UNION DES EGLISES EVANGELIQUE DU BENIN(UEEB)
REPUBLIQUE DU BENIN
INSTITUT BIBLIQUE de Sinendé/ Soudé
EXPOSE SUR LES EPITRES PAULINIENNE
COURS D’INTRODUCTION AUX EPITRES :
LIVRES : 1et 2 Thessaloniciens
ESPOSANT : Nom du prof :
GBODOUGBE Sylvain IFOUNGA G. Roger
NOVEMBRE 2022
PLAN DU TRAVAIL
INTRODUCTION
I/ AUTEUR
II/ LIEU ET DATE DE REDACTION
III DESTINATAIRES
IV/ CIRCONSTANCES ET MOTIFS DE REDACTION
V/ STRUCTURE
VI / THEMES THEOLOGIQUES MAJEURS ET EXPLICATIONS
CONCLUSION
2
INTRODUCTION
Les épîtres aux Thessaloniciens font partie des livres du nouveaux Testament, des
épitres pauliniennes. Thessalonique est une ville de la Macédoine. A l’époque où Paul y
annonça l’Évangile pour la première fois, vers 50, accompagné de Silas et de Timothée,
Thessalonique était une grande ville avec une importante colonie juive. Les deux épîtres aux
chrétiens de Thessalonique sont parmi les écrits les plus anciens du Nouveau Testament. Elles
ont été écrites à seulement quelques mois d’intervalle entre 51 et 52. Elles traitent de
l’évangélisation, de l’eschatologie et de questions éthiques du point de vue chrétien. Nous
trouvons dans les épîtres aux Thessaloniciens, et en particulier dans la première (car dans la
seconde déjà, Paul devait protéger cette fraîcheur contre les attaques perfides de l’Ennemi), la
condition et l’attente du chrétien comme tel dans ce monde, dans toute sa fraîcheur. Les deux
épitres aux Thessaloniciens sont les premières que Paul ait écrites. Déjà occupé à l’œuvre
depuis longtemps, ce n’est cependant que lorsque cette œuvre déjà fort avancée qu’il en prend
soin par le moyen de ses écrits — écrits, nous l’avons vu, divers de caractère, selon l’état des
assemblées et selon la sagesse divine, qui, par ce moyen, déposait dans les Écritures ce qui
devait être nécessaire pour tous les siècles.
Nouvellement convertis, les chrétiens de Thessalonique souffraient beaucoup de la
persécution du monde — persécution que les Juifs de Thessalonique avaient suscitée déjà de
bonne heure contre Paul lui-même. L’apôtre, heureux de cette belle œuvre, et se réjouissant de
l’état de ses chers enfants dans la foi, auxquels témoignage était rendu partout, même de la
part du monde, l’apôtre, dis-je, ouvre son cœur ; et le Saint Esprit constate par sa bouche
quelle était, sur cette terre, cette condition chrétienne qui faisait le sujet de sa joie, quelle était
l’espérance qui jetait sa clarté sur l’existence du fidèle, brillait autour de lui dans sa vie entière
et éclairait son chemin à travers le désert. En un mot, le caractère chrétien se déploie devant
nos yeux, dans ces épîtres ; avec tous ses motifs et toutes ses joies, et cela en rapport avec le
témoignage de Dieu et l’espérance qui nous fortifie, en rendant ce témoignage.
Vue l’état de cette ville Paul décida d’écrire une première lettre à cette Eglise et
aux chrétiens, qui fut mal comprise et qui lui conduira à la rédaction de la deuxième lettre qui
est l’objet de notre étude. Ainsi, dans notre travail, nous donnerons l’auteur, lieu et date de
rédaction et les destinataires. Egalement, nous élaborerons la circonstance et le motif de
rédaction, la structure et la visée théologique ou thèmes théologique majeurs. Et enfin.
3
I/ AUTEUR
« Tous les Pères de l’Eglise, les anciens catalogues (Marcion, Muratori) et les
anciennes versions (syriaques, latines) attribuent ces lettres au même auteur, c’est-à-dire
l’apôtre Paul »1. Pour plus d’éclaircissement, deux fois comme dans 1 Thessaloniciens, Paul
se présente comme l’auteur de la lettre (1 :1 ; 3 :17). L’authenticité paulienne de 1
Thessaloniciens semble hors de doute. Par contre celle de 2 Thessaloniciens souffre de
contestations à cause du retour du Seigneur qui y est présenté différemment par rapport à 1
Thessaloniciens. En effet dans cette dernière, ce retour est apparenté à celui d’un voleur en
ces termes: « Pour ce qui est des temps et des moments, vous n’avez pas besoin, frères, qu’on
vous en écrive. Car vous savez bien vous-mêmes que le jour du Seigneur viendra comme un
voleur dans la nuit » (5:1-2). Dans 2 Thessaloniciens par contre, ce retour apparaît précédé
de signes apocalyptiques (2:1-4).
II/ LIEU ET DATE DE REDACTION
« Sylvain (sillas) et Timothée, mentionnés dans l’adresse (1 :1) n’étaient avec Paul qu’à
Corinthe (Act 18 :5). C’est donc de là aussi que l’apôtre a écrit cette lettre. Il prévoit une
opposition (3.2), donc la lettre date d’avant les troubles d’Act 18.12-17, quelques semaines ou
quelques mois après 1 Thes, vers la fin de l’an 51 (ou 52) »2. 2 Thes a donc été écrite à peine
quelques semaines ou quelques mois après 1 Thes. 'Épître est envoyée par l'apôtre Paul,
depuis la ville de Corinthe, à l'Église de Thessalonique, au cours de sa première visite en
Europe. Selon toute vraisemblance, elle a été écrite en 50-51. De ce fait, il s'agit du plus
ancien écrit du Nouveau Testament1.
Son œuvre en Thessalonique est décrite dans Actes 17. Il voulait y retourner mais ne put le
faire (1 Th 2:18). Il envoya donc Timothée réconforter les convertis et leur dire comment il
allait. Il écrivit la première épître pour exprimer sa gratitude lors du retour de Timothée.
1
, Alfred Kuen, SOIXANTE-SIX EN UN INTRODUCTION AUX LIVRES DE LA BIBLE, Saint-Léger Suisse : éd. EMMAUS,
1998, p221
2
Ibid.
4
La deuxième Épître aux Thessaloniciens fut écrite peu de temps après la précédente, donc
probablement en 51
III.Destinataires
Quand on parle de destinataire on sous-entend de celui ou celle, ou un groupe de personne qui
doit recevoir un message ou une autre chose de la part d’une autre personne. « Paul s’adresse
à l’Eglise de Thessalonique et tous les chrétiens »3.
L’apôtre Paul a écrit ses deux épîtres aux membres de l’Église de Thessalonique.
Thessalonique était la ville la plus peuplée et la plus prospère de l’ancien royaume grec de
Macédoine du fait de deux caractéristiques importantes : la ville étaient construite sur le
meilleur port naturel de la mer Égée et elle était située sur le principal axe routier qui reliait
Rome à l’Asie.
Pendant son deuxième voyage missionnaire, l’Esprit a commandé à Paul et à ses
compagnons de service, Simon, Timothée et Luc, de traverser la mer Égée et de se rendre en
Macédoine (voir Actes 16:6-12). Cela a lancé la prédication de l’Évangile en Europe. Après
avoir prêché à Philippes (voir Actes 16:12-40), Paul et Silas se sont rendus à Thessalonique.
Les convertis Thessaloniciens étaient parmi les premiers européens à accepter l’Évangile et,
de ce fait, ils ont subi des persécutions. Ils se posaient également beaucoup de questions au
sujet de la Seconde Venue. Paul, dans sa lettre, transmet donc par ses écrits encouragement et
force et répond aux questions qu’ils se posent au sujet de la seconde venue de Jésus-Christ.
IV/ CIRCONSTANCES ET MOTIFS DE REDACTION
Paul répond, dans cette lettre, à la question suivante : comment se fait-il que le jour
du Seigneur n'intervient pas aussi vite qu'on le croyait ? Un déséquilibre s'est manifesté dans
la communauté chrétienne : certains vivent comme si ce jour était déjà venu ; d'aucuns ont
même opté pour l'oisiveté et se sont faits parasites des autres. Tandis que la précédente lettre
signalait une grave inquiétude chez les chrétiens de Thessalonique, celle-ci suppose qu'un
désordre est apparu, l’apôtre voulait corriger une doctrine fausse ou pour réconforter les
croyants. Le but recherché par cette épître était de raviver leur espérance Christ...
V/ STRUCTURE
Résumé
3
Alfred Kuen, INTRODUCTION AU NOUVEAU TESTAMENT, LES LETTRES DE PAUL, Saint-Légier : éd. Emmaüs,
1982, p 323
5
Soutien de Paul à l'église de Thessalonique
Après des actions de grâce (1,1-3) et la louange des mérites de l'église de Thessalonique (1,4-
10), Paul rappelle la manière dont il les a évangélisés (2,1-12). Malgré les obstacles, leur foi
est pour lui une source de joie et de gloire (2,13-20). N'ayant pu venir les visiter lui-même
pour les affermir dans la foi, il leur a envoyé Timothée qui lui a rapporté de bonnes nouvelles
à leur sujet (3,1-9). Par sa prière, Paul continue à les soutenir (3,10-13).
Enseignements sur le comportement des chrétiens
Paul leur rappelle certains préceptes relatifs à la maîtrise du corps et de ses passions (4,1-5), à
l'honnêteté et au désintéressement (4,6-8), à l'amour fraternel (4,9-10) et au travail (4,11-12).
Il les enseigne ensuite sur la résurrection des morts (4,13-15) et sur la venue du Seigneur
(4,16-18), dont il développe le contexte et la préparation (5,1-11). Il termine sa lettre par des
recommandations diverses (5,12-25) puis des salutations (5,26-28).
« I. Salutation de Paul (1 :1-2)
II. Réconfort de Paul au sein de l’affliction (1 :3-12)
III. Correction par Paul l’erreur prophétique (2 :1-17)
IV. Préoccupation de Paul par l’Eglise (3 :1-15)
V. Bénédiction de Paul (3 :16-18) »4.
VI/ Les thèmes théologiques
L’apôtre développe les trois vertus théologiques, la foi, l’espérance et l’amour, appliqué
dans la fermeté et l’espérance.
Le sujet principal de la lettre a trait à un sérieux malentendu engendré par les faux
docteurs, concernant le jour du Seigneur (Paul révèle que ce jour n’est pas encore
venu et ne viendra pas avant que d’autres évènements se produisent). Elle est Classée
parmi les « épîtres pastorales ». En effet, l’accent y est mis sur la manière de maintenir
l’Eglise en bonne santé et capable de donner un témoignage efficace, Malgré de
nombreuses allusions prophétiques dans les ch.1 et 2, il demeure préférable d’en
accord avec une saine eschatologique et dans l’obéissance à la vérité.
4
Luis second, LA SAINTE BIBLE AVEC COMMENTAIRE DE John Macarthur, Genève : éd. Société biblique de
Genève, 1979, p 1875
6
L’eschatologie domine les aspects théologiques de la lettre. L’une des
affirmations les plus claire concernant l’eschatologie individuelle des non-croyants se
trouve en 1 :9. La discipline de l’Eglise est le thème central de 3 :6-15.
La foi et l’amour nous mettent naturellement en rapport avec Dieu, révélé en Jésus comme
principe de communion, de sorte que nous marchons avec confiance en Lui ; sa présence nous
fortifie. Par la foi, il est l’objet glorieux de nos regards ; par l’amour, il demeure en nous, et
nous réalisons ce qu’il est ; l’espérance porte, l’enlèvement de l’Eglise (1thes4.13-18) au
retour du Seigneur
LA SANCTIFICATION
Examinons aussi un peu ce que ce passage nous enseigne sur la sanctification : celle-ci se
rattache à une nature, mais elle se rattache aussi à un objet ; elle dépend aussi, quant à sa
réalisation, de l’opération de quelqu’un d’autre, savoir de Dieu Lui-même, et elle est fondée
sur une œuvre parfaite de réconciliation avec Dieu déjà accomplie. Le chrétien, en tant que sa
sanctification est fondée sur cette réconciliation accomplie (dans laquelle nous entrons par la
réception d’une nouvelle nature), est envisagé, dans les Écritures, comme déjà parfaitement
sanctifié en Christ. La sanctification s’effectue par l’opération de l’Esprit Saint qui, en nous
communiquant cette nature, nous sépare, en tant que nés de Dieu, entièrement du monde. Il
est important de maintenir cette vérité et de nous tenir pour déjà sanctifiés, dans ce sens-là,
bien clairement et bien distinctement ; autrement la sanctification pratique se détache bientôt,
dans nos pensées, de la vérité que le chrétien a reçu une nouvelle nature ; la sanctification
n’est plus alors que l’amélioration de l’homme naturel ; elle devient tout à fait légale ; le
chrétien rentre après sa réconciliation dans le doute et l’incertitude, parce que, quoique
justifié, il n’est pas considéré comme étant prêt pour le ciel ; son acceptation dépend de ses
progrès, de sorte que la justification ne lui procure pas la paix avec Dieu. L’Écriture dit :
« Rendant grâces au Père qui nous a rendus capables de participer au lot des saints dans la
lumière ». Il y a des progrès à faire ; mais dans l’Écriture les progrès ne sont pas liés avec
cette capacité. Le brigand était prêt pour le paradis, et il y est allé. Par de telles vues, l’œuvre
de la rédemption est affaiblie pour ne pas dire détruite, c’est-à-dire l’appréciation de cette
œuvre par la foi dans nos cœurs.
Nous sommes donc sanctifiés (c’est ainsi que l’Écriture parle le plus souvent) par Dieu le
Père, par le sang et par l’offrande de Christ, et par l’Esprit, c’est-à-dire mis à part
personnellement et pour toujours pour Dieu. À ce point de vue la justification est présentée,
7
dans la Parole, comme conséquence de la sanctification, comme une chose dans laquelle nous
entrons par celle-ci. Pris comme pécheurs dans le monde, nous sommes mis à part par le Saint
Esprit pour jouir de toute l’efficace de l’œuvre de Christ selon les conseils du Père, étant mis
à part par la communication d’une vie nouvelle sans doute, mais placés, par cette mise à part,
dans la jouissance de tout ce que Christ nous a acquis. Je le répète, il est très important de
tenir ferme cette vérité tant pour la gloire de Dieu que pour notre propre paix ; mais l’Esprit
de Dieu, dans notre épître, ne parle pas de la sanctification à ce point de vue, mais de la
réalisation pratique du développement de cette vie de séparation du monde et du mal. Il parle
de ce développement divin, dans l’homme intérieur, qui fait de la sanctification un état réel et
intelligent de l’âme, un état de communion pratique avec Dieu selon cette nature et selon la
révélation de Dieu avec laquelle cette nature est en relation.
Selon John Macarthur dans son introduction au deuxième épitre, la discipline de l’église
est le thème central (3-6à15)
== ESCATOLOGIE 2Thes 2 ; 6-7
L'eschatologie est le discours sur la fin du monde ou la fin des temps. Elle relève de la
théologie et de la philosophie en lien avec les derniers temps, les derniers événements de
l’histoire du monde ou l’ultime destinée du genre humain, couramment appelée la « fin du
monde ». L'eschatologie (du grec ancien ἔσχατος / éskhatos, « dernier », et λόγος / lógos,
« parole », « étude ») est le discours sur la fin du monde ou la fin des temps. Dans de
nombreuses religions, celle-ci est un événement futur prophétisé dans les textes sacrés ou
le folklore. Plus largement, l’eschatologie peut embrasser des concepts qui sont liés, tels que
celui de Messie ou des temps messianiques, l’après-vie et l’âme.
La plupart des religions monothéistes ont des doctrines qui affirment que des membres
« choisis » ou « dignes » de la seule vraie foi seront « épargnés » ou « délivrés » du jugement
et de la colère de Dieu à venir. Ils seront envoyés au paradis avant, pendant, ou après ce
jugement, en fonction du scénario de la fin des temps qu’elles retiennent.
Le terme eschatos est utilisé dans le Nouveau Testament pour indiquer qu’avec le second
avènement du Christ, la fin commencera. Jésus a enseigné à ses disciples, durant son
ministère et lors de son Ascension, qu’il reviendrait et qu’il jugerait les vivants et les morts,
tel que l’affirment les chrétiens dans leur profession de foi.
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Les chrétiens du Ier siècle croyaient que la fin du monde adviendrait durant leur vie. Jésus,
dans l’Évangile selon Marc, chapitre 13, verset 8, compare la fin du monde avec les douleurs
de l’enfantement d’une mère, et l’image impliquait que le monde était déjà « engrossé » par sa
propre destruction, mais personne à part Dieu ne peut connaître le moment auquel cela se
produira. Lorsque les convertis de Paul à Thessalonique furent persécutés par l’Empire
romain, ils crurent que la fin était arrivée. Cependant, le doute monta lorsque dans les années
90 apr. J.-C., Justin le Martyr déclara que Dieu retardait la fin du monde parce qu’il voulait
que le christianisme devienne une religion mondiale. Dans les années 250, Cyprien de
Carthage écrivit que les péchés chrétiens de ce temps étaient un prélude à la preuve que la fin
était proche.
Le champ de l'eschatologie chrétienne s'est ensuite élargi et recouvre à l'heure actuelle
les questions de la vie après la mort, du retour de Jésus, de la fin des temps, de la résurrection
des morts, du Jugement dernier, du renouvellement de la création, de l'enfer et du paradis, de
l'établissement du Royaume de Dieu, de l'accomplissement du dessein de Dieu et des
prophéties messianiques, et du commencement de l'ère messianique.
L’essentiel est de garder la foi jusqu’à la fin de sa vie terrestre
CONCLUSION
Pour conclure, nous retenons que l’Eglise de Thessalonique a été fondée par l’apôtre Paul
lors de son deuxième voyage missionnaire (Act 17 :1-10). Il a écrit cette lettre tout juste
quelque semaine ou quelque mois après une mal compréhension de la première lettre qui
a pour but de réconforter les Thessalonique par l’assurance du retour de Christ. Il a écrit
cette lettre pour corriger ou dissiper toute confusion au sujet du retour de Christ. Cette
lettre est écrite à Corinthe entre 51-52, date approximative. Et elle était adressée à
l’Eglise de Thessalonique ainsi qu’à tous les chrétiens qui traversaient un moment très
difficile.