0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
96 vues26 pages

Génétique des maladies héréditaires

Ce document traite de la transmission héréditaire des caractères chez les êtres vivants. Il présente les notions clés de la génétique telles que découvertes par Mendel, notamment la dominance génétique, et explique comment les gènes déterminent le phénotype. Le document décrit également la transmission des caractères entre générations.

Transféré par

Noah
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
96 vues26 pages

Génétique des maladies héréditaires

Ce document traite de la transmission héréditaire des caractères chez les êtres vivants. Il présente les notions clés de la génétique telles que découvertes par Mendel, notamment la dominance génétique, et explique comment les gènes déterminent le phénotype. Le document décrit également la transmission des caractères entre générations.

Transféré par

Noah
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

DAEU

Chapitre 2 -
Patrimoine
génétique &
Maladies
héréditaires

MME ELISABETH PLANCHET


AVEC LA PARTICIPATION DE MR SÉBASTIEN MAUGENEST

SUN - E-PÉDAGOGIE (MÉDIATISATION)

2014
Table des
matières

Introduction 5

I - I - La variabilité des caractères héréditaires 7

A. A. Fondements de la génétique grâce aux travaux de Mendel sur le Pois..............7

B. B. Notions de caractères héréditaires...............................................................8

C. C. Localisation chromosomique des gènes........................................................9

D. D. Notion d'allèle........................................................................................10

II - II - Relations entre génotype et phénotype chez les


diploïdes 13

A. A. Notions d'homozygote et d'hétérozygote....................................................13

B. B. Dominance / Récessivité..........................................................................15

III - Exercice : Exploitation 21

IV - III - Transmission des caractères héréditaires 23

A. A. Analyse d'un croisement-test portant sur un caractère.................................23

B. B. Analyse d'un croisement-test portant sur deux caractères............................25

V - Exercice : Exploitation 29

VI - IV - Génétique, Maladies et Hérédité humaine 31

VII - Exercice : Exploitation 35

3
Introduction

La descendance issue de la reproduction sexuée de deux individus présente des


ressemblances avec ceux-ci, sans toutefois être identique à l'un ou à l'autre : c'est en
répertoriant systématiquement la stabilité et la variabilité des caractères des graines dans
des lignées de pois que Gregor Mendel a jeté les bases de la génétique au XIXème siècle.
Par une observation méthodique du résultat de croisement de différentes lignées de pois, il
a alors émis certaines hypothèses concernant la source de variabilité engendrée après
fécondation.
 A quoi est due la variabilité des caractères observés dans une population?
 A quoi est due la variabilité des caractères observée entre deux
générations?
 Comment détermine-t-on le génotype d'un individu présentant un
phénotype dominant ?

5
I - La variabilité
I-

I
des caractères
héréditaires

La variabilité des caractères des individus est évidente lorsqu'on regarde toutes les
couleurs que les sélectionneurs ont su donner aux tulipes par exemple. Elle n'est
néanmoins pas infinie à un instant donné et le premier objet de la génétique est de
trouver quels sont les éléments stables de cette mosaïque.

A. A. Fondements de la génétique grâce aux travaux


de Mendel sur le Pois

L'étude de la transmission des caractères a été menée par d'autres savants avant
que Mendel ne l'entreprenne. Cependant, leurs modèles d'étude présentaient trop
de caractères variables pour que leurs travaux soient interprétables. L'originalité du
travail de Mendel consiste à avoir restreint son domaine d'étude de la génétique à
l'observation d'un faible nombre de caractères chez le Pois. C'est la rigueur de son
approche scientifique qui lui a donné les moyens de trouver une logique dans la
transmission des caractères héréditaires.

7
I - La variabilité des caractères héréditaires

Le Pois, modèle d'étude de la génétique par Mendel - Mendel a étudié la


transmission de sept caractères qui pouvaient prendre chacun deux formes

B. B. Notions de caractères héréditaires

Un grand nombre de caractères transmissibles à la descendance sont connus chez


les humains. Parmi ces caractères dits héréditaires, on distingue:
 Caractères morphologiques : couleur des cheveux, des yeux, forme du
nez....
 Caractères physiologiques : groupes sanguins
 Maladies héréditaires : mucoviscidose, myopathie...
Ces caractères héréditaires sont contenus dans les gènes (= fragment de la
molécule d'ADN constituant le chromosome). L'ensemble de ces déterminants
transmissibles constitue ainsi le génome de l'individu (environ 30 000 gènes portés
par 23 paires de chromosomes dans le génome humain).
Un gène contient les informations nécessaires à la détermination de tel ou tel
caractère.
La protéine est le produit de l'expression du gène. Le caractère est le phénotype
(exemple : Pigmentation de la peau).

8
I - La variabilité des caractères héréditaires

Du message héréditaire à la construction d'un caractère

C. C. Localisation chromosomique des gènes

Depuis l'avènement de la biologie moléculaire à la fin du XXème siècle, on sait que


chaque gène codant pour un caractère a un emplacement bien précis sur un des
chromosomes. Cette position est la même chez tous les individus de la même
espèce. Cet emplacement est le locus du gène (pluriel : loci).
Les gènes étant disposés de façon linéaire sur le chromosome, on peut aisément
supposer que plus le locus d'un couple d'allèles est loin du centromère, plus il y a
de chances pour que le crossing-over survienne entre ce locus et le centromère, et
inversement. La localisation précise des gènes sur les chromosomes a permis
notamment d'établir les cartes génétiques.
On a pu, par exemple, identifier les loci responsables des différents caractères du
Pois étudiés par Mendel.

9
I - La variabilité des caractères héréditaires

Position chromosomique des loci impliqués dans les caractères étudiés par Mendel
chez le pois

D. D. Notion d'allèle

Tous les individus portent au même locus le même gène. Cependant à cet endroit
précis du chromosome, l'information génétique, contenue dans l'ADN et qui code
pour un caractère donné, peut être différente selon les individus. En effet, un
caractère donné peut s'observer sous diverses « versions ». Pour ces différentes
versions du gène, on parle d'allèles.
Toutes les cellules d'un organisme diploïde possèdent 2n chromosomes. Ainsi pour
chaque caractère phénotypique, la cellule possède deux gènes allèles, un d'origine
paternelle, l'autre d'origine maternelle.
→ Les allèles des gènes étudiés par Mendel au cours de ses expériences sont
toujours au nombre de deux. En effet, dans le cas du Pois, le gène codant pour le
caractère « couleur de la graine » est représenté par deux allèles : l'allèle « J », qui
confère une couleur jaune à la graine, et l'allèle « V » qui lui confère une couleur
vert.
Mais le cas, étudié par Mendel avec les pois, est un cas particulier car le nombre
d'allèles d'un gène étant souvent bien supérieur. Par exemple, chez la citrouille, le
caractère « couleur du fruit » est représenté au moins par 3 allèles (vert/orange,
vert et blanc) et le caractère « forme du fruit » au moins par 3 allèles (ronde,
allongée et en poire).

10
I - La variabilité des caractères héréditaires

Expression de différents allèles de gènes chez la citrouille

11
II - Relations
II -

II
entre génotype et
phénotype chez
les diploïdes

Pour signifier que les caractères sont transmissibles de génération en génération,


on parle d'héritabilité. Ce ne sont donc pas les caractères qui changent à chaque
génération, mais leur répartition dans la population. L'intérêt principal de la
génétique est justement de prévoir cette répartition des caractères dans la
population à chaque génération.

A. A. Notions d'homozygote et d'hétérozygote

Chez les organismes haploïdes, la relation entre génotype et phénotype est simple :
pour un caractère déterminé par un gène, le phénotype correspond nécessairement
à l'unique allèle qui le détermine.
Cependant, la détermination d'un phénotype résultant d'un génotype chez les
organismes diploïdes est plus complexe. Un gène est représenté au même locus par
deux allèles, un sur chacun des deux chromosomes homologues, qui peuvent être
identiques ou différents :
 si les deux allèles d'un gène sont identiques, on dit que l'organisme est
homozygote (ex : génotype noté AA, pour le cas d'un allèle nommé « A »
présent en double exemplaire). Chez cet individu, son père et sa mère lui
ont donné le même allèle A.
 si les deux allèles d'un gène sont différents, on dit qu'il est hétérozygote
(ex : génotype noté AB pour le cas de deux allèles « A » et « B »). Chez cet
individu, son père lui a donné l'allèle A et sa mère l'allèle B ou vice-versa.

Exemple : Exemple 1
Le gène « groupe sanguin » est situé sur le bras long du chromosome 9. Il existe 4
groupes sanguins répertoriés dans la population.

13
II - Relations entre génotype et phénotype chez les diploïdes

Existence de quatre phénotypes pour six génotypes sanguins

Exemple : Exemple 2 : La drépanocytose


Il est fréquent en Afrique que deux parents sains mettent au monde des enfants
atteints de cette maladie génétique. On dit alors que les parents sont « porteurs
sains » pour signifier qu'ils peuvent transmettre une maladie génétique sans en
présenter eux-mêmes les symptômes.
Au niveau génétique, l'hémoglobine est codée par un gène qui existe sous deux
allèles : HbA et HbS. Les individus sains sont homozygotes pour un allèle codant
une hémoglobine saine et ont un génotype HbA HbA; les individus malades sont
homozygotes pour un allèle codant une hémoglobine malade et ont le génotype
HbS HbS ; les porteurs sains sont hétérozygotes pour le gène codant l'hémoglobine
et ont un génotype HbA HbS.
Le génotype des descendants de deux parents hétérozygotes (HbA HbS) pour ce
gène peut être prédit par un « tableau de fécondation » : Le tableau 1 ci-
dessous (échiquier de croisement) met ainsi en regard le génotype des parents,
dont on déduit le génotype des gamètes (ovule et spermatozoïdes) qu'ils peuvent
produire (première ligne pour un des parents et première colonne pour l'autre
parent), puis dans un dernier temps le génotype de la descendance, en réunissant
les différents gamètes possibles.

14
II - Relations entre génotype et phénotype chez les diploïdes

Tableau de fécondation

B. B. Dominance / Récessivité

Avant d'étudier la transmission des caractères héréditaires, il est nécessaire de bien


comprendre comment les deux allèles d'un gène interviennent pour déterminer le
phénotype.
L'expression des deux allèles d'un gène dans le cas d'un individu hétérozygote n'est
pas toujours détectable dans le phénotype : plusieurs cas de réalisation du
phénotype sont possibles.
 Lorsqu'un phénotype résulte de l'expression d'un seul des deux allèles,
l'allèle qui « commande » la réalisation du phénotype au détriment de l'autre
allèle est qualifié de dominant.
Exemple : le groupe sanguin A est un caractère dominant. Ce phénotype est
le même pour un homozygote possédant les deux allèles A et pour un
hétérozygote possédant à la fois l'allèle A et l'allèle O. Il en est de même
pour le groupe B.
 Dans ce contexte, l'allèle masqué (ici, le groupe sanguin O) ne peut
s'exprimer que chez les individus homozygotes pour cet allèle : on dit que
cet allèle est récessif. Les allèles étudiés par Mendel sont tous concernés
par ce phénomène. C'est lui qui est responsable de la ré-apparition d'un
caractère à une génération alors qu'il en était absent la génération
précédente.
 Lorsque le phénotype résulte de l'expression de deux allèles, qui
interviennent à part égale, on parle de codominance. C'est le cas du
groupe sanguin AB qui résulte de l'expression de l'allèle A d'une part et de
l'allèle B d'autre part.

Attention : Écriture conventionnelle


 L'allèle dominant s'écrit avec une majuscule et l'allèle récessif avec une
minuscule
 Le phénotype s'écrit entre crochets
 Le génotype s'écrit sous forme d'une fraction (indiquant que les deux allèles
s'excluent mutuellement lors de la formation des gamètes)

Simulateur : Étude d'héritabilité portant sur un caractère


Deux souris de race pure (donc homozygote) ayant un phénotype [blanc] ou [gris]

15
II - Relations entre génotype et phénotype chez les diploïdes

sont croisées entre elles. La première génération descendant de ce croisement est


appelée « génération F1 » (= hybride/hétérozygote).
Deux souris, parmi cette descendance F1, sont ensuite croisées entre elles (=
obtention par fécondation de la 2ème génération dit F2). L'interprétation de ces
résultats de croisement est présentée ci-dessous.

Transmission d'un caractère sur deux générations

Les populations de la 1ère génération ont tous le même phénotype, la population


est dite homogène. Le caractère gris est le seul à s'exprimer. Ainsi, l'allèle gris est
dit dominant sur l'allèle blanc.
Le génotype des individus « hybrides » s'écrit : G//b.
Le phénotype s'écrit : [G]
Le mâle F1, qui est hétérozygote, produit 2 types de gamètes équiprobables (G) et
(b) soit 50 % de chacun.
La femelle F1 produit aussi 2 types d'ovules (G) et (b) équiprobables.
Ces gamètes se rencontrent au hasard au cours de la fécondation.
Un échiquier de croisement rend compte des possibilités de rencontre entre les
gamètes d'individus F1.

16
II - Relations entre génotype et phénotype chez les diploïdes

Échiquier de croisement

Les individus issus de la 2ème génération ont donc 3 génotypes possibles (25% de
G//G ; 50% de G//b ; 25% de b//b) mais ont 2 phénotypes possibles ([G] ou [b]).
Cette population est dite non homogène.
On obtient donc lors de la 2ème génération : 75% de souris grises [G] et 25 % de
souris blanches [b].

Simulateur : Étude d'héritabilité portant sur deux caractères


Mendel a entrepris de croiser deux Pois issus de lignées pures (donc homozygotes)
qui présentent chacun 2 caractères : un Pois produisant des graines jaunes et
ronde avec un Pois produisant des graines vertes et ridées.
La première génération F1 (hétérozygote) issue de ce croisement présente un
phénotype identique au phénotype du parent dominant (pois jaunes et ronds).
Ainsi, les allèles « jaune » (Y) et « rond » (R) sont dominants et les allèles « vert »
(y) et « ridé » (r) sont récessifs.
Le parent homozygote dominant a pour phénotype [RY] et de génotype R//R Y//Y.
Le parent homozygote récessif a pour phénotype [ry] et de génotype r//r y//y.
Les pois F1 sont donc de phénotype [RY] et de génotype Y//y R//r.
On note donc la disparition totale lors de la 1ère génération de deux caractères
(issus du parent récessif). Ces caractères réapparaissent dans la 2ème génération
(F2).
Les individus de la génération F1 peuvent produire 4 types de gamètes différents
par le jeu du brassage interchromosomique (RY, Ry, rY et ry).
Ainsi, la descendance résultant de l'autofécondation de deux individus F1 est
constituée de 9/16ème d'individus aux graines rondes et jaunes, 3/16ème aux
graines rondes et vertes, 3/16ème aux graines ridées et jaunes et 1/16ème aux
graines ridées et vertes.

17
II - Relations entre génotype et phénotype chez les diploïdes

Echiquier de croisement de la génération F1 issus de deux Pois présentant deux


caractères et de l'autofécondation des individus en F1 (Expériences de Mendel).

18
Exercice :
III -

III
Exploitation

On croise une souris de race pure à pelage uni avec une souris de race pure à
pelage tacheté. En cinq portées successives, on a obtenu 26 souris (12 mâles et 14
femelles) à pelage uni.
Deux de ces souris dites de 1ère génération sont croisées entre elles et on obtient
en cinq portées 28 souris : 22 sont à pelage uni, 6 à pelage tacheté.

Question
Expliquez ces résultats qualitativement et quantitativement.

19
III -
IV -

IV
Transmission des
caractères
héréditaires

L'étude de l'héritabilité des caractères se fait en « croisant » deux individus


présentant certains caractères et en étudiant la répartition de ces caractères chez
leur descendance. Chez les diploïdes, un individu qui présente un phénotype
dominant peut-être soit hétérozygote ou homozygote pour le gène considéré.
Pour étudier la transmission des caractères, les chercheurs ont utilisé la méthode
d'hybridation entre individus de races pures. On entend par « lignée pure », pour
un caractère donné, des lignées d'individus homozygotes, qui lorsque croisées
entre elles, donnent toujours des descendants présentant le même caractère
considéré.

A. A. Analyse d'un croisement-test portant sur un


caractère

On parle de monohybridisme à chaque fois que l'on réalise le croisement de 2


lignées pures qui diffèrent par un seul caractère.
Afin de déterminer pour un phénotype donné si l'individu est homozygote ou
hétérozygote, on effectue un croisement-test qui permet de déterminer le
nombre de gènes impliqués dans la réalisation du phénotype et de préciser leur
localisation chromosomique. Il est à noter que l'un des parents d'un croisement-test
est toujours homozygote récessif.
Croisement test = individu (homozygote ou hétérozygote) dominant *
individu homozygote récessif
Ainsi, on distingue 2 types de résultats après le croisement du parent étudié et
d'un parent homozygote récessif :
 Si l'individu de phénotype dominant est homozygote, il ne produit qu'un
seul type de gamètes. En F1, tous les individus sont hétérozygotes et
présentent le même phénotype dominant.

21
III - Transmission des caractères héréditaires

Obtention d'une population hybride (F1) homogène

Méthode : Démonstration
Si la souris grise est bien homozygote, elle ne produit qu'un seul type de gamètes
(G).
La souris blanche récessive homozygote ne produit qu'un seul type de gamètes (b).
L'échiquier de croisement rend compte des probabilités de rencontre entre ces
gamètes.
Les descendants seront 100 % de souris grises.

Échiquier de croisement entre des gamètes issus d'un parent homozygote dominant
et d'un parent récessif

 Si l'individu de phénotype dominant est hétérozygote, il produit de façon


équiprobable 2 types de gamètes, les unes possédant l'allèle dominant, les
autres l'allèle récessif. En F1, les descendants sont pour moitié des
hétérozygotes de phénotype dominant et pour moitié des
homozygotes récessifs.

22
III - Transmission des caractères héréditaires

Obtention d'une population hybride hétérogène

Méthode : Démonstration
Si la souris grise est bien hétérozygote, elle produit 2 types de gamètes
équiprobables : (G) et (b) par disjonction des allèles au cours de la méiose.
La souris blanche récessive homozygote ne produit qu'un seul type de gamètes (b).
L'échiquier de croisement rend compte des probabilités de rencontre entre ces
gamètes.
Les descendants seront 50 % de souris grises et 50 % de souris blanches.

Échiquier de croisement entre des gamètes issus d'un parent hétérozygote


dominant et d'un parent récessif

B. B. Analyse d'un croisement-test portant sur deux


caractères

Par analogie au monohybridisme, il est possible d'étudier la transmission de deux


caractères (= dihybridisme) et leur localisation chromosomique en effectuant un
croisement-test.

23
III - Transmission des caractères héréditaires

Ainsi, on distingue deux cas :


 Si les 2 gènes sont situés sur 2 paires distinctes de chromosomes, les
gènes sont dits indépendants.

Les gènes A et B sont situés sur deux paires de chromosomes différents


L'hétérozygote F1 (issu de 2 lignées pures) produit 4 types de gamètes
différents avec une probabilité égale.
En effectuant un croisement-test (= F1 * parent récessif), on obtiendra 4
phénotypes en même proportions : 2 identiques aux parents et 2 nouveaux
(associant 1 caractère de chaque parent). Ces nouveaux phénotypes sont qualifiés
de recombinants (résultant d'un brassage inter-chromosomique).

24
III - Transmission des caractères héréditaires

 Si les 2 gènes sont situés sur la même paire de chromosomes, les gènes
sont dits liés.

Les gènes A et B sont situés sur la même paire de chromosomes

L'hétérozygote produit des gamètes de type parental mais aussi des gamètes
recombinés résultant du crossing-over (donc d'un brassage intrachromosomique).
Ces gamètes recombinés sont toujours représentés en proportion plus faibles que
les gamètes de type parental.
En effectuant un croisement-test, on obtiendra 4 phénotypes formés qui sont
représentés en proportion non-équitable.

25
III - Transmission des caractères héréditaires

26
Exercice :
V-

V
Exploitation

1ère partie
Le croisement de 2 souris de race pure, l'une à pelage blanc (albinos) et à
moustaches frisées, l'autre à pelage brun et à moustaches raides, a permis
d'obtenir des hybrides (F1) de phénotype pelage brun et moustaches raides.

Question 1
1. Définir le génotype et le phénotype des parents et de la F1
2. Quel serait le résultat d'un croisement-test (entre une souris
hybride F1 et un parent double récessif) ?
3. Quel serait le résultat d'un croisement entre deux souris F1 ?
2nde partie
On croise une souris de race pure au pelage uni et persistant (phénotype normal)
avec une souris de race pure au pelage tacheté et caduque (phénotype anormal ;
les poils disparaissent 15 jours après la naissance). On obtient une première
génération homogène de souris F1. Les mâles et les femelles ont tous un pelage uni
et persistant.
On croise alors une souris F1 avec une souris tachetée à pelage caduque. On
obtient en une vingtaine de portées :
 40 souris à pelage uni et persistant
 44 souris à pelage tacheté et caduque
 4 souris à pelage uni et caduque
 5 souris à pelage tacheté et persistant

Question 2
Interpréter ces résultats.

27
IV - Génétique,
VI -

VI
Maladies et
Hérédité humaine

29
IV - Génétique, Maladies et Hérédité humaine

Les conditions de transmission et d'expression des gènes sont les mêmes pour
toutes les espèces de mammifères. Mais l'espèce humaine pose des problèmes
particuliers aux médecins et aux généticiens (durée élevée de renouvellement des
générations, croisements non dirigés...). La méthode classique consiste à observer
dans les familles la transmission de caractères ayant retenu l'attention. Les
observations sont résumées dans des arbres généalogiques.

Arbre généalogique montrant la transmission des groupes sanguins du système


ABO dans une famille
Il est à noter que les caractères étudiés précédemment se transmettaient sans
liaison au sexe (indépendance au sexe), c'est à dire que les gènes responsables
étaient portés par des chromosomes non sexuels. Cette hérédité est dite
autosomale. La maladie peut atteindre à la fois les garçons et les filles sans
distinction.
Il existe donc aussi une hérédité liée au sexe, où les maladies sont transmises
par des gènes portés sur le chromosome X ou Y. Cette hérédité est dite
gonosomale.
10 % des maladies héréditaires sont fréquentes chez les garçons ou ne touchent
que les garçons (myopathie de Duchenne, hémophilie...). La plupart de ces
maladies sont transmises par le chromosome X (ex : daltonisme...).
On ne connaît pas de “maladie” transmises par le chromosome Y, mais si c'était le
cas un garçon malade aurait toujours un père malade.
Ainsi, certaines maladies héréditaires peuvent être transmises de façon
gonosomale ou autosomale, et également de façon dominante ou récessive.
Si la maladie est transmise à chaque génération, cette transmission est
probablement dominante.

Exemple
Sur l'arbre généalogique suivant, on peut constater qu'il existe 1 risque sur 2 de
transmettre la maladie à la génération suivante (Maladie autosomale
dominante).

30
IV - Génétique, Maladies et Hérédité humaine

Arbre généalogique montrant la transmission d'une maladie autosomale dominante

31
Exercice :
VII -

VII
Exploitation

La myopathie de Duchenne

Transmission de la myopathie de Duchenne (en rouge) dans un arbre généalogique

Question
1. L'allèle responsable de la myopathie de Duchenne est récessif ou
dominant ?
2. Le gène responsable de la maladie est porté par un autosome ou un
chromosome sexuel ?
3. Quel est le génotype de l'individu I2 et II3 ?
4. Quelle est la probabilité pour le couple III4 et III5 d'avoir un nouvel
enfant malade ?

33

Vous aimerez peut-être aussi