Exercices Audit - DSCG4
Exercices Audit - DSCG4
Ex 1
La société Qui gère une dizaine de magasins. Chaque établissement à une comptabilité
autonome. Le service de contrôle interne a pour fonction de :
- surveiller le travail des autres salariés ;
- surveiller la bonne application des procédures ;
- contrôler la tenue de la comptabilité ;
- contrôler les dépenses engagées par les directeurs de magasin.
Le service de contrôle interne n’a pas pour mission de surveiller les autres salariés, ni de
contrôler la tenue de la comptabilité, ni de contrôler les dépenses. La seule mission qui lui
est impartie est la surveillance de l’application des procédures.
Le contrôle interne a pour mission la mise en place de procédures permettant le bon
fonctionnement de l’entreprise. De plus, il doit veiller au bon respect de celles-ci.
Ex 2
Les bulletins de salaire sont établis par le chef comptable. Pour obtenir les informations
nécessaires, il doit se référer aux différents responsables. Ceux-ci, chaque lundi, lui font
remonter les informations de la semaine précédente. Du fait du nombre de salariés, les
paies prennent en compte les éléments intervenus avant le 25 de chaque mois. Pour les
événements postérieurs à cette date, les rectifications ont lieu sur le mois suivant.
Le directeur marketing peut avoir une surcharge de travail ou alors être mal organisé. Il
faudra avoir un entretien avec lui afin d’analyser les causes de ce dysfonctionnement et lui
rappeler qu’il doit tenir les détails.
Pour le directeur de la fonction recherche, il s’agit d’une méconnaissance du droit du travail.
Il faudra lui proposer une formation, si c’est le cas. S’il s’agit d’une négligence, il faudra avoir
un entretien pour lui rappeler ses responsabilités.
Pour les heures supplémentaires excessives, soit il s’agit d’une mauvaise organisation, soit
il peut s’agir de malversations. Dans tous les cas, le service de contrôle interne devra
effectuer une analyse plus approfondie afin d’en trouver les causes.
Ex 3
Le comité d’audit est créé et décide de revoir la politique du service de contrôle interne.
Il a constaté que le contrôle du service marketing est insuffisant. Le service achat, quant à
lui, ne suit pas les procédures. Le contrôleur n’a jamais fait de remarque.
Le comité d’audit ou des comptes assure une surveillance active des questions relatives à
l’élaboration et au contrôle des informations comptables et financières (contrôle de gestion,
contrôle interne, fiabilité des informations financières communiquées…). Pour cela, il suit
l’efficacité des systèmes de contrôle interne ainsi que le processus d’élaboration de
l’information financière.
Dans le premier cas, il peut demander au service de contrôle interne d’effectuer des
contrôles complémentaires.
Dans le cas du service achat, le problème est plus grave. En effet, les irrégularités n’ont
jamais été relevées, celles-ci peuvent avoir des conséquences financières pour l’entreprise.
Il y a donc faute de la part du responsable du contrôle interne, mais aussi du responsable
des achats.
Ex 4
Vous avez réalisé l’étude des procédures du cycle clients-ventes. Elle a permis de relever
les éléments suivants :
- lors de la livraison des produits aux clients, un bon de livraison est établi en deux
exemplaires. L’un est classé au service expédition, le second est remis au client ;
- les factures impayées font l’objet d’une relance téléphonique au coup par coup, en
fonction des disponibilités de temps du service comptabilité clients ;
- le service comptabilité n’est pas informé systématiquement des produits retournés, ni
des autres litiges avec les clients.
Ex 5
Lors de l’inventaire physique des stocks, vous relevez les éléments suivants qu’il
vous est demandé de critiquer :
- le responsable de l’inventaire physique de fin d’année est Mme Z, chef magasinier ;
- chaque équipe de comptage est composée de deux magasiniers, dont un magasinier
expérimenté ayant au moins dix ans d’ancienneté ;
- le commissaire aux comptes assiste à l’inventaire physique mais n’a pas le droit
d’arpenter les travées pour ne pas gêner les équipes de compteur.
3- Le CAC assiste à l’inventaire physique mais n’a pas le droit d’arpenter les travées pour ne
pas gêner les équipes de compteurs.
Si cela conduit à empêcher le CAC ou son collaborateur de procéder à des comptages et
d’observer le travail des magasiniers et des compteurs, il est fait obstacle au travail du
commissaire et aux diligences qu’il désire mettre en œuvre. Cela peut, le cas échéant,
constituer un délit d’entrave à la mission du CAC.
Ex 6
M. Xavier sollicite votre aide pour la préparation de la certification des comptes par le
commissaire aux comptes. Il a notamment relevé des anomalies dans la gestion des
relations avec les points de vente.
Les commissionnaires affiliés sont des commerçants indépendants liés au groupe par un
contrat de commission d’affiliation. Dans le cadre des accords contractuels conclus avec les
commissionnaires affiliés, la société V demeure propriétaire du stock, la société V
comptabilise l’intégralité du chiffre d’affaires, les commissionnaires affiliés reversent les
recettes le 15 du mois suivant sous déduction d’une commission. Les invendus sont
renvoyés par les points de vente en fin de saison à la société V. Face à l’afflux des retours,
en fin de saison, les services de la société V ne sont pas en mesure d’identifier les
marchandises retournées par chacun des magasins.
Bien que le groupe V ait mis en place un progiciel de gestion intégré (PGI) spécifique dont
les modules de gestion commerciale et de caisse enregistreuse sont installés dans certains
de ses points de vente, les caisses enregistreuses ne sont pas toujours bien utilisées
notamment par les commissionnaires affiliés.
Tous les soirs, une fois les magasins fermés, chaque responsable doit réaliser un comptage
de sa caisse. Le montant des encaissements en espèces, chèques, cartes bancaires est
inscrit sur un bordereau créé par le responsable. L’état est daté mais il n’est pas signé, il est
conservé par le commissionnaire affilié.
Chaque fin de mois, le responsable transmet au groupe le détail journalier de sa caisse et
son chiffre d’affaires mensuel.
Un audit interne a révélé un certain nombre d’irrégularités dans la gestion de certains
commissionnaires affiliés.
En raison du nombre important de points de vente, M. Xavier souhaite mettre en place des
procédures de contrôle interne plus rigoureuses afin de garantir l’exhaustivité du chiffre
d’affaires.
1. Identifier deux risques liés au chiffre d’affaires réalisé dans le cadre des
commissionnaires affiliés. Présenter trois mesures à mettre en œuvre pour
réduire ses risques.
2. Quels sont les objectifs d’audit du cycle clients/ventes dans le cadre de la
mission du commissaire aux comptes ?
Le service de contrôle interne a constaté des erreurs ou omissions sur un certain nombre de
relevés transmis par des commissionnaires affiliés au cours des 3 derniers mois :
- modification des recettes journalières ;
- annulation des ventes supérieures à 120€ ;
- l’état réalisé sous Excel comporte des erreurs d’additions ;
- les relevés mensuels sont transmis le 15 du mois suivant ;
- le chiffre d’affaires est régulièrement inférieur de 25% par rapport aux magasins de
taille similaire ;
- le responsable adresse systématiquement les relevés avec 2 jours de retard.
1- Les commissions sont calculées à partir du chiffre d’affaires communiqué mensuellement
par chaque magasin. Les informations recueillies par M. Xavier font apparaître les risques
suivants :
- anomalies au niveau de la valorisation du chiffre d’affaires : incertitude quant à
l’exhaustivité du chiffre d’affaires retenu ;
- relevé sur des supports variés : risques d’erreurs d’interprétation ;
- relevé communiqués hors délais : risque d’entraîner un retard dans l’élaboration des
factures ;
- relevé non automatisé : risque d’erreurs matérielles.
Certaines mesures peuvent être prises pour réduire ces risques. Il peut être proposé (liste
non exhaustive) :
- une automatisation de la procédure via une transmission automatique du chiffre
d’affaires du système informatisé du commissionnaire affilié à la société V ;
- un accroissement de la périodicité de transmission des informations (passage d’une
transmission mensuelle à une transmission hebdomadaire voire quotidienne) ;
- un document signé et daté pro-forma unique pour la transmission des informations ;
- une action de formation à destination des responsables de magasin pour rappeler
l’importance des mesures de contrôle interne ;
- un contrôle rigoureux des stocks d’invendus et un rapprochement magasin par
magasin des marchandises envoyées, vendues et retournées.
Ex 7
Les stocks représentent 30% du total du bilan. Suite à des faiblesses importantes
constatées dans le système d’inventaire permanent, la société décide d’effectuer un
inventaire physique complet au 31 décembre N. Le dirigeant de la société ne souhaite pas
que le commissaire aux comptes assiste à cet inventaire car le commissaire aux comptes
précédent n’avait pas recours à cette technique de révision. Le dirigeant estime par ailleurs
que la présence du commissaire aux comptes le jour de l’inventaire témoigne d’une
méfiance exacerbée à l’égard de la gestion de son entreprise.
1. Rappeler quels sont les principaux objectifs de révision du cycle stocks. Pour
atteindre chaque objectif, indiquer une technique de révision à mettre en
œuvre par le commissaire aux comptes.
2. La société dispose d’un système d’inventaire permanent de ses stocks.
Est-elle tenue d’effectuer un inventaire physique complet au 31 décembre N ?
3. Le refus du dirigeant aura-t-il un impact sur le rapport du commissaire aux
comptes ? Doit-il y avoir révélation de fait délictueux par le commissaire aux
comptes au procureur de la République ?
Les techniques à mettre en oeuvre pour atteindre chacun des trois objectifs principaux sont
notamment les suivantes :
- l’assistance à l’inventaire physique : cette technique permet essentiellement de
s’assurer de la réalité des stocks, mais elle permet également d’atteindre l’objectif
d’évaluation en repérant les stocks obsolètes, périmés ou à rotation lente qui
nécessitent une dépréciation ainsi que l’objectif de séparation des exercices en
effectuant le relevé des dernières livraisons et réceptions ;
- le sondage : sélection d’un certain nombre de références et contrôle de la méthode
de détermination de leur coût ;
- le contrôle de la séparation des exercices : relevé des derniers bons de livraison de
N et les premiers de N+1, vérification de leur imputation comptable (achat, vente) sur
la bonne période.
3- Les stocks sont importants dans l’entreprise et l’impossibilité pour le commissaire aux
comptes d’assister à l’inventaire physique constitue une limitation à sa mission. Cette
limitation aura un impact sur l’opinion du commissaire aux comptes. Il certifiera les comptes
avec réserves ou refusera de les certifier, tout dépendra des mesures de contrôle que le
CAC pourra mettre en œuvre.
Si le commissaire refuse de certifier, il constate que les comptes annuels ne sont pas
réguliers et sincères et ne présentent pas une image fidèle. Dans ce cas, l’obligation de
révéler s’impose du fait du comportement du dirigeant s’il relève un fait délictueux.
Si le commissaire émet des réserves, il certifie que les comptes sont fidèles avec une ou
des réserves. La ou les réserves ne résultent pas de la commission de faits délictueux et il
n’y a pas lieu de procéder à révélation.
Ex 8
Début mars N+1, vous obtenez communication du projet de bilan et de compte de résultat
au 31 décembre N. Dès réception de ce document, vous décidez d’effectuer des procédures
analytiques.
Selon la norme d’exercice professionnel 520 §4, les procédures analytiques sont une
technique de contrôle qui consiste à apprécier des informations financières à partir :
- de leurs corrélations avec d’autres informations, issues ou non des comptes, ou avec
des données antérieures, postérieures ou prévisionnelles de l’entité ou d’entités
similaires ;
- et de l’analyse des variations significatives ou des tendances inattendues.
Dans ce cas précis, les procédures analytiques ont donc notamment consisté à effectuer
des comparaisons entre les données de l’exercice et celles de l’exercice précédent. Ce
travail doit permettre d’identifier les variations et les écarts significatifs en valeur absolue et
en pourcentage pour ensuite en rechercher la cause.
Ex 9
La société X est une SA au capital de 5 millions d’euros (25 000 actions de 20€) créée en
N-20. Sa situation financière s’est fortement dégradée. Ses capitaux propres s’élèvent à
2 200 000€. L’année N est fortement déficitaire.
3- Le CAC fait référence à la continuité d’exploitation dans la troisième partie de son rapport.
Les incidences font que :
- le CAC s’assure qu’une information pertinente est donnée dans l’annexe (description
des principaux faits, des plans d’action prévus, mention sur l’incertitude qu’a
l’entreprise à poursuivre son activité) ;
- si une information pertinente est donnée dans l’annexe, le CAC formule une
observation dans la troisième partie de son rapport pour attirer l’attention sur
l’information fournie dans l’annexe au titre de cette incertitude ;
- si l’annexe ne fournit pas d’information sur cette incertitude, ou si le CAC estime que
l’information donnée n’est pas pertinente, il en tire les conséquences sur l’expression
de son opinion (réserve ou refus de certifier). Il mentionne dans la partie opinion de
son rapport qu’il existe une incertitude significative pouvant remettre en cause la
continuité d’exploitation.
Qu’entend-on par seuil de signification ? Quelle est sa finalité ? Dans quel document
est-il matérialisé ?
Le seuil de signification (ou seuil de matérialité) correspond au montant au-delà duquel les
décisions économiques ou le jugement fondé sur les comptes sont susceptibles d’être
influencés.
Le seuil de signification permet de fixer un niveau à partir duquel une anomalie significative
peut avoir une incidence sur les comptes en affectant leur régularité, leur sincérité et leur
image fidèle.
Ex 11
Pour une entreprise, une erreur sur le prix d’achat d’un article aura pour conséquence une
mauvaise détermination du prix de vente. Cela engendrera une erreur dans la valorisation
des stocks et donc une erreur dans le bilan.
Dans chacune des trois hypothèses suivantes, indiquer si l’erreur est significative ou
non.
Hypothèse 1 2 3
Ex 12
Dans le cadre de vos travaux, vous avez décidé de procéder à la confirmation des tiers
clients et fournisseurs significatifs de la société. Dans ce cadre, vous procédez à la sélection
de 80% du montant total des créances clients et des dettes fournisseurs figurant au bilan.
Le CAC à la maîtrise de la sélection des tiers à qui il souhaite adresser les demandes de
confirmation, de la rédaction et de l’envoi de ces demandes, ainsi que de la réception des
réponses.
Le processus de confirmation des tiers demande une planification rigoureuse pour permettre
à la fois la préparation et l’envoi des demandes, les relances, le traitement des réponses et
la mise en oeuvre de procédures d’audit alternatives sur les tiers sélectionnés et qui n’ont
pas répondu avant la finalisation de la mission du CAC et l’établissement de son rapport.
Les phases de la procédure sont les suivantes :
- sélection des tiers à confirmer (clients, fournisseurs, banques…) par le CAC ainsi
que du contenu des éléments à demander dans les courriers ;
- transmission de la liste à l’entité ;
- élaboration des lettres de demande de confirmation préparées par l’entité ;
- envoi des lettres de confirmation au CAC (l’entité ne doit pas envoyer directement les
lettres aux tiers) ;
- envoi des lettres aux tiers par le CAC après avoir vérifié que le contenu des lettres
est conforme à ses demandes ;
- réception des réponses par le CAC ;
- relances éventuelles et procédures d’audit alternatives pour les demandes de
confirmation restées sans réponse.
Ex 13
Une entreprise présente un stock physique de 4 000 produits. Il n’existe pas d’inventaire
permanent. Le dirigeant les évalue pour 96 000€. Le CAC procède à un sondage pour les
contrôler. Il prélève au hasard 100 produits pour lesquels il obtient un prix moyen d’achat de
23€ avec un écart-type de 8€.
Ex 14
Il s’agit d’étudier les expéditions des produits. Sur un échantillon de 100 journées prises au
hasard, il a été relevé les écarts entre les “entrées” et les “sorties” de magasin. On admet
que le pourcentage moyen du nombre d’écarts puisse être de 2%. Les observations sur
l’échantillon font apparaître 5 anomalies (écarts).
Calculer la probabilité qu’un tel nombre d’écarts, ou un nombre supérieur, soit le seul
fait du hasard (seuil de probabilité : 5%).
Il s’agit d’une loi binomiale B(100, 0,02), répétée 100 fois. On peut donc l’approximer par la
loi de Poisson 𝞴 = 100 x 0,02 = 2.
Le nombre d’anomalies est de 5, soit après lecture dans la table une probabilité de 0,017,
qui est inférieure au 0,05 du seuil de probabilité. La probabilité que ces écarts soient dus
uniquement au hasard est très faible.
Ex 15
Dans le cadre de votre mission de commissaire aux comptes, il vous est demandé de
procéder à une demande écrite de confirmation des soldes clients au 31 décembre N.
Dans la norme NEP 505, il est indiqué que c’est le commissaire qui détermine le contenu
des demandes de confirmation.
Quelle est la justification de cette assertion ?
La norme NEP 505 évoque le cas où la direction refuse au commissaire aux comptes
d’adresser une demande à tel ou tel client. On prend ici pour hypothèse que le refus porte
sur plusieurs clients dont les opérations avec la société sont très significatives.
Dans le cas où le commissaire aux comptes estimerait ce refus totalement injustifié,
quelles conséquences doit-il en tirer dans l’expression de son opinion sur les
comptes annuels ? Dans quel cas doit-il contacter le procureur de la République ?
Dans le cas où le CAC estimerait ce refus totalement injustifié, quelles conséquences doit-il
en tirer dans l’expression de son opinion sur les comptes annuels ?
Les comptes clients sont significatifs. Le commissaire doit par conséquent exprimer une
réserve pour limitation, voire un refus pour limitation dans la première partie de son rapport.
Si le commissaire pense qu’il s’agit d’un obstacle à sa mission qui relève du délit d’entrave, il
doit le révéler au procureur de la République.
Ex 16
Le commissaire aux comptes vous confie le soin de mener des tests sur les ventes. Il vous
précise qu’il a lui-même sélectionné des bons d’expédition, des factures de vente, des
écritures inscrites au journal des ventes et des mouvements de sorties de stocks inscrits sur
l’inventaire comptable permanent.
1. A quoi cela sert-il de vérifier que chaque bon d’expédition donne lieu à une
facture, qu’à chaque facture sont associés un ou plusieurs bons d’expédition,
que chaque facture est enregistrée dans le journal des ventes ?
2. Vérifier qu’à tout bon d’expédition est liée une facture de vente permet-il
d’avoir une opinion sur la comptabilisation de toutes les ventes au journal ?
3. En partant d’un mouvement de sortie de stocks inscrit à l’inventaire comptable
permanent, à quoi cela sert-il de vérifier qu’une facture de vente a été émise ?
4. A quoi cela sert-il de vérifier qu’un bon d’expédition du mois M donne lieu à
une comptabilisation au journal des ventes du mois M ? A quel principe
comptable ce contrôle est-il lié ?
5. Quel(s) contrôle(s) mettre en œuvre pour avoir l’assurance que les
dépréciations des comptes clients sont établies avec prudence ?
1- Le fait que chaque bon d’expédition donne lieu à une facture permet de vérifier
l’exhaustivité.
Le fait qu’à chaque facture est associée un ou plusieurs bons d’expédition permet de vérifier
la réalité.
Le fait que chaque facture est enregistrée dans le journal des ventes permet de vérifier
l’exhaustivité.
2- Absolument pas : ce n’est pas parce qu’il y a émission d’une facture qu’il y a
comptabilisation au journal des ventes, il faut vérifier que l’enregistrement à bien lieu.
3- Cela permet de vérifier l’exhaustivité (à toute sortie de stock est liée une facture de vente)
et la sauvegarde du patrimoine.
5- Il faut examiner les documents (inspection), demander des informations aux dirigeants de
l’entreprise ainsi qu’aux partenaires extérieurs à l’entreprise.
Ex 17
La norme ISA 240 recommande que “lors de la planification de l’audit, l’auditeur doit évaluer
le risque qu’une fraude ou qu’une erreur conduise à des anomalies significatives dans les
états financiers et doit interroger la direction sur toute fraude ou erreur significative qui aurait
été détectée”.
Annexe
Le responsable du cabinet s’est aperçu par une étude statistique sur des missions
antérieures que :
- si une écriture a été correctement passée, il y a 95% de chances pour qu’elle soit
acceptée par le réviseur ;
- si une écriture est fausse, il existe 80% de chances pour qu’elle soit détectée ;
- on a pu constater par le passé que 80% des écritures sont correctement passées.
1- Le plan de mission décrit l’approche générale des travaux. Il pourra comporter les
informations suivantes :
- l’entreprise : présentation générale, activité, dirigeants… ;
- les comptes : organisation et politique comptable, comptes prévisionnels,
comparaisons… ;
- les systèmes et domaines significatifs : zones de risques, comptes significatifs,
fonctions significatives, points forts du système… ;
- la mission : nature, axes principaux, délais… ;
- l’organisation de la mission : niveaux des intervenants, constitution de l’équipe,
utilisation des autres auditeurs, calendriers des interventions… ;
- le budget…
2- Selon la norme ISA 240, l’erreur est “une anomalie dans les états financiers résultant d’un
acte involontaire, y compris l’omission d’un chiffre ou d’une information à fournir dans les
états financiers”.
La fraude est “un acte intentionnel commis par un ou plusieurs membres de la direction, par
une ou plusieurs personnes constituant le gouvernement d’entreprise, par un ou plusieurs
employés ou tiers à l’activité impliquant des manœuvres dolosives dans le but d’obtenir un
avantage indu ou illégal”.
3- La norme ISA 320 considère qu’il y a anomalies significatives lorsqu’il “est raisonnable de
s’attendre à ce que, individuellement ou collectivement, elles puissent influencer les
décisions économiques que les utilisateurs des états financiers prennent en se fondant sur
ceux-ci”.
L’auditeur doit par conséquent déterminer un seuil de signification qui lui permettra de
détecter les anomalies qui seront considérées comme significatives. Pour cela, il doit tenir
compte du montant et de la nature des anomalies.
L’auditeur doit fixer plusieurs seuils de signification en fonction des risques identifiés.
Ex 18
Mme Alphonse obtient son diplôme d’expertise comptable. Elle s’inscrit au conseil régional
de l’ordre des experts-comptables et décide de se mettre à son compte afin d’exercer des
missions de certification des comptes. Pour se faire connaître, elle a prévu une plaquette de
présentation mettant en avant ses compétences ainsi que les prix pratiqués. Elle pense
diffuser celle-ci auprès des entreprises de sa région.
1- La certification des comptes ne peut être faite que par des commissaires aux comptes
inscrits sur une liste dans la cour d’appel dont ils dépendent. Dans le cas présent, Mme
Alphonse ne pourra exercer que des missions d’expertise comptable ainsi que des audits
contractuels.
2- Depuis 2007, les cabinets d’expertise comptable peuvent faire des campagnes de
publicité dans la mesure où elles procurent au public une information utile. Cette nouvelle
opportunité a été favorisée par les mesures européennes en matière d’ouverture à la
concurrence. En revanche, il n’est pas autorisé de faire des publicités comparatives ou de
véhiculer une image erronée de la profession d’expertise comptable. Plus largement, les
cabinets d’expertise comptable ne sont pas autorisés à faire du démarchage, c’est-à-dire
effectuer toute démarche non sollicitée en vue de proposer leurs services à des tiers.
L’article 152 du Code de déontologie autorise la communication à titre individuel des
experts-comptables, et en édicte les limites : ne pas porter atteinte à la décence et à la
dignité de la profession, comporter un contenu empreint de retenu. Le principe est donc de
permettre aux professionnels de faire de la publicité.
Ainsi, le décret du 18 août 2014 a modifié l’article 152, en encadrant notamment le
démarchage : les experts-comptables “ne peuvent proposer des services à des tiers n’en
ayant pas fait la demande que dans des conditions compatibles avec les règles
déontologiques et professionnelles d’exercice de leur profession”.
L’opération envisagée ne correspond pas aux obligations prévues par le Code de
déontologie.
Ex 19
La société PRINCE est une société par actions simplifiée. Elle a pour objet social tous
travaux de peinture, décoration, vitrerie, ravalement et pose de revêtements muraux. Elle
clôture son exercice social le 31 décembre. Le Président est associé à hauteur de 51%. Les
49% restants sont détenus par une dizaine d’autres associés sans qu’aucun d’entre eux ne
détienne plus de 10% du capital.
Le bilan et le compte de résultat de l’exercice clos le 31 décembre N sont présentés en
annexe 1.
Suite à la nomination du cabinet JEAN, début juillet N, comme commissaire aux comptes
signataire, Madame BART associée du cabinet JEAN, vous demande de lui communiquer la
fourchette d’heures de travail à réaliser. Elle se chargera pour sa part de fixer le nombre
d’heures définitif en fonction du programme de travail final ainsi que le montant de la
vacation horaire.
Actif immobilisé 13 461 10 125 3 336 3 976 Capitaux propres 3 086 2 773
Provisions 120
Actif circulant 9 179 1 381 7 798 8 540
Dettes 7 928 9 743
Total Actif 22 640 11 506 11 134 12 516 Total Passif 11 134 12 516
N N-1
Montant total du bilan et des produits d’exploitation et des produits financiers, hors taxes, et
nombre normal d’heures de travail :
- jusqu’à 305 000 euros : 20 à 35 heures ;
- de 305 000 à 760 000 euros : 30 à 50 heures ;
- de 760 000 à 1 525 000 euros : de 40 à 60 heures ;
- de 1 525 000 à 3 050 000 euros : 50 à 80 heures ;
- de 3 050 000 à 7 622 000 euros : 70 à 120 heures ;
- de 7 622 000 à 15 245 000 euros : 100 à 200 heures ;
- de 15 245 000 à 45 735 000 euros : 180 à 360 heures ;
- de 45 735 000 à 122 000 000 euros : 300 à 700 heures.
1- Il convient ici de se référer aux données chiffrées présentes dans l’annexe 1 à la date du
31/12/N-1 puisque le budget d’honoraires et la lettre de mission sont établis en juillet N.
Produits d’exploitation au 31/12/N-1 : 20 489 K€
Produits financiers au 31/12/N-1 : 4 K€
Total de bilan au 31/12/N-1 : 12 516 K€
Total général : 33 009 K€
A la lecture du barème figurant à l’annexe 2, le nombre d’heures de travail sera donc fixé
dans la fourchette comprise entre 180 et 360 heures.
D’après le mémento Audit et commissariat aux comptes, les réponses suivantes sont donc
admises :
- définition de la mission ;
- présentation de l’entité ;
- synthèse de l’approche par les risques ;
- description des procédures d’audit à mettre en oeuvre à l’issue de l’évaluation des
risques ;
- évaluation des temps, qualifications et honoraires nécessaires à l’accomplissement
de la mission ;
- présentation de l’équipe d’audit et des différentes phases d’intervention.
Ex 20
La société Prince est une société par actions simplifiées. Le cabinet Jean est nommé
commissaire aux comptes début juillet N. Madame Bart, associée du cabinet Jean, est le
commissaire aux comptes signataire.
Lors de l’assemblée générale d’approbation des comptes de l’exercice N, qui s’est tenue le
30 juin N+1, le Président de la société vous informe qu’il envisage sérieusement un
rapprochement avec la société LUC (Société par actions simplifiées). Ce rapprochement
prendrait la forme d’une fusion absorption.
1- L’intervention d’un commissaire à la fusion est obligatoire dans les opérations concernant
les sociétés par actions ou des sociétés à responsabilité limitée. Cependant, les associés
peuvent, à l’unanimité, décider de ne pas recourir à l’intervention d’un commissaire à la
fusion.
2- Le commissaire à la fusion est désigné par voie d’ordonnance sur requête par le
président du tribunal de commerce.
Ex 21
A l’examen de l’antériorité des créances clients de l’entreprise, votre attention est attirée par
une créance client dont l’antériorité est supérieure à un an et dont le montant s’élève à
80 000€ TTC (TVA à 20%). En consultant le site internet du registre du commerce et des
sociétés puis en commandant un extrait K-Bis de cette société, vous apprenez que la
société a fait l’objet d’un jugement de redressement judiciaire publié au BODACC en date du
19 octobre N. De surcroît, vous apprenez que la SARL YVON a omis de déclarer sa créance
au mandataire judiciaire.
Vous avez fixé pour vos travaux un seuil de signification de 22 000€. Le résultat de
l’exercice est de 114 000€.
Quel est l’impact de cette situation sur le rapport d’opinion du commissaire aux
comptes relatif aux comptes annuels dans l’hypothèse où :
1. le gérant procède à une modification des comptes annuels ;
2. le gérant ne procède pas à une modification des comptes annuels.
1- La cessation des paiements justifie la constitution d’une dépréciation pour clients douteux.
Si la créance non déclarée est forclose, elle est irrécouvrable. En conséquence, il convient
de comptabiliser une dépréciation égale à 100% de la créance HT soit 80/1,20 = 66 667€ ou
une perte irrécouvrable. L’impact sur le résultat net est de : 66 667€ x ⅔ = 44 444€ (prise en
compte de l’IS à 33,⅓%) soit un montant supérieur au seuil de signification fixé à 22 000€.
Le résultat net passerait ainsi d’un montant de 114 000€ à un montant de 69 556€.
Dans l’hypothèse où le gérant a procédé à une modification des comptes annuels, le
commissaire aux comptes procédera à une certification sans réserve puisque l’anomalie
relevée a été corrigée.
2- Si les comptes annuels ne sont pas modifiés suite à la demande du CAC, ce dernier en
tirera les conséquences sur son opinion. Il devra formuler une réserve :
- réserve pour désaccord lorsqu’il a identifié des anomalies significatives et que
celles-ci ne sont pas corrigées, que leurs incidences sur les comptes sont clairement
circonscrites, et que la formulation de la réserve est claire pour permettre à
l’utilisateur des comptes de fonder son jugement en connaissance de cause ;
- refus de certifier lorsqu’il a identifié des anomalies significatives et que celles-ci ne
sont pas corrigées, que leurs incidences sur les comptes ne sont pas clairement
circonscrites, et que la formulation d’une réserve n’est pas suffisante pour que
l’utilisateur des comptes puisse se fonder un jugement en connaissance de cause.
Ex 22
Capital social : 50 000€ divisé en 500 parts sociales de 100€. Répartition du capital :
- 70% soit 350 parts détenues par la société XAVIER ;
- 30% soit 150 parts détenues par 3 personnes physiques (50 parts sociales chacune).
1- Il est nécessaire de savoir si le commissariat aux comptes est obligatoire sous la forme
de SAS.
“Sont tenues de désigner au moins un CAC les sociétés par actions simplifiées qui
dépassent, à la clôture d’un exercice social, deux des seuils suivants : le total de leur bilan
de 4 000 000€, le montant de leur chiffre d’affaires hors taxe de 8 000 000€ ou le nombre
moyen de leurs salariés au cours de l’exercice de 50.
Sont également tenues de désigner au moins un CAC les SAS qui contrôlent de manière
exclusive ou conjointe une ou plusieurs sociétés, ou qui sont contrôlées de façon exclusive
ou conjointe, par une ou plusieurs sociétés” (cette obligation s’applique quelle que soit la
taille de la SAS).
La SARL Yvon devenue SAS Yvon a ses actions détenues à 70% par la société Xavier, elle
est contrôlée, donc le commissariat aux comptes est obligatoire.
Le mandat du CAC se poursuit donc pour la durée du mandat restant à courir.
2- Nous sommes ici dans le cas d’une transformation d’une SARL en SAS.
En applications des dispositions de l’article L. 224-3 du Code de commerce, lorsqu’une
société par actions, un ou plusieurs commissaires à la transformation, chargés d’apprécier
sous leur responsabilité la valeur des biens composant l’actif social et les avantages
particuliers, sont désignés, sauf accord unanime des associés, par décision de justice à la
demande des dirigeants sociaux ou de l’un d’eux. Le CAC a pour but d’informer les associés
de la situation de la société afin qu’ils puissent se prononcer sur la transformation.
La SARL Yvon a un CAC. En conséquence, la désignation d’un commissaire à la
transformation n’est pas requise.
Ex 23
La structure du groupe repose sur un système “par paliers” constitués en principe par
domaines d’activités. La société anonyme TRANS-MONDE n’exerce plus qu’une activité de
holding. Elle détient, directement ou indirectement, des participations dans des filiales ou
des sociétés associées ; ces filiales contrôlent fréquemment elles-mêmes d’autres sociétés.
Une partie du capital de la SA TRANS-MONDE a été introduite en bourse en 2003 et est
cotée sur le marché réglementé Euronext. De ce fait, ses comptes consolidés sont publiés,
depuis 2005, en respect des normes IFRS. En revanche, les filiales françaises établissent
leurs comptes consolidés par application du référentiel CRC 99-02 (réglementation française
relative aux comptes consolidés). Le groupe a, en effet, fait le choix d’établir des comptes
consolidés au niveau de chaque sous-groupe, de manière à disposer d’une information plus
complète. Le choix de ne pas basculer totalement en référentiel de l’IASB a résulté d’une
volonté de ne pas imposer aux sous-groupes français des retraitements trop importants.
1- Les sociétés qui contrôlent au sens de l’article L. 233-3 du Code de commerce d’autres
sociétés, dès lors que l’ensemble formé par la mère et ses filiales dépassent les seuils de
nomination d’un CAC, indépendamment de l’obligation d’établir des comptes consolidés,
seront tenues de désigner un CAC.
Cette obligation ne s’appliquera pas lorsque la société contrôlant est elle-même contrôlée
par une autre société qui a désigné un CAC.
2- Le passage aux normes IFRS entraîne des différences de modalités d’évaluation des
actifs et passifs par rapport à l’application du règlement CRC 99-02. Il répond donc à la
définition d’un changement de méthode comptable.
Selon la NEP 730 “Changements comptables”, lorsque le CAC identifie un changement
comptable, il apprécie sa justification. En cas d’incidence significative du changement sur les
comptes, le CAC vérifie :
- que la traduction comptable de ce changement, y compris les informations fournies
dans l’annexe, est appropriée ;
- qu’une information appropriée est présentée pour établir la comparabilité des
comptes.
Il mentionne une observation dans la première partie de son rapport et en tire les
conséquences sur l’expression de son opinion. Cette observation est obligatoire dans le
rapport sur les comptes consolidés et pour toutes les entités.
Si le CAC estime que l’information concernant le changement de méthode comptable fournie
par l’entité n’est pas appropriée, il formulera une observation dans la troisième partie de son
rapport.
Ex 24
Indiquer :
1. Si la désignation d’un commissaire à la scission est nécessaire.
2. Les modalités de la désignation d’un commissaire à la scission ; le
commissaire aux comptes de la SA TRANS-MAGHREB pourrait-il être désigné
?
3. Les objectifs de la mission du commissaire à la scission.
1- Lorsque la société scindée est une société par actions ou une SARL, un ou plusieurs
commissaires à la scission doivent être désignés afin de vérifier la pertinence des valeurs
relatives attribuées aux actions ou parts des sociétés participant à l’opération et le caractère
équitable du rapport d’échange, d’apprécier la valeur des apports en nature et, le cas
échéant, les avantages particuliers accordés.
Son intervention n’est pas requise :
- dans le cas de création, par voie de scission, de sociétés nouvelles constituées sans
autre apport que celui de la société scindée, où les actions ou parts de chacune des
sociétés nouvelles sont attribuées aux actionnaires ou associés de la société scindée
proportionnellement à leurs droits dans le capital de cette société ;
- lorsque les associés ou actionnaires statuant à l’unanimité dans toutes les sociétés
participant à l’opération décident d’écarter la désignation d’un commissaire à la
scission. Cette possibilité doit rapidement faire l’objet d’un vote par les associés, afin
de permettre, en cas de refus des associés, la désignation d’un commissaire à la
fusion qui puisse établir son rapport et le communiquer dans le délai d’un mois avant
l’assemblée générale.
Si la nomination d’un commissaire à la fusion a été écartée, elle ne fait pas échec à la
désignation d’un commissaire aux apports chargé d’établir le rapport sur la valeur des
apports en nature.
Dans le cas présent, seule la décision unanime des actionnaires peut faire échec à la
désignation d’un commissaire à la scission.
2- Le commissaire à la fusion (ou à la scission) est choisi parmi les CAC inscrits sur la liste
prévue à l’article L. 225-219 du Code de commerce, ou parmi les experts inscrits sur l’une
des listes établies par les cours et tribunaux. Il est désigné par le président du tribunal de
commerce, statuant sur requête à la demande des représentants légaux des sociétés
concernées par l’opération.
Le tribunal compétent est celui du siège social. Les sociétés participantes décident souvent
de soumettre l’opération au contrôle des mêmes commissaires, dans ce cas, la requête est
conjointe. Si les sociétés dépendent de la compétence de tribunaux différents, la requête
conjointe sera déposée devant le président du tribunal de leur choix.
Afin de préserver leur indépendance, les commissaires à la fusion (ou à la scission) sont
soumis aux incompatibilités prévues à l’article L. 822-11 pour les CAC. Il est interdit au CAC
de procéder à une mission de commissariat à la fusion ou aux apports pour la personne
dont il certifie les comptes. En conséquence, le commissaire de la SA TRANS--MAGHREB
ne pourra être désigné commissaire à la scission.
Ex 25
Lors de votre intervention dans les locaux de l’entreprise, vous procédez à un certain
nombre de sondages sur les factures fournisseurs ainsi que sur les notes de frais. Votre
attention est attirée par l’examen des notes de frais de la responsable comptable qui totalise
chaque mois environ 800 kilomètres ce qui amène à un remboursement annuel d’indemnités
kilométriques à hauteur de 4 000€. Or, son poste ne lui semble pas, d’après vous, nécessiter
des déplacements importants. Cette somme est virée mensuellement avec son salaire, réglé
par virement déclenché par cette même responsable comptable.
Vous en référez au Président de la société qui s’avère être totalement surpris de cette
situation.
Ex 26
Lors de votre intervention dans les locaux de l’entreprise Prince, vous procédez à des
sondages sur les notes de frais. Votre attention est attirée par l’examen des notes de frais
de la responsable comptable qui totalise chaque mois environ 800 kilomètres ce qui amène
à un remboursement annuel d’indemnités kilométriques à hauteur de 4 000€. Or, son poste
ne vous semble pas nécessiter des déplacements importants. Cette somme est virée
mensuellement avec son salaire réglé par virement déclenché oar cette même responsable
comptable.
Suite à cette découverte, le Président de la société a fait remonter les archives comptables
de la société et s’est aperçu que la situation décrite précédemment avait débuté il y a trois
exercices.
Le Président de la société Prince envisage de mettre en cause la responsabilité du
commissaire aux comptes précédent pour ne pas, selon lui, avoir découvert ce
dysfonctionnement.
Indiquer :
1. les différentes responsabilités qui peuvent être retenues à l’encontre d’un
commissaire aux comptes ;
2. en l’espèce, quel(s) type(s) de responsabilité pourrait rechercher le Président
de Prince ?
3. les conditions qui doivent être réunies pour engager la responsabilité du CAC ;
4. comment le commissaire aux comptes pourrait se défendre.
2- Le Président de la société peut rechercher la responsabilité du CAC sur le plan civil et/ou
pénal. Il n’a pas qualité pour engager une procédure disciplinaire.
En l’espèce, la responsabilité du CAC sera recherchée sur le plan civil. En effet, l’article L.
822-17 du Code de commerce prévoit : “les CAC sont responsables, tant à l’égard de la
société que des tiers, des conséquences dommageables des fautes et des négligences
commises par eux dans l’exercice de leurs fonctions”. La mise en cause de la responsabilité
pénale du CAC nécessite la constitution d’une infraction par le CAC, ce qui n’est pas le cas
en l’espèce.
3- Pour que la responsabilité civile du CAC puisse être engagée, il conviendra de démontrer
l’existence d’une faute ou d’une négligence ayant provoqué un préjudice et démontrer le lien
de causalité entre les deux. La faute commise doit être à l’origine du préjudice constaté pour
pouvoir générer des dommages-intérêts.
4- La défense du CAC consistera à démontrer d’une part, qu’il a effectué les diligences
normales et avisées dans le cadre de sa mission et, d’autre part, le CAC rappellera que la
mission de CAC révèle, sauf cas très précis, d’une obligation de moyens. En aucun cas, il
ne doit vérifier l’intégralité des opérations qui entrent dans le champ de sa mission, ni
rechercher systématiquement l’ensemble des irrégularités et inexactitudes.
En conséquence, la responsabilité civile ne sera engagée que s’il est démontré que le CAC
n’a pas effectué de diligences normales et avisées.
Ex 27
Qu’entend-on par normes d’exercice professionnel (NEP) en audit légal en France ? Par qui
et comment sont-elles établies et rendues publiques ? Quelle est la force juridique de ce
type de texte ?
Les normes d’exercice professionnel sont des guides méthodologiques que doivent
appliquer obligatoirement les CAC dans le cadre de la démarche d’audit légal.
Elles sont établies par le Haut Conseil de Commissariat aux Comptes (H3C) après avis de la
Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes et font l’objet d’une publication au
Journal Officiel après homologation par le garde des Sceaux.
Elles ont force de loi. Elles s’imposent aux CAC.
Ex 28
2- La relation entre le CAC et son client est en partie légale et en partie contractuelle.
Le Code de commerce (art. L. 822-11) et le Code de déontologie des CAC (art. 10 et 10-1)
prévoient que le CAC d’une entité peut réaliser d’autres prestations (SACC : services autres
que la certification des comptes) sauf si cette prestation est interdite. Une distinction est faite
entre les entités d’intérêt public et les autres.
Parmi les prestations interdites, ne figure pas celle d’audit dans le cadre du projet
d’acquisition d’une société cible. En effet, le législateur a souhaité maintenir la possibilité qui
est faite à une entité d’utiliser les compétences du professionnel avec lequel elle a déjà tissé
un lien de confiance.
En conséquence, sous réserve du respect des devoirs d’impartialité, d’indépendance et
d’évitement de situation de conflit d’intérêts, le CAC peut intervenir dans ce projet. Sa
mission sera contractuelle. Les parties devront convenir de la nature et de l’étendue des
travaux à réaliser dans une lettre de mission.
Ex 29
Ex 30
2- Selon la NEP 505 relative aux demandes de confirmation des tiers : “Lorsque le CAC
n’obtient pas de réponse à une demande de confirmation, il met en œuvre des procédures
d’audit alternatives permettant de collecter les éléments qu’il estime nécessaires pour
vérifier les assertions faisant l’objet du contrôle”.
3- Selon la NEP 580 Déclarations de la direction : “Le CAC demande au représentant légal
une formulation écrite des déclarations qu’il estime nécessaires pour conclure sur les
assertions qu’il souhaite vérifier”.
Exemples de déclarations :
“Indépendamment d’autres déclarations écrites que le CAC estimerait nécessaires, il
demande au représentant légal des déclarations écrites par lesquelles :
- il déclare que des contrôles destinés à prévenir et à détecter les erreurs et les
fraudes ont été conçus et mis en oeuvre dans l’entité ;
- il estime que les anomalies non corrigées relevées par le CAC ne sont pas, seules
ou cumulées, significatives au regard des comptes pris dans leur ensemble. Un état
de ces anomalies non corrigées est joint à cette déclaration écrite. En outre, lorsque
le représentant légal considère que certains éléments reportés sur cet état ne
constituent pas des anomalies, il le mentionne dans sa déclaration ;
- il confirme lui avoir communiqué son appréciation sur le risque que les comptes
puissent comporter des anomalies significatives résultant de fraudes ;
- il déclare lui avoir signalé toutes les fraudes avérées dont il a eu connaissance ou
qu’il a suspectées, et impliquant la direction, des employés ayant un rôle clé dans le
dispositif de contrôle interne ou d’autres personnes dès lors que la fraude est
susceptible d’entraîner des anomalies significatives dans les comptes ;
- il déclare lui avoir signalé toutes les allégations de fraudes ayant un impact sur les
comptes de l’entité et portées à sa connaissance par des employés, anciens
employés, analystes, régulateurs ou autres ;
- il déclare avoir, au mieux de sa connaissance, appliqué les textes légaux et
réglementaires ;
- il déclare avoir fourni dans l’annexe des comptes, au mieux de sa connaissance,
l’information sur les parties liées requise par le référentiel comptable appliqué ;
- lorsque des faits ou événements susceptibles de remettre en cause la continuité de
l’exploitation de l’entité ont été identifiés, il déclare lui avoir communiqué les plans
d’actions définis pour l’avenir de l’entité. Il déclare en outre que ces plans d’actions
reflètent les intentions de la direction ;
- il déclare que les principales hypothèses retenues pour l’établissement des
estimations comptables reflètent les intentions de la direction et la capacité de
l’entité, à ce jour, à mener à bien les actions envisagées ;
- il déclare qu’à ce jour il n’a connaissance d’aucun événement survenu depuis la date
de clôture de l’exercice qui nécessiterait un traitement comptable ou une mention
dans l’annexe et/ou dans le rapport de l’organe compétent à l’organe appelé à
statuer sur les comptes”.
4- Selon la NEP 580, lorsque le représentant légal refuse de fournir ou de confirmer une ou
plusieurs des déclarations écrites demandées par le CAC, celui-ci s’enquiert auprès de lui
des raisons de ce refus. En fonction des réponses formulées, le CAC tire les conséquences
éventuelles sur l’expression de son opinion.
Selon la NEP 700 révisée en 2018, le CAC :
- certifie les comptes annuels ;
- ou assortit la certification de réserves ;
- ou refuse la certification des comptes ;
- ou est dans l’impossibilité de certifier les comptes.
Dans les trois derniers cas, il précise les motifs de la réserve, du refus ou de l’impossibilité
de certifier.
En application de la NEP 700, le refus par le dirigeant d’établir une lettre d’affirmation
constitue une limitation à la mission du CAC. En conséquence, en fonction de l’importance
relative des informations concernées, le CAC devra certifier avec réserve pour limitation
voire formuler une impossibilité de certifier.
6- Comme le fonds commercial n’est pas amorti, il doit faire l’objet d’un test annuel de
dépréciation afin de s’assurer que sa valeur comptable n’est pas supérieure à sa valeur
actuelle. La valeur d’usage repose sur les estimations du dirigeant. Le CAC exerce son
jugement professionnel pour valider les hypothèses retenues.
En application des dispositions de l’article L. 823-9 du Code de commerce, le CAC justifie de
ses appréciations pour toutes les personnes ou entités dont les comptes annuels ou
consolidés font l’objet d’une certification.
L’évaluation du fonds commercial constitue une estimation comptable importante, elle doit
faire l’objet d’une justification des appréciations dans le rapport sur les comptes annuels.