REPUBLIQUE DU SENEGAL
Un Peuple*Un But*Une Foi
MINISTERE DE L’EMPLOI DE LA FORMATION
PROFESSIONNELLE DE L’APPRENTISSAGE ET
DE L’INSERTION (MEFPAI)
INSTITUT SANTE DE SERVICE
BTS EN ANALYSE BIOLOGIE
RAPPORT DE STAGE EFFECTUE AU LABORATOIRE DE L’HOPTAL HEINRICH
LUBCKE DE DIOURBEL
THEME : INTERET DU TP ET DE LA TCA DANS LE BILAN PREOPERATOIRE
PRESENTE PAR : ENCADREUR :
JEANNE MARIE TINE Dr MARCELIN HENRI DIENE
ANNEE ACADEMIQUE : 2020/2021
1
SOMMAIRE
Page de garde
Dédicace
Remerciements
Liste des abréviations
Liste des tableaux et Figures
Table des matières
Introduction
Présentation de la structure d’accueil
Synthèse Bibliographique
Matériel et méthodes
Résultats et discussion
Conclusion et perspectives
Annexes (facultatif)
Références bibliographique
2
DEDICACE
A MES CHERS PARENTS
Je vous dédie ce rapport de stage papa et maman ; vous m’avez vu grandir ; et je ne
pourrais jamais vous remercier assez pour votre amour ; l’éducation et la formation
que vous m’avez donne ; vous la figure même de l’amour je dis merci du fond du
cœur, que le Seigneur vous bénisse, vous garde et vous accorde une longue vie et une
santé de fer : je vous adore
A MON CHER MARI
A toi ma moitie, mon ami, mon complice, merci pour ta tendresse et ton amour, ta
patience, ton soutient m’ont donnés de la force et du courage pour en arriver à ce jour,
malgré tes charges tu as pu me financer cette formation, soit largement béni ; merci
merci merci mon chéri comme j’adore t’appeler
A MES CHERS FRERES ET SŒURS
Soyez bénis pour votre soutient dans les moments difficiles, vous êtes l’exemple de
la vrais famille que le Seigneur continue de veiller sur vous mes amours
A MA BELLE FAMILLE
Pour votre accueille et votre soutient dans la famille ; mention spéciale à mon beau
père ; que le Seigneur vous accorde une longue vie avec beaucoup de sante
A MES AMIS
A tous mes amis et promotionnaires du BTS en Analyses Biologiques mention
spéciale à vous mes compagnons de route, mes chères sœurs et notre frère Daouda
Ndao, je dirais un vrais coordonnateur du fond du cœur merci pour ton soutient et ta
patience; soyez tous bénis
Fatoumata Binetou Beye mon plus que amie toi avec qui je partage le même service ;
toutes mes joies et mes peines que le Seigneur te bénisse et te garde ma chérie
REMERCIEMENTS
Tout d’abord un merci spéciale au Seigneur pour le don de la vie, merci pour cette
cette formation, je chanterai votre nom tout au long de ma vie
A MON ENCADREUR DR MARCELIN HENRI DIENE
Je ne sais même pas comment vous dire merci pour votre votre humilité ; votre générosité ;
a première vu vous avez accepté de m’encadrer sans me connaitre ; que le Seigneur vous
3
rende au centuple votre geste a l’égard de ma modeste personne; qu’il vous bénisse ; votre
famille et l’œuvre de vos mains
A mes chers professeurs de l’institut sante service sans exception ; mention spéciale à Mr Sow
notre professeur, une personne exceptionnelle ; Mr Baba Konate ; Mr Ndiaye ; à la directrice
Mme Badiane qui nous a ouvert les portes de son école ; merci !!
A MES COLLEGUES DE TRAVAIL
A mon chef de service, mon surveillant de service et tous mes collègues du laboratoire un
grand merci vous pour votre soutient, vos connaissances, votre humilité vous avez été d’une
grande aide pour moi soyez bénis mes chers. A L’administration qui m’a permis de
poursuivre mes études et l’ensemble du personnel de l’hôpital Heinrich Lübke se Diourbel
merci vous tous.
4
LISTE DES ABREVIATIONS
TP : Taux de Prothrombine
TQ : Temps de Quick
TCA : Temps de Céphaline Activé
SFAR : Société Française d’Anesthésie et de Réanimation
IR : Indice de Rosner
INR : Indice Normalised Ratio
5
TABLEAU DES MATIERES
Présentation et structure de l’hôpital Heinrich Lübke de Diourbel
Présentation générale
Organigramme de l’hôpital
Structure interne de l’hôpital
Synthèse bibliographique
Définition de l’hémostase
Définition du taux de prothrombine
Exploration du taux de prothrombine
Définition du temps de céphaline activé
Exploration du temps de céphaline activé
Intérêt et limites d'un bilan pré-interventionnel d'hémostase
Comment poursuivre l'exploration devant un temps de Quick allongé ou un temps de
céphaline + activateur allongé dans un bilan préopératoire
Matériels et méthodes
Matériels
Méthodes
Résultats et discutions
Résultats
Discussions
Conclusion et perspectives
Références bibliographiques
6
INTRODUCTION
Le bilan préopératoire d’hémostase appelé plutôt bilan pré-interventionnel systématique, est
défini par la Société Française d’Anesthésie et de Réanimation (SFAR) comme l’ensemble
des examens réalisés en routine, en dehors de signes d’appels anamnestiques ou cliniques,
avant une intervention chirurgicale ou une procédure non chirurgicale diagnostique ou
thérapeutique réalisée sous anesthésie [1]. L‘intérêt de la réalisation de ce bilan est d’affirmer
l’intégrité de la fonction hémostatique et de détecter une éventuelle pathologie de l’hémostase
afin de prévenir les complications hémorragiques et/ou thrombotiques de la phase per-
opératoire [2]. La prescription des examens complémentaires pré-interventionnels ne répond à
aucune norme réglementaire.
L’hémorragie péri interventionnelle est associée de manière statistiquement significative à
une augmentation de la morbide-mortalité postopératoire. Plusieurs facteurs étiologiques
entrent en jeu : la localisation critique du saignement (intracérébrale, intraoculaire, intra-
médullaire, péricardique, rétro-péritonéal), l’instabilité hémodynamique etc.
Ainsi, l’évaluation préopératoire du risque hémorragique est une étape indispensable lors de la
consultation d’anesthésie afin d’élaborer des stratégies de correction pour réduire ce risque.
La physiopathologie de l’hémorragie péri interventionnelle est complexe et repose sur deux
composantes : le risque hémorragique lié à la procédure chirurgicale et le risque hémorragique
lié au patient, autrement dit la présence de facteurs de risque propres au patient l’exposant à
un surrisque hémorragique. Ces facteurs de risque hémorragique individuels peuvent être
constitutionnels ou acquis et peuvent affecter l’hémostase primaire ou la coagulation. Le
caractère potentiellement hémorragique de la procédure chirurgicale est plus difficile à
anticiper, c’est pourquoi les médecins anesthésistes concentrent plus particulièrement leur
attention sur l’identification des troubles de l’hémostase acquis ou constitutionnels ; d’où
l’intérêt de demander le bilan d’hémostase plus particulièrement le taux de prothrombine et le
temps de céphaline activé comme bilan préopératoire.
PRESENTATION DE LHOPITAL
7
Chef-lieu de région, la ville dispose du Centre Hospitalier Régional Heinrich Lübke issu de la
coopération sénégalo-allemande, il est inauguré le 26 mai 1966 et représente la structure la
plus ancienne de la région. Avec une capacité de lits, le centre hospitalière régional de
Diourbel est une structure de niveau II et représente l’offre de soins la plus importante du
Département de Diourbel. IL couvre un large panel de spécialités et fait partit des hôpitaux
les plus importants de la région ;
ORGANIGRAMME
STRUCTURE INTERNE
L’hôpital régional de Diourbel dispose de plusieurs services : maternité, Gynécologie,
urgence médicale et chirurgicale, urologie, le bloc opératoire , orthopédie, pédiatrie ,chirurgie
pédiatrique, chirurgie hospitalisation, médecine interne, médecine générale ORL, Radiologie,
réanimation , laboratoire, ophtalmologie, odontologie, cardiologie, centre de dialyse,
kinésithérapie, la pharmacie, cuisine, service maintenance hospitalière, service administratif
(RH, SAF, BUREAU ENTREE, DG, CONTROLE DE GESTION, SSI) , école sous régionale
de formation en maintenance hospitalière
SERVICES TECHNIQUES :
La maternité qui s’occupe de l’accueille et de l’accouchement des femmes enceintes
La Gynécologie chargée de la consultation et suivi des femmes en états de grossesse
8
La cardiologie est chargée d’assurer la consultation et le suivi des cardiopathes des
hypertendus
Urgences médicales assure l’accueil des urgences médicales
Urgences chirurgicales prend en charge les urgences liées à la chirurgie
L’urologie se consacre au diagnostic et au traitement des atteintes congénitales,
infectieuses, lithiasiques, traumatiques et tumorales des appareils urinaires masculins
et féminins et celles de l’appareil génital masculin
Le bloc opératoire qui est le lieu où s’effectuent les interventions chirurgicales
L’orthopédie prend en charge les pathologies des os et de l’appareil locomoteur
La pédiatrie s’occupe de la consultation et le suivi des enfants malades
La chirurgie pédiatrique s’occupe de la prise en charge chirurgicales des affections
enfants (0-18 ans)
Le laboratoire médical qui s’occupe de l’analyse médicale
L’ophtalmologie se charge de traiter les maladies de l’œil et de ses annexes
L’odontologie est chargée d’assurer la consultation et le suivi des malades souffrants
de maux dentaires
La radiologie permet aux patients de passer leur examen radiographique
La Médecine interne s’occupe du suivit et traitement des hospitalises
La Médecine Générale se charge de la consultation des malades externes
La Chirurgie hospitalisation est aussi chargée d’assurer le traitement et le sui des
malades hospitalisent
La réanimation est le service dans lequel sont pris en charge les patients dont l’état de
santé est grave
Le centre de Dialyse prend en charge les patients souffrants d’insuffisance rénale pour
leurs séances de dialyse
La Kinésithérapie s’occupe de la rééducation des malades par le massage et la
gymnastique médicale
La Pharmacie approvisionne les autres services en médicaments, réactifs et matériel de
soin
La Cuisine assure l’alimentation du personnel de l’hôpital
La maintenance hospitalière
9
Les services administratifs (DG, SAF, RH, LE CONTOLEUR DE GESTION, ACP,
BUREAU DES ENTREE) assurent la gestion administrative et financière de l’hôpital
Structure du laboratoire
Le laboratoire de l’hôpital est un service composé de quatre locaux :
-le secrétariat où se font les enregistrements des patients et le rendu des résultats
-les salles de prélèvements dont : la salle des prélèvements sanguins et la salle des
prélèvements vaginaux et urétrales.
-les salles de manipulation : la grande salle qui abrite les paillasses de biochimie, de
parasitologie, d’hémostase, d’hématologie, de sérologie ; et la salle bactériologie.
- la banque de sang constitue un local appart du service où s’effectuent les dons et la
distribution des poches de sang.
Le personnel du laboratoire
Le personnel du laboratoire de l’hôpital Heinrich Lübke de Diourbel est compose de :
-du chef de service : Dr Mamadou Sakiné, pharmacien biologiste
-de quatre techniciens supérieurs : Ibrahima Thiam(Major) ; Cheick Ndour ; Ndeye
Maissa Sow ; Maty Toure (stagiaire)
-d’une technicienne breveté :Jeanne Marie Tine (moi-même)
-de deux aide infirmiers :Marie Ndiaye et Ibrahima Sene
LE PERSONNEL DE LA BANQUE SANG
la banque de sang est une partie détachée du laboratoire et possède aussi quatre
agents :
-une technicienne brevetée : Fatoumata Binetou Beye
-et trois assistants infirmiers : Ibrahima Sanghare, Moussa Gueye, Astou Sane
10
SYNTHESES BIBLIOGRAPHIQUES
Définition et but du bilan d’hémostase
L'hémostase est l'ensemble des phénomènes qui permettent d'arrêter un saignement en cas de
rupture de la paroi d'un vaisseau... Elle se divise en deux phases : l'hémostase primaire et
l'hémostase secondaire. Le bilan préopératoire en Hémostase vise à s'assurer de l'absence de
facteurs de risque hémorragique chez un patient devant subir une intervention chirurgicale.
Définition du taux de Prothrombine
Le taux de prothrombine permet de déterminer le temps de coagulation du sang à
37 °C. Il mesure l’efficacité de plusieurs facteurs qui interviennent dans la
coagulation (facteurs VII, V, X et prothrombine). Ce taux est exprimé en
pourcentage (ou en secondes) par rapport à un sang témoin. Chez les personnes sous
anticoagulants par Antivitamine K , le résultat est exprimé en INR (International
Normalised Ratio). Celui-ci donne un rapport entre le temps de coagulation du
patient sous anticoagulants et celui d’un témoin sans troubles de la coagulation.
Exploration du taux de Prothrombine (TP)
La mesure du TP explore la voie extrinsèque de la coagulation, notamment les facteurs VII,
V, X, II et le fibrinogène (protéine présente dans le plasma sanguin essentielle à la
coagulation du sang). Il s'agit d'un test exprimé en secondes ou en pourcentage avec un taux
normalement compris entre 70% et 100%. S'il baisse cela veut dire que le sang est plus fluide
et a du mal à coaguler.
Définition du temps de Céphaline Activé
11
C’est le temps de coagulation d’un plasma dépaqueté, citraté à 37°C en présence d’un
équivalent des phospholipides plaquettaires (la céphaline) de calcium et d’un activateur de
(silice pour TCA, kaolin pour le TCK…).
Exploration du Temps de Céphaline activé (TCA)
Cet examen mesure la fonctionnalité de la voie intrinsèque en mesurant le temps qu'il faut au
plasma pour coaguler dans un tube à essai après addition de céphaline et d'un activateur.
Lorsque l'échantillon met plus de temps que la normale pour coaguler, le TCA est dit
"allongé". Cet examen peut évaluer l'insuffisance ou non en facteurs de coagulation du sang
(facteur VII, facteur IX et facteur VIII et facteur XII). Sa valeur normale est comprise entre
24 secondes à 41 secondes
Intérêt et limites d'un bilan pré-interventionnel d'hémostase
L’intérêt et l’interprétation des résultats du bilan standard d’hémostase imposent la réponse à
ces 2 questions : des résultats normaux permettent-ils d’écarter le risque hémorragique ? Des
résultats anormaux correspondent-ils à une anomalie de l’hémostase à risque hémorragique ?
[9]. La littérature en a démontré les limites et le peu d’intérêt réel. En effet, ces trois tests ne
permettent pas d’explorer l’intégralité du système hémostatique. Certains déficits
potentiellement à risque hémorragique ne perturbent ni le TCA ni le TQ ; c’est le cas par
exemple du déficit en facteur XIII. De la même manière, les thrombopathies ne perturbent pas
les tests de coagulation standards et peuvent même ne pas être détectées par le TS. Les
déficits congénitaux en facteurs de la coagulation et les troubles congénitaux des fonctions
plaquettaires à risque hémorragique ont une prévalence globale faible dans la population
générale. Les plus fréquents sont la maladie de Von Willebrand et l’hémophilie A. Chez les
patients asymptomatiques, la prévalence de ces troubles est de l’ordre de 1/40 000. Les
troubles acquis de l’hémostase sont de loin les plus fréquents, liés à une prise médicamenteuse
dans la très grande majorité des cas. L’interrogatoire, orienté vers la recherche d’antécédents
personnels et familiaux de symptômes hémorragiques (spontanés ou provoqués) et de
pathologies ou de traitements pouvant interférer avec l’hémostase, reste un moyen simple
d'identifier les patients à risque hémorragique et nécessitant une exploration de l’hémostase.
Pour différents questionnaires existants pour le dépistage des antécédents hémorragiques des
raisons pratiques, des questionnaires simples peuvent être proposés, surtout en pédiatrie, sur la
base des
12
Comment poursuivre l'exploration devant un temps de Quick allongé ou un temps de
céphaline + activateur allongé dans un bilan préopératoire
Plusieurs démarches peuvent être entreprises : l'épreuve du mélange a pour but d'orienter
vers un déficit en facteur ou vers la présence d'un anticoagulant circulant. Cette épreuve de
mélange est classiquement réalisée sur le temps de céphaline + activateur. En effet, les
réactifs thromboplastines utilisés pour la réalisation du temps de Quick, sont en règle générale
moins sensibles à la présence d'un anticoagulant circulant. L'épreuve du mélange réalisée sur
le temps de Quick risque donc d'être peu informative. La correction, ou la non correction,
du TCA est objectivée par le calcul de l'indice de Rosner de la manière suivante :
IR = [(TCA mélange - TCA témoin) / TCA patient] x 100
On estime que le TCA est corrigé si l'indice de Rosner est inférieur à 12 %. Il n'est pas corrigé
si l'indice de Rosner est supérieur à 15 %. Il existe une zone grise entre 12 et 15 %.
La correction du TCA lors de l'épreuve du mélange est en faveur d'un déficit en facteur de la
coagulation et oriente vers la mesure des facteurs. La non correction du TCA est en faveur
de la présence d'un anticoagulant circulant. La présence d'un anticoagulant circulant de type
lupique n'expose en général pas à un risque hémorragique accru. Cependant, un
anticoagulant de type lupique peut être concomitant de celle d'un déficit en facteur et masquer
ce dernier.
La non correction du TCA lors de l'épreuve du mélange doit donc pour cette raison inciter à
rechercher un déficit en facteur pour s'assurer de l'absence de risque hémorragique.
Un allongement isolé du temps de Quick sera suivi de la mesure du facteur VII. La mesure du
facteur VII pourra être réalisée sur une seule dilution du plasma à tester du fait que les
interférences potentielles liées à la présence d'un éventuel anticoagulant circulant de type
lupique sont limitées en raison de la sensibilité relativement faible des thromboplastines à ces
anticoagulants circulants. Cependant, on peut réaliser cette mesure sur plusieurs dilutions du
plasma à tester pour éliminer de manière certaine toute interférence. Les déficits en facteur
VII peuvent être mis en évidence ou au contraire ne pas être détectés en fonction de la
thromboplastine utilisée pour réaliser le temps de Quick, certaines thromboplastines étant
insensibles au déficit en facteur VII. Un allongement isolé du TCA sera suivi de la mesure
13
des facteurs VIII, IX, XI et XII. La réalisation de ces mesures sur plusieurs dilutions (en
tampon) du plasma à tester permettra de s'affranchir de la présence d'un anticoagulant
circulant de type lupique, susceptible d'interférer dans la mesure et de conduire à une
interprétation erronée basée sur une mesure réalisée sur une seule dilution du plasma à tester.
Un allongement concomitant du temps de Quick et du TCA conduira à mesurer les facteurs de
la voie commune, I (fibrinogène), II, V et X. Les dosages des facteurs II, V, et X pourront,
comme dans le cas du facteur VII être réalisés sur une seule ou au contraire sur plusieurs
dilutions du plasma à tester.
MATERIELS ET METHODES
METHODES
PHASE ANALYTIQUE DU TP ET DE LA TCA
Tout d’abord mettre à température ambiante les réactifs, centrifuger le prélèvement sur
tube citrate a 4000 tours pendant 10mn, allumer la machine et attendre qu’elle
atteigne 37°C
Préparer le matériel nécessaire à la manipulation : micro pipette de 50ul ; cupules de
manipulation ; billes ; embouts
Les réactifs selon la machine et en fonction des laboratoires : cacl2 ; le CK PRESS
(pour la TCA) la thromboplastine (pour le TP)
PROCEDURE DE MANIPULATION
NB : toujours faire une double manipulation pour limiter les risques d’erreurs
Pour le taux de prothrombine(TP) :pour un malade ,préparer deux cupules et
les placer dans deux puis, ajouter dans chaque cupule une bille ;puis distribuer
50ul de sérum dans chaque cupule, prélever l’activateur(la thromboplastine)
avec la micro pipette de transfert et déclencher le chronomètre dans les
chambres d’incubation ; à 50s le signal sonore est déclenché ,transférer la
préparation dans la zone de lecture et attendre ;à 60s déclencher le bouton de
lecture tout en distribuant encore 100ul de thromboplastine dans chaque
cupule et attendre que s’affiche les résultats puis les imprimer
14
Valeurs normales : supérieur ou égal à 70% pour les patients normaux ; et toute
valeur inferieur est considérée comme pathologique ou dû à un mauvais
prélèvement ou mauvaise manipulation
Pour Le temps de céphaline active(TCA) : pour un malade, préparer aussi deux
cupules et les placer chacun dans un puit d’incubation puis ajouter une bille
dans chaque cupule ; distribuer 50ul de sérum plus 50ul de ck press et
mélanger doucement, préparer l’activateur (cacl2) dans la micro pipette de
transfert puis activer l’incubation qui dure 170s. A 170s le bip sonore est
déclencher ; transférer la préparation dans la zone de lecture et attendre la
180eme seconde pour activer le bouton de lecture tout en distribuant 50ul de
cacl2 dans chaque cupule et attendre. Apres coagulation les resautas s’affichent
et on imprime
Valeurs normales : 29s selon les réactifs ; toute valeur
anormale est signe de pathologie ou de mauvaise manipulation ou un mauvais
prélèvement
Conclusion
L’identification préopératoire des patients à risque hémorragique est primordiale lors de la
consultation d’anesthésie afin d’élaborer des stratégies correctrices
REFERENCES BIBLIOGRAPHIE
1- Recommandations de la Société Française d’Anesthésie et de Réanimation. Examens pré-
interventionnels systématiques : validées par le Conseil d’administration de la SFAR le 13
janvier 2012
2- Ajzenberg N, Bonhomme F, Samama M. et al. Prescription du bilan préopératoire
systématique : intérêt dans la chirurgie digestive. RAMUR. 2011;16(3):1-6.
3- Bernard R, Benhamou D, Beloeil H. Prescription des examens biologiques préopératoires :
audit des pratiques dans un hôpital universitaire et mise en place des recommandations. Ann
Fr Anesth Reanim. 2010;29(12):868-73.
4- Handin RI. "Chapter 53: bleeding and thrombosis". In Kasper DL, Braunwald E, Fauci AS,
et al... Harrison's Principles of Internal Medicine (16th ed.). New York, NY: McGraw-Hill.
ISBN 0-07-139140- 1. 2005.
15
5- Gouault-Heilmann M, Ajzenberg N, Alhenc-Gelas et al. Recommandations pour une juste
prescription des examens d’hémostase en pratique médicale courante. Sang Thrombose
Vaisseau. 2006;18(1):29-42.
6- Massignon D. Les limites du bilan standard d'hémostase. Revue Française des
Laboratoires. 2005;370:33-40.
7- Le pré-analytique en hémostase et les recommandations du Groupe d’études sur
l’hémostase et la thrombose (GEHT). OptionBio. 2009;417:20-1.
8- Nakul-Aquaronne D, El Yakinea A, Starcka B. Les pièges de la numération automatique
des plaquettes. Revue Française des Laboratoires. 2002;347:21-5.
9- Bonhomme F. Le bilan d’hémostase avant une intervention est-il inutile ? Le Praticien en
Anesthésie Réanimation. 2013;17(3):135-9.
10- Dupont H, Molliex S. Les examens pré-opératoires : pourquoi faut-il de nouvelles
recommandations. SFAR 2012.
11- Agence Nationale d’Accréditation et d’Evaluation en Santé (ANAES). Evaluation des
pratiques professionnelles dans les établissements de santé: évaluation de la prescription et de
la réalisation des examens paracliniques préopératoires. 1998. modifié le 12/01/2010.
12- Gris JC, Mercier E. Les constantes pré-analytiques en hémostase. Revue Francophone des
Laboratoires. 1999;317:63-70
13-Auteur correspondant Imane BENJELLOUN Laboratoire d’Hématologie et d’Immuno-
Hématologie, Hôpital Militaire Avicenne, Marrakech E-mail : ammounat@[Link]
16