Corrigé DS N°01 MPSI Lycée Rabelais
Corrigé DS N°01 MPSI Lycée Rabelais
EXERCICE 1 1.
Nous allons nous ramener à une équation Z n = 1 puis utiliser finalement les
racines n-ièmes de l’unité. Pour cela, commençons par écrire a sous
√ forme √
exponentielle : a = reiθ , avec r > 0 et θ ∈ R. Comme! r = ( n r)n et ! n
r est la racine n-
θ
eiθ = (ei n )n , on a : ! ième du réel positif r.
! Au passage,
√
z n = a ⇔ z n = reiθ n
θ
r ei n est une racine
! √ "n # i θ $n n-ième de a puisque
⇔ zn = n r en !√ θ
"n
n
n
rei n = reiθ = a
z
⇔ √ θ =1
n
r ei n
% &n
z
⇔ √ θ =1
n
r ei n
z
Ainsi, z est une racine n-ième de a si, et seulement si, √ θ est une racine
n r ei n
n-ième de l’unité. Par conséquent,
z 2ikπ
zn = a ⇔ √ θ =e avec k ∈ [[0, n − 1]]
n
n in
re
√ θ 2ikπ
⇔ z = n r ei n × e n avec k ∈ [[0, n − 1]]
√
⇔ z = n rei( n + n ) avec k ∈ [[0, n − 1]]
θ 2kπ
iθ
On a donc démontré que tout nombre complexe non nul a = re√ admet n
θ
racines nièmes . On les obtient en multipliant une racine n-ième n rei n de a
par les racines n-ièmes de l’unité.
1
2. On applique la question précédente à n = 3 et a = −8 que l’on écrit sous
forme trigonométrique 8eiπ . ! Les trois racines cubiques de −8 sont : ! ! 8eiπ = (2ei 3 )3
π
% √ & ! En notant j =
√ π 1 3 √
8ei 3 = 2
3
+i =1+i 3 e2iπ/3 , les racines cu-
2 2 biques de −8 sont −2,
√ π 2iπ
8ei 3 e 3 = 2eiπ = −2
3
−2j et −2j 2 =.
√ π 4iπ 5iπ iπ iπ √
8ei 3 e 3 = 2e 3 = 2e− 3 = 2e 3 = 1 − i 3
3
3. Cette équation s’écrit aussi z 5 = −i. Ses solutions sont les racines cin-
π
quièmes de −i = e−i 2 . ! D’après la question 1, ce sont les cinq nombres ! Question 1 ap-
π 2ikπ
complexes e−i 2 e 5 , avec k ∈ [[0, 4]] : pliquée à n = 5, r = 1
π et θ = − π2 .
e−i 2 × ei0 = −i × 1 = −i
π 2iπ π
e−i 2 e 5 = e−i 10
π 4iπ 3iπ
e−i 2 e 5 = e 10
π 6iπ 7iπ
e−i 2 e 5 = e 10
π 8iπ 11iπ
e−i 2 e 5 =e 10
π
Les solutions de l’équation sont les quatre racines quatrièmes de 3e−i 4 que
l’on obtient grâce à la question 1 : ! ! Les racinesπ qua-
√ trièmes de 3e−i 4 sont
π
3e−i 4
4 les nombres
√ √ √
3ei(− 4 + 4 ) = 3ei 4
π 2π π π 2kπ
3ei(− 4 + 4 )
4 4 4
√ √
3ei(− 4 + 4 ) = 3e3i 4
4 π 4π 4 π
avec k ∈ {0, 1, 2, 3}.
√ √ √
3ei(− 4 + 4 ) = 3e5i 4 = 3e−3i 4
4 π 6π 4 π 4 π
5. Cette équation est définie lorsque z '= 1 et z '= −1. Pour z ∈ C \ {−1, 1},
z+1
on pose Z = z−1 . On a alors :
) *3 ) *3
z+1 z−1 1
+ = 0 ⇔ Z3 + 3 = 0
z−1 z+1 Z
6
Z +1
⇔ =0
Z3
⇔ Z6 + 1 = 0
⇔ Z 6 = −1
2
Nous sommes donc ramenés à déterminer les racines sixièmes de −1. Comme
−1 = eiπ , ce sont les six nombres complexes données par la question 1 :
' π 2ikπ ( ' π 3iπ 5iπ 7iπ 9iπ 11iπ (
e e , k ∈ [[0, 5]] = ei 6 , e 6 , e 6 , e 6 , e 6 , e 6
i6 6
EXERCICE 2 1.
On écrit :
) * + ) *2 ) *2 ,
b c b b b c
az 2 + bz + c = a z 2 + z + = a z2 + 2 × z + − +
a a 2a 2a 2a a
+) *2 , + *2 ,
b2 b2 − 4ac
)
b c b
=a z+ − 2+ =a z+ −
2a 4a a 2a 4a2
+) *2 ,
b ∆
=a z+ − 2
2a 4a
3
Comme a '= 0, on a donc :
) *2
2 b ∆
az + bz + c = 0 ⇔ z + − 2 =0
2a 4a
(1 + i)2 = 12 + 2 × i + i2 = 1 + 2i − 1 = 2i = ∆
4
√ √
Par ailleurs, ! comme |z|2 = |5 + 12i| = 52 + 122 = 169 = 13, on ! |z 2 | = |z|2
obtient :
2 2 2
x − y2 = 5 x − y2 = 5 y = x2 − 5 = 9 − 5 = 4
xy = 6 ⇔ xy = 6 ⇔ xy = 6
2 2 2 2
x + y = 13 2x = 18 x =9
(x = 3 et y = 2) ou (x = −3 et y = −2)
EXERCICE 3
1. Un cas particulier
a. D’après la formule du binôme de Newton, on a
8 ) *
8
1 8 k
(1 + x) = x
k=0
k
!8"
En particulier, le coefficient de x4 dans (1 + x)8 est 4
. D’autre part,
5
b. D’après la Formule des compléments, on a : 40 = 44 et 41 = 43 . Par
!" !" !" !"
conséquent,
) * ) *2 ) *2 ) *2 ) *2 ) *2
8 4 4 4 4 4
= + + + + .
4 0 1 2 3 4
2. Le cas général
2n ) *
2n
1 2n k
Soit n ∈ N un entier naturel. On a d’une part (1 + x) = x , de
k=0
k
sorte que le coefficient de xn dans (1 + x)2n est 2n
! "
n
. D’autre part, observons
que
21n ) * 3 21 n ) * 3
2n n n n i n j
(1 + x) = (1 + x) × (1 + x) = x × x
i=0
i j=0
j
n n
11 n n ) *) * 2n
1 1 n n* ) *)
i+j
= x = xk
i=0 j=0
i j k=0 0≤i,j≤n
i j
i+j=k
2n 1
n ) *) *
1 n n
= xk
k=0 i=0
i k−i
n ) *2
1 n
3. Notons pour n ∈ N, Sn = k .
k=0
k
n ) *2
1 n
a. À l’aide du changement d’indice # = n − k, on a (n − k) =
k
k=0
n ) *
1 n
# . D’près la Formule des compléments, on en déduit que
n−#
$=0
n ) *2
1 n
Sn = (n − k) .
k=0
k
6
Finalement, en divisant par 2 :
) *
1 2n
Sn = n .
2 n
!
EXERCICE 4
1. Première méthode
a. Effectuons le changement d’indice # = k + 1, il vient
n−1
1 n
1
2
k (k + 1) = #(# − 1)2 .
k=0 $=1
b. On en déduit
1n 2 3 n
1 n
1
2 2 2
k (k + 1) − k(k − 1) = k (k + 1) − k(k − 1)2
k=0 k=0 k=0
n−1
21 3 2 n
1 3
2 2 2
= k (k + 1) + n (n + 1) − 0 + k(k − 1)
k=0 k=1
2
= n (n + 1).
Ainsi
P (x + 1) − P (x) = 3ax2 + (3a + 2b)x + a + b + c.
b. Déterminons les coefficients a, b, c pour que pour tout x ∈ R, on ait P (x +
1) − P (x) = x2 . On procède par identification des coefficients, il vient
a = 31
3a = 1
3a + 2b = 0 ⇐⇒ b = − 21
a+b+c = 0 c = 16
7
c. On en déduit alors par télescopage :
1n n 2
1 3
2
Dn = k = P (k + 1) − P (k)
k=0 k=0
= P (n + 1) − P (0) = P (n + 1)
1 1 1
= (n + 1)3 − (n + 1)2 + (n + 1)
3 2 2 6 3
1 2
= (n + 1) 2n + 4n + 2 − 3n − 3 + 1
6
1 n(n + 1)(2n + 1)
= (n + 1)(2n2 + n) =
6 6
3. Troisième méthode
n(n + 1)(2n + 1)
Notons pour n ∈ N la propriété P(n) : Dn = .
6
0(0 + 1)(2 × 0 + 1)
• Initialisation pour n = 0, on a D0 = 0 et =0
6
• Hérédité : soit n ∈ N tel que P(n). Alors
n+1
1 n
1
2
Dn+1 = k = k 2 + (n + 1)2
k=0 k=0
2 3
n(n + 1)(2n + 1) 2 n+1 2
= + (n + 1) = 2n + n + 6n + 6
6 6
(n + 1)(2n2 + 7n + 6) n(n + 1)(2n + 1)
= =
6 6
• Conclusion : par récurrence on a montré que pour tout entier naturel,
P(n) est vraie, c’est-à-dire que
n
1 n(n + 1)(2n + 1)
k2 = .
k=0
6
!
EXERCICE 5
Dans cet exercice, n désigne un entier naturel fixé. Soit n ∈ N fixé.
1. La formule du binôme de Newton donne
n ) *
√ n 1 n n−k √ k 1 )n*
n−k
√ k 1 )n* √
(3 + 5) = 3 ( 5) = 3 ( 5) + 3n−k ( 5)k
k=0
k 0≤k≤n
k 0≤k≤n
k
k pair k impair
n ) *
√ 1 n n−k √ k 1 )n* √ k 1 )n* √
(3 − 5)n = 3 (− 5) = n−k
3 ( 5) − 3n−k ( 5)k
k=0
k 0≤k≤n
k 0≤k≤n
k
k pair k impair
8
√ √
Sous cette forme, il apparaı̂t clairement que (3 + 5)n + (3 − 5)n égale au
double d’une somme d’entiers naturels : il s’agit donc d’un entier pair. !
3. D’après
√ la question
√ précédente, il existe un entier naturel N ∈ N tel que
n n
(3 + 5) √ + (3 − 5) = 2N. De plus, l’indication numérique prouve que
0 < 3− 5 < √ 1. Par compatibilté de l’ordre
√ avec la multiplication,
√ il s’ensuit
que 0 < (3 − 5)n < 1. Comme (3 + 5)n = 2N − (3 − 5)n , il en résulte
l’encadrement √
2N − 1 < (3 + 5)n < 2N
√
Comme *(3 + 5)n + est l’unique entier k ∈ Z vérifiant l’encadrement
√
k ≤ (3 + 5)n < k + 1
il vient √
*(3 + 5)n + = 2N − 1
Il s’agit donc d’un nombre entier impair. !