0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
305 vues5 pages

La Protection Sanitaire: en Élevage de Volaille

Ce document traite de la protection sanitaire en élevage de volaille. Il définit la biosécurité et ses trois niveaux d'intervention, et donne des recommandations pratiques pour la prévention des maladies chez la volaille.

Transféré par

Etudiant Pro
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
305 vues5 pages

La Protection Sanitaire: en Élevage de Volaille

Ce document traite de la protection sanitaire en élevage de volaille. Il définit la biosécurité et ses trois niveaux d'intervention, et donne des recommandations pratiques pour la prévention des maladies chez la volaille.

Transféré par

Etudiant Pro
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Agriculture

La protection sanitaire en élevage de volaille


Mots clés : volaille, poules, poulet de chair, santé, maladie, prévention, prophylaxie

La protection sanitaire englobe l’ensemble des mesures et pratiques visant à réduire le risque de contamination
des animaux, dans un site donné et d’un site à l’autre. Son objectif : éliminer les agents pathogènes dans le
milieu de vie des animaux, ou tout au moins réduire la pression infectieuse au niveau le plus bas possible.

Auteur(s) : Alain Huart et collaborateurs

Date de publication : 2004

Catégorie(s) : Élevage et pêche

Province(s) : K
 inshasa • Bandundu • Équateur • Province Orientale • Nord-Kivu • Sud-Kivu •
Maniema • Katanga • Kasaï-Oriental • Kasaï-Occidental • Bas-Congo

Partenaire(s) : Centre agronomique et Vétérinaire tropical de Kinshasa

Nombre de pages : 5

Identification : F-EP-A5-9

Définition de la « biosécurité » et de ses trois niveaux d’intervention, recommandations pratiques, exemples de produits
rodenticides et conseils de désinfection.

Le mot « hygiène » dérive du nom « hygea », et salmonelloses). Chez la poule parentale, La protection sanitaire est donc un concept
déesse grecque qui avait pour rôle de l’infection des sacs aériens et de l’oviducte très large que nous pourrions définir comme
prendre soin de la santé. Le mot « santé » est provoquée par la contamination et la l’ensemble de mesures et pratiques sani-
dérive du latin « sanitas. » « Prendre soin » transmission verticale par l’œuf. À côté des taires et préventives ayant pour but de
n’est autre chose que protéger. agents viraux et microbiens, il y a naturelle- réduire le risque de contamination des
La « protection sanitaire » en aviculture ment les vecteurs animés et inanimés, orga- animaux dans un site donné et de limiter
a donc comme objectif l’élimination des niques et inorganiques (comme les équipe- au maximum la propagation des agents
agents pathogènes dans l’environnement ou ments, le fumier, les aliments). pathogènes d’un site à un autre.
milieu de vie des animaux ou tout au moins
la maîtrise et la réduction de la charge ou L’exploitation plus ou moins intensive des Cette approche globale de la protection
pression infectieuse au niveau le plus bas volailles favorise les infections virales, bac- sanitaire est définie par le néologisme « bio-
possible. tériennes et parasitaires et entraîne par sécurité ». Elle répond essentiellement aux
conséquent la morbidité, la mortalité et les préoccupations suivantes :
pertes économiques. Il y a au mieux baisse
En effet, comme nous l’avons vu dans notre des performances, au pire, maladies cliniques •L
 a prévention de la transmission verticale
revue des maladies aviaires(1), les modalités graves. C’est la persistance des agents infec- (des poules parentales à leur progéniture
de transmission sont multiples et varient selon tieux qu’il faut combattre par le nettoyage et par l’élevage d’animaux indemnes des mala-
l’agent en présence, la nature de l’organe ou la désinfection d’autant plus fortement que dies infectieuses).
tissu cible. Ainsi donc les virus responsables cette persistance peut être plus ou moins
des maladies respiratoires effectuent une longue dans l’environnement. •L
 a mise en place des protections qui font
réplication sur la muqueuse des voies respi- obstacle à la dissémination horizontale.
ratoires et de ce fait la toux, l’éternuement En effet, la nécessité de nettoyage et désin-
répandent des particules pathogènes sous fection sont des notions généralement bien • Mise en place d’un programme de vaccina-
forme d’un aérosol. comprises par tous les éleveurs. La vaccina- tion en tenant compte des facteurs envi-
tion demeure aussi le moyen indispensable ronnementaux (micro climat, nutrition,
Les maladies entériques provoquant la diar- pour contrôler et contenir les principales stress…).
rhée dispersent les agents infectieux dans maladies virales et bactériennes. Mais sans
l’environnement par la fiente (entérites une approche environnementale, globale et En fonction de ces principes de base, nous
virales, entérites hémorragiques, coccidioses systématique, sans une stratégie planifiée, les pouvons distinguer trois échelles ou niveaux
résultats de la désinfection et de la vaccina- d’intervention :
tion, aussi excellents qu’ils puissent être ne
(1) Article extrait de Troupeaux et Cultures des Tropiques,
année I, numéro II. sont une panacée.

Ecocongo • 1
Agriculture

L’échelle conceptuelle éradication et la prévention de la dissémina- -L


 ’effectif de volailles potentiellement
tion vers d’autres sites. réceptives ou sensibles dans le lot « cible ».
La protection sanitaire commence normale- Elle est conditionnée par :
ment au moment de l’étude et du choix du 1. la revue permanente des procédures -L
 ’action du climat sur la persistance de
site avec ses implications sur la séparation des 2. la participation active à tous les échelons et l’agent pathogène dans le milieu extérieur.
spéculations (ferme de ponte, ferme paren- une discipline rigoureuse de groupe (aussi
tale), la différentiation des bandes (le sys- bien au niveau de l’encadrement que de -L
 a concentration ou dose infectieuse suffi-
tème à bandes multiples est un système à l’exécution) sante pour provoquer la maladie.
risque qui assure la pérennité des maladies 3. le suivi ou monitoring continu du statut
infectieuses et parasitaires) et l’éloignement sanitaire et du niveau immunitaire du trou- - Le bilan immunitaire du lot cible.
par rapport aux biotopes naturels des oiseaux peau.
sauvages. -L
 a présence de foyers infectieux (poules
indigènes, oiseaux sauvages, élevages infec-
Le choix du site et la protection sanitaire tés).
doivent tenir compte de l’articulation des La protection continue
marchés « approvisionnement -  distribu- - L’orientation des vents dominants.
tion » en vue de maintenir des niveaux de Enfin, l’échelle opérationnelle réglemente
productions optimales mais aussi intégrer le les aspects sécuritaires du site, notamment -L
 a localisation du site d’élevage : a t-on
risque que représente la proximité des routes l’accès des visiteurs, le port de tenues de implanté les bâtiments à côté d’une usine
publiques, la densité avicole dans une zone en travail( vestiaire et buanderie), les bains de d’équarrissage ? Les bâtiments sont-ils
rapport avec la pression microbienne. pieds et lavabos, le dispositif de contrôle de sous le vent d’un abattoir ou à proximité
NB : les erreurs de conception en termes mouvements des véhicules, la surveillance du d’une autoroute ? (revoir l’articulation des
de localisation et choix du site ne peuvent transfert de matériel entre sites, la protection échelles structurelles et opérationnelles).
être corrigées ou modifiées par la suite en contre les rongeurs et insectes, l’évacuation
réponse au danger d’émergence de nouvelles du fumier, la nébulisation intermittente de -L
 ’action des vecteurs « taxis microbiens » :
maladies. désinfectants dans les bâtiments etc. personnel, matériel, transfert entre sites,
aliments, canalisations d’eau, copeaux
L’échelle structurelle (infrastructures) -litière, insectes, rongeurs etc.

Cette étape englobe toutes les considérations En résumé -L


 a fréquence des épisodes infectieux peut
de la protection sanitaire en rapport avec renseigner sur le niveau de risque auquel
l’implantation de la ferme, l’orientation et Que faut-il retenir du concept de « bio- l’exploitation est exposée.
l’espacement des pavillons – conception et sécurité » ?
équipement des bâtiments, les clôtures, les -L
 a densité avicole ou nombre d’espèces dans
routes de desserte et le plan de circulation * L a bio-sécurité en aviculture englobe une zone donnée.
(véhicule – personnel - matériel), la sépa- tous les aspects de gestion et de conduite
ration des zones propres et zones sales, les d’élevage ayant pour objectif la réduction Pourquoi avons-nous besoin d’une pro­tec­
installations de décontamination des équipe- du risque de maladies susceptibles de se tion ou contrôle biologique ?
ments, emplacement des pédiluves (bains de répandre à l’intérieur et à l’extérieur d’une
pied) et dips pour véhicules etc. mais aussi le exploitation avicole. -L  e coût des traitements des maladies est
planning d’élevage et la séparation des lots très élevé et ne garantit pas toujours une
selon le principe «tout plein-tout vide», c’est • Que devons nous comprendre par risque réponse effective.
à dire la programmation des bandes d’élevage de maladies ? - Des pertes économiques peuvent survenir
en lot unique selon le principe : une ferme = • Quels sont les facteurs qui influencent longtemps avant le diagnostic.
une catégorie= un seul âge. la dissémination des agents pathogènes ?
Comment pouvons nous articuler notre sys-
Ici aussi, la mise en place des éléments de À l’exception de la plupart des sérotypes de la tème de biosécurité ?
l’échelle structurelle suppose la mobilisation salmonellose, les agents pathogènes aviaires
des ressources financières et ne peut pas proviennent essentiellement des volailles en - Par l’évaluation des sollicitations antigé-
répondre à une situation d’urgence épizoo- élevage et divers oiseaux sauvages. La proba- niques et le choix des méthodes de contrôle
tique. bilité de transmission entre deux groupes de appropriées notamment : les mesures d’hy-
volailles dépend de divers facteurs, notam- giène générale et la prémunition (vaccina-
L’échelle opérationnelle ment : tion et contrôle de la réponse immunitaire.)

Cette échelle nous ramène à la gestion cou- - La distance entre les groupes ou lots. - Par l’étude des voies d’infection (trans-ova-
rante de la bio-sécurité notamment la régle- rienne, aérienne…)
mentation draconienne des visites et la mise -L
 ’effectif de volailles dans le lot « donneur »
en place des mesures ou procédures de rou- porteur de l’agent pathogène. - Au moment de la construction de nouveaux
tine en vues de contrecarrer l’introduction bâtiments, il faut tenir compte des routes
et la transmission des agents infectieux, leur d’accès et de l’orientation des vents domi-

2 • Ecocongo
Agriculture

nants aussi bien que les mouvements du 13. Contrôle et réglementation du mouve- - Alterner l’usage de produits pour éviter
cheptel et du personnel. ment du personnel, les tours de poulail- l’accoutumance.
lers se faisant des « jeunes volailles vers
- Achat de poussins provenant de lots sains ; les adultes ». - S e rappeler qu’il est plus important de tuer
s’assurer du bilan immunitaire et du calen- les larves plutôt que les formes adultes.
drier de vaccination des poules parentales. 14. Éliminer dans la mesure du possible
la divagation des volailles sauvages et - S tocker les insecticides et rodenticides dans
- Par l’élevage en bandes uniques : ce système autochtones : foyers et vecteurs potentiels des armoires ou magasins sous clefs.
est idéal, bien que difficilement applicable de maladies.
aux petits élevages. En cas de nécessité, -V
 eiller au port de tenue et équipements de
des mesures d’extrêmes précautions doivent 15. S ’assurer que l’eau de boisson répond aux protection appropriés (pardessus – masque
être mises en place en cas d’élevage en spécifications minimales de potabilité et – gants – bottes…), se laver soigneusement
bandes d’âges différents. d’innocuité. après application et éviter de manger ou
boire durant le traitement.
Quelques mesures pratiques pour la pro- 16.Proscrire l’existence de dispensaires vété-
tection sanitaire en aviculture intensive. rinaires dans la ferme (une loge dispen- -V
 eiller à la propreté de l’endroit après
saire augmente le risque d’infection pour traitement (poubelle, enfouir, incinérer les
1. P
 our les unités intégrées, respecter une les autres volailles dans le bâtiment). restes de produits, emballages…).
distance de 3 à 5 Km entre différents sites.
17. Les poules mortes ? C’est un problème Exemples de produits rodenticides
2. À
  l’intérieur d’un site, la distance idéale de protection à l’échelle opérationnelle (à utiliser avec une boite appât) :
entre groupes de bâtiments devrait être qui est tout différent pour une petite
de 1 Km, mais en pratique, retenir une dis- exploitation et beaucoup plus préoccu-
tance minimale de 500 mètres et 15 à 20 pant pour les exploitations industrielles. Les anticoagulants
mètres entre bâtiments. Pour les grandes fermes, on recommande
la construction d’une chambre froide ou Dérivés de la coumarine : entraînent la mort
3. Travailler sur un schéma « tout vide-tout on dépose au fur et à mesure les poules par hémorragies dues à un effet anti throm-
plein » si possible. crevées préalablement mises en sacs plas- bine. (Broma-dione, Coumachlore, Couma-
tic avant l’envoi à l’usine d’équarrissage. fène, Diféna-coum) Warfarin = 1  kg pur +
4. Construire dans les zones à faible densité Éventuellement, on peut aménager une 19 kg d’appât pour rats : 200 gr par boite et
avicole. « décharge sanitaire » ou dépôt d’immon- 1 boite /20 m2.
dices pour l’enfouissement (mélange avec Difenacoum : 40 gr par boite (souris) et 1 boite
5. É
 liminer ou tenir à distance les espèces la chaux vive 5 kg/tonne), l’incinération par 10 m². Bromadéolone : 100 grs / boite et
indigènes. et/ou le compostage. Une autre alterna- une boite par 20 m².
tive, c’est « l’incinération » : méthode radi-
6. Réduire au strict minimum, le mouvement cale mais qui a un coût (carburant et équi- Dérivés de l’Indanédione : Présentation :
de véhicules dans le site. pements : incinérateur). Enfin, il est aussi appâts céréales entières, concassées, broyées
possible de recourir aux fosses ou tanks de (incluses ou non dans la paraffine) ou poudres
7.Au moment de l’implantation, tenir compte fermentation (addition d’enzymes) dans de piste (support silice argile) ; concentrats
des vents dominants et de l’orientation des lesquels les carcasses se décomposent. (pour le pré-mélange d’appâts volumineux).
bâtiments. Coloration obligatoire : Bleue ou Rouge.
18.Les insectes et les rongeurs ? Chlorophacinone = 1 kg pur + 40 kg d’appât :
8.l’érection de clôtures (treillis) pour limiter 200 gr par boîte, 1 boite/20 m².
les mouvements indésirables de personnel -P
 révenir et éviter les pertes (gaspillage) Difacenone = 40 g par boite à appât, 1 boite
et de vecteurs. d’eau et des aliments. par 10 m². Autres rodenticides : Chloralose ou
glucochloral (agissent par anesthésie générale
9.l’aménagement des vestiaires est vital dans - Tenir les alentours des bâtiments propres, fatale).
le système «tout plein-tout vide». tondre le gazon, désherber régulièrement. Produits interdits : Strichnine, crimidine,
phosphures.
10. C
 ontrôle des matières premières et des -E
 nlever le fumier régulièrement et le stoc-
aliments composés. ker à une certaine distance des bâtiments
d’élevage (1.5 Km). Les insecticides
11. Tenir dans la mesure du possible les sites
«indépendants » et éviter autant que -V
 eiller à disposer en permanence de bâti- Les insecticides végétaux (dérivés de la
possible l’échange de matériel et équi- ments étanches à l’épreuve de la vermine pyréthrine et roténone (peu toxique pour les
pements entre sites. (treillis et portes étanches). animaux supérieurs). Cyfluthrin = 40 gr dissous
12. Contrôle de la litière (durant la période dans 10 litres d’eau. Deltamethrine = 60 gr
d’élevage). -D
 émarrer immédiatement le programme dans 10 litres d’eau. Permethrine + pyréthrine
insecticide et anti rongeurs dès qu’on = 50 ml dans 10 litres d’eau.
détecte la présence des prédateurs.

Ecocongo • 3
Agriculture

Les insecticides organiques sière, saletés, litière et fumier. Laisser agir siques naturels : oxygène de l’air, rayons ultra
de synthèse le désinfectant pendant 4-6 heures. Tenir violets de la lumière solaire, dessiccation…
les portes et fenêtres closes après la désin- Le vide sanitaire ne doit pas être inférieur
Organophosphorés, insecticides carbamiques fection. à 8 jours pour une salle, 15 jours pour un
et les dérivés chlorés des hydrocarbures dont bâtiment complet et un mois pour un élevage.
le DDT, le lindane (HCH ou BHC) et son dérivé - Après la désinfection, réinstaller le matériel
le chlordane ; les dérivés des hydrocarbures préalablement désinfecté aussi, mangeoires, 1.4 Pédiluve
terpéniques (toxaphène) ; les dérivés des abreuvoirs, pondoirs…
naphtalènes (aldrin et dieldrin). Épandre une nouvelle litière ; au moment de Après la désinfection, il est de coutume de
l’arrivée des poussins, le bâtiment devrait pouvoir placer à l’entrée du local d’élevage
Pour tuer les larves : être non seulement propre mais aussi sec et un bac résistant à la corrosion (50 cm x 70 cm)
Diflubenzuron = 12.5 gr/m2. préchauffé et bien ventilé. pour les bains de pieds en vue de la protec-
Dimethoate + Phenitrothion = 100  ml/10  l tion contre un des grands vecteurs de germes :
d’eau. 1.2 Désinfection continue l’homme. Pour mieux faire, il faut au préa-
Tetrachlorvinfos =200 gr/10 l d’eau. lable décrotter les bottes après chaque visite
Trichlorfon = 50 gr/10 l d’eau. Les procédés de désinfection que nous avons au moyen d’une brosse dure, ensuite retrem-
vu jusqu’ici, constituent une désinfection per longuement les bottes dans le pédiluve.
discontinue, pratiquée en cas de nécessité
1. la désinfection des bâtiments (après le passage d’une maladie contagieuse) Produit : Formol 3 %, association formol 3 % +
d’élevage ou périodiquement (en fin de bande). Il existe sulfate de cuivre 2 %, crésyl 2 %. Eau de javel,
une autre forme de désinfection continue dérivés phénoliques, les iodophores et les
« La manière de désinfecter vaut plus que qui peut se faire occasionnellement en cours dérivés amphotèriques.
la nature du désinfectant ». d’une maladie survenant dans l’effectif ou
systématiquement tous les 15 jours pour 1.5 Q
 uelques exemples de produits désin-
1.1 La désinfection terminale lutter contre la pollution chimique ou micro- fectants
bienne des locaux.
Dès le départ des animaux, pour s’assurer Le désinfectant idéal est non toxique, a une
l’hygiène parfaite d’un local, il faut : La désinfection continue consiste à diffu- odeur agréable, il est non agressif et doit
ser sous forme de brumes ou d’aérosols des être capable de détruire toutes sortes de
- Démonter le matériel. mélanges antiseptiques huileux, d’action bactéries, moisissures, virus et spores.
rémanente prolongée, qui se déposent sur
-N
 ettoyer à sec, enlever la litière, les les parois des locaux, les objets et les ani- La vérité est que le produit idéal n’existe pas.
déchets, dépoussiérer, effectuer les répa- maux qui imprègnent l’atmosphère de façon Les produits réunissant au maximum le profil
rations. durable. de ce cliché se retrouvent dans un groupe res-
treint des désinfectants chlorés et des dérivés
-D
 étremper pour ramollir les salissures-les Produits type : crésylol, terpinéol, huile de des aldéhydes.
parois, le sol et le matériel fixe. Ce détrem- pin, essence de térébenthine.
page peut être facilité par l’action d’un Caractéristique : non corrosif, non irritant,
détergent ou d’un décapant (soude pendant innocuité et action bactéricide, bactériosta-
½ heure, 1 kg de paillettes par 100 m²). tique, virulicide et sporicide. Équipements :
La durée normale du détrempage est de pulvérisateurs, brumisateurs, aérosolisateurs.
3 heures. Décaper à la brosse métallique
ou par action d’un jet d’eau froide à haute Action : prophylaxie sanitaire, lutte contre
pression « jet en pinceau » = Pression mini- la pollution chimique par la neutralisation
male 50 atm, 12 litres d’eau par minute. de l’alcalinité due au dégagement de CO2 et
Nettoyer le matériel proprement, laisser d’ammoniac par les litières. Lutte contre le
sécher le local et le matériel avant de le microbisme des locaux. Les mêmes appareils
remettre en place. Vérifier la présence d’in- peuvent servir à la vaccination collective par
sectes, larves de mouches et les éliminer. voie aérienne dans les élevages industriels et
à l’administration des antibiotiques contre
-P
 ulvérisation de la solution désinfectante certaines maladies respiratoires.
par jet d’eau basse pression (3-4 kg/cm²)
avec l’aide d’un pulvérisateur type trai- 1.3 Le vide sanitaire
tement arbre fruitier. 1 litre/10  m² pour
les surfaces non poreuses. 1 litre/5  m² Cette technique est le prolongement
pour les surfaces moyennement poreuses. « logique » de la désinfection. En effet, le
1 litre /4 m² pour les surfaces véritable- nettoyage et la désinfection ont permis de
ment poreuses. Pour que le désinfectant détruire la presque totalité des micro-orga-
agisse correctement, les surfaces doivent nismes ; cependant certains ont pu être épar-
être exemptes de matière organique, pous- gnés et seront alors tués par les agents phy-

4 • Ecocongo
Agriculture

Ecocongo • 5

Vous aimerez peut-être aussi