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Télédétection Cours

Ce document introduit le concept de télédétection et définit ses principes fondamentaux. Il présente l'historique de la télédétection depuis les débuts de la photographie aérienne jusqu'aux satellites modernes, et décrit le fonctionnement des capteurs utilisés.

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Télédétection Cours

Ce document introduit le concept de télédétection et définit ses principes fondamentaux. Il présente l'historique de la télédétection depuis les débuts de la photographie aérienne jusqu'aux satellites modernes, et décrit le fonctionnement des capteurs utilisés.

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Cours 

Télédétection 1

Pour les étudiants de 2ème année 
Aménagement du Territoire
Dr SADOUNI Salheddine
Chapitre 1 

Introduction à la photo‐interprétation 
et à la Télédétection 
LA TÉLÉDÉTECTION :DÉFINITIONS
• Le mot télédétection (en anglais « remote sensing ») 
désigne l'ensemble des techniques qui permettent 
d'étudier à distance des objets ou des phénomènes. 
• Le néologisme « remote sensing » fait son apparition 
aux Etats‐Unis dans les années soixante, lorsque des 
capteurs nouveaux viennent compléter la 
traditionnelle photographie aérienne. 
• Le terme de télédétection a été introduit officiellement 
dans la langue française en 1973 et sa définition 
officielle est la suivante :
Définition officielle  
• Ensemble des connaissances et techniques utilisées pour 
déterminer des caractéristiques physiques et biologiques d’objets 
par des mesures effectuées à distance, sans contact matériel avec 
ceux‐ci.
• Commission interministérielle de terminologie de la télédétection 
aérospatiale, 1988.

• Selon cette définition très vaste, la télédétection peut se pratiquer 
de la surface de la Terre vers l’atmosphère ou vers l’espace, 
• comme de l’espace vers la Terre, 
• l'astronomie utilise largement la télédétection.
Ce Cours 
• ce cours concerne plus précisément les techniques de la
• télédétection aérospatiale, qui a pour but l'étude de la 
• surface de la Terre,
• des océans 
• et de l'atmosphère 
• à partir d'avions, de ballons ou de satellites, 
• en utilisant les :
• propriétés du rayonnement électromagnétique 
• émis, 
• réfléchi 
• ou diffusé par les corps ou surfaces que l'on étudie.
définition plus précise
• La télédétection est l’ensemble des techniques 
qui permettent, par l’acquisition d’images, 
d’obtenir de l’information sur la surface de la 
Terre (y compris l’atmosphère et les océans),sans 
contact direct avec celle‐ci. 
• La télédétection englobe tout le processus qui 
consiste à
• capter et enregistrer l’énergie d’un rayonnement 
électromagnétique émis ou réfléchi, 
• à traiter et analyser l’information qu’il 
représente, 
• pour ensuite mettre en application cette 
information.
Analyser l’information et mise en application des informations de la 
Télédétection 
Principe de la composition colorée pour un capteur 
satellite à trois bandes spectrales
Le développement des techniques de 
la télédétection
• Le développement des techniques de la télédétection 
résulte de la conjonction entre
• l'invention des vecteurs: ballons, avions ou satellites,
permettant de s'éloigner de la surface du sol ou de la 
Terre dans son ensemble, 
• et le constant perfectionnement des capteurs, c'est à 
dire des appareils permettant d'enregistrer le 
rayonnement électromagnétique 
• Pour reconstituer les caractéristiques 
• de la surface (terre ou océan), 
• ou de l'atmosphère.
Les Capteurs 
• Jusqu'il y a environ 30 ans, le principal capteur utilisé était 
l'appareil photographique, 
• un capteur analogique utilisant des émulsions chimiques 
photosensibles (sensibles à la lumière visible essentiellement)
• pour produire des photographies aériennes ; l'utilisation de la 
télédétection se confondait alors avec la photo‐interprétation, 
interprétation visuelle des documents photographiques. 
Capteurs actifs passifs 
• Les types de capteurs se sont depuis multipliés et perfectionnés :
• les radiomètres sont des capteurs passifs, qui enregistrent le 
rayonnement naturel, 
• lumière visible
• infrarouge 
• microonde, sous forme numérique ; 
• les capteurs actifs (radars) émettent artificiellement un rayonnement 
pour en étudier les interactions avec l'objet à étudier. 
Capteur Numérique 
• Les capteurs actuels produisent des données numériques, qui 
peuvent faire l'objet d'une restitution pour fournir des 
documents à interpréter selon les méthodes de la photo 
interprétation,
• mais sont de plus en plus l’objet d'un traitement informatique 
aboutissant à la cartographie automatique des surfaces, 
• soit en fin de calibrations et de corrections qui permettent 
d'obtenir des mesures géophysiques telles que des 
températures
résolution spatiale
• Ces nouveaux capteurs sont en constant développement 
depuis leur apparition ; la caractéristique de ces capteurs 
qui a connu l'amélioration la plus spectaculaire
• est la résolution spatiale, c'est à dire leur capacité à 
discerner des portions de la surface terrestre de plus en 
plus petites.
Applications de la télédétection 
• les applications de la télédétection se sont multipliées, 
dans de nombreux domaines 
• la météorologie
• la climatologie
• l'océanographie
• la cartographie
• de la géographie. 
• Quel que soit le domaine d’application considéré, une 
bonne interprétation des documents de télédétection 
ou une bonne utilisation des données numériques
nécessite
• la compréhension des principes physiques sur lesquels 
est fondée la technique de télédétection employée.
Objectif du cours 
• Le but de ce cours est :
• de fournir une présentation de ces principes 
s’adressant à des non‐physiciens, c’est à dire
• dépouillée au maximum de l’appareil des formules 
physiques mais en conservant dans la mesure du 
possible toute la rigueur nécessaire.
• de fournir aux utilisateurs que sont 
• les géographes, 
• les gestionnaires de l’environnement ou
• les aménageurs, 
• une introduction aux méthodes d’utilisation de 
traitement des données de télédétection, à partir 
d’exemples simples.
HISTORIQUE DE LA TÉLÉDÉTECTION
de 1856 à la première guerre mondiale
• L'histoire des techniques de la télédétection peut être 
découpée en cinq grandes époques :
• de 1856, date à laquelle, pour la première fois, un 
appareil photographique a été installé de façon fixe à 
bord d'un ballon, à la première guerre mondiale, 
• se déroule l'époque des pionniers, pendant laquelle 
sont explorées les possibilités de la photographie 
aérienne verticale pour la cartographie ; 
• les lois fondamentales de la stéréoscopie et de la
• photogrammétrie sont découvertes à la fin du XIXe 
siècle.
HISTORIQUE DE LA TÉLÉDÉTECTION.
de la première guerre mondiale à la fin des années 50
• la photographie aérienne devient un outil opérationnel 
pour:  
• la cartographie, 
• la recherche pétrolière,
• la surveillance de la végétation.
• On assiste à un progrès continu de:
• l'aviation,
• appareils photographiques
• émulsions (couleur, infrarouge noir et blanc, infrarouge 
fausse couleur). 
• Les méthodes de la photo‐interprétation sont précisées et 
codifiées.
de1957 à 1972
• l’exploration de l’Espace et l'avènement de la télédétection actuelle. 
• Le lancement des premiers satellites et vaisseaux spatiaux habités à 
bord desquels sont embarqués des caméras, révèle l'intérêt de la 
télédétection depuis l'espace. 
• Parallèlement, les radiomètres‐imageurs sont mis au point et 
perfectionnés, de même que les premiers radars embarqués à bord 
d'avions. 
• La première application opérationnelle de la télédétection spatiale
apparaît dans les années 60 avec les satellites météorologiques de la 
série ESSA.
1972
• le lancement en 1972 du satellite ERTS (Landsat 1), premier 
satellite de télédétection des ressources terrestres, ouvre l’époque 
de la télédétection moderne. 
• Le développement constant des capteurs et des méthodes de 
traitement des données numériques 
• ouvre de plus en plus le champ des applications de la télédétection 
• en fait un instrument indispensable de gestion de la planète, et, de 
plus en plus, un outil économique.
Depuis Les années 70 
• depuis les années 70, on assiste à un développement continu de la 
télédétection, marqué
• notamment par :
• l’augmentation de la résolution spatiale des capteurs
• la diversification des capteurs qui utilisent des domaines de plus en plus 
variés et spécialisés du spectre électromagnétique. 
• Dans les années 90, on assiste ainsi à la
• multiplication des satellites équipés de capteurs actifs, radars en 
particulier. 
• Dans le domaine du rayonnement visible et infrarouge, les capteurs à 
très haute résolution spectrale sont aujourd’hui d’utilisation courante 
dans leur version aéroportée et font leur apparition à bord de satellites.
La démocratisation de la télédétection 
• la diffusion des données sur une base commerciale, envisagée dès le lancement 
du programme SPOT en 1986, 
• aujourd’hui le lancement de satellites de télédétection par des sociétés privées.
• Les données de télédétection deviennent l’objet d’un marché concurrentiel.
• La diffusion accélérée et l’augmentation de la puissance des ordinateurs contribue 
de façon continue à promouvoir de nouvelles méthodes d’utilisation des données
• les données des satellites météorologiques et océanographique sont aujourd’hui 
un auxiliaire indispensable de la prévision numérique du temps et du climat. 
• Les images de télédétection destinées à l’observation fine de la surface terrestre, y 
compris les photographies aériennes traditionnelles, sont, sous forme numérique, 
intégrées aux Systèmes d’Information Géographique.
LES DOMAINES D'APPLICATION DE LA 
TELEDETECTION.
• Le premier grand domaine d'application de la télédétection a été 
l'étude de l'atmosphère (météorologie et climatologie). 
• L'intérêt de la télédétection dans ce domaine est d'assurer une 
couverture globale et très fréquemment répétée de la planète entière 
• Les satellites en orbite géostationnaire, à 36000 km de la Terre, 
permettent d'obtenir une image couvrant près d'un cinquième de la 
surface terrestre toutes les demi‐heures ; 
• cinq satellites de ce type assurent une couverture globale de 
l'atmosphère terrestre, à l'exception des pôles. 
• Ce système est complété par des satellites en orbite polaire, à 900 km 
d'altitude, qui offrent plus de précision.
La météorologie et étude de 
l’atmosphère 
• Les capteurs utilisés permettent d'observer :
• les nuages et leur déplacement
• de mesurer les températures
• le contenu en vapeur d'eau de l'atmosphère. 
• D’analyser la stratosphère (ozone)
Océanographie, 
• Dans ce domaine  la télédétection aide à déterminer 
• la températures de la surface de l'océan et leurs 
répartition
• pour l’étude des côtes
• L’analyse de la couleur de l'océan
• La détermination de  la production biologique (plancton)
• la turbidité les courants océaniques
Les applications terrestres
• photographie aérienne, sous toutes ses formes, le 
moyen le plus usuel de télédétection 
• de plus en plus utilisées sous forme numérique de 
façon à permettre leur correction géométrique
• (orthophotos) et leur intégration dans les 
Systèmes d'Information Géographique.
Télédétection Spatiale
• Ce sont les radiomètres optiques à haute ou très haute 
résolution qui sont utiles pour les applications terrestres. 
Depuis 1972, les progrès dans ce domaine sont 
remarquables : on est passé d'une résolution de 80 m (MSS 
de Landsat), à 30 m (Thematic Mapper) et à 20 et 10 m 
(HRV de SPOT).
• En géologie ou pour l'étude de la végétation, les radars 
imageurs, surtout aéroportés, sont aussi très utilisés. Le 
champ des utilisations de la télédétection ne cesse de 
s'élargir : cartographie, géologie et prospection minière, 
Chapitre 2 

Les principes physiques de la 
Télédétection
Éléments de physique du 
rayonnement
• La télédétection spatiale permet d'observer le système 
• Terre 
• Océans 
• Atmosphère 
• en s'appuyant sur des méthodes d'acquisition de l'information à 
distance 
• basées sur les propriétés du rayonnement électromagnétique.
• Les capteurs satellitaires permettent de mesurer l'énergie réfléchie 
et/ou émise par la surface de la Terre, les océans ou par l'atmosphère
• et donc d'analyser et de suivre l'évolution de ces milieux au cours du 
temps.
Etapes d’observation de la Terre 
L'observation de la Terre par les 
satellites 1
• peut être décomposée en cinq étapes
• Etape 1  La source d'énergie
• L'observation de la Terre par les satellites implique nécessairement une source 
d'énergie. 
• Trois sources d'énergie sont utilisées en télédétection.

• 1.1 la plus commune et la plus utilisée est le soleil qui illumine la surface terrestre.  
Ce processus illustre la télédétection optique, dans les domaines du visible et du 
proche infrarouge. 

• 1.2 La surface terrestre se comporte également comme source d'énergie en 
émettant un rayonnement qui peut être capté et enregistré par les capteurs 
satellitaires. correspond à la télédétection dans le thermique ou dans le domaine 
des micro‐ondes passives.

3. le capteur satellite peut lui‐même être source d'énergie en émettant grâce à un 
rayonnement vers la surface terrestre, puis en enregistrant la partie du 
rayonnement rétrodiffusée. Ce processus est celui de la télédétection active dans 
le domaine des hyperfréquences.
Etape de l’observation de la terre par le satellite  2
• Etape 2 Les interactions du rayonnement avec l'atmosphère 
• Lors de son trajet 
• de la source d'énergie vers la surface terrestre, 
• puis de la surface vers le capteur satellitaire, le rayonnement interagit avec 
l'atmosphère

• Etape 3 Les interactions du rayonnement avec la surface terrestre 
• Lorsque le rayonnement parvient à la surface de la Terre, il va interagir avec 
celle‐ci. La nature des interactions est fonction à la fois du
• rayonnement 
• et des propriétés spectrales des surfaces
Etape de l’observation de la terre par 
le satellite 3 
• Etape 4 L'enregistrement du signal par le capteur satellitaire 
• L'énergie réfléchit, émise ou rétrodiffusée par la surface de la Terre est captée puis 
enregistrée et discrétisée au niveau du capteur satellitaire. 
• On distingue deux types de capteurs en fonction de la source d'énergie.
‐1  les capteurs passifs qui utilisent les propriétés de réflexion du rayonnement 
solaire dans le domaine optique (visible et proche infrarouge) et celles de 
l'émission dans l'infrarouge thermique et dans le domaine des micro‐ondes.
‐ 2  les capteurs actifs utilisés dans le domaine des hyperfréquences
• Etape 5  La transmission et la réception des données
• Lorsqu'il est en vue d'une station satellite au sol, le satellite transmet les données 
acquises. 
• Elles subissent alors les premiers traitements qui consistent à appliquer aux images 
brutes des corrections de type radiométrique et géométrique.
Le rayonnement électromagnétique : nature et propagation
• Le rayonnement électromagnétique correspond à 
l'ensemble des radiations émises par une source 
qui peut être soit
• le soleil, 
• soit la surface terrestre ou océanique ou 
l'atmosphère, 
• ou bien encore le capteur satellitaire lui‐même, 
• sous forme d’ondes électromagnétiques ou de 
particules.
Les ondes électromagnétiques
• Une onde électromagnétique comporte à la fois 
• un champ électrique 
• et un champ magnétique 
• oscillant à la même fréquence. 
• Ces deux champs, perpendiculaires l’un par 
rapport à l’autre se propagent dans un milieu 
selon une direction orthogonale.
• La propagation de ces ondes s’effectue à une 
vitesse qui dépend du milieu considéré. 
• Dans le vide, la vitesse de propagation est égale à 
3.108 m.s‐1.
NATURE ET PROPAGATION D’UNE 
ONDE ÉLECTROMAGNÉTIQUE
Les caractérisée physique d’une onde 
Electromagnétique  
• La longueur d’onde ( λ ) : elle exprime le caractère oscillatoire périodique de l’onde 
dans l’espace.
C’est la longueur d’un cycle d’une onde, la distance séparant deux crêtes 
successives.
Elle est mesurée en mètre ou en l'un de ses sous‐multiples, les ondes 
électromagnétiques utilisées en télédétection spatiale ayant des longueurs d’onde 
relativement courtes :
le nanomètre 1 nm = 10‐9 mètre
le micromètre 1 μm = 10‐6 mètre
le centimètre 1 cm = 10‐2 mètre.

• La période (T) : elle représente le temps nécessaire pour que l’onde effectue un 
cycle. L’unité est la seconde.
Les caractérisée physique d’une onde 
Electromagnétique
• La fréquence ( ν ) : inverse de la période, elle traduit le 
nombre de cycles par unité de temps.
Elle s’exprime en Hertz (Hz) ‐ un Hz équivaut à une 
oscillation par seconde ‐ ou en multiples du Hertz, 
• les ondes électromagnétiques utilisées en télédétection 
spatiale ayant des fréquences très élevées :
le kilohertz 1 kHz = 103 Hz
le mégahertz 1 MHz = 106 Hz
le gigahertz 1 GHz = 109 Hz
Longueur d’onde et fréquence
• Longueur d’onde et fréquence sont inversement 
proportionnelles et unies par la relation suivante :

‐ λ : longueur d’onde de l’onde électromagnétique
‐ c : vitesse de la lumière (3.108 m.s‐1)
‐ ν : la fréquence de l’onde

Par conséquent, plus la longueur d'onde est petite, 
plus la fréquence est élevée, et réciproquement.
Rayonnement et énergie
• Les échanges d'énergie portée par le rayonnement électromagnétique qui 
ont lieu entre le soleil et le système terre‐océan‐atmosphère ne se font 
pas de manière continue, mais de façon discrète, sous forme de paquets 
d'énergie, véhiculés par des corpuscules élémentaires immatériels, les 
photons. 
• Chaque photon transporte ainsi un quantum d'énergie proportionnel à la 
fréquence de l'onde électromagnétique considérée ; cette énergie est 
d'autant plus grande que la fréquence est élevée.
La relation suivante exprime la quantité d'énergie associée à un photon en 
fonction de la fréquence de l'onde :
E = h ν
où :
‐ E : l’énergie de l’onde électromagnétique
‐ ν : la fréquence de l’onde
‐ h : la constante de Planck (6,625.10‐34 J.s) joules‐secondes

Ainsi, les rayonnements électromagnétiques de courte longueur d'onde ou 
de fréquence élevée véhiculent davantage d'énergie que les 
rayonnements de grande longueur d'onde (basse fréquence).
Le spectre électromagnétique
• Le spectre électromagnétique représente la répartition des 
ondes électromagnétiques en fonction de leur longueur 
d'onde, de leur fréquence ou bien encore de leur énergie
• En partant des ondes les plus énergétiques, on distingue 
successivement :
• 1 Les rayons gamma ( γ ) : ils sont dus aux radiations 
émises par les éléments radioactifs.
Très énergétiques, ils traversent facilement la matière et 
sont très dangereux pour les cellules vivantes.
Leurs longueurs d’onde s'étendent d’un centième de 
milliardième (10‐14 m) à un milliardième (10‐12 m) de 
millimètre.
2 Les rayons X 
• 2 Les rayons X : rayonnements très 
énergétiques traversant plus ou moins 
facilement les corps matériels et un peu moins 
nocifs que les rayons gamma, ils sont utilisés 
notamment en médecine pour les 
radiographies, dans l'industrie (contrôle des 
bagages dans le transport aérien), 
Les rayons X ont des longueurs d’onde 
comprises entre un milliardième (10‐12 m) et un 
cent millième (10‐8 m) de millimètre.
3 Les ultraviolets
• Les ultraviolets : rayonnements qui restent 
assez énergétiques, ils sont nocifs pour la 
peau. Heureusement pour nous, une grande 
part des ultraviolets est stoppée par l'ozone 
atmosphérique 
Leurs longueurs d’onde s’échelonnent d’un 
cent millième (10‐8 m) à quatre dixièmes de 
millième (4.10‐7 m) de millimètre.
4 Le domaine visible
• 4 Le domaine visible : correspond à la partie très 
étroite du spectre électromagnétique perceptible 
par notre œil. C’est dans le domaine visible que le 
rayonnement solaire atteint son maximum (0,5 
μm) et c'est également dans cette portion du 
spectre que l'on peut distinguer l'ensemble des 
couleurs de l'arc en ciel, du bleu au rouge.
Il s’étend de quatre dixièmes de millième (4.10‐7 m) 
‐ lumière bleue ‐ à huit dixièmes de millième 
(8.10‐7 m) de millimètre ‐ lumière rouge.
5 L’infrarouge
• L’infrarouge : rayonnement émis par tous les corps 
dont la température est supérieure au zéro absolu (‐
273°C).
En télédétection, on utilise certaines bandes spectrales 
de l'infrarouge pour mesurer la température des 
• surfaces terrestres 
• et océaniques, 
• ainsi que celle des nuages.
La gamme des infrarouges couvre les longueurs d’onde 
allant de huit dixièmes de millième de millimètre (8.10‐
7 m) à un millimètre (10‐3 m).
6 Les ondes radar ou hyperfréquences
• Les ondes radar ou hyperfréquences : Cette région du spectre est 
utilisée pour mesurer le rayonnement émis par la surface terrestre
et s’apparente dans ce cas à la télédétection dans l’infrarouge 
thermique, mais également par les capteurs actifs comme les 
systèmes radar.
Un capteur radar émet son propre rayonnement électromagnétique 
et en analysant le signal rétrodiffusé, il permet de localiser et 
d’identifier les objets, et de calculer leur vitesse de déplacement 
s’ils sont en mouvement. Et ceci, quelque soit la couverture 
nuageuse, de jour comme de nuit.
Le domaine des hyperfréquences s’étend des longueurs d’onde de 
l’ordre du centimètre jusqu’au mètre.
7 Les ondes radio
• Les ondes radio : Ce domaine de longueurs d'onde est le plus vaste 
du spectre électromagnétique et concerne les ondes qui ont les 
plus basses fréquences. 
• Il s'étend des longueurs d'onde de quelques cm à plusieurs km.

• Relativement faciles à émettre et à recevoir, les ondes radio sont 
• utilisées pour la transmission de l'information (radio, télévision et 
téléphone). 
• La bande FM des postes de radio correspond à des longueurs 
d’onde de l’ordre du mètre. 
• Celles utilisées pour les téléphones cellulaires sont de l'ordre de 10 
cm environ.
Le spectre électromagnétique  et 
capteurs satellite
• Contrairement à l'œil humain qui n’est capable de capter le rayonnement que dans 
une fenêtre très étroite du spectre électromagnétique, celle correspondant au 
domaine du visible (longueurs d'onde comprises entre 0,4μm et 0,7μm), les 
capteurs satellitaires utilisent une fraction beaucoup plus étendue du spectre.

• Trois fenêtres spectrales sont principalement utilisées en télédétection spatiale :
• Le domaine du visible
• Le domaine des infrarouges (proche IR, IR moyen et IR thermique)
• Le domaine des micro ondes ou hyperfréquences (ont une importance 
considérable en télédétection RADAR notamment)

• Certains capteurs, peu nombreux, permettent de mesurer l'énergie du 
rayonnement ultraviolet. Ils sont utilisés principalement en astronomie pour 
l’étude des atmosphères planétaires ou pour mesurer la quantité d'UV atteignant 
la surface terrestre. 

• En télédétection aérienne, le rayonnement proche UV 250 ‐ 350 nm est utilisé 
pour des applications en océanographie, notamment pour l'identification et la 
cartographie des nappes d’hydrocarbures.
Le domaine du visible

• La fenêtre du visible qui s'étend entre 0,4μm et 0,7μm est la seule 
fenêtre du spectre électromagnétique qui est perceptible par l'œil 
humain.
• C'est la portion du spectre qui permet de visualiser les couleurs 
( lumière visible et couleurs). 
Les capteurs utilisés en télédétection peuvent capter l'énergie 
provenant de différentes fenêtres spectrales à l'intérieur même du 
visible (le satellite SPOT par exemple, est sensible au rouge et au 
vert, 
• le satellite américain IKONOS lui, dispose de trois bandes spectrales 
dans le visible, sensibles au rouge, au vert et au bleu).


L'infrarouge
• Le domaine de l'infrarouge est relativement étendu 
puisqu'il couvre les longueurs d'onde de 0,7μm à 
100μm. 
• Dans cette fourchette de longueurs d'onde, on 
distingue généralement quatre types d'infrarouges qui 
vont du 
• proche infrarouge à l'infrarouge lointain, en passant 
par l'infrarouge moyen et le thermique.

Le proche infrarouge
Le proche infrarouge (0.7μm à 1,6μm) est la partie du spectre 
électromagnétique qui vient juste après le visible (couleur rouge). 
• Comme pour le visible, ce que le radiomètre mesure dans le proche 
infrarouge, c'est une luminance correspondant au rayonnement solaire 
réfléchi par la surface terrestre.

• Ce domaine du spectre électromagnétique est très utilisé en télédétection 
pour différencier les surfaces naturelles qui se caractérisent par de très 
importantes variations de la réflectance à cette longueur d'onde. 
• Il permet également l'étude des surfaces continentales, et notamment de 
distinguer les surfaces végétalisées des surfaces minérales 
• car les surfaces couvertes par la végétation se distinguent par une forte 
réflectance dans les longueurs d'onde du proche infrarouge, alors qu'elles 
réfléchissent peu le rayonnement dans le visible.
L'infrarouge moyen
L'infrarouge moyen (1,6μm à 4μm) permet de façon générale 
d'étudier les teneurs en eau des surfaces.
• Il est très utilisé en foresterie et en agriculture, notamment pour 
cartographier les couverts végétaux en état de stress hydrique. 
• L'atmosphère est en grande partie opaque aux rayonnements du 
moyen infrarouge qui sont absorbés par la vapeur d'eau. 
• Seules quelques fenêtre atmosphériques permettent la 
transmission du rayonnement. Elles sont centrées sur les longueurs 
d'onde 2,5μm, 3,5μm et 5μm.
L'infrarouge thermique
• Dans ce domaine spectral (4μm à 15μm), le rayonnement dépend 
des propriétés d'émissivité des surfaces 
• les capteurs satellitaires mesurent la température apparente des 
objets. 
• En effet une partie du rayonnement visible et proche infrarouge 
parvenant à la surface de la terre est absorbée par les objets, puis 
réémise sous forme de chaleur à une plus grande longueur 
d'onde.
L'infrarouge lointain
• L'infrarouge lointain (15μm à 100μm) n'est utilisé ni 
pour l'observation de la terre, ni pour l'étude de 
l'atmosphère, mais pour étudier la formation des 
galaxies et des étoiles. 
• Les détecteurs, appelés bolomètres utilisent cette 
gamme de longueurs d’onde pour mesurer l'intensité 
du rayonnement infrarouge émis par les corps célestes.
Les hyperfréquences
• Dans ce domaine spectral (1cm à 1m), les longueurs d'onde 
centimétriques sont grandes par rapport aux ondes visibles et 
infrarouges. 
• Cela confère aux hyperfréquences des propriétés particulières et 
notamment la possibilité d'observer la surface de la Terre par tous les 
temps, de jour comme de nuit. 
• L'atmosphère est en effet quasiment transparente à ces longueurs d'onde 
qui traversent donc sans problème les couches nuageuses. Ce domaine est 
celui des capteurs radars et des radiomètres à micro‐ondes passives, 
• utilisés notamment en océanographie pour l'étude des glaces de mer et la 
détection des nappes d'hydrocarbures.
Chapitre 3 

le Rayonnement de la matière 
Introduction 
• le soleil (ou d’autres sources d’énergies) éclaire la surface 
terrestre, 
• des interactions se produisent entre le rayonnement et la 
cible illuminée. 
• En fonction des propriétés et des caractéristiques de la 
cible:
• une partie du rayonnement est réfléchie vers le capteur 
satellitaire. 
• Chaque objet ou chaque surface possède ainsi une réponse 
spectrale bien précise à une longueur d'onde donnée. 
• L'ensemble des réponses spectrales à différentes 
longueurs d'onde constitue ce que l'on appelle la 
signature spectrale d'une surface. Chaque type de surface 
peut ainsi être caractérisé et identifié sur une image.
Les interactions rayonnement et  matière 1

• Lorsqu’un rayonnement électromagnétique atteint un objet: 
• certaines longueurs d’onde sont absorbées
• d’autres sont réfléchies par l’objet
• Une partie du rayonnement peut être transmise à travers l’objet 
• Une autre partie réfracté avec un changement de direction de la 
propagation
• La partie du rayonnement qui est absorbée modifie l’énergie interne de 
l’objet 
• produit de la chaleur qui sera réémise sous forme d’un rayonnement à une 
plus grande longueur d’onde.
Les interactions rayonnement et matière 2

• Tous les objets sont ainsi caractérisés par 
• un coefficient d’absorption, la part d’énergie absorbée
• un coefficient de réflexion, la part d’énergie réfléchie
• et un coefficient de transmission, la part d’énergie transmise

Ces trois coefficients ont des valeurs qui varient entre 0 et 1 et leur somme est 
toujours égale à 1, selon le principe de la conservation de l’énergie.


avec :
: coefficient d’absorption à la longueur d’onde λ
: coefficient de réflexion à la longueur d’onde λ
: coefficient de transmission à la longueur d’onde λ
Les interactions rayonnement et 
matière 3
• On observe tout de même certains cas particuliers :
• Un corps totalement opaque ne transmet pas le rayonnement, qui 
est en partie absorbé et en partie réfléchi.

• Un corps parfaitement transparent ne réfléchit pas le rayonnement, 
mais en absorbe et en transmet une partie.

• La télédétection s’appuyant sur les interactions entre rayonnement 
et objets,
• il est impératif de bien comprendre les propriétés du rayonnement 
électromagnétique.
Emission
• Tout corps dont la température est supérieure au zéro 
absolu (0° Kelvin équivaut à ‐ 273°C) émet un 
rayonnement électromagnétique
• issu de l’agitation thermique des molécules, dont la 
longueur d’onde est fonction de la température.
• Emission et absorption étant liées, le physicien Max 
Planck en 1900 a imaginé ce qui se produirait dans le 
cas idéal du corps noir.
Emission, loi de Planck, le corps noir
• loi de Planck :
Un corps noir est un corps hypothétique capable d’absorber puis de réémettre 
tout le rayonnement qui lui parvient, quelque soit la longueur d’onde. Il ne 
réfléchit, ni ne transmet aucun rayonnement. 
• Planck a montré que l’énergie émise (luminance spectrale) par un corps noir 
dépendait uniquement de sa température.

• avec :
c : vitesse de la lumière (3.108 m.s‐1)
h : constante de Planck (6,625.10‐34 J.s)
k : constante de Boltzmann (1,38.10‐23 J.K‐1)
T : température du corps noir en Kelvins

• La luminance est la  puissance du rayonnement passant ou étant émise en un 


point d'une surface et dans une direction donnée, par unité de surface et par unité 
d'angle solide. La luminance énergétique a pour unité le watt par mètre carré par 
stéradian (W∙m‐2∙sr‐1)
La Loi De Planck Décrit La Répartition Spectrale De L’énergie 
Émise Par Un Corps Noir En Fonction De Sa Température
Emission, loi de Stefan ‐ Boltzmann
• L’énergie émise par un corps noir est d’autant plus importante que la 
température de ce dernier est élevée. 
• Ce phénomène est décrit par la loi de Stefan ‐ Boltzmann qui stipule 
que l’énergie émise par un corps noir augmente proportionnellement 
à la puissance quatrième de sa température :
MT=σT4
avec :
MT : l’exitance totale (énergie émise par unité de surface, en W.m‐2) 
du corps noir
σ : la constante de Stefan ‐ Boltzmann (5,67.10‐8 J.K‐4.m‐2.s‐1)
T : la température du corps en Kelvins
Emission, loi de Wien
• Selon la loi de Planck, à une température donnée, l’énergie émise par un 
corps noir passe par un maximum d’émission.
• La loi de Wien décrit la relation entre la longueur d’onde du maximum 
d’émission (λ max) et la température du corps noir. 
• Elle stipule que la longueur d’onde du maximum d’émission est 
inversement proportionnelle à sa température. 
• Plus la température du corps noir augmente, plus le maximum d’exitance
se déplace vers les courtes longueurs d’onde.

avec :
λ max : longueur d’onde du maximum d’émission, exprimée en mètre
c : vitesse de la lumière (3.108 m.s‐1)
h : constante de Planck (6,625.10‐34 J.s)
k : constante de Boltzmann (1,38.10‐23 J.K‐1)
T : température du corps noir en Kelvins
Emission et Soleil 
• Le soleil peut être assimilé à un corps noir dont la température de surface est de 
l’ordre de 5780°K. 
• En appliquant la loi de Wien, on constate que le maximum d’émission du soleil 
correspond à une longueur d’onde de 0,5μm 
• ce qui correspond au visible et au maximum de sensibilité de nos yeux. 
• Le soleil étant la source la plus importante de rayonnements électromagnétiques sur 
Terre, 
• adaptation de la sensibilité de notre œil au domaine spectral qui reçoit le maximum 
de rayonnement solaire.
Le même exercice appliqué à la surface terrestre dont la température moyenne est 
d’environ 15°C (288°K), 
• donne un maximum d’émission pour notre environnement aux alentours de 10μm. 
• Ce rayonnement situé dans l’infrarouge thermique donne une bonne indication des 
températures de surface des objets. 
Emission Corps Gris
• Mais la Terre et de manière générale la plupart des 
surfaces naturelles ne sont pas des corps noirs. 
• Ils n’absorbent pas totalement le rayonnement qu’ils 
reçoivent, mais en réfléchissent ou en transmettent 
une partie. 
• On parle alors de « corps gris ». 
• Pour une même température, un corps gris n'émet 
jamais autant qu'un corps noir. 
• Le rapport entre les exitances (ou les luminances 
spectrales) du corps gris et du corps noir définit 
l'émissivité spectrale.
• Le coefficient d'émissivité d'une surface naturelle, 
noté  a toujours une valeur inférieure à 1.
Corps Gris
• avec :
: luminance spectrale de la surface naturelle à la température T
: luminance spectrale du corps noir à la même température T
Réflexion
• La réflexion se définit comme un changement de 
direction du rayonnement électromagnétique quand 
celui‐ci atteint une surface. 
• En télédétection, le phénomène de réflexion est 
primordial, car l’identification de la nature des objets 
par les capteurs satellitaires repose en grande partie 
sur la manière dont ils renvoient le rayonnement. 
• La direction du rayonnement réfléchi peut varier, elle 
dépend de la rugosité des surfaces naturelles. 
• On distingue ainsi trois types de réflexion : 
• réflexion spéculaire, 
• réflexion diffuse 
• réflexion de volume.
Réflexion spéculaire 1
La réflexion est dite spéculaire lorsque le rayonnement réfléchi par 
la surface l'est dans une seule et même direction. 
• Ce type de réflexion est régi par les lois de Descartes, l’angle du 
rayonnement réfléchi est donc le symétrique de celui du 
rayonnement incident par rapport à la normale. 
• La réflexion spéculaire se produit uniquement sur des surfaces 
lisses, dont les aspérités ont une taille inférieure à la longueur 
d’onde du rayonnement incident. 

Réflexion spéculaire 2
• En télédétection, on peut observer une réflexion spéculaire sur des 
surfaces d’eau calme. 
• Sur les images, la réflexion spéculaire se traduit par une tâche 
éblouissante si le capteur se situe exactement dans la direction du 
rayonnement réfléchi, ou bien sombre dans le cas contraire.

• Remarque : une réflexion spéculaire ne signifie pas forcément une 
surface parfaitement plane. En effet, une surface comportant des 
rugosités de quelques centimètres apparaîtra lisse dans le domaine 
des hyperfréquences, mais rugueuse dans le visible.
Réflexion diffuse
• Lorsque les surfaces sont rugueuses, qu’elles présentent 
des aspérités dont la taille est supérieure à la longueur 
d’onde du rayonnement incident, la réflexion est diffuse.
• Le rayonnement est réfléchi dans toutes les directions à 
cause des hétérogénéités du milieu, avec généralement 
une direction privilégiée pour laquelle la réflexion est plus 
importante . 
Réflexion Diffuse Hot spot 
• On peut ainsi définir pour chaque surface une indicatrice de luminance 
(en pointillés). Si on trace à partir de la surface réfléchissante les vecteurs 
proportionnels à l’intensité du rayonnement réfléchi dans toutes les 
directions, l’indicatrice de luminance est la surface obtenue en reliant 
entre elles toutes les extrémités des vecteurs.
• Lorsque les directions d'observation (capteur satellite) et d'éclairement 
(soleil) coïncident, la quantité de lumière réfléchie par une surface 
rugueuse présente un maximum. 
• Ce phénomène, connu sous le nom de 'hot spot' est lié au fait que dans 
cette configuration, l'instrument ne voit que des éléments de surface 
éclairés, ce qui explique le pic de réflectance.
Réflexion lambertienne
• Dans le cas où l’intensité du rayonnement 
réfléchi est la même dans toutes les 
directions, on parle de réflexion lambertienne
Réflexion de volume
• La réflexion de volume peut être considérée comme la somme de 
plusieurs réflexions de surface. 
• Elle se produit lorsque une partie du rayonnement incident est 
transmis dans un milieu. Le rayonnement est alors réfléchi par les 
différentes discontinuités de la couche traversée.
• Dans la réalité, le rayonnement total réfléchi par les surfaces 
naturelles est la somme de la réflexion spéculaire, de la réflexion 
diffuse et de la réflexion de volume.
Absorption
• Tous les corps naturels absorbent une partie du rayonnement qui 
leur parvient. 
• La partie du rayonnement absorbé modifie l'énergie interne du 
corps. Il y a production de chaleur et réémission de l'énergie à une 
plus grande longueur d'onde.
En télédétection spatiale, la notion d'absorption est fondamentale 
car le signal parvenant au capteur satellitaire est modifié au cours 
de la traversée atmosphérique où le rayonnement est fortement 
absorbé par les constituants gazeux et les particules en suspension.

• Il est intéressant de noter que contrairement à ce qui se passe dans 
l'atmosphère, transparente aux rayonnements visible et proche 
infrarouge, les surfaces naturelles elles, absorbent une partie de ces 
rayonnements.
Transmission

• Lorsqu’une partie du rayonnement incident passe à travers un 
milieu, on dit que le rayonnement est transmis. 
• Le phénomène de transmission concerne les milieux plus ou moins 
transparents comme l'eau, les nuages ou l'atmosphère, mais pas 
uniquement. 
• Le feuillage des arbres par exemple se comporte comme un milieu 
transparent vis‐à‐vis du rayonnement proche infrarouge.
Cette notion de transmission est très importante en télédétection, 
puisque les capteurs dédiés à l’observation des surfaces terrestres 
et océaniques utilisent les bandes spectrales pour lesquelles 
l’absorption du rayonnement solaire par l’atmosphère est 
négligeable. 
• Ces bandes spectrales correspondent aux fenêtres atmosphériques 
discutées dans le chapitre précédent.
Réfraction
• Le phénomène de réfraction correspond à une déviation de la 
trajectoire du rayonnement lorsqu’il passe d’un milieu à un autre 
n’ayant pas le même indice de réfraction (rapport entre vitesse de 
la lumière dans le vide et vitesse de la lumière dans le milieu 
considéré). 
• La réfraction se produit à l’interface entre les deux milieux.
• Selon les lois de Descartes, le rayon réfracté est dans le plan 
d'incidence et la relation liant les indices de réfraction n 1 et n 2 de 
chacun des milieux et les angles incident θ1 et réfracté θ2
• est la suivante : n1 sin θ1 = n2 sin θ2
Signatures spectrales des principales 
surfaces naturelles
• En fonction de la nature et des caractéristiques 
intrinsèques des objets et des surfaces, le rayonnement 
incident interagira avec la cible 
• selon l'une ou l'autre des propriétés citées précédemment, 
ou de manière générale selon une combinaison de ces 
propriétés.
• Chaque surface possède ainsi une signature spectrale ‐
quantité d'énergie émise ou réfléchie en fonction de la 
longueur d'onde – qui lui est propre 
• qui permettra son identification sur les images satellitaires. 
La figure suivante présente la signature spectrale des 
principales surfaces naturelles.
SIGNATURES SPECTRALES DES SURFACES NATURELLES DANS LE DOMAINE DU
VISIBLE, DU PROCHE INFRAROUGE ET DE L'INFRAROUGE MOYEN
Bibliographie
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[3] GAGNON H. (1974), « La photo aérienne ‐ son interprétation dans les études d'environnement et de
l'aménagement du territoire », Montréal, les éditions HRW, 278p.
[4] Le site web officiel du gouvernement du canada : [Link] section interprétation des
photographies aériennes
[5] GARRY G. & CAMOU (1984), « Photo‐interprétation ... de la photographie aérienne à l'urbanisme », Plaquette
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[7] PHILIPSON W.R. (2000), «Manual of photographic interpretation », 2nd éd., Science and engineering series,
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[8] Claude Kergomard, support de cours : « La télédétection Aéro‐spatiale : une introduction », Ecole Normale
Supérieure, Paris, France.

[9] GIRARD Michel‐Claude, GIRARD Colette. (1999)Traitement de données de télédétection. Dunod, Paris.
[10] Cours de télédétection. Cours N° 4645(2001). Université de Genève. Département de géographie, Centre
canadien de télédétection, Ressources naturelles Canada Technologies Ltd.
[11] [Link].(1978) : manuel de télédétection ; photographie aérienne, image radar, thermographies, satellites.
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[12] J.Y. SCANVIC ; (1983) : utilisation de télédétection dans les sciences de la terre. Bureau de recherches
géologiques et minières.

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