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Prostatite Chronique : Épidémiologie et Traitement

Ce document présente une thèse de médecine sur l'aspect épidémiologique et thérapeutique de la prostatite chronique. La thèse est présentée devant un jury et inclut des dédicaces, remerciements et hommages.

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Prostatite Chronique : Épidémiologie et Traitement

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Thèse de Médecine 1 TOUNKARA Adama

MINISTERE DE L’EDUCATION REPUBLIQUE DU


MALI
NATIONALE Un Peuple -Un
But- Une Foi

UNIVERSITE DE BAMAKO

Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontostomatologie

Année Universitaire 2004-2005


N°____

PROSTATITE CHRONIQUE
ASPECT : EPIDEMIO-CLINIQUE ET
THERAPEUTIQUE
AU SERVICE D’UROLOGIE DE L’HOPITAL
GABRIEL TOURE

THESE

Présentée et Soutenue Publiquement le 04 / 07/ 2005


Devant la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontostomatologie

Par

Mr TOUNKARA Adama

Pour obtenir le grade de Docteur en Médecine

(DIPLOME D’ETAT)

Membres du Jury :

Professeur : Mamadou Lamine TRAORE Président


Docteur : Niani MOUNKORO Juge
Docteur : Zanafon OUATTARA Codirecteur
Professeur : Kalilou OUATTARA Directeur de Thèse

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 2 TOUNKARA Adama

Dédicaces et remerciements

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 3 TOUNKARA Adama

DEDICACES
- A Dieu:
Créateur de l'
univers et des cieux, le tout puissant le miséricordieux,
le maître du pardon, l'
éternel et le tout puissant avec votre protection
qui nous a donné la force et la chance de mener ce travail à bout.
Nous vous rendons grâce.

- A mon Père : Lassana TOUNKARA


Malgré votre vieil âge et pénible situation, vous avez tout fait pour
donner une bonne instruction à nous, vos enfants. Nous prions le bon
Dieu pour qu'
il vous accorde une longue vie. Trouvez ici ma profonde
reconnaissance.

- A ma Mère : Fanta SOUCKO


Ce travail est le couronnement de tes souffrances, de ta patience.
Nous avons bénéficié de toi d’une tendresse affectueuse que seule une
mère peut apporter à ses enfants. Tes bénédictions, ton soutien moral
et matériel ne nous ont jamais fait défaut. Puisse ce travail être pour
toi une fierté mais aussi le témoignage de notre profond attachement.
Que Dieu le tout puissant t'
accorde longue vie, santé et te préserve à
nos cotés. Amen !

- A mon cousin : Djibril SACKO


Vous êtes pour moi l'
être le plus cher; en me montrant le chemin de
l'
école vous n'
avez pensé qu'
à une seule chose : ma réussite ; vous
m’avez rechapé
de l'
obscurantisme. Vous avez toujours placé mes réussites scolaires
au dessus de toutes vos préoccupations. Les mots me manquent pour
vous exprimer mes sentiments de satisfaction et de remerciement.
Que Dieu le tout puissant vous accorde longue vie. Ce travail est le
résultat de vos efforts.

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 4 TOUNKARA Adama

- A mon Frère : Issiaka TOUNKARA


Vous êtes plus qu’un grand frère; chaque fois que le besoin se fait
sentir (moral, matériel et financier) vous avez répondu présent. Soyons
unis pour sauvegarder la cohésion familiale. Trouvez en ce travail
notre profonde reconnaissance.

A mes Tantes :

- Feue Fanta TOUNKARA


C'
est l'
occasion pour moi de vous réaffirmer toute ma reconnaissance
en témoignage de vos soucis de me mettre à l'
aise pour mes études.
J'
aurai tant voulu que ce jour si précieux pour moi ait lieu en votre
présence mais le tout puissant en a autrement décidé et qu'
il vous
accorde sa grâce dans le paradis Amen.

- Feue Aoua SOUCKO


Vous avez été arrachée très tôt à l'
affection de nous tous. Que Dieu le
tout puissant vous accorde sa grâce Amen.

- A Mme DIARRA Ramata TOUNKARA


Votre franc parler, votre souci de bien faire et votre soutien moral,
matériel ne m'
ont jamais fait défaut. Ce travail est le fruit de votre
motivation, trouvez ici notre profonde reconnaissance.

- A Aoua KONE
Vos bénédiction et encouragement m'
ont tant réconforté; que Dieu
vous donne une longue vie pour veiller à nos cotés. Trouvez à ce
travail notre profonde reconnaissance chère mère.

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 5 TOUNKARA Adama

A mes Oncles :

- Feu Mory et Bourama TOUNKARA


Vous nous avez quitté, de ce monde si bas pour regagner les cieux
mais vous resterez toujours dans notre mémoire. Que dieu vous
accorde sa grâce Amen.

- A Feue Mme DOUMBIA Assan CAMARA


Vous avez été durant toute votre vie la maman des personnes
désespérées. Vous nous avez quitté très tôt au moment où nous avons
fort besoin de vos encouragement, bénédiction et soutien mais votre
image nous restera en mémoire. Nous regrettons la disparition
toujours d'
une grande mère courageuse, travailleuse et une vraie
croyante. Puisse le bon Dieu vous accorder sa grâce Amen.

- A Feue ma Cousine Mme Yah TRAORE


Les mots me manquent pour exprimer votre générosité, courage, et
croyance parfaite en Dieu et à son prophète Mahomet à qui nous
demandons protection et pardon. Vous avez guidé nos premiers pas
dans la vie et vous nous avez appris à travailler durement afin que
nous ayons une assise solide pour affronter le combat difficile qui est
la vie. Vos bénédictions ont fait de nous l'
homme que nous sommes
aujourd'
hui. Votre disparition a créé un grand vide autour de nous.
Que Dieu vous accorde sa grâce dans son paradis Amen.

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 6 TOUNKARA Adama

REMERCIEMENTS

A mes Maîtres

Dr MARIKO Amadou

Votre amour et souci constant du travail bien fait, votre simplicité et


vos qualités humaines ont attiré notre attention durant notre séjour
dans votre service. Ce travail est le votre cher maître ; trouvez ici notre
profonde gratitude.

Dr DIAKITE M. Lamine
Nous sommes fiers et reconnaissants pour l'
encadrement reçu. C'
est
l'
occasion pour nous de vous exprimer nos sincères remerciements et
notre profonde gratitude. Ce travail est le vôtre.

A mes Aînés :

Dr DIALLO Mamadou CES, Dr Bolézogola Fousseini, Dr DAFFE


Sory Ibrahim
Pour votre disponibilité et vos conseils précieux.

A mes cadets
DIARRA Moumoune Zié, SANGARE Yacouba, SANOGO Moussa Zié,
TANGARA Sadia, DIALLO Daouda, TRAORE Seyba, KASSOGUE
Amadou.
Pour votre bonne collaboration.

A mes camarades de promotion


DEMBELE Adama, BALLO Salifou, Dr TRAORE Lamine, TRAORE
Oumar Billa, Dr DIALLO Hamed, SACKO N’Faly, TOUNKARA Issa,
TRAORE Ibrahim S.
Pour votre bonne collaboration et votre esprit d'
équipe.

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 7 TOUNKARA Adama

A tout le personnel du service d'Urologie de l'Hôpital Gabriel


TOURE
Merci d'
avoir pleinement contribué à la réalisation de ce travail.

A Mme DIARRA et tout le personnel de la direction nationale de


l'urbanisme
En reconnaissance du service rendu ; que DIEU vous protège !

A mes frères et sœurs


Mamadou, Faguimba (chauffeur), Samba, Youba, Papa, Bén, Ladji,
Bamou
Mariam, Kaniba, Pèh, Saran, Mah, Ténin, Mama, Batoma
Pour votre soutien.

A mes amis (es) et cousins (es)


KEITA Makan, DOUMBIA Boubacar Ousmane, KEITA Abdoulaye,
KARAMBERI Souleymane, TOURE Moustapha, SIDIBE Boubacar,
TRAORE Moussa, DIALLO Seydou et Madame, BENGALY Mamadou,
TRAORE Madou, KEITA Abdramane, KEITA Fatoumata, COULIBALY
Aminata, KANTE Maya, KANTE Nana, SANGARE Assétou, SANGARE
Korotoumou, SISSOKO Sokona, Mme DIARRA Rokia SACKO, tous
ceux et toutes celles qui n'
ont pas leur nom cité là.

Trouvez en ce travail mes remerciements les plus sincères.

A tout le personnel du Cabinet EFFICA SANTE


Pour votre bonne collaboration lors des moments passés ensemble.

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 8 TOUNKARA Adama

Hommage aux Membres de


jury

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 9 TOUNKARA Adama

A notre maître et président du jury


Professeur Mamadou Lamine TRAORE

Agrégé de chirurgie générale,


Ancien chef de service de Chirurgie Générale à l’Hôpital
national du Point G,
Ancien chef de DER de Chirurgie et Spécialités
Chirurgicales à la FMPOS,
Professeur Honoraire à la FMPOS,
Chevalier de l’Ordre National du Mali
Vous nous faites un grand honneur en acceptant de
présider ce jury malgré vos multiples occupations.
Votre modestie, votre abord facile, votre rigueur scientifique
font de vous un maître exemplaire, respecté, admiré et
apprécié de tous.
Veuillez agréer cher maître, l’expression de notre profonde
gratitude et de notre attachement indéfectible. .

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 10 TOUNKARA Adama

A notre maître et juge


Docteur MOUNKORO Niani

Gynéco obstétricien au service de gynéco obstétrique à


l’HGT,
Assistant chef de clinique de gynéco obstétrique à la
FMPOS,

La spontanéité avec laquelle vous avez accepté de siéger


dans ce jury marque tout l’intérêt que vous accordez à la
recherche scientifique.
Nous nous réjouissons de vous compter parmi les membres
de cet honorable jury.
Soyez en remercié cher maître.

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 11 TOUNKARA Adama

A notre maître et codirecteur de thèse.


Docteur OUATTARA Zanafon

Chirurgien Urologue – Andrologue,


Assistant chef clinique d’Urologie à la FMPOS,
Chargé de cours à l’Institut National de Formation en Science
de la Santé,

Tout le mérite de ce travail vous revient cher maître.


Vous avez accepté avec spontanéité de suivre ce travail du
début à la fin.
Homme de principe, votre dynamisme,votre sens du travail
bien fait, votre courage, votre qualité humaine et votre
générosité font de vous, cher maître un homme admiré par
tous vos étudiants et tous vos patients.
Soyez rassuré de notre profonde gratitude.

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 12 TOUNKARA Adama

A notre maître et directeur de thèse.


Professeur OUATTARA Kalilou

Professeur titulaire d’Urologie à la FMPOS,


Président de la commission médicale de l’hôpital du Point
G,
Chirurgien Chef de service d’Urologie à l’Hôpital national
du Point G,

Votre amabilité, votre disponibilité à nos multiples


sollicitations malgré vos occupations, vos conseils et votre
rigueur scientifique ont contribué à l’élaboration de cette
thèse,
Nous avons bénéficié de votre encadrement une grande
satisfaction.
Soyez rassuré, cher maître, de notre profonde
reconnaissance.

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 13 TOUNKARA Adama

Sommaire

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 14 TOUNKARA Adama

SOMMAIRE

INTRODUCTION………………………………………………………………………..2

OBJECTIFS………………………………………………………………………………..4

GENERALITES…………………………………………………………………………..5

- Rappels Embryologiques et anatomiques de la


prostate
- Etiopathogenie de la prostatite
- Anatomopathologie de la prostatite
- Physiopathologie du liquide prostatique
- Classification de la prostatite chronique
- Diagnostic
- Traitement

METHODOLOGIE………………………………………………………………….….31

RESULTATS………………………………………………………………………..……..35

COMMENTAIRES ET DISCUSSIONS……………………………………56

CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS …………………….……62

BIBLIOGRAPHIE……………………………………………………………………….65

ANNEXES……………………………………………………………………………….……71

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 15 TOUNKARA Adama

LISTE DES ABREVIATIONS

ATB : Antibiotique
BK : Bacille de Koch.
CES : Certificat d'
Etude Spéciale
CHU : Centre hospitalo-universitaire
DCI : Dénomination Commune Internationale
ECBU : Examen Cytobactériologique des Urines
FMPOS : Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odonto
Stomatologie
HBP: Hypertrophie Bénigne de la Prostate.
HGT : Hôpital Gabriel Touré
HTA : Hypertension artérielle
IEC : Information Education Communication
IST : Infection sexuellement transmissible
NIH : National Institutes of Health
ORL : Oto Rhino Laryngologie
PSA : Antigène Spécifique de la Prostate.
RAS : Rien à Signaler
SPDC : Syndrome Pelvien Douloureux Chronique
SPE : Sécrétion prostatique
TMP/SMX : Trimethoprime Sulfamethoxazole
TR : Toucher rectal

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 16 TOUNKARA Adama

Introduction et objectifs

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 17 TOUNKARA Adama

1- INTRODUCTION

Les Infections prostatiques semblent avoir pris beaucoup d’ampleur ces dernières
années, surtout chez les sujets jeunes en âge d’activité sexuelle.
La prostatite se définit comme étant une inflammation aiguë ou chronique de la
glande prostatique, d’origine infectieuse (bactérienne le plus souvent ou non
bactérienne) [11].
Elle touche l’homme du berceau au fauteuil roulant, l’adénome et le cancer étant
des affections de l’homme âgé [9].
La chronicité (bactérienne ou non) s’associe de manière variable avec les signes
fonctionnels et qui orientent vers la sphère pelvienne : troubles mictionnels
(diminution de la force du jet et gouttes retardataires), troubles sexuels
(éjaculation précoce, dysfonction érectile), troubles psychiques (dépression,
anxiété, somatisation) sont volontiers retrouvés. L’affection prostatique est très
souvent vécue comme un signe de vieillissement [1].
Ces différents troubles font que la prostatite chronique pose un certain nombre
de problèmes :
Diagnostic :
- Symptomatologie clinique mal définie
- Étiologies multiples
Thérapeutique difficile, long et coûteux.

Elle a fait l’objet de beaucoup d’études, ailleurs.


Ainsi :

-En 2001 EMILIANO SCREPONI et collaborateurs en Italie ont retrouvé 47,8%


d’éjaculation précoce sur 46 patients souffrant de prostatite chronique
bactérienne, 56,5% de prostatite inflammatoire.

-En 2004 [Link] et collaborateurs en Chine , ont trouvé 26% d’éjaculation


précoce , 15% de dysfonction érectile et 7,7% associant les deux signes sur 2000
patients souffrant de prostatite chronique.

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 18 TOUNKARA Adama

- En Afrique le taux de prévalence de la pathologie prostatique est mal connu.


Cependant, elle occupe une place de plus en plus importante dans les
consultations en urologie.
En 1998 au Mali DIALLO PATHE .B. a trouvé chez 710 patients 121cas de
prostatites soit 17,04%.
Notre étude vient en complément de ces différentes études et se propose comme
objectifs.

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 19 TOUNKARA Adama

2- OBJECTIFS

• Objectif général :
Etudier la prostatite chronique dans le service d’urologie de
l’hôpital Gabriel TOURE.

• Objectifs spécifiques :

- Déterminer sa fréquence
- Dresser le profil clinique de cette affection prostatique.

- Définir les critères diagnostiques de la prostatite chronique

- Etablir et évaluer un schéma thérapeutique.

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 20 TOUNKARA Adama

Généralités

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 21 TOUNKARA Adama

II- GENERALITES

1 /Rappels embryologiques anatomiques de la prostate en rapport avec la


Prostatite

1-1-Rappels embryologiques : [5,19]

L’embryologie de la prostate est assez bien étudiée de nos jours.


La prostate est une glande génitale qui entoure la partie initiale de l’urètre chez
l’homme [17].La différenciation du tissu prostatique se fait beaucoup plus tôt
qu’il n’était classique de le dire, puisqu’ à la 5e semaine (embryon de 6mm), le
canal de Wolff s’ouvre à la face latérale du sinus uro-génitale: il draine les
tubes mésonéphrotiques. Il donne le bourgeon urétéral vers le blastème
métanéphrogène.
A la 7e semaine (embryon de 20mm) la croissance du sinus uro-génital
entraîne l’incorporation progressive de la partie terminale du canal de Wolff
dans la paroi du sinus uro-génital: les canaux de Wolff s’ouvrent au-dessous
de l’abouchement de l’uretère, le sommet du tubercule Mullerien futur veru
montanum.
A la 10e semaine (embryon de 68mm) naissance des bourgeons glandulaires
prostatiques.
Au cours de la période fœtale, vers le 6 mois : développement des cellules
glandulaires à la face postérieure de l’urètre, par contre ceux de la face
antérieure vont régresser.

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 22 TOUNKARA Adama

FIG 1 : Origine embryologique de l’urètre prostatique et de la prostate


(Schéma
Selon Delmas [Link] MC)

5ème semaine
Sinus
urogénital

Tubercule
Müllérien

Bourgeon
urétéral

L0ème semaine 6ème mois


ème semaine

Uretère

Bourgeons
épithéliaux
prostatiques

Sinus
urogénital Canal
tubulaire Mésonéphrotique
Prostate
de Wolff

Mésenchyme

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 23 TOUNKARA Adama

1-2- Rappels anatomiques (10,18) :


1-2-1 Anatomie descriptive :
1-2-1-1 Situation : La prostate est située dans la partie antérieure de la zone
viscérale du pelvis entre [18] :
-en haut : la vessie
-en bas : le plancher périnéal
-en avant : la symphyse pubienne à 2cm environ
-en arrière : le rectum
1-2-1-2 Aspect macroscopique :
Elle présente un aspect en châtaigne dont la base est en contact avec la vessie et
dont l’apex pointe vers le diaphragme uro-génital [10]. Elle a une couleur
blanchâtre, de consistance ferme, la forme d’un cône aplati d’avant en arrière, à
grand axe oblique en bas et en avant [18].La prostate présente chirurgicalement 5
lobes [10] :
- un lobe antérieur,
- un lobe médian,
- un lobe postérieur (zone accessible au TR),
- deux lobes latéraux (droit et gauche).

1-2-1-3 Dimensions moyennes chez l’adulte :


La prostate s’accroît et n’est vraiment développée qu’à la puberté.
Ses dimensions sont les suivantes [17] :
- hauteur : 2.5à 3 cm
- largeur à la base : 4 cm
- épaisseur à la base : 4 cm
- poids : 25g.
1-2-1-4 Rapports :
La prostate est enveloppée par une lame cellulaire qui entoure la capsule propre.
Elle aussi est entourée :
- en avant par le ligament pubo-prostatique
- en bas par le ligament prostatique,
- en arrière le fascia recto- vésical de Dénonvilliers,

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 24 TOUNKARA Adama

Grâce à l’aponévrose de Dénonvilliers la prostate répond à la face antérieure du


rectum pelvien, oblique en bas et en avant présentant un cap sous et rétro-
prostatique [10].
L’aponévrose de Dénonvilliers présente 2 feuillets entre lesquels existe un espace
appelé espace rétro-prostatique de Proust (bon plan avasculaire de clivage) (10).
Le plexus veineux péri prostatique se situe entre le fascia péri prostatique et la
capsule propre.
La dissection au contact des releveurs de l’anus peut enlever les lames qui
contiennent les vaisseaux sanguins, les lymphatiques avec la prostate et les
vésicules séminales.
S’agissant de sa structure anatomique et histologique nous retiendrons
simplement que les études embryologiques, les constatations chirurgicales,
anatomopathologiques laissent croire que la prostate est constituée de deux
parties :
- la prostate craniale, constituée par l’ensemble des acini situés au dessus
d’une ligne passant par le veru montanum, est le point de départ de
l’adénome prostatique.
- Par contre la prostate caudale ou vraie prostate, formée par les acini situés
au dessous de cette ligne, donne naissance au cancer de la prostate.
Ainsi la prostate est une structure musculo-glandulaire dont toutes les glandes
viennent s’ouvrir dans l’urètre prostatique.
Cette particularité anatomique fait que la prostate constitue le carrefour des
voies urinaires et génitales. Cette situation l’expose aux infections uro-génitales.
La prostate est en rapport avec l’urètre prostatique, l’utricule prostatique, les
canaux éjaculateurs, les vésicules séminales, le déférent, l’épididyme et le
système sphinctérien de la vessie.

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 25 TOUNKARA Adama

(Fig. 2-3) : schémas selon Khoury S.

Fig. 2 : Coupe Frontale

Fig. 3 : Coupe Saggitale

Structure et localisation de la prostate [20]

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 26 TOUNKARA Adama

Vue postérieure

Structure et localisation de la prostate [20]

Toutes ces formations peuvent ainsi s’infecter à partir de la prostate.

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 27 TOUNKARA Adama

1-2-1-4-1 Relation entre l’anatomie zonale et la pathologie prostatique :

Région d’origine du cancer : selon Gil-vernet le cancer prostatique naît de façon


sélective dans la prostate caudale.
Inflammation prostatique :
La zone périphérique ou prostate caudale est le siège de l’inflammation
bactérienne avec production d’abcès et calcification. Les calcifications et micro
abcès sont donc électivement situés dans cette région prostatique. Les
calcifications sont typiquement disposées dans les acini et canaux glandulaires;
en arrière du plan d’énucléation, au sein de la zone périphérique déformée par
l’adénome.
1-2-1-5- Vascularisation [10] :
1-2-1-5-1- Artères [10] :
La prostate est principalement irriguée par l’artère vésicale inférieure, branche de
l’artère iliaque interne.
La distribution vasculaire de la prostate est intrinsèque et est faite de deux
groupes de vaisseaux :
- vaisseaux capsulaires
- vaisseaux urétraux.
Le groupe des artères urétrales se développe de façon importante en cas d’HBP
pour irriguer l’ensemble de cette néoformation.
Au cours de l’adénomectomie, le saignement le plus important vient de ce groupe
artériel au niveau des quadrants postéro-latéraux du col.
Sa ligature ou sa coagulation dans les premiers temps de l’opération diminue le
saignement.
L’artère hémorroïdaire moyenne contribue à la vascularisation de la prostate.

1-2-1-5-2- Veines [10] :


Les veines forment un plexus qui entoure les faces antérieure et latérale de la
capsule prostatique. Ces veines reçoivent des branches de la veine dorsale de la
verge et communiquent avec le plexus honteux et vésical et se drainent dans la
veine iliaque interne. Fig.7 : Vascularisation du petit bassin (schémas selon
Khoury S.)

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 28 TOUNKARA Adama

Fig. 7.
Aorte
Aorte
Artère et veine iliatiques primitives Veine
Veine cave
cave inférieure
inférieure
Artère et veine hypogastriques droites Artère et
Artère et veine
veine iliaques
iliaques primitives
primitives
Artère et veine iliaques externes droites gauches
gauches
Artère cl veine circonflexes Artère et
et veine
veine
Artère
iliaques «ternes droites sacrées
sacrées moyennes
moyennes
Artère ci veine épigastriques Artère et
Artère et veine
veine iliaques
iliaques externes
externes
droites gauches (sectionnées)
gauches (sectionnées)
Artère
Artère et
et veine
veine iliaques
iliaques
internes gauches
internes gauches
Artère fessières
Artère fessières supérieure
supérieure
gauche
gauche
Artère et veine
obturatrices droites
Artère honteuse
interne droite
Artère vésicale
supérieure droite
Artère vésicale
moyenne droite
Artère hémorroïdale
moyenne droite
Artère fessière inférieure gauche
Artère obturatrice gauche
Artère hémorroïdale moyenne
gauche
Artère vésicales moyenne gauche
Artère déférentielle gauche

Artère vésicale supérieure et


ombilicale (oblitérée) gauches
Artère vésicale inférieure
Artère et veine
hémorroïdale inférieures
Plexus veineux latéral
prostatique et vésical
Veines rétropubiennes(prévésicaless)
Artère périnéale

Veine superficielle de la
verge
Veine dorsale profonde de
la verge
Artère ombilicale droite
(oblitérée)
Plexus veineux
pampiniforme
Artère
spermatique
1
Anastomoses
Artère déférentielle {artère
du canal de déférent)

Vascularisation du petit bassin [20]

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 29 TOUNKARA Adama

1-2-1-5-3- Drainage lymphatique [10] :


Les lymphatiques provenant de la glande prostatique forment un réseau péri-
prostatique et s’unissent en plusieurs pédicules principaux pour gagner les
ganglions iliaques internes, externes, obturateurs et pré sacrés
Fig. 8-9 : Drainage lymphatique des organes génitaux

Ganglions Périaortiques

Canaux provenant des


testicules cheminant le long
des vaisseaux spermatiques

Ganglion du promontoire

Gang!ion iliaque
Gang!ion iliaque externe
externe

Ganglion de Cloquet

Ganglions inguinaux profonds

Ganglion inguinaux
superficiels

Ganglion présymphisaire

Ganglion présymphisaire

Fig. 8

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 30 TOUNKARA Adama

Fig. 9
Ganglion
pré aortique

Ganglion du promontoire
Ganglion du promontoire
Ganglion hypogastrique
Ganglions pré sacrés et latéro-sacrés
Ganglion iliaque externe

Voie lymphatique supra-vésical en


direction des ganglions iliaques externes

Voie lymphatique le long de l’artère


vésicale inférieure vers les ganglions
hypogastrique s (voie principale}

Plexus prévésical se drainant vers les


ganglions iliaques externes

Trajet latéro-rectal en direction des


ganglions pré et latéro-
sacrés
Trajet (en pointillé) depuis la partie
basse de la prostate et l'
urètre
membraneux, le long des vaisseaux
honteux internes

Drainage lymphatique des organes génitaux [20]

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 31 TOUNKARA Adama

1-2-1-5-4- Innervation (10) :


La prostate et les vésicules reçoivent une innervation mixte (sympathique et
parasympathique) à partir des plexus [Link].10-11
Plexus aortique
Fig. 10 Plexus hypogastrique supérieur
Plexus hypogastriques inférieurs droit et gauche

Nerf érecteurs
Nerf parasympathiques pelviens
Plexus pelvien
Plexus rectal (hémorroïdal)
Plexus veineux
Plexus ; PROSTATIQUE
Petit et grand nerf caverneux
Nerfs scrotaux postérieurs
(naissant de nerf périnéal)
Plexus spermatique (sur l’artère)
Nerfs spermatique externe (génito-fémoral)
et scrotal antérieur (ilio-inguinal)

Fig. 11

Nerfs
honteux

Branche périnéal du nerf


fémoro-cutané Itérai

Nerf fémoro-cutané latéral

Nerf périnéal

Nerf dorsal de la verge

Nerf hémorroïdal inférieur

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 32 TOUNKARA Adama

Innervation des Organes Génitaux [20]

1-2-2 -Anatomie endoscopique [20] :


La connaissance de cette anatomie est d’une importance capitale dans la pratique
de la résection endoscopique.

1-3-Rappel physiologique de la prostate en rapport avec la prostatite :


Malgré son importance pour la reproduction de l’espèce humaine, la physiologie
de la prostate est mal connue.
Dans ce cadre on retiendra que la prostate se développe sous le contrôle des
testicules ce qui fait dire qu’elle appartient au système génital. Elle est intégrée
dans l’axe hypotalamo-testiculo-cortico-surrénale.
La prostate et les vésicules séminales sont les organes sexuels secondaires les
plus importants de l’homme.
Leur rôle principal semble être la sécrétion du liquide séminal. Elles assurent
une sécrétion externe d’où le nom de glande exocrine. La composition normale
du liquide séminal est reproduite sur le Tableau I : Composition du liquide
séminal chez l’homme [10].

Composant Taux Ecart des Origine


moyens valeurs
Electrolytes(mg/100ml)
Sodium 281 240-319
Potassium 112 56-202
calcium 28 Prostate
Magnesium 11
Zinc 14 5-23 Prostate
Acide citrique 376 96-1430 Prostate
Chlorure 155 100-203

Hydrates de
carbone(mg/100ml) 222 40-638
Fructose 50 54-63 Vésicules

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 33 TOUNKARA Adama

Inositol 13 Séminales
Acide ascorbique 10
Sorbitol 7 0-99
Glucose

Composés nitrés (mg/100ml) 315 250-380


Phosphorylcholine 273 50-350 Prostate
Spermine 72
Urée 66 épididyme
Glycérylphosphorylcholine 20
Créatine 6
Acide urique 2
Ammoniac Vésicules
Prostaglandines(µg/ml) séminales
PGE 145 Vésicules
PGA 40 séminales
PGB 21 Vésicules
PGF 6 séminales
Vésicules
Autres (mg/ml) séminales
Cholesterol 103 70-120
Acide sialic 124 64-219
Glutathione 30 Prostate ?

Enzymes
Phosphatase acide
King-armstrong units/ml 340 272-408
Sigma U/ml 66 49-72 Prostate
Phosphatase alcaline
Sigma U/ml 6 1-12
Diamine oxydase
Nmoles/ml/30ml 208
β-Glucuronidase fishman U/ml 39
Déhydrogénase lactique sigma 26-42 Prostate

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 34 TOUNKARA Adama

U/ml 3808
Leucine aminopeptidase sigma
U/ml 1173
α-Amylase street-close
U/100ml/15min 9 3-25 Prostate
Protéinase séminale 30 20-50 Prostate
Prostate
Protéines totales (mg /100ml) 4000 3500-5500
Acides aminés libres (mg/100ml)
Acides aminés neutres
Acides aminés basiques 638
Acides aminoacides 340
280
TOTAL 1258

Le liquide prostatique est incolore, de ph 6,5, isotonique, contenant entre autres


du calcium, des lipides, des protéines et des enzymes. Ce qui est spécifique est
qu’il contient en grande quantité du zinc de l’acide citrique et des phosphatases
acides. La sécrétion prostatique comme les autres constituants du plasma
séminal intervient dans la fertilité. C’est ainsi que certaines altérations de ces
composants sont à l’origine de stérilité.
Cette stérilité se voit surtout dans les prostatites chroniques où on assiste à une
absence ou un taux insuffisant de fructose par atteinte associée des vésicules
séminales.
Outre cette participation à la formation du liquide séminal, la prostate occupe
une place de choix dans l’éjaculation comprenant deux phases : l’émission et
l’expulsion [10] fig.12, 13, 14

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 35 TOUNKARA Adama

Fig.12. La prostate est une glande exocrine

UUre

La prostate et les vésicules séminales sont des glandes à


sécrétion externe. Il n'existe pas encore de preuves en
faveur d'une sécrétion hormonale quelconque. Leurs
sécrétions jouent un rôle important dans la
Ampoule fertilisation. Elles véhiculent, nourrissent et
déférentielle augmentent les chances de survie des spermatozoïdes.
Certains pensent qu' elles peuvent jouer aussi un rôle
protecteur vis-à-vis du tractus urogénital, contre les
infect ions et les agressions, mais ceci reste
hypothétique.
Par les prostaglandines qu' elles contiennent les
sécrétions prostatiques jouent un rôle encore
hypothétique dans le déclenchement du plaisir féminin.

Fig.13. Prostate et éjaculation L'éjaculation se Tait en 2 phases: émission et expulsion. La prostate


prend uni: part attire en particulier à lu première phase.

1 Emission Fig.14. [Link]


Sphincter
lusse fermé

Déférent

Sphincter
distal fermé

Epididyme cter
ouvert
Le sperme est
expulsé par l’urètre

Lors de l' expulsion le sperme est


L’émission se fait par la contraction
projeté par la contracture de
de la prostate, des épididymes, des
l'
urètre, des vésicules séminales et des
déférents et des canaux
muscles du périnée. L' expulsion se
éjaculateurs. Formation du sinus
fait vers l'extérieur, le sphincter lisse
prostatique, qui se remplit par un
du col restant fermé.
liquide spcrmatiquc riche en
spermatozoïdes.
Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE
Thèse de Médecine 36 TOUNKARA Adama

Cela n’est pas le cas pour la miction où son rôle urinaire est secondaire bien
qu’assurant le soutien de la base vésicale et participant aux résistances urétrales donc
à la continence.

2 / Etiopathogenie de la prostatite :
La prostatite se définit comme étant une inflammation d’origine bactérienne des
structures anatomiques composant la prostate [26].

2-1-Les agents pathologiques :


La flore prostatique est variable selon qu’il s’agisse d’une prostatite aiguë ou
chronique.
Si les bacilles à gram négatif prédominent largement dans ces deux types, les cocci
et bacilles à gram négatif sont retrouvés plus volontiers dans les prostatites aiguës.
Par ailleurs signalons l’existence des prostatites multi bactériennes ; toutes
les bactéries n’ont pas la même importance dans la prostatite [23, 24].
Parmi les bactéries à gram positif le Staphylocoque demeure le grand responsable
des prostatites aiguës car il possède un tropisme particulier pour la prostate .En
dehors du Staphylocoque peuvent être responsables les Streptocoques et les
Entérocoques.
La présence de bacille à gram positif est fréquente en cas de nécrose tissulaire, en
particulier d’abcès prostatique [23] .Les cocci à gram négatif (essentiellement les
Néisseria) ne sont plus qu’exceptionnellement pourvoyeurs de prostatite depuis
l’utilisation des antibiotiques [22].
Parmi les entérobactéries c’est Escherichia coli qui est de loin le germe le plus
fréquent (80%) puis viennent Klebsiella, Proteus et Enterobacter.
Les bactéries atypiques tel que le bacille de Koch (BK) n’est plus
qu’exceptionnellement retrouvés [21].
- Les virus, les parasites et les mycoses : il n’a jamais été possible de prouver
directement qu’un virus était responsable d’une prostatite [15, 22].
Parmi les parasites rencontrés en Europe seuls les Trichomonas sont incriminés
dans les prostatites, Schistosoma haematobium est aussi responsable de prostatite.

Parmi les champignons le rôle du Candida albican est discuté [22].

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 37 TOUNKARA Adama

Enfin il a été démontré que la présence des calculs infectés était responsable
sinon du déclenchement du moins de l’entretien de la prostatite chronique
[24, 29].

2-2- La porte d’entrée :


Les agents pathologiques parviennent à la prostate par 3 voies classiques : la voie
urétrale, la voie hématogène et la voie lymphatique.
- La voie urétrale est de loin la plus fréquente. Elle peut être d’origine ascendante
ou descendante.
L’origine ascendante est rencontrée dans les sondages, les manœuvres
endoscopiques; les prostatites gonococciques sont toujours secondaires à une
urétrite [4].
Par l’origine descendante les germes de l’urine d’amont quelle qu’en soit la cause
peuvent coloniser les canaux prostatiques, ce qui gène le libre écoulement des
urines dans la filière urétrale. C’est le cas des obstacles sphinctériens ou de l’urètre
antérieur.
- La voie hématogène est l’apanage d’infection staphylococcique ou virale qui
détermine une prostatite aiguë manifestement secondaire [3].
- Selon VANDER HERDEN et CUKIER [40], la voie lymphatique est plus une
construction de l’esprit qu’une réalité.

2-3- Circonstances d’apparition et facteurs favorisants :


Les prostatites peuvent survenir au cours des maladies infectieuses, d’une
bactériémie, des foyers staphylococciques cutanéo-renaux ou péri rénaux. Les
infections streptococciques ou virales (grippe, angine, oreillons, les entérocolites),
certaines septico-pyohémies post opératoires, le diabète font le lit d’une prostatite
aiguë.
Le rétrécissement de l’urètre est un des facteurs prépondérants de l’apparition de la
prostatite.
L’alimentation est évoquée comme facteur favorisant une prostatite notamment :
l’alcool, les épices ; les troubles du transit, la constipation et la diarrhée sont aussi
évoqués.
On peut signaler par ailleurs que l’abstinence sexuelle et le sédentarisme sont
incriminés dans les facteurs favorisants des prostatites [13, 8].

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 38 TOUNKARA Adama

La présence d’un calcul infecté est responsable du déclenchement d’une prostatite


chronique [24, 31].
Les manœuvres endo-urétrales et endovésicales (cystoscopie, sondages
dilatations) sont les principales causes de prostatites iatrogènes.
Le refroidissement est aussi incriminé.

3 / Anatomopathologie de la prostatite :

3-1- Prostatite aiguë : Mis à part les rares cas de prostatites aiguës traumatiques
d’origine sanguine ou lymphatique, l’affection débute par une inflammation des
glandes prostatiques ; elle peut s’arrêter à ce stade.

A l’examen microscopique les lésions inflammatoires sont retrouvées au niveau des


glandes et des canaux excréteurs avec amas de leucocytes et débris cellulaires dans
les acini .C’est le stade de la prostatite dite folliculaire [8].
Si l’inflammation s’étend au tissus péri acineux, elle donnera lieu à l’abcès de la
prostate ; enfin la suppuration dépassant les limites de la glande provoquera de la
péri- prostatite [4, 8].
En ce moment les lésions gagnent les espaces inter acineux avec constitution des
foyers inflammatoires disséminés qui, par confluence et en l’absence de traitement
aboutiront à l’apparition de micro-abcès qui vont eux mêmes confluer pour former
un ou plusieurs abcès prostatique. Une rétention aigue d’urine peut survenir
nécessitant la pose d’un cathéter sus pubien.

3-2-Prostatites chroniques :
Histologiquement, il existe une réaction inflammatoire non spécifique moins
marquée que dans les prostatites aiguës.
Les lésions infectieuses chroniques de la prostate associent des lésions destructives
et des lésions constructives.
C’est ainsi que dans la prostatite folliculaire, à l’examen microscopique on note des
glandes dilatées remplies de cellules épithéliales et de leucocytes, parfois de pus
véritable, le tissu interstitiel étant infiltré de sérosités et leucocytes.
Antoine B et Moulonguet A ont aussi signalé la néoformation de culs de sac [2].
Dans la prostatite suppurée, il existe une série d’abcès dont quelques uns du
volume d’une noisette, des fistules prostato-urétrales.

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 39 TOUNKARA Adama

Enfin dans les prostatites scléreuses, le tissu interstitiel se sclérose et enserre, les
conduits excréteurs, provoquant la dilatation kystique des acini.
Au niveau de la glande caudale l’infection chronique détermine l’apparition de
lésions destructives micro abcédées souvent calcifiées. Par contre au niveau de la
prostate crâniale ce sont les lésions fibreuses sclérosantes qui vont entraîner une
dysurie [19] .Aux lésions de la prostate s’ajoutent toujours des lésions de l’urètre
postérieur, ce sont celles de l’urétrite chronique: lésion des glandes péri urétrales,
lésions du verru montanum, des canaux éjaculateurs et parfois des vésicules
séminales.

4/ Physiopathologie du liquide prostatique :


L’analyse des sécrétions prostatiques porte sur les éléments figurés et les
déterminants physico-chimiques des sécrétions .Il s’agit des signes inflammatoires
prostatiques qui sont la présence de leucocytes (souvent associés à des
macrophages et à la présence des globules graisseux) ; leur concentration est
supérieure à 10/champ microscopique dans les prostatites bactériennes et non
bactériennes .Ils sont absents ou en nombre inférieur à 10/champ en cas de
prostatodynie [24],c’est la présence des signes et symptômes de prostatite sans
inflammation ni germes.
Ensuite il faut noter une diminution de la concentration en zinc qui irait de paire
avec une perte de pouvoir antibactérien des sécrétions prostatiques : Elle
s’accompagne d’une diminution de la concentration en spermine, phosphatase
acide et cholestérol.

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 40 TOUNKARA Adama

Tableau II : modifications physico-chimiques de la sécrétion prostatique lors des


prostatites bactériennes chroniques selon Anderson et Fair [1, 40]

AUGMENTATION DIMINUTION
Ph Densité
- facteur antibactérien de la prostate
- les cations (Zn, Ca, Mg.)
La concentration de l’acide citrique
La concentration du cholestérol
La concentration des phosphatases acides, du lysozyme

5/ Classification [30] :
Selon le système de classification NIH (National Institutes of Health chronic
prostatitis symptom) créé en 1998 qui est venu remédier à l’absence de système de
diagnostic de référence, il existe 3 catégories de prostatites chroniques.
Cette classification est faite selon leur étiologie, leur fréquence, leur tableau
symptomatologique et les indices ou moyens diagnostiques correspondants
(examens complémentaires).

5-1 Prostatite bactérienne chronique : C’est une infection récidivante de la


prostate. Dans ce type de prostatite, les symptômes vésicaux se présentent au
premier plan et une douleur à l’éjaculation est retrouvée dans la totalité des cas.
On remarque aussi une calcification prostatique.

5-2 Prostatite chronique non bactérienne/Syndrome pelvien douloureux


chronique :
C’est une prostatite chronique regroupant les symptômes mais sans infections
démontrables avec l’urine stérile. Cette prostatite est beaucoup plus fréquente que
les prostatites bactériennes.

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 41 TOUNKARA Adama

5-2-1 Prostatite chronique avec Syndromes pelviens douloureux chroniques


inflammatoires :
C’est une prostatite chronique dont on retrouve une concentration importante de
leucocytes dans le prélèvement du liquide prostatique et l’ECBU mais aucun
germe n’est identifiable. Cette prostatite est due très souvent à chlamydia
trachomatis, Ureaplasma urealyticum, Mycoplasma hominis, Trichomonas
vaginalis, et organes anaérobies.

5-2-2 Syndrome pelvien douloureux chronique non inflammatoire


(prostatodynie) :

C’est une prostatite chronique dont on remarque l’absence de leucocyte dans les
urines, les SPE après massage prostatique.
Cette pathologie est retrouvée surtout chez les sujets jeunes de 20 à 40 ans. Cette
prostatite est due à une augmentation de la tension musculaire au niveau du col
vésical et ou de l’urètre prostatique, aboutissant à un reflux urinaire intra
prostatique. Les résultats des ECBU et liquide prostatique sont normaux et le
traitement est difficile.

5-3 Prostatite inflammatoire :


On constate une absence de symptômes cliniques, mais avec découverte de
leucocyte dans les sécrétions ou les tissus prostatiques.

6 –Diagnostic :
Il repose sur la clinique et les examens complémentaires.

6-1 Diagnostic clinique :


6-1-1 Signes fonctionnels :
La prostatite chronique se caractérise par des douleurs périnéales, testiculaires et
parfois dans la région anale .Il peut également exister des brûlures mictionnelles
évoluant depuis plusieurs mois voire des années.
On retrouve souvent des troubles urinaires (dysurie), des troubles sexuels
(faiblesse sexuelle, azoospermie, oligoasthénospermie, éjaculation précoce) et des
troubles algiques (douleurs pelviennes, lombaires).

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 42 TOUNKARA Adama

6-1-2 Signes physiques :


Le TR reste la manœuvre la plus pratiquée, qui peut se révéler normale. Cette
manœuvre peut mettre en évidence des calcifications de la prostate, le plus
souvent peu douloureuse et peut produire le liquide prostatique pour une
étude biologique.
6-1-2-1- Inspection :
On recherchera au niveau des organes génitaux externes : plaie, œdème et
ulcération.
6-1-2-2- Palpation : des douleurs peuvent être provoquées au niveau :
- du gland
- des testicules
- du cordon spermatique
- et de l’espace périnéal

6-2- Diagnostic para clinique :


Il repose sur l’ECBU, le prélèvement du liquide prostatique et l’échographie vesico-
prostatique.

6-2-1- ECBU et prélèvement du liquide prostatique :


On recherchera la présence de leucocytes, en particulier les polynucléaires altérés
et les cellules épithéliales, qui sont évocateurs de la prostatite chronique ; la mise
en évidence des germes confirme le diagnostic. Les colibacilles (E. coli), les
champignons (candida albicans), les streptocoques sont souvent retrouvés.

6-2-2- L’échographie :
Elle est disponible et reste actuellement une technique essentielle d’orientation
fiable et non invasive. Elle apporte des renseignements sur l’aspect de la prostate
à savoir :
-des zones écho gènes témoins de calcification prostatique
-une prostate augmentée de volume et inhomogène.
L’échographie ne permet pas de distinguer un cancer et une prostatite
Chronique.

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 43 TOUNKARA Adama

6_3- Diagnostic différentiel :


6-3-1 Cancer de la prostate :
Au cours de la prostatite chronique, le TR peut découvrir des zones indurées
(nodule de prostatite ou calculs) qu’il est impossible de distinguer du foyer
cancéreux. Il faut à tout prix éliminer un cancer avant de retenir le diagnostique de
prostatite. Son diagnostic histologique ne sera fait qu’à distance de l’épisode
infectieux par biopsie et frottis urinaire. Le PSA reste toujours élevé.
6-3-2 Adénome de la prostate :
En fait, il peut coexister avec la prostatite chronique. L’épisode infectieux peut
d’ailleurs augmenter les troubles urinaires, jusque là inaperçus et permet le
diagnostic clinique d’un adénome de prostate. Le TR est l’examen physique qui
révèle une augmentation du volume de l’adénome de la prostate.

6-3-3 Abcès de la prostate :


Cliniquement, après un épisode aigu mal ou non traité, les signes généraux
persistent ou s’aggravent. Apparaissent ensuite des douleurs sus pubiennes et
périnéales. Les troubles mictionnels s’aggravent et peuvent conduire à une
rétention aiguë d’urine. Plus rarement les signes généraux s’amendent puis
disparaissent mais les signes urinaires et périnéaux persistent. Le TR montre une
prostate très sensible avec une zone fluctuante.
Généralement, l’abcès de la prostate régresse sous traitement médical, mais
quelque abcès se drainent dans l’urètre en provoquant une émission de pus au
cours et au décours d’une miction.

7- Formes cliniques :
7-1Prostatite tuberculeuse :
Rarement isolée, l’épididyme, le déférent et parfois les vésicules sont atteints.
Donc la recherche de BK dans les urines et dans le sperme est indispensable dans
la mesure ou le résultat est généralement positive.

7-2 Prostatite bilharzienne :


Elle n’est jamais isolée et s’accompagne de signes vésicaux évocateurs. La recherche
d’œufs de bilharziose est positive.

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Thèse de Médecine 44 TOUNKARA Adama

8-Traitement :
Le traitement de la prostatite chronique est difficile et long, reposant sur les ATB,
les Antalgiques, les Anti-inflammatoire et la réassurance verbale.
Bien sûr, il faut toujours rechercher une cause pour décider du type de traitement.

8-1-Traitement médical :
Il associe : des ATB à bonne diffusion prostatique,
- des Anti-inflammatoires,
- des Alpha bloquants en cas de dysurie,
- des decongestionnants pelviens,
- des Antalgiques
Ces médicaments, diversement associés sont présents en cures prolongées et
répétées.

8-1-1-Traitement de la prostatite chronique bactérienne:(catégorie I) :


Le meilleur choix pour cette catégorie est les Fluoroquinolones; Ciprofloxacine 500,
1cp toutes les 12 heures (pendant 6 à 12 semaines)
Ofloxacine 200, 1cp toutes les 12 heures (pendant 6 à 12 semaines)
Mais il existe aussi des traitements alternatifs tels que ;
Doxycicline 100, 1cp toutes les 12 heures
SMX/TMP 480, 2cp toutes les 12 heures
La durée de traitement est de 8-12 semaines pour stériliser le liquide prostatique et
réduire le risque de récidive.

8-1-2-Traitement de prostatite chronique nom bactérienne /SPDC; (catégorie


II) :
Elle représente 80-90% des patients présentant des douleurs, symptômes urinaires
et des dysfonctions sexuelles. Mais la recherche ne retrouve pas de germes
uropathogènes.
-Syndrome pelvien douloureux chronique inflammatoire; malgré l’absence de
germes, le traitement débutera toujours par une Antibiothérapie active sur les
Chlamydiae, les Trichomonas vaginalis etc.… Ensuite on associera les Anti-
inflammatoires.

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 45 TOUNKARA Adama

Ce traitement durera 6-12 semaines sous les Floroquinolones, les Cyclines et


Erythromycines.
- Syndrome pelvien douloureux chronique non inflammatoire
Il est nécessaire de commencer par un traitement à base d’Antibiotiques de forte
pénétration prostatique : floroquinolones, Cyclines, Erythromycine actives sur les
Chlamydiae T, Ureaplasma Urealytica, Les anaérobies….
Ces deux catégories de prostatite peuvent tirer bénéfice de :
- massages prostatiques si la prostate est congestionnée ou si la manœuvre produit
une quantité de liquide ;
- éviction de alcool, de la caféine, des épices ;
- administration d’alpha bloquant qui diminuent le tonus des muscles du périnée ;
- Antalgiques, Anti-inflammatoires pendant 2-3 semaines ;
- bains chauds.

8-1-3-Traitement de prostatite chronique inflammatoire symptomatique :


Elle a le même traitement que les deux précédentes avec l’association d’Anti-
inflammatoire et d’Antalgiques.

8-2-Traitement chirurgical :
Soit une cervicotomie endoscopique simple
Soit une résection prostatique qui s’applique à la prostate crâniale ; les
calcifications devront être éliminées avec l’aide du resecteur. Ces interventions
entraînent une éjaculation rétrograde d’où le risque de stérilité qui devrait être
tenue en compte surtout quand le sujet est jeune. Ainsi, il faudra examiner le ou
la partenaire à la recherche de l’infection récidivante.

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Thèse de Médecine 46 TOUNKARA Adama

Méthodologie

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 47 TOUNKARA Adama

III- METHODOLOGIE

3-1-Cadre d’étude :
Notre étude a été réalisée dans le service d’Urologie de l’Hôpital Gabriel Touré.

3-1-1 Situation géographique :


Le CHU-GABRIEL TOURE a été créé en 1957 sous le nom de dispensaire central. Il
est situé dans le quartier commercial de Bamako en plein centre ville. Son accès est
très facile, ce qui explique une grande affluence. A ce jour l’hôpital renferme
plusieurs services de référence à savoir : Pédiatrie, Gynécologie –obstétrique,
Gastro-entérologie, Cardiologie, Chirurgie générale, Urgence Chirurgicales,
Anesthésie et Réanimation, Urologie, Traumatologie-orthopedique, Chirurgie
infantile, Radiologie, ORL. C’est un hôpital de 3e référence.

3-1-2 les: locaux du service d’Urologie :


Service : C’est en 1984 que le service d’Urologie a vu le jour. Il était
longtemps rattaché à la Chirurgie générale et n’avait que 4 lits
d’hospitalisation. Aujourd’hui, le service dispose de 4 salles comportant 12
lits d’hospitalisation.
Activités du service : le service est organisé de la façon suivante : les
consultations externes, les blocs opératoires, les gardes, les visites et la
formation des étudiants.
- Consultations externes : 4 jours par semaine du Lundi au Jeudi,
- Consultations d’urgence : tous les jours.
- Interventions chirurgicales : 2 journées opératoires par semaine.
- visites des malades hospitalisés : tous les jours par le médecin qui
n’est pas de bloc opératoire ; une visite générale tous les Lundi
et Vendredi .

- encadrement des étudiants des différentes écoles de formation en


santé tous les jours.

- les gardes sont assurées par un étudiant de la FMPOS faisant fonction

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 48 TOUNKARA Adama

d’Interne, un infirmier de santé un aide soignant et un garçon de salle.

3-1-3 Le personnel :
Le service comprend : trois médecins a savoir : un Urologue Assistant Chef de
Clinique, deux Urologues praticiens Hospitaliers ; six internes et des externes, une
technicienne supérieure de santé (le major du service), quatre techniciens de santé,
trois aides soignantes, deux manœuvres.
Les consultations externes sont assurées par chacun des médecins à tour de rôle
ainsi que la formation des étudiants et chacun d’eux a un jour de bloc opératoire.
La visite générale est assurée par toute l’équipe.

3-2-Type et durée d’étude :


Il s’agit d’une étude prospective effectuée au service d’Urologie de l’Hôpital Gabriel
TOURE pendant une période de 15 mois allant du 1er juillet 2003 au 30 septembre
2004.
3-2-1 Patients :
Il s’agit d’une étude portant sur 80 patients souffrant d’une prostatite chronique.

3-2-2-Critères d’inclusion :
Ont été inclus dans notre étude tous les patients consentants ayant :
- un dossier médical complet
- les examens complémentaires (échographie vésico-prostatique,
ECBU, prélèvement du liquide prostatique+ Antibiogramme),
- un traitement médical correct.

3-2-3-Critère de non inclusion :


Sont exclus de notre étude les patients:
- n’ayant pas donné leur accord
- ayant un dossier incomplet
- n’ayant pas fait correctement le traitement.

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 49 TOUNKARA Adama

3-2-4-Critère de guérison :
Ont été considérés comme guéris tous malades ne présentant plus aucun signe
clinique de prostatite chronique.

3-3-Méthodes :
Les dossiers de tous les patients souffrant de prostatite chronique et ayant été vu
en consultation dans le service d’Urologie de l’Hôpital Gabriel Touré du 1er juillet
2003 au 30 septembre 2004 ont été passés en revue.

3-4- Saisie des données :


L’exploitation informatique des données a été faite à l’aide du logiciel Microsoft
Word 2000.
La saisie des données a été effectuée sur le logiciel Epi-info version 6.0.
Les tests de comparaison utilisés ont été le Khi2, la significativité a été définie par la
valeur de p<0,05.
COLLECTE DES DONNEES
Un questionnaire est établi pour chaque patient. Les supports utilisés comme
sources de données sont :
Le registre de consultation
Les dossiers médicaux

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 50 TOUNKARA Adama

Résultats

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Thèse de Médecine 51 TOUNKARA Adama

IV- RESULTATS

4-1- Epidémiologie
4-1-1-Fréquence : au cours de notre étude 3249 patients ont été vu en
consultation dans le service parmi lesquels 350 souffrant d’affections prostatiques.
Nous avons recensé 80 cas de prostatite chronique, soit 22,85% d’affections
prostatiques et 9,28% de l’ensemble de notre consultation.

4-1-2-Données sociodémographiques
4-1-2-1- Lieu de résidence

Tableau III: Classification des malades selon leur lieu de résidence

Ville Fréquence %
Bamako 73 91,25
Koulikoro 1 1,25
Koutiala 1 1,25
Mopti 1 1,25
Niono 1 1,25
San 1 1,25
Segou 2 2,5
TOTAL 80 100

La grande majorité de nos patients vient de la capitale avec 73/80 patients soit
91,25%.

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Thèse de Médecine 52 TOUNKARA Adama

4-1-2-2 Age

Tableau IV: Répartition des malades selon la classe d'


âge.

Tranche d'âge Fréquence %


0 à 20 5 6,25
21 à 40 62 77,5
41 à 60 13 16,25

TOTAL 80 100

La classe d'
âge la plus touchée est celle de 21 à 40 ans avec 62 cas soit 77,5%.
La moyenne était de 32,46 ans et les extrêmes 18 et 56 ans.

4-1-2-3 Profession

Tableau V : Répartition des malades en fonction de la profession.

Profession Fréquence %
Groupe A 15 18,75
Groupe B 28 35
Groupe C 15 18,75
Groupe D 22 27,5
TOTAL 80 100

Nous constatons une prédominance des élèves et étudiants qui constituent le


groupe B avec 28 cas/80 patients soit un taux de 35%.

Groupe A : bureaucrates, enseignants, juristes, informaticiens, militaire


Groupe B: élèves, étudiants
Groupe C : employer de commerce, commerçant
Groupe D : Ouvriers, cultivateur, chauffeur, tailleur, blanchisseur, boucher

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Thèse de Médecine 53 TOUNKARA Adama

4-1-2-4 Statut matrimonial

Tableau VI: Réparation des malades selon leur statut matrimonial.

Situation Fréquence %

Célibataire 50 62,5
Marié 30 37,5
TOTAL 80 100

Les célibataires représentent 50cas soit 62,5%.

4-1-2-5 Prise d'excitant

Tableau VII : classification des malades en fonction de la prise d'


excitant

Excitant Fréquence %

Alcool 14 17,5
Café, Thé 28 35
Cigarette 17 21,25
Epice 20 25
RAS 1 1,25
TOTAL 80 100

Le café et thé se sont le plus consommés 28 cas soit 35%.

4-1-2-6 Mode de recrutement : la grande majorité est venue d’eux mêmes avec
53 cas/80 patients soit 66,25%.

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Thèse de Médecine 54 TOUNKARA Adama

4-2 Données cliniques


4-2-1 Motif de consultation

Tableau VIII : Répartition des malades selon le motif de consultation

Motif de Fréquence %
consultation
Asthénie sexuelle 18 22,5
Ejaculation précoce 8 10
Douleur lombaire 10 12,5
Dysurie 29 36,25
Prostatorrhée 15 18,75
TOTAL 80 100

La dysurie se retrouve chez 29 patients soit 36,25% à la consultation.

4-2-2 Antécédents
4-2-2-1 Médicaux

Tableau IX : Répartition des malades selon leurs antécédents médicaux.

Antécédent Fréquence %

Colopathie 1 1,25
Constipation 16 20
HTA 2 2,5
RAS 61 76,25
TOTAL 80 100

76,25% des patients ne présentent pas d'


antécédents médicaux.

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Thèse de Médecine 55 TOUNKARA Adama

4-2-2-2 Chirurgicaux

Tableau X : Répartition selon les antécédents chirurgicaux

Antécédents Fréquence %

Appendicite 1 1,25
Fracture du membre 1 1,25
Hernie inguinale 5 6,25
Varicocèle 1 1,25
RAS 72 90
TOTAL 80 100

90% des patients n'


ont jamais subit une intervention chirurgicale.

4-2-2-3 Urologiques

Tableau XI : Répartition selon les antécédents urologiques

Antécédents Fréquence %

Bilharziose 54 67,5
Trouble sexuel 6 7,5
Urétrite 15 18,75
RAS 5 6,25
TOTAL 80 100

67,5% des malades ont fait au moins un épisode de bilharziose à leur enfance.

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Tableau XII : Répartition des malades selon la profession et les antécédents


urologiques.

Profession Antécédents urologiques Effectif %


Bilharziose Trouble Urétrite RAS
urinaire sexuel
Groupe A 8 1 1 - 10 12,5
Groupe B 20 - 3 3 26 32,5
Groupe C 11 2 3 1 17 21,25
Groupe D 15 3 8 1 27 33,75
TOTAL 54 6 15 5 80 100

54/80 cas soit 67,5% de nos patients ont fait au moins un épisode de bilharziose à leur enfance.

Tableau XIII : Répartition des malades selon la profession et le nombre


d'
antécédents urologiques.

Profession Antécédents urologiques Effectif %

1 >2
n % n %
Groupe A 12 15 2 2,5 14 17,5
Groupe B 15 18,75 10 12,5 25 31,25
Groupe C 11 13,75 3 3,75 14 17,5
Groupe D 9 11,25 18 22,5 27 33,75
TOTAL 47 58,75 33 41,25 80 100

Khi2: 13,68 p: 0,003369

La catégorie B avec 15/47 cas soit 18,75% présente un antécédent urologique


tandis que la catégorie D avec 18/33 soit 22,5% de cas présente au moins
deux d’antécédents urologiques.

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Thèse de Médecine 57 TOUNKARA Adama

Tableau XIV : Répartition des malades selon la profession et la notion de


bilharziose urinaire.

Profession Bilharziose urinaire Total

+ -
n % n %
Groupe A 13 16,25 1 1,25 14
Groupe B 25 31,25 5 6,25 30
Groupe C 12 15 3 3,75 15
Groupe D 19 23,75 2 2,5 21
TOTAL 69 86,25 11 13,75 80

Khi2 : 1,54 p : 0,672869 non significatif

Tableau XV : Répartition des malades selon la profession et la présence de


troubles sexuels.

Profession Troubles sexuels Total

+ -
n % n %
Groupe A 1 1,25 13 16,25 14
Groupe B 6 7,5 24 30 30
Groupe C 2 2,5 13 16,25 15
Groupe D 4 5 17 21,25 21
TOTAL 13 16,25 57 71,25 80

Khi2: 1,38 p: 0,710764 non significatif


57/80 cas soit 71,25% de nos patients n’ont jamais fait de troubles sexuels.

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Thèse de Médecine 58 TOUNKARA Adama

Tableau XVI : Répartition des malades selon la profession et le nombre d'


urétrites
gonococciques.

Profession Urétrite gonococcique Total

+ -
n % n %
Groupe A 2 2,5 12 15 14
Groupe B 7 8,75 23 28,75 30
Groupe C 4 5 11 13,75 15
Groupe D 8 10 13 16,25 21
TOTAL 21 26,25 59 73,75 80

Khi2: 2,69 p: 0,441871 non significatif


59 patients n’ont jamais contracté de gonococcie soit 73,75%.

4-2-2-4 Familiaux

Tableau XVII : Répartition selon les antécédents familiaux

Antécédents Fréquence %
familiaux
Diabète 2 2,5
HTA 7 8,75
RAS 71 88,75
TOTAL 80 100

88,75% sont sans antécédents familiaux.

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Thèse de Médecine 59 TOUNKARA Adama

4-2-3 Signes cliniques


4-2-3-1 Troubles urinaires

Tableau XVIII : Répartition des malades selon les troubles urinaires

Troubles urinaires Fréquence %

Dysurie 77 96,25
Diminution de la force du jet 4 5
Pollakiurie 45 56,25
Nycturie 6 7,5
Miction impérieuse 36 45
Gouttes retardataires 35 43,75
Picotement urétral 46 57,5
Prostatorrhée 78 97,5

77 patients soit 92,25% souffrent de dysurie et 97,5% de prostatorrhée.

4-2-3-2 Troubles sexuels

Tableau XIX: Répartition des malades selon les troubles sexuels

Troubles sexuels Fréquence %

Baisse de libido 43 53,75


Ejaculation précoce 74 92,5
Erection faible 71 88,75

Les troubles de l'


éjaculation reste le maître symptôme avec 92,5%.
Plusieurs troubles se sont retrouvés chez un même malade.

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Thèse de Médecine 60 TOUNKARA Adama

Tableau XX : Répartition des malades selon l'


âge et les troubles sexuels.

Age Troubles sexuels

Baisse de libido Trouble à Trouble de


l'
éjaculation l'
érection
n % n % n %
0 à 20 1 1,25 3 3,75 4 5
21 à 40 28 35 54 67,5 46 57,5
41 à 60 8 10 13 16,25 12 15

Khi2 : 0,89 p : 0,925531 non significatif


La tranche d’age 21 à 40 ans est la plus touchée soit 67,5% des troubles
d’éjaculation.

Tableau XXI : Répartition des malades selon l'


age et le nombre de troubles
sexuels.

Age Troubles sexuels Total

1 >1
n % n %
0 à 20 2 2,5 3 3,75 5
21 à 40 14 17,5 48 60 62
41 à 60 - 0 13 16,25 13
TOTAL 16 20 64 80 80

Khi2: 4,76 p : 0,092640

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Thèse de Médecine 61 TOUNKARA Adama

Tableau XXII : Répartition des malades selon l'


âge et les troubles à l'
éjaculation.

Age Trouble à l'éjaculation Total

+ -
n % n %
0 à 20 2 2,5 3 3,75 5
21 à 40 28 35 34 42,5 62
41 à 60 7 8,75 6 7,5 13
TOTAL 37 46,25 43 53,75 80

Khi2: 0,41 p: 0,814699

43/80 cas soit 53,75% n’ont pas eu un trouble d’éjaculation.

Tableau XXIII : Répartition des malades selon l'


âge et les troubles de l’érection.

Age Troubles de l'érection Total

+ -
n % n %
0 à 20 4 5 1 1,25 5
21 à 40 46 57,5 16 20 62
41 à 60 11 13,75 2 2,5 13
TOTAL 61 76,25 19 23,75 80

Khi2: 0,69 p: 0,709649

4-2-3-3 Troubles algiques

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Thèse de Médecine 62 TOUNKARA Adama

Tableau XXIV : Répartition des malades selon les troubles algiques

Troubles algiques Fréquence %


Douleur abdominale basse 66 82,5
Douleur à l'
éjaculation 41 51,25
Douleur lombaire 76 95
Douleur pénienne 46 57,5
Douleur testiculaire 68 85

76 patients présentent une douleur lombaire soit 95% et que chez un même
malade on peut trouver un cumul de trouble algique.

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Thèse de Médecine 63 TOUNKARA Adama

4-2-4 Signes physiques


4-2-4-1 Inspection et palpation

Tableau XXV : Répartition des malades selon l'


inspection et la palpation

Inspection et Fréquence %
palpation
Douleur testiculaire 44 55
RAS 36 45
TOTAL 80 100

44 patients présentent une douleur testiculaire lors de la palpation soit 55%.

4-2-4-2 Toucher rectal

Tableau XXVI : Répartition selon le résultat du TR

Résultat Fréquence %
Douleur au TR 14 17,5
Ecoulement du liquide 65 81,25
prostatique
Prostate augmentée de volume 11 13,75

65 patients soit 81,25% présentent un écoulement du liquide prostatique lors du


TR.

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Thèse de Médecine 64 TOUNKARA Adama

4-3 Examens para cliniques


4-3-1 ECBU/ Prélèvement du liquide prostatique et antibiogramme

Tableau XXVII : Répartition des résultats selon l'


aspect de l'
urine

Aspect de l'urine Fréquence %

Clair 25 31,25
Jaune 13 16,25
Trouble 42 52,5
TOTAL 80 100

L'
aspect trouble représente 42 cas soit 52,5% de notre série.

Tableau XXVIII : Répartition des résultats selon l'


examen microscopique

Résultat Fréquence %

Cellule épithéliale 31 38,75


Cristaux de chaux 13 16,25
Hématie 19 23,75
Leucocyte 59 73,75
Polynucléaire altéré 12 15,00

Selon les résultats les leucocytes représentent 59 cas soit 73,75% de prostatite
chronique inflammatoire.

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Thèse de Médecine 65 TOUNKARA Adama

Tableau XXIX : Répartition des germes isolés mis en évidences à l'


ECBU et
au prélèvement du liquide prostatique.

Culture Fréquence %

Enterobacter agglomerans 1 1,25


Eschericha coli 1 1,25
Staphyloque aureus 11 13,75
Cytobacter fundii 3 3,75
Stérile 64 80,00

La culture reste stérile dans 64 cas soit 80%.


Nous retrouverons 16/80 soit 20% de prostatite chronique bactérienne.

4-3-2 Echographie vésico-prostatique

Tableau XXX : Répartition des malades selon le résultat de l'


échographie vésico-
prostatique

Résultat Fréquence %
Prostate augmentée de volume 6 7,5
Prostate calcifiée 47 58,75
Prostate hétérogène 31 38,75
Prostate homogène 30 37,5

58,75% des malades présentent à l'


échographie une calcification de la prostate.

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Thèse de Médecine 66 TOUNKARA Adama

Tableau XXXI : Répartition des malades selon les troubles urinaires et le résultat
de l'
échographie vésico-prostatique.

Troubles Résultats de l'échographie Effectif %


urinaires vésico-prostatique

Augmentée Calcifiée, homogène


hétérogène
Dysurie 5 38 31 74 92,5
Diminution de la 5 8 1 14 17,5
force du jet
Pollakiurie 4 19 22 45 56,25
Nycturie 3 6 - 9 11,25
Miction 4 16 17 37 46,25
impérieuse
Goutte 5 16 12 33 41,25
retardataire
Picotement - 27 21 48 60
urétral
Prostatorrhée 1 39 33 73 91,25

La dysurie et la prostatorrhée ont été fréquemment associées à la prostate calcifiée


hétérogène.

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Thèse de Médecine 67 TOUNKARA Adama

4-4 Traitement Médical


4-4-1 ATB Utilisés

Tableau XXXII : Répartition des malades selon les germes isolés et leur sensibilité
aux ATB utilisés.

Germes ATB Effectif %


retrouvés E. Fa [Link]. Pefl Cip L Nor Ofl.
sul Cla do
Enterobacter 1 1 1,25
agglomeras
E .coli 1 1 1,25
S .aureus 1 1 1 1 3 1 8 10
Citobacter fundii 1 1 1,25
Stérile 4 - 5 - 23 - 6 31 69 86,25
TOTAL 5 1 6 1 24 1 10 32 80 100

Fa :( acide fusidique)
Amx. Cla (amoxi + acide clavulanique)
E. + sul (erythromicine + sulfadoxicine trimethoprime)
Cip. do (ciprofloxacine + doxycicline)
Pef.l (Pefloxacine)
L. (lincomicine)
Nor. (Norfloxacine)
Ofl. (Ofloxacine)

L’ofloxacine, ciprofloxacine + doxycicline, ont été les ATB les plus utilisés dans
notre étude avec respectivement 38,75% et 28,75% en absence de germe.

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Thèse de Médecine 68 TOUNKARA Adama

Tableau XXXIII : Liste des différentes molécules utilisées au cours de notre


étude.

Antibiotique Fréquence %

Acide fusidique amikacine 1 1,25


Amoxi 500 + acide clavulanique 6 7,5
Cipro 500 +doxycicline 200 29 36,25
Erythromycine 500 +SMTP 5 6,25
Norfloxacine 400 10 12,5
Ofloxacine 200 32 40
Pefloxacine 400 1 1,25
Lincocyne 1 1,25

L'
ofloxacine 200 est l'
ATB le plus utilisé chez 32 patients soit 40%.

Tableau XXXIV : Répartition des malades selon la guérison et les ATB utilisés

Guérison ATB utilisés Effectif %


E. Fa Amx Pef Cip L Nor Of.
sul cla l .do
Oui 1 1 2 1 14 1 4 28 52 65
Non 4 - 4 - 10 - 6 4 28 35
TOTAL 5 1 6 1 24 1 10 32 80 100

L’ATB le plus utilisé en fonction des résultats de l’ECBU et la SPE, était


l’ofloxacine avec un taux de guérison de 28/32 soit 87,5% ensuite l’association
ciprofloxacine, doxycicline soit 14/24, 58,30%.

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Thèse de Médecine 69 TOUNKARA Adama

Tableau XXXV : Répartition des malades en fonction des associations ATB,


Anti-inflammatoire, Antalgique.

Association Fréquence %

ATB + Antalgique 8 10
ATB + Anti-inflammatoire 29 36,25
ATB +Antalgique + Anti-inflammatoire 43 53,75
TOTAL 80 100

L'
association la plus utilisée pour le traitement était ATB + Antalgique + Anti-
inflammatoire chez 42 cas soit 53,75%.

Tableau XXXVI : Répartition des malades en fonction de l'


association et la
guérison.

Guér Association Eff %


ison ATB + ATB + AINS ATB + ecti
Antalgi Antalgique + f
que n % AINS
n n %
%
Oui 2 25 1 65,51 31 72,1 52 65
9 0
Non 6 75 1 34,49 12 27,9 28 35
0 0
Tota 8 10 2 100 43 100 80 100
l 0 9

Khi2: 6,58 p : 0,03724 non significatif

L’association ATB, AINS, Antalgique a donné un bon résultat chez 31/43 cas
soit 72,10%.

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Thèse de Médecine 70 TOUNKARA Adama

Tableau XXXVII : Répartition des malades selon la durée du traitement.

Durée de Fréquence %
traitement
21 jours 36 45
90 jours 43 53,75
Plus de 90 jours 1 1,25
TOTAL 80 100

43 cas soit 53,75% ont eu une période de trois mois de traitement.

Tableau XXXVIII : Répartition des malades selon le résultat du traitement.

Libellé Fréquence %
Guérison 52 65
Non guérie 28 35
TOTAL 80 100

Au terme de notre étude, nous avons constaté un taux de guérison de 52/80 soit
65 pourcent. C'
est-à-dire ces patients ne présentent aucun signe clinique.

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Thèse de Médecine 71 TOUNKARA Adama

Commentaires et discussions

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Thèse de Médecine 72 TOUNKARA Adama

V- COMMENTAIRES ET DISCUSSIONS

1- Epidémiologie
Dans notre série d’étude qui porte sur 80 cas de prostatite chronique, nous avons
trouvé une prévalence de 22,85% en consultation sur un échantillon de 350
patients contre 51,2% par DIALLO P. [12] sur 121 cas.

- L’age moyen de nos patients est de 32,46 ans avec des limites allant de 18 à 56
ans. DIALLO P. [12] a étudié une tranche d’âge plus longue que le notre (de 17 à
61 ans).

- Nous avons trouvé une prédominance des célibataires avec 62,5%de cas. Ce
résultat est semblable à celui de DIALLO P. [12] (61,2%) par contre DRABICK
J.J. et collaborateurs [13] en juin 1997 à Haiti ont trouvé 42% de célibataires.

- Concernant la profession une prédominance de la catégorie B (les élevés et


étudiants) avec un taux de 35% est constatée contre un taux légèrement
supérieur de DIALLO P. [12] soit 40,5% de cas. Cette valeur est semblable à celle
de RICHARD B. ALEXANDER and DAVID [4] sur une étude faite à l’éducation des
USA 28,7%.
L’explication donnée à cette élévation de la prostatite chronique chez les élèves et
étudiants s’explique par le fait que cette couche semble très exposée aux I.S.T et
leurs faibles moyens financiers pour bien mener à bout un traitement adéquat.
Une infection traînante et mal traitée peut provoquer une congestion de la
prostate, une éjaculation précoce et des douleurs à l’éjaculation chez certains
d’entre eux.

- Les excitants les plus consommés sont le thé, café et les épices avec un taux
respectif de 35% et 25%. Ces éléments peuvent irriter l’organe en question qu’est
la prostate.

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Thèse de Médecine 73 TOUNKARA Adama

- La majorité des patients sont venus d’eux même en consultation soit 66,5% de
cas contre 9% de cas pour RICHARD B. et collaborateurs au Canada [35].

- La dysurie a représenté 36,25% de cas de motif de consultation.


91,25% de nos patients résident dans le district de Bamako.
Ceci s’explique par l’afflux massif des jeunes de l’intérieur vers la capitale à la
recherche de capitaux et la centralisation des écoles et instituts.

2- les antécédents
Ils sont signalés lors de l’interrogatoire.
La bilharziose urinaire représente 67,5% de cas contre 24,8% par DIALLO [12] et
2,2% de cas pour CHATELAIN C.H. et collaborateurs [6] en 1977 en France et
11% de cas pour MILLAN RODRIGUEZ F. et collaborateurs en 1995 en
Espagne [25].
Cette différence s’explique par le fait que notre pays est considéré comme une zone
d’endémie de bilharziose. Cette parasitose est incriminée comme cause de
prostatite par MARDH P. et COLLEEN S [22] en 1975 en Suède.
Les urétrites gonococciques sont dénombrées dans 18,75% de cas contre 20,5%
de cas pour DIALLO [12], cela montre une recrudescence de cette pathologie
longtemps considérée comme chef de fil des prostatites par MEARES et STAMEY
[24] en 1935, en 1976 MANGIN P. et FOURNIER C [21]

La constipation représente 16/80 de cas soit 20%.

3- L’étude clinique
Les symptomatologies urinaires sont les manifestations les plus courantes,
particulièrement douleurs pénienne, pelvienne, testiculaire, à l’éjaculation.

- La dysurie est retrouvée dans 36,25% de cas dans notre série selon la
consultation contre 22,8% pour DIALLO P. [12] et 42% pour DRABICK J.J et
collaborateurs [13] en juin 1997 à haiti.

- La prostatorrhée représente 97,5% de cas dans notre série d’étude.

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Thèse de Médecine 74 TOUNKARA Adama

Ces troubles urinaires s’expliquent par la colonisation de l’urine d’amont sur les
canaux prostatiques.
Les troubles sexuels sont retrouvés dans notre série chez un même malade.

- L’éjaculation précoce représente 74/80 soit 92,5% des cas de notre étude
contre 47,8% pour EMILIANO SCREPONI et collaborateurs [36] en 2001 en
Italie et 47,5% de cas pour Jun-Ping, Jin-Hai FAN et collaborateurs
[42] en 2003 en Chine.
L’explication donnée à cette éjaculation précoce est que l’inflammation joue un
rôle dans la pathogenèse dans quelque cas. Il est important de donner un
examen attentif de la prostatite chronique avant d’initier toute thérapie
éventuelle pour l’éjaculation précoce.

Les troubles algiques :


- la douleur abdominale basse est présente chez 66 patients sur 80, soit 82,5%
de cas contre 20,9% pour RICHARD B. et collaborateurs [35] en octobre
1996.

- La douleur lombaire retrouvée dans notre série étude était de 95% contre 38%
pour RICHARD B. [35] et 38,8% pour MILLAN RODRIGUEZ F. [25] en 1995
en Espagne et 40% pour DRABICK J.J et collaborateurs [13] en 1997 à
haiti.

- La douleur testiculaire est retrouvée chez 68 patients soit 85% contre 79,8%
pour RICHARD B. [35]
Cette différence peut s’expliquer par la taille de notre échantillon mais aussi le
retard pris avant de se faire consulter par un spécialiste.

- La douleur à l’éjaculation est signalée 41/80 soit 51,25% de cas contre 56%
pour RICHARD B. et collaborateurs [35] en 1996.

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 75 TOUNKARA Adama

4- L’examen physique
Le TR est sensible (douloureux) dans 17,5% des cas de notre étude contre 8,7%
pour THIM et SIMMONS [39] en Angleterre en 1983.
La prostate est congestionnée, produisant du liquide prostatique ce qui est
retrouvé chez 65 patients soit 81,25% cas contre 84,5% pour BLAKLOK [4] en
1974 en Angleterre.

5- Examens complémentaires
ECBU/SPE: Au cours de notre étude, l'
ECBU a apporté très peu d'
intérêt comme
signalé par bon nombre d'
auteurs. Toutefois sa négativité n'
exclut pas le
diagnostic prostatite chronique.
Ainsi nous avons trouvé 11cas soit 13,5% avec des germes. Ce faible taux
d’ECBU positif s'
explique par le fait que la grande majorité de nos patients a subi
des Antibiothérapies antérieure ayant décapité le résultat.
Dans 15% de cas il y’avait une leucocyturie supérieure à 10000 en faveur d’une
prostatite chronique inflammatoire, contre 51,2% de cas pour DIALLO P.[12],
56,5% pour SCREPONI E, et collaborateurs [36] en août 2001 en Italie
et 46,2% pour Xing JP et collaborateurs [42] en septembre 2003 en Chine.
Cette différence s'
explique par la prise d'
AINS avant de venir à la consultation.
Le staphylocoque aureus a été retrouvé dans 8 cas, soit 10%, E coli 1,25%,
contre 12% pour DIALLO P. [12]
Ces germes se propagent tout au long de l'
arbre urinaire et infectent la
prostate par la voie descendante à partir des reins et la vessie et aussi par la
voie ascendante par l'
infection urétrale (sondage vésicale, cystoscopie….)

Echographie vesico-prostatique:
Tous nos malades ont bénéficié d’une échographie pour évaluer l’état de la
prostate.
Nous avons retrouvé 47cas soit 58,75%, de calcifications prostatiques contre
67,5% pour DIALLO P. [12] en faveur d'
une prostatite chronique.

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Thèse de Médecine 76 TOUNKARA Adama

Traitement :
Au cours de notre étude nous avons procédé à trois (3) étapes des traitements
tout en tenant compte de la difficulté thérapeutique et des moyens financiers
de nos patients.
Nous avons initié dans une première étape les floroquinolones qui sont des
antibiotiques de bonne diffusion prostatique et leur bon résultat occupant
une place de choix dans le traitement des prostatites chroniques (ofloxacine,
ciprofloxacine, doxycicycline….) pendant 10 jours chez tous nos malades
en raison de deux (2) prises par jour. Beaucoup ont bénéficié d’une
biantibiothérepie après l'
échec d'
une monothérapie et des AINS.
La deuxième étape consiste à faire deux séances de massages prostatiques
par semaine pendant trois semaines en association avec les ATB pour éviter
la dissémination des germes.
La dernière étape consiste à associer des antiasthéniques voire des
antalgiques.
L'
administration doxycicline et ciprofloxacine chez 24/80 cas a donné un
taux de réussite 14/24 soit 58,36% de cas contre ofloxacine chez 32/80
avec un taux de réussite 28/32 soit 87, 5% de cas par contre la littérature a
beaucoup approuvé le résultat escompté de l'
ofloxacine dans le traitement des
prostatites chroniques. Notre résultat se rapproche à celui obtenu par la
littérature.
Cette efficacité a été prouvée par des études menées en Amérique, en Espagne
respectivement avec des taux 70,2% pour RAZ R. et collaborateurs [33]en
1994, 71,3% pour MILLAN RODRIGUEZ F [25] en 1995.
Enfin, sur 80 malades de notre étude 52 sont guéris soit 65% de cas c'
est à
dire ces malades ne présentent plus de signes cliniques contre 35% non
guéri. Ce résultat prouve à suffisance la difficulté du traitement de la
prostatite chronique.

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Thèse de Médecine 77 TOUNKARA Adama

Conclusion et recommandations

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Thèse de Médecine 78 TOUNKARA Adama

VII- CONCLUSION

Nous avons constaté au terme de notre étude que la prostatite chronique est
une affection très répandue avec une prévalence de 22,85% de cas chez les
jeunes.
Sa symptomatologie clinique souvent mal définie, son étiologie multiple,
l’ECBU et la SPE moins contributifs, son traitement difficile, long et coûteux
sont autant de raisons d’essayer de mieux cerner cette pathologie.
Le diagnostic reste clinique dans 71,5% de cas.
L’ECBU et le prélèvement du liquide prostatique bien que peu contributifs
sont participatifs dans 28,5% de cas.
L’échographie vesico-prostatique en a montré des images en faveur dans
58,25% de cas.
Le traitement, difficile, long, coûteux et parfois inefficace a été fait en fonction
d’un antibiogramme, si un germe est isolé et sensible aux antibiotiques en
question. Un protocole d’antibiothérapie consensuelle a été instauré en
fonction de l’épidémiologie des germes couramment retrouvés, associés à des
AINS, de décongestionnant pelvien ; l’alpha bloquant a été associé, s’il existe
une persistance de la dysurie.
Notre étude portant sur 80 cas dans une consultation externe de 3249
patients, étendue sur une période de 15 mois ; a montré un taux d’échec de
35% de cas au traitement médical instauré. Ceci dit, la ténacité de la douleur,
les localisations multiples, le retentissement psychologique des troubles
sexuels font que le malade risque d’être pris pour un psychopathe.

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Thèse de Médecine 79 TOUNKARA Adama

VIII- RECOMMANDATIONS

1- Aux autorités sanitaires et politiques :


- promouvoir une politique de sécurité sociale,
- créer des laboratoires bien équipés rendant fiables nos résultats et surtout leur
acquisition rapide pour l’instauration du traitement,
- rendre plus performant le plateau technique au niveau des hôpitaux,
- assurer la formation d’un personnel spécialisé suffisant (urologues,
laborantins),
- développer des actions d’information, éducation et communication envers la
population jeune sur les dangers des IST,
- rendre accessibles les produits DCI à tous les jeunes souffrant de prostatite
chronique à moindre coût.
2- Aux personnels socio sanitaires :
- Faire un interrogatoire minutieux de tout patient se plaignant d'
asthénie
sexuelle à la recherche des facteurs favorisants:
.antécédents urologiques (bilharziose, urétrite, sondage, cystoscopie)
.constipation
.les IST
- pratiquer toujours un TR à la fin de tout examen physique de malade,
- prescrire obligatoirement les ECBU, prélèvement du liquide prostatique assortis
d’antibiogramme à tout patient présentant des signes urologiques pour éviter
toute forme de résistance,
- pratiquer l'
échographie vesico-prostatique à la recherche de calcifications
prostatiques et de rétrécissement urétral,
- pratiquer des séances de massage prostatique,
- faire un contrôle clinique et cytobactériologique à l'
issue du traitement des
prostatites.

3- Aux populations :
- consulter aussitôt que possible les structures spécialisées devant tous les
signes urinaires ou troubles sexuels,
- éviter l’automédication afin d'
enrayer la résistance.

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 80 TOUNKARA Adama

Bibliographie

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 81 TOUNKARA Adama

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Thèse de Médecine 86 TOUNKARA Adama

Annexes

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Thèse de Médecine 87 TOUNKARA Adama

FICHE SIGNALITIQUE
TITRE DE LA THESE
ETUDE EPIDEMIO-CLINIQUE ET THERAPEUTIQUE DE LA
PROSTATITE CHRONIQUE SUR 80 CAS DANS LE SERVICE
D'UROLOGIE DU CHU GABRIEL TOURE

Nom et prénom : TOUNKARA Adama


Année de soutenance : 2005
Ville de soutenance : Bamako
Lieu de dépôt : Bibliothèque de la FMPOS
Secteur d'
intérêt : Urologie

RESUME :

Au Mali, rares sont les études qui ont porté sur les prostatites chroniques.
C'
est ainsi que du 1 juillet 2003 au 30 septembre 2004, 80 cas de prostatite
chronique ont été étudiés.

La prostatite chronique a représenté 9,28% de l'


ensemble de pathologie en
Urologie et 22,85% pour notre étude. L'
âge de nos patients a varié entre 18 à
56 ans avec une moyenne de 32,46 ans et une classe d'
âge dominante de 21
à 40 ans.

La dysurie a été le motif de consultation le plus fréquent (36,25%) et


l'
asthénie sexuelle (22,5%). Les signes les plus rencontrés ont été:
- Pour les troubles urinaires, une prostatorrhée et dysurie avec respectivement
97,5% et 96,25%.
- Pour les troubles sexuels, les troubles à l'
éjaculation ont été dominantes
(92,5%).
- Pour les troubles algiques, les douleurs lombaire, testiculaires, abdominale
basse sont des maîtres symptômes (95%, 85% et 82%).

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE


Thèse de Médecine 88 TOUNKARA Adama

L'
ECBU, SPE n'
ont pu déterminer que quelques cas de germes (11/80 soit
13.75% de prostatites chroniques bactériennes) et la présence de leucocytes
(53/80 soit 66,25% de prostatites chroniques non bactériennes et
inflammatoires).
L'
échographie vésicale et prostatique a retrouvé un grand nombre de
calcifications prostatiques (58,75%).

Le traitement médical, surtout avec les fluoroquinolones a été le plus utilisé


et le massage prostatique a été effectué chez tous les patients.
L'
échec médical a été constaté (35%).

MOTS CLES : Prostatite chronique

Aspect épidemio-clinique & Thérapeutique de la PROSTATITE CHRONIQUE

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