, par opposition à la démarche déterministe des
méthodes traditionnelle. La géostatistique s'appuie sur la distribution en général
régionalisée des teneurs (leur corrélation). La géostatistique permet de quantifier la
précision des estimés en établissant les marges d'erreur des estimés pour le niveau
de confiance choisi à travers le variogramme et le krigeage.
Le variogramme est l'instrument de base de la géostatistique : c'est une fonction de
corrélation des paires d'échantillons prises à des espacements croissants.
Le krigeage est l'opération de pondération et de correction des teneurs moyennes
des gisements, des blocs d'estimation et des chantiers qui sera effectuée ensuite.
L'estimation des marges d'erreur sera faite après ces étapes.
Conclusion :
Le géologue, à partir des données de sondages et de sa connaissance du contexte géologique,
établit un premier modèle géologique visant à corréler, d’un sondage à l’autre, les différents
corps géologiques entre eux, dont les corps minéralisés. Il est nécessaire d’établir une teneur
de coupure (teneur minimale en métal) pour définir géographiquement et quantitativement les
limites des corps minéralisés. Il convient également de tenir compte de contraintes
d’exploitation comme la largeur minimum exploitable. Le modèle géologique, initialement
sous forme de coupes interprétées, évolue en modèle numérique à l’aide d’outils de
modélisation informatique. Le modèle numérique fournit une représentation spatiale des corps
minéralisés. C’est à partir de ce modèle qu’est définie l’enveloppe minéralisée.
L’enveloppe minéralisée est alors virtuellement découpée en blocs. La taille des blocs est
choisie en fonction de la maille de sondage et des contraintes d’exploitation. A chaque bloc
est ensuite attribuée une teneur en métal basée sur la connaissance fragmentaire des teneurs
fournie par les sondages. Cette attribution est réalisée à l’aide de méthodes géostatistiques qui
prennent en compte la variabilité spatiale de la teneur et la différence de volume entre les
mesures et les blocs. Le résultat de cette étape permet de calculer les ressources.
La méthode traditionnelle se fait en 2D et la méthode géostatistique en 3D.