Modèle d'Équilibre Général en Microéconomie
Modèle d'Équilibre Général en Microéconomie
Contenu du Chapitre 4
4.0 Introduction.................................................................................................................................................... 3
4.0 Introduction
Les approches d’analyse adoptées jusqu'à maintenant étaient par nature partielles.
Tout d’abord les demandes du consommateur, ensuite les demandes et l’offre du
producteur et enfin l’équilibre d’un seul marché isolé sous l’hypothèse que tous les
autres marchés s’ajustent de manière instantanée et optimale. Ce sont là des
hypothèses peu réalistes. Les relations qui peuvent lier les biens et services entre eux,
créent des interdépendances incontournables. L’approche d’équilibre général permet
une prise en compte intégrale de l’ensemble des relations potentielles et des
interdépendances qu’elles peuvent induire. Elle permet une détermination
simultanée de l’ensemble des prix et des quantités produites, échangées et
consommées.
Pour des raisons pédagogiques, on va adopter une approche progressive qui permet
de construire le modèle d’équilibre général, et les différents types d’équations qui le
composent, par étapes successives :
• Une première étape qui place l’analyse dans le cadre d’une économie de
distribution qui se limite aux demandes des marchés, où les consommateurs
sont présents par leurs fonctions de demande et les producteurs sont
totalement absents. Les quantités globales disponibles sont connues et fixes.
L’objet du modèle est donc de réaliser l’allocation de ces quantités disponibles
aux consommateurs en fonctions de leurs besoins, exprimés à travers leurs
fonctions d’utilité et appuyés par leurs pouvoirs d’achat respectifs.
• Une seconde étape qui considère que les quantités globales disponibles sont
initialement et intégralement détenues par les consommateurs, sous forme de
dotations initiales qui constituent leurs seules sources de revenu. Les
producteurs demeurent totalement absents et les échanges se font
exclusivement entre consommateurs : c’est le cadre d’économie d’échange pur.
• Enfin une dernière étape où, en plus des quantités initialement détenues par
les consommateurs, des entreprises, exclusivement détenues par ces mêmes
consommateurs, peuvent transformer les biens et services détenus par les
consommateurs en d’autres biens ou services plus demandés ou générateurs
de plus grandes valeurs ajoutées. Les profits réalisés sont intégralement
redistribués aux consommateurs propriétaires pour augmenter leurs revenus :
c’est le cadre d’une économie d’échange avec production.
4.1.1 Hypothèses
Dans une économie de distribution les équations de comportement sont données par
les fonctions de demande individuelles de chaque consommateur pour chacun des
biens. Ces fonctions de demande sont obtenues par la résolution du modèle du
consommateur, développé au chapitre I.
Les équations d’équilibre se rapportent aux marchés. Elles traduisent l’égalité entre
la demande globale et la quantité globale disponible, W h , sur chaque marché.
m
∑x
i =1
ih ( p1 , p2 ,..., p= i
n, R ) W=
h; h 1, 2,..., n .
a) Agents économiques
Dans une économie d'échange pur, les agents économiques sont constitués par les
consommateurs caractérisés chacun par ses préférences pour les différents biens et
services qui composent l'économie et par ses dotations initiales en biens et services
qui serviront comme sources de revenus.
b) Allocation
Une allocation des ressources de l'économie est donnée par un vecteur (complexe,
panier) des quantités de chacun des biens ou services que reçoit chaque agent
économique. Dans le cas de m agents (ménages ou consommateurs) et n biens ou
services échangés, alors une allocation sera définie par : xi = ( xi1 , xi 2 ,..., xin ) qui
désigne le panier de consommation du consommateur i; i = 1, 2,..., m . Le vecteur des
paniers de consommation x = x1 , x 2 ,..., x m qui définit la répartition des biens et
services entre les agents économiques est appelé : une allocation.
c) Dotations initiales
Puisqu'on se place dans une économie sans production, les agents obtiennent les
revenus qu'ils réemploient dans l'achat des biens et services en vendant une partie ou
la totalité des biens et services dont ils disposent initialement. Sous l'hypothèse que
ces agents détiennent des quantités non négatives de tous les biens ou services qui
composent l'économie, alors, ils choisiront de vendre les excédents par rapport à
leurs besoins de certains besoins ou services pour pouvoir combler les déficits, par
référence à ces mêmes besoins, ressentis pour d'autres biens ou services disponibles
pour l'échange.
Dans la pratique, les agents gagnent leurs revenus de la vente des biens et services
dont ils sont dotés par la nature: services de travail, de la terre, du capital financier, et
d'esprit d’entreprise. Pour distinguer entre les complexes des dotations et les paniers
que choisirait l'agent pour sa propre consommation. Les dotations sont désignées
par : ω i (ω
= = i1 , ω i 2 ,..., ω in ) ; i 1, 2,..., m .
d) Ressources Totales
Dans une économie d'échange pur, les ressources totales disponibles proviennent
exclusivement des dotations initiales des agents économiques. Ces ressources totales
m
sont également appelées quantités globales offertes:
= Wh ∑=
ωih ; h 1, 2,...n
i =1
La définition des ressources totales ou des offres globales permet de préciser les
allocations réalisables parmi celles disponibles ; c'est-à-dire, celles qui cadrent avec
m m
les ressources totales disponibles :
=i 1 =i 1
∑ x=
ih W=
h ∑ω ih
allocation des ressources totales qui soit réalisable et meilleure au sens de Pareto;
c’est-à-dire, non désavantageuse pour aucun agent et qui permet d’améliorer la
situation d’au moins un agent. Autrement dit, une allocation est efficace si la seule
manière d’améliorer la situation d’un agent est de détériorer la situation d’au moins
un autre agent.
4.2.2 Hypothèses :
Dans une économie d'échange pur, les revenus proviennent de la vente des dotations
initiales. Par conséquent, la contrainte budgétaire du consommateur i s'exprime
par :
n n n n
=
∑ ph xih ≤ ∑ phωih ⇔
h 1=h 1
∑ ph ( xih − ωih ) ≤ 0 ⇔
h =1
∑ p DE
h =1
h ih ≤ 0.
s/à : ⇔ s/à :
n n n
∑ ph xih ≤ ∑ phωih ∑ ph ( xih − ωih ) ≤ 0
= h 1 =h 1 h =1
MaxU i = U i ( DE , DE ,..., DE )
i1 i2 in
n
DEih xih p1 , p2 ,..., pn ∑ phωih=
− ωih ; h 1,=
2,..., n et i 1, 2,..., m
h =1
Ces demandes peuvent être obtenues par les différences entre la fonction de
demande individuelle et la dotation initiale du consommateur en chaque bien ou
service ou, mieux encore, directement par la résolution du modèle adapté, avec
comme avantage l’absence de l’expression de la contrainte, qui est forcément nulle à
l’optimum (grâce aux hypothèses de la divisibilité parfaite des biens et services et de
la non décroissance des fonctions d’utilité).
a) Équations de comportement
Les équations de comportement sont données par les expressions des fonctions de
demande
n
xih = xih p1 , p2 ,..., pn , ∑ phωih ; h = 1, 2,..., n et i = 1, 2,..., m .
h =1
Elles peuvent également s’exprimer par les fonctions des demandes excédentaires :
DEih = DEih ( p1 , p2 ,..., pn ) ; h = 1, 2,..., n et i = 1, 2,..., m .
Ces fonctions de demande individuelles sont dorénavant homogènes de degré zéro
par rapport aux prix. Par conséquent, l’un des prix peut être ramené à une valeur
unitaire. Autrement dit, l’un quelconque des biens peut être choisi comme numéraire
pour exprimer les autres biens et le revenu. Ce résultat est la conséquence de la
nouvelle définition des revenus des consommateurs qui est linéaire homogène des
prix.
b) Équations d’équilibre
Les équations de comportement (ou fonctions de demande individuelles) permettent
de calculer les fonctions de demande globales pour chaque marché :
m
n
xh = ∑ xih p1 , p2 ,..., pn , ∑ phωih ; h = 1, 2,..., n
=i 1 = h 1
ou, de manière équivalente, les fonctions de demande excédentaires :
m
DEh = ∑ DEih ( p1 , p2 ,..., pn ) ; h = 1, 2,..., n
i =1
Ou encore,
m
DEh ∑=
DEih ( p1 , p2 ,..., pn ) 0 ; h = 1, 2,..., n
i =1
Le nombre total d’équations est ( nm + n ) , qui est le même que dans le cas de
l’économie de distribution. Le nombre de variables indépendantes est, par contre,
inférieur d’une unité ; soit ( nm + n − 1) dont nm quantités individuelles et seulement
( n − 1) rapports de prix à cause de la propriété d’homogénéité précédemment
annoncée.
L’intérêt de cette identité est dans le fait qu’elle peut, compte tenu de la définition
des demandes excédentaires globales, s’exprimer par :
n m n
=
∑ p ∑ DE
h
h 1 =i 1
ih ( p1 , p2 ,..., =
pn )
=h 1
∑ p (x h h −W
=h) 0
Puisque l'analyse ne concerne que les biens économiques, ph > 0; ∀h , cette identité
implique que si l’équilibre est réalisé sur n − 1 marchés parmi les n marchés alors le
marché restant est forcément en équilibre. Ces deux volets constituent ce qu’on
appelle la loi de Walras qui peut être énoncée est démontrée comme suit :
=
∑ ∑ h ih
i 1
h 1=
p ( x − ω )
ih ∑ h ∑
= p
=h 1 =
xih
i 1 =i 1
− ∑ ih ∑
ω =
h =1
0 . La valeur des
ph ( xh − Wh ) =
demandes globales est égale à la valeur des ressources qui constituent à la fois
les sources de revenus et les offres globales disponibles.
Les quantités demandées seront obtenues en remplaçant les rapports de prix calculés
dans les expressions des équations de comportement, qui sont homogènes de degré
zéro par rapport aux prix :
n
p1 p2 pn −1 n
pk
xih x=ih 1
p , p2 ,..., pn ∑ k ik
, p ω xih , ,..., ,1, ∑ ωik ;
= k 1= pn pn pn k 1 pn
= h 1,=2,..., n et i 1, 2,..., m . Ces expressions mettent en évidence le rôle de numéraire
joué par le bien n dont le prix est ramené à l’unité. Les des différents biens peuvent
ainsi être exprimées en, « équivalent unités » du bien n .
Ce modèle simplifié de deux marchés et deux biens repose sur des hypothèses très
restrictives et peu réalistes, surtout dans le cadre de la concurrence pure et parfaite.
Néanmoins, il permet d’illustrer les fondements du raisonnement par la boîte
d'Edgeworth qui ne peut être utilisé que dans ce cas simplifié. Evidemment cela
n’empêche pas de supposer l'existence d'un grand nombre d'agents qui se divisent en
deux groupes homogènes composés d’éléments identiques en termes de préférence
et de dotations initiales et représentables par les deux agents types considérés dans le
cadre de la boîte d'Edgeworth qui peut être interprétée comme une application à
chacun des agents en termes de ratios per capita. Cette hypothèse d’agrégation
permet, ainsi, de retrouver la condition du grand nombre d'agents que doit justifier
un cadre de concurrence pure et parfaite.
E1 E2
x22
01 x11
La boîte d’Edgeworth prend la forme d’un rectangle ayant pour dimensions les
quantités globales disponibles des différents biens. Les quadrants opposés servant de
systèmes de repères respectifs les deux consommateurs 1 et 2 .
Elle se présente ainsi :
x12 02
x21 ω 21
x12 x22
X
ω 22 W2
ω12 W0
x11 ω11
01 W1 x11
x22
• Chaque point de cette boîte réalise une partition intégrale des quantités
globales disponibles entre les deux consommateurs. Ainsi, les points W et X
réalisent cette partition : x11 + x21 = ω11 + ω 21 = W1 et x12 + x22 = ω12 + ω 22 = W2 . Pour
passer de la situation initiale W à une situation X , le consommateur 1 a cédé
une quantité de X 1 , égale à (ω11 − x11 ) , pour obtenir un accroissement du bien
x12 02
x21
x11
01 x22
Les courbes d’indifférences passant par le point commun des dotations initiales
délimitent le lieu géométrique des partitions, D , préférables du point de vue de
chacun des deux consommateurs :
x12 ω 21 02
x21 W
ω12 ω 22
D
u01
u02 x11
01 ω11 x22
Dans le cadre d’une économie de marché où les échanges sont libres (non imposés),
les points situés au-dessous de la courbe d’indifférence u01 seront refusés par le
consommateur 1 puisque l’absence d’échange, représentée par W , lui assure une
satisfaction plus grande. La courbe d’indifférence u01 est appelée une courbe
bloquante du côté du consommateur 1 . Le même raisonnement s’applique aux points
situés au-dessous, par référence à l’origine 02 , de u02 qui joue le rôle d’une courbe
bloquante du côté du consommateur 2 . Par conséquent, seuls les points situés à
l’intérieur de l’anneau en gras sont préférables du point de vue des deux
consommateurs. Cet anneau représente le lieu des situations mutuellement
avantageuses pour les deux consommateurs. En effet, par tout point qui se situe à
l’intérieur de cet anneau, tel que D , on peut tracer des courbes d’indifférences
strictement préférables aux courbes initiales des deux consommateurs.
x12 *
ω 21 x21
02
x21 W U
1
ω12 η1 = 1 ω 22
2 U 2
x12* U1 E *
x22
U = η2
2
u11
u01 x11
u02
01 ω11 x11* x22
accessible à l’agent 1 , qui ne remet pas en cause les acquis de l’agent 2 , est donné par
la solution du programme :
MaxU 1 = U 1 ( x , x )
11 12
s/à :
2
U ( x21 , x22 ) ≥ u
2
(
L( x21 , x22 , σ )= U 1 (W1 − x21 , W2 − x22 ) + σ U 2 ( x21 , x22 ) − u
2
)
Les conditions de premier ordre de l’optimum sont :
(
L21 = −U 111 + σ U 2 21 ) dx21 =
0 −U 111 + σ U 2 21 =
L21 = 0
L22 =( −U 112 + σ U 222 ) d 22 = −U 112 + σ U 2 22 =
0x⇔ L22 = 0
= Lσ U ( x21 , x22 ) ≥ Uˆ
2 2 = Lσ U ( x21 , x22 ) ≥ U
2 ˆ2
sont illustrées au graphique précédent par les vecteurs η1 et η2 normaux
respectivement aux courbes d’indifférences u11 du consommateur 1 et u02 du
consommateur 2 .
Ce lieu est constitué par l'ensemble des optima au sens de Pareto. Il est connu sous le
nom de courbe de contrat, notée CC ' . Son équation s’obtient directement de cette
définition des TMS en résolvant (pour le cas de la méthode de substitution utilisée
plus haut) x22 en fonction de x21 .
Exemple : pour les fonctions d’utilité U ( x11 , x12 ) = Ax11
α β
x12 et U ( x21 , x22 ) = Axν21 xθ22 , la
U ( x11 , x12 ) =
A (W1 − x21 ) (W2 − x22 ) et
α β
méthode par substitution de x11 et x12 donne
α (W2 − x22 ) ν x22
les Taux marginaux de substitution s’écrivent : TMS
= 1
12 = = TMS 212 et
β (W1 − x21 ) θ x21
la résolution de x22 en fonction de x21 donne l’équation de la courbe de contrat qui
θ W2 x21
s’exprime par : x22 =
νβ W1 + (αθ −νβ ) x21
x12 ω 21 02
x21 W C'
ω12 ω 22
N'
C
x11
01 ω11 x22
Le point E constitue :
1 2
U p1 U1
• Un équilibre pour chaque consommateur 1 = =
U2 p2 U 2
x11 + x21 =
* *
W1
• Un équilibre pour chaque marché: *
x12 + x22 =
*
W2
Le prix d'équilibre en E , qui est un prix relatif, est donné par :
*
p1 −( x12 − ω12 ) −( x22 − ω 22 )
=
=
p2 x11 − ω11 x21 − ω 21
x21 x12 ω 21 *
x21 02
W C'
ω 21 ω 22
N'
*
E *
x21 x22
N
C
x11
01 ω11 x11*
x22
x12 ω 21 *
x21 02
x21
W
ω12 ω 22
E1
x12*
DE2 > 0
*
E2 x22
01 ω11 x11*
x22
Ce diagramme illustre des situations d’équilibres individuels de chacun des deux
consommateurs mais qui conduisent à des déséquilibres au niveau des marchés : une
situation de demande excédentaire du bien 2 , ( x12* + x22
*
> W2 ) et d’offre excédentaire
(demande excédentaire négative) du bien 1 (x*
11 + x21
*
< W1 ) . Ce résultat est une
conséquence de l’utilisation d’un prix relatif inadéquat. Le prix relatif du bien 1 en
termes du bien 2 est jugé trop élevé par les deux agents ; ou, ce qui revient au même,
le bien 2 en termes de bien 1 est jugé bon marché. Pour corriger ces distorsions, il
suffit donc d’ajuster le prix relatif en diminuant progressivement ( p1 / p2 ) jusqu’à ce
que E1 se superpose à E2 .
Par ailleurs, l’équilibre général, quand il existe, peut être multiple. Le diagramme
suivant illustre l’impact de la forme de la courbe de contrat (plus exactement de la
portion définissant le noyau de l’économie) sur la multiplicité de l’équilibre. En effet
une forme linéaire de cette courbe garantie l’unicité de l’équilibre général quand il
existe. Donc la multiplicité nécessitera des formes particulières des courbes de
contrat.
x12
ω 21 02
x21
W
ω12 ω 22
x11
01 ω11 x22
4.3.1 Hypothèses
j n n
j n
j n
π ' = ∑ p Y
h jh − ∑ p h X jh − DF π=' ∑ p h (Y jh − X jh ) − DF = π ' ∑ ph y jh − DF
= h 1= h 1
h =1
h =1
s/à: ⇔ s/à : ⇔ s / à :
G (Y ,...Y , X ,... X ) ≤ 0 G (Y − X ,..., Y − X ) ≤ 0 G ( y ,..., y ) ≤ 0
j1 jn j1 jn
j1 j1 jn jn
j1 jn
Où
• G (.) est l’expression générale d’une fonction de production implicite qui
traduit toutes les formes de relations qui peuvent lier les outputs aux inputs ;
• y jh est l’offre nette (algébrique) du bien h par l’entreprise j . Aussi y jh peut
être négative ( h est un input net), positive ( h est output net) ou nulle ( h est
soit totalement absent, soit produit pour un usage exclusivement interne à
l’entreprise).
ph Gh Pmh
• Si h et k sont des inputs : = =
pk Gk Pmk
ph Gh Cmh
• Si h et k sont des outputs : = =
pk Gk Cmk
ph Gh Pmh Cmh
• Si h est un input et k un output (ou inversement) : = = (ou )
pk Gk Cmk Pmk
y jh ( p1 , p2 ,..., =
pn ) ; h 1,=
2,..., n; j 1, 2,..., . Soit un total de n équations de
comportement des entreprises.
n
l l n l n n
Ri = ∑ phωih + ∑θijπ j =
∑ p ω
h ih + ∑ ∑ phωih + ∑θij ∑ ph y jh =
θ ij y jh
=h 1 =j 1=h 1==
j 1 h 1=h 1 = j 1
Les équations d’équilibre sont obtenues par l’égalité entre l’offre et la demande sur
chaque marché. Dans le cadre d’une économie d’échange avec production, les
fonctions d’offre subissent des ajustements algébriques suivant le signe de la
l
demande nette globale yoh = ∑ y jh ( p1 , p2 ,..., pn ) .
j =1
m n l m l
La résolution du système procède par dichotomie, comme pour les cas précédents,
on résout le sous-système d’équations d’équilibre formé de ( n − 1) marchés choisis de
manière raisonnée (ou arbitraire) pour déterminer les ( n − 1) rapports de prix en
termes du bien choisi comme numéraire. Ces rapports de prix, seront remplacés dans
les expressions, adaptées par l’application de la propriété d’homogénéité pour faire
apparaître les rapports de prix désirés, des équations de comportement des
consommateurs pour obtenir les quantités demandées et, des équations de
comportement des producteurs pour obtenir les quantités des offres nettes qui
exprimeront des offres (si elles sont positives) ou des demandes (si elles sont
négatives).