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Corrigé DS N°01 MPSI Lycée Rabelais

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MPSI du lycée Rabelais https://mpsi-saintbrieuc.

fr samedi 19 septembre 2020

CORRIGÉ DU DEVOIR SURVEILLÉ N◦01

EXERCICE 1 1.
Nous allons nous ramener à une équation Z n = 1 puis utiliser finalement les
racines n-ièmes de l’unité. Pour cela, commençons par écrire a sous
√ forme √
exponentielle : a = reiθ , avec r > 0 et θ ∈ R. Comme! r = ( n r)n et ! n
r est la racine n-
θ
eiθ = (ei n )n , on a : ! ième du réel positif r.

! Au passage,

z n = a ⇔ z n = reiθ n
θ
r ei n est une racine
! √ "n # i θ $n n-ième de a puisque
⇔ zn = n r en !√ θ
"n
n
n
rei n = reiθ = a
z
⇔ √ θ =1
n
r ei n
% &n
z
⇔ √ θ =1
n
r ei n
z
Ainsi, z est une racine n-ième de a si, et seulement si, √ θ est une racine
n r ei n
n-ième de l’unité. Par conséquent,
z 2ikπ
zn = a ⇔ √ θ =e avec k ∈ [[0, n − 1]]
n
n in
re
√ θ 2ikπ
⇔ z = n r ei n × e n avec k ∈ [[0, n − 1]]

⇔ z = n rei( n + n ) avec k ∈ [[0, n − 1]]
θ 2kπ

L’ensemble des racines n-ièmes de a = reiθ est donc :


'√ ( ' √ θ+2kπ (
rei( n + n ) , k ∈ [[0, n − 1]] = n r ei n , k ∈ [[0, n − 1]]
θ 2kπ
n


On a donc démontré que tout nombre complexe non nul a = re√ admet n
θ
racines nièmes . On les obtient en multipliant une racine n-ième n rei n de a
par les racines n-ièmes de l’unité.

1
2. On applique la question précédente à n = 3 et a = −8 que l’on écrit sous
forme trigonométrique 8eiπ . ! Les trois racines cubiques de −8 sont : ! ! 8eiπ = (2ei 3 )3
π

% √ & ! En notant j =
√ π 1 3 √
8ei 3 = 2
3
+i =1+i 3 e2iπ/3 , les racines cu-
2 2 biques de −8 sont −2,
√ π 2iπ
8ei 3 e 3 = 2eiπ = −2
3
−2j et −2j 2 =.
√ π 4iπ 5iπ iπ iπ √
8ei 3 e 3 = 2e 3 = 2e− 3 = 2e 3 = 1 − i 3
3

3. Cette équation s’écrit aussi z 5 = −i. Ses solutions sont les racines cin-
π
quièmes de −i = e−i 2 . ! D’après la question 1, ce sont les cinq nombres ! Question 1 ap-
π 2ikπ
complexes e−i 2 e 5 , avec k ∈ [[0, 4]] : pliquée à n = 5, r = 1
π et θ = − π2 .
e−i 2 × ei0 = −i × 1 = −i
π 2iπ π
e−i 2 e 5 = e−i 10
π 4iπ 3iπ
e−i 2 e 5 = e 10
π 6iπ 7iπ
e−i 2 e 5 = e 10
π 8iπ 11iπ
e−i 2 e 5 =e 10

L’ensemble des solutions de l’équation z 5 + i = 0 est donc :


' iπ 3iπ 7iπ 11iπ
(
S = −i, e− 10 , e 10 , e 10 , e 10

3 2
4. On va de nouveau appliquer la question 1 en commençant par mettre 1+i
sous forme exponentielle :
√ √
3 2 3 2 3 3 −i π4
=√ # $= √ √ =
i π = 3e
1+i 2 √12 + √i2
2
+ i 22 e4
2

π
Les solutions de l’équation sont les quatre racines quatrièmes de 3e−i 4 que
l’on obtient grâce à la question 1 : ! ! Les racinesπ qua-
√ trièmes de 3e−i 4 sont
π
3e−i 4
4 les nombres
√ √ √
3ei(− 4 + 4 ) = 3ei 4
π 2π π π 2kπ
3ei(− 4 + 4 )
4 4 4

√ √
3ei(− 4 + 4 ) = 3e3i 4
4 π 4π 4 π
avec k ∈ {0, 1, 2, 3}.
√ √ √
3ei(− 4 + 4 ) = 3e5i 4 = 3e−3i 4
4 π 6π 4 π 4 π

L’ensemble des solutions est : ! ! Les solutions


'√ π √ √ 3i π √ ( sont deux à deux
4 i4 4 −i π4 4 4 −3i π4
S= 3e , 3e , 3e , 3e 4
conjuguées.

5. Cette équation est définie lorsque z '= 1 et z '= −1. Pour z ∈ C \ {−1, 1},
z+1
on pose Z = z−1 . On a alors :
) *3 ) *3
z+1 z−1 1
+ = 0 ⇔ Z3 + 3 = 0
z−1 z+1 Z
6
Z +1
⇔ =0
Z3
⇔ Z6 + 1 = 0
⇔ Z 6 = −1

2
Nous sommes donc ramenés à déterminer les racines sixièmes de −1. Comme
−1 = eiπ , ce sont les six nombres complexes données par la question 1 :
' π 2ikπ ( ' π 3iπ 5iπ 7iπ 9iπ 11iπ (
e e , k ∈ [[0, 5]] = ei 6 , e 6 , e 6 , e 6 , e 6 , e 6
i6 6

Les valeurs de Z étant trouvées, il reste à en déduire z : ! ! On connaı̂t la va-


leur de Z en fonction
z+1
= Z ⇔ z + 1 = (z − 1)Z de z et on déduit celle
z−1
de z en fonction de Z.
⇔ z + 1 = zZ − Z
⇔ z(Z − 1) = Z + 1
Z +1
⇔z=
Z−1
Les six valeurs de z sont donc :
π π π π π
ei 6 + 1 (ei 6 + 1)(e−i 6 − 1) 1 − (ei 6 − e−i 6 ) − 1 −2i sin π6
z1 = i π = iπ π = π π =
e 6 −1 (e 6 − 1)(e−i 6 − 1) 1 − (ei 6 + e−i 6 ) + 1 2 − 2 cos π6

−i i(2 + 3) √
= √ =− √ √ = −i(2 + 3)
2− 3 (2 − 3)(2 + 3)
3iπ
e 6 +1 i+1 (i + 1)(−1 − i) −i + 1 − 1 − i −2i
z2 = 3iπ = = = = = −i
e −1 6 i−1 (−1 + i)(−1 − i) (−1)2 + 12 2
5iπ 5iπ 5iπ 5iπ −5iπ
e 6 +1 (e 6 + 1)(e− 6 − 1) 1 − (e 6 −e 6 )−1 −2i sin 5π
6
z3 = = = =
−1
e
5iπ
(e 6 − 1)(e 6 − 1)
6
5iπ
1 − (e 6 + e−
−5iπ 5iπ 5iπ
6 )+1 2 − 2 cos 5π
6

−i i(2 − 3) √
= √ =− √ √ = −i(2 − 3)
2+ 3 (2 + 3)(2 − 3)
π π π π
e7i 6 + 1 e−5i 6 + 1 e5i 6 + 1 e5i 6 + 1 √
z4 = 7i π = −5i π = π
= π
= z3 = i(2 − 3)
e 6 −1 e 6 −1 e5i 6 − 1 e5i 6 − 1
9i π6
e +1 −i + 1 i+1
z5 = i 9π = = = z2 = i
e 6 −1 −i − 1 i−1
π π π π
e11i 6 + 1 e−i 6 + 1 ei 6 + 1 ei 6 + 1 √
z6 = 11i π = −i π = = = z1 = i(2 + 3)
e 6 −1 e 6 −1 i π6 i π6
e −1 e −1
Finalement, l’ensemble des solutions de l’équation est :
' √ √ √ √ (
S = i, −i, i(2 + 3), −i(2 + 3), i(2 − 3), −i(2 − 3)

EXERCICE 2 1.
On écrit :
) * + ) *2 ) *2 ,
b c b b b c
az 2 + bz + c = a z 2 + z + = a z2 + 2 × z + − +
a a 2a 2a 2a a
+) *2 , + *2 ,
b2 b2 − 4ac
)
b c b
=a z+ − 2+ =a z+ −
2a 4a a 2a 4a2
+) *2 ,
b ∆
=a z+ − 2
2a 4a

3
Comme a '= 0, on a donc :
) *2
2 b ∆
az + bz + c = 0 ⇔ z + − 2 =0
2a 4a

On distingue alors deux cas.


" Si ∆ = 0, on a :
) *2
2 b
az + bz + c = 0 ⇔ z + =0
2a
b
⇔z+ =0
2a
b
Dans ce cas, l’unique solution de az 2 + b + c = 0 est donc z0 = − 2a .
" Si ∆ '= 0, ∆ admet une racine carrée δ. Par définition, on a δ 2 = ∆,
d’où :
) *2 ) *2
2 b δ
az + bz + c = 0 ⇔ z + − =0
2a 2a
) *) *
b δ b δ
⇔ z+ − z+ + =0
2a 2a 2a 2a
b δ b δ
⇔z+ − = 0 ou z + + =0
2a 2a 2a 2a
b δ −b + δ b δ −b − δ
⇔z=− + = ou z = − − =
2a 2a 2a 2a 2a 2a
−b+δ −b−δ
Dans ce cas, az 2 + bz + c = 0 admet deux solutions z1 = 2a
et z2 = 2a
.
2. C’est une application de la question précédente. On commence par calculer
le discriminant ∆ de cette équation :

∆ = (3 − i)2 − 4i(−2 − 2i) = 32 − 2 × 3i + i2 + 8i + 8i2 = 9 − 6i + 8i − 9 = 2i

D’après la question 1, l’équation iz 2 + (i + 3)z + 1 − 2i = 0 admet donc deux


solutions données par z1 = −(3−i)+δ
2i
et z2 = −(3−i)−δ
2i
, où δ est une racine
carrée de ∆. Or, en suivant l’indication de l’énoncé, 1 + i est bien une racine
carrée de ∆ puisque :

(1 + i)2 = 12 + 2 × i + i2 = 1 + 2i − 1 = 2i = ∆

Par conséquent, les deux solutions de l’équation sont


−(3 − i) + 1 + i −3 + i + 1 + i −2 + 2i −1 + i
z1 = = = = =1+i
2i 2i 2i i
−(3 − i) − (1 + i) −3 + i − 1 − i −4
z2 = = = = 2i
2i 2i 2i
L’ensemble des solutions de iz 2 + (i + 3)z + 1 − 2i = 0 est S = {2i, 1 + i}.
3. On cherche z sous la forme z = x + iy (avec x, y ∈ R) tel que z 2 = 5 + 12i.
En identifiant les parties réelles et imaginaires, on a :
- 2
2 x − y2 = 5
z = 5 + 12i ⇔
2xy = 12

4
√ √
Par ailleurs, ! comme |z|2 = |5 + 12i| = 52 + 122 = 169 = 13, on ! |z 2 | = |z|2
obtient :
 2  2  2
 x − y2 = 5  x − y2 = 5  y = x2 − 5 = 9 − 5 = 4
xy = 6 ⇔ xy = 6 ⇔ xy = 6
 2 2 2  2
x + y = 13 2x = 18 x =9

Finalement, x = 3 ou x = −3, y = 2 ou y = −2 et x et y sont de même


signe puisque xy = 6. Ainsi,

(x = 3 et y = 2) ou (x = −3 et y = −2)

Les racines carrées de 5 + 12i sont donc 3 + 2i et −3 − 2i


4. Nous allons appliquer la question 1 en commençant par calculer le discri-
minant ∆ de cette équation :

∆ = 12 − 4 × (−1 − 3i) = 1 + 4 + 12i = 5 + 12i

D’après la question 1, l’équation admet deux solutions données par z1 =


−1+δ
2
et z2 = −1−δ2
, où δ est une racine carrée de 5 + 12i. Or, nous avons
montré à la question 3 que 3 + 2i est une racine carrée de 5 + 12i. Les deux
solutions de l’équation sont donc :
−1 + 3 + 2i 2 + 2i −4 − 2i
z1 = = = 1 + i et z2 = = −2 − i
2 2 2
L’ensemble des solutions de z 2 + z − 1 − 3i = 0 est S = {1 + i, −2 − i}. !

EXERCICE 3

1. Un cas particulier
a. D’après la formule du binôme de Newton, on a
8 ) *
8
1 8 k
(1 + x) = x
k=0
k
!8"
En particulier, le coefficient de x4 dans (1 + x)8 est 4
. D’autre part,

(1 + x)8 = (1 + x)4 × (1 + x)4


2 3 2 3
!4" !4" !4" 2 !4" 3 !4" 4 !4" !4" !4" 2 !4" 3 !4" 4
= 0
+ 1 x+ 2 x + 3 x + 4 x × 0 + 1 x+ 2 x + 3 x + 4 x
2 3
!4"!4" !4"!4" !4"!4" !4"!4" !4"!4" 4
= 1 + · · · + 0 4 + 1 3 + 2 2 + 3 1 + 4 0 x + · · · + x8 .

En identifiant le coefficient de x4 dans ces deux expressions développées, il


vient :
) * ) *) * ) *) * ) *) * ) *) * ) *) *
8 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4
= + + + + .
4 0 4 1 3 2 2 3 1 4 0

5
b. D’après la Formule des compléments, on a : 40 = 44 et 41 = 43 . Par
!" !" !" !"

conséquent,
) * ) *2 ) *2 ) *2 ) *2 ) *2
8 4 4 4 4 4
= + + + + .
4 0 1 2 3 4

2. Le cas général
2n ) *
2n
1 2n k
Soit n ∈ N un entier naturel. On a d’une part (1 + x) = x , de
k=0
k
sorte que le coefficient de xn dans (1 + x)2n est 2n
! "
n
. D’autre part, observons
que
21n ) * 3 21 n ) * 3
2n n n n i n j
(1 + x) = (1 + x) × (1 + x) = x × x
i=0
i j=0
j
n n
11 n n ) *) * 2n
1 1 n n* ) *)
i+j
= x = xk
i=0 j=0
i j k=0 0≤i,j≤n
i j
i+j=k
2n 1
n ) *) *
1 n n
= xk
k=0 i=0
i k−i

Sous cette forme, le coefficient de xn vaut :


n ) *) * 1 n ) *2 n ) *2
1 n n n 1 n
= = .
i=0
i n − i i=0
i k=0
k

Par identification des coefficients, il en résulte :


n ) *2 ) *
1 n 2n
= .
k=0
k n

n ) *2
1 n
3. Notons pour n ∈ N, Sn = k .
k=0
k
n ) *2
1 n
a. À l’aide du changement d’indice # = n − k, on a (n − k) =
k
k=0
n ) *
1 n
# . D’près la Formule des compléments, on en déduit que
n−#
$=0

n ) *2
1 n
Sn = (n − k) .
k=0
k

b. Ainsi, à l’aide de la Formule de Vandermonde, il vient :


n ) *2 1 n ) *2
1 n n
2Sn = Sn + Sn = k + (n − k)
k=0
k k=0
k
n ) * 2 ) *
1 n 2n
= n =n
k=0
k n

6
Finalement, en divisant par 2 :
) *
1 2n
Sn = n .
2 n
!

EXERCICE 4

1. Première méthode
a. Effectuons le changement d’indice # = k + 1, il vient
n−1
1 n
1
2
k (k + 1) = #(# − 1)2 .
k=0 $=1

b. On en déduit
1n 2 3 n
1 n
1
2 2 2
k (k + 1) − k(k − 1) = k (k + 1) − k(k − 1)2
k=0 k=0 k=0
n−1
21 3 2 n
1 3
2 2 2
= k (k + 1) + n (n + 1) − 0 + k(k − 1)
k=0 k=1
2
= n (n + 1).

c. D’autre part, pour tout k ∈ [[0, n]], on a :

k 2 (k + 1) − k(k − 1)2 = k 2 − k(−2k + 1) = 3kk 2 − k.

D’après la question précédente, on a donc


n
1
2
n (n + 1) = (3k 2 − k) = 3Dn − Un
k=0

n(n + 1) n(n + 1)(2n + 1)


D’où l’on tire 3Dn = n2 (n + 1) + = . En divisant
2 2
n(n + 1)(2n + 1)
par 3, nous obtenons finalement que Dn = .
6
2. Deuxième méthode
a. Soit P le polynôme défini par P (x) = ax3 + bx2 + cx. D’après la Formule
du binôme de Newton,

P (x + 1) = a(x + 1)3 + b(x + 1)2 + c(x + 1)


= a(x3 + 3x2 + 3x + 1) + b(x2 + 2x + 1) + c(x + 1)
= ax3 + (3a + b)x2 + (3a + 2b + c)x + a + b + c

Ainsi
P (x + 1) − P (x) = 3ax2 + (3a + 2b)x + a + b + c.
b. Déterminons les coefficients a, b, c pour que pour tout x ∈ R, on ait P (x +
1) − P (x) = x2 . On procède par identification des coefficients, il vient

 a = 31
 
 3a = 1
3a + 2b = 0 ⇐⇒ b = − 21
a+b+c = 0 c = 16
 

7
c. On en déduit alors par télescopage :
1n n 2
1 3
2
Dn = k = P (k + 1) − P (k)
k=0 k=0
= P (n + 1) − P (0) = P (n + 1)
1 1 1
= (n + 1)3 − (n + 1)2 + (n + 1)
3 2 2 6 3
1 2
= (n + 1) 2n + 4n + 2 − 3n − 3 + 1
6
1 n(n + 1)(2n + 1)
= (n + 1)(2n2 + n) =
6 6
3. Troisième méthode
n(n + 1)(2n + 1)
Notons pour n ∈ N la propriété P(n) : Dn = .
6
0(0 + 1)(2 × 0 + 1)
• Initialisation pour n = 0, on a D0 = 0 et =0
6
• Hérédité : soit n ∈ N tel que P(n). Alors
n+1
1 n
1
2
Dn+1 = k = k 2 + (n + 1)2
k=0 k=0
2 3
n(n + 1)(2n + 1) 2 n+1 2
= + (n + 1) = 2n + n + 6n + 6
6 6
(n + 1)(2n2 + 7n + 6) n(n + 1)(2n + 1)
= =
6 6
• Conclusion : par récurrence on a montré que pour tout entier naturel,
P(n) est vraie, c’est-à-dire que
n
1 n(n + 1)(2n + 1)
k2 = .
k=0
6
!
EXERCICE 5
Dans cet exercice, n désigne un entier naturel fixé. Soit n ∈ N fixé.
1. La formule du binôme de Newton donne
n ) *
√ n 1 n n−k √ k 1 )n*
n−k
√ k 1 )n* √
(3 + 5) = 3 ( 5) = 3 ( 5) + 3n−k ( 5)k
k=0
k 0≤k≤n
k 0≤k≤n
k
k pair k impair
n ) *
√ 1 n n−k √ k 1 )n* √ k 1 )n* √
(3 − 5)n = 3 (− 5) = n−k
3 ( 5) − 3n−k ( 5)k
k=0
k 0≤k≤n
k 0≤k≤n
k
k pair k impair

2. Ajoutons membre à membre ces égalités, il vient :


%n &
√ √ 1 )n* √ 2 )
n n−2k √ 2k
1 *
(3 + 5)n + (3 − 5)n = 2 n−k k
3 ( 5) = 2 3 ( 5)
k 2k
0≤k≤n k=0
k pair
n
%2& ) *
1 n
= 2 3n−2k 5k
k=0
2k

8
√ √
Sous cette forme, il apparaı̂t clairement que (3 + 5)n + (3 − 5)n égale au
double d’une somme d’entiers naturels : il s’agit donc d’un entier pair. !
3. D’après
√ la question
√ précédente, il existe un entier naturel N ∈ N tel que
n n
(3 + 5) √ + (3 − 5) = 2N. De plus, l’indication numérique prouve que
0 < 3− 5 < √ 1. Par compatibilté de l’ordre
√ avec la multiplication,
√ il s’ensuit
que 0 < (3 − 5)n < 1. Comme (3 + 5)n = 2N − (3 − 5)n , il en résulte
l’encadrement √
2N − 1 < (3 + 5)n < 2N

Comme *(3 + 5)n + est l’unique entier k ∈ Z vérifiant l’encadrement

k ≤ (3 + 5)n < k + 1

il vient √
*(3 + 5)n + = 2N − 1
Il s’agit donc d’un nombre entier impair. !

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