Audit Opcvm
Audit Opcvm
Année : 2015-2016
Résumé
A u sein d’un marché financier marocain en Within a Moroccan financial market growth, the
pleine croissance, la bourse de Casablanca se voit stock exchange of Casablanca is especially known for
donner aux yeux d'un public relativement averti a large public as a place of speculation and not as a
l’image d’un lieu de spéculation et non un espace space of investment on the mid/ long term savings.
d’investissement et d’épargne moyen-long terme.
Les Organismes de Placement Collectif des Valeurs The Mutual Funds are born of the need to overcome
Mobilières sont donc nés de la nécessité de palier à this uncertainty felt by investors and savers when it
cette incertitude ressentie par les investisseurs et les comes to the financial markets.
épargnants une fois face aux marchés financiers. Fourier Michel said that "Unveiling the intrigues of
Michel Fourier disait que « Dévoiler les intrigues de the Exchange and brokers, is undertaking one of the
la Bourse et des courtiers, c'est entreprendre un des labors of Hercules.".
travaux d'Hercule. ».
The audit of the Mutual Funds requires from
L’audit des OPCVM suscite donc chez l'auditeur la auditor, good mastery of the process of auditing, in
bonne maitrise de la démarche d'audit au travers des order to generate the closest judgment to reality.
outils déployés, afin de générer l’opinion la plus
proche possible de la réalité.
In fact, this modest work tries to illustrate both the
En effet Ce modeste travail essaie d’illustrer à la theoretical and the practical aspect, so as to explain
fois l’aspect théorique et l’aspect pratique, afin the functioning of these agencies, but also to
d’expliquer le fonctionnement de ces organismes, apprehend the specific methods of the Mutual Funds
mais aussi la démarche d’audit spécifique aux auditing as part of transparency and strengthening
OPCVM dans le cadre de la transparence et le financial security.
renforcement de la sécurité financière.
Mots clés : démarche d’Audit, opinion, marché Keywords: Audit approach, opinion, financial
financier, épargne, OPCVM market, savings, mutual funds
Rapport de stage de fin d’études : Spécificités relatives à l’audit des OPCVM
Année universitaire : 2015-2016
Sommaire :
Glossaire :
Abréviation Signification
SI Système D’information
RC Résultat courant
RF Résultat financier
VL Valeur Liquidative
CGNC Code Général de Normalisation Comptable
CI Contrôle Interne
EF Etats Financiers
MBI Moroccan Bond Index
ET Erreur tolérable
ST Seuil de Travail
BG Balance Globale
CD Certificat de dépôt
Remerciements
Ce travail est dédié surtout à mon père, décédé trop tôt, qui m'a toujours poussé et
motivé dans mes études.
Ma reconnaissance s’adresse par ailleurs à tous ceux qui ont contribué de prêt ou de loin
à l’élaboration de ce modeste travail.
Introduction
Durant les années précédentes l’épargne marocaine était orientée principalement vers les
placements liquides (bons du trésor ou banques) ainsi que vers l’immobilier, mais avec la
croissance rapide du marché financier, d’autres opportunités sont offertes par les valeurs
mobilières que ça soit via investissement direct sur le marché (à travers la bourse des valeurs)
ou bien via les organismes de placement collectif en valeurs mobilières. Ainsi, le placement en
OPCVM s’avère à priori fructueux et sécurisant pour l’épargnant désireux de réaliser des
profits, d’autant plus qu’il est assorti de dispositions fiscales particulièrement favorables.
Les OPCVM constituent donc un panier de titres (actions, obligations) ou autres titres
négociables offerts à l’épargnant en quête de placement,et présentant ainsi plusieurs avantages :
Ils permettent tout d’abord un placement liquide, l’investisseur pouvant à tout moment
vendre ses parts de la SICAV ou FCP ;
Ils ont offert jusqu'à aujourd’hui un rendement très intéressant ;
Ils concernent un large public vu que le placement ne nécessite pas une compréhension
particulière des rouages financiers, les fonds étant gérés par des spécialistes avertis en la
matière ;
Ils permettent enfin à l’échelon national, d’animer d’avantage le marché financier, par la
gestion et la mobilisation des titres détenus.
Pour toutes ces considérations j’ai jugé donc utile et opportun d’appréhender l’audit des
OPCVM et d’essayer d’apporter des éléments de réponse à la problématique suivante :
« s’agit-il seulement d’appliquer la méthodologie d’audit de façon standardisée lors des
missions des commissaires aux comptes des OPCVM ou plutôt d’adopter une approche
spécifique ? »
L’option pour ce sujet a été, entre autres, motivée par la croissance que connaissent les
organismes de gestion collective de l’épargne, notamment les OPCVM et la demande
conséquente que cette expansion induira en termes d’audit, et aussi par le fait que durant mon
stage de fin d’études au sein du cabinet EY, j’ai pu constater, dans le cadre des missions de
certification des comptes d’OPCVM auxquelles j’ai participé « CFG OPCVM »,
le considérable engouement dont font l’objet ces instruments vu la performance qu’ils
enregistrent et le niveau de professionnalisme avec lequel ils sont gérés.
Pour atteindre cet objectif, le plan s’articulera autour de deux parties fondamentales :
La première partie sera consacrée à la présentation du cadre théorique et du fonctionnement
des OPCVM
La seconde traitera, quant à elle, sous un aspect purement pratique ; quelques particularités
touchant la mission d’audit et de commissariat aux comptes.
PARTIE I :
Les OPCVM (ou Organisme de Placement Collectif en Valeurs Mobilières) sont régis par le
dahir portant loi n° 1-93-213 du 4 Rabii II (21 septembre 1993). Selon cette loi, les OPCVM
sont en fait : « un terme générique qui regroupe différents supports de gestion collective.
Ainsi, les OPCVM sont des structures d’épargne collective. En effet, plusieurs épargnants
mettent en commun leurs investissements dans un portefeuille constitué principalement de
valeurs mobilières et dont ils délèguent la gestion à des professionnels. Ces derniers ont pour
rôle de faire fructifier cette épargne en profitant des performances du marché financier.
Les épargnants ne sont donc plus détenteurs directs de ces titres spécifiques, mais propriétaires
de parts ou d’actions de l’OPCVM, étant elle-même investie en valeurs mobilières. »
Les OPCVM de droit marocain sont astreints à investir en valeurs cotées sur la place de
Casablanca. A la bourse de Casablanca, les OPCVM (comme tout autre investisseur) ont accès
à deux types de marché :
2- Classification juridique
Le Dahir portant loi 1-93-213 du 4 Rabii II (21 septembre 1993), autorise la création de deux
types d'O.P.C.V.M :
« Une SICAV est une société qui a pour but de mettre en commun les risques et bénéfices d’un
investissement en valeurs mobilières (Obligation, action etc…), titre de créances négociables,
repos et autres instruments financiers. Du point de vue juridique, les SICAV disposent d’une
personnalité morale distincte. Chaque détenteur d’actions de SICAV est actionnaire de celle-ci.
Comme les sociétés anonymes, les SICAV disposent d’un conseil d’administration et d’une
assemblée générale, ce qui confère un droit de vote aux actionnaires. »
Sociétés A B C
Participations 1 action 5 actions 3 actions
En investissant dans une SICAV, plutôt que directement dans l'action (On parle alors de « titre
vif »), vous avez donc réduit le risque (et le potentiel de gain) de votre investissement.
En effet il s’agit d’une SA, qui a pour but finale la gestion de portefeuille, de valeurs mobilières
et de liquidités, dont les actions sont émises et rachetés à tout moment à la demande de tout
souscripteur ou actionnaire. Le prix fixé pour les achats et vente correspond à la valeur
liquidative majoré des commissions. La formule étant :
En ce qui concerne la réglementation des SICAV, il faut noter qu’elle est réglementée par :
Des textes et lois de la Société Anonyme
Des textes et lois des OPCVM
Par ailleurs, l’une des notions pivots des SICAV est la variabilité du capital, qui a un effet
double au niveau comptable et fait référence au fait qu’au passif de la SICAV, le capital varie
au gré des souscriptions et des rachats quotidiens des actions. D’autre part, il faut noter que
l’Actif de cette SICAV, qui est constitué presque exclusivement de valeurs mobilières, a une
valorisation qui évolue en fonction des changements que connaissent chacune des valeurs
mobilières. Cela a pour effet de faire varier continuellement la valeur de l’action émise par la
SICAV, selon la valeur liquidative.
Principalement la seule différence entre les FCP et les SICAV c’est le statut juridique.
« FCP est une copropriété de valeurs mobilières qui émet des parts. Il n'a pas de personnalité
morale. Chaque porteur de part dispose d'un droit de copropriété sur les actifs du fonds, droit
proportionnel au nombre de parts possédées. »
Les FCP sont soumis à des réglementations différentes de celles des SICAV (capital minimum
plus faible, pas d'obligation de publier ses résultats...).
L'investissement dans un FCP est matérialisé par des parts sociales ou des certificats de
copropriété. Dans la pratique, on retient généralement la forme de la SICAV pour la
commercialisation d'OPCVM grand public, tandis que l'on adopte le statut de FCP pour des
OPCVM plus spécifiques, voire dédiés à un ou plusieurs institutionnels, ou qui investissent
dans des secteurs particuliers tels que l'agroalimentaire, les cimenteries ...etc.
OPCVM Actions :
Généralement elles sont plus performantes (sur un horizon temporelle à long terme) vu le
risque de volatilité généré par la composition organique de l’action.
OPCVM Diversifiés :
C’est un mixe à part égale entre les produits de taux et les actions. Ils permettent à l’épargnant
de bénéficier mieux du dynamise de la bourse et de la sécurité offerte par celui-ci.
OPCVM Monétaires :
Composé principalement d’obligations et de titres de créances négociables à court terme. Sont
destinés principalement aux institutionnels et aux entreprises afin d’optimiser la trésorerie des
entreprises.
Cette classification, bien que peu utilisée, elle nous permet de mettre en exergue les différentes
manœuvres appliquées au résultat des OPCVM.
Actionnaire du fonds
Périodicité: Défini par le réalisent leurs profits sous
gestionnaire sur la fiche forme de + value qu'ils
signalitique dégagent lors d'une
cession partielle ou totale
La question qui nous vient à l’esprit quand on entend OPCVM, c’est : pourquoi a- t – on crée
les OPCVM ? La réponse la plus triviale qui nous vient à l’esprit est le fait que ces organismes
sont là pour nous faciliter les échanges sur les marchés financiers.
Toutefois, ces organismes jouent bien plus qu’un rôle de facilitateur au niveau des marchés
financiers. Ils viennent pour répondre à un contexte de crise international qui s’inscrit dans une
économie de marché de plus en plus démystifié par le phénomène de mondialisation. Quid du
Maroc ?
L’existence des OPCVM au Maroc est récente. Institués par le Dahir portant loi n° 1-93-213 du
4 Rabii II 1414 (21 septembre 1993), les premiers Organismes de Placements Collectifs en
Valeurs Mobilières ont vu le jour en 1995.
Parallèlement à ceci, une association professionnelle des OPCVM (l’Association des Sociétés
de gestion et Fonds d’Investissements Marocains – ASFIM) sort à l’existence. Elle a
essentiellement pour objet de promouvoir et d’élargir l’offre de produits de placements et de
développer la collecte de l’épargne au service de l’investissement au Maroc par le biais des
OPCVM. Ces derniers ont en effet connu depuis leur création un essor fort important, et
continuent aujourd’hui à jouer un rôle primordial dans la mobilisation de l’épargne nationale
Aussi en 1996, le total de l’actif géré par les 20 OPCVM commercialisés s’élevait il à 2.7
milliards de dirhams. Une année plus tard, le nombre de ces OPCVM a doublé, et le montant
des actifs qu’ils géraient est passé au triple.
Par ailleurs, le dispositif légal et réglementaire se devait de suivre les changements et
évolutions du secteur financier. Ces efforts se sont concrétisés essentiellement par :
1996 : la promulgation du plan comptable spécifique des OPCVM
1997 : l’entrée en application de la circulaire n° 04 / 96 relative aux règles
déontologiques applicables aux OPCVM;
la modification du Dahir portant loi n° 1-93-213 du 21 septembre 1995 relatif aux
OPCVM par la loi n° 53-01 ;
·2000 : l’entrée en vigueur de la circulaire n° 04 / 00 relative aux documents
comptables et financiers exigés des OPCVM;
2001 : l’entrée en vigueur de la circulaire n° 03 / 01 relative au commissariat aux
comptes des OPCVM ;
2004 : l’entrée en application de la circulaire n° 02 / 04 relative à l’évaluation des
valeurs apportées à un OPCVM ou détenues par lui.
Comme nous avons pu le voir à travers les définitions précédentes, les OPCVM jouent un rôle
capital dans le circuit de mobilisation, de collecte et de canalisation de l’épargne collective vers
le secteur productif. Ils occupent, par ailleurs, une place de choix dans le paysage financier
marocain et en particulier au sein du marché des capitaux. Le schéma suivant illustre la place
des OPCVM dans le paysage financier marocain :
C’est dans cette perspective que les OPCVM viennent pour remplir les différentes fonctions qui
leur ont été attribuées par nature, il s’agit principalement d’atténuer le risque de
l’investissement et de dynamiser le marché financier. Et par conséquent le développement
soutenu des OPCVM dans notre pays contribuera à sa croissance économique
Une Communauté d'intérêt : Un OPCVM est géré dans le cadre d’une communauté
d’intérêt ; c’est une garantie pour le petit épargnant d’être aussi bien servi que le client
important.
La souplesse : Un OPCVM est accessible pour une mise de fonds modeste, qui se serait
révélée insuffisante pour accéder directement au marché financier avec une répartition de
risques satisfaisante.
1
Dictionnaire d’économie
La liquidité : l’épargnant est assuré de pouvoir revendre ses actions ou ses parts à tout
moment sur la base d’une évaluation indiscutable ; comme il lui a été possible d’investir
quand il l’a souhaité sur une valeur tout aussi indiscutable
Le législateur marocain a prévu que chaque FCP soit géré par un mandataire –un établissement
de gestion- qui agit en toutes circonstances en conformité avec la réglementation de gestion et
dans l’intérêt exclusif des porteurs de parts. Ce qui fait que l’établissement de gestion
représente le FCP vis-à-vis des tiers. Il dispose des droits attachés aux titres composants le
portefeuille sauf celui d’utiliser les actifs pour son propre compte.
In fine, l’article 23 du Dahir portant loi n° 1-93-213 précise que la fonction d’établissement de
gestion ne peut être exercée que par les personnes morales remplissant les 3 conditions
suivantes :
Avoir pour objet exclusif la gestion d’OPCVM ;
Avoir son siège social au Maroc ;
Disposer d’un capital social dont le montant ne peut être inférieur à un niveau minimum
fixé par le ministre chargé des finances, sur proposition de l’AMMC
L’établissement dépositaire :
Dénomination :
L’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux, (connue avant sous le nom du CDVM) est
dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière. L’AMMC a été instituée par le
Dahir n° 1-13-21 portant loi n° 43-12. L’AMMC est soumise à la tutelle de l’Etat, laquelle a
pour objet de faire respecter, par les organes de l’AMMC., les dispositions dudit dahir portant
loi, en particulier celles relatives aux missions imparties à cet organisme et, de manière
générale, de veiller à l’application de la législation et de la réglementation concernant les
établissements publics.
Missions :
S’assurer de la protection de l’épargne investie en instruments financiers ;
Veiller à l'égalité de traitement des épargnants, à la transparence et à l'intégrité du marché
des capitaux et à l'information des investisseurs;
S'assurer du bon fonctionnement du marché des capitaux et veiller à l'application des
dispositions législatives et réglementaires ;
Assurer le contrôle de l'activité des différents organismes et personnes soumis à son
contrôle;
Assurer le respect de la législation et de la réglementation en vigueur relatives à la lutte
contre le blanchiment des capitaux, par les personnes et les organismes placés sous son
contrôle;
Contribuer à la promotion de l'éducation financière des épargnants;
Assister le gouvernement en matière de réglementation du marché des capitaux.
L’AMMC en rapport avec le commissaire aux comptes :
L’AMMC peut à tout moment demander aux commissaires aux comptes des OPCVM
communication des documents sur la base desquels ils ont procédé aux certifications des
comptes. Elle peut également leur demander de procéder auprès de ces mêmes sociétés à toute
analyse complémentaire ou vérification qui lui paraîtrait nécessaire.
Dans ce cas, les frais et honoraires sont à la charge de l’AMMC. En outre, le commissaire aux
comptes porte à la connaissance de l’AMMC les irrégularités et inexactitudes, significatives,
relevées dans l’exercice de ses fonctions, et ce, dès qu’il en a pris connaissance. Par ailleurs,
dès lors qu’un commissaire aux comptes souscrit ou cède des actions ou des parts de l’OPCVM
qu’il contrôle, il doit en informer, sans délai, l’AMMC.
Les OPCVM ont la caractéristique d’avoir un système et des mécanismes comptables à part
entières. Chaque personne voulant se pencher sur leur comptabilité doit en connaitre les bases.
L’auditeur en l’occurrence doit bien comprendre ces mécanismes, les maîtriser et être
sensibilisé aux risques qu’ils induisent.
Malheureusement, lorsqu’il s’agit de sa première intervention, l’auditeur par manque
d’expérience et de recul se focalise plus sur la compréhension de ces aspects au détriment d’un
regard critique sur les opérations des OPCVM.
En matière comptable, l’originalité des OPCVM est due à un ensemble de dispositions
originales qui dérogent complètement à certains principes comptables de base des entreprises
industrielles et commerciales comme annoncé précédemment.
Altération de la notion de capital :
Tous les textes juridiques et comptables réglementent étroitement la variation du capital. C’est
de ce fait, à contrario de la règle général ou l’augmentation et diminution du capital est une
opération exotique ; les OPCVM sont caractérisés par cette variation continue de leur capital.
Donc, dans le cadre des OPCVM, le capital est défini comme étant égal à tout moment à la
valeur de leur actif net, déduction faite des sommes distribuables, la loi met le capital des
OPCVM en relation étroite avec une grandeur qui fluctue tous les jours en fonction des
variations du marché des valeurs mobilières.
Le capital n’a pas de valeur nominale et devient donc instable. Il varie tous les jours en fonction
de deux facteurs :
L’entrée et la sortie de porteurs de parts qui entraînent des variations du nombre de
parts ou d’actions de l’OPCVM
La variation de la valeur des actifs détenus en portefeuille d’autre part
A l’ouverture de l’exercice, le capital est débité ou crédit du solde des postes suivants :
Emissions et rachats
Commissions de souscription et de rachat
Différences d’estimation
Frais de négociation des titres (pour les OPCVM qui comptabilisent les titres selon
la méthode des frais exclus)
Plus ou moins-values réalisées.
Evaluation permanente des actifs :
L’un des jalons des OPCVM c’est l’égalité des porteurs de parts. Ceci est garanti par
l’assurance des OPCVM d’un traitement égalitaire pour l’épargnant qu’il soit vendeur ou
acheteur et quel que soit le montant de la transaction. D’ailleurs, du fait des émissions et
rachats périodiques, les OPCVM procèdent, à une évaluation permanente de leurs actifs de
sorte que la VL traduise incessamment la juste valeur du portefeuille.
Le Principe de prudence retenu par le CGNC est ainsi ignoré ; les plus et moins-values latentes
sont comptabilisées et modifient le montant de l’actif net et donc de la valeur liquidative.
Toutefois, les frais de gestion ne sont pas déterminés par simple addition de l’ensemble de ces
frais, leur montant est fonction d’un pourcentage de l’actif net de l’OPCVM. De plus, le
montant maximum des frais de gestion est fixé par le Ministère chargé des Finances après avis
du CDVM et doit obligatoirement être mentionné au niveau du règlement de gestion s’il s’agit
d’un FCP et des statuts pour une SICAV.
Par rapport aux produits participant à la détermination du résultat d’un OPCVM, ils sont
composés de :
Les dividendes servis par les actions
Les intérêts encaissés
Les coupons encaissés
Les intérêts courus sur bons de trésor
Les produits courus sur pension
Selon l’article 93 du dahir de 1993, le résultat net d’un OPCVM est égal au montant des
intérêts, arrérages, primes et lots, dividendes, jetons de présence et tous autres produits relatifs
aux titres constituant son portefeuille, majoré du produit des fonds momentanément disponibles
et diminué du montant des frais de gestion et de la charge des emprunts.
L’activité des OPCVM requiert un plan comptable adaptée afin de mieux régir son activité
comptable. Le plan comptable adopté par les OPCVM est valable pour les FCP et SICAV.
Cette unicité de la réglementation comptable favorise l’amélioration de la qualité du CI par
l’utilisation des mêmes traitements informatiques et comptables.
Le cadre comptable des OPCVM compte 10 classes. Le schéma suivant donne une vue
d’ensemble sur le cadre comptable :
La circulaire du CDVM n° 02-04 relative aux conditions d’évaluation des valeurs apportées à un
OPCVM ou détenues par lui (entrée en vigueur le 1er août 2004) précise les méthodes d’évaluation
à appliquer pour les actifs d’OPCVM ayant le caractère de placement; les autres actifs étant
évalués conformément aux règles prescrites par le CGNC.
Le tableau qui suit synthétise l’essentiel à retenir :
Pour les OPCVM, les états de synthèses obligatoires sont les suivants :
o Documents trimestriels : Les OPCVM sont tenus de transmettre au CDVM, au plus tard
le 15 du mois qui suit celui de la clôture du trimestre, l'inventaire des actifs certifiés par
le dépositaire ainsi que le montant des frais de gestion. En cas de jour férié, ce délai est
reporté au jour ouvré suivant. L’inventaire des actifs peut être consulté, à tout moment,
par le commissaire aux comptes et par les actionnaires ou porteurs de parts.
2- Réglementation Juridique :
La constitution :
L’aspect le plus distinctif de la constitution d’une SICAV par rapport à une société anonyme
est l’agrément préalable de ses projets de statuts par le CDVM.
D’après l’article 32 de du Dahir n° 1-13-21 portant loi n° 43-12, la demande d’agrément est
transmise par les fondateurs à l’AMMC pour agrément. Cette demande doit en effet lui
permettre d’apprécier la qualité :
Le capital de la SICAV :
Le capital initial des SICAV ne peut être inférieur à 5 millions de dirhams et doit être déposé
auprès de l’établissement dépositaire. Ce minima peut néanmoins être augmenté par le ministre
chargé des finances, sur proposition de l’AMMC. (Article 31 du Dahir précité). Par ailleurs les
actions des SICAV sont intégralement libérées lors de leur émission et sont obligatoirement
nominatives.
Enfin, les apports en nature au capital d’une SICAV sont possibles mais demeurent toutefois
limités aux seules valeurs constituant le portefeuille des OPCVM (Article 78).
La constitution :
Les formalités de constitution des FCP sont très similaires à celles des SICAV, exception faite
de ce qui suit :
Selon l’article 22 du dahir de 1993 relatif aux OPCVM, le projet de règlement de gestion
(équivalent aux statuts de la SICAV) « doit être établi à l’initiative conjointe d’un
établissement de gestion et d’un établissement dépositaire, fondateurs dudit FCP ».
Il n’est pas fait mention de premiers administrateurs dans le projet de règlement de gestion.
Le dépôt au greffe du tribunal du règlement de gestion, de l’acte d’agrément et du certificat
attestant du dépôt des apports initiaux ne confère pas la personnalité morale au FCP.
3-Réglementation Fiscale :
Conformément aux dispositions de l’article 106 du Dahir portant loi n° 1-93-213 réglementant
les OPCVM, ces derniers bénéficient de l’exonération des droits et impôts suivants :
o Soit des produits de placement à revenu fixe comme les coupons d’obligations.
o Soit des produits des actions et revenus assimilés à savoir les dividendes
o Ou bien des plus-values sur cessions de titres
Personnes physiques :
Les personnes physiques résidentes porteuses de parts d’un OPCVM de distribution sont
soumises à une imposition sur leurs revenus de placement :
Les produits de placement à revenu fixe (coupons d’obligations, titres de créances
négociables) sont soumis à un impôt retenu à la source au taux de 20% non libératoire pour
les personnes physiques soumises à l’IR selon RNR ou RNS, et 30% libératoire, pour les
autres personnes physiques.
Les produits des actions et revenus assimilés sont soumis à un impôt retenu à la source au
taux de 15% libératoire de l’IR. Les personnes physiques porteuses de parts d’un OPCVM
de capitalisation ou de distribution sont soumises à un impôt retenu à la source de 20% sur
les profits nets sur cession desdits titres, sauf pour les OPCVM composés en permanence de
60% d’actions et qui sont soumis à 15% selon l’article 73-I-C du code général des impôts.
Personnes morales :
Les personnes morales porteuses de parts d’un OPCVM de distribution sont soumises à une
imposition sur les produits de leurs placements :
Les produits de placement à revenu fixe sont soumis à une retenue à la source au taux de
20% non libératoire de l’impôt sur les sociétés (IS).
Les produits des actions et revenus assimilés sont exonérés d’impôt si les sociétés
fournissent une attestation de propriété des titres. Dans le cas contraire, ils restent soumis à
une retenue à la source de 10% libératoire de l’IS.
Les profits nets réalisés lors de cessions d’actions et de parts sociales sont comptabilisés dans
les produits de la société, et qui seront alors soumise à l’IS de droit commun.
En ce qui concerne les personnes morales porteuses de parts d’un OPCVM de capitalisation, les
profits nets et plus-values des cessions d’actions et de parts sociales réalisés sont soumises à
l’IS de droit commun.
Enfin, concernant les droits d’entrée et de sortie dus par l’épargnant, l’article 73 du dahir relatif
aux OPCVM stipule que le montant maximum des commissions qui peuvent être perçues à
l’occasion de la souscription ou du rachat des actions ou parts d’OPCVM est fixé par le
Ministère chargé des Finances, après avis du CDVM. L’arrêté du Ministère des Finances
n°2899-94 a fixé ce montant maximum à 3% à la souscription et 1.5% au rachat d’actions ou de
parts d’OPCVM, calculé sur la valeur liquidative de l’action ou de la part. Ces taux varient
cependant en fonction de l’OPCVM.
BAYI Yassine Page ISCAE Casablanca
24
Rapport de stage de fin d’études : Spécificités relatives à l’audit des OPCVM
Année universitaire : 2015-2016
La fiscalité constitue généralement un puissant outil entre les mains de l’administration pour
dynamiser, encourager, favoriser ou encore freiner le développement d’un secteur ou d’une
activité. Or de l’avis unanime des gestionnaires, la fiscalité telle que définie actuellement est,
dans certains cas de figure, quasi impraticable.
Cette difficulté d’affectation du résultat entraîne des problèmes de calcul de retenue à la source
qui sont très gênants dans la mesure où un porteur de parts rémunéré ne comprend pas pourquoi
il est taxé un jour sur un taux et le lendemain sur un autre. De même, l’épargnant ne peut
vérifier lui-même le calcul de la retenue à la source qui lui a été défalquée, le gestionnaire lui-
même n’étant pas en mesure d’apporter des éléments de justification.
Dans la pratique, le problème de taxation des revenus versés par les OPCVM de distribution
reste relativement insignifiant, du fait que précisément, leur nombre est très faible. En effet, les
OPCVM de distribution sont quasi inexistants de même que les OPCVM hybrides alliant
capitalisation et distribution bien que cités dans les circulaires.
Lors d’une opération de rachat ou de souscription de parts ou d’actions OPCVM, il existe deux
sortes de flux financiers :
Les droits d’entrée ou de sortie encaissés par l’OPCVM.
Les commissions d’entrée ou de sortie procurée au réseau placeur.
En ce qui concerne les droits d’entrée ou de sortie, elles sont hors champs de TVA. De ce fait
l’OPCVM n’a pas le droit de procéder à la récupération de la TVA qui a grevé ses frais d’achat
en amont. Toutefois si ses droits ne sont pas passibles à la TVA, on ne peut pas dire de même
des commissions acquises par le placeur qui sont passible au régime de la TVA au taux normal
de 10% (avec droit à déduction) qui couvre toutes les opérations de rachat ou de souscription,
de gestion et de garde des valeurs émises par les OPCVM.
Cet objectif général peut être affiné pour l’adapter aux aspects spécifiques définis dans l’ordre
de mission.
Les orientations majeures de la mission à accomplir peuvent être regroupées en trois grandes
classes essentielles. Ces classes s’appuient sur la collecte (et l’analyse) des informations
obtenues soit pendant la phase de préparation, soit au démarrage de la phase de pré-diagnostic:
La première étape dans toutes les missions d'audit légal est la prise de connaissance de
l'organisme contrôlé. C’est une prise de contact qui permet au contrôleur de situer l'entité dans
son environnement globale, la placer dans son contexte conjoncturel et d'affiner les
informations qui peuvent être utile lors des contrôles à faire; en général les auditeurs
constituent un dossier qui contient toutes les données en relation avec la gestion et les
caractéristiques réglementaires, notamment le statut ou règlement de gestion, la note
d'information accompagnée de la fiche signalétique, l'agrément de constitution du CDVM, les
contrats "frais de gestion …" et une description claire des procédures et du fonctionnement de
l'OPCVM audité tout en insistant sur:
Les orientations et la nature des placements, les limites d'investissements placés et les
ratios prudentiels.
Les caractéristiques quantitatives principales des placements à savoir les valeurs
d'origines, les maturités, les taux de placement, l'historique des valeurs liquidatives et le
volume des transactions...
L’organigramme de la SICAV ou le gestionnaire du FCP ;
Les dirigeants;
Les autorisés à signer ;
L’effectif ;
Les logiciels utilisés.
L’évaluation du contrôle interne se compose, d'une description des procédures des différents
cycles étudiés à l'aide de questionnaires et de flowcharts (ou diagrammes de circulation) suivie
d'un ensemble de tests de conformité et de permanence qui permettent de vérifier la
compréhension et la régularité des contrôles des procédures décrites auparavant. Les résultats
obtenus conduisent l'auditeur à recenser facilement les forces et les faiblesses du système.
L'analyse de l'organisation de l'OPCVM est une étape primordiale qui permet de retracer les
flux et les circuits de l'information et de cerner d'une manière plus efficace le système de
gestion des actifs; elle précède le stade de l'évaluation du contrôle interne et permet entre autre
d'estimer le degré de satisfaction de l'organisation en question en: S'assurant de la séparation
des fonctions incompatibles; en utilisant la grille d'analyse des tâches qui touchent l'actif géré;
Actions
Obligations
TCN
Parts
d’OPCVM
Trésorerie
f- Appréciation de la valorisation :
L'analyse des procédures en relation avec la valorisation de l'actif géré nécessite le dressage
d'un diagramme des circuits et des services intervenant dans les opérations de valorisation qui
doit conserver, pour le même ensemble de gestion, l'unicité de méthode de valorisation, en
mettant l'accent sur :
La concordance de la méthode utilisée avec ce qui est énoncé dans la note d'information
présentée et distribuée aux actionnaires;
Les valeurs qui le composent ainsi que la source des cours utilisés dans l'opération pour
les actions, et les taux actuariels pour les TCN et les obligations;
Les caractéristiques de ces mêmes valeurs;
En prenant les modalités de traitements comptables comme critère, nous pouvons distinguer
deux catégories d’opérations :
Ce caractère volontariste et unique appelle l’auditeur à accorder une attention particulière aux
traitements comptables concernant ces opérations. Il est donc amené à s’assurer de leur bonne
exécution en recourant essentiellement à une sélection par sondage d’un échantillon auquel il
appliquera ses tests.
Parmi les principaux traitements comptables à inclure dans cette catégorie et dont seront
donnés des exemples dans ce qui suit figurent :
1. Les opérations d’achat / vente de titres
2. Les opérations d’achat et de vente temporaires de titres
3. Les opérations de souscriptions et de rachats.
Achat / vente de titres • Contrôle pour s'assurer que • Tests comptables sur les
l'achat ou la vente est intégré achats ventes de titres en
en comptabilité après obtention portefeuilles par famille
et matching de la confirmation d'OPCVM
broker • Entretien pour décrire la
• Contrôle pour s'assurer que procédure en place ainsi
l'investissement est autorisé que les contrôles existants.
par la notice d'information • Test sur l'existence des
• Contrôle pour s'assurer que rapprochements titre par
l'ordre d'achat ou de vente est famille d'OPCVM.
intégré à la bonne date de VL
• Rapprochement titres avec
dépositaire.
L'article 98 du dahir relatif aux OPCVM précise que le conseil d'administration d'une SICAV
ou de l'établissement de gestion d'un FCP désigne un commissaire aux comptes pour une durée
de 3ans, choisi parmi les experts comptables inscrits à l'ordre. Toute nomination doit être
approuvée par l’AMMC.
A défaut de nomination, ou en cas d'empêchement ou de faute du commissaire aux comptes,
l'article 99 prévoit que sa nomination ou son remplacement soit fait par ordonnance du
président du tribunal de première instance du siège de l'OPCVM.
L'article 100 du dahir précité stipule que « Le commissaire aux comptes d'un OPCVM a pour
mission permanente, à l'exclusion de toute immixtion dans la gestion, de vérifier les livres et les
valeurs de l'OPCVM et de contrôler la régularité et la sincérité des comptes de ce dernier. Il
vérifie également la sincérité des informations afférentes à la situation financière,
préalablement à leur diffusion. »
Pour atteindre cet objectif, l'article 101 autorise le commissaire aux comptes à opérer à toute
période de l'année, toute vérification qu'il juge utile pour la réalisation de sa mission.
L'article 90 du dahir de 1993 impose aux OPCVM de fournir au commissaire aux comptes au
plus tard 4 mois après la clôture de l'exercice, les documents qu'ils publient dans le rapport
annuel. Ce dernier doit être publié dans un journal d'annonces légales au plus tard 6 mois après
la clôture de l'exercice. Il contient le bilan, le CPC, l'inventaire des actifs certifiés ainsi qu'un
commentaire sur les activités de l'exercice écoulé.
c- Vérifications spécifiques
Durant la vie de l'OPCVM, le commissaire aux comptes peut être amené à effectuer un certain
nombre de missions spécifiques:
Apports en nature aux OPCVM
Fusion - Scission – Absorption
Liquidation
Révocation de l'établissement de gestion
Convocation des assemblées générales
PARTIE II
Les racines d’Ernst & Young remontent aux années 1890, alors que les entreprises américaines
n’étaient souvent que de petites affaires, les dirigeants-propriétaires concevaient leur
information financière et limitaient l’accès à leurs livres de comptes. L’impôt sur le revenu et
les normes comptables n’existaient pas et il n’y avait pas encore de profession comptable.
Des Ecossais, qui furent envoyés aux Etats-Unis pour s’occuper des investissements anglais.
L’un d’entre eux, du nom d’Arthur Young, ouvrit un bureau de comptabilité en 1894 à Chicago
avec un capital de 500$, en 1906, la société devient Arthur Young & Company.
Dates clés :
1903 : Deux jeunes frères, Alvin (A.C) et Théodore Ernst, ouvrirent une petite société
de comptabilité, Ernst & Ernst à Cleveland. Fort de sa connaissance des processus
industriels et du management, il fut directeur d’une importante entreprise industrielle et
du management. A.C était convaincu que l’information comptable pouvait être un outil
au service du management. Et il commença à pratiquer ce qui était appelé à devenir le
conseil en management.
1924 : Ernst & Young se rapproche de la firme britannique Whinney,Smith &
Whinney.
1948 : Arthur Young s’éteint à l’âge de 84 ans ; quelques mois plus tard, A.C.Ernst
décède à l’âge de 66 ans.
1957 : Arthur Young & Co est le premier des Big Eight à nommer une femme associée.
1979 : Ernst & Ernst formalise son association avec Whinney, Murray & Co pour
devenir une organisation internationale appelée Ernst & Whinney.
1989: Ernst & Whinney fusionne avec Arthur Young pour créer Ernst & Young.
1995: Ernst & Young fusionne avec Kenneth Leventhal & Co aux Etats Unis, la firme
leader de services professionnels dans le secteur de l’immobilier.
2004 : Ernst & Young et Andersen Maroc se rapprochent sur les métiers de l’audit, du
corporate finance et du juridique et fiscal.
2-Activités :
Ernst & Young s’organise en un très vaste réseau mondial et développe ainsi des missions
d’audit ou de conseil au profit d’entreprises de taille importante.
Les services d’Ernst & Young sont organisés autour de quatre grands métiers :
Droit et fiscalité : fiscalité des entreprises, droit des affaires, droit social, mobilité
internationale
Toutefois au niveau du Maroc, Ernst & Young se positionne comme étant Leader des activités
d’Audit et de Conseil.
Comme dans toute société de services, la valeur ajoutée est apportée essentiellement par le
travail des hommes. Ainsi Ernst & Young s’efforce de maintenir un recrutement rigoureux, de
promouvoir l’esprit d’équipe, le respect mutuel et l’excellence.
Un facteur fort de motivation du personnel dans les cabinets d’audit réside dans le fait que la
progression de carrière est rapide : l’auditeur débutant (Junior 1 et 2 ) suit une avancée annuelle
de grade en grade, pour devenir successivement Senior (1,2 et puis 3) ,Manager et plus tard ,
Associé.
1-Historique2 :
CFG Bank est fondée en 1992 sous la dénomination Casablanca Finance Group et participe
activement à la réforme des marchés financiers marocains.
En 2001, sous la marque Dar Tawfir, CFG Group initie la distribution de produits d’épargne
aux particuliers puis lance, quelques années plus tard, le premier site de bourse en ligne au
Maroc, en Afrique et au Moyen-Orient.
En novembre 2015, la première banque multicanal du pays est lancée, avec un dispositif
technologique efficace et performant. L’objectif est d’offrir un service bancaire premium
accessible en toutes circonstances. Le tout déployé sous une nouvelle identité : CFG Bank et
une signature : Un signe. Une exigence.
CFG Bank se positionne comme une banque universelle à taille humaine qui offre des services
premiums à des clients exigeants. Le groupe propose ainsi une offre complète de solutions et de
produits financiers pour particuliers et professionnels.
2- Dates clés 1 :
1992 : Année de fondation de Casablanca Finance Group. Plus de 20 ans d’expertise dans
les domaines de la Banque d’affaires : finance d’entreprises, marché des capitaux, gestion
de portefeuille, capital-risque, banque de l’épargne.
1998 : Agrément de Casablanca Finance Markets, filiale de CFG Group, en qualité de
banque dédiée aux activités de marché
2001 : Lancement de Dar Tawfir. Elle offre à une clientèle d’épargnants l’expertise de
conseillers en investissement pour la gestion de patrimoine.
Introduction au Maroc du métier de la Banque Privée.
Casablanca Finance Group devient CFG Group.
2005 : Lancement du 1er site de bourse en ligne au Maghreb, Afrique et Moyen Orient
2012 : Agrément par Bank Al-Maghrib de la Fusion – Absorption de Casablanca Finance
Market (CFM) par CFG Group et du transfert concomitant de l’agrément bancaire de CFM
à CFG Group.
Novembre 2015 : CFG Group devient CFG Bank.
2
Selon : www.wikipedia.fr/CFG
BAYI Yassine Page ISCAE Casablanca
35
Rapport de stage de fin d’études : Spécificités relatives à l’audit des OPCVM
Année universitaire : 2015-2016
3-Métiers 3:
Dès sa fondation CFG Bank s’est vite imposé comme le pionnier des nouveaux métiers de la
banque d’affaires au Maroc.
Banque de détail : Dans la continuité de son histoire et de ses valeurs, CFG Bank a choisi de
construire une banque premium à taille humaine, et de marier pour cela la compétence des
hommes avec l’intelligence des meilleures technologies.
La promesse de CFG Bank, celle qui fonde son ambition et la singularise, est de « proposer une
très haute qualité de service à tous les clients qui recherchent une nouvelle expérience
bancaire ».
Marchés des capitaux : Les principales activités de CFG Bank dans le métier des marchés de
capitaux est l’intermédiation sur les marchés de taux et d’actions. Pour accroitre son expertise
métier, un département de recherche est dédié aux marchés obligataires et actions. À ce titre, 50
notes de recherches sont publiées chaque année en français et en anglais.
Grâce à l’expertise de ce département, CFG Bank est notamment considérée comme le premier
interlocuteur des investisseurs étrangers de la Bourse de Casablanca.
Gestion de portefeuille : Les principales activités sont : la gestion d’OPCVM pour les
institutionnels, la clientèle entreprises, la clientèle privée et les particuliers.
Les performances de CFG Bank dans ce domaine sont reconnues, ce qui a permis l’obtention
de plusieurs récompenses depuis 2005.
3
Selon : www.wikipedia.fr/CFG
BAYI Yassine Page ISCAE Casablanca
36
Rapport de stage de fin d’études : Spécificités relatives à l’audit des OPCVM
Année universitaire : 2015-2016
2-Caractéristiques financières :
4
La fiche signalétique est un extrait de la note d’information visée par le CDVM en date du 24/09/2013 sous la référence n°
VI/OP/059/2013
Etant donné que le cabinet EY était mandaté en qualité de commissaire aux comptes du groupe
CFG, nous étions amenés à effectuer un audit des états de synthèse de la société de gestion
selon les normes de la profession généralement admises au Maroc.
Une opinion sur les comptes sociaux de CFG OPCVM arrêtés au 31 Décembre 2015 ;
Une lettre de commentaires selon l’importance des points remontés.
L’équipe de travail : constituée de 4 personnes (et comportant 2 stagiaires) était chapotée par
Mme Zarkaoui Senior 3 à EY.
Le Job est acquis par le cabinet depuis quelques années et par conséquent la démarche d’audit
convenablement à la méthodologie EY était déjà mise à l’œuvre.
Après une précédente intervention opérée en juillet 2015 dans le cadre de la validation des
comptes semestriels, notre intervention venait dans un sens de continuité afin de couvrir
l’intégralité de l’exercice 2015.
La répartition du travail était comme suit : 8 fonds différents à traiter en entier par personne
dans un délai maximum de 2 semaines.
Une séance d’encadrement et de formation était organisée deux jours avant l’intervention , afin
de nous permettre en tant que stagiaires d’appréhender au mieux le contexte de la mission et
d’avoir tout le bagage technique et conceptuel nécessaires à la réalisation d’une mission d’audit
des OPCVM vu la spécificité de ces derniers.
Au bout de cette étape, un programme de travail est élaboré concernant la mission en entier
puis par rapport à chaque cycle afin de répondre aux principales assertions d’audit.
b- Seuils de signification :
Ensuite il faut bien évidemment déterminer le seuil de signification et les autres seuils qui en
découlent sur la base de l’actif net. Ces seuils vont servir d’indicateurs dans le cadre de notre
approche d’audit orientée plutôt ‘risque’.
Ci-après une capture des travaux opérés dans le cadre de la détermination des seuils d’audit.
(Extrait de la BG)
Faisant référence à l’approche par le risque, nous devons dérouler nos tests d’audit uniquement
au niveau des comptes qui présentent un montant significatif. L’Auditeur est donc amené en se
basant sur la revue analytique ainsi que sur son jugement professionnel à déterminer la
matérialité, c'est-à-dire : «le niveau au-dessous duquel les erreurs ou risques d’erreurs relevés
ne sont pas de nature à remettre en cause la régularité et la sincérité des états financiers sur
lesquels l’auditeur est amené à porter une opinion »
Dans le cadre de notre démarche il fallait aussi déterminer les autres seuils à savoir :
Seuil du Testing : ‘Appelé aussi « seuil de contrôle » est la valeur des opérations
individuelles que l’auditeur juge nécessaire de contrôler pour être assuré de détecter les
anomalies significatives.’ Il est utilisé lors de la préparation des programmes de
contrôle. Le ST est dans notre cas fixé à un maximum de 20 % de l’ET.
Erreur tolérable : ‘Montant en dessous duquel les anomalies individuelles sont jugées
non significatives et ne nécessitent pas d’être agrégées, car leur cumul n’a pas
d’incidence sur les états financiers.
L’ET est compris généralement entre 3% et 5% de la “SSP” ; cependant un ET plus
faible peut être approprié dans certaines circonstances.’ Dans notre cas il est fixé à 5%
du SSP.
Nos travaux étaient donc guidés par les seuils calculés, de manière à n’auditer que les postes
qui représentaient une erreur significative.
Dans le cadre d’une approche méthodique, les travaux d’audit et les tests sont réparti par
rapport à l’état de synthèse qu’ils touchent (bilan / CPC)
Il serait judicieux à ce niveau de commencer par une mise en évidence des principaux risques
afférents à ce poste à savoir :
Evaluation des titres non-conforme à la réglementation (courbe des taux, prime de
risque, etc...).
Non-conformité des cours d’actions comptabilisés par rapport à ceux communiqués sur
le bulletin de la cote.
Valorisation des sorties comptables sur la base de méthodes non homogènes ou non
réglementaires.
Ensuite il faut procéder par un tableau de passage des titres (en quantité), et ce à partir du
fichier d’inventaire et du fichier «transactions » (présentés en annexe 3), afin de pouvoir
fiabiliser notre base des titres OPCVM. Notre tableau se présente ainsi comme suit :
Une fois la base validée il va falloir effectuer le test de Valorisation des titres : qui consiste à
recalculer la valeur actuelle des titres du portefeuille et de la comparer avec celle présentée par
la société de gestion afin de dégager des écarts éventuels qui doivent être individuellement
inférieurs au seuil du testing et en somme au seuil d’ajustement et à l’ET.
Pour revaloriser les actifs financiers dont le montant est significatif on dispose de :
La valorisation des différents titres : obligations, bons de trésor, billets de trésorerie, bon de
société de financement et certificats de dépôt se fait pratiquement de la même manière, en
utilisant un Template EY de référence et qui permet sur la du taux d’actualisation qui est
fonction de l’interpolation linéaire faite à partir de la courbe des taux de la BAM, de donner
une estimation de la valeur actuelle du titre selon les caractéristiques propres à ce dernier.
L’objectif du test est de recalculer la valeur du titre et de comparer cette dernière avec la valeur
initialement comptabilisé par le fond. Pour ce faire, on se base sur le taux d’actualisation trouvé
puis on applique la formule conventionnelle. Le résultat étant, doit fournir un écart de zéro ou
inférieur à 952 KMAD.
Les deux exemples précédents montrent des écarts inférieurs à notre seuil et par conséquent le
test est considérant comme étant satisfaisant.
Le poste « Trésorerie » :
La trésorerie est un poste spécifique, il est audité systématiquement même si son montant n’est
pas significatif. La trésorerie de l’OPCVM « CFG TRESOCORP » est constituée
principalement de dépôts à terme et d’un compte bancaire.
L’audit du Dépôt à terme a été effectué indirectement à travers l’audit des intérêts courus non
échus à recevoir. Quant au compte bancaire son audit consiste à faire un rapprochement
bancaire c'est-à-dire une comparaison entre le solde bancaire comptabilisé et celui issus de la
comptabilité de la banque. Le rapprochement bancaire réalisé se présente comme suit :
Etant donné que le montant des capitaux reconstitué est égal au montant du poste au début de
l’exercice, aucune anomalie significative n’a été détectée.
Après avoir centralisé toutes les opérations de souscriptions rachats avec leurs primes
respectives. Nous avons mis en place notre tableau de passage en fonction de la valeur et du
nombre de parts avant de procéder au test de la souscription et du rachat les plus importants en
termes de valeur.
Le test de reconstitution des souscriptions et des rachats dernier consiste à recalculer pour les
deux opérations choisies :
Le résultat du test est satisfaisant, les montants des régularisations du résultat et des primes
étaient égales à ceux comptabilisés pour les deux opérations testées.
Test des Plus ou Moins-Values : Pour notre cas, on avait constaté des plus ou moins-values
sur : les obligations, les Bons de trésor, les billets de trésorerie, les Bons de société de
financement ainsi que les titres des fonds communs de placement.
Toutefois, nous allons nous contenter à titre illustratif du test réalisé sur les plus ou moins-
values concernant les obligations
De façon simple le test consiste à :
Centraliser à partir du grand livre les plus-values réalisées et choisir celles à tester.
Recalculer la plus-value réalisée pour s’assurer de l’exactitude de son montant.
Pointer les plus-values recalculées pour s’assurer de leur réalité.
Le recalcule des plus-values se fait selon la méthode du coût moyen unitaire pondéré.
A titre d’exemple, ci-dessous un test des plus-values sur une obligation :
Le test est jugé satisfaisant vu que l’écart entre les plus-values recalculées et celles
comptabilisée est nul.
Le CPC est présenté dans la capture précédente dans la «section : seuil de signification», nous
présenterons trois principaux tests qui ont touché les comptes du CPC.
Test sur les Frais de gestion : Le test consiste en une ré-estimation du montant des frais de
gestion à partir de l’historique des actifs bruts retraités constatés lors de l’établissement de
chaque valeur liquidative. Le montant estimé fait l’objet d’un rapprochement avec la
comptabilité.
Le test est satisfaisant, il n’y a pas d’écart entre les frais de gestion que j’ai recalculé et ceux
comptabilisés.
Dans notre cas nous allons mettre le point à titre d’exemple sur les produits sur Bons de Trésor.
Pour ce faire nous devons récupérer le grand livre de chaque compte, afin de sélectionner les
produits dont les montants sont les plus élevés qui seront donc testé. Le total des produits testé
doit représenter plus de 60% du solde du compte concerné.
Le test consiste à recalculer ces produits (coupons sur Bons de Trésor), et de les comparer avec
ceux enregistrés en comptabilité afin de dégager d’éventuels écarts. La démarche étant la même
pour tous les comptes du produits concernés par ce test.
Le test est satisfaisant vu qu’il n’y a pas d’écart entre les intérêts (coupons) recalculés et ceux
comptabilisés.
Le test consiste à recalculer ces intérêts (en fonction des avis d’opération récupérés auprès de la
société de gestion), et de les comparer avec ceux enregistrés en comptabilité afin de dégager
d’éventuels écarts.
Conclusion :
Il s’avère ainsi capital de dire que les OPCVM donnent aux gérants la possibilité de réduire le
risque de placement en valeurs mobilière et de bénéficier d’une gestion réglementée de
l’épargne et ce, par le biais de leur diversification, savoir-faire et ouverture.
Au Maroc, les OPCVM sont en phase de croissance. La mise en place d’un cadre juridique et
fiscal et le renforcement de leur perspective d’audit ainsi que le développement de la publicité
autour de leurs avantages vont permettre à ce genre d’organisme l’aboutissement à des résultats
considérables ; en l’occurrence : la canalisation de l’épargne et le financement concret de la
croissance.
Néanmoins, il est nécessaire de constater qu’il y’a une certaine hésitation de la part des
différents opérateurs dans le processus d’éclaircissement des produits offerts par les OPCVM.
De ce fait, la réussite du rôle joué par les OPCVM ne peut se faire que par la présence d’une
certaine transparence qui soit reliée à leur domaine d’activité.
L'acte d'investir a une dimension psychologique que le législateur comme les promoteurs ne
peuvent ignorer. Il se base sur la confiance que l'épargnant, qu'il soit institutionnel ou
particulier, met dans l'instrument financier qu'il choisit. Or, il est notoire qu'on ne peut faire
confiance qu'à ce qu'on connaît.
Il faut retenir également que le commissaire aux comptes, par cette diligence, est au centre
du processus des OPCVM. Il contrôle l’application de programme de travail minimum et la
régularité des états financiers élaborés.
Les commissaires aux comptes préconisent et optent, dans la pratique, pour un contrôle
exhaustif des valorisations effectuées, car la valorisation de l’actif net des OPCVM est une zones à
risque pour ces organismes. Rajoutons à cela que le cadre réglementaire reflète à mon avis, la
présence d’un certain nombre de points faibles, notamment au niveau du contrôle des
valorisations.
Bibliographie
Webograpgie :
http://www.finances.gov.ma/
http://fr.wikipedia.org/wiki
http://www.ammc.ma/
Bibliographie :
Projet de circulaire relatif à la classification des OPCVM
ANNEXES
ANNEXE 1
La Valeur Liquidative :
L’article 94 de la loi sur les OPCVM précise que les sommes distribuables « sont égales au
résultat net augmenté du report à nouveau et majoré ou diminué du solde du compte de
régularisation des revenus afférents à l’exercice clos… ».
Passif :
Un passif est un élément du patrimoine ayant une valeur économique négative pour l’entité,
c’est à- dire une obligation de l’entité à l’égard d’un tiers, dont il est probable ou certain qu’elle
provoquera une sortie de ressources au bénéfice de ce tiers, sans contrepartie au moins
équivalente attendue de celui-ci. L’ensemble de ces éléments est dénommé passif externe. Le
passif externe est constitué d’instruments financiers (droits de créance détenus par des tiers sur
l’OPCVM et libérables en instruments financiers) et de dettes (droits de créance détenus par
des tiers sur l’OPCVM et libérables en espèces).
Produits : Classe 7 :
Charges : Classe 6 :
ANNEXE 3 :