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Chimie Descriptive et Coordination II

Ce document décrit les propriétés des éléments de transition. Il aborde leur classification périodique, leurs propriétés chimiques et physiques comme leurs degrés d'oxydation possibles ou leur magnétisme. Le document contient également des informations sur certains groupes d'éléments comme le titane, le chrome ou le fer.

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Chimie Descriptive et Coordination II

Ce document décrit les propriétés des éléments de transition. Il aborde leur classification périodique, leurs propriétés chimiques et physiques comme leurs degrés d'oxydation possibles ou leur magnétisme. Le document contient également des informations sur certains groupes d'éléments comme le titane, le chrome ou le fer.

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UNIVERSITÉ IBN ZOHR

FACULTÉ DES SCIENCES AGADIR


DÉPARTEMENT DE CHIMIE

SMC6 : MODULE 34

CHIMIE DESCRIPTIVE II
& CHIMIE DE COORDINATION

[Link]

RESPONSABLE COURS : S. MANÇOUR BILLAH


FSA-SMC 6 → Cours Chimie Descriptive

SOMMAIRE

CLASSIFICATION PERIODIQUE DES ÉLEMENTS


CHAPITRE I : ÉLEMENT DE TRANSITION .......................................... 1

ÉTUDE DE DIFFERENTS GROUPES


CHAPITRE II : GROUPE TITANE ..................................................... 6

CHAPITRE III : GROUPE CHROME ...............................................13

CHAPITRE IV : TRIADE (Fe-Co-Ni) → FER ................................ 18


Éléments de Transition
❑ Historique
Historiquement Mendeleïev (1834-1907) eut l'idée de classer les éléments, connus à
son époque :
▪ en colonnes et en lignes
▪ par ordre de masses molaires atomiques croissantes.
▪ les éléments figurant dans une même ligne présentent des propriétés chimiques
semblables.

❑ Classification moderne
• Période
Les atomes ont le même nombre de couches
électroniques occupées :
1re ligne : couche K (n=1)
2e ligne : couche L (n=2)
3e ligne : couche M (n=3)
Le parcours d'une ligne correspond au remplis-
sage d'une couche.
• Colonne
Les atomes ont le même nombre d'électrons dans leur couche externe.
Les atomes de la colonne (n) ont n électrons sur la couche externe.
❑ Familles chimiques
Les propriétés chimiques des atomes dépendent essentiellement du nombre d'élec-
trons présents dans leur couche externe. Donc les atomes d'une même colonne ont
1
FSA-SMC 6 → Cours Chimie Descriptive

des propriétés très semblables. Ils réagissent avec le même type de composé, for-
ment des molécules et des ions comparables. On dit que les éléments d'une même
colonne constituent une famille chimique.
Il existe 4 grandes familles (bloc s, p, d et f) :
▪ Métaux alcalins : forment des cations. Possèdent un électron.
Couche externe → ns1 : Li+, Na+…
▪ Métaux Alcalinoterreux : forment des cations en perdant deux électrons.
Couche externe → ns2 : Be2+, Mg2+, Ca2+, …
▪ Métaux de transition : forment des cations. Sous-couche d incomplète.
Couche externe → dn < 10 : Fe3+, Cu2+, …
▪ Halogènes : Sont des non-métaux. Réagissent violemment avec les métaux (don-
nent des sels). Forte électronégativité.
▪ Gaz rares : Grande stabilité chimique. Ne forment pas de composés (rarement).
Absence de réactivité chimique.
▪ Autres familles : Non métaux : C … ; Métaux pauvres : Al … ; Semi-conducteurs :
Si …

❑ Éléments de transition
▪ 1re série 21Sc → 30Zn Sc, Ti, V, Cr, Mn, Fe, Co, Ni, Cu, (Zn)
▪ 2e série 39Y → 48Cd Y, Zr, Nb, Mo, Tc, Ru, Rh, Pd, Ag, (Cd)
▪ 3e série 57La, 72Hf → 80Hg La, Hf, Ta, W, Re, Os, Ir, Pt, Au, (Hg)
❑ Propriétés
Il y a 30 éléments de transition qui constituent essentiellement le bloc d (niveau
partiellement rempli) : 3dn 4s2, 4dn 5s2 et 5dn 6s2.
Les éléments de transition ont de remarquables propriétés mécaniques, élec-
triques et magnétiques (métaux & alliages).
Leur chimie est déterminée par la sous-couche d. Elle est extrêmement riche :
multiples degrés d’oxydation, nombreux types de liaisons, complexes de struc-
tures très variables, très utilisés pour leur réactivité en catalyse. Forment de
nombreux alliages. Certains sont des aimants (fer, cobalt, nickel).

Élément Symbole Configuration Degrés Abondance


3d & Numéro électronique d’oxydation (ppm)
Scandium 21Sc [Ar] 3d14s2 +3 25 → 31e
Titane 22Ti [Ar] 3d24s2 +2 → +4 6 320 → 9e
Vanadium 23V [Ar] 3d34s2 +2 → +5 136 → 19e
Chrome 24Cr [Ar] 3d54s1 +2 → +6 122 → 21e
Manganèse 25Mn [Ar] 3d54s2 +2  +7 900 → 12e

2
FSA-SMC 6 → Cours Chimie Descriptive

Fer 26Fe [Ar] 3d64s2 +2 → +6 50 000  4e


Cobalt 27Co [Ar] 3d75d14s2 +2 → +5 29 → 30e
Nickel 28Ni [Ar] 3d84s2 +2 → +4 99 → 22e
Cuivre 29Cu [Ar] 3d104s1 +1 → +3 68 → 25e
Zinc 30Zn [Ar] 3d104s2 +2 76 → 24e

❑ Degrés d'oxydation
Plusieurs d.o. sont possibles de 1 à 7 ; les d. o. les plus
courants sont +2 et +3. Pour le degré +1 : Cu, Ag et Au.
Pour certains composés organiques d. o. < 0. Le degré 0 est
observé pour les métaux carbonyles ou les composés "sand-
wich" : [Fe(CO)5] (voir figure) →

❑ Abondance & Minerais


Elle est très variable. Le fer est le plus abondant, c’est
le 1er élément métallique dans la croute terrestre, suivi
par le titane et le manganèse.
Le technétium radioactif est inexistant, les éléments deviennent de moins en
moins accessibles quand le numéro atomique augmente.
De très nombreux minerais contiennent des éléments de transition. Les éléments y
sont souvent présents à l’état de mélange. Leur séparation est facile car leur chi-
mie est très variée.

❑ Propriétés chimiques
Forment de nombreux alliages. La plupart sont attaqués par les acides sauf pour
les métaux nobles (Cu, Ag, Au). Leur chimie est déterminée par la sous-couche d.
Énergies d’ionisation relativement faibles  degrés d’oxydation nombreux : jusqu’à 8.

❑ Propriétés acido-basiques
La plupart sont attaqués par les acides sauf pour les métaux nobles (Cu, Ag, Au).
Les oxydes de degrés inférieurs (1 → 3) sont basiques : MnO + H2O → Mn(OH)2
Les degrés de degrés supérieurs (6 → 7) sont acides : CrO3 + H2O → H2CrO4

❑ Variation des rayons


Rayons atomiques → rM2+ = 0,75 Å
Les rayons covalents métalliques et ioniques varient peu. Ils augmentent d’une
ligne à l’autre et diminuent faiblement le long d’une ligne (augmentation du Z eff).
Ri  quand Z  ceci est dû au mauvais effet d'écran des électrons ajoutés pour
une même couche.
Les rayons ioniques sont sensibles aux champs cristallins :

3
FSA-SMC 6 → Cours Chimie Descriptive

o Coordination   Ri 
o Degré d’oxydation : d.o.   Ri 
o État de spin : Ri  dans les composés
haut spin HS que les composés BS.
Pour les éléments d, les e- des orbitales t2g
repoussent moins les ligands que les élec-
trons eg, on observe une variation en 4
temps.
❑ Propriétés physiques
Sont tous des métaux et presque tous
durs. Possèdent une haute température de fusion et d’ébullition. Ils sont bons
conducteurs de la chaleur et de l’électricité. Certains sont des aimants (fer, co-
balt, nickel).
• Électronégativité : Faible : = 1,6 ;
caractère électronégatif > caractère réducteur, moins puissant que les alcalins et
les alcalinoterreux.
• Potentiel redox : E°M2+/M < 0 ; sauf pour le cuivre E°Cu2+/Cu= 1,4 V
• Énergies d’ionisation : Elles sont relativement faibles. Degrés d’oxydation nom-
breux : jusqu’à 8 dans la 2e et la 3e ligne.
• Conductivité : Bons conducteurs de la chaleur et de l’électricité. Les métaux de
transition sont durs et conducteurs. Exemple Cu. Leur conductivité est à la fois
thermique et électrique.
• Température de fusion : Haute température de fusion et d’ébullition.
TFus est très élevée > 1000 °C, sauf pour le Zn TFus Zn=420 °C.
• Densité : La densité est élevée, de 6,17 g/cm3 (La) → 22,59 (Os).
❑ Environnement chimique
• Niveaux d’énergie
Les électrons d sont très sensibles à l’environnement chimique.
Les niveaux d’énergie, dégénérés dans l’ion libre, vont être séparés dans un en-
vironnement cristallin (chimie du solide) ou moléculaire (complexes).
• Géométrie
La levée de dégénérescence est déterminée par la symétrie du site (octaé-
drique, tétraédrique, …), de nombreuses géométries sont possibles.
La description de ces phénomènes peut se faire de manière purement ionique
(modèle du champ cristallin) ou moléculaire (théorie du champ des ligands).
❑ Modèles
• Modèle du champ cristallin
Rend bien compte des phénomènes de symétrie. L’application de la théorie des
groupes donne les groupes ponctuels de symétrie. Exemple :

4
FSA-SMC 6 → Cours Chimie Descriptive

Oh  orbitales t2g et eg ; Td  orbitales e et t2


• Modèle moléculaire
Repose sur la théorie des orbitales moléculaires, il utilise la théorie de la symé-
trie, combinée avec la représentation en termes de moments angulaires : L, S, J.
❑ Liaison Métal  Ligands
Cette liaison peut être décrite comme un phénomène acido-basique, donneur-ac-
cepteur (donneur  ligand, acide de Lewis  métal).
• Interactions : elles sont de symétrie s ou p.
• Variétés liaisons : orbitales moléculaires des ligands, des approches métal ← li-
gand, donnent lieu à des modes de liaison très subtils.
• Type de liaisons : ch. coordination (do>0) ou ch. organométallique (do=0 ou <0).
❑ Magnétisme
La sous-couche d permet l’existence de divers composés magnétiques :
• Métaux : Comportent ferromagnétiques (Fe, Co, Ni) et des alliages magnétiques.
• Ions libres : Le moment magnétique décrit les propriétés magnétiques :
me = g √J(J+1) (exprimé en magnéton de Bohr)
Pour les composés paramagnétiques colorés :
Moment de spin → M = √4S(S+1) → M = √n(n+2) (n : nombre d’e- célibataires)
❑ Importance industrielle
On trouve les éléments de transition partout en :
• Industrie mécanique comme éléments structuraux (fer, aciers, fonte)
• Industries électriques et électrotechniques (conductivité, magnétisme)
• Industrie des pigments : titane et zinc (pigments blancs), fer (bleu de Prusse), …
• Catalyse : homogène et hétérogène. Etc.
❑ Importance biologique & toxicité
• Certains éléments sont essentiels à la vie :
Transfert d’électrons : protéines Fe-S … ;
Transport de substrats ou de groupes dioxygène (hémoglobine, hémérytrine Fe) ;
Dioxyde de carbone (anhydrase carbonique Zn).
• Certain éléments sont dangereux :
Métaux lourds : Cd, Hg, etc.
• Éléments indispensables mais toxiques
Le fer en excès contribue à créer des radicaux à base d’oxygène qui font de graves
dégâts dans les tissus.
Les complexes de Pt(II) sont utilisés dans des traitements anticancéreux, mais
peuvent être très toxiques.

5
FSA-SMC 6 → Cours Chimie Descriptive

Titane

1.1 Métal
Le titane, de numéro atomique Z=22 (3d2 4s2), appartient au groupe IVB.
• Ses potentiels d'ionisation sont faibles : PI1=6,83 eV, PI2=13,63, PI3=28,14 et
PI4=43,24.
• C'est un réducteur puissant. Il brûle dans l'oxygène à 610 °C en formant le
dioxyde TiO2, brûle également dans N2 à 800 °C pour donner le nitrate TiN.
• Les degrés d'oxydation du titane sont : +IV (TiCl4) ; +III (TiCl3, [Ti(H2O)6]3+) ; +II
(TiCl2, TiBr2, TiO); pour +I on ne connaît aucun composé.
• Sa température de fusion est : Tfus=1725°C et celle de l'ébullition est :
Téb=3260°C.
• La densité est relativement faible d=4,5 ; il est le plus léger des métaux de tran-
sition avec le scandium (d=3)
• C'est un métal gris, un peu plus brillant que le fer :
Ti : H.C., stable jusqu'à T=882 °C, =4500 Kg/m3
Ti : C.C., existe pour T>882 °C, =4350 Kg/m3
• Isotopes de 22Ti : le plus abondant est 48Ti = 73,5%  M = 47,9
• Les propriétés mécaniques du titane sont comparables à celles de l'acier, mais il
est plus difficile à travailler car il absorbe facilement l'azote et l'oxygène, ce qui
le rend dur et cassant.
1.2 Minerai
Le titane est le 2e élément métallique et le 9e élément du tableau périodique le plus
abondant, mais il est difficile à extraire. On le trouve dans les roches et les sables
sous les formes suivantes :
• Titanate de fer : FeTiO3 (ilménite)
Titanate de fer (II) constituant le plus abondant avec des teneurs en TiO2 allant de 45
à 65 %. Ce minerai contient aussi du fer(III) :
%m TiO2 Fe2O3 FeO Autres
Ilménite 54 18 22 6
Structure de l'ilménite : les plans métalliques sont successivement des plans de fer et
des plans de titane. C'est une structure type corindon Al2O3.

O2- → H.C., 6 oxygènes/maille


Al3+ → ⅔ [6] x 6, 4 aluminiums/maille
} Al4O6  2 Al2O3/maille

6
FSA-SMC 6 → Cours Chimie Descriptive

Les Al3+ se distribuent dans les sites octa. suivant un ordre, ils se placent à des posi-
tions où les uns sont les plus loin des autres ; on les dispose selon une hélice d'axe c,
la périodicité correspond à une maille et demi. c'= 3/2 c
• Dioxyde de titane : TiO2
o Variété rutile
État naturel avec des teneurs en TiO2 allant de 90 à 98 %
ou obtenu synthétiquement (teneur en TiO2 : 85 à 90 %)
à partir de l'ilménite par élimination du fer qui est
transformé suivant les divers procédés utilisés en FeCl2 ;
Fe(OH)3 ; FeSO4 ; etc.
o Variété anatase
État naturel avec teneur en TiO2 allant de 30 à 40 %
La forme rutile est beaucoup plus abondante que la forme anatase ; l'anatase et la ru-
tile sont quadratiques mais non isomorphes ; le rutile est la forme stable à haute
température et la maille cristalline peut être stabilisée à l'oxyde de zinc ZnO.

• Titanate de calcium
CaTiO3
Structure de la pérovskite
On a 1 BaTiO3/maille
coord. Ti4+ = 6
coord. Ba2+ = 12
coord. O2- = 6

• Slags
Il s'agit de minerais (ilménites) utilisés par les usines métallurgiques qui en extraient
le fer par réduction par le carbone au four électrique à 1200-1600 °C. Ce sont donc
des laitiers titanifères de ces minerais qui se trouvent enrichis en titane (80 %) et
contiennent encore environ 15 % de fer

7
FSA-SMC 6 → Cours Chimie Descriptive

3. Intérêt & Utilisation


3.1 Intérêt
L'intérêt du titane en métallurgie est dû à trois principales propriétés intéressantes à :
▪ une masse volumique intermédiaire entre celle de l'Al (d=2,7) et de l'acier
(d=7,9).
▪ à des caractéristiques mécaniques comparables à celles des aciers en particulier
résistance à la rupture.
▪ à une très bonne résistance à la corrosion par formation d'une couche d'oxyde
TiO2, imperméable et insoluble.
3.2 Utilisation

Il est utilisé principalement pour l'industrie des pigments, en effet le dioxyde du ti-
tane est utilisé comme base colorante blanche et a remplacé comme pigment l'oxyde
du zinc.
Il sert aussi à obtenir des alliages légers et résistants : aviation, marine, armée, re-
cherche et industrie chimique.
Au moins 95% de la production est utilisée :
• dans la fabrication des pigments (50%), dans l'industrie du papier (20%) et dans
l'industrie des céramiques, textile, encres et matières plastiques (25%).
Le reste de la production de minerai est utilisé :
• pour obtenir du titane métallique ou des alliages employés dans l'aéronautique,
la construction navale et la fabrication d'électrodes utilisables en milieu corrosif
(4%) et pour préparer du carbure de titane TiC composé dur et réfractaire (1%)

8
FSA-SMC 6 → Cours Chimie Descriptive

La méthode de réduction de TiO2 n'est pas appliquée car on obtient le carbure TiC
qui est très stable :
TiO2 + C → TiC + O2
La facilité avec laquelle le titane se combine avec l'oxygène ou l'azote à haute tempé-
rature rend difficiles les autres méthodes de réduction. Donc on procède de la façon
suivante :
• Préparation de TiO2
H SO / 110 C filtration
FeTiO3 ⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯→ FeSO4 + TiOSO4 + Fe2(SO4)3 →
2 4

évaporation sous vide


FeSO4 + TiOSO4 → FeSO4.7H2O + TiOSO4 (en solution)
ébullition (excès H2 O)
TiOSO4 → TiO2 (hydraté)
Le titane fait partie des métaux dont l'obtention nécessite le passage intermédiaire
par le chlorure de titane TiCl4.
• Transformation en TiCl4
Pour réaliser la carbochloration, on introduit le rutile, sous forme poudreuse dans un
réacteur. Il forme alors un lit fluidisé par injection de chlore gazeux. Le réacteur est
chauffé à 650 °C, du carbone finement broyé est alors introduit. Il s'enflamme et
maintient une température de 800 °C.
TiO2(s) + 2 C(s) + 2 Cl2(g) → TiCl4(g) + 2 CO(g)
Ce chlorure TiCl4 à température ambiante est un liquide qui bout à 136 °C. Il est
récupéré par condesation.
• Réduction de TiCl4
Le titane métallique est issu de la réduction de TiCl4 au moyen de métaux très réduc-
teurs tels que le magnésium ou le sodium :
→ Magnésium Mg (procédé Kroll)
800C
TiCl4(g) + 2Mg(l) ⎯⎯ ⎯
⎯→ Ti(s) + 2Mg Cl2(l)
▪ On travaille sous atmosphère inerte (Ar) car Mg est facilement oxydé par O2.
▪ Mg et MgCl2 sont extraits par lavage à l'acide dilué ou par distillation sous vide.
▪ On travaille jusqu'à ce que 85% du métal ait réagi (Une réaction plus complète
n'est pas souhaitable pour éviter que le titane métallique ne disparaisse dans la
réaction suivante : 3 TiCl4 + Ti → 4 TiCl3)
▪ On obtient alors un métal assez pur proche de 99 %
→ Sodium Na (procédé Hanter)
Avec le sodium la réaction est la suivante :
TiCl4(g) + 2 Na(l) → TiCl2(s) + 2 NaCl(s)
TiCl2(g) + 2 Na(l) → Ti(s) + 2 NaCl(s)
9
FSA-SMC 6 → Cours Chimie Descriptive

Cette opération est réalisée à 800 °C, sous


atmosphère d'argon, dans un creuset en
acier chauffé par des brûleurs.
Après refroidissement du creuset, le mé-
lange solide Ti/NaCl est extrait du creuset
par dynamitage.
Les morceaux obtenus sont broyés et le
chlorure de sodium éliminé par dissolution
par l'eau acidulée par l'acide chlorhy-
drique.
Dans les deux cas (Mg/Na), on récupère
des granulés de titane appelés éponge de titane.
• Purification du Titane
Pour avoir du titane très pur on utilise la méthode de Van Arkel.
C'est une méthode qui est utilisée dans le cas où
on connaîtrait un halogénure volatil instable
du métal à purifier.
Pour le titane on connaît bien TiI4 qui est ins-
table et se décompose en Ti et I2 :
TiI4 → Ti + 2 I2
Dans une enceinte sous vide, on met du titane à
98,5% avec de l'iode, on obtient ainsi TiI4. La
méthode consiste à porter au rouge un filament
électrique et quand le filament chauffe TiI4 se
décompose et le titane se dépose sur le fila-
ment (TfTi= 1725 °C).

• TiO2 (Ti IV)


C'est un pigment blanc qui devient jaune lorsqu'on le chauffe. TiO2 existe sous 3 va-
riétés :
- Rutile : structure tétragonale, 2 TiO2/maille, quadratique, d= 4,2
- Anatase : formée de petits prismes, tétragonaux, quadratique, d= 3,9
- Brookite : en feuillets, orthorhombique, d= 4,1
La variété principale est la rutile qui est un oxyde réfractaire (ne réagit pas facile-
ment quand on la manipule), son point de fusion est élevé 1800°C.
L'oxyde TiO2 est inerte avec les acides et les bases, quand il est à l'état anhydre, par
contre l'oxyde hydraté TiO2.nH2O est soluble dans des acides concentrés :
H SO conc.
TiO2.nH2O
⎯⎯2 ⎯4⎯⎯
⎯→ TiOSO4
⎯⎯⎯
HO 2

10
FSA-SMC 6 → Cours Chimie Descriptive

TiO2.nH2O réagit quand on le chauffe avec les bases alcalines (KOH, K2CO3, Li2CO3...)
TiO2 + K2CO3 → K2TiO3 + CO2
2 TiO2 + K2CO3 → K2Ti2O5 + CO2
Ces oxydes complexes sont appelés des titanates.
On trouve par exemple le pérovskite CaTiO3 et des spinelles MgII2TiIVO4 ; ZnII2TiIVO4
MnO2 + 2TiO2 → MnIITiIII2O4
• Ti2O3 (Ti III)
Difficile à préparer, on ne le trouve pas dans le commerce :
H2 /1000C
TiIVO2 ⎯⎯ ⎯⎯⎯→ TiIII2O3
Ti3+ est réducteur, il a tendance à s'oxyder quand on l'obtient, il a la structure corin-
don (Al2O3), il est de couleur violet foncé. Ti3+ est dans un champ octaédrique [6].
• TiO (Ti II)
Ce n'est pas un véritable oxyde, on doit le considéré plutôt comme une dissolution
d'oxygène dans du titane métallique, les propriétés électriques montrent en effet
une conduction type métallique.

sous vide
TiO2 + Ti ⎯⎯ ⎯⎯→ 2 TiO
à 1 200 C

Aux rayons X, on a un spectre de type NaCl. La mesure de la densité permet de calcu-


ler le nombre de motif qui est n=3,4 donc c'est un composé non stœchiométrique qui
est doublement lacunaire à la fois en oxygène et en titane :

Ti0,85 0,15 O0,85 0,15


15% des lacunes de titane et 15% de lacunes d'oxygène d'où n  4

TiX4 (X= F, Cl, Br, I)


▪ TiCl4 est le plus important des halogénures, c'est un liquide incolore, qui fume
abondamment à l'air (Téb=136°C), il est à la base de la préparation du titane :
2TiO2 + 3C + 4Cl2 → 2TiCl4 + 2CO + CO2
C'est un composé strictement covalent et c'est un composé qui réagit avec l'eau pour
donner l'oxyde hydraté et l'acide HCl :
TiCl4 + nH2O → TiO2.nH2O + HCl
Il est possible qu'avant la formation de TiO2 on passe par l'intermédiaire TiOCl2.
TiCl4 se comporte comme un acide de Lewis (accepteur d'e-) et donne des complexes
d'addition, particulièrement avec des composés oxygénés tels que les alcools, les
éthers et les composés carboxyliques.

11
FSA-SMC 6 → Cours Chimie Descriptive

R
TiCl4 + R-O-H → HO → TiCl4
On peut avoir aussi la formation des composés complexes de type TiCl4, L2 (coord.
Octa.)
TiCl4 + 2 Cl- → [TiCl6]2-
TiCl4 + 2 PET3 → [TiCl4, 2PET3] (PET3 = phosphine)
▪ TiF4 (tétrafluorures) résultent de l'action de HF anhydre sur les chlorures :
TiCl4 + 4 HF → TiF4 + 4 HCl (TiF4 = solide blanc)
▪ TiBr4 (solution jaune) et TiI4 (solide brun-rouge) sont préparés par combinaison di-
recte des corps simples (ils sont moins importants)
Ti(s) + 2 Br2 → TiBr4
Ti(s) + 2 I2 → TiI4

N. B. : Il existe aussi les halogénures TiX3 et TiX2.

12
FSA-SMC 6 → Cours Chimie Descriptive

Chrome

1.1 Présentation
Nom : chrome, du grec chroma (couleur). Symbole : Cr ; Z=24. Config. élect. : 3d5 4s1.
Élément métallique blanc-argent d'un aspect très brillant. Il est mou quand il est pur.
Le chrome fut découvert en 1797. Très répandu, c'est le 21e élément le plus abondant.
1.2 Propriétés physiques
• MCr = 51,996 ; Structure : cubique centré ; d = 7,2
• TFus = 1875 °C et TÉbu = 2670 °C

Il existe peu de minerais de chrome exploi-


tables, l'élément le plus important est la chro-
mite FeCr2O4 (structure spinelle, d=4,1 à 4,8,
cristaux octaédriques).
Les gisements les plus importants sont en
Afrique du Sud (3,6 Mt), Kazakhstan et en
Inde.
• La réduction de la chromite à haute température conduit à un alliage appelé fer-
rochrome employé dans la fabrication des aciers inoxydables :
FeCr2O4 + C → FeCr + CO↑
• Pour avoir du chrome pur, le traitement consiste à attaquer la chromite par le car-
bonate de potassium :
chauffage
FeCr2O4 + K2CO3 ⎯⎯ ⎯ ⎯ ⎯⎯→ K2CrO4 + Fe2O4
intense à l' air

• Comme Fe2O4 est soluble dans l'eau, on sépare les


deux composés par décantation. Chauffage haute
température
Al2O3 + Cr↓
Cr2O3 + Al
dissolution (H2 O), filtration
(poudre)
K2CrO4 ⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯→ K2Cr2O7
acidification, cristallisation
Coulée de Cr
[C]
K2Cr2O7 ⎯⎯⎯⎯→ Cr2O3
Δ avec NH4 Cl

[Al]
Cr2O3 ⎯⎯ ⎯→ Cr↓ + Al2O3

13
FSA-SMC 6 → Cours Chimie Descriptive

• 60 % du chrome sert à la fabrication de produits métalliques (alliages industriels)


On utilise principalement le chrome dans des alliages avec le fer, le nickel ou le co-
balt. L'addition de chrome augmente la dureté, la robustesse et la résistance à la
corrosion :
Un bon exemple d’alliage est l'acier inoxydable (74% Fe, 18% Cr et 8% Ni). Il résiste
même à l’action de produits chimiques corrosifs, tels que l’acide nitrique concentré
ou chaud.
En raison de sa dureté, l'alliage Cr-Co-W est utilisé pour les outils de découpe du
métal.
• Le chrome constitue un revêtement dur, résistant à la corrosion et brillant. Il est
utilisé comme plaquage protecteur déposé électrolytiquement à la surface des mé-
taux ferreux (on utilise des bains sulfatés de chrome en milieu sulfurique). C'est
pourquoi, il est largement employé comme revêtement de carrosserie automobile.
• 20 % est utilisé dans les réfractaires.
Ayant un point de fusion élevé, un coefficient de dilatation thermique modéré et
une structure cristalline stable, la chromite est souvent employée comme maté-
riau réfractaire (résiste à des températures élevées).
• Le chrome entre dans la composition de plusieurs catalyseurs importants tels que
l'oxyde chromique.

4.1 Degré d'oxydation II


Cr2+ est un réducteur (passage facile au degré III). Il
existe à l'état solide et en solution.
Cr2+ est un d4  en champ octaédrique, possibilité de
déformation de l'octaèdre : effet Jahn-Teller.
• "CrO"
Composé noir, obtenu en dissolvant le mercure d'un
amalgame de chrome dans l'acide HNO3 dilué qui, dans
ces conditions, n'oxyde le chrome qu'en CrO.
On peut également le préparer en chauffant ensemble
Cr2O3 et CrC.
• CrX2 (X=F, Cl, Br, I)
Ils sont obtenus par action des halogénures d'hydrogène sur le métal à 700 °C (X=F,
Cl, Br) ou par combinaison directe des corps simples (CrI2).
La configuration d4 donne lieu à une distorsion du type J. T. : dans le cristal CrF2 les
ions fluorures ont une disposition tétragonale autour de l'ion chrome, quatre des ions
F- sont situés à 2,00 Å et deux à 2,43 Å.
De même pour CrCl2 : 4 liaisons à 2,36 Å et 2 liaisons à 2,90 Å.

14
FSA-SMC 6 → Cours Chimie Descriptive

• Solutions de Cr2+
Elles sont de couleur bleu-ciel. Cr2+ est très
bon réducteur, à l'air, il passe facilement
à Cr3+, il est donc très difficile de conser-
ver une solution de Cr2+.
Pour conserver les ions Cr2+ il faut les
mettre avec un réducteur tel que l’hydro-
gène.
E°Cr3+/Cr2+ = - 0,41 V et E°H+/H2 = 0 V
H2 peut donc réduire Cr3+ en Cr2+ :

H2  2 H+ + 2 e-
2 (Cr3+ + e-  Cr2+)
-----------------------------------------------------
2 Cr3+ + H2↑  2 Cr2+ + 2 H+

L’action de HCl sur Zn produit un dégagement


de H2 :
Zn + 2 HCl → ZnCl2 + H2↑
L'hydrogène naissant réduit les Cr3+ en Cr2+.
• Complexes du Cr2+
On en trouve peu :
K4Cr(CN)6 ; Cr(NH3)4Cl2 ; Cr2(CH3COOH)4(H2O)2
4.2 Degré d'oxydation III
Cr3+ est un d3  stabilité très importante en
champ octa. (degré le plus stable)
On a une stabilité t2g3 eg0 très importante par le
champ cristallin  donc on aura de nom-
breux complexes de degré III.
Au point de vu magnétique on a un moment qui
colle avec le moment magnétique de spin
s # 3,87 M.B., c'est caractéristique des com-
plexes de Cr3+.
• Cr2O3
- C'est l'oxyde le plus courant, sa structure est : corindon. C’est un solide vert.
- Cr2O3 est obtenu par décomposition thermique du bichromate d'ammonium :
(NH4)2Cr2O7 → Cr2O3 + N2↑ + 4 H2O↑
ou par réduction du bichromate de potassium par le carbone :
[C]
K2Cr2O7 ⎯⎯
⎯→ Cr2O3

15
FSA-SMC 6 → Cours Chimie Descriptive

- Cr2O3 est inerte vis-à-vis des acides et des bases surtout après avoir été chauffé
mais l'oxyde hydraté est amphotère :
[acide] Cr(H2O)63+
Cr2O3.nH2O
⎯ ⎯ ⎯ ⎯ →
[basique]
⎯⎯ ⎯ ⎯⎯→ Cr(OH)6
3-

- Cet oxyde peut donner des solutions solides de substitution :


Al2O3 et Cr2O3 ; RAl # RCr (0,50 Å # 0,64 Å)
(Al2-xCrx)O3 substitution de 1 ou 2% du Cr dans Al2O3 (dopage)
Le chrome peut remplacer une partie de l'aluminium (ou du fer) dans de nombreux
minéraux. Un grand nombre de pierres précieuses doivent leur couleur à la présence
de composés du chrome.
- Cr2O3 peut être utilisé pour préparer les chromites :
MO + Cr2O3 → MCr2O4 (spinelle)
Na2O + Cr2O3 → 2 NaCrO2 (sel de chromite anhydre)
• [Cr(H2O)6-nCln](3-n)+, (3-n)Cl-
n=0 → [Cr(H2O)6]3+ , 3Cl- violet
n=1 → [Cr(H2O)5Cl]2+ , 2Cl- vert pâle
n=2 → [Cr(H2O)4Cl2]+ , Cl- vert foncé
La couleur est liée à l'environnement du chrome.
• CrX3.nH2O (X=F, Cl, I)
Ces composés hydratés sont préparés selon certaines conditions opératoires :
- CrF3, 6H2O → violet
- CrCl3, 6H2O → complexe d'hydratation
- CrI3, 9H2O → le seul connu
• [Cr(NH3)6]3+
On peut avoir [Cr(NH3)6-n(H2O)n] 3+ avec n = 0 → 6
On a aussi [Cr(NH3)6-nRn] 3-n où R = groupement NO3-, SO42-, Cl-, …
3. Degré d'oxydation VI
Cr6+ existe dans des composés oxygénés : CrO3, CrO4 2-, Cr2O7 2- c'est un oxydant fort
qui aura tendance à se réduire.
• CrO3
- Composé rouge sombre type covalent et qui est peu stable thermiquement. Il fond
à 197°C.
- L'oxyde précipite quand on traite une solution saturée de bichromate de potassium
par l'acide sulfurique concentré :
K2Cr2O7 + 2 H2SO4 → 2 CrO3  + 2 KHSO4 + H2O
- CrO3 est très soluble dans l'eau, mais il ne semble pas formé d'hydrates cristallisés.
16
FSA-SMC 6 → Cours Chimie Descriptive

- CrO3 a la structure de trioxyde de Rhénium (ReO3) très déformée :


4 distances nettement plus courtes que les 2 autres.
- la décomposition de CrO3 dans O2 est lente : il fournit d'abord un solide Cr5O13,
comme le montre les RX et les mesures magnétiques. Lorsqu’on pousse la décomposi-
tion on obtient l'oxyde ferromagnétique CrO2 de structure rutile.
- CrO3 est un oxyde nettement acide :

Cr3+
O2-

CrO3 + H2O → [H2CrO4]  HCrO4- + H+  CrO42- + 2 H+


L'ion chromate est une solution jaune, il est plus important en milieu basique.
• MCrO4, M'2CrO4
Les chromates MCrO4 (M = Pb, Zn, Sr et Ni) offrent des teintes variées de jaune et
d'orange. M'2CrO4 (M' = K, H) sont obtenus par les réactions suivantes :
Δ
K2Cr2O7 ⎯⎯→ K2CrO4 + CrO2
Cr2O72- (sol. orange) + H2O  2 CrO42- (sol. jaune) + 2H+
CrO3 + H2O → H2CrO4
• K2Cr2O7
O
- Le bichromate de potassium est un solide rouge
soluble dans l'eau.
115°
- C'est un oxydant fort même à l'état solide. -
O Cr Cr O -

- Il est formé de 2 tétraèdres liés par leurs sommets. O O O O

- Décomposition du bichromate :
Δ Δ 
K2Cr2O7 ⎯⎯→ K2CrO4 + CrO2 ⎯⎯→ Cr2O3 + O2
- En solution les bichromates sont Cr2O72- (solution orange) sont très oxydants :
Cr2O72- + 14 H+ + 6 e-  2 Cr3+ + 7 H2O E0 = 1,33 V
- Passage du chromate au bichromate équilibre acido-basique :
2 CrO42- (sol. jaune) + 2 H+  Cr2O72- (sol. orange) + H2O
B1 (milieu basique) + A2  A1 (milieu acide) + B2

17
FSA-SMC 6 → Cours Chimie Descriptive

Fer

Le Fer (du latin ferrum), de symbole Fe est l'élément de transition de numéro ato-
mique 26.
C’est un élément métallique blanc argenté, magnétique et malléable. Le fer métal-
lique est connu depuis les temps préhistoriques.
• Occurrence
Il représente 4,7% de la croûte terrestre. Il est majoritaire dans le noyau. Les princi-
paux minerais sont l’hématite Fe2O3, la magnétite Fe3O4, la limonite Fe2O3.3H2O, la si-
dérite FeCO3.
Il existe plusieurs isotopes de Fer les plus importants sont :
54Fe : 5,8% ; 56Fe : 91,72% ; 57Fe : 2,2%

2.1 Étude de l'élément


• Configuration électronique
Métal de transition 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d6. La bande d sera donc à moitié remplie,
presque tous les électrons remplissent les O. M. liantes : la liaison métallique sera
donc très forte, ce qui entraîne une forte compacité et une masse volumique élevée
= 7,90 [Link]–3.
• Rayons de l’atome et des ions
3d6, 4s2 on attend donc les ions Fe2+ (3d6) et Fe3+ (3d5).
Le rayon métallique = 1,26 Å ; le rayon ionique de Fe2+ = 0,76 Å, celui de Fe3+ = 0,67
Å.
Fe3+ est plus polarisant que Fe2+ les liaisons seront plus covalentes avec Fe3+ (rapport
q/r2 plus grand)
2. 2 Le métal
• Structure
Le fer est un solide cristallin, il existe sous trois formes allotropiques :
Fer 910°C
Fe  ⎯⎯⎯→ Fe  1400°C Fe ⎯⎯⎯→
⎯⎯⎯→ 1539°C Fe liq.

Structure C.C. C.F.C. C.C. ×
a (Å) 2,86 3,65 2,93 ×
rM(Å) 1,24 1,29 1,27 ×

18
FSA-SMC 6 → Cours Chimie Descriptive

• Propriétés physiques
▪ Le fer est mou pour le Fe  et , dur pour le Fe  il est tenace et ductile.
▪ Masse volumique : = 7,87 [Link]-3
▪ Résistivité : r= 9,7 µcm (rCu= 1,72 µcm). Le fer est un conducteur moyen
▪ Tfus= 1 808 K, Tvap= 3 023 K.
▪ Potentiel d'ionisation : PI1= 762,5 kJ/mol et PI2= 1 561,9 kJ/mol
• Propriétés magnétiques
Le fer est facilement magnétisable aux températures ordinaires, il est ferromagné-
tique : les moments magnétiques des atomes s'alignent sous l'influence d'un champ
magnétique extérieur et conservent leur nouvelle orientation après la disparition de
ce champ.
Le fer est ferromagnétique à T<Tc (TC : température de Curie = 768 °C). À T>Tc, le
fer devient paramagnétique et l'aimantation est quasi nulle.
• Propriétés chimiques
Moins réactif lorsqu’il est massif, mais brûle spontanément à l’air lorsqu’il est en
poudre.
Laissé à l'air libre en présence d'humidité, il se corrode en formant de la rouille
Fe(OH)3 (voir chapitre corrosion).
Il réagit avec les oxydants forts (O2, F2, Cl2) : Fe2O3, FeF3, FeCl3 (Fe3+).
Avec les oxydants faibles on obtient le fer +II : Fe + I2 → FeI2
Avec les non-métaux la réaction est plus douce :
Fe + S → FeS ; FeS + S → FeS2 (type NaCl : Fe+II, S2-II)
Fe + N2 → FeNx (N2 durcit le fer)
3Fe + C → Fe3C

En solution, le fer présente deux valences principales : Fe2+ qui présente une faible
couleur verte ; et Fe3+ qui possède une couleur rouille caractéristique.
Ces ions sont facilement hydrolysés en solution aqueuse à cause de leur caractère po-
larisant important (cations à faibles rayons ioniques) : Fe(H2O)62+ et Fe(H2O)63+.
3.1 Propriétés redox
• Ions Fe2+
Leurs sels sont facilement oxydables à l’air (E°= 0,77 V)
La solution de Fe(H2O)62+ exposée à l’air est colorée par des traces de Fe(H2O)63+ (pro-
priétés réductrices).
Le caractère réducteur de Fe2+ augmente avec la formation de complexes : le sel de
Mohr (NH4)2Fe(SO4)2.6H2O, permet de doser MnO4-, Cr2O72-, Ce4+ …
19
FSA-SMC 6 → Cours Chimie Descriptive

Quelques réactions :
Milieu acide : 3Fe2+ + NO3- +4H+  NO (g) + 3Fe3+ + 2H2O
Milieu basique : 8Fe(OH)2 + NO3- + 6H2O  NH3 sol + Fe(OH)3 + OH-
• Ions Fe3+
Les ions Fe3+ ont un faible caractère oxydant. Ils oxydent sélectivement les ions I-
dans une solution d’halogénures (Cl-, Br-, I-) : Fe3+ + 2I-  Fe2+ + I2
Fe3+ peut être réduit par du cuivre métallique :
Fe3+ + Cu  Fe2+ + Cu+
3.2 Diagramme de Frost
Données :
Fe2+/Fe → E°= -0,44 V
Fe3+/Fe2+ → E°= +0,77 V
Fe(OH)2 → pKs= 15,1
Fe(OH)3 → pKs= 38

3.4 Complexes du fer


Complexe d.o. Électrons d Géométrie
Fe(CO)42- -II d10 tétraédrique
Fe(CO)5 0 d8 bipyramide
Fe(H2O)5NO2+ +I d7 octaèdre
FeCl42- +II d6 tétraédrique
FeCl63- +III d5 octaèdre
Fe(diars)2Cl22+ +IV d4 octaèdre
FeO42- +VI d2 tétraédrique
KFe[Fe(CN)6] +III et +II d5 et d6 Octaèdre
Complexe biochimique : L'hémoglobine du sang, qui permet aux globules rouges de
transporter l’oxygène O2, contient du fer.

La corrosion désigne l'altération d'un objet par l'environnement (milieu aqueux, at-
mosphère, hautes températures). Les métaux s’altèrent chimiquement dans l'eau,
telle la rouille du fer et de l'acier. C’est un phénomène naturel (retour à l'état
d'oxydes).
réduction Métal ⎯⎯⎯→
corrosion Oxyde
Oxyde ⎯⎯⎯→
L'étude des phénomènes de corrosion est un domaine de la science des matériaux.
C’est est un problème industriel important.

20
FSA-SMC 6 → Cours Chimie Descriptive

• Mise en évidence de la corrosion


La corrosion des métaux est une réaction électrochimique (oxydo-réduction).
En milieu aqueux, on trouve les espèces
suivantes : Fe, Fe2+ et Fe3+. Le fer est
un réducteur et les ions Fe2+ sont oxy-
dables par O2 en milieu acide dilué :
O2 Fe3+
Fe2+ ⎯→
Le complexe KFe[Fe(CN)6] observé lors de
la corrosion, appelé bleu de Prusse, con-
tient 2 d.o. (Fe2+ & Fe3+), ce qui met en évidence la corrosion du fer.
L’oxydation du fer en milieu acide suit le schéma suivant :

Fe  Fe2+ + 2e- ½O2 + 2H+ + 2e-  H2O


2H+ + 2e- H2 Fe2+ + 3H2O  Fe(OH)3 + 1e- + 3H+
Fe + 2H+  Fe2++H2 2Fe2+ + ½O2 + 5H2O  2Fe(OH)3 + 4H+

4.1 Diagramme de Pourbaix


La couche d’hydroxyde formée (passivation) ne protège pas correctement le métal.
La rouille, oxyde ferrique hydraté et lamellaire, étant un matériau poreux, la réac-
tion d'oxydation se propage jusqu'au cœur du métal (Contrairement à l'aluminium, qui
forme une couche fine d'oxyde imperméable).

4.2 Moyens de protection du métal


• Anode sacrificielle
Il est possible d'introduire une pièce en zinc pour perturber la réaction d’oxydation.
L’oxygène oxyde le zinc à la place du fer.
Cette réaction impose le potentiel E°(Zn2+/Zn) = -0,76 < E°(Fe2+/Fe) = –0,44 V ; donc le fer
ne peut plus être oxydé à ce potentiel et il est protégé (Exemple : protection des
coques de navires).
À l'air, il faut entièrement recouvrir la pièce, c'est le principe de la galvanisation
(immersion du fer dans un bain de zinc liquide).

21
FSA-SMC 6 → Cours Chimie Descriptive

• Courant imposé
Lorsque l’on place un générateur de courant aux bornes de nos électrodes, on cons-
tate que le potentiel du milieu descend au-dessous de –0,44 V ; (E<-1,0 V), ce qui
protège le fer.
• Protection par isolement
On peut isoler la pièce de l'environnement par une couche
de peinture, de matière plastique, ou par un traitement de
surface exemple : chromatation.
Le minium de plomb Pb3O4 oxyde le fer et donne (PbO, FeO)
qui forme une couche protectrice.

4.3 Corrosion par voie sèche

Sous l’action de la température et de l’oxygène, le fer se recouvre à T<590 °C d’une


couche de Fe3O4 et d’une couche externe de Fe2O3, à T>590 °C, il est recouvert suc-
cessivement de couches : FeO, Fe3O4 et Fe2O3.

À température ordinaire, les seuls oxydes de fer stables sont l’hématite Fe2O3 (corin-
don) et la magnétite Fe3O4 (spinelle inverse). La réduction de Fe3O4 au-dessus de
1171 K fait apparaître le monoxyde de fer FeO puis le fer Fe.
5.1 FeO
FeO est un oxyde lacunaire et non-stœchiométrique. En effet la réduction de la ma-
gnétite se poursuit jusqu’à ce que cet oxyde ait la composition Fe 24O25 sans qu’il n’y
ait jamais apparition de FeO stœchiométrique.
Fe24O25 → FeII22  FeIII2 O25
Ces défauts lacunaires sont des défauts de Schottky (6% de lacunes),
O2- Fe2+ O2- Fe3+ 2 Fe2+ → 2 Fe3+ + 2 e-
Fe2+ O2- O2- Fe2+ Fe2+ + 2 e- → 
O2- Fe3+ O2- Fe2+ 3 Fe2+ → 2 Fe3+ + 
La disparition d’un ion Fe2+ s’accompagne de la formation de 2 ions Fe3+ et une lacune :
FeII1-3xFeIII2xxO → Fe1-xxO avec x= 0,06
Les lacunes représentent dans le réseau cationique des trous positifs dans la bande de
valence de l’oxyde ferreux, d’où ses propriétés de semi-conducteur (type "p").
5.2 Fe3O4
La magnétite est un oxyde mixte de FeII et FeIII, il est de couleur noire.
22
FSA-SMC 6 → Cours Chimie Descriptive

• Structure
Elle est de type spinelle AB2O4, a= 8,41Å, Z= 8, B occupe ½ site [6] et A 1/8 des sites [4]
Les ions Fe2+ sont plus stabilisés en champ [6] qu’en champ [4] alors qu’il n’y a au-
cune stabilisation pour les Fe3+ dans les 2 champs, la structure spinelle inverse sera
donc favorisée pour Fe3O4 : B[AB]O4 → FeIII[FeIIFeIII]O4.
5.3 Fe2O3
Il existe deux variétés principales : -Fe2O3 et -Fe2O3.
• -Fe2O3
- Structure type corindon (-Al2O3),  = 5,27 [Link]-3. Hématite rouge.
- C’est la variété stable
- Acide avec les oxydes basiques mais caractère basique avec les acides.
- Oxyde stable jusqu’à 1500 K puis réduction : 3 Fe2O3 → 2 Fe3O4 + ½ O2
- Solide réactif si préparé par déshydratation de Fe(OH)3 à basse température et
peu réactif si préparé à haute température.
- Composé antiferromagnétique imparfait.
• -Fe2O3
- Structure spinelle a= 8,3 Å, -Fe2O3 × 4/3 → FeIII[FeIII1,666 0,333]O4 , donc
spinelle lacunaire.
- Variété métastable.
- S’obtient par oxydation de la magnétite : 2 Fe3O4 + ½ O2 → 3 -Fe2O3

Pour l’élaboration de l’acier, il va falloir, dans un premier temps, réduire les oxydes
de fer par du coke (carbone type graphite) dans un haut-fourneau. Étudions, l’aspect
théorique de cette réduction.
6.1 Diagramme d’Ellingham

23
FSA-SMC 6 → Cours Chimie Descriptive

Toutes les droites représentatives des oxydes ont une pente positive sauf celle con-
duisant à la formation de CO. Le choix de CO comme réducteur est justifié d’après le
diagramme, il est plus réducteur que FeO, Fe3O4 et Fe2O3. Il sera utilisé dans la fabri-
cation de l ‘acier.
6.2 Oxydes de carbone
• Domaine d’existence
C(s) + O2(g)  CO2(g) G°1
2CO(g) + O2(g)  2CO2(g) G°2
CO2/CO
2C(s) + O2(g)  2CO(g) G°3
CO2/C
Les 3 droites se coupent à T=980 K → équilibre au
point triple, entre les différents oxydes.
CO/C
Pour T<980 K il y a dismutation de CO :
2 CO(g)  CO2(g) + C(s)
• Équilibre de Boudouard
Au point triple on a :
CO2(g) + C(s)  2 CO(g)
(PCO)2
Kp = avec P=PCO+PCO2
PCO2.P
∆G°
Kp = Exp(- )
RT
Conditions expérimentales : PCO+PCO2= 0,5 atm
On peut donc tracer la courbe traduisant l’équilibre
PCO
de Boudouard : PCO+PCO =f(T)
2

D’après le diagramme CO est stable à haute tempé-


rature en présence du carbone.
6.3 Oxydes de Fe
2 Fe + O2 → 2 FeO G°1
3/
2 Fe + O2 → 1/
2 Fe3O4 G°2
4/
3 Fe + O2 → 2/
3 Fe2O3 G°3
Ces 3 droites se coupent, donc tous les oxydes ne sont pas stables quelle que soit la
température.

24
FSA-SMC 6 → Cours Chimie Descriptive

Il faut tenir compte de l’équilibre :


4Fe3O4 + O2 → 6Fe2O3 G°4
à T>863K → Il faut tenir compte d’un autre équilibre :
6FeO + O2 → 2Fe3O4 G°5
On obtient ainsi le diagramme suivant appelé diagramme de chaudron :

Ce diagramme montre que FeO n’est pas stable thermodynamiquement à T<863 K. Il


y aura ainsi dismutation de FeO : 4 FeO → Fe + Fe3O4
(On trouve certes FeO à basse température car la cinétique de la transformation est
très lente)
6.4 Réduction des oxydes de fer par l’oxyde de carbone
• Fe2O3
3Fe2O3+CO  2Fe3O4+CO2 G°T
Réaction totale pour T > 500 K → Kp(500)= 108 >> 1
• Fe3O4
Si T < 863K ¼ Fe3O4 +CO  ¾ Fe+CO2
Si T > 863K Fe3O4 +CO  3FeO+CO2
Équilibre déplacé vers la droite par éléva-
tion de T car G°T possède une pente < 0.
FeO + CO  Fe + CO2
On peut superposer le diagramme de Bou-
douard et de Chaudron pour lire le résultat
global de la réduction sur le diagramme
PCO
PCO+PCO2 =f(T)
Remarque : La réduction des oxydes peut
se faire à des températures plus basses que
prévue par le diagramme, car la composition
réelle de la phase gazeuse est plus riche en
CO que prévue, en raison de la vitesse no-
table du courant gazeux.
25
FSA-SMC 6 → Cours Chimie Descriptive

Technologie relative à la production de la fonte et de l’acier. Ils sont désignés sous le


nom «fer», un alliage constitué en majeure partie de cet élément et de carbone. Dans
la fonte, la teneur de carbone varie de 2 à 4 %, pour les aciers elle est inférieur à
1,8 %.
Remarque : le fer pur n’est pas préparé, il a des applications très limitées.
7.1 Gisements
Dans la nature, les minerais de fer exploitables sont essentiellement des oxydes : no-
tamment l'hématite Fe2O3, la magnétite Fe3O4 et la limonite Fe2O3.nH2O.
La pyrite FeS2, minerai de fer sous forme de sulfure, n'est pas traitée comme les
autres minerais de fer, le fer étant difficile à séparer du soufre.
7.2 Production de fonte brute
• Préparation
On la prépare dans un haut-fourneau. Les matières premières sont le minerai de fer,
associé à un fondant, le coke métallurgique et le calcaire. Le coke est brûlé pour
chauffer le four et dégage du monoxyde de carbone CO, qui s’allie aux oxydes de fer
dans le minerai, les réduisant en fer métallique. Bilan de réaction chimique :
Fe2O3 + CO →
 Fe + CO2
Sans le calcaire, il se formerait du silicate de fer, diminuant ainsi la quantité de fer.
Le silicate de calcium et d’autres impuretés forment un laitier, qui flotte sur le métal
fondu présent dans le fourneau.
• Haut-fourneau
Un haut-fourneau est constitué d’une coque d’acier cylindrique doublée d’un maté-
riau ignifuge, comme de la brique réfractaire. Le volume total d’un haut-fourneau est
de l’ordre de 3000 m3. Le diamètre du creuset étant de 12 m pour une hauteur de 30
m. Il peut produire jusqu’à 10 000 t de fonte par jour et a une durée de vie de 25 ans.

26
FSA-SMC 6 → Cours Chimie Descriptive

• Matières premières
Minerais, coke, fondants et air chaud.
Les fondants sont utilisés pour éliminer la gangue du minerai par formation du laitier.
Exemple : CaCO3 (gangue acide) SiO2 et Al2O3 lorsqu’elle est basique.
• Produits obtenus
- Fonte liquide, essentiellement Fe3C environ 92% de fer, 4% de carbone, jusqu’à
3% de silicium, 2,5% de manganèse, 2% de phosphore et du soufre à l’état de
traces.
- Laitier, surnageant au-dessus de la fonte : 38% CaO, 36% SiO2, 15% Al2O3 …,
- Gaz, essentiellement CO, CO2, N2 et H2
• Fonctionnement du haut-fourneau
▪ Production du CO
→ CO2 et C + CO2 
C + O2  → CO
▪ Réduction des oxydes de fer
150 °C → déshydratation
500 °C → 3Fe2O3 + CO  2Fe3O4 + CO2
600-900 °C → Fe3O4 + CO  3 FeO + CO2
FeO + CO  Fe + CO2
Vers 1500 °C → 3FeO + C  Fe3C
▪ Bilan
Les oxydes de fer ont formé → la fonte et la gangue → le laitier.
7.3 Aciers
Pour produire de l’acier à partir de fonte brute, il est nécessaire de brûler l’excédent
de carbone, ainsi que les autres impuretés contenues dans le fer (Si, Mn, ...)
Le procédé Martin consiste à abaisser la teneur en carbone de la charge par oxyda-
tion, puis à supprimer des impuretés, comme le silicium, le phosphore, le manganèse
et le soufre qui, combinés au calcaire, forment le laitier. Ces réactions se produisent
lorsque le métal a atteint sa température de fusion à 1500 °C pendant 20 mn.
L’addition de O2 à une fonte oxydera d’abord le métal le plus réducteur : C, Si, Mn, …
puis Fe.
Types d’aciers Composition moyenne
Acier extra doux : C< 0,25% Fe : 99%
Acier doux : jqà 0,70 % C : jqà 1,7%
Acier dur : jqà 1,7 % Si : jqà 0,3%
Fonte aciérée : jqà 2,5% Mn : jqà 0,6%
P et S : < 0,05%

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FSA-SMC 6 → Cours Chimie Descriptive

• Diagramme Fer-Carbone

• Alliages
Les aciers -alliages de fer carbone- sont très utilisés avec des additifs comme Ni, Cr,
W, Mn … Ce sont des aciers spéciaux. On les obtient en utilisant des fours électriques
à partir de la fonte :
Acier inox 18/8 18% Cr & 8% Ni résistance à la corrosion
Aciers de coupe W, Cr et V outillage coupe rapide
Aciers à Mn Mn résistant au choc, à l’abrasion

L'oxyde de fer (III), sert à plusieurs utilisations, comme pigment (rouge de fer ou
rouge vénitien), comme abrasif de polissage, et comme matériau de bandes magné-
tiques et de disques. Le chlorure de fer (III), obtenu par chauffage du fer dans le
chlore, se présente sous forme de cristaux brillants vert foncé. En solution alcoolique,
il est utilisé en médecine ; le composé est appelé teinture de fer.

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Site Internet
Nous avons mis à la disposition des étudiants du module M34
de Chimie Descriptive et de Coordination un site Internet dont
l’adresse est :

[Link]

Ce site contient tous les enseignements qui concernent ce module :


• Les diapositives du cours en présentiel ;
• Les travaux dirigés avec les réponses des questions ;
• Les travaux pratiques du module ;
• Les contrôles des sessions précédentes avec corrigés ;
• Les annonces des enseignements du module (rattrapages)
Le site permet aussi de poser des questions aux enseignants sur
les cours et les TD, de faire des remarques ou de signaler des
erreurs.

Bonne navigation.

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