DM LANGUE FRANÇAISE
Les expansions du nom
Dans ce devoir, les expansions du nom sont en gras et soulignées et les noms têtes sont en
gras.
I. Les adjectifs
A. Les adjectifs qualificatifs épithètes
Il existe des adjectifs qualificatifs épithètes liées qui sont directement placés à côté du nom
qu’ils qualifient ; et des adjectifs qualificatifs détachées du nom qu’ils qualifient.
- une végétation noire et drue (l.7) : adjectif qualificatif épithète liée
- ce sol gras (l.7) : adjectif qualificatif épithète liée
- une fertilité formidable (l.8) : adjectif qualificatif » épithète liée
- un vert sombre (l.10) : adjectif qualificatif épithète liée
- C’était une mer d’un vert sombre, profonde (l.10) : adjectif qualificatif épithète détachée,
postposé.
- piquées de fleurs larges (l.11) : adjectif qualificatif épithète liée
- un éclat singulier (l.11) : adjectif qualificatif épithète liée
- le terreau humide. (l.12) : adjectif qualificatif épithète liée
B. Les adjectifs relationnels
Ces adjectifs sont en général dérivés de noms qui équivalent à un complément du nom. On ne
peut pas les placer devant le nom, ni admettre de variation d’intensité.
- un saint provençal (l.2) : adjectif dérivé du nom « Provence ». On pourrait aussi écrire
« un saint de Provence » (« de Provence » complément du nom « saint)
- quelque lambeau humain (l.8) : adjectif dérivé du nom « humain ». On pourrait aussi
écrire « quelque lambeau de l’homme » (« de l’homme » complément du nom
« lambeau »)
C. Les adjectifs de troisième type (par rapport à la notion)
Cette catégorie d’adjectifs par défaut ne peut pas être attribut, n’admet pas de variation de
degré et ne se trouve qu’à gauche du nom.
- un nouveau champ de sépultures (l.5) : c’est devenu un champ qui n’existait pas avant
- l’autre bout de la ville (l.5)
- l’ancien cimetière (l.6) : c’était un cimetière avant, mais aujourd'hui ça n’en est plus un
II. Les subordonnées relatives adjectives
A. Les subordonnées relatives adjectives déterminatives
Lorsqu’une subordonnée relative est supprimée, le sens de la phrase change.
1
- le terreau humide qui bouillait et suintait la sève (l.12)
B. Les subordonnées relatives adjectives appositives
Il s’agit d’une séquence entre virgules qui peut être supprimée sans changer le sens de la
phrase.
- ce cimetière, qui était resté fermé pendant des années (l.3)
- la terre, que l’on gorgeait de cadavres depuis plus d’un siècle, suait la mort (l.4)
- ce sol gras, dans lequel les fossoyeurs ne pouvaient plus donner un coup de bêche
sans arracher quelque lambeau humain, eut une fertilité́ formidable (l.8)
- en dessous, dans l’ombre des tiges pressées, le terreau humide […] (l.11)
III. Les groupes prépositionnels compléments du nom
Les compléments du nom ont toujours la forme d’un groupe prépositionnel, c'est-à-dire qu’ils
sont introduits pas une préposition.
- la protection de Saint-Mittre (l.1) : complément du nom « protection »
- les vieux de Plassans. (l.2) : complément du nom « vieux »
- les murs de ce cimetière (l.3) : complément du nom « murs »
- un nouveau champ de sépultures (l.5) : complément du nom « champ »
- à l’autre bout de la ville (l.5) : complément du nom « bout »
- un coup de bêche (l.8) : complément du nom « coup »
- les pluies de mai (l.9) : complément du nom « pluies »
- les soleils de juin (l.9) : complément du nom « soleils »
- les pointes des herbes (l.9) : complément du nom « pointes »
- une mer d’un vert sombre (l.10) : complément du nom « mer »
- une mer […] d’un éclat singulier (l.11) : complément du nom « mer »
- l’ombre des tiges pressées (l.11) : complément du nom « ombre »
IV. Les participes passés
Le participe passé suit le même régime que l'adjectif qualificatif épithète.
- un cimetière placé sous la protection de Saint Mittre (l.1)
- un saint provençal, fort honoré dans la contrée (l.2) : participe passé « honoré » précédé
de l’adverbe de variation « fort ». Cela signifie que ce saint est très honoré dans la contrée.
- Abandonné, l’ancien cimetière (l.6) : participe passé épithète détachée
- une mer d’un vert sombre, profonde, piquée de fleurs larges (l.10)
- l’ombre des tiges pressées (l.11)