Croissance et Développement Infantile
Croissance et Développement Infantile
المغربية المملكة
Université Mohammed V Souissi Faculté de
السويسي الخامس محمد جامعة
Médecine et de Pharmacie Rabat
والصيدلة الطب كلية
DECANAT
الرباط
العمادة
COURS DE PEDIATRIE
DIETETIQUE DU NOURRISSON
1
CROISSANCE ET DEVELOPPEMENT NORMAL DU
NOURRISSON ET DE L’ENFANT
Contenu du cours
Objectifs opérationnels
1- Distinguer les mensurations normales staturo-pondérales de l’enfant en fonction de l’âge
2- Reconnaître les repères du développement psychomoteur chez l’enfant
3- Citer les points d’ossification squelettique en fonction de leur âge d’apparition
4- Décrire les stades de développement pubertaire
Plan
A-Définition
B-Composante du développement
C-Facteurs de régulation de la croissance
D- Etapes du développement
E-Evaluation de la croissance et du développement
2
A-DEFINITION
B-COMPOSANTE DU DÉVELOPPEMENT
I- Facteurs intrinsèques :
D- ETAPES DU DEVELOPPEMENT
3
La puberté précède la fin du développement statural ( soudures des cartilages de
conjugaison ) et la vitesse de croissance tend vers zéro.
Rôle principal des hormones sexuelles gonadiques et de l’hormone de croissance.
A partir de 3 ans:
T (cm) = âge (A) × 6 + 80
P (kg) = âge (A) × 2 + 8
➢ Périmètre crânien : le développement crânien est en rapport avec le développement
cérébral. Ainsi PC à la naissance = 35 cm
Le PC augmente de 3 cm le 1er mois.
2 cm le 2ème mois
1 cm le 3ème mois puis 0,5 cm par mois jusqu'à 1 an.
Une annotation du poids et de la taille de façon régulière sur les courbes de référence
permettront un suivi durant toute la période de croissance.
4
2) Maturation
a-Maturation organique
b-Maturation psychomotrice et sensorielle
b-1- Vision : s’établit progressivement
- Dés premier jour ➔ Réflexe photo-moteur
- 1° ou 2° mois ➔ Poursuite oculaire
- 3 mois ➔ Convergence et Accommodation
- 6 mois ➔ Vision binoculaire
- 1° semestre possibilité d’un strabisme intermittent
b-2- Audition : le réflexe cochléo-palpébral s‘établit dés le premier jour (réaction au
bruit)
b-3- Acquisitions psychomotrices :
➔ Tonus et motricité :
• Tenue de tête : 3 mois
• Assis sans appui : 7 - 9 mois
• Debout avec appui : 8 - 9 mois
• Marche sans appui : 11 - 16 mois
• Course - sauts - montée des escaliers : 2 ans
➔ Activité manuelle :
• Préhension palmaire : 6 mois
• Pince pouce-index: 8-10 mois
➔ Langage, Sociabilité :
• 1er sourire vrai : 2 mois
• Reconnaissance de la mère : 3 mois
• Voyelles isolées : 3 - 4 mois
• Gazouillis : 4 - 8 mois
• dit Papa - maman : 8 -11 mois
• 1ers mots vers 12 mois
• 1ères phrases vers 24 mois.
➔Contrôle Sphinctérien :
• contrôle anal vers 14-16 mois
• contrôle vésicale : diurne : 18 - 24 mois
Nocturne : 18 - 36 mois
c- Maturation osseuse :
5
Ces dates peuvent être avancées ou retardées .La chute de cette 1ère dentition débute vers 6 - 7
ans et ne s’effectue pas dans le même ordre.
L’éruption dentaire est influencée par plusieurs facteurs (Vit D - hormones thyroïdiennes -
facteurs familiaux)
La date des 1ères règles (ménarche) constitue dans le sexe F un indicateur précis de la puberté. De
même le pic de croissance en taille dans les 2 sexes.
La classification de Tanner permet d’évaluer le développement de la pilosité pubienne dans les 2
sexes (P), les seins chez la fille (S), les OGE chez le garçon.
Ils permettent notamment de vérifier le bon déroulement chronologique de la puberté
Stade Tanner 1 → 5
Fille : I : S1 P1 (infantile)
II : S2 : Début de développement des seins, boutons mammaires.
P2 : Début pilosité pubienne, puis duvet axillaire.
III : S3 : développement mammaire avec élargissement des aréoles.
P3 : Pilosité épaisse
Développement des petites et grandes lèvres
IV : S4 : développement complet des seins, aréoles bombées.
P4 : Pilosité complète
V: 1e menstruations.
Garçon :
I: Infantile
II : Début d’augmentation du volume des testicules et de la verge
Début Pilosité pubienne puis duvet axillaire
III : Allongement de la verge - poils pubiens épais.
Début de moustache.
Mue de voix
IV : Pilosité losangique type adulte
Développement masse musculaire et élargissement de carrure
V : Barbe, Éjaculation.
CONCLUSION
Il appartient à tout médecin de tracer la courbe de croissance d’un patient car celle-ci reflète son
état de santé .Le suivi de la croissance est capital et l’analyse des courbes de croissance permet
d’apprécier la dynamique de cette croissance et permet de révéler les anomalies éventuelles.
Tous les paramètres relatifs à l’enfant en phase de croissance méritent d’êtres connus pour une
meilleure interprétation de la qualité de développement de l’enfant.
6
LES BESOINS ALIMENTAIRES DU NOURRISSON
NORMAL
OBJECTIFS EDUCATIONNELS
PLAN :
I- INTRODUCTION
II- BESOINS ENERGETIQUES
III- BESOINS EN PROTIDES
IV- BESOINS EN GLUCIDES
V- BESOINS EN LIPIDES
VI- BESOINS EN EAU
VII- BESOINS EN SELS MINERAUX
VIII- BESOINS EN VITAMINES
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I- INTRODUCTION
INTERETS
Les besoins énergétiques sont assurés par un équilibre déterminé selon un principe
nutritionnel
✓ Répartition:
• G: 40% - 60%
• L: 30% - 40%
• P: 10% - 15%
(Modèle: malnutrition chronique / rapport calorico-azoté).
✓ Rôle plastique.
✓ Construction cellulaire → Croissance
✓ Besoins = 2-3 g/Kg
✓ Protéines animales A.A.I.
✓ Protéines végétales Valeur nutritionnelle ≠ selon la protéine
✓ Carence : M.P.C.
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✓ Excès : acidose – hyperazotémie. fièvre
IV-BESOINS EN GLUCIDES
VI-BESOINS EN LIPIDES
✓ A.G. essentiels ++
✓ Polyinsaturés → les mieux assimilés
✓ Non saturés → Indispensables
• Ac Linoléique (Huile végétale)
• Ac Linolénique (Maïs, Soja, Tournesol)
• Ac Arachidonique
•
✓ Carence : troubles. cutanéo-muqueux, retentissement cérébral.
✓ Excès : intolérance digestive.
- Pour un enfant de 12kg : compter 10Kg à 100 ml/kg + 2 kg à 50ml/Kg ; soit 1100ml
- Pour un enfant de 22kg : compter 10Kg à 100 ml/kg + 10kg à 50ml/Kg + 2Kg à 25ml
soit 1550ml .
-
9
VIII- BESOINS EN SELS MINERAUX
IX-BESOINS EN VITAMINES
AU TOTAL
10
DIETETIQUE DU NOURRISSON
Contenu du cours
Description des différents modes d’allaitement, des aliments lactés diététiques et laits spécifiques
dans certaines situations particulière, et conseiller des régimes alimentaires adaptés à l’âge de
l’enfant.
Objectifs opérationnels
Comprendre l’intérêt de la nutrition au cours de la 1ère année de vie
Distinguer les différents modes d’allaitement : Allaitement au sein et aliments lactés diététiques
chez le nourrisson normal, et laits spécifiques ou laits de régime dans certaines indications
particulières
Etre capable de faire la transition progressive entre une alimentation lactée et l’alimentation
solide appropriée chez le nourrisson
Etre capable d’évaluer l’alimentation du nourrisson
Plan du cours
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I) Intérêt de la nutrition au cours des deux premières années de vie :
Période critique car : Développement physique maximal (le poids double à 5mois, triple
à 1an et quadruple à deux ans)
Développement psychomoteur et éveil de l’enfant
(développement du cerveau : risque lié aux carences en
micronutriments)
Protection du capital santé : impact de la nutrition précoce sur la santé à l’âge adulte
(prévenir : Diabète de type II, HTA, maladies coronariennes, risque d’obésité)
Pour 100ml de lait Lait de vache Lait pour nourrisson Lait maternel
Calories Kcal 65 66-73 68
a) Préparation pour nourrisson : de 0 à 6 mois (Lait 1er âge) : Il existe une multitude de
produits : critères de choix :
• A Protéines : Protéines non modifiés : (Cas/PS>1 80/20)
Protéines modifiées : (Cas/PS<1 34/66)
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c) Lait de croissance : est proposé à partir du 9_12 mois jusqu’à 36 mois (quand alimentation
de type adulte), pour pallier à l’arrêt prématuré du lait de suite. Comparativement au LV:
il est moins riche en protéines, contient des graisses végétales (AG essentiels), enrichi en
fer.
Effet bifidogène :
1- L’enfant allaité au sein a une flore intestinale dominée par bifidobactéries, PH acide des
selles ;
2- L’enfant nourri par une préparation lactée aurait une flore complexe: bactéroides,
clostridies, enterobacter. PH des selles proche de la neutralité.
Adjonction de Probiotiques ou Prébiotiques dans les formules infantiles, dans le but de la
mise en place d’un système immunitaire efficace par la modulation de la flore intestinale.
Probiotiques:
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• Atopie
Préparation :
Souvent c’est 1 mesurette rasée pour 30 ml d’eau
Suivi:
Basée sur: - appétit de l’enfant
- courbe de poids
- état des selles.
L’allaitement mixte:
Indications:
• Transitoire:
- maladie passagère (mère/bébé) entravant la sécrétion lactée.
• Définitive:
- hypogalactie (l’hypogalactie vraie est rare)
- absence de la mère.
Technique:
2 façons:
- compléter chaque tétée
- remplacer certaines tétées par des biberons de lait
- Maintenir au moins 4 tétées
Passage d’une alimentation lactée exclusive à une alimentation solide, Typiquement elle couvre
la période allant de 6 à 24 mois,
1. Couvrir les besoins nutritionnels et énergétiques de la croissance: En rapport avec la
croissance de l'enfant et l'augmentation de son activité,
2. Certains nutriments comme le fer ne sont pas présents en quantité suffisante dans le lait ;
ils peuvent être apportés par les aliments solides.
3. Acquérir de nouveaux goûts et de nouvelles textures par les aliments Solides.
4. Renforcer l’immunité
5. Faciliter les activités d’apprentissages et d’éveil
I-Précautions :
1. Eviter tout impact négatif de l'apport des AC sur la consommation du lait maternel
2. Assurer la consommation d’aliments de densité énergétique et en micronutriments
adéquates : Dans une alimentation traditionnelle, les facteurs limitants sont: Les
contraintes d’apports en calcium, Fer, Zinc, Vit A, Vit D
3. Equilibre quantité / qualité
4. La rigueur en matière d'hygiène : Lavage des mains avant et après repas (adulte et
enfant), des aliments: A conserver en toute sécurité, les servir immédiatement après leur
préparation, ustensiles propres (éviter les biberons)
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II- Fréquence des AC:
2-3 fois par jour: 6-8 mois
3-4 fois par jour: 9-11 mois
3-4 fois par jour avec 1-2 collations: 12-24 mois
➢ Aliments naturels :
A- LEGUMES ET FRUITS
Sont riches en eau (80-90%).
- Sources d’hydrates de Carbonne, fibres et cellulose, vitamines, sels minéraux.
- Introduction à partir de 6-7 mois: bouillon, légumes mixées, écrasées puis en petits
morceaux. Des fruits sous forme de jus, compote, écrasé,
C- LEGUMINEUSES
Pas de légumineuses avant 1 an (fermentation ++). (lentilles- pois chiches, fèves- haricots)
➢ Aliments industriels :
B- FARINES INFANTILES :
Farines infantiles : enrichissement de l’apport calorique, apport en micronutriments, diversifier
le goût
a) Catégories de farines:
Farines sans gluten: maïs, riz
Farines avec gluten: blé, orge, seigle
Farines lactées
Farines avec légumes, fruits,
Farine avec adjonction de probiotiques
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▪ 5ème mois: Farine sans gluten, décoctions ou bouillies légères.
▪ 6ème mois: Farine avec gluten, bouillies semi-épaisses ou épaisses
▪ toujours alterner plusieurs variétés de farines et ne pas dépasser 1 à 2
bouillies/j (éviter les excès notamment en cas de surpoids).
2) De 6 mois à 12 mois
• Continuer l’allaitement au sein aussi souvent et aussi longtemps que l’enfant le réclame,
jour et nuit, ou lait diététique (500-800ml/jour)
• Aliments de complément : en augmentant progressivement le nombre de repas avec
l’âge (1 à 3 repas par jour)
• Donner à la cuillère 120 ml à 180 ml de l’un des aliments de complément suivant
- Bouillie de farine
- Soupe de légumes variés à base de pomme de terre épaisse et enrichie* ou en petit
pot.
- Purée de pomme de terre enrichie*
3) De 12 mois à 3 ans
• Allaiter au sein aussi souvent que l’enfant le réclame, ou lait de croissance.
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• Donner 3 repas principaux équilibrés par jour, dans une assiette individuelle
• Et deux collations
• Veillez à ce que l’enfant s’alimente lui-même : alimentation active sous la supervision
d’un adulte.
Déjeuner / dîner :
- le déjeuner et le dîner peuvent avoir la même structure
- un féculent par repas : pain, riz, pomme de terre, pâtes…
- des légumes : une entrée de légume ou un potage.
- de la viande ou équivalent en quantité modérée : viande rouge, poisson, poulet, dinde,
œuf…
- un produit laitier : fromage (une part), un yaourt, petit suisse.
-un fruit: pomme, banane, poire…
Goûter :
-un produit laitier : yaourt, fromage blanc, un verre de lait…
- un produit céréalier : biscuits aux céréales, pain
- un fruit : frais ou en compote.
Donner à boire de l’eau
CONCLUSION
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MALNUTRITION ET CARENCE EN
MICRONUTRIMENTS, LE RACHITISME CARENTIEL
COMMUN
OBJECTIFS EDUCATIONNELS
L’étudiant doit être capable de :
1- Dépister un état de malnutrition à l’examen clinique
2- Citer les méthodes de diagnostic anthropométrique de la malnutrition
3- Distinguer les deux tableaux cliniques de la malnutrition sévère (type marasme et type
kwashiorkor)
4- Identifier le retentissement biologique d’un état de malnutrition
5- Identifier les complications immédiates, à moyen et à long terme de la malnutrition
6- Citer les principes de la prise en charge thérapeutique de la malnutrition.
7- Dépister la carence martiale
8- Appliquer les moyens de prévention de ces carences en micronutriments : iode, fer, vit A, vit
D, et acide folique
PRE-REQUIS :
Cours de physiologie 2ème année de médecine
ACTIVITES COMPLEMENTAIRES :
Analyser le poids et la taille d’un enfant malade par rapport aux courbes de référence
Evaluer l`état nutritionnel d`un enfant (commenter des diapositives)
PLAN DU COURS
MALNUTRITION
I- DEFINITION
II- EPIDEMIOLOGIE
III- NATURE DU DEFICIT NUTRITIONNEL
IV- ETIOLOGIES
V- CONSEQUENCES ANATOMIQUES ET FONCTIONNELLES DE LA MPE :
VI- DIAGNOSTIC DE LA MALNUTRITION
VII- EXAMENS COMPLEMENTAIRES
VIII- EVOLUTION :
IX- TRAITEMENT
CARENCE EN MICRONUTRIMENTS
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MALNUTRITION CHEZ L’ENFANT
I- DEFINITION
II- EPIDEMIOLOGIE
2/ A l’échelle nationale :
1997 : 24% des enfants souffrent de malnutrition chronique.
3.9% de malnutrition aiguë.
IV- ETIOLOGIES
La cause majeure : insuffisance d’apport sur le plan quantitatif et qualitatif, mais l’étude causale
identifie de nombreux facteurs interdépendants, impliquant différents secteurs ( politique
agricole, éducation, système de santé, facteurs économiques…)
III- PHYSIOPATHOLOGIE :
a-Evolution de la compréhension de la physiopathologie : elle permet de comprendre et
d’adapter la prise en charge thérapeutique du malnourri.
1950 à 1975 :
Déficit en protéines → Kwashiorkor.
Alimentation insuffisante en énergie → marasme
1970 à 1980 :
ME = malnutrition énergétique.
Les carences en énergie sont responsables du déficit secondaire en protéines.
20 ans après :
Concept de malnutrition ou malnutrition pluricarentielle.
Facteurs surajoutés : hormonaux, infectieux …
1/ Fonctions digestives :
a- Intestin
- lésions histologiques :
o Aplatissement des villosités intestinales
o Ralentissement du péristaltisme intestinal
o Diminution des défenses immunitaires locales
- Prolifération bactérienne
Ces lésions sont plus importantes dans le kwashiorkor
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b- Foie:
- Hépatomégalie ferme, jaune chamois.
- Stéatose : accumulation des triglycérides
c- Pancréas:
Atrophie avec diminution de l’activité enzymatique
2/ Fonctions immunitaires
- Diminution de l’immunité à médiation cellulaire
- IgA sécrétoires : intestinal et bronchique
- Facteurs du complément
- mobilité et activité phagocytaire des PN et macrophages
3/ Fonction rénale :
- Diminution de la masse rénale
- Diminution de la surface de filtration glomérulaire.
- Perte du pouvoir de concentration
4/ Fonction cardiaque :
- Diminution du volume du cœur
- Amincissement des fibres musculaires, contractilité et débit cardiaque diminués
- Risque accru d’insuffisance cardiaque : - infection
- Anémie
5/ Fonction musculo-squelettique :
- Diminution de la masse osseuse
- Déminéralisation
- Retard d’ossification
- Fonte musculaire
6/ tissu cérébral et fonctions mentales
Le tissu cérébral est généralement protégé au cours de ME.
Mais, les formes sévères et celles évoluant à long terme, sont responsables d`une atteinte
permanente: - des aptitudes motrices fines
- des performances intellectuelles
A- Méthodes anthropométriques ;
Le signe le plus précoce, commun à toutes les formes de malnutrition est le retard de croissance,
les paramètres les plus utilisés pour le détecter sont le poids, la taille , à partir desquels sont
déduits 3 indices :
P/A : Poids de l’enfant par rapport au Poids de référence d’un enfant de même âge
T/A : Taille de l’enfant par rapport à la Taille de référence d’un enfant de même âge
P/T : Poids de l’enfant par rapport au Poids de référence d’un enfant de même taille
Classifications :
- classification de Gomez
P/A Etat nutritionnel .
> 90% normal
75 – 90 % malnutrition mineure
60 – 75 % malnutrition modérée
< 60% malnutrition sévère
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P/T > -2 ET -2 ET
T/A
> -2 ET Normal Emaciation
- 2 ET Retard statural Emaciation et retard statural
B- Diagnostic clinique :
La malnutrition se présente sous plusieurs aspects selon le stade évolutif, l’âge, le type,
l’importance de la carence et l’existence ou non de complications
1/ Phase initiale :
- kwashiorkor :
- En langue vernaculaire Ghanéenne : Kwash = garçon, Orkor = rouge
-2ème année de vie, en post sevrage
-Déficit pondéral variable, masqué par des œdèmes.
a- œdèmes :
Importants, constants, mous, prenant le godet, localisés au niveau pieds-mains au début. Par la
suite, infiltrant le visage, les lombes et les OGE, rarement viscéral (Ascite, hydrothorax,
péricardite)
b- troubles des phanères :
• Peau dépigmentée, fine, desséchée ayant perdu sa souplesse.
Manifestations cutanées souvent associées :
- Lésions muqueuses : chéilite, fissures labiales, langue lisse, dépapillée, fissures anales.
- Dermatose pellagroide étendue avec hyperkératose = peau en mosaïque
- Plaques hyperpigmentées qui s’écaillent et desquament, avec ulcérations d’étendue variable
mettant à nu un derme rouge et suintant
- Plaques de dépigmentation
• les cheveux : fins, cassants, dépigmentés.
c- Troubles digestifs :
- anorexie constante
- Diarrhée fréquente
- Distension abdominale + hépatomégalie
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d- Troubles du comportement :
- Geignard et irritable
- Apathique et replié sur lui-même
e- Autres
- Pâleur , hypothermie – frilosité.
- Complications infectieuses fréquentes
- Formes mixtes :
Sont les plus fréquentes, associant les deux aspects cliniques
VIII- EVOLUTION :
A- immédiate :
1/ mortalité :
Cas de la malnutrition grave non traitée,
3/ complications
→ Infectieuses : fréquentes
- Broncho-pneumopathie, SPP, tuberculose
- GEA + DHA
- ORL
- Urinaire
→Complication métabolique : hypocalcémie, hypoglycémie++ et l’hypothermie++.
→Manifestations oculaires : liée à l’avitaminose A
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Modification du comportement et du développement psychomoteur : (Intelligence, langage,
coordination, retard scolaire)
IX- TRAITEMENT
A- CURATIF :
1/ ME grave : hospitalisation
- a/ Mise en condition :
- Couvrir l’enfant : pour éviter tout risque d’hypothermie
- Correction des troubles hydro électrolytiques : réhydratation (priorité à la voie orale)
- traitement des infections associées
- Correction de l’anémie et des carences vitaminiques
b/ Réalimentation :
- Le traitement nutritionnel est globalement identique quelque soit la forme de ME
Si anorexie : sonde gastrique au début
* Phase initiale
Apport énergétique de 80-100Kcal/kg/j
Ration sous formes de repas fréquents, de faible volume, hyperénergétiques : 12% d’apport
calorique sous forme de protéines.
- Vitamine A : systématique au début du traitement : de 6mois à 12mois 100000 UI
>12mois 200000 UI
- * Phase de récupération nutritionnelle :
- s’effectue après la régression des œdèmes et le retour de l’appétit.
- Augmenter en quelques jours l’apport calorique jusqu’à 150 à 200 kcal /kg/j
- Cette phase s’accompagne d’un gain pondéral de 10-20g/kg/j
- Supplémentation notamment en fer, polyvitamines, potassium, zinc…
* Phase de convalescence :
- En fin de récupération, c’est la phase de diversification alimentaire
- Alimentation solide, semblable à celle que l’enfant consommera chez lui
- A la fin de cette phase, l’enfant a récupéré sur le plan pondéral (90% en P/T)
2/ ME modérée
- Allaiter au sein aussi souvent si nourrisson au sein
- Donner 3 repas principaux par jour (midi et soir) enrichis + 2 gouters
- Régime équilibre riche en énergie et en protéine
- En fonction de l’âge et des disponibilités locales
B- TRAITEMENT PREVENTIF :
MPE est un problème de santé publique
Programme national de lutte contre ME basé sur :
1/ Dépistage de la ME : par la surveillance de la croissance
2/ Education sanitaire :
- éducation nutritionnelle :
. Allaitement maternel
. Sevrage
. Diversification alimentaire
- Vaccination
- Lutter contre les infections : les maladies diarrhéiques…
- Planification familiale
3- Amélioration des facteurs socio-économiques :
- lutte contre l’analphabétisme, contre la pauvreté…
- la politique agricole: améliorer la disponibilité alimentaire
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CARENCES EN MICRONUTRIMENTS
I- INTRODUCTION
- La prévalence de l’anémie par carence en fer est de 37.2% chez les femmes enceintes et
environ un tiers des enfants âgés de 6 mois à 5 ans et des femmes en âge de procréer
(enquête 2000);
- 63% des enfants âgés de 6 à 12 ans ont une carence en iode dont 22% présentent un
goitre (enquête 2000);
- Les carences en vitamines A et D touchent respectivement environ un enfant de moins de 5
ans sur quatre et environ un enfant sur dix (2008) ;
Programme National de Lutte contre les Troubles dus aux Carences en Micronutriments (fer,
iode et vitamines A &D). Ce programme est adopté en 2000.
Les groupes cibles sont constitués essentiellement par le couple mère- enfant :
II -CARENCE EN IODE
Fortification des aliments : sel iodé (Programme national 1993, nécessite un réseau de
distribution efficace).
Risques :
Accouchement prématuré
Faible poids de naissance
Anorexie et stagnation de poids.
Prédisposition aux infections.
Retentissement sur le développement psychomoteur
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Politique nationale de prévention :
Prévention : supplémentation des femmes enceintes
Fortification des aliments : farine fortifiée en fer
En 2009, 62% de la farine nationale de blé tendre disponible sur le marché était fortifiée en fer et
vitamines du groupe B
Risques :
Augmentation de la morbidité et mortalité liées aux maladies infectieuses (DA-IRA…)
Risque de xérophtalmie.
Prévention :
Assurer la dose préventive appropriée chez tous les enfants à 6, 12 et 18 mois (100.000 UI pour
l’enfant de 6 mois, 200.000 UI pour l’enfant de 12 mois et plus).
Assurer la dose préventive de 200.000 UI chez toutes les mères après l’accouchement lors de
l’administration du BCG à l’enfant.
Plus de 95 % des huiles de table vendues au Maroc sont aujourd’hui fortifiées en vitamines A et
D
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RACHITISME CARENTIEL COMMUN
OBJECTIFS EDUCATIONNELS
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RACHITISME CARENTIEL COMMUN
I- DEFINITION
A) Source de vitamine D
a- Endogène
Sous l'action des UV, il y a une photosynthèse cutanée de vit D3 (Cholécalciférol) à partir du 7
déhydrocholestérol, mais insuffisante à couvrir les besoins pendant les premières années de vie.
b- Exogène :
• La vitamine D est présente en faible quantité dans l’alimentation.
B) Besoins
Besoins quotidiens moyens du nourrisson – enfant : 800 UI – 1200 UI.
C) Métabolisme
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• Elle favorise l'absorption du calcium et du phosphore
- Au niveau de l'os:
• Minéralisation du squelette par son action sur le calcium et sur la différentiation des
cellules osseuses.
- Au niveau du rein :
• Augmentation de la réabsorption du calcium au niveau tubulaire
1- Insuffisance d'apport
2- Manque d'exposition solaire
3- Prophylaxie insuffisante
4- Facteurs favorisants :
Maladies intercurrentes (troubles digestifs)
Prématurité++ : Rachitisme précoce, sévère
Age : 6-18 mois
1) Signes osseux
Les signes cliniques et radiologiques prédominent dans les régions où la croissance est la plus
rapide principalement l'épiphyse des os longs et les jonctions chondro-costales.
Les manifestations sont :-Symétriques
- Indolores
a- Membres:
• Manifestations précoces
➢ Nouures épiphysaires réalisant des bourrelets palpables qui doivent être
recherchés au niveau des extrémités osseuses superficielles, particulièrement
nettes au niveau poignets-chevilles.
• Manifestations tardives
➢ Déformation des membres inférieurs
Dans les formes évoluées, après acquisition de la station debout et de la marche :
déformation en varus des cuisses et des jambes.
➢ Déformation membres supérieurs, plus rares, formes sévères et évoluées.
➢ Fractures pathologiques, spontanées
b- Thorax:
• Chapelet costal
➢ Signe fréquent, classique et constant, correspond à l’hypertrophie des tissus
cartilagineux et ostéoïdes des jonctions chondro-costales, se traduit à la palpation
du thorax par une succession de nodosités palpables parfois visibles s'étendant de
chaque côte du gril costal.
• Déformation thoracique
➢ Protrusion sternale.
➢ Rétrécissement sous mammaire et l’élargissement sous jacent donnant un aspect
en entonnoir.
• Fractures de côtes
c- Crâne :
➢ Craniotabès :
o Dépression de la table externe lors de pression digitale de l'écaille de
l'occipital ou du pariétal, qui disparaît aussitôt la pression relâchée : sensation
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de balle de celluloïde (c’est un signe physiologique chez le nourrisson de
moins de 3 mois)
➢ Retard de la fermeture de la fontanelle antérieure
o Reste largement ouverte > 15 mois
➢ Déformations crâniennes
o Aplatissement occipital
o Bosses frontales
o Asymétrie crânienne
o Macrocranie
d- Rachis – bassin :
• Cyphose dorsale Formes sévères
• Scoliose
• Déformations du bassin
e- Dents:
• Retard d'apparition dentaire
• Hypoplasie de l'émail
• Caries
b- Manifestations de l'hypocalcémie
• Convulsions
• Signes d’hyperexcitabilité neuromusculaire
➢ Agitation
➢ Cris – Soubresauts- trémulations paroxystiques
• Tétanie typique, spasme, fourmillement
• Laryngospasme : manifestation sévère, rare
c- Signes hématologiques
Anémie hypochrome microcytaire avec hyperleucocytose : forme pseudoleucémique
d- Manifestations pulmonaires
Fréquentes, traînantes, récidivantes
e- Ralentissement de la croissance staturo-pondérale
V- ASPECTS RADIOLOGIQUES
1- Radio Poignet :
• Métaphyse
➢ Elargissement transversal métaphysaire
➢ Ligne métaphysaire en cupule, aspect grignoté, frangé avec spécules latéraux
→Aspect en "toit de pagode"
➢ Retard d’apparition des points d'ossification qui sont flous, irréguliers, radio-
transparents
29
➢ Distance métaphyso-épiphysaire élargie
• Diaphyse
➢ Diminution de la densité osseuse
➢ Amincissement de la corticale
➢ Images de fractures pathologiques ou pseudo- fractures: stries de Looser
Milkman
2- Thorax
Elargissement de la jonction chondrocostale.
2- Dosages des métabolites de la vitamine D : n'ont pas d'intérêt dans le rachitisme carentiel
commun sauf en cas de doute ou de résistance au traitement
1- A un âge précoce :
VIII- EVOLUTION
1) Séquelles
• Déformations résiduelles du squelette : Genu varum – genu valgum
• Déformation du bassin source ultérieure de dystocie obstétricale
30
1) Au stade précoce du rachitisme
a- Hypoparathyroïdie
Surtout chez le nourrisson de moins de 6 mois
Hypocalcémie, hyperphosphorémie, Parathormone native diminuée, 25(OH) D3 est normale
b- Hypomagnesémie congénitale avec hypocalcémie
X- TRAITEMENT
1) Traitement curatif
a- Vitamine D :
300.000 UI/ 6 mois jusqu'à 18 mois
b- Supplémentation en calcium
• hypocalcémie < 80mg/l
o calcium intra veineux = 50 -100mg/kg/j pendant 48h avant l’administration de
vitamine D
• calcémie normale
o calcium élément per os = 1g/m2/j en trois prises : pendant 15j à 2 mois selon
l’intensité de la déminéralisation osseuse
2) Traitement préventif :
o Supplémentation systématique en vitamine D
o Au Maroc :
o 300.000 UI/ soit ½ amp de sterogyl à la naissance et à 6 mois (Programme
National d’immunisation) : Stérogyl 15*, 1 amp = 600.000UI
31
DIARRHEE - DESHYDRATATION AIGUES
OBJECTIFS EDUCATIONNELS
ACTIVITES COMPLEMENTAIRES:
Préparer un soluté de réhydratation orale
Appliquer le protocole de réhydratation orale chez un enfant malnourri
PLAN DU COURS
I- DEFINITIONS
II- EPIDEMIOLOGIE
III PHYSIOPATHOLOGIE
IV- ETIOLOGIES ET PATHOGENIE
V- CLINIQUE
VI-EXAMENS PARACLINIQUES:
VII-EVOLUTION :
VIII - CONDUITE THERAPEUTIQUE
32
DIARRHEES AIGUES DE L’ENFANT
INTRODUCTION :
La diarrhée aiguë est une affection fréquente, parfois grave et urgente chez le nourrisson et le
jeune enfant. Elle est responsable d’une morbidité et d’une mortalité importante.
Le traitement repose sur la réhydratation et la réalimentation précoce.
I- DEFINITIONS :
Diarrhée aiguë : émission d’au moins 3 selles par jour de consistance anormale (liquides ou très
molles), depuis moins de 7 jours.
II- EPIDEMIOLOGIE:
A- Données mondiales:
OMS: Nombre de décès annuels par diarrhée chez l’enfant <5 ans dans les pays en
développement.
1980 → 4.6M
1992 → 3.3M
2002 → 1.6 M soit 15% des causes de décès chez les enfants de moins de 5ans,
B- Données nationales :
2) En hospitalier :
Incidence Hospitalière pour DA -DHA (Hôpital d’enfants de Rabat)
1980 : 17.5%
1994 : 6%
2002 : 6%
III PHYSIOPATHOLOGIE :
La diarrhée est la conséquence d’une altération des mouvements de l’eau entre la lumière
intestinale et le milieu extracellulaire, en rapport avec :
33
B) Les lésions de la surface absorptive :
• lésions entérocytaires.
• troubles de la motricité intestinale (distension des anses intestinales, pullulation microbienne).
• diminution des activités disaccharidasiques.
A) infections intestinales:
70% des DA sont dues à l'ingestion d'eau ou d'aliments contaminés.
Les agents responsables de DA agissent principalement selon 2 modes qui peuvent être parfois
associés.
1-agents toxinogènes:
Agissent par l’intermédiaire d’une exotoxine :
• Diarrhée sécrétoire : selles aqueuses, abondantes, fréquentes.
• Grand risque de DHA
Vibrion cholerae
Escherichia coli entérotoxinogène (ETEC)
Yersinia entérolitica…
Rotavirus : virus à ARN, aspect en rayon de roue, virus très contagieux, à forte excrétion dans
les selles des sujets infectés. Grande résistance dans l’environnement.
Le rotavirus est considéré actuellement comme la première cause de diarrhée aiguë sévère du
jeune enfant dans le monde, la 1ère infection survient avant l’âge de 2ans.
Près de 40% des hospitalisations pour diarrhée de l’enfant de moins de 5 ans dans le monde sont
dues à des rotavirus.
B) infections extra-intestinales :
Toutes les maladies infectieuses peuvent avoir une expression digestive chez le jeune enfant:
C) causes alimentaires:
Régimes déséquilibrés : trop riches en sucre, en graisses ou en farine...
34
V- CLINIQUE:
A) Interrogatoire:
1- Mode de début :
• Progressif.
• Brutal en quelques heures.
3- durée de la diarrhée:
4- symptômes associés:
• vomissements- douleur abdominale.
• Anorexie - Fièvre
• Toux –Signes ORL- S. urinaires...
5- régime alimentaire:
• Mode d’allaitement.
• Changement de lait- Aliments de complément.
• Mode de sevrage.
6- Antécédents:
• Dernier poids.
• Episodes pathologiques antérieurs.
• Prise de médicaments.
7- Hygiène de vie:
• Mode d’approvisionnement en eau potable.
• Mode de conservation des aliments.
• Préparations des repas: lavage des mains, biberons.
B) Examen clinique :
2- Pesée :
Apprécier la perte de P / P antérieur récent.
4- Etat abdominal:
• ballonnement abdominal.
• ondes péristaltiques.
• douleur à la palpation : diffuse, localisée...
• foie, rate, orifices herniaires.
5- Etat nutritionnel :
Signes de malnutrition, sévérité...
35
6- signes associés:
• ORL
• Broncho-pulmonaires
• Méningés
• Urinaires
Toujours éliminer une invagination intestinale aigue devant une dysenterie (surtout si jeune
nourrisson, avec syndrome douloureux abdominal aigu associé)
VI-EXAMENS PARACLINIQUES:
1- Bilan biologique :
• Ionogrammes sanguin
• Hémogramme.
• Parfois même pH sanguin et gaz du sang.
2-Bilan infectieux :
Examen des selles: coproculture, parasitologie ou virologie : inutiles dans la plupart des cas,
peuvent être indiqués devant:
• D.A. sanglantes.
• D. Prolongée ou persistante.
• Terrain fragilisé: immunodépression, septicémie, malnutrition…
• Situation d’épidémie collective ou zone d'endémie particulière (ex. épidémie de crèche,
collectivité).
VII-EVOLUTION :
A- DA d’évolution bénigne:
• Bonne prise en charge au début.
• Perte de poids modeste.
• Durée moyenne de la D.A. 3-5 jours.
• La guérison est la règle.
Complications de la DA
1- Déshydratation aigue
36
Classification de la DHA/ gravité CHEZ LE NOURRISSON >2 MOIS (CLASSIFICATION DE
L`OMS)
2- la dénutrition
Complication à long terme due à :
Répétition des épisodes diarrhéiques
DA persistante
Traitement inadapté
Recommandations codifiées:
1) La thérapie de réhydratation orale (adoptée OMS –UNICEF 1975);
2) La réalimentation précoce;
3) Renforcement de l’alimentation après l’épisode diarrhéique;
4) Le renforcement des connaissances de la famille
SRO:
Impact du glucose sur l’absorption intestinale du sodium et de l’eau en cas de diarrhée
aigue : basé sur le co-transport sodium- glucose accompagné de l’absorption passive
d’eau
37
Nouvelles recommandations : SRO à osmolarité réduite ou hypo osmolaires
- mieux Accepté
- Hypertonique
- Ne diminue pas la sévérité de la diarrhée
NON :
3- la nutrition précoce
- Continuer l’allaitement maternel en augmentant le nombre de tétées
- Si allaitement artificiel : quelque soit l’âge
o Il ne faut pas arrêter le lait
o Il ne faut pas le diluer
o En cas d’échec de la réalimentation, il peut s’agir d’une intolérance au lactose ou
une sensibilisation aux PLV : un lait sans lactose ou un hydrolysat de PLV sera
envisagé
- En cas d’aliments de compléments
o Encourager l’enfant à manger plus
o Fractionner les repas (6 repas /j)
o Donner des céréales
o Des purées de légumes avec
▪ Viandes ou poissons
▪ Huile végétale (huile d’olive)
4- Antibiothérapie
•Si diarrhée aigue sanglante: germes invasifs
• Si diarrhée aigue riziforme abondante : choléra,
•Dysenterie : Bactrim, amoxicilline pendant 5 jours
•Si infection extradigestive : otite, infection urinaire…
38
Prévention :
• Promotion et soutien de l`allaitement maternel
• La vaccination : la vaccination contre le rotavirus, l’OMS recommande vivement son
introduction dans le calendrier vaccinal (Rotarix, Rotateq), introduite dans le programme
national d’immunisation depuis 2010.
• Améliorer l`hygiène
• Lutte contre la malnutrition
• Education sanitaire
39
LES DESHYDRATATIONS AIGUES CHEZ L’ENFANT
Objectifs du cours :
1. Distinguer les différents types de déshydratation
2. Distinguer cliniquement une déshydratation aigue intracellulaire et extracellulaire
3. Classer la déshydratation aigue selon sa gravité chez le nourrisson
4. Identifier cliniquement les complications de la déshydratation aigue
Plan du cours :
A-INTRODUCTION :
B-PHYSIOPATHOLOGIE :
C-DIAGNOSTIC :
1- diagnostic positif
a- Les signes cliniques :
b- les examens para cliniques :
2- Diagnostic étiologique
a- les causes extra-rénales :
b-Causes rénales :
D- LES COMPLICATIONS :
E-LE TRAITEMENT
40
A-INTRODUCTION :
C’est l’ensemble des troubles engendrés par une perte d’eau importante et rapide, non compensée.
90% des DHA sont dues à des pertes digestives, surtout les diarrhées aigues.
Une perte rapide et significative de poids est le signe clinique majeure.
La fréquence et la rapidité de la survenue de la DHA s’expliquent par les particularités de la
composition corporelle de l’enfant.
B-PHYSIOPATHOLOGIE :
Selon le rapport entre les pertes d’eau et d’électrolytes, la DHA sera iso,hypo ou hypertonique
41
C-DIAGNOSTIC :
1-diagnostic positif :
Cette étape a pour but de confirmer l’état de déshydratation aigue et sa sévérité. Elle est
systématiquement complétée par la recherche étiologique.
- Ionogramme sanguin complet : hypo ou hypér natrémie, signes d’insuffisance rénale, hypo ou
hyperglycémie.
- Protidémie
- Hématocrite pour apprécier le degré de l’hémoconcentration.
42
- Gaz du sang : acidose ou alcalose métabolique.
- PH inférieur à 7.2 avec une réserve alcaline effondré signe une DHA sévère.
2- Diagnostic étiologique
a- les causes extra-rénales :
- pertes d’eau identiques à la perte de sel :
+ Diarrhée aigue++++ : les gastroentérite aigues.
+Brûlures étendues.
+Aspiration digestive continue.
+3éme secteur : occlusion.
D- Les complications :
Si retard de prise en charge et /ou de réhydratation trop rapide.
1) Le choc hypovolémique
Peut être initial ou secondaire, en raison de l'importance de la déshydratation extracellulaire. S'il
est prolongé, il peut être responsable d'un syndrome de défaillance multi viscérale.
43
b-Thromboses veineuses cérébrales et les hémorragies intra parenchymateuses sont
exceptionnelles.
D- LE TRAITEMENT :
La DHA est une urgence thérapeutique dés l’apparition des premiers signes cliniques.
La prise charge thérapeutique est fonction de l’étiologie.
44
LES DIARRHEES CHRONIQUES CHEZ L’ENFANT
OBJECTIFS :
PLAN :
I- INTRODUCTION
II- DEFINITION
IV- ETIOLOGIES
V- CONCLUSION
45
46
DIARRHEES CHRONIQUES CHEZ L’ENFANT
I. INTRODUCTION
II. DEFINITION
La diarrhée chronique se définit par l’émission de selles trop fréquentes, trop volumineuses ou
trop molles, évoluant depuis plus de 4 semaines
Il s’agit souvent de selles molles à liquides avec modification de la texture, survenant plus de 3
fois par jour.
Le nourrisson allaité au sein peut avoir jusqu'à 6 à 7selles liquides par jour.
1- L’interrogatoire
L’interrogatoire précise :
• l’âge de l’enfant ;
• Les antécédents personnels et familiaux
• la relation chronologique avec la modification du régime, notamment l’introduction de
certains aliments (gluten, lait de vache)
• Signes associés :
– Digestifs : Vomissements, douleur abdominale…
– Extradigestifs : fièvre, arthralgie, manifestations allergiques, signes respiratoires
• Aspect des selles :
Le caractère des selles émises peut grossièrement orienter l’enquête étiologique :
– selles liquides, acides, d’odeur aigrelette (pH acide) :
- Diarrhées de fermentation ou maldigestion
- Intolérance aux sucres
– Selles liquides et alcalines, d’odeur fétide (pH alcalin): selles de putréfaction
– Selles molles pâteuses et graisseuses : malabsorption
– Selles glaireuses ou glairo-sanglantes : maladies inflammatoires du tube digestif,
– Selles contenant des débris alimentaires non digérés : colon irritable
2- Examen clinique
L'évaluation du retentissement d'une diarrhée chronique est basée sur l’appréciation du
développement staturo-pondéral et la recherche de signes de dénutrition :
• Analyse de la courbe de croissance,
• Recherche d’une cassure de la vitesse de croissance,
• Appréciation de l’épaisseur du pannicule adipeux
• Appréciation des masses musculaires,
• Recherche d’une pâleur
• Recherche d’un météorisme abdominal,
• Recherche d’œdèmes
• Recherche d’anomalies de la peau et des phanères
3- Examens paracliniques
Les examens complémentaires sont orientés par les données fournies par la clinique,
l’âge de l’enfant et l’hypothèse diagnostique.
47
- Un hémogramme à la recherche :
- d’une anémie par hémorragie ou carence martiale ou à l’inverse si elle est
macrocytaire d’une malabsorption d’acide folique ou de la vitamine B12,
- Une hyperéosinophilie évoquant une allergie alimentaire ou une parasitose
intestinale.
- Férritinémie
- Calcémie, phosphorémie et phosphatases alcalines
- Recherche d’une ostéopénie et évaluation de l’âge osseux (radiographie de la main et du
poignet gauches)
- Electrophorèse des protéines : hypoalbuminémie
- Parasitologies des selles
A. LA MALADIE CŒLIAQUE.
1. Définition
Il s’agit d’une entéropathie liée à une intolérance à la gliadine, une fraction protéique du
gluten, et caractérisée par une atrophie villositaire totale ou subtotale survenant chez des
sujets génétiquement prédisposés, elle touche l’intestin et d’autres organes extradigestifs.
Certains haplotypes HLA sont fréquents chez les sujets atteints de maladie cœliaque : HLA
DQ2 et/ou DQ8.
2. Clinique
2-1- Forme classique du jeune enfant
Il s’agit classiquement d’un nourrisson entre 9 mois et 2 ans présentant une diarrhée
chronique, vomissement, ballonnement abdominal, retard pondéral, anorexie, et
apathie.
2-2-Présentations atypique chez le grand enfant et chez l’adolescent
- Anémie chronique ferriprive isolée
- Anomalies de l’émail dentaire
- Douleurs osseuses pouvant révéler une ostéoporose précoce
- Retard statural isolé
- Retard pubertaire
- Élévation isolée des transaminases
3. Diagnostic :
– Dosage des anticorps anti transglutaminases de type Ig A associé au dosage des IgA.
Si taux des IgA bas, compléter par le dosage des anti transglutaminases de type IgG
– La fibroscopie digestive avec biopsie jéjunale est indispensable au diagnostic, elle révèle
une atrophie villositaire avec augmentation des lymphocytes T intraépithéliaux.
Dans l’avenir, la possibilité du typage HLA (DQ2, DQ8) pourrait dispenser de la biopsie
jéjunale.
4. Traitement
Le traitement est basé sur le régime sans gluten (RSG) à vie.
Le blé, le seigle et l’orge sont exclus de l’alimentation de l’enfant, alors qu’on autorise le
maïs, le riz, soja, la farine de pomme de terre. L’avoine est également autorisée.
Des farines sans gluten ainsi que d’autres produits industriels (pates, biscuits, biscottes,…)
sont disponibles sur le marché, ils doivent absolument porter le logo sans gluten :
48
5. Evolution et suivi
L’évolution sous RSG est spectaculaire. Il est recommandé de contrôler le taux d’IgA anti-
transglutaminase 6 mois après le début du régime sans gluten, la diminution du titre
d’anticorps est un marqueur indirect de la compliance au régime.
Le suivi apprécie la qualité du développement staturo-pondéral et pubertaire qui doit se
dérouler normalement sous régime sans gluten.
Le régime doit être suivi à vie afin d’éviter les complications à long-terme de la maladie.
(Déminéralisation osseuse, lymphome du tube digestif)
1. Manifestations cliniques
Début avant 3 mois, souvent dès le premier biberon de lait.
a- Signes digestifs :
- Vomissements ou rejets
- Douleurs abdominales
- Prise de poids insuffisante
- Diarrhée acqueuse
- Diarrhée glaireuse ou sanglante
- Parfois rectorragies
b- signes extra-digestifs :
- signes de nature allergiques : rash cutané, urticaire, dyspnée laryngée, parfois choc
anaphylactique
- dermatose atopique
- crise d’asthme, bronchiolite
- signes ORL : rhinite, otite
2. Diagnostic :
Le diagnostic d’allergie aux protéines de lait de vache est évoqué sur un faisceau d’arguments
cliniques
- La notion d’antécédents allergiques familiaux
- La chronologie des événements :
• Début des symptômes dans le mois qui suit l’introduction du lait de vache dans
l’alimentation et disparition sous régime d’exclusion.
• La rechute des symptômes après épreuve de réintroduction
3. Traitement
❖ Le traitement repose sur l’exclusion de tous les produits contenant des PLV
(Lait de vache, laitages, beurre, biscuits au lait, etc…). Cette exclusion est étendue aux
protéines du soja (allergie croisée)
On utilise des formules à base d’hydrolysats poussés de protéines
(Aptamil-Peptijunior°, Alfaré°)
❖ Epreuve de réintroduction
Réintroduction très progressive, sous surveillance, en milieu hospitalier. La tolérance aux
PLV est habituellement acquise autour de l’âge de 18 mois.
49
C. LA MUCOVISCIDOSE : fibrose kystique du pancréas
La diarrhée et les troubles digestifs sont liés à une insuffisance pancréatique exocrine
secondaire à l’obstruction des canaux pancréatiques par un mucus anormalement épais.
La mucoviscidose associe :
- La période néonatale : retard d’émission du méconium (Iléus méconial) ou ictère
cholestatique
- Diarrhée chronique faite de selles volumineuses, molles, graisseuses et nauséabondes
- Retard pondéral contrastant avec un appétit vorace
- Douleur abdominale, ballonnement, prolapsus rectal
- Maladie pulmonaire chronique
E. TUBERCULOSE INTESTINALE:
Diarrhée chronique avec importante altération de l’état général.
Notion de contage tuberculeux.
Association à d’autres localisations.
G. ERREURS DIETETIQUES
H. AUTRES ETIOLOGIES
50
6- Diarrhée grave prolongée
7- Diarrhée intraitable congénitale
8- lymphangiectasies intestinales
V. CONCLUSION
La diarrhée chronique chez l’enfant est secondaire à des causes multiples, dominées par le
syndrome de malabsoption. L’étape anamnestique et clinique est capitale, elle commence par une
évaluation du retentissement de la diarrhée avant d’entamer toute exploration.
51
LES VOMISSEMENTS DE L’ENFANT
Contenu du cours
OBJECTIFS EDUCATIONNELS
1- Analyser les caractères des vomissements par l’interrogatoire
2- Evaluer leur retentissement sur l’état général
3- Citer les signes cliniques associés à chercher en cas de vomissements.
4- Distinguer rapidement une urgence notamment chirurgicale.
5- Identifier l’étiologie en fonction des données cliniques.
6- Demander les examens complémentaires en fonction du contexte clinique.
7- Maîtriser les caractéristiques cliniques, paracliniques et thérapeutiques du RGO
8- Citer les complications du RGO.
PRE-REQUIS :
Anatomie digestive
Cours de neurophysiologie 2ème année de médecine: mécanisme de déclenchement de
vomissements
Cours de sémiologie digestive 4ème année de médecine
PLAN DU COURS
INTRODUCTION
I- DEFINITION
II- ELEMENTS DU DIAGNOSTIC POSITIF
III- DIAGNOSTIC ETIOLOGIQUE
52
VOMISSEMENTS DE L’ENFANT
INTRODUCTION
I- DEFINITION :
A) Interrogatoire :
1. Age du nourrisson
2. antécédents
3. Caractères des vomissements :
• Type du rejet et son aspect :
En jet ou non
Alimentaire, Bilieux, fécaloïdes, Sanglants
• Horaire :
Post prandial – précoce / tardif
Nocturne – matinal
• Facteurs déclenchant :
Changement de position
Aliments particuliers
Médicaments
Sevrage- contrariété
• Date d’apparition
• Fréquence
• Allure évolutive
Il faut distinguer :
• Vomissements aigus, récents, occasionnels ou aggravation récente
• Vomissements chroniques, habituels récidivants
• Digestifs : Diarrhée
53
Douleur abdominale
Rectorragies
• Extra- digestifs :
✓ ORL
✓ Pulmonaires
✓ Neurologiques
✓ Urinaires ++
✓ Cutanés.
• Régime alimentaire
• Mode de préparation des aliments
Quantité proposée
Méthode et reconstitution des laits.
• Date d’introduction des aliments
• Changement diététique / Apparition des troubles
B) Examen clinique :
1- Retentissement général :
• courbe de poids : évaluer la tolérance des vomissements
• Signes de déshydratation
• Signes de dénutrition
2- Signes associés :
• Signes généraux : Fièvre, altération de l’état général, signes de collapsus
.
• Signes neurologiques : Mesure du périmètre crânien
Trouble du comportement
• Signes abdominaux : Météorisme –Distension
Défense abdominale
Ondulations péristaltiques
Hématémèse, réctorragie
Orifices herniaires ++
• Signes ORL
• Signes pulmonaires
C) Examens complémentaires :
Ne sont pas systématiques, selon l’orientation étiologique.
1- Examens bactériologiques :
• Coproculture
• ECBU
• PL
• HEMOCULTTURE
2- Exploration radiologiques :
• ASP
• TOGD
• Echo Abdominale.
• TDM …..
3- Autres :
• Fibroscopie digestive
54
• Exploration métabolique
3- Vomissements chroniques :
* Hypertension intracrânienne : Vomissements matinaux en jet
Causes :
o HTIC toxique
o Hématome sous dural
o Tumeur
o Malformation.
B) Causes médicales :
1- Vomissements aigus :
a- Gastro-entérites aigues :
Cause très fréquente de vomissements
✓ Diarrhée
✓ Vomissements
✓ Fièvre
b- Infections aigues : quelque soit leur origine à rechercher systématiquement.
→ Infection ORL :
• Otite aigue
• Rhinopharyngite
• Stomatite
• Angine.
→ Infection urinaire :
▪ Tableau trompeur
▪ Recherche systématique par bandelettes urinaires réactive :
leucocytes – sang – nitrites
→ Méningite :
▪ Tableau peu spécifique
▪ Vomissements dans un contexte fébrile
▪ Ponction lombaire au moindre doute
→ Infection respiratoire :
Fréquemment émétisante
• Toux → vomissements
• Manifestations respiratoire du RGO
55
2- Vomissements subaigus ou chroniques:
a- Erreurs diététiques et de nursing
Causes fréquentes
Interrogatoire détaillé
Contention abdominale trop serrée
Ration excessive « syndrome du trop plein »
Bébé vorace : boit vite en avalant l’air
Erreur dans la proportion des laits ou qualité du régime
b- Intolérances alimentaires :
* Intolérance aux protéines du lait de vache
* Intolérance au gluten
c- Pathologie du RGO
d- Ulcère – gastrique
Douleur
Hématémèse
Endoscopie++
e - Affections métaboliques :
* Acidose diabétique
*Amino-acidopathies
* hyperplasie congénitale des surrénales
* Fructosémie, galactosémie congénitales
* Vomissements périodiques acétonémiques :
* Insuffisance rénale chronique
* Hypercalcémie
f- Vomissements psychogènes : contexte psychoaffectif particulier soit naissance
récente, ou anxiété maternelle, ou séparation parentale. A envisager après élimination
d’une cause organique
56
REFLUX GASTRO-ŒSOPHAGIEN
➢ Définition :
Passage involontaire du contenu gastrique vers l’œsophage.
Fréquent chez le nourrisson, réel problème de santé publique.
La pathologie du RGO doit bénéficier d’un diagnostic précoce et d’un suivi afin d’éviter
les complications peptiques
➢ Physiopathologie :
• Bases fonctionnelles : béance du cardia, relaxation inappropriée du sphincter
inférieur de l’œsophage, apanage du nourrisson et de l’enfant en bas âge qui sont
sensés s’améliorer avec l’âge (âge de la marche).
• Bases anatomique : malposition cardiotubérositaire, hernie hiatale.
➢ Tableau clinique :
• Vomissements : Précoces, dès les premières semaines
Post prandiaux, déclenchés par les changements de position.
Evolution chronique
• hypotrophie – stagnation de la courbe de poids
• Manifestations extra digestives : associées ou isolées
✓ Pulmonaires : Toux nocturne
BPP récidivantes
Asthme
✓ ORL : Rhino-pharyngite
Otites récidivantes
✓ Malaise grave du nourrisson
• Complications :
✓ Œsophagite :
- Douleurs retro-sternales, post prandiales
- Hématémèse
- Anémie chronique : hypochrome microcytaire
✓ Sténose peptique :
-dysphagie d’abord aux solides puis aux liquides
➢ Exploration du RGO :
Les explorations ne sont pas systématiques notamment dans les formes digestives non
compliquées chez le nourrisson durant la première année
Moyens d’investigation : nombreux
• PH-métrie Œsophagienne de 24 heures:
✓ Confirme un RGO atypique ou non cliniquement évident
✓ Analyse la relation RGO/ symptômes : formes respiratoires
du reflux, malaise du nourrisson ou un RGO résistant au
traitement.
✓ Evalue l’efficacité du traitement
• Impédancmétrie œsophagienne : même avantage que la pH-métrie, elle
recherche en plus un RGO alcalin.
• Fibroscopie œsophagienne :
✓ Diagnostic d’une œsophagite ++
✓ Anomalie anatomique associée
✓ Sténose œsophagienne
57
✓ En préopératoire si indication chirurgicale.
• Scintigraphie œsophagienne.
Pas de 1ère intention, pas de pratique courante
✓ RGO non acide post prandial
✓ Inhalation pulmonaire.
• Echographie œsophagienne :
Examen de courte durée, ne permet le diagnostic du RGO, permet
éventuellement l’analyse de la jonction œsogastrique.
• Manométrie œsophagienne :
Apprécie la réalité des anomalies du SIO et/ou péristaltisme œsophagien
➢ Traitement du RGO :
Basé sur :
• Les mesures hygiéno-diététiques :
✓ Eviter toute cause de compression abdominale
✓ Posture : orthostatisme 45° par rapport à l’horizontale (bannir la position
ventrale chez le nouveau-né)
✓ Fractionnement des repas
✓ Epaississement des biberons : formule AR
• Traitement médicamenteux :
✓ Prokinétiques : Dompéridone
✓ AntiH2, IPP : forme compliquée d’œsophagite péptique (prise en charge
relevant du domaine du gastropédiatre)
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