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Ce document décrit une méthodologie pour caractériser et cartographier les interfaces entre les habitats et les forêts. Il présente les données et outils nécessaires, notamment des images satellites et des systèmes d'information géographique. La méthode implique de produire des cartes de végétation et de bâti, puis d'analyser leur structure spatiale pour caractériser les différents types d'interface.

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D’une végétation quasi absente, à une végétation éparse, à une végétation continue

D’un habitat isolé, à un habitat diffus, à un habitat groupé

Figure 4 : Neuf types d’interface habitat-forêt

3. Méthodologie
3.1. Matériels et données
Les données requises sont les suivantes :
- Une carte de végétation sous format raster ou format vecteur
- Une couche exhaustive du bâti résidentiel.

Si elles ne sont pas disponibles ou obsolètes, les types de données où extraire ces couches
sont:

• des images de télédétection à satellites à très haute résolution spatiale (image satellites,
ortho photos) pour élaborer des cartes d’occupation du sol (par classification d’images, photo-
interprétation) et en extraire la carte de la végétation, ou pour améliorer et mettre à jour des
cartes existantes;
• des bases de données adaptées en lien avec les données du bâti et de la végétation.

Les différents matériels et types de logiciels utilisés pour caractériser et cartographier les

Lampin et al. Aide méthodologique à la caractérisation et la cartographie des interfaces habitat-forêt -8-
interfaces habitat-forêt sont de différentes natures :

• les systèmes d’information géographique


Dans la méthodologie présentée ci-après, nous avons utilisé le logiciel ArcGIS développé par
ESRI (Environmental Systems Research Institute) pour caractériser la structure de l’habitat,
pour combiner les différentes couches de données et cartographier les résultats.

• Les logiciels de traitement d’image par télédétection


Si l’on ne dispose pas de carte de végétation à jour, deux options sont proposées pour élaborer
une carte de végétation à partir d’images satellites de très haute résolution spatiale. Dans ce
contexte les logiciels de traitement d’images par télédétection permettent d’élaborer des
classifications d’images satellites, de produire des cartes d’occupation du sol desquelles il est
possible d’extraire la végétation.
Dans la méthodologie, nous avons travaillé à partir de classifications automatiques d’images
satellites :
- d’une part avec le logiciel ERDAS Imagine® développée par Leica Geosystem qui permet
de réaliser des classifications par pixel (classification supervisée utilisant les règles du
maximum de vraisemblance). Le résultat permet de fournir une carte de la végétation au
format raster.
- d’autre part avec le logiciel Feature Analyst® développé par Visual Learning System
adapté pour classifier des images satellites de très haute résolution en combinant les
attributs spatiaux et l’information spectrale. Le résultat permet de fournir une carte de la
végétation au format vecteur.

• Le logiciel d’analyse par l’écologie du paysage


Ces logiciels permettent de quantifier le territoire et sa configuration spatiale au sein d’un
paysage. Nous avons utilisé le logiciel FRAGSTATS, logiciel gratuit disponible sur le web
(McGarigal, K., S. A. Cushman, M. C. Neel, and E. Ene. 2002) pour calculer un indice
d’agrégation sur la végétation.

3.2. Méthode
La caractérisation des interfaces habitat-forêt est réalisée en trois étapes:
 Production des cartes de végétation et de bâtis
 Analyse spatiale : Calcul des critères traduisant la structure de la
végétation et celle du bâti
 Combinaison des critères précédents pour caractériser et cartographier les
types d’interface habitat-forêt

3.2.1. Production des cartes de végétation et de bâtis


Selon la disponibilité des données, les cartes de végétation et de bâtis peuvent être extraites
d’une carte d’occupation du sol déjà existante, cartographiant précisément les bâtis et la
végétation, sinon elles peuvent être élaborées par traitement d’images satellites de très haute
résolution spatiale ou par exploitation et mise à jour éventuelle de base de données existantes.

[Link]. Traitement d’images de très haute résolution par classification


Deux options de traitement sont proposées:

Lampin et al. Aide méthodologique à la caractérisation et la cartographie des interfaces habitat-forêt -9-
o Une approche (1) classique de classification par pixel (supervisée ou non supervisée)
utilisant en général la règle de vraisemblance maximum (cf. Figure 5);

Figure 5: Classification par pixel avec


le logiciel Erdas Imagine® et bâtis
issus de la BD Topo® actualisée
(Journet 2007)

o Une approche (2) par classification orientée objet combinant les attributs spatiaux (taille,
forme, texture, ensemble, association spatiale) avec l’information spectrale (cf. Figure 6);

Figure 6: Classification orientée objet


avec le logiciel Feature Analyst®
(Long et al, 2007)

A partir de ces cartes d’occupation du sol ainsi produites, il est possible d’extraire avec
fiabilité la végétation dans les deux approches, et les bâtis dans l’approche (2) uniquement.

[Link]. Exploitation et mise à jour de bases de données existantes


Dans le cas où la classification d’images ne permettrait pas d’extraire avec fiabilité le bâti (cas
de l’approche (1) ci-dessus), des bases de données complémentaires seraient nécessaires. Une
carte des bâtis concernés par la caractérisation des interfaces habitat-forêt, à savoir les bâtis
résidentiels, est élaborée par extraction de la couche des « bâtiments quelconques »
correspondant aux habitations de la base de données de la BD TOPO® de l’IGN. Selon la
date de réalisation de cette base, il est nécessaire de l’actualiser par digitalisation manuelle des
bâtis manquant. Cette mise à jour du bâti est réalisée en superposant et en confrontant
visuellement les données de bâtis de la base avec les bâtis observés sur d’autres supports
image récentes, ou enquêtes de terrain. Cette actualisation peut être ensuite contrôlée en

Lampin et al. Aide méthodologique à la caractérisation et la cartographie des interfaces habitat-forêt - 10 -


utilisant une autre source image comme des orthophotos de la BD ORTHO® de l’IGN. Dans
la carte des bâtis ainsi élaborée (Figure 7), les bâtis situés dans la zone soumise aux
obligations de débroussaillement sont sélectionnés pour constituer les bâtis en interface.

Figure 7: Carte du bâti en


interface

3.2.2. Analyse spatiale

[Link]. Critère traduisant la structure de la végétation


Que ce soit par photo-interprétation ou par classification (par pixel, orientée objet), les types
de végétation identifiés sont appréhendés en terme de propagation du feu et non en terme
d’intensité. Il ne s’agit donc pas de caractériser précisément la nature ou la structure verticale
de la végétation mais sa structure horizontale.
Cette structure horizontale de la végétation peut être évaluée de deux manières différentes selon
la disponibilité des données de végétation. Si la carte de végétation est une image au format
raster issue d’une classification par pixel, la structure de la végétation est identifiée à partir de
calcul d’un indice de l’écologie du paysage, l’indice d’agrégation. Si elle est une image au
format vecteur issue d’une base de données existante, d’une photo-interprétation, d’une
classification orientée objet, la structure de la végétation est identifiée qualitativement.

 L’indice d’agrégation calculé sur la végétation (carte de végétation au format raster


issue de classification supervisée)

Cet indice de configuration spatiale ou d’agrégation spatiale, appelé AI (Aggregation Index),


fait référence à l’arrangement spatial et au regroupement des objets sur l’image. Il renseigne
sur la fréquence des connexions entre pixels d’une même classe de paysage (Robbez-Masson
et al, 1999), se prêtant ainsi à une quantification de l’organisation du paysage. L’indice
d’agrégation est calculé à partir d’une matrice d’adjacence (de contiguïté) montrant la
fréquence des pixels qui apparaissent côte à côte. L’AI est défini par la formule suivante :

 g ii  gii = nombre de contacts entre les pixels d’une classe i


AI =   (100)
 max g ii 

Lampin et al. Aide méthodologique à la caractérisation et la cartographie des interfaces habitat-forêt - 11 -


avec
max – gii = nombre maximal de contacts entre les pixels d’une classe i

La figure 8 illustre l’évolution de l’indice d’agrégation selon l’agencement de 9 pixels. Le


schéma (6) correspond à l’agrégation maximale, c’est-à-dire au nombre de contacts maximal
entre les pixels. Dans ce cas on compte 40 contacts verticalement, horizontalement et
diagonalement. A l’opposé, le schéma (1) correspond à une agrégation nulle, aucun contact
n’existe entre les pixels qui sont isolés les uns des autres. Le schéma (4), correspondant à une
agrégation de 75%, est le rapport du nombre de contacts entre les pixels, ici 30, et du nombre
de contacts maximal possible entre les 9 pixels, c’est-à-dire 40.
Le calcul est réalisé avec une fenêtre glissante d’un radius de 10 mètres correspondant à une
surface significative de 100 m².
(1): AI=0 (2): AI=25% (3): AI=50% (4): AI=75% (5): AI=90% (6): AI=100%

Lampin et al, 2006

Figure 8 : Evolution de l’indice d’agrégation en fonction de l’agencement de 9 pixels

Le calcul de l’indice produit une carte au format raster avec des valeurs variant de 0 à 100%.
(cf. détail du calcul en Annexe 6). Pour simplifier les résultats, 3 classes de valeurs
d’agrégation sont identifiées comme illustré ci-dessous :
- Agrégation = 0 correspond à une occupation du sol généralement différente de la
végétation ; il n’y a aucun contact entre chaque unité de végétation de surface équivalente
à celle du pixel de l’image.
- 0 < Agrégation < 90 % correspond à une végétation discontinue, éparse ou des limites de maquis
garrigues ;
- Agrégation ≥ 90 % met en évidence une végétation continue et dense.

Le seuil retenu peut varier légèrement selon le contexte de la végétation et la résolution de


l’image, oscillant entre 90 et 97%. Généralement il correspond au pic significatif qui apparait
dans la répartition des valeurs de l’indice d’agrégation calculé sur l’ensemble de l’image
étudiée.
La carte de l’agrégation de la végétation (Figure 9b) met ainsi en évidence des espaces de
végétation continue et dense, de végétation discontinue et éparse, et de végétation quasi absente
telle que l’illustre la figure 10.

Lampin et al. Aide méthodologique à la caractérisation et la cartographie des interfaces habitat-forêt - 12 -


Figure 9a: Classes de végétation regroupées en Figure 9b: Calcul de l’indice d’agrégation
une classe sur cette classe de végétation

AI =0 0 ≤ AI < 90% AI ≥ 90 %
Absence de végétation Végétation éparse Végétation dense

Figure 10: Illustration des types de structure de la végétation mis en évidence selon les valeurs
de l’indice d’agrégation AI

 Identification qualitative de la structure de la végétation (carte de végétation au


format vecteur issue de la photo-interprétation ou de classification orientée objet)

La carte d’occupation du sol (Figure 11) obtenue par classification orientée objet met en
évidence différentes classes de végétation. L’identification qualitative de la structure
horizontale de la végétation se fait alors en regroupant les classes de végétation identifiées
selon le critère de continuité horizontale.
Ainsi, dans la classification orientée objet réalisée avec Feature Analyst, les classes de
végétation sont regroupées (Figure 12) comme suit :

- Structure horizontale de la végétation continue

Lampin et al. Aide méthodologique à la caractérisation et la cartographie des interfaces habitat-forêt - 13 -


Ce regroupement correspond aux classes de végétation dont la couverture arborée est
dense : la surface au sol est totalement couverte de végétation (forêts de résineux,
feuillus, mixtes non débroussaillées, garrigues, maquis, etc.).

- Structure horizontale de la végétation discontinue


Ce regroupement correspond aux classes de végétation éparse : la surface au sol n’est
pas totalement couverte de végétation, il s’agit souvent de zones entretenues
(débroussaillées, végétation d’agrément, plantations, haies, etc.).

- Le reste des classes d’occupation du sol constitue des surfaces non végétalisées (sol
nu, surfaces bâties, surfaces agricoles, etc.) mais pas nécessairement non combustibles
(surfaces agricoles notamment).

Figure 11 :
Classification
d’image orientée
objet réalisée avec le
logiciel Feature
Analyst® (Long et
al, 2007)

Figure 12:
Regroupement des
classes caractérisant
la structure
horizontale de la
végétation.

Lampin et al. Aide méthodologique à la caractérisation et la cartographie des interfaces habitat-forêt - 14 -


[Link]. Critère traduisant la structure de l’habitat

Si les expressions « habitat isolé, diffus ou groupé » sont très répandues chez les cartographes,
urbanistes et autres aménageurs, il n’en existe pas vraiment de véritable définition. L’INSEE
(Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques) ou l’IGN (Institut
Géographique National) développe des concepts comme unité urbaine, ou tâche urbaine
(CETE-CERTU, 2005) avec des notions de continuité de bâtis, de distances entre bâtis mais
ils ne sont pas adaptés à la problématique. Aussi en l’absence de définition précise des types
d’habitat isolé, diffus et groupé, une définition est proposée dans le contexte des interfaces
habitat-forêt soumises au risque d’incendie de forêt. La définition, puis la cartographie des
trois types habitat, se fonde sur des critères spatiaux comme la distance entre bâtis et le
regroupement de ces bâtis (et par conséquent la densité) mais aussi à partir de critères
déterminants dans le contexte risque d’incendie, comme le périmètre moyen à protéger par
bâti en cas d’incendie et la surface moyenne à débroussailler par bâti (Lampin, 2007).

 Critères spatiaux pour caractériser l’habitat


La couche de base des bâtis est une couche au format vecteur, chaque bâti correspondant à un
polygone. Des zones tampon (fonction buffer) de 50 m sont réalisées autour des bâtis situés
en interface. Des buffers de tailles et de formes différentes, contenant un nombre variable de
bâtis, sont ainsi formés. Ils sont alors classés principalement selon ce nombre de bâtis (cf.
détail du calcul en Annexe 6.2). Ainsi sont définis :

- L’habitat isolé (en jaune sur la figure 13)


Ensembles de 1 à 2 bâtis, éloignés de plus de 100 m de tout autre ensemble de bâtis,
et,
ensembles de 3 bâtis, distants de plus de 100 m de tout autre ensemble de bâtis et pour lequel
la somme des distances entre bâtis, prises deux à deux, est supérieure à 100 m (d1+d2>100m
par exemple). En cas de lutte contre l’incendie, cet agencement spatial des bâtis les assimile à
des bâtis isolés.

Figure 13 : Habitat isolé

- L’habitat diffus (en orange sur la figure 14)

Lampin et al. Aide méthodologique à la caractérisation et la cartographie des interfaces habitat-forêt - 15 -


Ensembles de 4 à 50 bâtis, distants de plus de 100 m de tout autre ensemble de bâtis
et,
ensembles de 3 bâtis, distants de plus de 100 m de tout autre ensemble de bâtis et pour lequel
la somme des distances entre bâtis, prises deux à deux, est inférieure à 100 m.

Figure 14 : Habitat diffus

- L’habitat groupé (en rose clair et rose foncé sur la figure15)


Ensembles de plus de 50 bâtis distants de plus de 100 m de tout autre ensemble de bâtis.
Avec deux sous-ensembles de bâtis:
- Habitat groupé dense (rose clair) constitué de groupes de 1 à 10 bâtis distants de plus
de 30 m de tout autre ensemble de bâtis,
- Habitat groupé très dense (rose foncé) constitué de groupes de plus de 10 bâtis,
distants entre eux de moins de 30 m.

Figure 15 : Habitat groupé

Chaque type d’habitat ainsi défini peut être caractérisé par des indicateurs traduisant

Lampin et al. Aide méthodologique à la caractérisation et la cartographie des interfaces habitat-forêt - 16 -


l’organisation spatiale des bâtis dans le contexte incendie de forêt :
 La densité du bâti calculée comme le nombre de bâtis rapporté à la surface contenant
ces bâtis,
 Le périmètre moyen à défendre par bâti correspond au périmètre du polygone rapporté
au nombre de bâtis concernés.
 La surface moyenne à débroussailler par bâti correspond à la surface rapportée au
nombre de bâtis concernés.
Les caractéristiques calculées dans un environnement de 100 m autour des bâtis
(correspondant à la surface délimitant l’interface habitat-forêt) ont les valeurs
suivantes (tableau 1):

Nature d’habitat Surface moyenne à Périmètre moyen Densité (nombre de bâtis par
débroussailler par à protéger par bâti ha)
bâti (m2) (m)
Habitat isolé 10 000 330 Moins de 1 bâti
Habitat diffus 6 400 150 De 1 à 2 bâtis
Habitat groupé 3 400 45 Plus de 2 bâtis
Tableau 1 : Caractéristique des types d’interfaces habitat-forêt

Pour l’habitat groupé très dense, correspondant aux zones les plus urbaines situées en
interface, la surface moyenne à débroussailler par bâti (m2), périmètre moyen à protéger par
bâti (m) et la densité de bâti, sont respectivement de 2 100 m2, 35 m et plus de 3 bâtis par ha.
On obtient ainsi une carte des types habitat dans les interfaces habitat-forêt (Figure 16).

Figure 16 : Carte des types d’habitat en interface habitat-forêt

Lampin et al. Aide méthodologique à la caractérisation et la cartographie des interfaces habitat-forêt - 17 -


3.2.3. Combinaison des critères précédents pour caractériser
et cartographier les types d’interface habitat-forêt

La caractérisation des interfaces habitat-forêt est alors réalisée en combinant les critères
relatifs d’une part, à la structure de la végétation (indice d’agrégation ou couverture de
canopée de végétation) et, d’autre part, à la structure de l’habitat (cf. détail du calcul en
Annexe 6.3).

La combinaison des trois types de structure de végétation et des trois types d’habitat conduit à
9 types principaux d’interfaces (on peut considérer jusqu’à 12 types si l’on tient compte du
détail de l’habitat groupé en habitat groupé dense et très dense - Figures 18 & 19):

Figure 18: Cartographie des types d’interfaces habitat-forêt

Lampin et al. Aide méthodologique à la caractérisation et la cartographie des interfaces habitat-forêt - 18 -


Figure 19: Zoom sur la cartographie des types d’interfaces habitat-forêt

Légende
Bâtis
Limites des communes
Habitat isolé avec agrégation nulle
Habitat isolé avec agrégation faible
Habitat isolé avec agrégation forte
Habitat diffus avec agrégation nulle
Habitat diffus avec agrégation faible
Habitat diffus avec agrégation forte
Habitat groupé dense avec agrégation nulle
Habitat groupé dense avec agrégation faible
Habitat groupé dense avec agrégation forte
Habitat groupé très dense avec agrégation nulle
Habitat groupé très dense avec agrégation faible
Habitat groupé très dense avec agrégation forte
Aire soumise au débroussaillement

La caractérisation des interfaces peut être illustrée par la figure 20.

Lampin et al. Aide méthodologique à la caractérisation et la cartographie des interfaces habitat-forêt - 19 -


Structure de la végétation

Figure 20 :
Illustration des Végétation discontinue, éparse
Occupation du sol différente de la Végétation continue, dense
types d’interface végétation
habitat-forêt

Habitat isolé

D ≤ 1 bâti / ha Type 1 Type 2 Type 3


Types d’habitat

Habitat diffus

1 < D ≤ 2 bâtis/ha
Type 4 Type 5 Type 6

Habitat groupé
(dense et très dense)

D > 2 bâtis/ha
Type 7 Type 8 Type 9

Lampin et al. Aide méthodologique à la caractérisation et la cartographie des interfaces habitat-forêt - 20 -


3.2.4. Synthèse de la méthode de caractérisation des
interfaces habitat-forêt

Support image satellite de très haute résolution

Classification par pixel Classification orientée objet

Carte d’occupation du sol


Format raster Format vecteur

Données du bâti (BD Topo® IGN)

Carte de l’indice d’agrégation Carte de l’habitat Carte de la structure de la végétation

Carte des interfaces habitat-forêt en 9 types (voire 12 types si détail du groupé) )

Lampin et al. Aide méthodologique à la caractérisation et la cartographie des interfaces habitat-forêt - 21 -


Données d’entrée
images satellites THR
Extraction de l’occupation du sol

Classification par pixel Extraction du bâti Extraction d’objets


(supervisée –non • Digitalisation manuelle
supervisée) • Mise à jour
complémentaire des Extraction Extraction
données du bâti de la
végétation

Analyse spatiale
Regroupement des classes Sélection des bâtis selon
de végétation les critères de distance,
périmètre à protéger et
nombre de bâtis

Calcul de l’indice Calcul des zones tampons


d’agrégation sur la de 100 m autour des bâtis
végétation avec une fenêtre sélectionnés pour chaque
glissante type d’habitat

Recodification des classes

Classification en 3 classes: Classification en 3 classes: Classification en 3 classes:


• Agrégation nulle quand AI = 0 • Habitat isolé • Regroupement des types
• Faible agrégation quand 0 • Habitat diffus de végétation à couvert
< AI < seuil pertinent • Habitat groupé arboré dense
• Forte agrégation quand AI • Regroupement des types
≥ seuil pertinent de végétation éparse
• Regroupement des classes
non végétatlisées

AI recodé: Types d’habitat recodés: Couverture végétale recodée:


• 10: Agrégation nulle • 1: Habitat isolé • 10: Surface non végétatlisée
• 20: Faible agrégation • 2: Habitat diffus • 20: Végétation discontinue
• 30: Forte agrégation • 3: Habitat groupé • 30: Végétation continue

Données en sortie

Combinaison de l’indice d’agrégation Combinaison de la structure de la


de la végétation et des types d’habitat : végétation et des types d’habitat :
agrégation nulle x habitat isolé:11 Type 1 11: surface non végétatlisée x habitat isolé
agrégation nulle x habitat diffus :12 Type 2 12: surface non végétatlisée x habitat diffus
agrégation nulle x habitat groupé :13 Type 3 13: surface non végétatlisée x habitat groupé
faible agrégation x habitat isolé:21 Type 4 21: végétation discontinue x habitat isolé
faible agrégation x habitat diffus:22 Type 5 22: végétation discontinue x habitat diffus
faible agrégation x habitat groupé:23 Type 6 23: végétation discontinue x habitat groupé
forte agrégation x habitat isolé:31 Type 7 31: végétation continue x habitat isolé
forte agrégation x habitat diffus:32 Type 8 32: végétation continue x habitat diffus
forte agrégation x habitat groupé:33 Type 9 33: végétation continue x habitat groupé
Lampin et al. Aide méthodologique à la caractérisation et la cartographie des interfaces habitat-forêt - 22 -

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