Conditionneur pour capteurs de force
Conditionneur pour capteurs de force
COURS 12M
Instrumentation
Résumé de Théorie
Deuxième Année
Programme de Formation des Techniciens
Spécialisés en Électronique
RÉDACTION
Michel Rouleau
RÉVISION TECHNIQUE
Claude Théorêt et Michel Rouleau
RÉVISION LINGUISTIQUE
François Gaudreau
BIBLIOGRAPHIE
L’objectif de ce module est de familiariser le lecteur avec les différents concepts entourant la
chaîne de mesure que nous retrouvons en milieu industriel lorsque la lecture d’une grandeur
physique devient essentielle.
Équipements
usuels
Procédé
et Conditionneur de Amplificateur Transmetteur Équipements
Capteur
variable signal d'instrumentation 4-20mA usuels
mesurée
Équipements
usuels
F I G U R E 1- 1 S C H É M A D E P R I N C I P E D ’ U N E C H AÎ N E D E M E S U R E AN AL O G I Q U E
Pour optimiser et exploiter adéquatement la variable mesurée, des blocs fonctionnels assurent un
conditionnement du signal exempt de bruit, linéaire et compensé thermiquement. Voici la
description des blocs que nous retrouvons dans ce schéma de principe.
Équipements
usuels
Procédé Convertisseur
et Conditionneur de Équipements
Capteur analogique -
variable signal usuels
numérique
mesurée
Équipements
usuels
F I G U R E 1- 2 S C H É M A D E P R I N C I P E D ’ U N E C H AÎ N E D E M E S U R E N U M É R I Q U E
Voici la description des blocs que nous retrouvons dans ce schéma de principe.
1. Procédé et variable mesurée : Environnement dans lequel évolue la variable mesurée,
occasionnellement appelée la mesurande.
2. Capteur : Élément primaire de mesure qui subit une modification de ses caractéristiques
intrinsèques.
3. Conditionneur de signal : Circuit qui délivre un signal électrique proportionnel à la
variation du capteur soumis à une contrainte physique. Dans ce cas, le conditionneur de
signal comporte beaucoup moins de circuits électroniques. En effet, les opérations de
linéarisation et de compensation peuvent avantageusement être effectuées par le micro-
contrôleur.
4. Convertisseur analogique à numérique : Circuit intégré avec ou sans échantillonnage,
permettant le transfert du signal électrique analogique en code binaire pour une plage
donnée. Dans certaines applications, le convertisseur fait partie d’un ensemble intégré à
base de micro-contrôleur. Dans ce cas, nous retrouvons des fonctions complexes de filtre
numérique du signal d’entrée, de fonctions de transfert particulières ou de linéarisation. La
fréquence de l’échantillonnage (contrôlée de façon matérielle ou logicielle) doit être
beaucoup plus élevée que la fréquence du signal mesuré pour obtenir une conversion
optimale et pour une représentation numérique du signal valable.
5. Équipements usuels : Circuit à base de microprocesseur (micro-ordinateur, micro-
contrôleur ou autre) pour le traitement numérique du signal ou pour des fonctions
d’instrumentation :
• transmission numérique ;
• afficheur numérique ou enregistreur numérique ;
• système d’acquisition de données et gestionnaire d’alarmes.
1.2 Les mesures usuelles
Les applications de mesure en milieu industriel que nous rencontrons le plus fréquemment sont:
• la mesure de la température ;
• la mesure de la pression ;
• la mesure du débit ;
• la mesure du niveau.
Chacune de ces mesures procure une information qui décrit l’aspect de la grandeur physique
mesurée. L’unité de mesure informe l’utilisateur concernant le système de référence utilisé pour
représenter la grandeur mesurée.
Il faut remarquer qu’à une température de -40ºF. correspond une température de -40ºC.
1.2.2 La mesure de la pression
La mesure de la pression est une information fort utile pour de nombreuses applications
industrielles. En effet, dans certains cas, la mesure de la pression permet de déterminer le niveau
d’un liquide; la température d’une chaudière thermique, le débit, la densité ou la viscosité de
certains gaz ou liquides.
La mesure de la pression d’un fluide définit la force appliquée par unité de surface, évaluée
perpendiculairement à cette surface (Équation 1-4). Le Tableau 1-1 compare les unités du
système international et du système anglais utilisées pour l’évaluation des paramètres mesurés.
Un Pascal est la pression que produit une force de un Newton appliquée sur une surface de un
mètre carré.
Selon le théorème de Pascal, une pression extérieure, exercée sur une surface quelconque d’un
liquide enfermé de tous côtés, se transmet au sein de ce liquide dans toutes les directions avec la
même intensité. Outre le Pascal, unité du système international (SI), d’autres unités sont
couramment utilisées. Dans les pages qui suivent, quelques relations vous seront présentées pour
vous permettre de comparer les systèmes.
On définit la pression hydrostatique comme étant la pression exercée par un fluide au repos
enfermé dans un réservoir quelconque. Cette pression est due à la pesanteur du fluide. Si le
fluide à analyser est l’air, on signifie alors de la pression atmosphérique ou pression
barométrique comme étant la pression exercée par l’air.
Pression = Force
Surface
É Q U AT I O N 1- 4
T AB L E AU 1- 1: U N I T É S P O U R L A M E S U R E D E P R E S S I O N
Grandeur Système international Système anglais
Pression Pascals (Pa) livres/pouce2 (lbs/po2)ou psi
Force Newtons (N) livres (lbs)
Surface mètres2 (m2) pouces2 (po2)
Il existe d’autres unités populaires de pression: bar, atmosphère et mm de mercure qui seront définies plus loin..
Souvent, on évalue la pression en relation avec la hauteur d’une colonne d’eau ou d’une colonne
de mercure. La pression exercée par cette colonne dépend de la masse volumique du fluide
utilisé. La relation existant entre la pression, la hauteur de la colonne et la masse volumique est
exprimée par l’Équation 1-5. Le Tableau 1-2 présente les unités du système international et du
système anglais utilisées pour l’évaluation des paramètres mesurés. Le Tableau 1-3 vous indique
la masse volumique de quelques matériaux.
Pression = ρgh
É Q U AT I O N 1- 5
T AB L E AU 1- 2: U N I T É S P O U R L A M E S U R E D E P R E S S I O N E X E R C É E P AR U N E
COLONNE
T AB L E AU 1- 3: M AS S E V O L U M I Q U E
Matériaux Masse volumique (Kg/m3)
mercure 13600
tétrachlorure de carbone 1590
eau 1000
alcool éthylique 790
huile hydraulique 912
La pression relative, souvent appelée « gauge », est la pression la plus utilisée. Lorsqu’aucune
information ne l’indique, ou que le capteur est soumis à l’influence de la pression
atmosphérique, la mesure exprimée par le capteur est relative (supérieure ou inférieure) à la
pression atmosphérique. Une valeur positive exprime une pression supérieure à la pression
atmosphérique; une valeur négative indique une pression inférieur à la pression atmosphérique,
soit une situation de « vacuum ». En hydraulique, par exemple, on utilise la notion de pression
relative ou « gauge » (psi ou psig). Un manomètre (« pressure gauge ») calibré normalement
indique 0,0 psi (ou psig) lorsqu’il est soumis uniquement à la pression atmosphérique.
Ceci explique pourquoi il est pratiquement impossible, à l’aide d’une pompe aspirante, de retirer
l’eau d’un puit si celle-ci se situe à 10,3 mètres ou plus au dessous du niveau de la pompe.
1.2.3 La mesure du débit
La mesure de débit est une information fort utile pour de nombreuses applications industrielles.
Les systèmes de contrôle industriels nécessitent souvent des mesures de fluides dans des
canalisations. Les mesures de débit sont donc importantes, fréquentes, mais aussi très
complexes.
La mesure du débit définit la quantité de fluide qui s’écoule en un point donné par unité de
temps.
On entend par fluide un liquide, un gaz ou même, dans certaines conditions, un solide
pulvérulent (produit sec réduit en poudre circulant par gravité ou à l’aide d’un dispositif
mécanique, par exemple une vis sans fin).
On distingue deux types de débit, soit le débit volumique (Qv) et le débit massique (Qm).
Lorsque la quantité de fluide en écoulement par unité de temps est exprimée en volume, le débit
est volumique; lorsque la quantité de fluide en écoulement par unité de temps est exprimée en
masse, le débit est massique. Généralement, le débit volumique s’exprime en mètres cubes par
seconde (m3/sec) ou en litres par seconde (L/sec). Le débit massique s’exprime souvent en
kilogramme par seconde (Kg/sec).
Pour évaluer le débit volumique d’écoulement Qv (SI: système international)) en régime stable
dans une conduite, il suffit d’appliquer l’Équation 1-6.
Qv = volume
temps
É Q U AT I O N 1- 6: É Q U AT I O N D E B AS E P O U R L A M E S U R E D U D É B I T V O L U M I Q U E
Pour évaluer le débit massique d’écoulement Qm (SI) en régime stable dans une conduite, il
suffit d’appliquer l’Équation 1-7 . Aussi, le débit massique peut être évalué à partir de la valeur
du débit volumique puisque c’est le résultat de la multiplication du débit volumique par la masse
volumique du fluide analysé (Équation 1-8).
Qm = masse
temps
É Q U AT I O N 1- 7: É Q U AT I O N D E B AS E P O U R L A M E S U R E D U D É B I T V O L U M I Q U E
Qm = Qv x ρ
É Q U AT I O N 1- 8: D É B I T M AS S I Q U E E N F O N C T I O N D U D É B I T V O L U M I Q U E
Le Tableau 1-5 présente quelques conversions des unités de volume pour différents systèmes.
T AB L E AU 1- 5: C O N V E R S I O N D E S U N I T É S D E V O L U M E
mL = cm3 L ft3 GPM(USA) GPM(UK)
3 -3
cm 1 1 x 10 3,531 x 10-5 2,641 x 10-4 2,199 x10-4
L 1000 1 0,035 3 0,264 0,220
ft3 28 316 28, 316 1 7,480 6,228
GPM(USA) 378 5,412 3,785 4 0,134 1 0,833
GPM(UK) 4 546 4, 546 0,161 1,201 1
L : litres ft3 : pieds cubes
GPM(USA): gallon par minute GPM(UK): gallon par minute (gallon impérial)
Le Tableau 1-6 présente quelques conversions des unités de débit pour différents systèmes.
T AB L E AU 1- 6: C O N V E R S I O N D E S U N I T É S D E D É B I T
m3/h m3/sec L/sec GPM(USA) GPM(UK)
3
m /h 1 278 x 10-6 0,2778 4,403 3,667
m3/sec 3 600 1 1000 15 852 13 198
L/sec 3,6 0,001 1 15,85 13,198
GPM(USA) 0,2271 6,3 x 10-5 0,0631 1 0,833
GPM(UK) 0.2728 7,58 x 10-5 0,0758 1,201 1
m3/h : mètres cubes par heure m3/sec: mètres cubes par seconde
L/sec : litres par seconde
GPM(USA): gallon par minute GPM(UK): gallon par minute
1.2.4 La mesure du niveau
La mesure de niveau est aussi une information fort utile pour de nombreuses applications
industrielles. La mesure du niveau définit la position ou la hauteur d’un point par rapport à un
plan horizontal utilisé comme référence.
Nous pouvons exprimer la quantité mesurée en terme de poids, masse, volume ou hauteur.
Évidemment, pour déterminer le volume, la masse ou le poids d’un liquide, il est nécessaire de
tenir compte de la forme du réservoir et de la masse volumique du matériau mesuré.
Généralement, pour effectuer la mesure du niveau, une simple canalisation transforme la hauteur
du niveau (de la colonne) en une différence de pression. Cette pression ainsi mesurée nous
informe de la hauteur de la colonne et, par conséquent, du volume, de la masse ou du poids du
liquide.
La représentation de la mesure du niveau peut être graduée en hauteur en masse, en poids ou en
volume.
Par exemple, le Tableau 1-7 illustre les caractéristiques d’une cellule de charge, capteur
permettant la mesure d’une masse.
T AB L E AU 1- 7 : S P É C I F I C AT I O N S D ' U N E C E L L U L E D E C H AR G E
Capacité nominale (« Rated capacity (R.C.) ») 50Kg
Signal de sortie nominal (« Rated output (R.O.) ») 2mV/V ± 0,5%
Sensibilité (« Sensitivity ») 2mV/V/50Kg
Non- linéarité (« Non linearity ») 0,03% R.O.
hystérésis (« Hysteresis ») 0,03% R.O.
Répétabilité (« Repeatability ») 0,03% R.O.
Résistance en pont (« Terminal resistance ») input: 350Ω ± 3.5Ω
output: 350Ω ± 5Ω
Résistance d’isolation (« Insulation resistance ») bridge to ground: 2000MΩ
shield to ground: 1000MΩ
Alimentation recommandée (« Excitation recommanded ») 10V
Alimentation maximale (« Excitation max. ») 15V
Charge maximale (« Safe overload ») 150% R.C.
L'erreur systématique pour une valeur donnée, exprime l'écart entre la valeur mesurée et la valeur
recherchée, soit la valeur nominale, en pourcentatge par rapport à l'étendue de mesure.
Par exemple, pour une chaîne de mesure dont l'étendue de mesure est de 200°C, on mesure, dans
des conditions données, une température de +50,2°C comparée à une valeur nominale ou de
référence de +50,0°C. L'erreur systématique (souvent appelée l'erreur de précision d'échelle) est
0,2
donc de x100 = 0,1% .
200
1.3.4 La sensibilité
De façon générale, cette caractéristique traduit le rapport entre la variation du signal de sortie et
la variation du signal d’entrée pour une plage d’utilisation donnée. Si le capteur possède une
fonction de transfert linéaire sur toute la gamme d’utilisation, la sensibilité sera unique pour
toute l’étendue de mesure. Toutefois, si le capteur possède quelques imperfections, le fabricant
fournira la sensibilité pour différents points de la fonction de transfert. Le calcul de la pente de la
tangente à un point donné du graphique, exprimant le signal de sortie en fonction de la grandeur
mesurée, donne la sensibilité au point donné.
Des exemples de sensibilité:
− mesure de température : 10mV/°C ;
− mesure de débit : 1mA/Litre/sec ;
− mesure de vitesse : 12pas/sec.
Pour certains capteurs, la sensibilité est influencée par l’alimentation. C’est souvent le cas pour
des capteurs de température ou des capteurs de pression dont le transducteur est basé sur un pont
de mesure. Des exemples:
− mesure de température : 1mV/V/°C ;
− mesure de pression : 10mV/V/kPa.
Dans le cas d’une sensibilité de 1mV/V/°C, pour chaque volt d’alimentation, le signal de sortie
augmentera de 1mV pour une augmentation de la température de 1°C. Donc, si le circuit est
alimenté à l’aide d’une source de 10V, nous pouvons considérer que la sensibilité de sortie est de
10mV/°C. Mais attention, si vous modifiez l’alimentation, la sensibilité sera affectée.
Nous pouvons augmenter la sensibilité du capteur précédent, si nous augmentons l’alimentation
du circuit. Mais attention, cette nouvelle alimentation doit respecter les caractéristiques du
capteur fournies par le fabricant concernant les limites de l’alimentation.
Si nous alimentons le circuit à l’aide d’une source de 20V et que cette tension est dans les
limites technologiques du capteur, la sensibilité sera augmentée à 20mV/°C. Ce qui correspond
aussi à une multiplication du gain du circuit par 2.
1.3.5 La résolution
C’est la plus petite grandeur que l’on peut reproduire sur l’instrument avec précision. Si la
chaîne de mesure est numérique, la résolution est fortement influencée par le nombre de bits du
convertisseur analogique à numérique.
1.3.6 La linéarité
L'erreur de linéarité spécifie le plus grand écart entre la courbe d'étalonnage et une ligne droite
appelée « meilleure droite ». L'écart de linéarité s'exprime en % de l'étendue de mesure comme
l'erreur systématique.
La fonction de transfert est linéaire dans une plage déterminée si les variations du signal de
sortie (la variable dépendante) sont proportionnelles aux variations de la grandeur mesurée
(variable indépendante). Si la sensibilité est la même sur toute la plage d’utilisation du capteur, il
en résulte un capteur linéaire. Les écarts de cette droite sont appelés écarts de linéarité; ils sont
spécifiés en pourcentage de l’étendue de mesure par rapport à la droite idéale (erreur
systématique).
Par exemple, un capteur de température dont la gamme de mesure est de -50°C à +100°C
possède un « span », étendue de mesure de 150°C. Si le fabricant spécifie un écart de 0,05% pour
une mesure de 50°C, alors le capteur peut donner une erreur de 0,075°C (0,05% de 150°C) à
50°C, ce qui n’est pas si mal. Évidemment, plus le chiffre est petit, meilleur est le capteur.
1.3.7 La précision
Qualité qui caractérise l'aptitude d'un capteur à donner des indications proche de la vraie valeur
de la grandeur mesurée. L'erreur de précision, représente l'erreur globale d'un capteur, dans des
conditions déterminées d'emploi comprenant l'erreur de justesse ainsi que l'erreur de fidélité.
L'erreur de précision est déterminée en composant les erreurs élémentaires.
Pour les applications courantes, la précision d'un capteur industriel est comprise entre ± 0,5% et
± 2,0% de l'étendue de mesure.
Pour l'évaluer, on mesure une valeur donnée et on détermine l'écart par rapport à la valeur
nominale. Cette caractéristique est généralement exprimée en pourcentage par rapport à
l’étendue de mesure pour une valeur donnée (erreur systématique).
1.3.8 La répétabilité
Un capteur idéalement précis reproduira toujours le même signal de sortie lorsque soumis à une
même grandeur physique. Cette caractéristique est généralement exprimée en pourcentage par
rapport à l’étendue de mesure pour une valeur donnée.
1.3.9 L’hystérésis
Un capteur est soumis à une variation croissante de la grandeur mesurée, puis subit la même
variation décroissante. Idéalement, le point de retour devrait être le même que le point de départ.
Si ce n’est pas le cas, nous obtenons une erreur de réversabilité due à l’hystérésis du capteur.
Cette caractéristique est généralement exprimée en pourcentage par rapport à l’étendue de
mesure pour une valeur donnée.
1.3.10 La finesse
Qualité exprimant l'aptitude d'un capteur à donner la valeur de la grandeur à mesurer sans
modifier celle-ci par sa présence.
Par exemple, certains hygromètres vaporisent de l’eau (psychrométrie) pour mesurer l’humidité
de l’air. Une telle opération modifie l’humidité de l’air. Cette opération doit être prise en compte
lors de l’établissement de l’humidité réelle mesurée.
1.3.11 Le temps de réponse
Le temps de réponse, ou temps de montée, est l’intervalle de temps que prend le signal de sortie
pour retrouver un nouvel équilibre après une variation brusque de la grandeur à mesurer.
Certains fabricants de capteur considèrent que le temp de réponse (ou temps de montée) est
l’intervalle de temps qui s’écoule entre le moment où la sortie du capteur passe de 10% à 90% de
sa variation sur une échelle normalisée.
La Figure 1-3 illustre la réponse temporelle d’un capteur subissant une variation instantanée de
la grandeur mesurée. Il est à remarquer qu’un capteur requiert un certain délai avant d’être
influencé par la grandeur physique à reproduire. Cette caractéristique est nommée le temps de
délai.
%
100
90
80
70
60
50
40
30
20
10
2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24 26 28 t(sec.)
td tr
t0 t1 t2 t3
td:tdélai tr:tréponse
F I G U R E 1- 3: R E P R É S E N T AT I O N D E L A R É P O N S E T E M P O R E L L E D ' U N C AP T E U R
Il sera important de bien se documenter chez les fournisseurs pour connaître les technologies et
les dispositifs disponibles sur le marché. Le choix adéquat du capteur sera fait en considérant
une foule de compromis en fonction des caractéristiques générales de la mesure.
1.4.1 Définition du cahier des charges
Les critères de choix sont déterminés en fonction de l’environnement où la mesure sera prise, la
qualité de la mesure demandé et la disponibilité financière.
COURS 14A
Capteurs et conditionneurs
Résumé de Théorie
Version préliminaire
Deuxième Année
Programme de Formation des Techniciens
Spécialisés en Électronique
RÉDACTION
Michel Rouleau
RÉVISION TECHNIQUE
Claude Théorêt et Michel Rouleau
RÉVISION LINGUISTIQUE
François Gaudreau
BIBLIOGRAPHIE
1v 2v 3v 4v 5v
2.5v
Signal
de sortie
F I G U R E 2- 1 : S I G N AL D E S O R T I E E N F O N C T I O N D E L A V I T E S S E D ' U N M O T E U R
Les standards industriels les plus utilisés pour représenter une échelle de mesure analogique
sont:
pour les signaux électriques:
• 0 à 1V;
• 0 à 5V;
• 1 à 5V;
• 4 à 20mA;
et pour les signaux pneumatiques:
• 3 à15psi;
• 20 à 100kPa;
• 0,2 à 1,00 Bar.
2.1.3 Le transmetteur de signal 4-20mA
Le transport d’un signal analogique de tension offre quelques difficultés puisqu’il est très
sensible au bruit, et, sur une grande distance, il subit une atténuation qui est néfaste. Toutefois, le
transport d’un signal analogique de courant offre, entre autres avantages, une immunité au bruit
qui est très élevée, et aucune atténuation.
Donc, particulièrement lorsque que le signal analogique doit être transmit sur une grande
distance, nous utilisons un transmetteur 4-20mA. Ses principaux avantages sont les suivants:
Cependant, il faut noter que la valeur de la charge maximale, limite la quantité d’instruments que
nous pouvons relier en série sur la sortie du transmetteur. L’évaluation de la résistance totale doit
tenir compte de toutes les résistances en série ainsi que la résistance du fil utilisé. Généralement,
cette résistance maximale dépend de l’alimentation utilisée. La Figure 2-2, tel que fourni par
plusieurs manufacturiers ,démontre graphiquement la façon de calculer la charge maximale
permise selon la tension d’alimentation.
Le manufacturier précise deux paramètres importants:
Donc, à l’aide de l’équation suivante, vous pouvez évaluer la valeur de la charge maximale que
le transmetteur peut fournir pour une alimentation donnée. L’évaluation de la charge maximale
est faite pour le courant maximal, c’est-à-dire, 20mA.
Rmax = Va - Vtmin
20 mA
É Q U AT I O N 2- 1 : C AL C U L D E L A R É S I S T AN C E M AX I M AL E P E R M I S E
où:
• Rmax est la charge maximale;
• Va: la tension de l’alimentation;
• Vtmin: la tension minimale de fonctionnement du transmetteur.
1250R
1000R
750R
650R
500R
250R
5v 10 15 20 25 30 35 40
Tension
d'alimentation (v)
Vtmin = 12v Vtmax = 36v
Alimentation = +25v
F I G U R E 2- 2 : C AL C U L D E L A C H AR G E M AX I M AL E P O U R U N T R AN S M E T T E U R 4- 20 M A
Alimentation
en air
Évacuation
de l'air en
surplus
+
250 Sortie
4-20mA 3-15psi
R
-
Convertisseur 4-20mA
à 3-15psi
F I G U R E 2- 3 : C O N V E R T I S S E U R 4- 20 M A À 3- 15 P S I
S (sensibilité) = ∆sortie
∆entrée
É Q U AT I O N 2- 2 : C AL C U L D E L A S E N S I B I L I T É
entre les deux valeurs sera aléatoire et dépendra du comportement du convertisseur. Alors, la
vitesse affichée sera de 2136,4tpm ou 2156,0 soit exactement 19,6tpm de plus.
Or, le système numérique ne pourra pas afficher la vitesse réelle qui est de 2150,0tpm puisque la
résolution ne le permet pas.
2.2.8 La fonction de transfert
La fonction de transfert exprime la relation mathématique existant entre le signal d’entrée et le
signal de sortie d’un transducteur, d’un transmetteur ou tout autre système dont l’information de
la sortie est dépendante du comportement de l’information que nous retrouvons à l’entrée.
La Figure 2-4 illustre graphiquement la fonction de transfert d’une chaîne de mesure de
température ayant une portée minimale de +10°C et une portée maximale de +40°C pour une
sortie en courant de 4-20mA. Nous remarquons que ce graphique représente l’équation d’une
droite avec:
y = mx + b, où y représente la variable dépendante, soit le courant de sortie;
x représente la variable indépendante, la température mesurée;
m représente la pente de la droite, soit la sensibilité de la chaîne;
b représente le décalage à la valeur de la portée minimale.
Io(mA)
20
18
16
14
12
10
8
6
4
2
10 20 30 40 50 deg C
tx
F I G U R E 2- 4: F O N C T I O N D E T R AN S F E R T D ' U N E C H AÎ N E D E M E S U R E D E T E M P É R AT U R E
Si le transfert comporte un rapport constant, la fonction de transfert est dite linéaire et est
représentée par une droite (y = mx + b). Si le transfert comporte une relation quadratique, la
fonction de transfert est logarithmique. Si le transfert est non-linéaire, la fonction de transfert est
représentée par une série polynomiale.
Nous pouvons considérer que la fonction de transfert (relation mathématique) d’un transmetteur
de température est aussi exprimée par l’Équation 2-3:
4 20 10 00 4
10°C +1v $00
mA kPa mv L/s mA
a) b) c) d)
(mA)
4095 5v 20
0000 1v 4
00 20 40 60 80 100
(%)
100kP
20kPa
a
F I G U R E 2- 5: E X E M P L E S D E F O N C T I O N D E T R AN S F E R T
V+
Ligne
Charge cc/ca
Retour
Charge cc
Sortie à
Circuit de transistor NPN
détection
Sortie à
transistor PNP
Circuit de
Charge cc
détection
Ligne
Rs
Sortie à TRIAC
Circuit de MOV
détection
Cs
Charge ca
Retour
Circuit de
traitement
analogique
+
4-20mA Charge < R max
-
F I G U R E 2- 10
L'utilisation d'un transmetteur 4-20mA à sortie NPN, nécessite une charge flottante.
2.3.3 Raccordement d’un transmetteur 4-20mA
Trois configurations de transmetteurs 4-20mA sont disponibles sur le marché. Nous retrouvons:
Côté du capteur
+
250
4-20mA R
-
a) Transmetteur 2 fils
Côté du capteur
+
4-20mA 250
R
-
b) Transmetteur 3 fils
c) Transmetteur 4 fils
F I G U R E 2- 11 : R AC C O R D E M E N T D ' U N T R AN S M E T T E U R 4- 20 M A
Pour brancher plus d'un instrument à entrée 1-5V sur la même boucle de courant, il faut
obligatoirement utiliser des instruments à entrées flottantes. Sinon, une ou plusieurs entrées
seraient court-circuitées.
Une autre alternative (Figure 2-12) consiste à relier en parallèle sur une résistance de 250Ω
commune, les entrées des instruments que nous voulons utiliser. Évidement, cette alternative est
valable uniquement lorsque les équipements sont dans la même armoire.
Côté du capteur
Haute
+ - impédance
d'entrée
+ 2
5
4-20mA 0
R
-
Haute
impédance
d'entrée
F I G U R E 2- 12 : R AC C O R D E M E N T D E S É Q U I P E M E N T S D AN S U N E AR M O I R E
Le câble coaxial
Le câble coaxial se compose d'un conducteur central enfermé dans une gaine métallique
constituant le deuxième conducteur, laquelle est connectée à la masse. Ce câble, environ dix fois
plus coûteux que la paire torsadée, est plus flexible, plus durable et possède une meilleure
immunité au bruit.
Il peut transmettre des signaux numériques à très haute vitesse.
La fibre optique
La fibre optique transporte, à l'aide de signaux lumineux, les informations à très grande vitesse
avec de très faibles pertes de transmission en comparaison avec la paire torsadée ou le câble
coaxial. La fibre optique est maintenant de plus en plus commercialisé et les coûts sont en
décroissance. La qualité de l'immunité au bruit et la vitesse de transmission, sous des conditions
critiques, sont excellentes.
Un système de fibre optique, sans répéteur, peut facilement transmettre 500 mégabits par
seconde sur 200km. Cette caractéristique fait que c'est le lien privilégié pour la transmission de
signaux numériques.
La fibre optique est petite, plus légère, et peut être installée dans des conditions industrielles
défavorables aux conducteurs électriques (température, interférences industrielles, etc.).
Conducteur
Mise à la terre
Revêtement
Isolant
protecteur
Protection
métallique
Protection
Gaine métalique
supplémentaire
Isolant Isolant
extérieur extérieur
F I G U R E 2- 13 : L E S T Y P E S D E L I E N D E C O M M U N I C AT I O N
Généralement, une vis permet l'ajustement du zéro « offset » et une autre vis permet l'ajustement
du gain « span » du transmetteur.
Pour plusieurs appareils, les réglages s'influencent entre eux. Donc, il faut recommencer la
procédure d'étalonnage à plusieurs reprises pour obtenir des valeurs qui convergent vers les
valeurs recherchées.
Par la suite, procédez à des lectures répétées de grandeurs physiques pour des valeurs de
référence. Établissez graphiquement la fonction de transfert pour des valeurs à intervalles de
10% de la gamme de mesure. Constatez l'erreur de décalage et l'erreur de sensibilité. S'il y a lieu,
recommencer l'étalonnage de l'appareil. Avec ce graphique, vous pourrez examiner les
caractéristiques de linéarité du système.
2.4.3 Validation à l'aide du multimètre
À l'aide d'un multimètre, mesurez la valeur de la tension présente à la sortie du transducteur de
tension par rapport à la fonction de transfert fournie.
Pour le transmetteur 4-20mA, effectuez la mesure de la tension présente aux bornes de la
résistance de 250Ω pour la limite inférieure de la gamme de mesure. La tension mesurée devrait
être de +1v.
Effectuez la mesure de la tension aux bornes de la résistance de 250Ω pour la limite supérieure.
La tension devrait être de +5v.
Effectuez la mesure de la tension aux bornes de la résistance de 250Ω pour une valeur
correspondant à 50% de la gamme de mesure. La tension devrait être de +3v.
COURS 14A
Capteurs et conditionneurs
Résumé de Théorie
Deuxième Année
Programme de Formation des Techniciens
Spécialisés en Électronique
RÉDACTION
Michel Rouleau
RÉVISION TECHNIQUE
Claude Théorêt et Michel Rouleau
RÉVISION LINGUISTIQUE
François Gaudreau
BIBLIOGRAPHIE
Les cours précédents vous auront permis d'analyser et de vérifier le fonctionnement des circuits
électroniques utilisés pour effectuer le traitement de signal. Les principaux circuits sont :
Si vous rencontrez des difficultés dans l'analyse des circuits d'applications présentés dans ce
chapitre, référez-vous à la documentation du cours « Traitement de signal ».
EXC(+)
(+)
Vsortie
Vsortie
(-)
EXC (-)
F I G U R E 3- 2 : E X E M P L E S D E S I G N AU X D E M O D E D I F F É R E N T I E L L E
Ces signaux de mode différentiel requiert un amplificateur différentiel pour leurs traitements.
L'amplificateur différentiel possède deux entrées de signal de tension pour appliquer le signal de
mode différentiel.
L'utilisation du signal en mode différentiel offre plusieurs avantages. L'immunité au bruit
résultant du traitement du signal en mode différentiel en font un circuit privilégié pour
l'instrumentation industrielle.
De plus, un signal en mode différentiel, recueilli à la sortie d'un circuit de pont de résistance, est
peu affecté par le bruit d'ondulation de l'alimentation électrique.
entrée (+)
sortie (+)
(+)
Entrée Sortie
différentielle différentielle
(-)
sortie (-)
entrée (-)
F I G U R E 3- 3 : A M P L I F I C AT I O N D ' U N S I G N AL D E M O D E D I F F É R E N T I E L
Mesure du gain en
R3 Le gain du mode commun dépend de
mode commun
la symétrie des éléments. Pour
entrée (+) R1
connaître avec exactitude le gain en
mode commun d'un amplificateur, il
entrée (-) R2 Charge doit être mesuré.
R1 = R2
R4
R3 = R4
F I G U R E 3- 4 : M E S U R E D U G AI N E N M O D E C O M M U N
émetteur récepteur
Entrée optique Sortie
optique
Vivant
Signal de commande
CHARGE Retour
F I G U R E 3- 5
Pour plus de sécurité, on utilise deux sources d'alimentation ainsi que deux masses isolées pour
les deux circuits. Par exemple, à la Figure 3-5 b, vous remarquerez qu'il n'y a aucune connexion
électrique commune entre le circuit de commande et le circuit de puissance.
Les couplages optiques les plus répandues sont utilisés pour l'isolation de signaux numériques.
Les caractéristiques sont:
Le couplage de signaux analogiques c.c. ou c.a. est plus complexe. La principale difficulté réside
dans le transfert proportionnel du signal de sortie par rapport au signal d'entrée.
Des optocoupleurs spéciaux sont construits pour répondre à cette exigence. Le circuit intégré
HCPL-2530 de Hewlett-Packard, dans un circuit d'application typique, peut donner 1% de
linéarité pour une largeur de bande de 25kHz.
Pour les signaux de commutation, le couplage magnétique est utilisé sous la forme d'un
transformateur d'impulsion pour déclencher un ou des thyristors de puissance tels que
représentés à la Figure 3-6.
Vivant
Générateur
d'impulsions
de
commande
CHARGE Retour
Vivant
Générateur
d'impulsions
de
commande
CHARGE Retour
F I G U R E 3- 6 : C O U P L AG E P AR T R AN S F O R M AT E U R D ' I M P U L S I O N S
Modulateur de Démodulateur de
entrée fréquence VCO fréquence
sortie
100% Fmax
Tension moyenne
d'entrée
50% Fo
0% Fmin
Fmin Fo Fmax 0% 50% 100%
F I G U R E 3- 7 : S C H É M A D E P R I N C I P E D ' U N C I R C U I T D ' I S O L AT I O N P O U R S I G N AL AN AL O G I Q U E
Considérant qu'une diode devient conductrice pour une tension d'environ 0,5v, la tension
maximale se rendant à la sortie du limiteur a) est de ± 5,5v et la tension maximale se rendant à la
sortie du limiteur b) est de ± 0,5v.
La limitation contre les surtensions pour l'entrée du circuit dépend de la puissance nominale de
la résistance R1 à l'entrée du circuit. Par exemple, pour le premier circuit, si R1 = 10KΩ,
250mW, le circuit pourra recueillir à l'entrée une tension d'environ 55v avant que la résistance
brûle. Bien entendu, la diode doit pouvoir supporter le courant, soit 5,0mA.
E2
P= alors Emax = PR E max = 250mWx10K = 50v
R
+5v
D1
R1
R1 entrée
entrée D3 D4
D2
-5v
Av ( diff )
Taux de rejet en mode commun CMRR = 20log
Av ( commun )
É Q U AT I O N 3- 1
Soulignons que le CMRR de l'amplificateur opérationnel 741C est de 90db aux basses
fréquences.
Dans une application pratique, pour évaluer le CMRR, il suffit de mesurer le gain en mode
commun et le gain en mode différentiel de l'amplificateur. Le gain en mode commun d'un
amplificateur différentiel dépend de sa symétrie. Si l'amplificateur était parfaitement symétrique,
le gain en mode commun serait de 0,00. Évidemment, ce n'est jamais le cas pratiquement. Alors,
pour connaître le gain en mode commun, il faut injecter un signal commun simultanément sur
les deux entrées de l'amplificateur et mesurer le signal de sortie tel que décrit précédemment à la
Figure 3-4.
Si les deux transistors de l'amplificateur différentiel et les résistances de polarisation sont bien
choisis, l'amplificateur peut fournir un gain en mode commun de l'ordre de 0,03, par exemple.
Alors, pour un signal commun de l'ordre de 100mv (soit du bruit), nous aurons un signal
différentiel de sortie de 3mv.
Et si le signal en mode différentiel est de 50mv et que le gain différentiel est de 100, le signal de
sortie sera de 5,0v.
Nous pouvons constater qu'à la source, le signal était grandement affectée par le bruit: 100mv de
bruit versus 50mv de signal. Or, après le rejet du bruit et l'amplification du signal en mode
différentiel, le signal de sortie est de 5,0v et le bruit est de 3mv seulement.
100
CMRR = 20 log = 70,46db
0,03
Les amplificateurs d'instrumentation intégrés sont maintenant très performants. À cause des
nouvelles technologies de découpage de précision au laser, nous retrouvons des amplificateurs
pouvant atteindre un CMRR de l'ordre de 140db.
Comme l'Équation 3-1 le propose, pour améliorer le CMRR d'un amplificateur, il suffit, soit
d'augmenter le gain différentiel, ou de diminuer le gain en mode commun. C'est ce qu'offre
l'amplificateur d'instrumentation. Référez-vous à la Figure 3-9 pour une étude de l'amplificateur
d'instrumentation.
Le premier étage (U1 et U2) forme un préamplificateur dont le gain différentiel est assez élevé,
2R
soit: Av ( diff ) = 3 + 1 ; et le gain du mode commun est de 1,0.
R4
R8
Le deuxième étage formé autour de U3 a un gain différentiel équivalent à: Av ( diff ) = . Le
R6
gain en mode commun est relativement faible, mais pour le connaître, nous devons le mesuré.
R1 = R2 R3 = R5 R6 = R7 R8 = R9
V+
R6 R8 Ajustement de la tension
U1
de décalage
entrée (+)
R1 V-
R3
Entrée
R4 U3
différentielle
R5 Sortie
entrée (-) R1
U2
R7 R9
F I G U R E 3- 9 : A M P L I F I C AT E U R D ' I N S T R U M E N T AT I O N
signal
S/N ratio = 20log
bruit
É Q U AT I O N 3- 2
50mv
pour l'entrée; S/N ratio = 20 log = −6,02db
100mv
5,0v
et pour la sortie; S/N ratio = 20 log = +64,43db
3mv
Nous pouvons remarquer que l'amplificateur a amélioré le rapport signal/bruit entre la sortie et
l'entrée de la valeur exacte du CMRR.
Aussi, pour éviter les interférences électromagnétiques (EMI) retrouvées en grande quantité en
industrie, nous utiliserons un câble à paire torsadée. Reliez adéquatement le troisième fil par une
mise à la terre au niveau de la source du signal (une extrémité seulement). Ces torsades à 90°
aident également à éliminer les interférences électromagnétiques.
Procédure de calibration:
• pour 0,00V à l'entrée, ajustez R5 (offset) pour obtenir 4,0mA de courant de sortie ou +1v
dans une résistance de précision de 250Ω;
• pour 1,00V à l'entrée, ajustez R4 (span) pour obtenir 20,0mA de courant de sortie ou +5v
dans une résistance de précision de 250Ω.
15v − 1v
La charge maximale pouvant être placée à la sortie du circuit est de Rmax = = 700Ω , si
20mA
nous considérons une tension minimale de 1v pour le fonctionnement adéquat du transistor,
avant la saturation.
F I G U R E 3- 10 : C O N V E R T I S S E U R 4- 20 M A À S O R T I E À T R AN S I S T O R PNP
Une sortie « ALARM est disponible pour signifier le bris de câble en détectant la coupure du
courant de sortie.
Le circuit illustré à la Figure 3-11 possède la fonction de transfert suivante: pour un signal
d'entrée de 0 à +1V, il fournit un courant de 4 à 20mA.
Procédure de calibration:
• pour 0,00V à l'entrée, ajustez P1 (offset) pour obtenir 4,0mA de courant de sortie ou +1v dans
une résistance de précision de 250Ω sur la sortie;
• pour 1,00V à l'entrée, ajustez P2 (span) pour obtenir 20,0mA de courant de sortie ou +5v dans
une résistance de précision de 250Ω sur la sortie.
+12v
680R
DEL
TIL 220
13
Vs
8 2.0V SENSE ALARM 10
50K
multitours Iout 11 +
1 FB AD694 Sortie de courant
4-20mA
3 -SIG
+ 2.0V
COM
4mA 4mA -
2 +SIG FS ON/OFF ADJ
4 5 9 6
Entrée de tension P2
0-1v
- 2K
10K
5K
multitours
P1
3K9
F I G U R E 3- 11 : C O N V E R T I S S E U R 4- 20 M A AV E C L E C I R C U I T I N T É G R É AD694
Le montage possède une résistance de 250Ω pour la conversion d'un signal 4-20mA à 1-5v.
L'amplificateur de différence, précédé de suiveur, fournit un signal en mode asymétrique à un
sommateur de tension qui permet d'ajuster le zéro (0%)et le maximum (100%).
Procédure de calibration:
• pour 4mA sur l'entrée, ajustez le potentiomètre de 1K (0% adj) pour obtenir une lecture de
0,0mV, tension représentant le 0%;
• pour 20mA sur l'entrée, ajustez le potentiomètre de 10K (100% adj) pour obtenir une lecture
de 100,0mV, tension représentant le 100%;
F I G U R E 3- 12 : A F F I C H AG E D E T E M P É R AT U R E
Le transistor à effet de champs (TEC) offre une caractéristique d'impédance d'entrée très élevée.
Polarisé par une source à courant constant, le signal de sortie, à la source du transistor, propose
une sortie en suiveur.
Le diviseur de tension formé des résistances R1, R2, et R3 forme un atténuateur à trois sorties.
(atténuateur de 0,00 - 0,1 - 0,01).
Les condensateurs C1, C2 et C3 forcent le diviseur d'impédance à maintenir un rapport
d'atténuation constant pour un signal alternatif à fréquence variable. (R1C1 = R2C2 = R3C3).
Procédure de calibration:
• Ajuster R12 (bias) pour obtenir environ 2v (c.c.) à la source de Q3.
• Déplacer le curseur de R7 (offset) sur toute sa course et vérifier que le niveau c.c. à la sortie
varie d'environ -2v à +2v c.c.
• Si la plage de sortie de l'ajustement précédent n'est pas symétrique autour du 0v, réajuster
R12 en conséquence.
• Appliquer une onde carrée à l'entrée du circuit et observer le signal de sortie.
• Placer SW2 à la position X10 et court-circuiter R3. Ajuster C2 pour obtenir l'onde carrée de
sortie la plus parfaite possible.
• Placer SW2 à la position X100 et enlever le court-circuit. Ajuster C4 pour obtenir l'onde
carrée de sortie la plus parfaite possible.
F I G U R E 3- 13 : P R É AM P L I F I C AT E U R AV E C AT T É N U AT E U R C O M P E N S É
Procédure de calibration:
• Ajuster R1 pour obtenir au point A, une tension correspondante à la température ambiante en
°K. Par exemple, si la température est de 22°C ou 295°K, la tension au point A doit être de
-2,95v.
• Avec SW1 ouvert, vérifiez que la tension de sortie est de +2,95v; sinon, vérifiez que R3 = R4.
• Avec SW1 fermé, ajuster R6 (celsius adj) pour obtenir une tension de sortie de 0,22V, qui
correspond au 22°C de l'exemple précédent.
F I G U R E 3- 14 : T H E R M O M È T R E É L E C T R O N I Q U E AV E C L M 335
Procédure de calibration:
• Placer le AD590 dans de l'eau très froide avec de la glace.
• Ajuster R1 (zéro cal.) pour obtenir une tension de sortie de 0v, pour une température de 0°C.
• Placer le AD590 dans de l'eau bouillante.
• Ajuster R4 (sensibilité) pour obtenir une tension de sortie de 1,0v, pour une température de
100°C.
F I G U R E 3- 15 : T H E R M O M È T R E É L E C T R O N I Q U E AV E C AD590
Le RTD platine 100Ω, placé dans un pont de Wheatstone, fournit un signal en mode différentiel
aux deux entrées de l'amplificateur d'instrumentation. L'ajustement R17 (sensibilité) permet
l'ajustement de la sensibilité en fonction:
• de l'alimentation du circuit;
• de la sensibilité du pont;
• du gain de tension de l'amplificateur d'instrumentation qui est fixe.
Le potentiomètre R15 permet de balancer les deux branches du pont, et R12 permet d'ajuster le
zéro (offset) de la sortie.
Procédure de calibration:
• Placer le RTD dans de l'eau très froide avec de la glace, ou mieux encore, remplacer le RTD
par une résistance de précision de 100Ω: à 0°C, le RTD platine vaut 100Ω.
• Ajuster R15 (balance) pour obtenir une tension de sortie de 0v à la sortie du pont.
• Ajuster R12 (zéro) pour obtenir une tension de sortie de 0v à la sortie du circuit.
• Placer le RTD dans de l'eau bouillante, ou mieux encore, remplacer le RTD par une résistance
de précision de 138,50Ω (boîte à décades): à 100°C, le RTD platine vaut 138,50Ω.
• Ajuster R17 (sensibilité) pour obtenir une tension de sortie de +1v à la sortie du circuit.
Procédure de calibration:
• Court-circuiter le thermocouple et relier le curseur du potentiomètre R9 au commun du
circuit.
• Ajuster le potentiomètre R3 « Kelvin adj » pour obtenir un signal de sortie correspondant à la
température ambiante en degré Kelvin. Par exemple, si la température ambiante est de 20°C
(293°K), ajuster le signal de sortie à 2,93v: pour une sensibilité globale de 10mv/°K.
• Enlever le fil reliant le curseur de R9 au point commun.
• Ajuster le potentiomètre R9 « Celsius adj » pour obtenir un signal de sortie correspondant à la
température ambiante en degré Celsius. Donc, pour une température ambiante est de 20°C
ajuster le signal de sortie à 200mv: pour une sensibilité globale de 10mv/°C.
F I G U R E 3- 16 : M E S U R E D E T E M P É R AT U R E AV E C RT D AU P L AT I N E
F I G U R E 3- 17 : M E S U R E D E T E M P É R AT U R E AV E C U N T H E R M O C O U P L E
Détecteur de phase
Source de signal J1 J2
alternatif
~1kHz (+)
Tension de
sortie
différentielle
(-)
Réglage de sensibilité
F
mesure de force
J1: active F
J2: passive mesure de torsion
J1: passive
J1 J1 J2: active
J2 J2
F I G U R E 3- 18 : C I R C U I T D E M E S U R E À J AU G E D E C O N T R AI N T E
Cette cellule de charge, dont la géométrie matériel permet une mesure de masse allant jusqu'à
20Kg, est formée électriquement d'un pont de jauge compensé thermiquement. Quatre fils sont
disponibles: deux pour l'alimentation, et deux pour recueillir le signal en mode différentiel.
Considérant une sensibilité de sortie de 100mv/Kg, pour une force de 20Kg, nous obtenons un
signal de sortie de +2v.
Procédure de calibration:
• Sans charge mécanique sur le plateau de la cellule de charge, ajuster R15 « balance » pour
obtenir 0v. à la sortie du pont.
• Ajuster R12 « zéro » pour obtenir une tension de sortie de 0v.
• Avec la charge maximale de 20Kg, ajuster R4 « sensibilité » pour obtenir un signal de sortie
de +2v.
Quatre fils sont disponibles: deux pour l'alimentation, et deux pour recueillir le signal en mode
différentiel.
F I G U R E 3- 19 : B AL AN C E É L E C T R O N I Q U E AV E C C E L L U L E D E C H AR G E
F I G U R E 3- 20 : C AP T E U R D E P R E S S I O N AV E C M PX2010DP
COURS 14A
Capteurs et conditionneurs
Résumé de Théorie
Deuxième Année
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RÉVISION TECHNIQUE
Claude Théorêt et Michel Rouleau
RÉVISION LINGUISTIQUE
François Gaudreau
BIBLIOGRAPHIE
BSATA A., Instrumentation et automatistion des procédés imdustriels, Éditio Le Griffon
D’Argile, 1994
F I G U R E 4- 1 : E X E M P L E D ' AP P L I C AT I O N - B AR R I È R E O P T I Q U E U T I L I S É E P O U R L E C O M P T AG E
F I G U R E 4- 2 : P H O T O D I O D E À J O N C T I O N AU S I L I C I U M
F I G U R E 4- 3 : P H O T O T R AN S I S T O R
F I G U R E 4- 4 : P H O T O R É S I S T AN C E
F I G U R E 4- 5 : J AU G E D E C O N T R AI N T E À F I L R É S I S T AN T
La jauge de contrainte doit être collée le plus près possible sur la surface en déformation. Sous
l'action de cette déformation, la jauge subit une variation de longueur, donc de résistance,
proportionnelle au déplacement. Le collage doit être parfait pour que la jauge suive exactement
l'allongement du support. On peut les retrouver sous diverses formes selon la contrainte mesurée.
La Figure 4-6 illustre des exemples: les trois premières formes permettent d'effectuer la mesure
de torsion; et la dernière, en forme de spirale, sert pour la mesure de pression.
F I G U R E 4- 6 : F O R M E S D I V E R S E S D E J AU G E S D E C O N T R AI N T E
Quand une jauge subit un allongement longitudinal sous l'effet d'une force, on dit qu'elle est
active et elle est dite passive quand elle subit une contraction ou un allongement transversal sous
l'effet de la même force. Suivant l'Équation 4-1 et l’Équation 4-2, la variation la plus importante
de la résistance se retrouve lors d'une variation de la longueur du fil de résistance, donc à la
jauge active.
L : longueur et A : aire
ρL
R (Ω ) =
A
É Q U AT I O N 4- 1 : C AL C U L D E L A R É S I S T AN C E É Q U I V AL E N T E
∆R ∆L
=K
R L
É Q U AT I O N 4- 2 : V AR I AT I O N D E L A R É S I S T AN C E E N F O N C T I O N D E L ' AL L O N G E M E N T
F I G U R E 4- 7 : S T R U C T U R E G É O M É T R I Q U E P O U R L A M E S U R E D ' U N E F O R C E
F I G U R E 4- 8 : D É T E C T E U R S D E P R O X I M I T É
Les détecteurs de proximité inductifs servent à détecter la présence d'un objet métallique.
Les détecteurs de proximité capacitifs servent à détecter la présence de tout objet autre que
métalliques. La sensibilité est variable et permet de détecter du plastique, de l'eau ou du verre, ou
tout autre matériau qui n'est pas métallique.
Les détecteurs optiques se présentent sous trois formes: barrage, réflexe ou direct (Figure 4-9).
E R
E E
R R
E: émetteur E: émetteur
R: récepteur Réflecteur R: récepteur objet
réfléchissant
F I G U R E 4- 9 : D É T E C T E U R S O P T I Q U E S
Les détecteurs otiques à barrage nécessitent deux unités: l'une émettrice et l'autre réceptrice.
Lorsque le barrage est coupé, il y a détection.
Les détecteurs optiques réflexe nécessitent une unité comprenant l'émetteur et le récepteur, et un
réflecteur. Lorsque le faisceau lumineux aller - retour est coupé, il y a détection.
Les détecteurs optiques direct se servent des caractéristiques de réflexion du matériau détecté
pour signaler la détection.
Pour certaines applications industrielles, les détecteurs de fin de course électromécanique
tendent à être remplacés par les détecteurs de proximité électroniques à cause de leur fiabilité,
leur coût, leur vitesse de détection sans rebondissement mécanique, ou lorsque des conditions de
salissure rendent l'utilisation d'interrupteur mécanique difficile.
Référez-vous au cours traitant des automatismes industrielles pour connaître les principes de
fonctionnement de ces détecteurs.
4.3.2 Les capteurs potentiométriques
Les capteurs potentiométriques servent à détecter une position ou un déplacement. Il permettent
de détecter un déplacement rectiligne ou angulaire. La rotation de son axe est liée à la variation
de la résistance comprise entre le curseur et l'une de butées par rapport à sa résistance totale.
Ainsi, on peut transmettre à distance, un signal électrique de tension proportionnel à la position
de l'axe.
Tension de
sortie
Tension de
sortie
différentielle
F I G U R E 4- 12 : D É T E C T I O N D ' E R R E U R D AN S U N S E R V O M É C AN I S M E D E P O S I T I O N N E M E N T
É Q U AT I O N 4- 3 : C AL C U L D E L ' E R R E U R D E L I N É AR I T É
F I G U R E 4- 13 : F O R M E S D ' É L É M E N T S R É S I S T AN T S N O N L I N É AI R E S
F I G U R E 4- 14 : T R AN S F O R M AT E U R D I F F É R E N T I E L À D É P L AC E M E N T L I N É AI R E
Pour la détection d'une position angulaire, nous utilisons le même principe avec une géométrie
de transformateur différente. Dans le transformateur de la Figure 4-16, le mouvement peut être
une rotation.
F I G U R E 4- 16 : T R AN S F O R M AT E U R P O U R M E S U R E R U N D É P L AC E M E N T AN G U L AI R E
Tension c.c
proportionnelle au
Secondaire 1 déplacement
Redresseur
Oscillateur synchrone
Secondaire 2
Synchronisation du redresseur
F I G U R E 4- 17 : S Y N O P T I Q U E D ' U N C O N D I T I O N N E U R D E S I G N AL
F I G U R E 4- 18 : P R I N C I P E D ' U N C AP T E U R À E F F E T H AL L
On peut trouver aussi des capteurs à effet Hall dont la fonction de transfert de tension de sortie
est proportionnelle au champ magnétique détecté.
Les avantages des détecteurs à effet Hall sont les suivants:
• grande vitesse de commutation (jusqu'à 100kHz;
• pas de rebondissement mécanique;
• pas de détérioration des contacts;
• résistant à la corrosion;
• la sensibilité est assez grande, un faible champ magnétique (moins de 10mTesla) peut les
actionner.
Contacts fermés
N S
Déplacement
Contacts ouverts
N S
F I G U R E 4- 19 : C O N T AC T S R E E D
F I G U R E 4- 20 : T R O I S T E C H N I Q U E S D E M E S U R E D E L A V I T E S S E D E R O T AT I O N
F I G U R E 4- 21 : P R I N C I P E D E L A M E S U R E D E L A V I T E S S E P AR C AP T E U R O P T O É L E C T R O N I Q U E
F I G U R E 4- 22 : E X E M P L E D E C O D E U R O P T I Q U E I N C R É M E N T I E L
F I G U R E 4- 23 : E X E M P L E D E C O D E U R O P T I Q U E AB S O L U
Stator 1 Rotor 2
Rotor 1
F I G U R E 4- 24 : C O N S T R U C T I O N D U R E S O L V E R
Le « resolver » est très précis car il peut fournir une résolution de l'ordre de 0,01° avec des écarts
de linéarité de 0, 005%. Il fournit un codage angulaire absolu. Il permet aussi des mesures de
vitesse pouvant atteindre 6000 révolutions/min.
Déformation avec la
chaleur
Circuit de commande à
relais ou contacteur
Métal avec coefficient
d'expansion bas
Lame bimétallique
F I G U R E 4- 25 : C I R C U I T D E C O M M AN D E AV E C L AM E B I M É T AL L I Q U E
F I G U R E 4- 26 : T H E R M O M È T R E À B U L B E
L'étendue de mesure recommandée est de -50°C à +1000°C. La sensibilité est bonne, et le temps
de réponse est bon. La précision est de l'ordre de 0,5% à 2% de l'étendue de l'échelle.
4.4.3 Les diodes, les transistors et les transducteurs intégrés
Les jonctions à semi-conducteur (diode et transistor) réagissent aux variations de température.
D'une façon générale, pour un courant donné, la polarisation en tension de la jonction nécessaire
pour le maintien du même courant décroît de 2mv par degré Centigrade.
T° T°
CTN CTN
F I G U R E 4- 27 : F O R M E S E T S Y M B O L E S D E S T H E R M I S T AN C E S
La valeur nominale de la thermistance est fournie pour une température nominale de 25°C. Des
courbes typiques de thermistance CTN sont présentées à la Figure 4-28.
R(Kilo ohms)
10 000
1 000
100
Valeur nominale à
10 25°C
R=380K
1
R=90K
0,10
0,010
-40 00 40 80 120 160 200 240
T°=25°C T(°C)
F I G U R E 4- 28 : C O U R B E S T Y P I Q U E S D E T H E R M I S T AN C E S CT N
Fil blanc
Fil blanc
Fil rouge
T°
RTD
RTD 3fils
Symbole du RTD
T° T° T°
RT RT RT
D D D
RTD 2 fils
RTD 4 fils
RTD 3 fils
F I G U R E 4- 29 : T H E R M O M È T R E À R É S I S T AN C E RT D
Pour éviter l'imprécision de la fonction de transfert du pont résistif et rendre l'influence des
longueurs de fil négligeable, on utilise aussi le RTD à quatre fils alimentés par une source de
courant. La Figure 4-30 illustre divers circuits de branchement du RTD.
(+)
T°
RTD
I (-)
F I G U R E 4- 30 : B R AN C H E M E N T D U RT D
a) RTD 2 fils
b) RTD 3 fils
c) RTD 4 fils
La valeur de la résistance équivalente du RTD peut être calculée approximativement à l'aide de
la formule empirique suivante (Équation 4-4):
Par exemple, à l'aide de la formule empirique, calculez la valeur d'un RTD platine 100Ω pour
une température de 200°C.
tx = 200°C; R0°C = 100Ω; α = 0,00385
alors, à l'aide de la formule empirique, nous évaluons que le RTD vaudra 177,00Ω.
Le RTD n'étant pas parfaitement linéaire (environ 0,1% d'imprécision), il est difficile d'estimer
précisément la valeur du RTD pour une température donnée avec une formule. Pour une
meilleure estimation de la valeur du RTD à différentes températures, référez-vous à des tableaux
de référence comme le Tableau 4-2 fourni par les fabricants de RTD.
T AB L E AU 4- 2 : T E M P É R AT U R E E T R É S I S T AN C E P O U R RT D P L AT I N E 100 Ω
Joint de soudure du
th+ (Pb, Sn)
Symbole
(+) jaune
Chromel
Alumel
(-) rouge
Thermocouple type K
Soudure chaude
T1 (+) Millivoltmètre
f.é.m
(-)
Soudure froide
de référence T2
100
T J
60
40
K
20
R
S
-500°C 0°C +500°C 1000°C 1500°C 2000°C
Différence de température
(T1 - T2) Température
Coefficient Seebeck vs
température
F I G U R E 4- 31 : L E T H E R M O C O U P L E : S Y M B O L E S E T P R I N C I P E S
Pour obtenir une tension de sortie exempte des fluctuations de la température ambiante, la
jonction froide (référence) est maintenue artificiellement stable. Plusieurs techniques sont
utilisées par les manufacturiers pour compenser la variation de la température ambiante. Citons
quelques exemples:
• maintien de la température de référence (jonction froide) à 0°C;
• maintien de la température de référence (jonction froide) à la température ambiante;
• compensation thermique de la tension de sortie en fonction des fluctuations de la température
ambiante.
Toutes ces techniques donnent la même conclusion: obtenir une tension de sortie proportionnelle
à la température mesurée à la jonction chaude.
Pour calibrer le circuit, référez-vous à la procédure fournie par le manufacturier. Certains
appareils doivent être ajustés pour une jonction chaude à la température ambiante, d'autres
appareils doivent être ajustés pour une jonction chaude à la température de 0°C.
Le thermocouple est souvent enfermé dans un tube protecteur. La Figure 4-32 illustre quelques
boîtiers protecteurs.
F I G U R E 4- 32 : E X E M P L E D E B O Î T I E R P R O T E C T E U R D E T H E R M O C O U P L E
T AB L E AU 4- 3 : P R I N C I P AU X T Y P E S D E T H E R M O C O U P L E S E T L E U R S L I M I T E S D ' E M P L O I
Thermocouples Plage de Sensibilité Précision Coefficient Couleur des Distinctions
température mV/°C Seebeck moyen conducteurs
Type T -270°C 0,016 ± 2% de -100°C à -40°C 40 µV/°C Bleu (+) Résistant à l'humidité
Cuivre/Constantin à à ± 0,8% de -40°C à +100°C Rouge (-) Linéarité: bonne
(diamètre 1,63mm) 370°C 0,06 ± 0,75% de +100°C à +350°C Rallonge: bleue Plage recommandée: -200 à +400
Type J -210°C 0,03 ± 3% de 0°C à +400°C 51 µV/°C Blanc(+) Peu coûteux
Fer/Constantin à à ± 0,75% de +400°C à +800°C Rouge (-) Linéarité: excellente
(diamètre 3,25mm) 800°C 0,06 Rallonge: noire Plage recommandée: -200 à +800
Type K -270°C 0,018 ± 3% de 0°C à +400°C 40 µV/°C Jaune(+) Meilleure linéarité
Chromel/Alumel à à ± 0,75% de +400°C à +1200°C Rouge (-) Linéarité: excellente
(diamètre 3,25m) 1250°C 0,04 Rallonge: jaune Plage recommandée: -200 à +1400
Type E -270°C 0,03 ± 3% de 0°C à +400°C 62 µV/°C Violet(+) Meilleure linéarité
Chromel/Constantin à à ± 0,75% de +400°C à +1250°C Rouge (-) Linéarité: bonne
(diamètre 3,25mm) 870°C 0.08 Rallonge: violet Plage recommandée: -200 à +1000
Type S -50°C 0,005 ± 2,5% de 0°C à +600°C 7µV/°C Noir(+) Réponse rapide
Platine-Rhodium(10%) à à ± 0,4% de +600°C à +1600°C Rouge (-) Linéarité: bonne en haut de +500
/Platine 1500°C 0,012 Rallonge: verte Plage recommandée: -50 à +1500
(diamètre 0,51mm)
Type R -50°C 0.005 ± 1,4% de 0°C à +538°C 7µV/°C Noir(+) Réponse rapide
Platine-Rhodium(13%) à à ± 0,25% de +538°C à +1500°C Rouge (-) Linéarité: bonne en haut de +500
/Platine 1500°C 0.014 (3) Rallonge: verte Plage recommandée: -50 à +1600
(diamètre 0,51mm)
Évaluer la tension de sortie (f.é.m.) du thermocouple est très complexe. Il faut faire appel à une
conversion par série polynomiale dont les coefficients sont disponibles dans les catalogues des
manufacturiers.
Nous vous recommandons d'utiliser plutôt les tableaux de conversion fournis par le
manufacturier à l'achat d'un thermocouple, pour évaluer approximativement la force
électromotrice du thermocouple à une température donnée.
Le montage en série de thermocouple permet de mesurer des différences de température
(température différentielle), et le montage de thermocouple en parallèle permet de mesurer une
température moyenne (Figure 4-33).
(+)
(+) T1
(-)
T1 (+)
(-)
(-)
Millivoltmètre T2 Millivoltmètre
(-)
T2 (+)
(+)
T3
(-)
F I G U R E 4- 33 : T H E R M O C O U P L E E N S É R I E E T E N P AR AL L È L E
Référez-vous aux circuits d'applications pour faire l'étude d'un circuit de mesure de température
à l'aide d'un thermocouple.
4.4.7 Les thermomètres à rayonnement
Le principe de fonctionnement des thermomètres à rayonnement, découlant de la pyrométrie, est
le suivant. Les corps émettent de l'énergie sous forme radiante lorsqu'ils sont chauds. La quantité
d'énergie irradiée est proportionnelle à la température de ces corps.
Ces appareils sont très dispendieux et peu précis. Ils peuvent effectuer des mesures jusqu'à 50
mètres de distance avec une précision inférieure respectable. La gamme de mesure est très haute,
soit de +200°C à +2500°C.
Les caractéristiques de ces appareils évoluent considérablement.
F I G U R E 4- 34 : T H E R M O M È T R E M E S U R AN T L E S R AD I AT I O N S
F I G U R E 4- 35 : M AN O M È T R E À C O L O N N E I N C L I N É E
F I G U R E 4- 36 : M AN O M È T R E À T U B E D E B O U R D O N
F I G U R E 4- 37 : M AN O M È T R E À M E M B R AN E
F I G U R E 4- 38 : C AP T E U R D E P R E S S I O N À J AU G E S
F I G U R E 4- 39 : M AN O M È T R E À S O U F F L E T
a) à résistance variable
b) à inductance variable
Hauteur
Hauteur
Transmetteur de
niveau
LT manomètre Transmetteur de niveau
différentielle (dpcell)
LT
BP HP
vanne de
air saignée
À la Figure 4-40 a), nous représentons un réservoir dont la mesure de pression est effectuée par
un capteur de pression à diaphragme muni d'un transmetteur 4-20mA. Le poids de la colonne
incluant la pression atmosphérique (réservoir non scellé) permet de mesurer un pression relative.
La pression ainsi mesurée est traduite en niveau, volume, poids ou masse selon l'application.
À la Figure 4-40 b), nous représentons un réservoir fermé sous pression dont la mesure est
effectuée par un capteur de pression différentielle, communément appelé dpcell. Le poids de la
colonne incluant la pression interne du système (réservoir scellé) permet de mesurer une haute
pression HP d'un côté du diaphragme. De l'autre côté, la basse pression BP est appliquée pour
compenser la pression interne du système.
La précision de ce type de mesure peut atteindre des précisions de l'ordre de 0,2%.
4.6.2 Mesure du niveau par bulle à bulle
La mesure de niveau par le bulle à bulle est relativement précise, soit de l'ordre de 1%, et permet
la mesure de colonnes très hautes. En effet, pour des barrages par exemple, des colonnes d'au
delà de 200 mètres peuvent être mesurées.
Le principe est assez simple. La variation de la pression d'un gaz injecté, à débit constant, dans
un liquide est proportionnelle à la variation du niveau de ce liquide
On pousse de l'air dans un tube qui descend tout au fond du bassin. Lorsque le bassin est au
niveau maximal, la pression d'air doit être telle que les bulles qui sortent par l'extrémité inférieur
du bassin et qui sont visibles en surface, doivent être manifestes et comptés (environ 2 à 6 bulles
à la seconde, le nombre n'étant pas important). La pression exercée par la colonne sur la sortie en
air du tube sera mesurée par un capteur de pression qui indique la pression d'air requise pour
vaincre la pression exercée par la colonne. Les variation des pression sont directement
proportionnelles aux variations de niveau et convertie en signal électrique par le transducteur. La
Figure 4-41 illustre un exemple complet. Remarquez le régulateur de débit mécanique qui assure
un débit constant d'air dans le tube. À l'endroit indiqué « air », on injecte une pression pour faire
les bulles.
Dans les usines de traitement des eaux usées, on utilise deux systèmes de bulle à bulle pour
mesurer une pression différentielle. En effet, un bulle à bulle est placé à l'entrée du filtre à tamis,
et un deuxième est placé à la sortie du filtre. Lorsque le filtre est bouché, le niveau d'eau de
sortie du filtre est plus bas que le niveau d'entrée. Pour des conditions particulières de pression
différentielle, un cycle de nettoyage du filtre est automatisé.
Entrée de
nettoyage
LT
Transmetteur de
niveau
Rotamètre
AIR
Hauteur
Régulateur de débit
manomètre,
méthode visuelle
vanne de
saignée
F I G U R E 4- 41 : M E S U R E D E N I V E AU À L ' AI D E D U B U L L E À B U L L E
Émetteur/Récepteur
ultrasonique
Hauteur
manomètre
vanne de
saignée
F I G U R E 4- 42 : D É T E C T E U R D E P R O X I M I T É U L T R AS O N I Q U E
Cette méthode fournit une précision de l'ordre de 1% ou mieux. Toutefois, les caractéristiques
environnantes (température, humidité, poussière) influencent le résultat de la mesure. Notons
que la vitesse des ultrasons varie dans l'air d'environ 0,17% par °C.
Aussi, une mousse flottante sur le liquide pourrait absorber presque la totalité de l'onde et
fausser la mesure. Les caractéristiques de réflectométrie du bassin pourraient aussi influencer la
qualité de la mesure.
Le capteur ultrasonique se trouve sous deux formes: à sortie TOR et à sortie proportionnelle.
Somme toute, ce capteur est relativement fiable lorsque toutes les conditions d'utilisation sont
respectées et possède l'avantage de ne pas être en contact avec la substance mesurée.
4.6.5 Mesure par système nucléaire
Cette technique est surtout utilisée dans la mesure de niveau de réservoir scellé sous pression.
D'un côté du réservoir, on installe un émetteur de rayons gamma, de faible intensité, maintenu
dans une cage de réflexion qui envoie un très mince faisceau de radiation vers le récepteur. Le
récepteur mesure la quantité de rayons non absorbés par la substance.
De loin la technique la plus précise pour la mesure de niveau, elle requiert toutefois une
expertise sanctionnée par les autorités officielles pour la surveillance des émissions nucléaires.
LT
Transmetteur de
niveau
Source de radiation
Cellules de mesure
gamma
Hauteur
F I G U R E 43: P R I N C I P E D U D É T E C T E U R D E N I V E AU N U C L É AI R E
T AB L E AU 4- 4: M AS S E V O L U M I Q U E
Matériaux Masse volumique (Kg/m3)
mercure 13600
tétrachlorure de carbone 1590
eau 1000
alcool éthylique 790
huile hydraulique 912
Les types de débitmètres les plus répandus sont:
• les débitmètres à tube de Venturis;
• les débitmètres à tube de Pitot;
• les rotamètres;
• les débitmètres électromagnétiques;
• les débitmètres ultrasoniques;
• les débitmètres à vortex;
• les débitmètres à turbine;
• les débitmètres anémométriques.
Les fluides en mouvement sont soumis à certaines contraintes, ou résistances, qui sont dues à la
viscosité du fluide. Le déplacement d'un fluide peut être laminaire ou turbulent. Plusieurs
facteurs entrent en jeu pour influencer le déplacement: la dimension des tuyaux, la densité du
fluide, sa viscosité, sa vitesse, etc. Le coefficient d'écoulement du fluide est exprimé en
Reynolds. Nous conseillons aux lecteurs plus curieux de se référer à un volume traitant de la
mécanique des fluides pour obtenir plus de précisions.
F I G U R E 4- 44 : D É P L AC E M E N T L AM I N AI R E O U T U R B U L E N T
F I G U R E 4- 45 : P L AQ U E O R I F I C E P R O V O Q U AN T U N E D I F F É R E N C E D E P R E S S I O N
F I G U R E 4- 46 : M E S U R E D E D É B I T P AR T U B E D E V E N T U R I
F I G U R E 4- 47 : F O R M E S E T M O N T AG E D U T U B E S D E P I T O T
F I G U R E 4- 48 : L E R O T AM È T R E
F I G U R E 4- 49 : P R I N C I P E D U D É B I T M È T R E M AG N É T I Q U E
F I G U R E 4- 50 : D É B I T M È T R E M AG N É T I Q U E I N D U S T R I E L
F I G U R E 4- 51 : D É B I T M È T R E À U L T R AS O N S
F I G U R E 4- 52 : D É B I T M È T R E À V O R T E X
On fixe un capteur dans l'axe de l'écoulement. Les tourbillons ainsi générés tendent à déformer le
capteur. Ce capteur réalisé à l'aide d'une jauge de contrainte est couplé électriquement pour
obtenir la fréquence des vortex (tourbillons), par variation de pression exercée sur le capteur.
4.7.7 Les débitmètres à turbine
Le capteur de débit, sous la forme d'une turbine ou roue dentelée, est placé perpendiculairement
à l'axe d'écoulement de façon à faire tourner cette turbine. Chaque extrémité des roues de la
turbine comporte un aimant permanent. Plus la turbine tourne vite, plus la fréquence de la
tension induite dans l'enroulement de détection est [Link] fréquence de la tension induite est,
par conséquent, fonction du débit.
4.7.8 Les débitmètres anémométriques
Un fil chaud, où circule un courant électrique, est placé dans un fluide en mouvement. Plus la
vitesse du fluide est grande, plus il tend à refroidir le fil dont la résistance se modifie en
conséquence. Il suffit de mesurer les variations de courant dans le fil pour connaître le débit du
fluide.
T AB L E AU 4- 6 : AV AN T AG E S E T D E S D É S AV AN T AG E S D E S C AP T E U R S D E T E M P É R AT U R E S S
Résistance
Courant ou
tension
Température
Température Température
Température
T AB L E AU 4- 9 : R É C AP I T U L AT I O N D E S C AR AC T É R I S T I Q U E S D E S C AP T E U R S D E D É B I T
Capteur Étendue de mesure Précision relative la Distinction
l'étendue de mesure
Plaque orifice • très large • de 0,2 à 2% • excellente précision;
(diaphragme) • fidélité remarquable;
• simplicité;
• coût très bas;
• usure de la paroi du diaphragme.
Tube de Venturi • très large • de l'ordre de 0,5% • bonne précision
• coût plus élevé que la plaque
orifice;
• aucune usure;
• perte de charge résiduelle faible;
• encombrement assez important.
Tube de Pitot • pression maximale • de 0,5 à 5% • mesure de liquide et de gaz;
de 350kPa. • simplicité d'installation et
d'utilisation;
• peu coûteux;
• perte de charge résiduelle faible.
Rotamètre • de 0,3 à 300 000L/h • de 2% à 10% • débitmètre à section variable;
pour les gaz; • lecture directe;
• de 0,1 à 25 000L/h • mesure de liquide et de gaz;
pour les liquides. • simplicité d'installation et
d'utilisation;
• encombrement réduit.
Électromagnétique • très large • dans l'ordre de 1% • très utilisé en industrie;
• peut mesurer en régime laminaire
ou turbulent;
• bonne linéarité de l'échelle;
• étendue de mesure très large;
• perte de charge nulle;
• absence d'usure;
• bon temps de réponse;
• liquides conducteurs seulement
• peut mesurer dans les deux sens de
l'écoulement;
• la pression du liquide ne devrait pas
dépasser 300psi;
• prix élevé.
Ultrasonique • ne convient pas aux • de 1,0 à 3,0% • très utilisé en industrie;
faibles vitesses • bonne linéarité de l'échelle;
d'écoulement • perte de charge nulle;
• étendue de mesure très large;
• perte de charge nulle;
• absence d'usure;
• peut mesurer dans les deux sens de
l'écoulement;
• temps de réponse instantané;
• liquides seulement
• pas adapter au faible diamètre;
• prix élevé.
Vortex • très large • de 0,5 à 2,0% • large étendue de mesure;
• bonne précision;
• liquides et gaz;
• peu coûteux;
• temps de réponse rapide;
• perte de charge élevée;
Turbine • de 25 à 10 000L/h. • de 0,1 à 2,0% • large étendue de mesure;
• assez bonne précision;
• liquides et gaz;
• robuste;
• temps de réponse moyen;
• coût élevé;
• encombrant.