Pour entamer l’évolution du marché des obligations, il faut d’abord voir son évolution depuis
les années 90, pour bien illustrer cette évolution.
L’évolution du marché obligataire
Le marché obligataire marocain a connu une croissance importante dans le temps. En
effet, depuis le lancement des privatisations en 1993, le Maroc a connu un essor progressif de
la culture des marchés de capitaux et de finance des marchés. Ainsi le système financier a
connu aussi depuis 1993, une série de réformes visant un meilleur financement de l’économie
par la promotion accrue de l’épargne, l’affectation optimale des ressources par les
mécanismes de marché et le développement de financement alternatif au crédit bancaire.
La réforme du marché obligataire en 1995 est venue pour compléter ce dispositif afin de
donner plus d’opportunités pour le placement de l’emprunt en faveur aussi bien des
entreprises et de l’Etat que des petits épargnants. L’accent a été mis sur le développement des
produits répondant aux besoins des deux principaux agents économiques collecteurs
d’épargne : l’Etat et les entreprises, en l’occurrence, les obligations.
Durant la période 1997-2002, le marché obligataire marocain a connu de grands changements
suite à l’approfondissement de la réforme par une dynamisation accrue du marché boursier et
par le renforcement de sa supervision. Par ailleurs, 2003 a été marquée par la poursuite de la
modernisation du marché financier et renforcement de la sécurité, de l’intégrité et de la
transparence du marché. Ainsi, le volume de ses opérations a augmenté passant pour la
période 2005-2009, de 760,20 MDHS à 6781,45 MDHS pour le marché central ; et de 11,74
MDHS à 10 401,86 MDHS pour le marché de blocs et de 3560,35 MDHS à 2963,00 MDHS
pour les introductions. Le devenir de ce marché s’annonce ainsi sous de bons auspices.
Cependant, les opérateurs financiers doivent encore doubler l’effort. Il faut non seulement
maîtriser les techniques de gestion obligataire, mais aussi les adapter aux spécificités du
marché marocain. De plus, il faut être suffisamment préparé en termes de structures internes,
moyens humains, logistiques, informatiques et organisationnels, pour développer les métiers
de la finance directe et ce aussi bien au niveau de l’offre qu’à celui de la demande.
Durant l’année 2009, le Bourse de Casablanca a entamé un vaste projet de refonte de la
plateforme matérielle du nouveau système de cotation (NSC). Dans ce sens, la Bourse de
Casablanca a mis en place une plateforme dédiée qui permet une automatisation complète de
toutes les opérations de cotation d’obligations depuis la déclaration jusqu’à la génération de la
transaction avec affectation d’un numéro de contrat. Cette opération réduit ainsi les risques
d’erreur et optimise la gestion du marché obligataire marocain.
Et comme on sait parmi les types des obligations, on trouve les obligations subordonnées qui
ont connu une forte croissance ces dernières années, depuis 2016 jusqu’à maintenant.
Donc, voilà un rapport qui désigne et décrit la stabilité financière au Maroc durant ces
années :