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Exercices Audit - DSCG4

Le document décrit plusieurs situations liées au contrôle interne dans différentes entreprises. Il présente des exemples de dysfonctionnements et propose des recommandations pour améliorer les procédures.

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Exercices Audit - DSCG4

Le document décrit plusieurs situations liées au contrôle interne dans différentes entreprises. Il présente des exemples de dysfonctionnements et propose des recommandations pour améliorer les procédures.

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Exercices audit

Ex 1

La société Qui gère une dizaine de magasins. Chaque établissement à une comptabilité
autonome. Le service de contrôle interne a pour fonction de :
- surveiller le travail des autres salariés ;
- surveiller la bonne application des procédures ;
- contrôler la tenue de la comptabilité ;
- contrôler les dépenses engagées par les directeurs de magasin.

Que pensez-vous des missions du service de contrôle interne ?

Le service de contrôle interne n’a pas pour mission de surveiller les autres salariés, ni de
contrôler la tenue de la comptabilité, ni de contrôler les dépenses. La seule mission qui lui
est impartie est la surveillance de l’application des procédures.
Le contrôle interne a pour mission la mise en place de procédures permettant le bon
fonctionnement de l’entreprise. De plus, il doit veiller au bon respect de celles-ci.

Ex 2

Les bulletins de salaire sont établis par le chef comptable. Pour obtenir les informations
nécessaires, il doit se référer aux différents responsables. Ceux-ci, chaque lundi, lui font
remonter les informations de la semaine précédente. Du fait du nombre de salariés, les
paies prennent en compte les éléments intervenus avant le 25 de chaque mois. Pour les
événements postérieurs à cette date, les rectifications ont lieu sur le mois suivant.

Les remarques suivantes ont été faites :


- le directeur marketing ne fait remonter les informations que le mardi de chaque
semaine ;
- le directeur de la fonction recherche ne fait pas la différence entre les heures
supplémentaires et les heures complémentaires ;
- le rayon bazar fait 15% d’heures supplémentaires de plus que les autres rayons.

En tant que responsable du personnel, que pensez-vous de ces remarques ?

Le directeur marketing peut avoir une surcharge de travail ou alors être mal organisé. Il
faudra avoir un entretien avec lui afin d’analyser les causes de ce dysfonctionnement et lui
rappeler qu’il doit tenir les détails.
Pour le directeur de la fonction recherche, il s’agit d’une méconnaissance du droit du travail.
Il faudra lui proposer une formation, si c’est le cas. S’il s’agit d’une négligence, il faudra avoir
un entretien pour lui rappeler ses responsabilités.
Pour les heures supplémentaires excessives, soit il s’agit d’une mauvaise organisation, soit
il peut s’agir de malversations. Dans tous les cas, le service de contrôle interne devra
effectuer une analyse plus approfondie afin d’en trouver les causes.
Ex 3

Le comité d’audit est créé et décide de revoir la politique du service de contrôle interne.
Il a constaté que le contrôle du service marketing est insuffisant. Le service achat, quant à
lui, ne suit pas les procédures. Le contrôleur n’a jamais fait de remarque.

Que pensez-vous de ces deux situations ?

Le comité d’audit ou des comptes assure une surveillance active des questions relatives à
l’élaboration et au contrôle des informations comptables et financières (contrôle de gestion,
contrôle interne, fiabilité des informations financières communiquées…). Pour cela, il suit
l’efficacité des systèmes de contrôle interne ainsi que le processus d’élaboration de
l’information financière.
Dans le premier cas, il peut demander au service de contrôle interne d’effectuer des
contrôles complémentaires.
Dans le cas du service achat, le problème est plus grave. En effet, les irrégularités n’ont
jamais été relevées, celles-ci peuvent avoir des conséquences financières pour l’entreprise.
Il y a donc faute de la part du responsable du contrôle interne, mais aussi du responsable
des achats.

Ex 4

Vous avez réalisé l’étude des procédures du cycle clients-ventes. Elle a permis de relever
les éléments suivants :
- lors de la livraison des produits aux clients, un bon de livraison est établi en deux
exemplaires. L’un est classé au service expédition, le second est remis au client ;
- les factures impayées font l’objet d’une relance téléphonique au coup par coup, en
fonction des disponibilités de temps du service comptabilité clients ;
- le service comptabilité n’est pas informé systématiquement des produits retournés, ni
des autres litiges avec les clients.

1. Rédigez une note de synthèse précisant les faiblesses du contrôle interne


afférentes au cycle clients-ventes, les risques qu’elles génèrent, ainsi que les
recommandations que vous formulez.
2. Quelle communication le commissaire aux comptes devra-t-il faire ?

1- Trois faiblesses importantes peuvent être relevées :


- la livraison des produits aux clients : la société ne possède aucune preuve de la
livraison effective des produits à ses clients. En cas de conflit, il ne peut rien prouver.
Il faudrait établir trois exemplaires du bon de livraison, le faire signer au client et le
conserver ;
- le suivi des impayés : il n’existe pas de relance systématique des impayés, celle-ci
se faisant uniquement au coup par coup et en fonction de la disponibilité du
personnel. Le niveau du poste clients n’est donc pas certain. Certains comptes
clients peuvent être douteux. Il conviendra d’établir, à intervalles réguliers, une
balance par antériorité “créances clients” afin d’effectuer les relances des créances
échues demeurées impayées ;
- le suivi des retours et litiges clients par la comptabilité : le service comptabilité n’est
pas informé systématiquement des produits retournés par les clients ni les litiges
commerciaux. Il est alors impossible de savoir si les avoirs ont bien été établis et
comptabilisés. Il y a un risque de surévaluation du chiffre d’affaires. Le service
comptable devrait recevoir les bons de retour.

2- Le commissaire aux comptes donne au conseil d’administration les informations relatives


aux contrôles qu’il a effectués et aux conclusions qu’il en tire quant aux modifications
éventuelles à apporter aux documents comptables.
De plus, le commissaire aux comptes communique à tous moments, et dans les formes qu’il
juge utiles, avec les dirigeants pour examiner les problèmes apparus dans
l’accomplissement de sa mission. Il doit faire bénéficier l’entreprise de ses observations et
suggestions d’amélioration du contrôle interne.

Ex 5

Lors de l’inventaire physique des stocks, vous relevez les éléments suivants qu’il
vous est demandé de critiquer :
- le responsable de l’inventaire physique de fin d’année est Mme Z, chef magasinier ;
- chaque équipe de comptage est composée de deux magasiniers, dont un magasinier
expérimenté ayant au moins dix ans d’ancienneté ;
- le commissaire aux comptes assiste à l’inventaire physique mais n’a pas le droit
d’arpenter les travées pour ne pas gêner les équipes de compteur.

1- Le responsable de l’inventaire est Mme Z, chef magasinier.


Le principe de contrôle interne de la séparation des tâches n’est pas respecté : il faut confier
la responsabilité de l’inventaire physique à une personne indépendante du magasin afin
d’assurer, en toute indépendance, la supervision du déroulement de l’inventaire.

2- Chaque équipe de comptage est composée de deux magasiniers, dont un magasinier


expérimenté ayant au moins dix ans d’ancienneté.
Le principe de contrôle interne de la séparation des tâches n’est pas respecté : les équipes
doivent comporter une personne indépendante du magasin (un comptable, un vendeur…)
afin de garantir une complète neutralité dans la réalisation des comptages et l’analyse des
résultats.

3- Le CAC assiste à l’inventaire physique mais n’a pas le droit d’arpenter les travées pour ne
pas gêner les équipes de compteurs.
Si cela conduit à empêcher le CAC ou son collaborateur de procéder à des comptages et
d’observer le travail des magasiniers et des compteurs, il est fait obstacle au travail du
commissaire et aux diligences qu’il désire mettre en œuvre. Cela peut, le cas échéant,
constituer un délit d’entrave à la mission du CAC.
Ex 6

M. Xavier sollicite votre aide pour la préparation de la certification des comptes par le
commissaire aux comptes. Il a notamment relevé des anomalies dans la gestion des
relations avec les points de vente.
Les commissionnaires affiliés sont des commerçants indépendants liés au groupe par un
contrat de commission d’affiliation. Dans le cadre des accords contractuels conclus avec les
commissionnaires affiliés, la société V demeure propriétaire du stock, la société V
comptabilise l’intégralité du chiffre d’affaires, les commissionnaires affiliés reversent les
recettes le 15 du mois suivant sous déduction d’une commission. Les invendus sont
renvoyés par les points de vente en fin de saison à la société V. Face à l’afflux des retours,
en fin de saison, les services de la société V ne sont pas en mesure d’identifier les
marchandises retournées par chacun des magasins.
Bien que le groupe V ait mis en place un progiciel de gestion intégré (PGI) spécifique dont
les modules de gestion commerciale et de caisse enregistreuse sont installés dans certains
de ses points de vente, les caisses enregistreuses ne sont pas toujours bien utilisées
notamment par les commissionnaires affiliés.
Tous les soirs, une fois les magasins fermés, chaque responsable doit réaliser un comptage
de sa caisse. Le montant des encaissements en espèces, chèques, cartes bancaires est
inscrit sur un bordereau créé par le responsable. L’état est daté mais il n’est pas signé, il est
conservé par le commissionnaire affilié.
Chaque fin de mois, le responsable transmet au groupe le détail journalier de sa caisse et
son chiffre d’affaires mensuel.
Un audit interne a révélé un certain nombre d’irrégularités dans la gestion de certains
commissionnaires affiliés.
En raison du nombre important de points de vente, M. Xavier souhaite mettre en place des
procédures de contrôle interne plus rigoureuses afin de garantir l’exhaustivité du chiffre
d’affaires.

1. Identifier deux risques liés au chiffre d’affaires réalisé dans le cadre des
commissionnaires affiliés. Présenter trois mesures à mettre en œuvre pour
réduire ses risques.
2. Quels sont les objectifs d’audit du cycle clients/ventes dans le cadre de la
mission du commissaire aux comptes ?

Annexe : Constats relatifs à la transmission du chiffre d’affaires par les clients


commissionnaires affiliés

Le service de contrôle interne a constaté des erreurs ou omissions sur un certain nombre de
relevés transmis par des commissionnaires affiliés au cours des 3 derniers mois :
- modification des recettes journalières ;
- annulation des ventes supérieures à 120€ ;
- l’état réalisé sous Excel comporte des erreurs d’additions ;
- les relevés mensuels sont transmis le 15 du mois suivant ;
- le chiffre d’affaires est régulièrement inférieur de 25% par rapport aux magasins de
taille similaire ;
- le responsable adresse systématiquement les relevés avec 2 jours de retard.
1- Les commissions sont calculées à partir du chiffre d’affaires communiqué mensuellement
par chaque magasin. Les informations recueillies par M. Xavier font apparaître les risques
suivants :
- anomalies au niveau de la valorisation du chiffre d’affaires : incertitude quant à
l’exhaustivité du chiffre d’affaires retenu ;
- relevé sur des supports variés : risques d’erreurs d’interprétation ;
- relevé communiqués hors délais : risque d’entraîner un retard dans l’élaboration des
factures ;
- relevé non automatisé : risque d’erreurs matérielles.

Certaines mesures peuvent être prises pour réduire ces risques. Il peut être proposé (liste
non exhaustive) :
- une automatisation de la procédure via une transmission automatique du chiffre
d’affaires du système informatisé du commissionnaire affilié à la société V ;
- un accroissement de la périodicité de transmission des informations (passage d’une
transmission mensuelle à une transmission hebdomadaire voire quotidienne) ;
- un document signé et daté pro-forma unique pour la transmission des informations ;
- une action de formation à destination des responsables de magasin pour rappeler
l’importance des mesures de contrôle interne ;
- un contrôle rigoureux des stocks d’invendus et un rapprochement magasin par
magasin des marchandises envoyées, vendues et retournées.

2- L’examen des comptes clients/ventes a pour objectifs de vérifier que :


- la séparation des exercices a été correctement traitée : les opérations ont été
enregistrées sur la bonne période comptable ;
- les dépréciations nécessaires et suffisantes ont été comptabilisées (évaluation) ;
- les prestations ont bien été effectuées et les créances inscrites à l’actif sont
recouvrables (réalité) ;
- toutes les prestations ont donné lieu à facturation (exhaustivité) ;
- les factures ont été établies et comptabilisées pour le montant contractuel (mesure) ;
- les factures sont bien adressées aux clients avec qui le groupe a conclu des contrats
(droits et obligations) ;
- les comptes clients sont correctement classifiés (présentation).

Ex 7

Les stocks représentent 30% du total du bilan. Suite à des faiblesses importantes
constatées dans le système d’inventaire permanent, la société décide d’effectuer un
inventaire physique complet au 31 décembre N. Le dirigeant de la société ne souhaite pas
que le commissaire aux comptes assiste à cet inventaire car le commissaire aux comptes
précédent n’avait pas recours à cette technique de révision. Le dirigeant estime par ailleurs
que la présence du commissaire aux comptes le jour de l’inventaire témoigne d’une
méfiance exacerbée à l’égard de la gestion de son entreprise.

1. Rappeler quels sont les principaux objectifs de révision du cycle stocks. Pour
atteindre chaque objectif, indiquer une technique de révision à mettre en
œuvre par le commissaire aux comptes.
2. La société dispose d’un système d’inventaire permanent de ses stocks.
Est-elle tenue d’effectuer un inventaire physique complet au 31 décembre N ?
3. Le refus du dirigeant aura-t-il un impact sur le rapport du commissaire aux
comptes ? Doit-il y avoir révélation de fait délictueux par le commissaire aux
comptes au procureur de la République ?

1- Les principaux objectifs de la révision du cycle stocks sont les suivants :


- réalité : s’assurer que les stocks figurant au bilan existent bien et sont la propriété de
l’entreprise ;
- évaluation : s’assurer qu’il n’y a pas de surévaluation ou de sous-évaluation des
stocks, que les coûts d’entrée des stocks sont correctement calculés et que les
dépréciations nécessaires ont été constituées ;
- séparation des exercices : s’assurer que les quantités en stocks sont arrêtées aux
mêmes dates que les achats, mises en production, ventes…
- les autres objectifs sont l’exhaustivité, la présentation adéquate et l’information
significative.

Les techniques à mettre en oeuvre pour atteindre chacun des trois objectifs principaux sont
notamment les suivantes :
- l’assistance à l’inventaire physique : cette technique permet essentiellement de
s’assurer de la réalité des stocks, mais elle permet également d’atteindre l’objectif
d’évaluation en repérant les stocks obsolètes, périmés ou à rotation lente qui
nécessitent une dépréciation ainsi que l’objectif de séparation des exercices en
effectuant le relevé des dernières livraisons et réceptions ;
- le sondage : sélection d’un certain nombre de références et contrôle de la méthode
de détermination de leur coût ;
- le contrôle de la séparation des exercices : relevé des derniers bons de livraison de
N et les premiers de N+1, vérification de leur imputation comptable (achat, vente) sur
la bonne période.

2- L’inventaire physique est imposé par le Code de commerce.


Si l’entreprise ne dispose pas d’inventaire permanent, l’inventaire physique est obligatoire
une fois par an.
En cas d’inventaire permanent, l’entreprise n’est pas dans l’obligation d’effectuer un
inventaire complet à la fin de l’exercice, mais elle doit effectuer des inventaires tournants
selon des procédures fiables. Ces inventaires tournants ont pour but de contrôler toutes les
références au moins une fois par an.

3- Les stocks sont importants dans l’entreprise et l’impossibilité pour le commissaire aux
comptes d’assister à l’inventaire physique constitue une limitation à sa mission. Cette
limitation aura un impact sur l’opinion du commissaire aux comptes. Il certifiera les comptes
avec réserves ou refusera de les certifier, tout dépendra des mesures de contrôle que le
CAC pourra mettre en œuvre.
Si le commissaire refuse de certifier, il constate que les comptes annuels ne sont pas
réguliers et sincères et ne présentent pas une image fidèle. Dans ce cas, l’obligation de
révéler s’impose du fait du comportement du dirigeant s’il relève un fait délictueux.
Si le commissaire émet des réserves, il certifie que les comptes sont fidèles avec une ou
des réserves. La ou les réserves ne résultent pas de la commission de faits délictueux et il
n’y a pas lieu de procéder à révélation.

Ex 8

Début mars N+1, vous obtenez communication du projet de bilan et de compte de résultat
au 31 décembre N. Dès réception de ce document, vous décidez d’effectuer des procédures
analytiques.

Précisez en quoi consiste l’utilisation des procédures analytiques par le commissaire


aux comptes.

Selon la norme d’exercice professionnel 520 §4, les procédures analytiques sont une
technique de contrôle qui consiste à apprécier des informations financières à partir :
- de leurs corrélations avec d’autres informations, issues ou non des comptes, ou avec
des données antérieures, postérieures ou prévisionnelles de l’entité ou d’entités
similaires ;
- et de l’analyse des variations significatives ou des tendances inattendues.

Dans ce cas précis, les procédures analytiques ont donc notamment consisté à effectuer
des comparaisons entre les données de l’exercice et celles de l’exercice précédent. Ce
travail doit permettre d’identifier les variations et les écarts significatifs en valeur absolue et
en pourcentage pour ensuite en rechercher la cause.

Ex 9

La société X est une SA au capital de 5 millions d’euros (25 000 actions de 20€) créée en
N-20. Sa situation financière s’est fortement dégradée. Ses capitaux propres s’élèvent à
2 200 000€. L’année N est fortement déficitaire.

1. Quelles sont les obligations du commissaire aux comptes du fait de la


situation financière de l’entreprise ?
2. Quel(s) risque(s) encourt le commissaire aux comptes s’il ne met rien en
œuvre ?
3. Quelles sont les incidences liées à une continuité d’exploitation compromise
pour le commissaire aux comptes ?
4. La société décide de précéder à une réduction de capital (diminution de la
valeur nominale). Quelles sont les obligations du commissaire aux comptes ?

1- La situation de la société X est préoccupante, le CAC doit déclencher la procédure


d’alerte. Il demandera des explications au président du conseil d’administration ou au
directoire qui est tenu de répondre sur tout fait de nature à compromettre la continuité de
l’exploitation que le CAC a relevé à l’occasion de sa mission.
A défaut de réponse ou si celle-ci n’est pas satisfaisante, le CAC invite le président ou le
directoire à faire délibérer le conseil d’administration ou le conseil de surveillance sur les
faits relevés. Le CAC est convoqué à cette séance. La délibération du conseil
d’administration ou du conseil de surveillance est communiquée au comité d’entreprise.
En cas d’inobservation de ces dispositions ou si, en dépit des décisions prises, il constate
que la continuité de l’exploitation demeure compromise, le CAC établit un rapport spécial qui
est présenté à la prochaine assemblée générale ou, en cas d’urgence, à une assemblée
générale des actionnaires qu’il convoque lui-même pour lui soumettre ses conclusions. Ce
rapport est communiqué au comité d’entreprise.
Si, à l’issue de la réunion de l’assemblée générale, le CAC estime que les décisions prises
ne permettent pas d’assurer la continuité de l’exploitation, il informe le président du tribunal
de commerce de ses démarches et lui en communique les résultats. Cette information, qui
est faite sans délai, comporte tous les documents utiles à l’information du président du
tribunal ainsi que l’exposé des raisons qui l’ont conduit à constater l’insuffisance des
décisions prises.
Si le principe de continuité est remis en cause les comptes annuels doivent être établis en
valeur liquidative.
Dans l’hypothèse d’une non-continuité d’exploitation, le CAC peut être amené, si les
comptes annuels sont présentés en l’état, soit à assortir sa certification de réserves soit à
refuser la certification, voire même être dans l’impossibilité de certifier.

2- Il engage sa responsabilité civile professionnelle s’il ne déclenche pas la procédure


d’alerte alors que la continuité d’exploitation est compromise.
En cas de non-respect, des différentes obligations qui lui incombent dans le cadre de la
procédure d’alerte (textes légaux et réglementaires), il met en jeu sa responsabilité
disciplinaire.

3- Le CAC fait référence à la continuité d’exploitation dans la troisième partie de son rapport.
Les incidences font que :
- le CAC s’assure qu’une information pertinente est donnée dans l’annexe (description
des principaux faits, des plans d’action prévus, mention sur l’incertitude qu’a
l’entreprise à poursuivre son activité) ;
- si une information pertinente est donnée dans l’annexe, le CAC formule une
observation dans la troisième partie de son rapport pour attirer l’attention sur
l’information fournie dans l’annexe au titre de cette incertitude ;
- si l’annexe ne fournit pas d’information sur cette incertitude, ou si le CAC estime que
l’information donnée n’est pas pertinente, il en tire les conséquences sur l’expression
de son opinion (réserve ou refus de certifier). Il mentionne dans la partie opinion de
son rapport qu’il existe une incertitude significative pouvant remettre en cause la
continuité d’exploitation.

4- La réduction de capital doit être autorisée ou décidée par l’assemblée générale


extraordinaire, qui peut déléguer au conseil d’administration ou au directoire, selon le cas,
tous pouvoirs pour la réaliser.
Le projet de réduction du capital doit être communiqué au CAC avant la réunion de l’AG des
actionnaires appelées à statuer sur ce projet. L’assemblée statue après prise de
connaissance du rapport du commissaire qui doit faire connaître son appréciation sur les
causes et les conditions de la réduction.
La décision de réduction de capital devra faire l’objet d’une insertion dans un journal
d’annonces légales et d’un dépôt au greffe du tribunal de commerce.
Ex 10

La société XAVIER possède 70% du capital de la SARL YVON.


La SARL YVON vous a désigné commissaire aux comptes depuis la clôture du 31/12/N-3 du
fait du franchissement des seuils de désignation obligatoires. L’expert-comptable de la SARL
YVON vous a adressé en date du 15 février N+1 le projet de comptes annuels. Vous
décidez, dès la réception de ce document, de démarrer vos travaux d’audit.
Vous avez fixé pour vos travaux un seuil de signification au niveau des comptes pris dans
leur ensemble égal à 20% du résultat net comptable, soit 22 000€.

Qu’entend-on par seuil de signification ? Quelle est sa finalité ? Dans quel document
est-il matérialisé ?

Le seuil de signification (ou seuil de matérialité) correspond au montant au-delà duquel les
décisions économiques ou le jugement fondé sur les comptes sont susceptibles d’être
influencés.
Le seuil de signification permet de fixer un niveau à partir duquel une anomalie significative
peut avoir une incidence sur les comptes en affectant leur régularité, leur sincérité et leur
image fidèle.

Quelle est sa finalité ?


Lorsque le CAC met en évidence des anomalies significatives au cours de ses travaux et
qu’elles ne sont pas corrigées, il doit constater si le cumul de ces anomalies non corrigées
est supérieur au seuil de signification.
Lorsqu’il subsiste des cumuls d’anomalies significatives non corrigées dépassant le seuil de
signification, le CAC doit en tirer les conséquences sur son opinion et formule une réserve
ou un refus de certifier dans son rapport.

Dans quel document est-il matérialisé ?


Le seuil de signification est matérialisé dans le plan de mission. Il décrit l’approche générale
des travaux, qui comprend notamment :
- l’étendue, le calendrier et l’orientation des travaux ;
- le ou les seuils de signification retenus ;
- les lignes directrices nécessaires à la préparation du programme de travail.

Ex 11

Pour une entreprise, une erreur sur le prix d’achat d’un article aura pour conséquence une
mauvaise détermination du prix de vente. Cela engendrera une erreur dans la valorisation
des stocks et donc une erreur dans le bilan.

Dans chacune des trois hypothèses suivantes, indiquer si l’erreur est significative ou
non.
Hypothèse 1 2 3

Incidence sur le résultat net 4% 9% 22%


Montant du résultat net 2 000 000 800 000 150 000
Dans l’hypothèse 1, présenter un résultat de plus ou moins 4% par rapport à 2 000 000€
n’est pas considéré comme une erreur significative. En effet, cela ne changera en rien
l’appréciation des comptes.
Dans l’hypothèse 2, le résultat varie entre 872 000€ et 728 000€, les performances ne
seront pas les mêmes. En effet, les actionnaires sont intéressés par les dividendes, cette
erreur peut leur sembler être significative.
Dans l’hypothèse 3, l’erreur de 22% est significative.

Ex 12

Dans le cadre de vos travaux, vous avez décidé de procéder à la confirmation des tiers
clients et fournisseurs significatifs de la société. Dans ce cadre, vous procédez à la sélection
de 80% du montant total des créances clients et des dettes fournisseurs figurant au bilan.

Précisez en quoi consiste la demande de confirmation des tiers et expliquez


succinctement le déroulement de cette procédure.

Le CAC à la maîtrise de la sélection des tiers à qui il souhaite adresser les demandes de
confirmation, de la rédaction et de l’envoi de ces demandes, ainsi que de la réception des
réponses.
Le processus de confirmation des tiers demande une planification rigoureuse pour permettre
à la fois la préparation et l’envoi des demandes, les relances, le traitement des réponses et
la mise en oeuvre de procédures d’audit alternatives sur les tiers sélectionnés et qui n’ont
pas répondu avant la finalisation de la mission du CAC et l’établissement de son rapport.
Les phases de la procédure sont les suivantes :
- sélection des tiers à confirmer (clients, fournisseurs, banques…) par le CAC ainsi
que du contenu des éléments à demander dans les courriers ;
- transmission de la liste à l’entité ;
- élaboration des lettres de demande de confirmation préparées par l’entité ;
- envoi des lettres de confirmation au CAC (l’entité ne doit pas envoyer directement les
lettres aux tiers) ;
- envoi des lettres aux tiers par le CAC après avoir vérifié que le contenu des lettres
est conforme à ses demandes ;
- réception des réponses par le CAC ;
- relances éventuelles et procédures d’audit alternatives pour les demandes de
confirmation restées sans réponse.

Ex 13

Une entreprise présente un stock physique de 4 000 produits. Il n’existe pas d’inventaire
permanent. Le dirigeant les évalue pour 96 000€. Le CAC procède à un sondage pour les
contrôler. Il prélève au hasard 100 produits pour lesquels il obtient un prix moyen d’achat de
23€ avec un écart-type de 8€.

Au seuil de signification de 5%, l’évaluation du dirigeant peut-elle être acceptée ?


L’estimation de l’écart-type de la population :
𝑛 100
s= 𝑛−1
x 𝛔 avec n l’échantillon d’où s = 99
x 8 = 8,04.
96 000
La moyenne d’évaluation proposée par le dirigeant est de 4 000
= 24€.
La population suit une loi de paramètres (24 ; 8,04), et l’échantillon une loi de paramètres
(23 ; 8).
𝛔 𝛔
Avec un intervalle de confiance de 95%, p(m - t x <X<m-tx ) = 0,95.
𝑛 𝑛
𝛔 8,04
Avec m = 23 et = = 0,804.
100 100
La valeur de t est donnée par la table de la loi normale centrée réduite :
1,95
p(-t < T < t) = 2 p(t < 0) - 1 = 0,95 d’où p(t < 0) = 2
= 0,975 après lecture dans la table
t = 1,96.
L’intervalle de confiance à 95% a pour bornes :
A = 23 - 1,96 x 0,804 = 21,42€
B = 23 + 1,96 x 0,804 = 24,57€
Il y a 95% de chance sur 100 que le prix moyen soit compris entre 21,42€ et 24,57€. La
moyenne de la population est établie à 24€, elle se situe dans l’intervalle de confiance, le
CAC peut accepter la proposition du dirigeant.
La valeur en euros de stocks peut être comprise entre 85 680€ (4 000 x 21,42) et 98 280€
(4 000 x 24,57).

Ex 14

Il s’agit d’étudier les expéditions des produits. Sur un échantillon de 100 journées prises au
hasard, il a été relevé les écarts entre les “entrées” et les “sorties” de magasin. On admet
que le pourcentage moyen du nombre d’écarts puisse être de 2%. Les observations sur
l’échantillon font apparaître 5 anomalies (écarts).

Calculer la probabilité qu’un tel nombre d’écarts, ou un nombre supérieur, soit le seul
fait du hasard (seuil de probabilité : 5%).

Il s’agit d’une loi binomiale B(100, 0,02), répétée 100 fois. On peut donc l’approximer par la
loi de Poisson 𝞴 = 100 x 0,02 = 2.
Le nombre d’anomalies est de 5, soit après lecture dans la table une probabilité de 0,017,
qui est inférieure au 0,05 du seuil de probabilité. La probabilité que ces écarts soient dus
uniquement au hasard est très faible.

Ex 15

Dans le cadre de votre mission de commissaire aux comptes, il vous est demandé de
procéder à une demande écrite de confirmation des soldes clients au 31 décembre N.
Dans la norme NEP 505, il est indiqué que c’est le commissaire qui détermine le contenu
des demandes de confirmation.
Quelle est la justification de cette assertion ?
La norme NEP 505 évoque le cas où la direction refuse au commissaire aux comptes
d’adresser une demande à tel ou tel client. On prend ici pour hypothèse que le refus porte
sur plusieurs clients dont les opérations avec la société sont très significatives.
Dans le cas où le commissaire aux comptes estimerait ce refus totalement injustifié,
quelles conséquences doit-il en tirer dans l’expression de son opinion sur les
comptes annuels ? Dans quel cas doit-il contacter le procureur de la République ?

Quelle est la justification de cette assertion ?


La lettre est envoyée par le CAC pour avoir la certitude que les lettres sont réellement
envoyées. Les réponses doivent être adressées au commissaire car si elles étaient
adressées à la société auditée, leur remise au commissaire dépendrait de la bonne volonté
de la société.

Dans le cas où le CAC estimerait ce refus totalement injustifié, quelles conséquences doit-il
en tirer dans l’expression de son opinion sur les comptes annuels ?
Les comptes clients sont significatifs. Le commissaire doit par conséquent exprimer une
réserve pour limitation, voire un refus pour limitation dans la première partie de son rapport.
Si le commissaire pense qu’il s’agit d’un obstacle à sa mission qui relève du délit d’entrave, il
doit le révéler au procureur de la République.

Ex 16

Le commissaire aux comptes vous confie le soin de mener des tests sur les ventes. Il vous
précise qu’il a lui-même sélectionné des bons d’expédition, des factures de vente, des
écritures inscrites au journal des ventes et des mouvements de sorties de stocks inscrits sur
l’inventaire comptable permanent.

1. A quoi cela sert-il de vérifier que chaque bon d’expédition donne lieu à une
facture, qu’à chaque facture sont associés un ou plusieurs bons d’expédition,
que chaque facture est enregistrée dans le journal des ventes ?
2. Vérifier qu’à tout bon d’expédition est liée une facture de vente permet-il
d’avoir une opinion sur la comptabilisation de toutes les ventes au journal ?
3. En partant d’un mouvement de sortie de stocks inscrit à l’inventaire comptable
permanent, à quoi cela sert-il de vérifier qu’une facture de vente a été émise ?
4. A quoi cela sert-il de vérifier qu’un bon d’expédition du mois M donne lieu à
une comptabilisation au journal des ventes du mois M ? A quel principe
comptable ce contrôle est-il lié ?
5. Quel(s) contrôle(s) mettre en œuvre pour avoir l’assurance que les
dépréciations des comptes clients sont établies avec prudence ?

1- Le fait que chaque bon d’expédition donne lieu à une facture permet de vérifier
l’exhaustivité.
Le fait qu’à chaque facture est associée un ou plusieurs bons d’expédition permet de vérifier
la réalité.
Le fait que chaque facture est enregistrée dans le journal des ventes permet de vérifier
l’exhaustivité.
2- Absolument pas : ce n’est pas parce qu’il y a émission d’une facture qu’il y a
comptabilisation au journal des ventes, il faut vérifier que l’enregistrement à bien lieu.

3- Cela permet de vérifier l’exhaustivité (à toute sortie de stock est liée une facture de vente)
et la sauvegarde du patrimoine.

4- Cela permet de vérifier le rattachement des charges et produits de la période. Le principe


mis en œuvre est le principe d’indépendance des exercices (ou séparation des exercices).

5- Il faut examiner les documents (inspection), demander des informations aux dirigeants de
l’entreprise ainsi qu’aux partenaires extérieurs à l’entreprise.

Ex 17

La norme ISA 240 recommande que “lors de la planification de l’audit, l’auditeur doit évaluer
le risque qu’une fraude ou qu’une erreur conduise à des anomalies significatives dans les
états financiers et doit interroger la direction sur toute fraude ou erreur significative qui aurait
été détectée”.

1. Indiquer quelles informations le plan de mission de l’auditeur devra comporter.


2. Définir la notion de fraude et d’erreur.
3. Préciser quels sont les éléments à considérer pour décider du caractère
significatif d’une anomalie.
4. A partir des constatations de l’annexe :
- rechercher quelle est la probabilité que le réviseur déclare une écriture
quelconque fausse ;
- calculer la probabilité que le réviseur déclare à Tort qu’une écriture est
fausse ;
- indiquer la probabilité d’une décision erronée du réviseur.

Annexe

Le responsable du cabinet s’est aperçu par une étude statistique sur des missions
antérieures que :
- si une écriture a été correctement passée, il y a 95% de chances pour qu’elle soit
acceptée par le réviseur ;
- si une écriture est fausse, il existe 80% de chances pour qu’elle soit détectée ;
- on a pu constater par le passé que 80% des écritures sont correctement passées.

1- Le plan de mission décrit l’approche générale des travaux. Il pourra comporter les
informations suivantes :
- l’entreprise : présentation générale, activité, dirigeants… ;
- les comptes : organisation et politique comptable, comptes prévisionnels,
comparaisons… ;
- les systèmes et domaines significatifs : zones de risques, comptes significatifs,
fonctions significatives, points forts du système… ;
- la mission : nature, axes principaux, délais… ;
- l’organisation de la mission : niveaux des intervenants, constitution de l’équipe,
utilisation des autres auditeurs, calendriers des interventions… ;
- le budget…

2- Selon la norme ISA 240, l’erreur est “une anomalie dans les états financiers résultant d’un
acte involontaire, y compris l’omission d’un chiffre ou d’une information à fournir dans les
états financiers”.
La fraude est “un acte intentionnel commis par un ou plusieurs membres de la direction, par
une ou plusieurs personnes constituant le gouvernement d’entreprise, par un ou plusieurs
employés ou tiers à l’activité impliquant des manœuvres dolosives dans le but d’obtenir un
avantage indu ou illégal”.

3- La norme ISA 320 considère qu’il y a anomalies significatives lorsqu’il “est raisonnable de
s’attendre à ce que, individuellement ou collectivement, elles puissent influencer les
décisions économiques que les utilisateurs des états financiers prennent en se fondant sur
ceux-ci”.
L’auditeur doit par conséquent déterminer un seuil de signification qui lui permettra de
détecter les anomalies qui seront considérées comme significatives. Pour cela, il doit tenir
compte du montant et de la nature des anomalies.
L’auditeur doit fixer plusieurs seuils de signification en fonction des risques identifiés.

4- La probabilité que le réviseur déclare une écriture fausse est de 16 + 4 = 20%.


La probabilité que le réviseur déclare à Tort qu’une écriture est fausse, cela revient à
considérer que l’écriture est fausse alors qu’elle est exacte par rapport à la possibilité de
déclarer les écritures fausses.
Possibilité de déclarer les écritures fausses : 4 + 16 = 20%.
Ecriture déclarée fausse alors qu’elle est correcte : 4%.
4
Probabilité que l’écriture soit déclarée fausse alors qu’elle est exacte : 20
= 20%.
Probabilité d’une décision erronée du réviseur : 4 + 4 = 8%.

Ex 18

Mme Alphonse obtient son diplôme d’expertise comptable. Elle s’inscrit au conseil régional
de l’ordre des experts-comptables et décide de se mettre à son compte afin d’exercer des
missions de certification des comptes. Pour se faire connaître, elle a prévu une plaquette de
présentation mettant en avant ses compétences ainsi que les prix pratiqués. Elle pense
diffuser celle-ci auprès des entreprises de sa région.

1. L’inscription à l’ordre des experts-comptables permet-elle d’exercer des


missions de certification des comptes ?
2. La publicité envisagée est-elle possible ?

1- La certification des comptes ne peut être faite que par des commissaires aux comptes
inscrits sur une liste dans la cour d’appel dont ils dépendent. Dans le cas présent, Mme
Alphonse ne pourra exercer que des missions d’expertise comptable ainsi que des audits
contractuels.
2- Depuis 2007, les cabinets d’expertise comptable peuvent faire des campagnes de
publicité dans la mesure où elles procurent au public une information utile. Cette nouvelle
opportunité a été favorisée par les mesures européennes en matière d’ouverture à la
concurrence. En revanche, il n’est pas autorisé de faire des publicités comparatives ou de
véhiculer une image erronée de la profession d’expertise comptable. Plus largement, les
cabinets d’expertise comptable ne sont pas autorisés à faire du démarchage, c’est-à-dire
effectuer toute démarche non sollicitée en vue de proposer leurs services à des tiers.
L’article 152 du Code de déontologie autorise la communication à titre individuel des
experts-comptables, et en édicte les limites : ne pas porter atteinte à la décence et à la
dignité de la profession, comporter un contenu empreint de retenu. Le principe est donc de
permettre aux professionnels de faire de la publicité.
Ainsi, le décret du 18 août 2014 a modifié l’article 152, en encadrant notamment le
démarchage : les experts-comptables “ne peuvent proposer des services à des tiers n’en
ayant pas fait la demande que dans des conditions compatibles avec les règles
déontologiques et professionnelles d’exercice de leur profession”.
L’opération envisagée ne correspond pas aux obligations prévues par le Code de
déontologie.

Ex 19

La société PRINCE est une société par actions simplifiée. Elle a pour objet social tous
travaux de peinture, décoration, vitrerie, ravalement et pose de revêtements muraux. Elle
clôture son exercice social le 31 décembre. Le Président est associé à hauteur de 51%. Les
49% restants sont détenus par une dizaine d’autres associés sans qu’aucun d’entre eux ne
détienne plus de 10% du capital.
Le bilan et le compte de résultat de l’exercice clos le 31 décembre N sont présentés en
annexe 1.
Suite à la nomination du cabinet JEAN, début juillet N, comme commissaire aux comptes
signataire, Madame BART associée du cabinet JEAN, vous demande de lui communiquer la
fourchette d’heures de travail à réaliser. Elle se chargera pour sa part de fixer le nombre
d’heures définitif en fonction du programme de travail final ainsi que le montant de la
vacation horaire.

A l’aide des annexes 1 et 2 :


1. Déterminer dans quelle fourchette devra être fixé le nombre d’heures de travail
à réaliser sur ce dossier.
2. Préciser dans quel document doit figurer le budget d’honoraires en vue de son
acceptation par le client.
3. Indiquer au moins quatre informations devant figurer dans le plan de mission
que vous envisagez d’établir pour le contrôle des comptes de cette société.
Annexe 1 : Bilan et compte de résultat de la SAS PRINCE au 31 décembre N en K€

Actif Brut Amort. 31/12/N 31/12/N-1 Passif 31/12/N 31/12/N-1


Dépréciat.

Actif immobilisé 13 461 10 125 3 336 3 976 Capitaux propres 3 086 2 773

Provisions 120
Actif circulant 9 179 1 381 7 798 8 540
Dettes 7 928 9 743

Total Actif 22 640 11 506 11 134 12 516 Total Passif 11 134 12 516

N N-1

Total des produits d’exploitation 20 622 20 489


Total des charges d’exploitation 20 144 21 933

Résultat d’exploitation 478 -1 444

Total des produits financiers 3 4


Total des charges financières 80 100

Résultat financier -77 -96

Résultat courant avec I.S. 401 -1 540

Résultat exceptionnel -88 -35

Résultat de l’exercice 313 -1 575

Annexe 2 : Article R. 823-12 du Code de commerce

Les diligences estimées nécessaires à l'exécution du programme de travail doivent


comporter pour un exercice, en fonction du montant du bilan de la personne ou de l’entité,
augmenté du montant des produits d’exploitation et des produits financiers, hors TVA, un
nombre d’heures de travail normalement compris entre les chiffres suivants :

Montant total du bilan et des produits d’exploitation et des produits financiers, hors taxes, et
nombre normal d’heures de travail :
- jusqu’à 305 000 euros : 20 à 35 heures ;
- de 305 000 à 760 000 euros : 30 à 50 heures ;
- de 760 000 à 1 525 000 euros : de 40 à 60 heures ;
- de 1 525 000 à 3 050 000 euros : 50 à 80 heures ;
- de 3 050 000 à 7 622 000 euros : 70 à 120 heures ;
- de 7 622 000 à 15 245 000 euros : 100 à 200 heures ;
- de 15 245 000 à 45 735 000 euros : 180 à 360 heures ;
- de 45 735 000 à 122 000 000 euros : 300 à 700 heures.

1- Il convient ici de se référer aux données chiffrées présentes dans l’annexe 1 à la date du
31/12/N-1 puisque le budget d’honoraires et la lettre de mission sont établis en juillet N.
Produits d’exploitation au 31/12/N-1 : 20 489 K€
Produits financiers au 31/12/N-1 : 4 K€
Total de bilan au 31/12/N-1 : 12 516 K€
Total général : 33 009 K€

A la lecture du barème figurant à l’annexe 2, le nombre d’heures de travail sera donc fixé
dans la fourchette comprise entre 180 et 360 heures.

2- Le budget d’honoraires doit figurer dans la lettre de mission (norme d’exercice


professionnel 210).

3- Selon la norme d’exercice professionnel 300, le plan de mission décrit l’approche


générale des travaux, qui comprend notamment :
- l’étendue, le calendrier et l’orientation des travaux ;
- le ou les seuils de signification retenus ; et
- les lignes directrices nécessaires à la préparation du programme de travail.

D’après le mémento Audit et commissariat aux comptes, les réponses suivantes sont donc
admises :
- définition de la mission ;
- présentation de l’entité ;
- synthèse de l’approche par les risques ;
- description des procédures d’audit à mettre en oeuvre à l’issue de l’évaluation des
risques ;
- évaluation des temps, qualifications et honoraires nécessaires à l’accomplissement
de la mission ;
- présentation de l’équipe d’audit et des différentes phases d’intervention.

Ex 20

La société Prince est une société par actions simplifiées. Le cabinet Jean est nommé
commissaire aux comptes début juillet N. Madame Bart, associée du cabinet Jean, est le
commissaire aux comptes signataire.
Lors de l’assemblée générale d’approbation des comptes de l’exercice N, qui s’est tenue le
30 juin N+1, le Président de la société vous informe qu’il envisage sérieusement un
rapprochement avec la société LUC (Société par actions simplifiées). Ce rapprochement
prendrait la forme d’une fusion absorption.

1. Un commissaire à la fusion est-il obligatoire dans toutes les opérations de


fusion ?
2. Quelles sont les modalités de désignation du commissaire à la fusion ?
3. Quel est le contenu du rapport établi par le commissaire à la fusion ?
4. Le cabinet Jean pourrait-il être nommé commissaire à la fusion pour cette
opération dans la mesure où il est envisagé que le commissaire aux comptes
signataire ne soit pas Madame Bart, mais un autre associé du cabinet ?

1- L’intervention d’un commissaire à la fusion est obligatoire dans les opérations concernant
les sociétés par actions ou des sociétés à responsabilité limitée. Cependant, les associés
peuvent, à l’unanimité, décider de ne pas recourir à l’intervention d’un commissaire à la
fusion.

2- Le commissaire à la fusion est désigné par voie d’ordonnance sur requête par le
président du tribunal de commerce.

3- Le commissaire à la fusion rédige deux rapports :


- un rapport sur les conditions de la fusion qui contient une description des méthodes
utilisées pour la détermination de la parité d’échange proposée, une opinion sur le
caractère adéquat des méthodes retenues, les difficultés rencontrées dans
l’évaluation, le cas échéant ;
- un rapport sur les apports en nature qui contient une appréciation de la valeur des
apports en nature et des avantages particuliers.

4- D’après le code de déontologie, avant d’accepter un mandat le commissaire aux comptes


doit :
- vérifier le respect des dispositions du code de déontologie concernant l’absence de
liens personnels, financiers et professionnels avec l’entité qui seraient incompatibles
avec la mission ;
- analyser la nature des missions pour éviter les risques d’autorévision.

Le code de commerce complète ces dispositions.


A ce titre, il lui est interdit de procéder, au bénéfice, à l’intention ou à la demande de la
personne ou de l’entité dont il certifie les comptes à une mission de commissariat aux
apports et à la fusion.
Au cas considéré, c’est le cabinet Jean, en tant que personne morale, qui est la personne
juridiquement détentrice du mandat de commissariat aux comptes et qui sera également
nommée commissaire à la fusion. Le fait que l’associé personne physique signataire soit
différent n’est pas pertinent, il y a incompatibilité.

Ex 21

A l’examen de l’antériorité des créances clients de l’entreprise, votre attention est attirée par
une créance client dont l’antériorité est supérieure à un an et dont le montant s’élève à
80 000€ TTC (TVA à 20%). En consultant le site internet du registre du commerce et des
sociétés puis en commandant un extrait K-Bis de cette société, vous apprenez que la
société a fait l’objet d’un jugement de redressement judiciaire publié au BODACC en date du
19 octobre N. De surcroît, vous apprenez que la SARL YVON a omis de déclarer sa créance
au mandataire judiciaire.
Vous avez fixé pour vos travaux un seuil de signification de 22 000€. Le résultat de
l’exercice est de 114 000€.

Quel est l’impact de cette situation sur le rapport d’opinion du commissaire aux
comptes relatif aux comptes annuels dans l’hypothèse où :
1. le gérant procède à une modification des comptes annuels ;
2. le gérant ne procède pas à une modification des comptes annuels.
1- La cessation des paiements justifie la constitution d’une dépréciation pour clients douteux.
Si la créance non déclarée est forclose, elle est irrécouvrable. En conséquence, il convient
de comptabiliser une dépréciation égale à 100% de la créance HT soit 80/1,20 = 66 667€ ou
une perte irrécouvrable. L’impact sur le résultat net est de : 66 667€ x ⅔ = 44 444€ (prise en
compte de l’IS à 33,⅓%) soit un montant supérieur au seuil de signification fixé à 22 000€.
Le résultat net passerait ainsi d’un montant de 114 000€ à un montant de 69 556€.
Dans l’hypothèse où le gérant a procédé à une modification des comptes annuels, le
commissaire aux comptes procédera à une certification sans réserve puisque l’anomalie
relevée a été corrigée.

2- Si les comptes annuels ne sont pas modifiés suite à la demande du CAC, ce dernier en
tirera les conséquences sur son opinion. Il devra formuler une réserve :
- réserve pour désaccord lorsqu’il a identifié des anomalies significatives et que
celles-ci ne sont pas corrigées, que leurs incidences sur les comptes sont clairement
circonscrites, et que la formulation de la réserve est claire pour permettre à
l’utilisateur des comptes de fonder son jugement en connaissance de cause ;
- refus de certifier lorsqu’il a identifié des anomalies significatives et que celles-ci ne
sont pas corrigées, que leurs incidences sur les comptes ne sont pas clairement
circonscrites, et que la formulation d’une réserve n’est pas suffisante pour que
l’utilisateur des comptes puisse se fonder un jugement en connaissance de cause.

Ex 22

Lors de l’assemblée générale d’approbation des comptes de l’exercice N prévue le 30 juin


N+1, le gérant de la société envisage d’inscrire à l’ordre du jour la transformation de la SARL
en société par actions simplifiées (SAS).

1. Dans l’hypothèse où la transformation en SAS serait votée, quel est le sort du


mandat du commissaire aux comptes ?
2. Y a-t-il lieu de désigner un commissaire à la transformation pour cette
opération ?

Annexe : Caractéristiques de la SARL Yvon

Capital social : 50 000€ divisé en 500 parts sociales de 100€. Répartition du capital :
- 70% soit 350 parts détenues par la société XAVIER ;
- 30% soit 150 parts détenues par 3 personnes physiques (50 parts sociales chacune).

1- Il est nécessaire de savoir si le commissariat aux comptes est obligatoire sous la forme
de SAS.
“Sont tenues de désigner au moins un CAC les sociétés par actions simplifiées qui
dépassent, à la clôture d’un exercice social, deux des seuils suivants : le total de leur bilan
de 4 000 000€, le montant de leur chiffre d’affaires hors taxe de 8 000 000€ ou le nombre
moyen de leurs salariés au cours de l’exercice de 50.
Sont également tenues de désigner au moins un CAC les SAS qui contrôlent de manière
exclusive ou conjointe une ou plusieurs sociétés, ou qui sont contrôlées de façon exclusive
ou conjointe, par une ou plusieurs sociétés” (cette obligation s’applique quelle que soit la
taille de la SAS).
La SARL Yvon devenue SAS Yvon a ses actions détenues à 70% par la société Xavier, elle
est contrôlée, donc le commissariat aux comptes est obligatoire.
Le mandat du CAC se poursuit donc pour la durée du mandat restant à courir.

2- Nous sommes ici dans le cas d’une transformation d’une SARL en SAS.
En applications des dispositions de l’article L. 224-3 du Code de commerce, lorsqu’une
société par actions, un ou plusieurs commissaires à la transformation, chargés d’apprécier
sous leur responsabilité la valeur des biens composant l’actif social et les avantages
particuliers, sont désignés, sauf accord unanime des associés, par décision de justice à la
demande des dirigeants sociaux ou de l’un d’eux. Le CAC a pour but d’informer les associés
de la situation de la société afin qu’ils puissent se prononcer sur la transformation.
La SARL Yvon a un CAC. En conséquence, la désignation d’un commissaire à la
transformation n’est pas requise.

Ex 23

La structure du groupe repose sur un système “par paliers” constitués en principe par
domaines d’activités. La société anonyme TRANS-MONDE n’exerce plus qu’une activité de
holding. Elle détient, directement ou indirectement, des participations dans des filiales ou
des sociétés associées ; ces filiales contrôlent fréquemment elles-mêmes d’autres sociétés.
Une partie du capital de la SA TRANS-MONDE a été introduite en bourse en 2003 et est
cotée sur le marché réglementé Euronext. De ce fait, ses comptes consolidés sont publiés,
depuis 2005, en respect des normes IFRS. En revanche, les filiales françaises établissent
leurs comptes consolidés par application du référentiel CRC 99-02 (réglementation française
relative aux comptes consolidés). Le groupe a, en effet, fait le choix d’établir des comptes
consolidés au niveau de chaque sous-groupe, de manière à disposer d’une information plus
complète. Le choix de ne pas basculer totalement en référentiel de l’IASB a résulté d’une
volonté de ne pas imposer aux sous-groupes français des retraitements trop importants.

1. Les comptes du groupe TRANS-MONDE doivent-ils faire l’objet d’une


certification des comptes ?
2. Le passage aux normes IFRS constitue-t-il un changement de méthode
comptable ? En règle générale, quelles sont les diligences dévolues au(x)
commissaire(s) aux comptes en cas de changement de méthode comptable ?

1- Les sociétés qui contrôlent au sens de l’article L. 233-3 du Code de commerce d’autres
sociétés, dès lors que l’ensemble formé par la mère et ses filiales dépassent les seuils de
nomination d’un CAC, indépendamment de l’obligation d’établir des comptes consolidés,
seront tenues de désigner un CAC.
Cette obligation ne s’appliquera pas lorsque la société contrôlant est elle-même contrôlée
par une autre société qui a désigné un CAC.

2- Le passage aux normes IFRS entraîne des différences de modalités d’évaluation des
actifs et passifs par rapport à l’application du règlement CRC 99-02. Il répond donc à la
définition d’un changement de méthode comptable.
Selon la NEP 730 “Changements comptables”, lorsque le CAC identifie un changement
comptable, il apprécie sa justification. En cas d’incidence significative du changement sur les
comptes, le CAC vérifie :
- que la traduction comptable de ce changement, y compris les informations fournies
dans l’annexe, est appropriée ;
- qu’une information appropriée est présentée pour établir la comparabilité des
comptes.
Il mentionne une observation dans la première partie de son rapport et en tire les
conséquences sur l’expression de son opinion. Cette observation est obligatoire dans le
rapport sur les comptes consolidés et pour toutes les entités.
Si le CAC estime que l’information concernant le changement de méthode comptable fournie
par l’entité n’est pas appropriée, il formulera une observation dans la troisième partie de son
rapport.

Ex 24

La société anonyme TOUTAFRIQUE est une filiale de la SA TRANS-MONDE, spécialisée


dans les voyages organisés sur le continent africain. Elle détient, entre autres, 40% du
capital de la société anonyme TRANS-MAGHREB ; le reste du capital de cette société
appartient à des actionnaires, personnes physiques ou morales (aucun de ces actionnaires
ne dépasse le seuil de 10% de détention du capital).
La décision a été prise de dissoudre la SA TRANS-MAGHREB par une opération de
scission. L’activité de Tour-Operator est reprise par la SA TOUTAFRIQUE alors que l’activité
de réservation de résidences est transférée à une structure externe indépendante, la SAS
RESALUX créée à cette occasion et dont une partie du capital sera souscrite par les
salariés de la SA TRANS-MAGHREB qui avaient contribué au projet de développement du
logiciel de réservation. Le traité de fusion mentionne que le but final de l’opération pour la
société TOUTAFRIQUE est une cession hors groupe des titres détenus.

Indiquer :
1. Si la désignation d’un commissaire à la scission est nécessaire.
2. Les modalités de la désignation d’un commissaire à la scission ; le
commissaire aux comptes de la SA TRANS-MAGHREB pourrait-il être désigné
?
3. Les objectifs de la mission du commissaire à la scission.

1- Lorsque la société scindée est une société par actions ou une SARL, un ou plusieurs
commissaires à la scission doivent être désignés afin de vérifier la pertinence des valeurs
relatives attribuées aux actions ou parts des sociétés participant à l’opération et le caractère
équitable du rapport d’échange, d’apprécier la valeur des apports en nature et, le cas
échéant, les avantages particuliers accordés.
Son intervention n’est pas requise :
- dans le cas de création, par voie de scission, de sociétés nouvelles constituées sans
autre apport que celui de la société scindée, où les actions ou parts de chacune des
sociétés nouvelles sont attribuées aux actionnaires ou associés de la société scindée
proportionnellement à leurs droits dans le capital de cette société ;
- lorsque les associés ou actionnaires statuant à l’unanimité dans toutes les sociétés
participant à l’opération décident d’écarter la désignation d’un commissaire à la
scission. Cette possibilité doit rapidement faire l’objet d’un vote par les associés, afin
de permettre, en cas de refus des associés, la désignation d’un commissaire à la
fusion qui puisse établir son rapport et le communiquer dans le délai d’un mois avant
l’assemblée générale.
Si la nomination d’un commissaire à la fusion a été écartée, elle ne fait pas échec à la
désignation d’un commissaire aux apports chargé d’établir le rapport sur la valeur des
apports en nature.
Dans le cas présent, seule la décision unanime des actionnaires peut faire échec à la
désignation d’un commissaire à la scission.

2- Le commissaire à la fusion (ou à la scission) est choisi parmi les CAC inscrits sur la liste
prévue à l’article L. 225-219 du Code de commerce, ou parmi les experts inscrits sur l’une
des listes établies par les cours et tribunaux. Il est désigné par le président du tribunal de
commerce, statuant sur requête à la demande des représentants légaux des sociétés
concernées par l’opération.
Le tribunal compétent est celui du siège social. Les sociétés participantes décident souvent
de soumettre l’opération au contrôle des mêmes commissaires, dans ce cas, la requête est
conjointe. Si les sociétés dépendent de la compétence de tribunaux différents, la requête
conjointe sera déposée devant le président du tribunal de leur choix.
Afin de préserver leur indépendance, les commissaires à la fusion (ou à la scission) sont
soumis aux incompatibilités prévues à l’article L. 822-11 pour les CAC. Il est interdit au CAC
de procéder à une mission de commissariat à la fusion ou aux apports pour la personne
dont il certifie les comptes. En conséquence, le commissaire de la SA TRANS--MAGHREB
ne pourra être désigné commissaire à la scission.

3- La mission du commissaire à la fusion a pour objectif final d’apprécier le caractère


équitable du rapport d’échange et de vérifier que les valeurs relatives attribuées aux actions
des sociétés participant à l’opération sont pertinentes. Sont considérées comme telles les
valeurs relatives qui tiennent compte, pour le présent et pour l’avenir, de la rentabilité
d’exploitation, de la politique d’investissement, de la structure financière et du niveau de
risque de ces entreprises.
La vérification de la pertinence des valeurs attribuées aux actions conduit le commissaire à
la fusion à établir un rapport sur les modalités de l’opération dans lequel :
- il indique les méthodes suivies pour déterminer le rapport d’échange, ainsi que les
difficultés d’évaluation s’il en existe ;
- il se prononce sur le caractère adéquat des critères et méthodes d’évaluation
retenus, et sur la correcte application ou mise en oeuvre de ces critères et méthodes;
- il exprime en conclusion son avis sur le caractère équitable du rapport d’échange
proposé.

Ex 25

Lors de votre intervention dans les locaux de l’entreprise, vous procédez à un certain
nombre de sondages sur les factures fournisseurs ainsi que sur les notes de frais. Votre
attention est attirée par l’examen des notes de frais de la responsable comptable qui totalise
chaque mois environ 800 kilomètres ce qui amène à un remboursement annuel d’indemnités
kilométriques à hauteur de 4 000€. Or, son poste ne lui semble pas, d’après vous, nécessiter
des déplacements importants. Cette somme est virée mensuellement avec son salaire, réglé
par virement déclenché par cette même responsable comptable.
Vous en référez au Président de la société qui s’avère être totalement surpris de cette
situation.

Comment pourrait-on qualifier cette situation ? Quelle doit être l’attitude du


commissaire aux comptes ?

La perception d’indemnités kilométriques indues par une salariée de l’entreprise constitue


manifestement un cas de fraude dont il appartient au commissaire aux comptes de tirer
immédiatement les conséquences.
Ainsi, en application de l’article L. 823-12, alinéa 2 du Code de commerce, les CAC révèlent
au procureur de la République les faits délictueux dont ils ont eu connaissance, sans que
leur responsabilité puisse être engagée par cette révélation.
Il appartient au procureur de la République de qualifier les faits et d’apprécier la suite qui
leur en sera donnée.

Ex 26

Lors de votre intervention dans les locaux de l’entreprise Prince, vous procédez à des
sondages sur les notes de frais. Votre attention est attirée par l’examen des notes de frais
de la responsable comptable qui totalise chaque mois environ 800 kilomètres ce qui amène
à un remboursement annuel d’indemnités kilométriques à hauteur de 4 000€. Or, son poste
ne vous semble pas nécessiter des déplacements importants. Cette somme est virée
mensuellement avec son salaire réglé par virement déclenché oar cette même responsable
comptable.
Suite à cette découverte, le Président de la société a fait remonter les archives comptables
de la société et s’est aperçu que la situation décrite précédemment avait débuté il y a trois
exercices.
Le Président de la société Prince envisage de mettre en cause la responsabilité du
commissaire aux comptes précédent pour ne pas, selon lui, avoir découvert ce
dysfonctionnement.

Indiquer :
1. les différentes responsabilités qui peuvent être retenues à l’encontre d’un
commissaire aux comptes ;
2. en l’espèce, quel(s) type(s) de responsabilité pourrait rechercher le Président
de Prince ?
3. les conditions qui doivent être réunies pour engager la responsabilité du CAC ;
4. comment le commissaire aux comptes pourrait se défendre.

1- Un CAC peut engager sa responsabilité civile, pénale et disciplinaire.

2- Le Président de la société peut rechercher la responsabilité du CAC sur le plan civil et/ou
pénal. Il n’a pas qualité pour engager une procédure disciplinaire.
En l’espèce, la responsabilité du CAC sera recherchée sur le plan civil. En effet, l’article L.
822-17 du Code de commerce prévoit : “les CAC sont responsables, tant à l’égard de la
société que des tiers, des conséquences dommageables des fautes et des négligences
commises par eux dans l’exercice de leurs fonctions”. La mise en cause de la responsabilité
pénale du CAC nécessite la constitution d’une infraction par le CAC, ce qui n’est pas le cas
en l’espèce.

3- Pour que la responsabilité civile du CAC puisse être engagée, il conviendra de démontrer
l’existence d’une faute ou d’une négligence ayant provoqué un préjudice et démontrer le lien
de causalité entre les deux. La faute commise doit être à l’origine du préjudice constaté pour
pouvoir générer des dommages-intérêts.

4- La défense du CAC consistera à démontrer d’une part, qu’il a effectué les diligences
normales et avisées dans le cadre de sa mission et, d’autre part, le CAC rappellera que la
mission de CAC révèle, sauf cas très précis, d’une obligation de moyens. En aucun cas, il
ne doit vérifier l’intégralité des opérations qui entrent dans le champ de sa mission, ni
rechercher systématiquement l’ensemble des irrégularités et inexactitudes.
En conséquence, la responsabilité civile ne sera engagée que s’il est démontré que le CAC
n’a pas effectué de diligences normales et avisées.

Ex 27

Qu’entend-on par normes d’exercice professionnel (NEP) en audit légal en France ? Par qui
et comment sont-elles établies et rendues publiques ? Quelle est la force juridique de ce
type de texte ?

Les normes d’exercice professionnel sont des guides méthodologiques que doivent
appliquer obligatoirement les CAC dans le cadre de la démarche d’audit légal.
Elles sont établies par le Haut Conseil de Commissariat aux Comptes (H3C) après avis de la
Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes et font l’objet d’une publication au
Journal Officiel après homologation par le garde des Sceaux.
Elles ont force de loi. Elles s’imposent aux CAC.

Ex 28

Dans le cadre de la diversification des activités du groupe, les dirigeants de la société


Atlantic Sailing (AS) étudient la possibilité de prendre le contrôle de la société SARL HUM
par voie d’acquisition de l’intégralité des parts sociales de cette société. La SARL HUM ne
dispose pas de commissaire aux comptes et n’est pas une entité d’intérêt public.
Les dirigeants souhaitent faire réaliser un audit d’acquisition de la société HUM. Ces
derniers s’interrogent pour savoir à qui confier cette mission : Mme LAMPIRE,
expert-comptable indépendante qui accompagne la société Atlantic Sailing (AS), ou M.
DUMONT, commissaire aux comptes de la société Atlantic Sailing (AS).

1. Mme LAMPIRE peut-elle les accompagner dans le cadre de ce projet


d’acquisition ?
2. M. DUMONT peut-il intervenir dans ce projet ?

1- La relation entre l’expert-comptable et son client est toujours de nature contractuelle.


Dans le cadre de l’accompagnement d’un client cherchant à faire l’acquisition d’une
entreprise, trois missions peuvent être proposées :
- une mission d’audit qui est une mission d’assurance ayant pour objectif de permettre
à l'expert-comptable d’exprimer une assurance raisonnable sur la conformité des
états financiers au référentiel comptable applicable ;
- une mission d’examen limité (NP 2400) qui est une mission d’assurance de niveau
modéré aboutissant à une opinion exprimée sous une forme négative portant sur la
conformité des comptes au référentiel comptable qui leur est applicable ; le niveau
d’assurance est inférieur à celui de l’audit ;
- une mission d’examen d’informations sur la base de procédures convenues entre le
client et le professionnel (NP 4400) qui consiste à mettre en oeuvre des diligences
définies d’un commun accord avec la direction de l’entité, et de communiquer dans
un rapport écrit les diligences mises en oeuvre et les constats qui en résultent. Il
s’agit d’une mission dite “sans assurance” à l’issue de laquelle le professionnel de
l’expertise comptable n’exprime pas d’opinion.
Avant acceptation de l’une de ces missions, le professionnel doit s’assurer qu’il ne se trouve
pas dans une situation de dépendance ou de conflits d’intérêts.
Dans tous les cas, une lettre de mission devra être signée.

2- La relation entre le CAC et son client est en partie légale et en partie contractuelle.
Le Code de commerce (art. L. 822-11) et le Code de déontologie des CAC (art. 10 et 10-1)
prévoient que le CAC d’une entité peut réaliser d’autres prestations (SACC : services autres
que la certification des comptes) sauf si cette prestation est interdite. Une distinction est faite
entre les entités d’intérêt public et les autres.
Parmi les prestations interdites, ne figure pas celle d’audit dans le cadre du projet
d’acquisition d’une société cible. En effet, le législateur a souhaité maintenir la possibilité qui
est faite à une entité d’utiliser les compétences du professionnel avec lequel elle a déjà tissé
un lien de confiance.
En conséquence, sous réserve du respect des devoirs d’impartialité, d’indépendance et
d’évitement de situation de conflit d’intérêts, le CAC peut intervenir dans ce projet. Sa
mission sera contractuelle. Les parties devront convenir de la nature et de l’étendue des
travaux à réaliser dans une lettre de mission.

Ex 29

Dans le cadre du traitement de la confirmation directe qu’il a mise en œuvre, M. DUMONT


s’est aperçu que deux paiements figurant dans les réponses des clients n’étaient pas
constatés dans la comptabilité de la société HUM. En analysant les factures en question, il a
constaté qu’il s’agissait d’une presse à balles HL 4809 de marque ANDRIST numéro de
série A4JU541 vendue 80 000 euros et d’un chariot élévateur électrique RX 60 de marque
STILL immatriculé HF 345 vendu 40 000 euros. M. DUMONT est certain d’avoir vu ces deux
équipements lors de sa visite des lieux. Il sollicite auprès des clients les justificatifs et ces
derniers lui envoient la copie des chèques libellés au nom du gérant de la société HUM. En
s’entretenant avec le comptable de la société HUM, M. DUMONT apprend que ces chèques
sont en réalité une récompense faite au gérant pour l’influence qu’il a exercée auprès d’élus
de la commune lors de l’obtention de marchés publics. Les ventes comptabilisées n’ont
jamais eu lieu.

Compte tenu de la situation, quel doit être le comportement de M. DUMONT ? A


quelle(s) autorité(s) doit-il s’adresser, le cas échéant ? Expliquer.
L’auditeur a constaté des faits susceptibles de recevoir une qualification pénale. Il ne lui
appartient pas de qualifier l’infraction.
L’article L. 823-12 du Code de commerce dispose que : “Les CAC (...) révèlent au procureur
de la République les faits délictueux dont ils ont eu connaissance, sans que leur
responsabilité puisse être engagée par cette révélation.
Sans préjudice de l’obligation de révélation des faits délictueux mentionnée à l’alinéa
précédent, ils mettent en oeuvre les obligations relatives à la lutte contre le blanchiment des
capitaux et le financement du terrorisme définies au chapitre Ier du titre VI du livre V du
Code monétaire et financier”.
Dans le cas présent, on pourrait penser que M. DUMONT soit dans l’obligation d’avoir à
révéler au procureur les faits qu’il a constatés. En réalité, il n’en est rien. En effet, le
positionnement de l’article précité dans le Code conduit à une application restrictive de
l’obligation à la seule mission de contrôle légal des comptes annuels.
En conséquence, M. DUMONT n’a pas à intervenir auprès du procureur de la République.
Les SACC n’entrent pas dans le champ de la révélation des faits délictueux.
Par contre, en application du même article du code et de la NEP 9605 “Norme d’exercice
professionnel relative aux obligations du CAC relatives à la lutte contre le blanchiment des
capitaux et le financement du terrorisme”, l’auditeur (CAC de profession) a l’obligation de
mettre en place un dispositif de vigilance contre le blanchiment de capitaux.
“La présente norme s’applique au CAC avant l’acceptation d’un mandat de CAC et au cours
de l’exercice de ce mandat, lorsqu’il intervient au titre de missions définies par la loi et de
prestations entrant dans les diligences directement liées à la mission”.
La déclaration de soupçons s’applique donc aux SACC.
Le professionnel doit :
- se former et former ses collaborateurs sur ce qu’est le blanchiment de capitaux, la
nature de l’infraction pénale et les moyens de détection ;
- mettre en place une organisation, des procédures et des mesures de contrôle interne
dans sa structure d’exercice en matière de lutte contre le blanchiment ;
- identifier le bénéficiaire effectif de l’entité auditée et conserver la justification de cette
identité dans son dossier de travail ;
- procéder à des contrôles complémentaires en cas de doute sur une opération
pouvant constituer un blanchiment ;
- déclarer le soupçon auprès de la cellule TRACFIN lorsque le doute s’est transformé
en soupçon.
Les faits : la vente des matériels comptabilisée dans les comptes de la société HUM n’est
pas réelle. Ceci constitue un faux. L’influence que semble avoir exercée le gérant de la
société HUM sur les élus peut recevoir la qualification pénale de trafic d’influence définie et
réprimée par l’article 433-2 du même code d’une peine de 5 ans d’emprisonnement et d’une
amende de 500 000 euros. L’opération comptable constatée vise donc à dissimuler le fruit
d’une infraction. Cela constitue l'élément matériel du délit de blanchiment défini et réprimé à
l’article 324-1 du Code pénal.
Les obligations de déclaration à TRACFIN concernent notamment “les opérations portant
sur des sommes dont le CAC sait, soupçonne ou a de bonnes raisons de soupçonner
qu’elles proviennent d’une infraction, hors fraude fiscale, passible d’une peine privative de
liberté supérieure à un an ou participent au financement du terrorisme”.
En conséquence, après avoir procédé à une analyse de la situation rencontrée, M.
DUMONT doit procéder à la déclaration de soupçon à TRACFIN, en application de l’article
L. 561-15 du Code monétaire et financier.

Ex 30

Le commissaire aux comptes vient de planifier un stagiaire sur la mission de la société


Perro. Il souhaite valider ses compétences en commissariat aux comptes en lui posant des
questions relatives à la réalisation de la mission et au contenu du rapport sur les comptes
annuels.

1. Le commissaire aux comptes a déterminé un seuil de signification au niveau


des comptes de la société Perro pris dans leur ensemble. Quel est l’intérêt de
cette notion ? Quels en sont les critères de détermination ? Ce seuil est-il
unique ?
2. En cas d’absence de réponse d’un client à la demande de confirmation qui lui a
été adressée, quelle(s) diligence(s) doivent être mise(s) en œuvre par le
commissaire aux comptes ?
3. Avant de conclure sa mission, le commissaire aux comptes demande au
dirigeant de lui adresser une lettre d’affirmation. Quel est l’objectif de ce
document ? Citer des exemples d’éléments de contenu de cette lettre.
4. Le dirigeant refuse d’établir la lettre d’affirmation. Quelle est l’incidence de ce
refus sur l’expression de l’opinion du commissaire aux comptes ?
5. La société Perro a décidé d’adopter en N la méthode de référence en matière
d’engagements de retraite. Toutes les informations nécessaires ont été
fournies en annexe des comptes et la traduction comptable n’a pas révélé
d’anomalies lors du contrôle des comptes. L’adoption de cette méthode a-t-elle
une incidence sur le rapport sur les comptes annuels ?
6. Au bilan de la société Perro figure un fonds commercial acquis pour un
montant de 250 000€. Ce dernier n’est ni amorti ni déprécié. Cette situation
a-t-elle une incidence sur le contenu du rapport du commissaire aux comptes ?

1- La NEP 320 donne la définition suivante du seuil de signification : “montant au-delà


duquel les décisions économiques ou le jugement fondé sur les comptes sont susceptibles
d’être influencés”.
“Sur la base de son jugement professionnel, le CAC identifie des critères pertinents à partir
desquels, par application de taux ou d’autres modalités de calcul, il détermine le seuil ou les
seuils de signification. Ces critères peuvent être, par exemple :
- le résultat courant ;
- le résultat net ;
- le chiffre d’affaires ;
- les capitaux propres ; ou
- l’endettement net”.
“Lors de la planification de l’audit, le CAC détermine un seuil de signification au niveau des
comptes pris dans leur ensemble.
Si, dans le contexte spécifique à l’entité, il existe des flux d’opérations, soldes de comptes
ou informations à fournir pour lesquels des anomalies de montant inférieur au seuil de
signification fixé pour les comptes pris dans leur ensemble pourraient influencer le jugement
des utilisateurs des comptes ou les décisions économiques qu’ils prennent en se fondant sur
ceux-ci, le CAC apprécie s’il doit également fixer un ou des seuils de signification de
montants inférieurs pour ces flux d’opérations, soldes de comptes ou informations à fournir”.

2- Selon la NEP 505 relative aux demandes de confirmation des tiers : “Lorsque le CAC
n’obtient pas de réponse à une demande de confirmation, il met en œuvre des procédures
d’audit alternatives permettant de collecter les éléments qu’il estime nécessaires pour
vérifier les assertions faisant l’objet du contrôle”.

3- Selon la NEP 580 Déclarations de la direction : “Le CAC demande au représentant légal
une formulation écrite des déclarations qu’il estime nécessaires pour conclure sur les
assertions qu’il souhaite vérifier”.
Exemples de déclarations :
“Indépendamment d’autres déclarations écrites que le CAC estimerait nécessaires, il
demande au représentant légal des déclarations écrites par lesquelles :
- il déclare que des contrôles destinés à prévenir et à détecter les erreurs et les
fraudes ont été conçus et mis en oeuvre dans l’entité ;
- il estime que les anomalies non corrigées relevées par le CAC ne sont pas, seules
ou cumulées, significatives au regard des comptes pris dans leur ensemble. Un état
de ces anomalies non corrigées est joint à cette déclaration écrite. En outre, lorsque
le représentant légal considère que certains éléments reportés sur cet état ne
constituent pas des anomalies, il le mentionne dans sa déclaration ;
- il confirme lui avoir communiqué son appréciation sur le risque que les comptes
puissent comporter des anomalies significatives résultant de fraudes ;
- il déclare lui avoir signalé toutes les fraudes avérées dont il a eu connaissance ou
qu’il a suspectées, et impliquant la direction, des employés ayant un rôle clé dans le
dispositif de contrôle interne ou d’autres personnes dès lors que la fraude est
susceptible d’entraîner des anomalies significatives dans les comptes ;
- il déclare lui avoir signalé toutes les allégations de fraudes ayant un impact sur les
comptes de l’entité et portées à sa connaissance par des employés, anciens
employés, analystes, régulateurs ou autres ;
- il déclare avoir, au mieux de sa connaissance, appliqué les textes légaux et
réglementaires ;
- il déclare avoir fourni dans l’annexe des comptes, au mieux de sa connaissance,
l’information sur les parties liées requise par le référentiel comptable appliqué ;
- lorsque des faits ou événements susceptibles de remettre en cause la continuité de
l’exploitation de l’entité ont été identifiés, il déclare lui avoir communiqué les plans
d’actions définis pour l’avenir de l’entité. Il déclare en outre que ces plans d’actions
reflètent les intentions de la direction ;
- il déclare que les principales hypothèses retenues pour l’établissement des
estimations comptables reflètent les intentions de la direction et la capacité de
l’entité, à ce jour, à mener à bien les actions envisagées ;
- il déclare qu’à ce jour il n’a connaissance d’aucun événement survenu depuis la date
de clôture de l’exercice qui nécessiterait un traitement comptable ou une mention
dans l’annexe et/ou dans le rapport de l’organe compétent à l’organe appelé à
statuer sur les comptes”.
4- Selon la NEP 580, lorsque le représentant légal refuse de fournir ou de confirmer une ou
plusieurs des déclarations écrites demandées par le CAC, celui-ci s’enquiert auprès de lui
des raisons de ce refus. En fonction des réponses formulées, le CAC tire les conséquences
éventuelles sur l’expression de son opinion.
Selon la NEP 700 révisée en 2018, le CAC :
- certifie les comptes annuels ;
- ou assortit la certification de réserves ;
- ou refuse la certification des comptes ;
- ou est dans l’impossibilité de certifier les comptes.
Dans les trois derniers cas, il précise les motifs de la réserve, du refus ou de l’impossibilité
de certifier.
En application de la NEP 700, le refus par le dirigeant d’établir une lettre d’affirmation
constitue une limitation à la mission du CAC. En conséquence, en fonction de l’importance
relative des informations concernées, le CAC devra certifier avec réserve pour limitation
voire formuler une impossibilité de certifier.

5- L’adoption d’une méthode de référence constitue un changement de méthode comptable


qui n’a pas à être justifiée par la société Perro.
“Conformément à la faculté qui lui est donnée par l’article R. 823-7 précité, le CAC formule,
s’il y a lieu, toute observation utile.
En formulant une observation, le CAC attire l’attention du lecteur des comptes sur une
information fournie dans l’annexe. Il ne peut pas dispenser d’informations dont la diffusion
relève de la responsabilité des dirigeants.
Les observations sont formulées dans une partie distincte avant la justification des
appréciations.
Le CAC formule systématiquement une observation lorsque des dispositions légales et
réglementaires le prévoient. Cette situation se présente, par exemple, en cas de
changement de méthodes comptables survenu dans les comptes annuels au cours de
l’exercice”.

6- Comme le fonds commercial n’est pas amorti, il doit faire l’objet d’un test annuel de
dépréciation afin de s’assurer que sa valeur comptable n’est pas supérieure à sa valeur
actuelle. La valeur d’usage repose sur les estimations du dirigeant. Le CAC exerce son
jugement professionnel pour valider les hypothèses retenues.
En application des dispositions de l’article L. 823-9 du Code de commerce, le CAC justifie de
ses appréciations pour toutes les personnes ou entités dont les comptes annuels ou
consolidés font l’objet d’une certification.
L’évaluation du fonds commercial constitue une estimation comptable importante, elle doit
faire l’objet d’une justification des appréciations dans le rapport sur les comptes annuels.

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