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Etrangers

Cette ordonnance établit les principes généraux du droit interne et du droit international privé à inclure dans le futur Code civil malgache. Elle définit la condition des étrangers physiques et morales à Madagascar, en accordant certains droits sous réserve de réciprocité, et établit des principes pour résoudre les conflits entre lois nationales et étrangères.

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Cette ordonnance établit les principes généraux du droit interne et du droit international privé à inclure dans le futur Code civil malgache. Elle définit la condition des étrangers physiques et morales à Madagascar, en accordant certains droits sous réserve de réciprocité, et établit des principes pour résoudre les conflits entre lois nationales et étrangères.

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43 Ordonnance n° 62 - 041 du 19 septembre 1962

Ordonnance n° 62 - 041 du 19 septembre 1962


relative aux dispositions générales de droit interne et de droit international privé
(J.O. n° 244 du 28.09.62, p.1989, édition spéciale), complétée par la loi n° 98-019 du 2 décembre 1998
(J.O. n° 2549 du 15.12.98, p. 3642 - Errata : J.O. n° 2571 du 26.04.99, p. 1060)
(extrait)

EXPOSE DES MOTIFS

Le projet d’ordonnance que j’ai l’honneur de soumettre à votre approbation comporte un ensemble de dispositions
générales de droit interne et de droit international privé qui doivent inscrire en tête du futur Code civil malgache.
Source première du droit privé, le code civil doit en effet contenir les prescriptions générales qui dépassent le cadre
du droit civil et qui, d’une part, constituent les garanties fondamentales des droits et des libertés de chaque individu
d’autre part, prescrivent certaines règles générales s’appliquent à toute loi.
Ces règles sont d’ailleurs déjà en vigueur et le projet n’apporte pas de modifications profondes.

TITRE PREMIER
DISPOSITIONS GENERALES DE DROIT INTERNE

Les articles premiers à 7 concernant la promulgation, la publication, le caractère exécutoire, la rectification et la


diffusion des lois et décrets : la distinction qui la rend obligatoire est consacrée par les articles premiers et 2
Les délais d’exécution des lois et décrets avaient fait l’objet à Madagascar d’un décret du 29 septembre 1934. Des
circulaires d’application avaient prescrit l’ouverture, dans les chefs-lieux de district, de registres spéciaux sur lesquels
étaient inscrits le jour et l’heure de l’arrivée de chaque numéro.
Ces mesures réglementaires ne semblent pas devoir être modifiées, mais il est apparu nécessaire d’introduire dans
le code civil la règle selon laquelle les lois sont obligatoires un jour après l’arrivée du Journal Officiel au chef-lieu de la
sous-préfecture. Cette arrivée est constatée officiellement par l ‘apposition d’un timbre à date sur l’exemplaire arrivé.
Le cas des lois dont l’application requiert urgence (mobilisation générale, état de nécessité nationale par exemple)
est prévu à l’article 4 : le texte de loi sera affiché dans les sous-préfectures et rendu applicable avant même d’avoir été
publié au Journal officiel.
Il est toutefois prescrit que le texte de loi doit avoir été préalablement porté à la connaissance du public par tout
moyens appropriés.

TITRE II
DISPOSITIONS GENERALES DE DROIT INTERNATIONAL PRIVE

Traditionnellement, le droit international privé comprend les trois grandes parties suivantes : nationalité, condition des
étrangers, théories des conflits.
Nous n’avons pas à nous préoccuper de la nationalité, puisque ce premier problème se trouve déjà par la
promulgation du Code de la Nationalité malgache.
Il paraît indispensable, au contraire, de poser les principes fondamentaux de la condition des étrangers à
Madagascar.
D’une part, en effet, les personnes et les capitaux étrangers ne demeureront dans la grande île, que si ces principes,
générateurs d’un véritable ordre juridique international, se trouvent solennellement consacrée par la loi malgache elle-
même. D’autre part, les citoyens et les sociétés malgaches établis en dehors de Madagascar ne bénéficieront de droits,
que dans la mesure ou les mêmes droits seront reconnus aux étrangers résidant dans la grande île.
De même, il semble nécessaire d’énoncer les principes essentiels qui serviront de guide aux juges malgaches dans
les conflits survenant entre la loi nationale et la loi étrangère. Il n’est évidemment pas questions d’envisager tous les
litiges possibles, mais plus simplement de rechercher les grandes solutions dans les principales matières du droit civil ;
droit des personnes, biens, contrats ou obligations, régimes matrimoniaux, successions, libéralités.
Les dispositions générales de droit international privé font donc l’objet du plan suivant :
La condition des étrangers doit être à un double point de vue : condition des personnes physiques (section I) et
condition des personnes morales (section II).
En ce qui concerne les personnes physiques, l’article 20 pose le principe selon lequel l’étranger jouit à Madagascar
de tous les droits qui ne lui sont pas expressément refusés par la loi.
Cette disposition n’est que l’expression des tendances modernes du droit international privé, qui consistent à
conférer à l’étranger un minimum de droit. Par contre, les droits politiques lui sont refusés, ce qui est conforme à la
législation de tous les pays.
L’article 20 traite également de l’importante question de la réciprocité. Un étranger ne peut être admis à jour d’un
droit déterminé à Madagascar, si le même droit est refusé au Malgache résidant dans le pays de cet étranger. Le
système proposé est celui de la « réciprocité législative », qui a l’avantage de la simplicité.
L’article 21 n’admet à domicile que les étrangers résidant habituellement à Madagascar et se conformant aux lois
relatives au séjour desdits étrangers dans la grande île. Rappelons, à cet égard, que les conditions d’admission, de
séjour et expulsion des étrangers et des apatrides sont déjà réglementées par la loi n° 62-006 du 6 juin 1962 fixant
l’organisation et le contrôle de l’immigration (J.O.R.M. du 16 juin 1962, p.1075)
En ce qui concerne les personnes morales, en particulier les sociétés, un double critère a été adopté :
1° Critère du siège social : en principe, la société ne jouit des droits accordés aux Malgaches que si son siège social
se trouve établi à Madagascar. Dans le cas contraire, elle ne jouit que des droits reconnus aux étrangers (il lui faudra
donc une autorisation ministérielle pour acheter ou vendre un immeuble)
43 Ordonnance n° 62 - 041 du 19 septembre 1962
2° Critère du « contrôle » : la notion précédente est écartée lorsqu‘il apparaît que la société se trouve, en fait,
contrôlée par des étrangers ou, au contraire par des Malgaches. Dans le premier cas, la société sera considérée comme
étant d’allégeance politique étrangère ; dans le second cas, elle apparaîtra comme étant Malgache. Le soin de dégager
cette notion moderne, mais délicate, de « contrôle » sera confié aux tribunaux.
L’article 24 reverse le principe traditionnel selon lequel la personnalité morale conférée à une société par le pays de
sa création ne s’impose pas dans l’Etat où cette société exerce ses activités. Cette solution, peut-être audacieuse, ne
présente pas d’inconvénient, du fait que le deuxième paragraphe de l’article prévoit la possibilité de mettre fin aux
activités d’une société par simple décret.

…………………………….
CHAPITRE PREMIER
De la condition des étrangers

Section I
Condition des personnes

Art. 20 - L’étranger jouit à Madagascar des mêmes droits que les nationaux, à l’exception de ceux qui lui
sont refusés expressément par la loi.
L’exercice d’un droit peut toutefois être subordonné à la réciprocité.
Sous réserve des dispositions des traités diplomatiques ou des accords de coopération, l’étranger ne
jouit ni des droits d’électorat et d’éligibilité dans les assemblées politiques ou administratives, ni des droit
d’exercer une fonction publique ou juridictionnelle ou de faire partie d’un organisme de gestion d’un service
public.

Art. 21 - L’étranger ne peut avoir de domicile à Madagascar, au sens de la loi malgache, que s’il satisfait
aux obligations imposées par les lois relatives au séjour des étrangers à Madagascar.

Section II
Condition des personnes morales

Art. 22 - Les personnes morales, dont le siège social est à Madagascar, jouissent de tous les droits
reconnus aux Malgaches et compatibles avec leur nature et leur objet.
Toutefois, si leur gestion est placée, de quelque manière que ce soit, sous le contrôle d’étrangers ou
d’organismes dépendant eux-mêmes d’étrangers, elles ne jouissent que des droits reconnus aux étrangers
par l’article 20.

Art. 23 - Les personnes morales, dont le siège social est à l’étranger, ne jouissent que des droits
reconnus aux étrangers par le même article.
Toutefois, si leur gestion est placée, de quelque manière que ce soit, sous le contrôle de Malgaches ou
d’organismes dépendant eux-mêmes de Malgaches, elles jouissent de tous les droits reconnus aux
Malgaches et compatibles avec leur nature et leur objet.

Art. 24 - La personnalité morale conférée aux sociétés par la loi du pays de leur création est de plein
droit reconnue à Madagascar avec les effets fixés par cette loi.
Ces sociétés peuvent exercer leur activité à Madagascar, à moins qu’il n’en soit disposé autrement par
décret.

Art. 25 - Les dispositions de la présente section ne s’appliquent que sous réserve de traités
diplomatiques ou des accords de coopération conclus par la République Malgache.

CHAPITRE II
Des conflits des lois
……………………………

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