Ppa 6201
Thèmes abordés
Ppa 6201
Thèmes abordés
Par
Hassiba Hannou
Nadia Mastadi
Marianne Séguin
Pierre Charbonneau
Hiver 2020
1
Table des matières
Introduction…………………………………………………………………………......…..p. 3
Présentation de la problématique……………………………………………….…...….p. 3 à 8
Présentation des concepts théoriques……………………………………..…………...p. 8 à 14
Présentation de modèles d’interventions……………………………………………..p. 14 à 21
Présentation des ressources disponibles.……………………………………………..p. 21 à 24
Conclusion……………………………………………………………………………........p. 24
Références……………………………………………………………………...….…p. 25 à 28
Annexes……………………………………………………………………………....p. 28 à 32
2
SUPPLÉANCE
Introduction
Ce texte vise à répondre à la question de savoir ce que c’est réellement qu’être un
suppléant au XXIe siècle, quelles responsabilités cela implique et comment nous pouvons
réussir à nous démarquer en tant que suppléant malgré la complexité de ce rôle. La première
partie de ce document sera consacrée au décorticage de cette problématique au Québec avec
quelques témoignages sur la précarité des suppléants et une étude comparative de l’état de
l’éducation dans les différentes provinces canadiennes. La deuxième partie sera consacrée à
la présentation des concepts théoriques avec toutes les normes entourant l’exercice de ce
métier se retrouvant dans les documents légaux. La troisième partie sera consacrée à la
présentation des modèles d’interventions où nous verrons comment les théoriciens peuvent
nous aider à faciliter notre tâche de suppléant en donnant des exemples concrets de la façon
d’utiliser leur modèle. Enfin, la quatrième partie sera celle où nous présenterons les
ressources disponibles qui sont, selon nous, les meilleures pour bien s’outiller en tant que
suppléant et qui pourront orienter le lecteur qui désire peaufiner davantage sa recherche au
niveau des moyens d’interventions.
Présentation de la problématique
I. Prévalence et problématique
3
liberté sans la présence d’un superviseur de stage pour nous évaluer. De cette façon, nous
pouvons bien prendre le temps de corriger nos erreurs et fouiller dans nos ressources pour
nous aider. La suppléance nous permet d'acquérir de l’expérience avec une initiation au
métier d’enseignant que nous pourrons utiliser quand nous deviendrons nous-mêmes des
enseignants. Cela aide à se diriger vers la stabilité.
Malheureusement, aujourd’hui, faire de la suppléance, c’est beaucoup plus complexe,
entre autres à cause du choc professionnel dû à l’entrée brusque dans la profession. De plus,
le suppléant rencontre souvent des obstacles provenant du manque de temps, de la
méconnaissance des élèves, du milieu où il y a peu de formations et où il y a des
changements fréquents dans les écoles. Par ailleurs, l’enseignement des disciplines n’est pas
toujours évident quand nous sommes un suppléant, surtout au secondaire, puisqu’il peut
arriver que certaines matières ne soient pas vraiment notre spécialité. Les membres de la
direction n’offrent pas toujours le soutien ou les ressources nécessaires pour accomplir notre
tâche, hormis quelques Commissions scolaires telles que la CSDM qui « offre deux
formations sur mesure pour ses suppléants occasionnels du primaire et du secondaire dès
l’embauche »1 . Il n’y a pas vraiment de mentorat pour les suppléants, ce qui pourrait pourtant
leur faciliter énormément la tâche, tout comme pour les enseignants. Les mentors ont le
mandat de nous guider à travers la culture et la logistique de l’école. Ils sont les
personnes-ressources pour les nouvelles recrues. Le suppléant vit les rechutes du mauvais
encadrement apporté aux suppléants dans les écoles puisqu’ils ne semblent pas être une
priorité dans les écoles du Québec. Pourtant, « les enseignants et les directions
d’établissement s’attendent à ce que la personne suppléante soit capable de tenir la classe,
mais aussi de favoriser des apprentissages chez les élèves qui leur sont confiés. » (Lessard,
Longpré et Yargeau, 2009)2 Le suppléant peut se sentir isolé, entre autres à cause de la
non-reconnaissance des élèves à son égard et aussi à cause de la banalisation des enseignants
face aux difficultés de discipline que vivent quotidiennement les suppléants. C’est très
gênant! On entend plein de stéréotypes comme l’élève qui s’est mal comporté parce que c’est
juste un suppléant sans formation ni autorité ou bien le suppléant est vu comme un gardien
d’enfants. Par exemple, dans l’école où l’une d’entre nous travaille, elle a déjà vu des
suppléants rester en classe pendant le dîner plutôt que d’aller dans la salle des enseignants
rien que pour éviter les commérages. C’est sans compter les enseignants qui ne disent jamais
bonjour aux suppléants si ces derniers ne leur disent pas en premier. Le suppléant est souvent
considéré comme la doublure d’une vedette sans importance. Pourtant, les enseignants
4
connaissent bien ce vécu puisqu’ils sont tous déjà passés par là. Puis, la cerise sur le gâteau
c’est que la gestion de classe du suppléant peut rapidement devenir chaotique sans support.
Notre collègue, Pierre Charbonneau, qui travaille dans les écoles depuis plusieurs années,
affirme que les jeunes refusent généralement de travailler quand il y a des suppléants, puis
qu’ils font des remarques blessantes ou réagissent agressivement face à leurs consignes.
Néanmoins, dans la réalité, les suppléants ont la même responsabilité légale que les
enseignants. Ils ont un défi quotidien d’enseigner les leçons faites et préparées par un autre
enseignant. Par ailleurs, les Commissions scolaires se plaignent aujourd’hui du manque de
ressources et de la pénurie d’enseignants. En effet, de nos jours, le problème du manque
d’enseignants provient, entre autres, du fait que les enseignants démissionnent au cours des
cinq premières années de la pratique (25% d’abondants)10. Selon les statistiques données par
la CSDM, sur un total de 16 405 enseignants, il y a 12 093 enseignants réguliers et 4 312 non
réguliers (suppléants)3 si l’on observe la situation des écoles primaires et secondaires. Les
Commissions scolaires du Québec multiplient les appels d’offres pour des remplacements
d’urgences des postes vacants. Elles offrent des postes aux étudiants même s’ils sont
seulement en deuxième année d’Université, ce qui a inquiété les parents et a amené la
porte-parole de la Commission scolaire à rassurer sa clientèle en déclarant que « les étudiants
sont encadrés et qu’ils font de la suppléance uniquement dans les écoles où ils ont été
stagiaires »4 . Dans une autre Commission scolaire, la demande a dépassé l’offre selon le
journal : « La presse + La CSMB compte 656 500 enseignants. Tous les jours, dit sa
présidente, il y a entre 200 et 250 remplacements à effectuer. Le vendredi, ce chiffre peut
monter à 500. Depuis septembre, seuls 85% des remplacements ont été pourvus par la banque
de suppléants. La présidente déclarait que la Commission a fait une demande pour 219
suppléants et que seul 158 ont pu être trouvés à partir de la liste de rappels qui compte 700
personnes. »5 « Cette même Commission scolaire, devant la pénurie de suppléants, a
encouragé une centaine de ses employés non enseignants à faire un certificat pour les aider à
enseigner »5. Pourtant, si l’on regarde du côté des suppléants, le témoignage est parfois
contradictoire et la situation est précaire. Ils doivent attendre chaque matin un appel. Selon
certains, cela ne provient pas du manque de mains d’œuvres comme le clament les
Commissions scolaires, mais du manque de rigueur. Voici quelques témoignages à partir d’un
blogue : « J’ai envoyé mon dossier ouvert à la CSDL depuis l’an passé… J’ai même fait un
contrat l’an passé. Cette année, aucun appel. On est rendu en mars. »6 « Je suis
orthopédagogue bachelière spécialisée en adaptation scolaire au secondaire. J’avais acheté
5
une maison au bord de l’eau. Pas un appel, même pas pour de la suppléance. J’ai vendu pour
aller ailleurs »6.
II. Études comparatives et précarité de la suppléance
Au Québec, 42% des enseignants ont un statut précaire selon la FAE7. Afin de
connaître les enjeux pour lesquels nous allons être confrontés, il faut expérimenter la réalité
du terrain qui est loin d’être propice à la transmission des connaissances. Les jeunes
enseignants héritent des classes les plus difficiles, les élèves cherchent à épuiser le suppléant
et mettre son autorité à défi. Par exemple, pendant que le suppléant demande le silence, ils
continuent de parler en l’ignorant. Le suppléant bénéficie rarement d’accompagnement
pendant les premières années qui sont cruciales pour notre placement dans ce métier. Pire, s’il
demande du soutien, cela pourrait être interprété comme une incapacité au niveau de la
gestion de classe. Les suppléants ne sont pas évalués et ne peuvent pas vraiment participer
aux activités de formations continues. Les enseignants titulaires passent plus de temps à
discipliner qu’à instruire. Il serait donc difficile qu’un suppléant fasse autorité auprès de ses
élèves du fait que sa posture soit contestable. Il n’est souvent pas assez outillé pour gérer des
classes en difficulté. Souvent, le suppléant ne trouve pas d’aide auprès des enseignants, ce qui
fait qu’il doit simplement faire de son mieux pour ne pas tomber dans la surcharge de travail,
vivre énormément d’anxiété ou tomber en dépression. Il y a aussi la lourdeur du travail qui
est due à l’école inclusive et au fait que même les enseignants ne sont pas assez formés pour
affronter cette réalité. (L’école inclusive remonte aux années 80 lorsque les parents ont voulu
que leur enfant, quelque soit leur handicap ou leur difficulté, soit intégré en classe ordinaire
dans son école de quartier. Mais, les Commissions étaient contre, invoquant de graves
préjudices au développement de l’élève. Une multitude de plaintes aux droits de la personne
et plusieurs batailles juridiques ont eu lieu. Mais, les droits de la personne et les tribunaux ont
mis en priorité les besoins de socialisation des élèves, favorisant ainsi leur intégration dans
l’école de quartier et le plus souvent dans les classes ordinaires.)8 Si c’est aussi difficile pour
les enseignants de gérer les classes d’aujourd’hui où tous les élèves sont mis ensemble
quelque soit leur problématique et qu’il y a environ la moitié des élèves dans toutes les
classes qui ont un plan d’interventions, compte tenu du fait que même les Universités ont
encore de la difficulté à s’ajuster à cette nouvelle réalité si complexe, imaginons ce que c’est
pour les suppléants dont nous répétons sans cesse que c’est si normal qu’ils se fassent railler!
6
III. Conséquences
Dans l’urgence de répondre au manque de personnel enseignant, les Commissions
scolaires engagent de plus en plus de personnel non légalement qualifié, mais le MELS a
délivré « une tolérance d’engagement ». (Le nombre de suppléants non légalement qualifié
est ainsi passé de 946 en 2015-2016 à 1 127 en 2017-2019)9. Si l’on regarde les candidats
retenus pour l’enseignement en Ontario, ceux-ci doivent être titulaires d’un diplôme
universitaire dans une discipline autre que celle de l’éducation pour être engagés, mais c’est à
condition qu’ils aient un bon dossier académique. Au Québec, la majorité des candidats qui
veulent s’inscrire à la formation universitaire en enseignement arrivent du CÉGEP et les
programmes ne sont pas aussi contingentés. À Radio-Canada, en mai 2018, « la Commission
scolaire de Charlevoix tenait des entrevues pour garnir sa liste de suppléants. Parmi les
candidats convoqués, certains réussissent à peine à finir leur deuxième année d’études
universitaires. »10 « Cette mesure risquerait en effet d'être de retour dans les années à venir
puisque la Commission scolaire prévoyait que sa clientèle serait en croissance jusqu'en 2024,
ce qui mettra une pression additionnelle sur la liste de suppléants. »)10 Donc, nous pouvons
imaginer l’inquiétude des parents face à une si grande problématique! Ils ont compris qu’on
pouvait engager n’importe quel employé de l’école tels que les étudiants, la bibliothécaire ou
une secrétaire. La valse des remplaçants dans une classe a parfois de lourds impacts chez les
enfants. Ils sont souvent agités et anxieux du changement ou se croient en congé. C’est le cas
du petit Yan de 6 ans qui disait à sa mère « je veux mourir », car on lui annonçait qu’il allait
redoubler sa première année parce qu’il était trop en retard. L’enfant avait des difficultés
d’apprentissage, mais le stress lié aux remplacements des enseignants qui se succédaient sans
faire le suivi a produit chez lui le sentiment de trahison. En effet, « l’enseignant est une figure
d’identification et si cela change souvent, ça génère un stress supplémentaire » (a déclaré
Marc Simon Drouin psychologue à l’UQAM)11. Dans certaines régions, les écoles ont même
été obligées de prendre des bénévoles de leur région pour subvenir aux besoins de la pénurie.
Par exemple, en Outaouais, ils sont parfois obligés de demander à des grands-parents qui font
du bénévolat dans les bibliothèques de venir s’occuper d’un groupe d’enfants.46 Les études
menées sur les élèves qui démontrent des signes d’anxiété, de stress, de découragement, de
désintérêt, de manque d’estime de soi et de difficultés d’apprentissage montrent que ces
élèves sont fortement à risque de décrocher, mais que les causes principales du décrochage
scolaire sont les difficultés socioéconomiques ainsi que l’épuisement des enseignants et des
suppléants provenant du manque de formation avec le niveau si élevé de résilience que ce
7
domaine exige. La qualité de l’enseignement a notamment un impact marqué sur le
comportement en classe puisque l’enseignant doit plutôt s’outiller lui-même pour trouver des
solutions aux problèmes de discipline. De plus, le taux de décrochage des élèves est
présentement à 40 % en milieux défavorisés, selon la Fondation de l’OMHM avec leur étude
faite auprès du Centraide du grand Montréal. Cette statistique frappe près de 75 % des
habitants des HLM.13 Selon cette étude, les adolescents s’arrangent maintenant pour mettre
fin à leurs études même avant le secondaire 5. Si l’on compare le Québec avec les provinces
qui réussissent le mieux, en ce moment, en matière d’éducation, on retrouve l’Ontario, le
Nouveau-Brunswick et le Manitoba, qui dépassent le Québec dans la diplomation des élèves
du secondaire. En effet, selon les études, au Québec, il y a seulement 69,3% des élèves qui
finissent par obtenir leur diplôme du secondaire comparativement à 81% en Ontario, à 82%
au Manitoba et à 86% au Nouveau-Brunswick.11
8
Au niveau de la relation et des interventions avec les élèves, un bon suppléant utilise un
langage accessible et approprié, favorise une bonne estime de soi chez les élèves en utilisant
le renforcement positif et maîtrise différentes techniques d’interventions. Il est capable
d'établir des règles et de les faire respecter, d’appliquer des conséquences en lien avec les
comportements inadéquats. Au niveau des apprentissages et du déroulement de la journée, un
bon suppléant possède une trousse de suppléance avec des activités pédagogiques variées. Il
s’affirme, il explique clairement ses attentes et il demande aux élèves de s’y conformer. Il
engage les élèves le plus rapidement possible dans les situations d’apprentissage et il est
capable de différencier ses pratiques d’enseignement. Au niveau de la relation et de
l’implication avec les autres partenaires, il fait le premier pas vers l’enseignant voisin ou les
enseignants du même cycle pour s’informer, demander de l’aide à d’autres professionnels de
l’école (éducateurs spécialisés, orthopédagogues…), il fait preuve de solidarité et d’entraide.
Au niveau de la sécurité, il prend les présences rapidement et avise au besoin, se déplace
parmi les élèves pour observer les difficultés rencontrées. Il utilise et il aménage le matériel
de façon sécuritaire. Au niveau du respect du milieu, il adhère aux valeurs déjà véhiculées par
l’école et il respecte la confidentialité lors de la transmission de l’information. Au niveau de
la relation avec les parents, il accueille bien les parents, donne de la rétroaction à l’enfant de
façon constructive et il est capable d’objectivité face aux valeurs des parents (absence de
préjugés). Néanmoins, est-il suffisant d'être un bon suppléant en remplissant certaines des
qualités mentionnées ci-haut pour être reconnu en tant que suppléant ou faudra-t-il
développer certaines compétences pour pouvoir exercer une telle fonction? Certes, un
enseignant suppléant comme un enseignant titulaire a la tâche d'éduquer les enfants et doit
avoir des compétences personnelles ainsi que professionnelles...
9
● Éviter de porter des jugements et de comparer les écoles
● Être responsable et capable de travailler sans surveillance
● Agir logiquement en classe avec les élèves
● Avoir la capacité d'évaluer les situations
● Avoir la capacité de prendre des décisions
● Faire preuve de ponctualité, de flexibilité et de professionnalisme
● Avoir la capacité de communiquer clairement dans la langue d’enseignement tant à
l’oral qu'à l'écrit 26
Dans le même sens, la Commission scolaire de Montréal (CSDM), exige, par exemple,
qu’un suppléant doive développer les douze compétences professionnelles au même titre
qu’un enseignant titulaire...
Toute personne, suppléant ou enseignant régulier, ayant pour mission d’éduquer des
élèves se doit de développer des compétences professionnelles. Selon le Ministère de
l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, ces compétences sont au nombre de douze. À la
CSDM, une treizième compétence est à développer. Elle concerne la réalité montréalaise.
Compétence 1 (intégrer les objets de savoirs et de culture): en lien avec cette compétence, le
suppléant doit bien connaître les contenus visés dans la planification laissée par l'enseignant.
Le cas échéant, il devrait bien maîtriser le contenu des activités pédagogiques qu'il a préparé
ompétence 2 (communiquer correctement
lorsqu’il fera appel à sa trousse de suppléance. C
dans la langue d’enseignement): étant le bon exemple devant les élèves, le suppléant est
appelé à communiquer correctement à l’oral comme à l'écrit, aussi son langage doit être
ompétence 3 (concevoir des situations d’apprentissage et
soigné et adapté aux élèves. C
d’évaluation): le suppléant utilise, comme référence, le programme de formation de l'école
québécoise pour planifier des activités pédagogiques pour les élèves en tenant compte de
ompétence
leurs besoins et en faisant en sorte qu'ils s’engagent dans leurs apprentissages. C
4 (faire vivre des situations d’apprentissage et d’évaluation): le suppléant accompagne et
guide les élèves dans la compréhension de l’information disponible, crée les conditions
favorables pour un plein engagement en mettant les ressources nécessaires à leur disposition
ompétence 5 (évaluer les
et en variant les stratégies pour accomplir un travail. C
compétences): dans un contexte de suppléance, le suppléant n’aura pas à développer cette
10
compétence. C’est à l'enseignant titulaire d'évaluer la progression des apprentissages des
ompétence 6 (gérer efficacement la
élèves et le degré d’acquisition des compétences. C
classe): le suppléant assure un climat propice à l’apprentissage lequel est favorisé par une
bonne gestion de classe, ainsi dès le début, le suppléant explique ses attentes, met en place
des règles et applique des conséquences cohérentes. C’est mieux encore, s’il adopte des
stratégies pour prévenir les comportements inadéquats. Compétence 7 (différencier): le
suppléant favorise l'intégration pédagogique et sociale des élèves ayant des problèmes de
comportement ou d'apprentissage par la différenciation de ses interventions et de ses
pratiques. Compétence 8 (intégrer des technologies de l’information et de la communication
(TIC) à l’enseignement): souvent dans un contexte de suppléance, l'utilisation des TIC est
limitée. Mais le suppléant peut utiliser, au besoin, les TIC dans ces pratiques comme support
dans certaines situations d’apprentissage. Compétence 9 (s’impliquer dans la communauté
éducative): le suppléant fait preuve de coopération avec les parents et tous les autres
intervenants pour contribuer de sa part à la réalisation du projet éducatif de l'école.
Compétence 10 (collaborer avec l’équipe-cycle): le suppléant participe activement aux
activités de l'équipe-cycle, maintient des bonnes relations avec les membres de l'équipe et
ompétence 11 (gérer sa propre
collabore parfaitement avec la direction de l’école. C
formation): le perfectionnement et le développement professionnel sont de la responsabilité
personnelle du suppléant; il doit utiliser les ressources disponibles pour développer ses
ompétence 12 (agir de façon éthique et
compétences en guise d’augmenter son efficacité. C
responsable): avec les élèves, le suppléant adopte une démarche démocratique, respecte la
confidentialité de la profession et agit comme modèle avec tous les partenaires dans ses
ompétence 13 (s’approprier la réalité pluriethnique de la société
pratiques et ses paroles. C
québécoise et de l’école montréalaise): la population montréalaise est caractérisée par sa
diversité culturelle, le suppléant doit tenir compte de cette richesse dans ses pratiques
d'enseignement pour répondre aux besoins de tous les élèves.23
11
des Commissions scolaires. »24 « Pour les diplômes obtenus à l’extérieur du Canada,
l’évaluation comparative reconnue des études hors Québec attestant que la personne détient
un diplôme universitaire du Québec, de niveau baccalauréat, est requise: avoir acquis une
expérience d’enseignement ou d’encadrement auprès des jeunes ou de groupes de jeunes
entre quatre et seize ans, pour une durée minimale de deux ans. »24 De l’autre côté, la
Commission scolaire de Laval (CSDL) mentionne que: « la qualification légale
d’enseignement est délivrée par le Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur
(MEES). Il existe trois types de qualification légale, ainsi un suppléant est reconnu
légalement qualifié lorsqu'il détient : un brevet ou un permis d’enseigner, après avoir
terminé une formation à l’enseignement, que ce soit au Québec ou ailleurs ou une
autorisation provisoire d’enseigner, en étant étudiant dans une formation au baccalauréat ou à
la maîtrise en enseignement au Québec. »25
12
éducation à la citoyenneté). 3e option: être inscrit(e) dans un programme de formation à
l’enseignement général, profil adaptation scolaire, et avoir complété au moins neuf crédits
(dont trois crédits en psychopédagogie et trois unités en didactique d’une matière du Régime
pédagogique de l’éducation préscolaire, primaire et de l’enseignement secondaire; être
titulaire d’un baccalauréat en psychologie, en psychoéducation ou en orthopédagogie. 4e
option: être inscrit(e) à temps plein ou à temps partiel dans une Université québécoise au
baccalauréat en enseignement et avoir complété six crédits. 5e option : être titulaire d’un
diplôme universitaire dans un champ connexe combiné à une expérience en enseignement ou
en animation de groupe; avoir de l’intérêt pour s’engager dans un parcours qualifiant en
enseignement. 6e option : pour le secteur primaire seulement: être titulaire du certificat en
accompagnement à l’enseignement primaire de l'Université du Québec en
Abitibi-Témiscamingue (UQAT).25
13
2.1. Attestations d’études collégiales (AEC) en techniques d’éducation à l’enfance
d’un minimum de 1 200 heures ;
2.2.Certificat universitaire spécialisé en petite enfance qui inclut ou auquel s’ajoute
des cours de niveau collégial ou universitaire portant sur la santé et sécurité de
l’enfant ainsi que sur l’approche éducative réalisée dans un établissement
d’enseignement reconnu par les autorités compétentes responsables du système
éducatif concerné dans la province ou le territoire canadien.
✓ Certificat universitaire spécialisé en petite enfance qui inclut ou auquel s’ajoutent des
cours de niveau collégial ou universitaire portant sur la santé et sécurité de l’enfant ainsi
que sur l’approche éducative réalisée dans un établissement d’enseignement reconnu ;
✓ Baccalauréat comprenant un minimum de 30 crédits en petite enfance, en éducation
préscolaire, en adaptation scolaire et sociale (orthopédagogie), en psychoéducation ou en
psychologie, qui inclut ou auquel s’ajoute des cours de niveau collégial ou universitaire
portant sur la santé et sécurité de l’enfant ainsi que sur l’approche éducative réalisée dans
un établissement d’enseignement reconnu.
3. Détenir une expérience de travail pertinente de 3 000 heures comme éducatrice ou comme
enseignant dans le service de l’éducation préscolaire.
4. Détenir une promesse d’engagement d’un employeur attestant qu’il entend lui confier,
dans l’année scolaire en cours, un emploi d’enseignant au préscolaire et que cet emploi ne
peut être comblé par le titulaire d’une autorisation d’enseigner.25
Quels trucs puis-je utiliser quand je fais de la suppléance? Il est certain qu’il n’y a rien
de magique et que nous développons nos trucs de plus en plus avec l’expérience. Mais quand
nous commençons, le mieux est d’avoir une trousse de suppléance. Puisque la question:
Comment puis-je réussir à me faire respecter en tant que suppléant? est très large, nous
réalisons que préparer une foule d’activités de dépannage est excellent, mais insuffisant.
Analysons ce que toute bonne trousse de suppléance devrait comprendre, non seulement au
niveau des informations administratives et didactiques, mais aussi pour la gestion de classe…
D’abord, si nous jetons un bref coup d’œil aux différents modèles théoriques que nous
avons étudié dans le cours de Gestion de classe, nous constatons qu’ils ont tous leurs
14
avantages et leurs inconvénients pour toute personne qui travaille dans une école si nous nous
fions aux commentaires des enseignants qui ont eux-mêmes essayé de les exploiter...
Pour ce qui du modèle de Jones, il « est très utile dans l’ensemble pour la discipline
préventive et de soutien; cependant, il n’offre guère d’indications pour faire face aux élèves
particulièrement difficiles. »13 Nous savons que ce modèle est parfait pour apprendre la base,
qu’il se distingue en parlant du non verbal, de la proximité et du temps accordé aux élèves en
difficultés. Mais, ce n’est pas suffisant pour répondre aux besoins d’un suppléant qui cherche
à s’outiller pour intervenir face à toutes les situations qu’il devra inévitablement affronter
comme les crises des enfants qui considèrent qu’ils n’ont que leur enseignant comme chef.
15
Pour ce qui du modèle de Curwin et Mendler : « peuvent-ils conserver leur calme
lorsqu’un élève les insulte ou reconnaître qu’il y a une part de vérité dans les accusations que
ce dernier leur lance au visage? Peuvent-ils persister à aider ceux-là mêmes qui opposent leur
mépris à toute tentative d’amélioration de leur sort? Peuvent-ils avoir la patience d’attendre
des semaines, ou même des mois, pour voir leurs efforts porter des fruits, si tant est qu’ils
observent des résultats? »13 Alors, ce modèle est parfait pour les classes de troubles sévères
de comportements, pour protéger le sentiment d’espoir et la dignité des enfants, mais
l’utiliser en classes ordinaires demanderait de faire des ajustements, alors ce n’est pas le
modèle idéal pour un suppléant qui voudra le moins possible se casser la tête.
Pour ce qui est du modèle de Glasser, nous comprenons qu’il serait difficile à
appliquer en suppléance puisque: « malheureusement pour les enseignants, il est peu probable
que les écoles adoptent rapidement le schéma proposé par Glasser. S’il est possible que ce
changement se produise avec le temps, pour l’instant et dans le futur proche, il est plus
vraisemblable que la majorité des écoles continueront à essayer de faire apprendre aux élèves
la plus grande quantité possible de contenu des manuels scolaires, afin qu’ils obtiennent de
bons résultats aux examens actuellement imposés. »13 Dommage que les suppléants n’ont pas
plus de pouvoir! S’ils adoptaient ce modèle, ils seraient une source d’inspiration pour tous
ceux qui voient en la tendance à mettre trop l’accent sur les notes une contre-productivité! Ce
modèle pourra ravir ceux qui désirent vraiment axer leur gestion sur le développement du
sens des responsabilités chez l’enfant et ceux qui désirent essayer d’influencer les autres avec
un mode de gestion qui visera à défendre l’image des enseignants, en essayant de devenir les
meilleurs enseignants qui soient pour la société. Mais, essayer d’apporter de tels
changements, dans une école, en contestant les normes, ce n’est pas impossible, mais en tant
que suppléant ce serait très difficile à justifier, car ne pas faire comme les autres, c’est très
délicat, même lorsque nous sommes un enseignant.
Après l’analyse de tous ces modèles, nous comprenons que le meilleur est celui de
Canter même s’il n’est pas parfait : « inutilement sévère, elle accorde trop d’importance à la
suppression des comportements indésirables et pas assez à l’acquisition de la maîtrise de soi
chez les élèves. (...) Certains spécialistes reprochent à ce modèle l’usage abusif de
compliments et d’autres formes de récompenses, ce qui selon eux, réduit la motivation
intrinsèque. »13 Mais, comme Canter l’a fait remarquer, l’efficacité de son modèle dépend
16
aussi de la façon dont il est utilisé.13 C’est le modèle qui répond le mieux aux besoins des
suppléants. En plus d’être parfaitement adapté à la gestion des comportements plus
immatures, il est celui qui vise le plus à réaffirmer l’autorité! Il est très répandu dans les
écoles, c’est un mode de gestion classique, simple et il a aussi tous ces avantages: « la facilité
d’adaptation, la satisfaction tant des besoins de l’enseignant que ceux des élèves, l’idée
d’enseigner aux élèves à se comporter de manière responsable et l’importance accordée au
soutien des administrateurs et des parents. »13 Si nous analysons profondément ce modèle,
l’utiliser comme suppléant implique de suivre des étapes et notez que ces étapes sont ce dont
nous devons penser en remplissant notre trousse de suppléance...
La première étape à suivre, à partir du modèle de Canter, sera de mettre, dans notre
trousse, une réflexion visant à « repérer et éliminer les obstacles à l’emploi de la discipline
par l’affirmation de soi ».13 Pour ce faire, il faudra prendre le temps de réfléchir à nos fausses
croyances provenant des mythes très répandus au sujet de la discipline, comme celui qui dit
que demander de l’aide est un signe d’incompétence, que la discipline affecte la santé
psychologique des enfants, que les activités intéressantes fassent en sorte que nous n’avons
pas discipline à faire et que les enseignants n’ont aucune emprise sur les causes des
problèmes de comportement puisque ce travail relève de l’expertise des psychologues.13
S’informer sur la psychologie de l’enfant facilitera grandement cette tâche et le livre Une
petite psychologie de l’élève de Aubert14 a été conçue spécifiquement pour expliquer les
comportements des enfants au niveau psychique. Bref, cette réflexion nous permettra
d’augmenter notre résilience.
17
entre les deux extrêmes et c’est à travers la qualité de cet équilibre que nous serons assurés
que notre mode de réaction sera vraiment « affirmatif ».13 Mettre des exemples et des
contre-exemples, dans notre trousse, pourra nous aider à prendre conscience des erreurs à ne
pas commettre, dans nos interventions, quand nous essayons de discipliner les enfants.
La troisième étape à suivre, à partir du modèle de Canter, sera d’apporter une nuance
à l’idée « d’élaborer un programme de discipline comportant des règles appropriées et des
conséquences précises et efficaces »13 parce qu’en tant que suppléant, nous ne sommes pas là
pour bâtir le mode de fonctionnement d’une classe, mais nous devons quand même garder en
tête la base de ce que cela prend pour assurer le bon climat: « les règles, la reconnaissance
positive et les conséquences ».13 De plus, il faudra décider si, oui ou non, nous sommes prêts
à utiliser la technologie que l’enseignant aura l’habitude d’utiliser en classe en étant prêts à
gérer les imprévus qui peuvent en découler (comme ceux en lien avec le code d’accès qu’il
faut souvent demander à la secrétaire). Il faudra aussi faire une réflexion, dans notre trousse,
sur ce que nous ferons si le système de discipline préétabli ne nous colle pas du tout à la peau.
Par exemple, le système de discipline de Classdojo15 risque de moins convenir à ceux qui
aiment moins travailler avec la technologie. Dans ce cas-ci, il faudra prévoir un plan B. En
effet, il vaut mieux éviter complètement d’utiliser un système de discipline dont nous
sommes moins à l’aise que de prendre le risque de l’utiliser quand même et de voir toute la
classe se transformer en zoo à cause de l’excitation des enfants qui auront ressenti notre
malaise. Décider d’utiliser le même système de discipline que l’enseignant demeure le choix
personnel du suppléant, mais à notre avis, le plus simple, c’est d’utiliser notre propre système
de discipline que nous aurons monté à partir du modèle de Canter en donnant aux enfants
deux règles à suivre extrêmement simples qui disent tout : ils ont le droit d’apprendre et nous
avons le droit d’enseigner. S’ils ne respectent pas l’une d’entre elles, il y aura des
conséquences. Malgré tout, il faudra quand même être prêt à utiliser un peu la technologie à
chaque suppléance puisque, comme l’explique si bien l’UNICEF dans son rapport de
recherches qu’ils ont effectué pour chercher à comprendre l’impact des TIC sur les enfants
partout à travers le monde, c’est notre responsabilité, en tant que société, de conscientiser nos
enfants à la réalité des TIC pour leur apprendre à devenir de futurs consommateurs
technologiques responsables parce que cela fait partie du développement de l’enfant.16
18
La quatrième étape à suivre, à partir du modèle de Canter, sera de réfléchir à comment
nous allons « enseigner le programme de discipline aux élèves ».13 Puisque cette étape
nécessite habituellement plusieurs activités de conscientisation, elle sera extrêmement
écourtée lorsque ce sera le suppléant qui la fera. Lors de cette étape, après nous être présenté
en ayant parlé de soi, d’où nous venons, de ce qui nous passionne, de nos expériences, de la
raison pour laquelle nous sommes ici, de ce qu’est le travail d’un élève, de qu’est le travail
d’un suppléant… pendant une ou deux minutes, il faudra faire savoir clairement nos attentes
aux enfants pour la journée. Pour ce faire, nous devrons d’abord expliquer l’importance qu’il
y ait des règles quand il y a un suppléant. Puis, il faudra expliquer quelles récompenses seront
accordées au suivi des règles et quelles conséquences seront accordées à leur non-suivi (avec
le système de l’enseignant que nous aurons ajusté à nos propres besoins en le précisant
également). Ensuite, il faudra expliquer en détail les raisons de ces récompenses et ces
conséquences. Puis, il faudra exemplifier avec de courtes mises en scène. Finalement, il
faudra vérifier la compréhension en faisant répéter les règles et les conséquences à ceux qui
n’auront pas encore l’air convaincu.6 Se faire une feuille de rappels des étapes, dans la
trousse, en s’assurant que cela ne prenne pas plus de dix minutes serait une excellente idée.
19
lorsqu’il se reprendra. Par ailleurs, il faudra répondre au besoin de l’enfant de se défendre en
exprimant ses émotions. De plus, il ne faudra pas oublier d’adapter notre niveau de
surveillance au niveau de maturité du groupe, par exemple avec les interventions faites à part
comme dans le corridor. Bref, à force de prendre de l’expérience, toutes ces techniques
viendront de plus en plus intuitivement, mais au début, il faut bien y penser et il vaut mieux
laisser des traces là-dessus dans notre trousse.
La huitième étape à suivre, à partir du modèle de Canter, sera d’apporter une nuance à
« l’élaboration d’un programme individualisé de comportement »13 puisque cela appartient à
l’enseignant, mais en suppléance, il ne faut pas être indifférents à la réalité des élèves en
difficultés non plus! Il faut faire la liste des types d’élèves que nous avons de la difficulté à
gérer en nous cherchant des trucs. Le site de l’Association québécoise des
neuropsychologues17 et de la Commission scolaire des Samares18 seront d’un bon appui à ce
sujet. Nous pourrons cibler les élèves aux besoins particuliers en faisant confiance à notre
instinct, même si rien n’aura été laissé au suppléant sur la différenciation... grâce à notre
trousse!
20
Enfin, la neuvième étape à suivre, en complémentarité au modèle de Canter, sera de
penser aux derniers petits détails qui semblent anodins, mais qui sont très importants:
préparer des activités de dépannage, la façon que nous allons attirer leur attention... en
s’assurant que notre présentation du début ne dépassera jamais quinze minutes.
Pour finir, tous ces détails devraient être mis en listes de rappels dans notre trousse de
suppléance qui va se développer de plus en plus avec l’expérience. Il ne faudra pas oublier de
se réserver une section pour nos retours réflexifs, dans la trousse, où nous écrirons nos
réflexions sur le déroulement de chaque journée afin de chercher à s’améliorer constamment.
Les ressources suivantes apporteront d’autres idées qui n’ont pas été évoquées ici...
Comment ça se fait que certains suppléants aient l’air au-dessus de leurs affaires et en
contrôle de la situation, alors que d’autres ont l’air de sortir tout droit d’un champ de bataille
après avoir affronté l’ennemi? La réponse à cette question s’explique par le fait que la gestion
de classe est devenue tout un défi dans l’enseignement et surtout pour les suppléants. En
effet, contrairement à l’enseignant régulier qui connaît parfaitement ses élèves, le suppléant
ne les connaît pas du tout et il doit composer avec des élèves qui ont parfois des troubles
graves de comportements même en classes ordinaires, sans avoir nécessairement accès à
l’information sur ce qui a été mis en place pour bien gérer ces élèves. De plus, très souvent,
les élèves qui sont normalement tranquilles avec leur enseignant en profitent pour semer la
pagaille uniquement en voyant un suppléant apparaître! De notre côté, nous savons très bien
que même les enseignants les plus expérimentés ont parfois de la difficulté à gérer leur classe,
alors la difficulté à faire maintenir la discipline n’est pas uniquement l’affaire des suppléants.
Pour que la gestion de classe soit moins difficile, nous avons trouvé, parmi les
ressources qui sont présentement disponibles, des ouvrages qui sont particulièrement
intéressants pour la suppléance et qui décortiquent non seulement les différents aspects de la
21
gestion de classe, mais qui expliquent aussi comment aborder la suppléance avec les
néophytes. Les sujets qui y sont abordés sont multiples et cela passe de comment préparer sa
journée de travail comme suppléant à comment gérer une classe en tant que telle. Cela parle
de la création de la relation avec les élèves, des problématiques dont un suppléant doit faire
face, des trucs facilement applicables, de la gestion des handicaps et bien plus encore. En ce
qui nous concerne, nous considérons que tous les suppléants devraient lire ce qui se trouve
dans les ressources suivantes...
Pour ce qui est de livres, parmi tous les ouvrages qui existent,
celui que nous suggérons de consulter en premier est définitivement est
La trousse de suppléance, au préscolaire et au primaire ( Bergeron et
Morin, 2013).42 Ce livre est selon nous le meilleur de tous. Il est conçu
plus spécifiquement pour la clientèle au niveau du primaire. Dans ce
livre, on aborde, entre autres, la gestion des comportements et des trucs
pour chacun des cycles. Il y a des trucs pour nous aider par rapport à
22
nos tâches et comment bien les faire dans les différentes situations. Ce livre se démarque en
partageant des opinions au niveau de l’aspect organisationnel et de la gestion des
apprentissages. On aborde aussi l’adaptation scolaire avec les EHDAA comme les autistes,
les TDAH... Il y a des exemples visuels de règles imposées dans la classe, des annexes, des
exercices, des fiches pour laisser des commentaires, des fiches de réflexions sur la qualité, la
pertinence, les sites éducatifs et les ressources disponibles. Ce livre peut assurément nous
aider à éviter de nous casser la gueule et d’être obligés d’apprendre absolument tout sur le tas,
en tant que suppléants, grâce à la multitude de trucs qu’il partage.
23
avec le TDAH et des outils pour apprendre comment bien gérer ces besoins. On parle aussi
des différences culturelles et de la façon d’éviter les difficultés de gestion de classe, par
rapport à ces différences, en tant que suppléant et bien plus encore.
Bref, après avoir fait une recherche sur les ressources disponibles, nous réalisons qu’il y
en a beaucoup plus pour la suppléance que ce que nous l’avions imaginé. Nous sommes
absolument convaincus que les ressources que nous vous avons proposées sont les plus
fiables et nous espérons que ces ressources sauront vous plaire autant qu’elles nous ont plu.
Conclusion
Sommes toutes, le plus important à retenir, dans la suppléance, c’est qu’il est tout à
fait normal que les élèves s’essaient avec nous comme suppléant parce que ce sont des
enfants et c’est dans la nature de l’être humain de tester les limites. Nous sommes conscients
que nous en aurons toujours à apprendre davantage malgré notre recherche, mais nous
remercions notre professeur de gestion de classe parce que nous sommes convaincus que
nous sommes devenus de meilleurs suppléants. Nous avons compris qu’en travaillant en
équipe, non seulement avec les autres membres du personnel, mais aussi avec les enfants,
nous avons maintenant tout en main pour atteindre notre objectif ultime qui est de réussir à
faire en sorte que les enfants ne nous voient pas comme des gardiennes, pas comme des
gardiens de prison, mais vraiment comme des gens qui pourraient être leur enseignant.
24
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8e95b13bb7
Annexes
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