Introduction à la création d'une entreprises :
Elle se propose d’en présenter les étapes et de vous donner des repères pour aider à réduire les risques
inhérents à toute création d’entreprises. Même si la démarche créatrice présente des caractéristiques
universelles, les risques dépendent en grande partie du type d’entreprise envisagé et de votre propre
profil entrepreneurial, et c’est la raison pour laquelle vous devez analyser sérieusement votre profil,
pour réduire les risques qui pourraient surgir en raison de vos points faibles et utiliser au mieux vos
atouts en fonction de votre opportunité.
La création d'une petite entreprises présente, comme toute œuvre humaine, des risques, des sacrifices,
mais aussi des satisfactions. La réussite, elle, présente une démarche volontaire et consciente, qui
privilégie l’essentiel et se base sur les fondements solides des entreprises performantes : la qualité des
hommes et des relations humaines dans l’entreprise afin d’offrir au client du produit/service de qualité.
Toute démarche de la création réussie, doit converger vers ce même but.
Partie 1 :LE CREATEUR OU L’EQUIPE ENTREPRENEURIALE
Chaque individu initiateur et porteur de projet doit réfléchir sur lui-même, connaître et expliciter ses
motivations, identifier ses atouts, détecter ses points faibles,… Des questions tournant autour de ces
thèmes doivent se poser avec un maximum d’objectivité et de recul.
Chapitre1 LES MOTIVATIONS
Le désir d’entreprendre n’émane pas d’une formation. Il dépend de la personnalité de chacun, quelle
que soit son origine sociale ou le niveau de ses études : la volonté d’entreprendre est un point qui
domine une création. (C’est une qualité, vocation,…) La création intègre en plus de ce point, la notion de
rentabilité. La volonté d’entreprendre représente des besoins que ressentent certains individus : le désir
d’indépendance (d’être libre), le goût du pouvoir (d’être son propre patron), la volonté de "se réaliser",
l’attrait de l'argent, le goût de compétition,… La motivation première des entrepreneurs dans la création
d'une petite entreprise, c’est la volonté d’aller toujours plus loin (satisfaction du besoin de réalisation de
soi), de se dépasser et surmonter les obstacles, et de persévérer (patient, tenace,...). Des questionnaires
pour détecter vos motivations sont disponibles et permettent par exemple d’apprécier votre désir de «
dépassement » ; votre goût du pouvoir ;et de mieux connaître vos qualités (et ses défauts) en tant que
créateur potentiel (ténacité ; esprit d’initiative ; sens des responsabilités ; résistance aux chocs et
aptitude à se contrôler ; capacité de travail ; santé ; enthousiasme ; aptitude à communiquer cet
enthousiasme aux autres ; aptitude à décider ; art de se vendre ; bon sens ; jugement ; capacité
d’adaptation ; curiosité pour tout ce qui vous entoure ; désir de comprendre les autres ; flair…). Deux
autres motivations, assez peu citées, et pourtant primordiales, sont : le temps et les circonstances
inattendues,… Pour ce qui est du temps, le créateur dit "c’est le moment où jamais, et je dois foncer".
– "Créer quand on est jeune" évoque un problème d’expérience pour le jeune créateur.
Il est primordial de ne jamais s’engager sur un plan technique ou sur un plan financier avant d'avoir
longuement "mûri" son projet.
– "Créer avant d'être vieux" est une motivation pour certains individus atteignant la quarantaine,
période d’interrogation sur leur vie. C'est aussi à cet âge que l'on a amassé une somme d'expérience et
de connaissance permettant de bien choisir son produit et affiner son projet. Pour ce qui est des
circonstances inattendues, elles sont quelques fois fâcheuses :
le décès d’un proche (une reprise d’une activité après décès), le chômage,… Dans le cas d’une création à
plusieurs, en équipe, il est important qu’il s’établisse un dialogue fréquent entre chaque partenaire.
Chacun doit avoir conscience de ses motivations et doit les avoir exprimé.2
22. Etude de faisabilité de la création d'une petite entreprises:
La première phase vous a permis d’explorer les différents paramètres rattachés à la réalisation de votre
projet, c’est-à-dire passer d’une idée à un projet réaliste.
Cette seconde étape doit servir à vérifier sa faisabilité et sa rentabilité. En effet, l’étude de faisabilité
doit porter sur un certain nombre d'aspects permettant de passer à l'action, c'est à dire le démarrage de
votre projet d'investissement. Ces aspects sont rattachés à l'existence du marché et de la meilleure
manière de l'aborder (faisabilité commerciale), à la disponibilité des moyes techniques tels que le
processus de production, les matières premières, les sites de production et le personnel qualifié
(faisabilité technique), à la forme juridique de la société et aux avantages accordés (faisabilité juridico-
fiscale), et aux moyens financiers, leurs sources et la rentabilité future du projet d’investissement
(faisabilité financière).
L’expérience montre que les entrepreneurs ont tendance à privilégier certains aspects (le produit, les
prévisions financières etc.) selon leur formation ou expériences initiales (ingénieur, gestionnaire…). Cela
constitue un mauvais réflexe à éviter car le plan d’affaires doit couvrir tous les aspects techniques,
commerciaux et économiques. Il est recommandé aux futurs entrepreneurs d’écrire eux-mêmes leurs
plans d’affaires avec la possibilité d’être assistés par des spécialistes (consultants, experts comptables…)
et les faire lire par des gens d’expérience (organismes de soutien, banquiers, hommes d’affaires…). Un
plan d’affaires doit plaire sur le fond et sur la forme car c’est la première vitrine du projet.
1. VOLET COMMERCIAL :
L’étude commerciale occupe une place clé dans l’élaboration de votre projet. Toute la
construction de votre future entreprise va s’appuyer sur les conclusions de cette étape, qui
doit vous permettre :
– La connaissance et la compréhension de votre marché,
– La formulation de votre stratégie de lancement
– La définition de vos actions commerciales.
1.1 ASPECTS STRATEGIQUES STRATEGIQUES:
Il s’agit d’une étape importante permettant de décider les choix stratégiques pour la conquête des
marchés cibles. Pour cette fin, nous proposons une démarche à trois étapes. 3
1.1.1 Identifier et étudier le comportement des clients cible .
[Link] Analyse qualitative du marché cible :
Il s’agit de répondre aux questions suivantes :
– Qui est le client ? Le profil du client : Définissez plus précisément votre clientèle :
Sa répartition : entreprises, associations, institutions, collectivités, individus, couples,
familles...
• S’agit-il d’une clientèle homogène ou hétérogène ? Quelles sont ses
caractéristiques (taille, activité, chiffre d’affaires pour les entreprises ; âge,
catégorie socioprofessionnelle pour les particuliers, etc.)
• Quel est son niveau de consommation ou taux d’équipement ?,
• Est-elle concentrée, dispersée, de passage, de proximité... ?
– Quoi ? Le produit qu’il achète : Affinez les caractéristiques de vos produits ou
services :
Spécialisation, niveau de qualité, avantages, gamme, présentation, finition, conditions
d’emploi, prestations complémentaires, et Précisez les avantages que vous allez leur
apporter : garantie de qualité, de technicité, de ponctualité, de souplesse, de délais
d’exécution, horaires, étendue du choix, etc.
– Pourquoi il achète ? Motivations d’achat : Analysez les attentes de vos clients :
gain de temps, de place, d’argent, besoin de sécurité, de confort, de nouveauté, etc. ?
– Comment ? Processus d’achat du client : Il s’agit de décrire et d’analyser les
différentes étapes du processus d’achat chez le consommateur ou chez le client
organisationnel. Ce travail vous permettra de dégager les actions marketing pour
amener le client à acheter votre produit.
– Quand ? Période d’achat : Il s’agit d’identifier les périodes ainsi que les moments
d’achat du produit ou du service
– Où ? Lieux d’achat : Il s’agit des canaux de distribution et de points de vente que le
consommateur sollicite pour l’achat
– A combien ? Prix et budget d’achat pour la catégorie du produit : Il s’agit
d’identifier les niveaux de prix que le client ou le consommateur est prêt à payer pour
l’achat d’une catégorie de produit ou de service. Important également de connaître
les budgets consacrés par cet acheteur. 4
[Link] Analyse quantitative du marché cible
– A combien pouvez-vous estimer votre chiffre d’affaires prévisionnel ?
En recoupant les différents éléments d’informations recueillis, vous devez pouvoir
maintenant évaluer le nombre de clients potentiels sur votre zone d’intervention et mesurer
leur volume de consommation possible afin de bâtir, en le justifiant, votre chiffre d’affaires
prévisionnel
– Déterminer le nombre de client par segment
– Déterminer la quantité d’achat de la catégorie de produit par type de client
– Déterminer des hypothèses de prix par produit et client
Afin de prévoir le chiffre d’affaires, il convient d’élaborer trois scénarios. Un premier
scénario optimiste, un deuxième moyen et un troisième pessimiste
[Link] Analyse dynamique du marché cible
Il s’agit de savoir dans quelle phase le secteur visé se trouve (émergence, croissance,
maturité ou déclin) et quels sont les facteurs qui agissent sur son avenir. L’avenir d’un
secteur est important pour le nouveau promoteur.
1.1.2 Etude du comportement de la concurrence
L’étude de la concurrence vous permettra à positionner vos produits et services par rapport
à ce qui est offert sur le marché. L’étude de la concurrence doit porter sur les stratégies et
actions marketing de la concurrence dans une situation concurrentielle donnée.
L’analyse directe de la concurrence revient à :
– Analyser la situation concurrentielle (duopole, oligopole, concurrence …)
– Analyser le comportement actuel des concurrents ainsi que leurs forces et faiblesses
au niveau des produits et services offerts, de la communication et vente, de la
distribution et des prix.
51.1.3 Définition d’une stratégie de développement
Il s’agit de démontrer les facteurs clés de succès du projet (technologie, capacités
commerciales, maîtrise des coûts etc.…) et de présenter les sources de différenciation par
rapport aux concurrents. Généralement, deux sources sont à la base de l’avantage
concurrentiel d’un produit : les coûts et la différenciation.
Pour un nouveau promoteur dépourvu de moyens, il est recommandé d’opter pour une
stratégie de différenciation au niveau du produit, de la qualité du service après vente etc.…
et ce afin d’éviter la concurrence frontale avec des entreprises disposant de plus de moyens
et capables de résister aux nouveaux venus en réduisant les prix.
La stratégie va permettre à l’entreprise naissante de choisir un positionnement sur le
marché et de s’en tenir. Les principales stratégies de développement sont :
– Stratégie de domination par les coûts : appliqué lorsque les produits sont
homogènes et la différenciation ne peut se faire que sur la base du prix proposé.
L’application de cette stratégie passe par une maîtrise des coûts (le prix de revient
des produits et services) pour pouvoir fixer un prix plus intéressant que celui offert
par les concurrents.
– Stratégie de différenciation : appliqué lorsqu’il est possible de différencier ses
produits ou ses services par rapport à la concurrence. Elle se traduit par l’application
d’un prix supérieur à celui proposé par la concurrence et accepté par les clients.
– Stratégie de concentration : appliqué lorsqu’on propose un produit novateur et on
s’adresse à une cible particulière de clients.
1.2 ASPECTS OPERATIONNELS
Il s’agit de prendre des décisions opérationnelles portant sur :
– Les produits et les services à vendre
– Les actions de communication et de vente
– Les réseaux de distribution et points de vente
– Les prix à appliquer
REMARQUE : Les décisions doivent être prises par produit/Marché et doivent être
cohérentes avec les choix stratégiques.
1.2.1 Décisions produit/service
– Caractéristiques des produits et services (voir Etude de faisabilité technique)
• Caractéristiques intrinsèques liées à la composition (matières …)
• Caractéristiques extrinsèques (forme, couleur …)
– Gamme des produits et services
Il s’agit de décider le nombre de lignes par produit/service (largeur) et du nombre de
modèles par ligne (profondeur). Une ligne de téléviseurs peut comporter une multitude de
modèles (ligne profonde). La diversification des produits et modèles limite le risque
commercial6
61.2.2 Décisions relatives à la communication
Il s’agit de prendre un certain nombre de décisions portant notamment sur le :
– Choix des types d’actions : Actions de publicité, Actions de relations publiques,
Actions de promotion, Actions de Marketing direct
– Choix des médias et supports : Tv, Radio, Presse écrite, Affichage, dépliants, Internet
– Fixation du budget de communication
Les actions relatives à la communication (par les médias ou autres) se concrétisent par le
biais de 6 éléments principaux :
– La publicité
– La promotion
– Les relations publiques (conférences de presse, parrainage, dons, concours…)
– Les commandites (sponsoring), parrainage…
– Le marketing direct sous toutes ses formes (télémarketing, mailing, mailing fax)
– La vente (forme de communication directe)
1.2.3 Décisions relatives à la force de vente
Celles-ci sont 7relative– Organisation de la force de vente (le personnel, leurs responsabilités, tâches…)
– Fixation des territoires de vente (exp. Nord, centre, sud)
– Fixation du nombre de vendeurs par territoire de vente
– Fixation des quotas (objectifs de vente en DT et en volume par produit et par
territoire)
– Fixation des moyens de vente (budget de vente, moyens matériels…)
Dans l’hypothèse où le nouvel entrepreneur doit recruter des vendeurs, il devra rechercher
certaines caractéristiques auprès d’eux traduisant un état d’esprit nécessaire à l’acte de
vente.
– Motivation : le vendeur veut réussir et que son entreprise réussisse.
– Empathie : il s’intéresse à autrui, essaie de le comprendre, de percevoir ses attentes,
ses préoccupations, ses désirs. Il est centré sur le client.
– Communication : un plaisir ne lui est plaisir que partagé.
– Adaptabilité : il est apprécié dans tous les milieux parce qu’il apprécie tous les
milieux.
– Méthode et l’organisation : il passera moins de temps en voiture et plus de temps
chez le client.
– Energie et la persévérance : il devra tirer les leçons de ses échecs pour les
transformer en facteurs de réussite.
1.2.4 Décisions relatives à la distribution : Choix des circuits et canaux et de la
stratégie de distribution :
Il s’agit de choisir entre un circuit long, moyen ou court ? La longueur du circuit est
déterminée par le nombre de niveaux d’intermédiaires qui s’interposent entre le producteur
et le client final. Ceci dépend de la nature du produit de la clientèle visée et de la stratégie
de distribution à adopter. Il faut également décider le niveau de coopération avec les
intermédiaires (Modalités de distribution physique, Modalités et Mode de paiement,
Quantités d’achat, Service, Promotions, rabais, …)
1.2.5 Décisions relatives au prix
Il s’agit de fixer les prix par produit /service, par type de client et par type de distributeur.
On distingue différents types de prix, à savoir :
– Le prix de pénétration : prix bas (gagner plus de clients) ;
– Le prix d’écrémage : prix élevé qui justifie la qualité supérieure ;
– Le prix d’alignement sur la concurrence : prix du marché.
Schéma 7 : Niveaux de fixation de prix (fourchette : prix min et max)
La fixation des prix est fondée sur la pratique :
– du coût : Prix = somme du coût et de la marge bénéficiaire à Prix plancher à long
terme / court terme
– du profit : Analyse du seuil de rentabilité (aspect financier) ou analyse du point mort
(aspect de la production)
– de la demande (principe de l’utilité) :
• Opinion du consommateur à propos du produit ?
• Réputation de l’offreur, du producteur ou du vendeur ?
• Prix que l’acheteur est prêt à payer ?
• Marges bénéficiaires qu’exige le commerce de gros et de détail ?
• Marge de manœuvre en matière de politique de prix ?
• Prix rond (2D.000) ou non (1D.950) ?9• Nouveau prix supérieur, inférieur ou dans la fourchette des
anciens ?
– de la concurrence (branche) : leadership des prix àß entente sur les prix
1.3 AUTRES ASPECTS : ETUDE ET RECHERCHE MARKETING
1.3.1 L’étude de marché : objectifs et étapes
L’étude du marché doit vous permettre de vous assurer vous-même et de montrer aux
partenaires l’existence de débouchés pour votre produit/service.
Pour réussir une création d’entreprise, il faut adopter une attitude de marketing moderne
tournée vers le client et le marché. Les objectifs des études de marchés pour la création
d’entreprise sont multiples et permettent d’apporter des réponses aux questions posées
(qui ? quoi ? comment ? où ? combien ? pourquoi ? …) ; de fixer des objectifs
commerciaux et d’impliquer des orientations pour la prise de décision, politiques et actions
(marché, produit, prix, distribution et communication).
[Link] Le business plan
Le business plan, dossier de présentation du projet de l’entreprise, est une « carte de
visite » lors des relations avec différents partenaires : banquiers, fournisseurs,
clients… Le créateur est le plus approprié pour concevoir ce business plan car il
connaît bien son projet. Comme pour l’étude de marché, la réalisation du business
plan nécessite de suivre un plan spécifique.
Le business plan se décompose en différentes parties essentielles :
- Le résumé opérationnel (executive summary) : il présente de façon synthétique les
grandes lignes du projet. Y sont notamment précisés les objectifs à atteindre et les
moyens pour y parvenir. C’est également dans cette partie que sera faite une
description des produits et services vendus et des besoins auxquels ils répondent.
De plus, le porteur du projet notera l’ensemble de l’équipe qui le suivra dans son projet
ainsi que les principales orientations stratégiques. Pour finir, une partie évoquera les
prévisions financières (chiffre d’affaires, bénéfice envisagé…). L’objectif est de
présenter clairement mais synthétiquement l’objet du projet. 10
- Le portrait de l’entreprise, management (le curriculum vitae) : on aura dans cette
partie la présentation des porteurs du projet, leur profil, leurs expériences
professionnelles et leurs compétences.
- La présentation détaillée du projet : il s’agit de faire une présentation plus en détails
et plus précise du projet.
- Les aspects économiques : ils consistent en une présentation détaillée de l’offre de
produits et/ou de services ainsi que l’indication du prix proposé. Une étude
environnementale décrira également la nature du marché, de la clientèle et de la
concurrence.
- Les aspects juridiques : ils touchent plus clairement la forme juridique de l’entreprise,
l’évolution du capital social et la protection industrielle.
- Les aspects financiers : cette partie est essentielle dans l’élaboration d’un business
plan. Elle précise les besoins de financement global, le montant des fonds recherchés
et la rentabilité de l’investissement. Le chef d’entreprise devra notamment présenter le
plan de financement et le compte de résultat prévisionnel sur 3 ans.
- Les annexes : elles sont de natures diverses :
* commerciale : étude de marché, analyse de la concurrence, brochures publicitaires
des produits et/ou services…
* organisationnelle : curriculum vitae des membres de l’équipe de direction, statuts (ou
projet de statuts) de la société, organigramme, brevets et marques déposés.
* financière : états financiers détaillés, bilan d’ouverture, budget d’investissement,
copie des contrats importants avec fournisseurs et clients.
* autres annexes : liste des équipements de production, liste des véhicules, extrait du
registre foncier, permis de construire…
1.2.3 Les éléments financiers
[Link] Les prévisions financières
Au cours de cette étape, il convient de définir financièrement le coût du projet afin de
déterminer la rentabilité de celui-ci. Prévoir ses dépenses et ses recettes permet de 11vérifier la viabilité
de son entreprise, en se projetant sur une période pertinente et suffisamment lisible, à savoir, trois ans.
Cinq points principaux devront être établis.
Les capitaux nécessaires à la réalisation du projet apparaîtront dans un plan de financement initial. Ce
tableau différenciera les besoins financiers durables de l’entreprise des ressources financières durables.
La rentabilité de l’entreprise pourra être connue grâce au compte de résultat prévisionnel des trois
premières années. On distinguera alors les charges et les produits.
Le compte de résultat prévisionnel permet de connaître l’activité prévisionnelle de l’entreprise et de
savoir si les recettes seront suffisantes pour couvrir les charges de l’entreprise. Il est également
nécessaire de connaître l’équilibre de la trésorerie mois par mois. Le plan de trésorerie indique
l’ensemble des décaissements et encaissements de l’entreprise et met ainsi en avant les recettes et
dépenses réelles de l’entreprise.
A côté de cela, il est également intéressant pour l’entreprise de déterminer le point mort8. Enfin, un
plan de financement sur 3 ans évaluera l'évolution des besoins financiers durables et des ressources
financières stables. L’élaboration des comptes prévisionnels est un travail sérieux qui nécessite d’avoir
des résultats proches de la réalité et crédibles.
[Link] Les moyens de financement
Une fois les prévisions financières établies, l’étape suivante est la recherche de
financements. En effet, le principal obstacle auquel se trouvent souvent confrontés les
futurs créateurs est le financement. Un projet basé sur un financement correct
favorisera les chances de pérennité de l’entreprise. 12L’apport personnel est indispensable car il permet
à la fois de mettre en confiance les banques surtout lors d’une demande de crédit, et il peut être
également utile pour l’autofinancement de certains besoins durables non pris en charge par les
banques.
L’épargne personnelle peut être placée dans un Livret Epargne Entreprise (LEE) pour l’octroi ultérieur
d’un prêt ou dans un Plan d’Epargne en Actions (PEA) pour investir dans les titres d’entreprises côtées
ou non.
Les aides et subventions proviennent en général de l’Europe, de l’Etat ou des collectivités locales. Nous
allons donc voir plus en détail les principaux réseaux et les principales aides auxquelles peuvent
bénéficier les entreprises dans la partie qui suit. Les prêts sont généralement accordés par des banques.
Cependant, dans la majorité des cas, elles ne prennent en charge le montant des investissements qu’à
hauteur de 1270%. Pour pallier ce problème, OSEO BDMEpropose aux créateurs un Prêt à la Création
d’Entreprise (PCE). Cette aide est un prêt sans garantie ni caution personnelle qui peut financer les frais
relatifs au lancement de l’entreprise. Il faut tout de même noter que le prêt n’est accordé que lorsqu’un
crédit à moyen ou long terme est octroyé en parallèle par une banque. Le crédit-bail peut être mobilier
ou immobilier. Dans tous les cas, son but est de financer un bien professionnel dans sa totalité. Le
crédit-bail est en fait une location éventuellement assortie d’une option permettant de devenir
propriétaire du bien en fin de contrat à un prix avantageux.
[Link] Les aides financièr12
L’ ACCRE
L’EDEN
Le chèquier-conseil
12Le Cumul ASSEDIC et statut créateur12
Prime de retour à l'emploi12
Congé ou période de travail à temps partiel
12L’avance remboursable IDECLIC POTENTIEL 12
Les aides fiscales pour les entreprises nouvelles12
Mesures fiscales pour les dirigeants et nouvelles
Jeune entreprise innovante
12
1.3 La création de l’entreprise
1.3.1 Le choix d’une structure juridique
[Link] Les formes juridiques les plus courantes
Il existe un grand nombre de choix de structure d’exercice. Cependant, nous pouvons
faire une distinction entre entreprise individuelle et société.
Le statut de l’entreprise individuelle présente des avantages non négligeables. Cela
permet d’exercer une activité sous son propre nom et pour son compte. De plus, c’est
une solution peu coûteuse car on ne paye pas les frais d’inscription ou droits
d’enregistrements. Le principal avantage est donc sa grande simplicité. Les trois quart
des entreprises existantes ont d’ailleurs opté pour cette forme. La seule démarche qui
doit être faite est la déclaration de l’activité auprès du CFE13 dans les quinze jours du
début d’exercice. L’inscription est gratuite. L’atout majeur de ce statut est la grande
liberté et souplesse du chef d’entreprise. Les seules obligations de l’entrepreneur
individuel sont la tenue d’une comptabilité régulière, la déclaration des bénéfices et le
paiement des impôts et charges sociales. Cependant, on note quelques inconvénients.
Nous avons, par exemple, la confusion entre l’entrepreneur et l’entreprise notamment
quant au patrimoine. Ceci a pour conséquence la responsabilité directe et entière du
chef d’entreprise. Autrement dit, il est responsable personnellement et indéfiniment
des dettes professionnelles sur son patrimoine personnel. Sur le plan fiscal,
l’entrepreneur est soumis à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des bénéfices noncommerciaux. Sur
le plan social, il existe un régime spécial des travailleurs
indépendants.
Pour la prudence et la sécurité qu’elle présente, la société peut être un choix possible.
Il existe en France un grand nombre de types de sociétés. Les sociétés libérales sous 13certaines
conditions peuvent adopter la SEL14. Dans les autres cas, diverses structures existent. Tout d’abord,
nous avons l’EURL qui est une société commerciale. Cette société est une option pour les personnes
exerçant seules qui souhaitent avoir le statut de société. Comme son nom l’indique, la responsabilité est
limitée, c’est-à-dire qu’il y aura séparation du patrimoine de la société et du patrimoine personnel.
Seulement, en contrepartie, certaines démarches administratives devront être accomplies lors de la
création. Il y a notamment la rédaction des statuts. Ces sociétés ont également l’obligation de tenir une
comptabilité commerciale et de déposer les comptes au greffe du tribunal de commerce chaque année.
Ensuite, on peut opter pour la SASU qui est créée dans les mêmes conditions que
l’EURL. La seule différence est l’apport initial . La moitié de cette somme doit être versée à la création et
le reste dans les 5 ans qui suivent l'immatriculation de la société. Les principaux intérêts de la SASU sont
la grande liberté au niveau de la détermination des règles de fonctionnement, d'administration, de
relations entre les associés ou de cession des actions. Cependant, la loi impose tout de même la
présence d’un président qui représente la société et qui est
responsable des actes signés. De plus, un commissaire aux comptes doit être nommé.
La SASU est imposée à l'impôt sur les sociétés au taux de 19%.
Le forme juridique la plus courante surnommée « société passe-partout » est la
SARL. Ses principaux atouts sont son adaptabilité, sa capacité d'évolution et la
possibilité pour le dirigeant et les associés non dirigeants d'avoir la couverture sociale
des salariés . 14
CONCLUSION
La création d'une petite entreprise n’est, contrairement aux apparences, pas aussi compliquée que cela
y paraît. Cependant, il faut savoir mettre les chances de son côté pour réussir. Cela nécessite en premier
lieu de savoir demander de l’aide, se tourner vers les bonnes personnes et se poser les bonnes
questions.
La politique économique actuelle entretient une stratégie tournée vers le développement des
entreprises et met sans cesse en place des moyens qui visent à faciliter la création d’entreprise. De plus,
il existe à présent de nombreux réseaux pour guider, orienter et accompagner le créateur du début à la
fin de ses démarches. Cependant pour devenir son propre patron cela suppose de respecter certaines
étapes et n’en négliger aucune. Ainsi, le panel des aides proposées mêlées à la créativité et la volonté
d'une personne aboutissent à priori au succès.
L’implantation d’une nouvelle entreprise dans un milieu rural présente des avantages
environnementaux non négligeables. Une relation saine et de confiance entre Axone et les créateurs
sont déterminants pour l’avenir du projet envisagé. Axone contribue à la concrétisation des créateurs
face à leur projet de créatAprès
Après cette phase de réflexion sur le bon démarrage d’une entreprise, on peut ensuite se poser les
questions suivantes : comment assurer l’avenir à long terme des entreprises ? Quelles sont les aides
pour les entreprises déjà sur le monde du travail ? Comment aider les entreprises à créer de l’emploi ?
L’Etat met actuellement l’accent sur le développement des entreprises en mettant en place des statuts
particuliers comme celui de « la PME en croissance ».
Cet théme m’a apporté une réelle expérience professionnelle. Il a confirmé
mon intérêt pour la gestion administrative et commerciale. Il m’a également permis de
maîtriser les premiers éléments de la création d’entreprise et m’a donné envie d'aller
plus loin dans l'acquisition de connaissances pour gérer au mieux une entreprise15