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Cours de Vaccination

Ce document traite du cours de vaccination au niveau du programme élargi de vaccination au Cameroun. Il présente les objectifs du cours, le contenu du cours organisé par objectif spécifique, et aborde des sujets comme l'historique du programme de vaccination élargie, les populations cibles, les objectifs nationaux, les maladies ciblées et les vaccins.

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Cours de Vaccination

Ce document traite du cours de vaccination au niveau du programme élargi de vaccination au Cameroun. Il présente les objectifs du cours, le contenu du cours organisé par objectif spécifique, et aborde des sujets comme l'historique du programme de vaccination élargie, les populations cibles, les objectifs nationaux, les maladies ciblées et les vaccins.

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COURS DE VACCINATION 

NIVEAU EIDE
Présenté par :
SOULEY NJOYA
MPH /PhD (c)
E-mail: [Link]@[Link]

2021-2022
OBJECTIFS DU COURS

1 – Objectif général
A la fin des enseignements / apprentissages, l’Etudiant en Sciences de la Santé sera capable de maîtriser
les notions de base de la
vaccination afin de
conscientiser, sensibiliser les
populations sur les maladies
cibles du P.E.V et assurer
ainsi une meilleure gestion des
activités vaccinales.
2- Objectifs spécifiques
2 - 1 - Connaître l’historique du
P.E.V au Cameroun ;
2 – 2 - Définir les populations
cibles du P.E.V ;
2 – 3 - Enoncer les objectifs
nationaux du P.E.V ;
2 – 4 - Décrire les différentes
maladies cibles et les vaccins
du P.E.V ;

1
2 -5 - Maîtriser les différentes stratégies de mise en œuvre de le vaccination au Cameroun ;
2 – 6 - Maîtriser les calendriers de vaccination chez l’enfant de 0 – 23 mois, chez la jeune fille et chez la
femme enceinte ;
2 – 7 - Maîtriser les contre-indications de la vaccination et les propriétés vaccinales ;
2 – 8 - Maîtriser le circuit de la chaîne de froid ;
2 – 9 - Assurer une meilleure maintenance des différents éléments de la chaîne de froid ;
2 – 10 - Maîtriser la politique des flacons entamés ainsi que la sécurité des injections et la destruction du
matériel ;
2 – 11 - Déterminer la quantité des vaccins ainsi que la vitamine A à commander ;
2 – 12 - Assurer une meilleure gestion des activités vaccinales ;
2 – 13 - Veiller à une surveillance intégrée des maladies cibles du P.E.V ;
2 – 14 - Assurer la communication (mobilisation sociale pour le P.E.V au sein des communautés).

CONTENU DU COURS PAR OBJECTIF


I – LE PROGRAMME ELARGI DE VACCINATION
I - 1- Genèse : HISTORIQUE DU P. E. V
Le programme élargi de vaccination (P. E. V) a démarré ses activités au Cameroun à la fin de 1976 dans la ville de
Yaoundé et ses environs, sous la conduite et la coordination de l’O.C.E.A.C (Organisation de Coordination de Lutte
contre les Endémies en Afrique Centrale).
A cette date, la vaccination contre la variole, la tuberculeuse, la fièvre jaune, la méningite cérébrospinale et le
choléra était toujours conduite dans les campagnes par les équipes mobiles.
La vaccination au niveau de la P.M.I et autres centres de santé était presque inexistante.
L’évaluation du P. E. V au Cameroun par une équipe internationale : Cameroun – O.M.S – UNICEF – OCEAC en
1978 a permis de faire des recommandations suivantes :
 Transfert du P. E. V au Ministère de la Santé Publique en 1979 ;
 Extension des activités aux trois zones de démonstrations : Douala – Bamenda – Eséka en 1981 ;
 Extension des activités dans tout le pays entre 1982 ;
 Formation des cadres et agents de tous les niveaux ;
 Remplacement progressif des équipes mobiles par des centres fixes de vaccination après formation du
personnel, et fourniture des médicaments, surtout de la chaîne de froid.
Avec la Déclaration de la Réorientation des soins de Santé Primaires, les activités du P. E. V ont été intégrées dans
le P. M. A de toutes les formations sanitaires du pays.
Le gouvernement Camerounais s’est engagé de mettre en oeuvre les recommandations du Sommet
Mondial de l’Enfance tenu en 1990 à New – York à savoir :
 L’éradication de la poliomyélite d’ici 2005 ;
 L’élimination du tétanos néonatal ;
 Le contrôle de la rougeole ;
 L’amélioration de la couverture vaccinale ;
 L’élimination des troubles dus à la carence en vitamine A.

I – 2 - Populations cibles
Les populations cibles du P. E. V sont représentés par :
 Les enfants de 0 à 15 mois : 4,1% de la population totale ;
 Les femmes enceintes : 5 p .100 de la population totale.
N.B : Les enfants de 0 - 59 mois (soit 18 p. 100 de la population totale) non vaccinés se présentant dans le cadre de
la prise en Charge Intégrée des Maladies de l’Enfant (PCIME) recevront tous les antigènes du P. E. V sauf le B.C.G
limité aux enfants de moins d’un an.

I – 3 - Les objectifs nationaux du P. E. V sur le plan opérationnel sont :

2
 atteindre 80% de couverture vaccinale par antigène (Pentavalent, VAR,VAA, VPO3, Pneumo3, B.C.G) chez
les enfants de 0- 15 mois et au moins 2 doses de TD chez les femmes enceintes ;
 Réduire de 90% la morbidité et de 95% la mortalité due à la rougeole par rapport aux taux actuels;

 Assurer la sécurité des injections ;


 Introduire des nouveaux vaccins de routine ;
 Eliminer le tétanos néonatal et maternel ;
 Eradiquer la poliomyélite.
II - DEFINITIONS
2 - 1- La vaccination
La vaccination est l’introduction artificielle dans le corps d’un individu sain ou malade d’un produit fabriqué à base
d’un agent pathogène, et qui est capable d’induire dans l’organisme qui le reçoit des anticorps spécifiques contre le
développement de cet agent.
La vaccination est l’une des mesures préventives du meilleur rapport coût / efficacité. Elle s’inscrit dans l’optique des
soins de santé primaires dont la finalité est de promouvoir la santé de l’individu et de la collectivité.
2 – 2 - Le vaccin
C’est une substance biologique préparée à partir des germes microbiens inactivés ou vivants atténués, ou à partir
des toxines et qui introduit dans l’organisme a les propriétés de provoquer la formation d’anticorps spécifiques à
cette maladie et pour lutter contre elle plus tard.
2 – 3 - Rôle de la vaccination
Sur le plan efficacité : La vaccination est un moyen universellement reconnu pour éviter certaines maladies
infectieuses. On estime qu’environ 3 millions de décès sont évités chaque année dans le monde grâce aux
vaccinations réalisées dans le cadre du P. E. V (diphtérie, coqueluche, tétanos, poliomyélite, rougeole, tuberculose,
fièvre jaune). En plus, le programme permet chaque année d’éviter à près de 750 000 enfants de souffrir de sérieux
handicaps physiques ou mentaux (OMS).
Sur le plan économique : La vaccination coûte beaucoup moins chère que le traitement de la maladie ; c’est ainsi un
moment les plus économiques des mesures préventives.
2 – 4 - Effets de la vaccination
La vaccination possède un effet à la fois individuel et collectif.
Effet individuel : La vaccination protège l’individu contre les maladies infectieuses évitables. Cette protection peut
être temporaire ou permanente.
Effet collectif : La transmission des maladies diminue lorsque la proportion des personnes protégées augmente.
Ainsi la maladie cesse de circuler lorsqu’une proportion suffisante de la population cible (environ 80%) est protégée
grâce à la vaccination.
2 – 5 - Les différents types d’immunités
Définition : L’immunité est la capacité que possède un organisme à se défendre lors d’une agression par un agent
infectieux. L’immunité désigne l’ensemble des facteurs humoraux et cellulaires qui protègent l’organisme de toute
agression.
L’immunisation est le processus qui confère l’immunité soit par l’introduction d’antigène dans le corps (immunisation
active), soit par l’introduction d’anticorps spécifiques (immunisation passive).

3
Types d’immunités :
On distingue deux types d’immunités : l’immunité naturelle et l’immunité artificielle. Diagramme représentant les
différents types d’immunités.
Immunité

Active Passive

Naturelle Artificielle Naturelle Artificielle


(innée) (vaccins) (Transfert d’anticorps maternels) Immunoglobulines
Humorale Tissulaire

III – LES MALADIES CIBLES ET LES VACCINS DU P. E. V

Tableau 1 : Récapitulatif des maladies cibles du PEV, leur vaccin et leur présentation

IV- LES STRATEGIES DE MISE EN OEUVRE DE LA VACCINATION


Les stratégies de mise en œuvre du programme élargi de vaccination au Cameroun sont réparties en deux :
 Les stratégies de prestation de service :

4
 La stratégie de vaccination en poste fixe ;
 La stratégie de vaccination en poste avancée ;
 La stratégie de vaccination mobile.
 Les stratégies de vaccination complémentaires :
 Les rattrapages
 Les campagnes de vaccinations
 Les ripostes

4-1- VACCINATION EN STRATEGIE FIXE


Il s’agit des séances de vaccination organisées au niveau d’une formation sanitaire (publique ou privée),selon un
programme hebdomadaire pré-établi (à jour fixe ou au quotidien), pour le groupe cible (enfants âgées de 0-23
mois,et femmes enceintes) qui habite proche de la formation sanitaire (une heure de marche à pied) ou dont l’accès
à la formation sanitaire est facile.
Toute formation sanitaire est considérée comme étant un centre fixe de vaccination.
La vaccination est intégrée à d’autres activités du Parquet Minimum d’Activités (PMA).
4-2- VACCINATION EN STRATEGIE AVANCEE
Il s’agit des séances de vaccination organisées en dehors de la formation saniitaire fonctionnelle à l’intention d’une
partie de sa population qui se trouve éloignée de celle-ci (plus de 5km de rayon ou au-delà d’une heure de marche),
ou dont l’accès géographique au centre n’est pas facile.
Le personnel de la formation sanitaire effectue le déplacement jusque dans le village ou le quartier suivant un
programme de visites arrêté de commun accord entre le personnel en charge de la vaccination et la communauté
concernée.
Cette stratégie requiert en plus du matériel et des vaccins :
 Un porte vaccin / glacière et des accumulateurs de froid,
 Un moyen de transport et du carburant,
 Du personnel formé.
Cette stratégie, loin de se limiter uniquement aux activités de vaccination, doit également permettre de mener toutes
les autres activités du PMA.
N.B : La vaccination effectuée en stratégie avancée peut être une séance de routine, de rattrapage ou de
campagnes spéciales. Des relais sociaux (structures de dialogue, associations etc.) participeront à l’organisation des
séances de vaccination et d’autres activités de santé.
4-3- VACCINATION EN STRATEGIE MOBILE
La Vaccination En Stratégie mobile consiste à aller séjourner pendant un ou plusieurs jours dans une ou plusieurs
localités éloignés de la formation sanitaire, pour effectuer la vaccination et les autres activités de santé.

Tableau : Le type de stratégie (e) réalisable (e) par structure sanitaire.

Centre de vaccination Stratégie Stratégie Stratégie mobile Remarques


fixe avancée
1. Hopitaux généraux Oui Non Non
2. CHU Oui Non Non
3. Hôpitaux centraux Oui Non Non
4. Cliniques privées Oui Non Non
5. Cabinets privés Oui Non Non
6. Formation sanitaires Oui Oui Oui
confessionnelles
7. Dispensaires d’entreprises privées Oui Oui Oui
ou parapubliques
8. Hôpitaux d’entreprises privées ou Oui Possible Possible
parapubliques
9. Hôpitaux de districts Oui Oui Non
10. Service de santé de Oui Oui Oui dans les aires non Responsable de
district (SSD) opérationnelles l’aire de santé
11. Centres médicaux d’arrondissement Oui Oui Oui
(CMA)
12. Centres de santé intégré (CSI) Oui Oui Oui

5
4 – 4 - STRATEGIE DE RATTRAPAGE
 Intégration de la vaccination au cours de la PCIME (prise en charge intégrée des maladies de l’enfant)

Devant un enfant malade de 0 – 59 mois se présentant en consultation, il faut toujours vérifier son état vaccinal. S’il
n’a pas encore reçu les doses vaccinales requises pour son âge, il faut compléter la série dont il a besoin.
Cette politique s’applique pour tous les antigènes sauf le BCG, Rotarix qui est réservé uniquement aux enfants
gravement malades, qui doivent être hospitalisés, la vaccination n’est pas systématique. Mais, elle sera faite plus
tard dès que l’état de santé de l’enfant sera amélioré.
 Activités d’accélération du PEV de routine :

Le Cameroun mène un paquet d’activités intégrées au moins deux fois l’an appelé SASNIM (Semaine
d’Actions de Santé de Nutrition Infantile et Maternelle).

 Intégration de la vaccination dans la consultation prénatale

L’application de la politique d’utilisation des flacons entamés va permettre d’avoir à sa disposition du TD tous les
jours dans les centres de santé disposant des réfrigérateurs.
A chaque visite prénatale et à chaque consultation d’une femme enceinte, il faut vérifier son état vaccinal vis à vis du
TD et le compéter en accord avec le calendrier c’est à dire en respectant les intervalles entre les doses si possible.

 vaccinations supplémentaires

Les vaccinations supplémentaires sont organisées dans les situations suivantes :


Pour l’éradication de la poliomyélite, sont organisés :
 Les journées nationales de vaccination (JNV) chez les enfants de 0-59 mois ;
 Les activités de ratissage là où un cas de poliovirus sauvage a été confirmé.
Pour le contrôle de la rougeole, sont organisés :
 Les campagnes de masse contre la rougeole chez les enfants de 9 mois à 14 ans révolus.
Pour l’élimination du tétanos néonatal, on organise :
 L’approche à haut risque qui consiste à vacciner les femmes en âge de procréer de la zone et surtout là où
un cas a été notifié ceci en deux reprises d’un mois d’intervalle.

 ripostes

Pour le contrôle de la fièvre jaune, sont organisées:


 Les campagnes préventives/riposte de masse contre la fièvre jaune dans la population à partir de l’âge de 9
mois

V- LE CALENDRIER DE VACCINATION AU CAMEROUN


5-1- Le calendrier de vaccination infantile
L’objectif est d’admirer les vaccins prévus en six contacts avant l’âge de 23 mois et en respectant les intervalles de
temps entre les doses.
Un enfant est considéré comme complètement et correctement et complètement vacciné lorsqu’il reçoit les 13
antigènes du P.E.V dans le respect des intervalles de temps entre les doses, des voies d’administration et des
normes de qualité de vaccins selon le calendrier ci-dessous.
Tableau : calendrier de vaccination infantile :
VOIE
AGE DOSE DE
CONTACT VACCIN D’ADMINISTRA SITES
RECOMMANDE VACCIN
TION
0,05ml 1/3 supérieur de la
Dès la naissance
BCG Intradermique 0,1ml > 1 face antérieur de
1ER contact jusqu’à 1 an
an l’avant bras gauche
A la naissance VPO 0 Orale 2 gouttes Dans la bouche
2econtact 6 semaines 0,5ml
DTC/HépB Hib1 Intra-musculaire Cuisse droite
Pneumo 13 .1 Intra-musculaire O .5ml Cuise gauche

6
VPO 1 orale 2 gouttes Dans la bouche
Rotarix 1 Orale 1.5 ml dans la bouche
0,5ml
DTC/HépB
Intra - musculaire Cuisse droite
Hib 2
3econtact 10 semaines
Pneumo 13-2 Intra -musculaire 0,5 ml Cuisse gauche
VPO 2 Orale 2 gouttes Dans la bouche
Rotarix 2 Orale 1,5 ml Dans la bouche
DTC/HépB 0,5ml
Intra - musculaire Cuisse droite
Hib 3
4econtact 14 semaines Pneumo13 .3 Intra - musculaire 0,5 ml Cuisse gauche
VPO 3 orale 2 gouttes Dans la bouche
VPI Intra - musculaire 0,5 ml Cuisse gauche
Vit A Orale 100 000 UI Dans la bouche
VAA Sous - cutané 0,5ml Cuisse gauche
5econtact 6 à 11 mois
0,5ml
RR 1 Sous-cutané Deltoïde gauche
6e contact 15 mois RR 2 Sous - cutané 0,5ml Deltoïde gauche

N.B : Ne jamais mélanger dans une même seringue deux vaccins différents. Injecter les différents vaccins
avec des seringues et des aiguilles différentes à des endroits différents.
Dès le premier contact avec l’enfant, il est recommandé aux professionnels de la santé :
 D’ouvrir une fiche de vaccination et suivre les instructions opérationnelles y afférentes ;
 Penser à donner une dose de Vitamine A tous les 6 mois jusqu’à 5 ans ;
 D’établir le programme individuel pour couvrir les 6 contacts de vaccination prévus en
respectant les intervalles entre les doses successives telles que prévues par le calendrier officiel.
Calendrier individuel de vaccination
Chaque enfant dispose d’un programme individuel de vaccination. Pour élaborer un programme
complet pour les 6 premiers contacts, il est nécessaire d’évaluer correctement le statut vaccinal de
l’enfant. Pour cela, il est recommandé de se référer aux registres de vaccination gardés dans la formation
sanitaire ou à la carte de vaccination que détient le parent.
Exemple 1: Si on est en présence d’un nouveau-né, il s’agit d’un premier contact, le statut vaccinal de
l’enfant est «vaccin zéro» : Il faudra par conséquent:
i. administrer le BCG et la première dose de VPO ;

ii. fixer la date de rendez-vous pour le contact suivant en tenant compte de l’organisation des
séances de vaccination en vigueur dans la formation sanitaire;

iii. consigner sur les documents élaborés à cet effet les informations suivantes : la date effective de la
vaccination actuelle, le nom du vaccin donné, la date du prochain rendez-vous, le motif du
rendez-vous, et toute autre remarque jugée nécessaire par le professionnel de santé;

iv. informer la mère de l’enfant sur les vaccins reçus, les maladies qu’ils préviennent, la date et le
motif du prochain rendez-vous, les réactions post vaccinales probables, ainsi que la conduite à
tenir.

Exemple 2 : Si par contre on est en présence d’un ancien cas (l’enfant a déjà probablement eu une ou
plusieurs doses au cours des contacts antérieurs), il faudra :
i. évaluer le statut vaccinal de l’enfant;

ii. administrer la/les dose(s) manquante(s) en fonction du calendrier vaccinal officiel;

iii. mettre la date du prochain rendez-vous en tenant compte de l’organisation des séances de
vaccination en vigueur au centre et de l’intervalle de 4 semaines;

7
iv. consigner sur les documents les informations suivantes : la date effective de la vaccination
actuelle, le nom du vaccin donné, la date du prochain rendez-vous, le motif du rendez-vous, et
toute autre remarque jugée nécessaire par le professionnel de santé;

v. informer le parent de l’enfant sur la date du prochain rendez-vous et le vaccin à administrer.

5-2- Le calendrier de vaccination de la femme enceinte


Tableau : le calendrier de vaccination de la femme enceinte

I) FEMME ENCEINTE NON VACCINEE A L’ENFANCE

Doses Période d’administration Durée de protection


Td 1 Au premier contact ou dès que possible aucune
pendant la grossesse
Td 2 Au moins 4 semaines après Td 1 1 à 3 ans
Td 3 Au moins 6 mois après Td 2 ou pendant la Au moins 5 ans
grossesse survenue après Td 2
Td 4 Au moins 1 an après Td 3 ou pendant la Au moins 10 ans
grossesse survenue après Td 3
Td 5 Au moins 1 an après Td 4 ou pendant la toute la vie féconde voire au-delà
grossesse survenue après Td 4
II) FEMME ENCEINTE VACCINEE A L’ENFANCE

Doses Période d’administration Durée de protection


Td 1 Au premier contact ou dès que possible aucune
pendant la grossesse
Td 2 Au moins 4 semaines après Td 1 1 à 3 ans
Td 3 Au moins 1 an après Td 2 ou pendant la Toute la vie féconde ou au delà
grossesse survenue après Td 2

NB : Pour toute femme post-partum immédiat (0 – 8 semaines) donner 2 capsules de Vit A 200  000 UI à
intervalles de 24 heures.
Toutes les stratégies demandent du personnel formé, des vaccins conservés dans de bonnes conditions
sur les lieux de la vaccination, du matériel d’injection et de quoi détruire après usage, des documents pour
inscrire l’acte de vaccinal et la date du prochain rendez-vous. Il ne faut surtout pas se contenter d’inscrire
la date de rendez-vous sur la fiche opérationnelle ou le registre, il faut informer le parent.
Le professionnel de santé doit toujours communiquer à la mère le moment, le lieu et la raison du prochain
rendez-vous ; la disponibilité de la mère pour ce rendez-vous est importante, elle doit être confirmée au
cours de ce dialogue.
En principe la stratégie de vaccination au quotidien permet de minimiser les occasions manquées au moins
au premier contact. Toutefois, la pratique de la vaccination au quotidien doit être modulée au taux de
fréquentation ou à la population desservie.

5-3- VACCINATION DES ENFANTS ET DES FEMMES ENCEINTES INFECTES PAR LE VIH

En principe, les vaccins vivants ne doivent pas être administrés aux personnes atteintes
d’immunodépression due au VIH, à une affection maligne, un traitement à base de produits
immunodépresseurs ou à une radiothérapie.
Il est cependant recommandé d’administrer le plus tôt possible tout les vaccins du PEV sauf le BCG (pour
lequel la décision de l’administrer sera fonction du risque sur le plan local) aux nourrissons et enfants
asymptomatiques dont on sait ou on présume qu’ils sont infectés par le VIH.
En raison du risque de rougeole précoce et sévère, chez ces nourrissons, ils recevront une dose de vaccin
anti-rougeoleux à 6 mois et une seconde dose dès qu’ils auront dépassé l’âge de 9 mois.

8
En ce qui concerne le BCG, la décision de l’administrer ou non est fonction du risque de tuberculose au
niveau local.
Lorsque le risque de contracter la tuberculose est élevé, il est recommandé d’administrer le BCG à la
naissance ou dès que possible après la naissance.
Pour les enfants atteints de SIDA,
Les enfants atteints d’infection symptomatique par le VIH sont aptes à recevoir tous les vaccins du PEV à
l’exception du BCG vaccin anti-amaril et du Rotarix

Tableau : calendrier recommandé pour la vaccination des enfants et des femmes enceintes infectés par le
VIH.

Infection à VIH Infection à VIH Meilleur moment


Vaccin
asymptomatique symptomatique Pour la vaccination
BCG OUI NON Naissance
DTC / Hep B/Hib 6,10, 14 semaines
OUI OUI
Pneumo13
VPO OUI OUI 0, 6, 10, 14 semaines
Td OUI OUI 5 doses
RR OUI OUI 6 et 9 mois
VAA OUI NON 9 mois
Rotarix OUI NON 6, 10 semaines

5-4- L’INTERVALLE MINIMUM ENTRE L’ADMINIMITRATION DES DOSES D’UN MEME VACCIN
Le vaccin antipoliomyélite, antitétanique, anticoquelucheux, antidiphtérique et le vaccin contre l’hépatite B
doivent être administrés en plusieurs doses pour être efficaces.
Il faut éviter d’administrer deux doses d’un même vaccin à un intervalle plus court que 28 jours. Ceci risque
de réduire la réaction immunologique (sero-conversion). Une dose injectée dans ces conditions ne doit pas
être prise en compte dans la série de primo vaccination.
L’intervalle optimum entre deux doses successives est de 28 jours, ce qui permet une réponse immunitaire
correcte.
Il importe d’achever la primo vaccination à un âge précoce et de protéger l’enfant avant qu’il n’atteigne
l’âge où il sera exposé à un risque élevé d’infection.
Si toutefois, l’intervalle entre deux injections est long que 28 jours, la protection sera de courte correcte et il
ne faut pas administrer de doses supplémentaire et encore moins recommencer le programme. Lorsque la
vaccination ne s’est pas faite conformément aux âges indiqués, il faut administrer dès que l’occasion se
présente tous les antigènes manquants.
Pour les femmes enceintes, le premier contact sera la grossesse, puis après l’accouchement, elles
continueront leur série de vaccination jusqu’à Td 3 ou 5.
Il faut impérativement respecter l’intervalle minimum entre les doses à défaut le vaccin administré n’est
pas valable. Par contre, il n’existe pas d’intervalle maximum entre deux doses. Il ne faut pas recommencer
une série interrompue, il faut seulement compléter là où elle s’est arrêtée.
N.B : Il ne faut pas vacciner aux différents antigènes avant les âges indiqués sinon les vaccins ne seront
pas validés parce que les anticorps maternels présents jusqu’à environ 6 mois en cas de rougeole risquent
de compromettre la réponse immunitaire.
5-5- LA TECHNIQUE DE VACCINATION ET LA VOIE D’ADMINISTRATION DU VACCIN
a- Matériel d’injection :
Le type de seringue retenue pour la vaccination est la seringue autobloquante. L’utilisation de la seringue à
usage unique pour le BCG et la reconstitution des vaccins lyophilisés est autorisée en attendant la
disponibilité de la seringue autobloquante pour ces modèles.
Toutes les injections vaccinales doivent être effectuées avec des seringues neuves stériles, dont
l’emballage est intact. Les seringues autobloquantes sont seules recommandées car elles empêchent la
réutilisation après usage.

9
En plus on aura du coton, de l’alcool, de l’eau propre, de l’eau bouillie refroidie, boîte de sécurité … etc.
VI- LES MANIFESTATIONS ADVERSES POST IMMUNISATION (MAPI)
ET CONDUITE À TENIR
La vaccination est une responsabilité et un devoir du professionnel de la santé vis-à-vis de la communauté
dont il a la charge. Elle doit être comprise et acceptée par l’équipe qui est chargée de la mettre en œuvre.
La population à laquelle la vaccination est proposée a le droit d’être suffisamment informée et renseignée
des bénéfices qu’elle peut en tirer mais aussi des effets secondaires occasionnels qui peuvent survenir.
Ces effets indésirables doivent être déclarés. Il est important que le personnel de la santé en discute avec
le parent.
Vacciner est une technique qui requiert des précautions que le professionnel de la santé doit maîtriser pour
faire face efficacement aux éventuels effets secondaires. Ces effets secondaires, mineurs pour la plupart,
doivent être portés à la connaissance des mères ainsi que la conduite à tenir pour leur prise en charge.

Tableau : MAPI courantes et conduite à tenir

10
NB : Tout personnel de santé qui vaccine doit rechercher, investiguer et notifier tous les cas de MAPI
 Pour tout cas de MAPI, renforcer l’IEC et assurer la prise en charge;
 La prescription systématique d’antipyrétique après la vaccination est interdite. Toutefois,
encourager la mère à utiliser les méthodes physiques en cas de fièvre (bain tiède, enveloppement
froid, déshabillage). Si persistance ou aggravation emmener l’enfant à la formation sanitaire.

VII - LES CONTRES INDICATIONS DE LA VACCINATION


Les vaccins du PEV ont peu de contre indications formelles. Ne pas vacciner un enfant pour cause de
maladie c’est manquer une occasion qui risque de ne plus se reproduire. C’est ce qu’on appelle une
« occasion manquée ».
Les occasions manquées de vaccination en raison de fausses contre indications retardent souvent le
calendrier et aboutissent à l’absence d’immunisation de milliers d’enfants.
Il est recommandé au personnel de santé de saisir toutes les occasions pour vacciner les enfants qui
remplissent les conditions requises.
Il faut vacciner tous les enfants en âge de l’être qui fréquentent les formations sanitaires. Il faut vacciner
tous les enfants hospitalisés dès que leur état général le permet, et en tout cas avant leur sortie de
l’hôpital.
Le vaccin antirougeoleux doit être administré aux enfants âgés de 9 mois non encore vaccinés dès leur
entrée à l’hôpital, qu’ils soient ou non admis en raison du risque de transmission nosocomial de la
rougeole.
La diarrhée n’est pas une contre indication à la vaccination. Si l’enfant a la diarrhée au moment de
l’administration de VPO, lui administrer une extra dose c’est-à-dire, faire une dose de plus au moins après
cette dose.
7 – 1 - Contre indications formelles de la vaccination
Les seules contre indications de la vaccination sont :

11
 Pas de vaccination pour un enfant qui est référé d’urgence à l’hôpital. (Il n’a pas de contre
indication médicale, mais en cas de décès de l’enfant, le vaccin peut être mis en cause à tort) ;
 Pas de BCG rota et VAA à un enfant présentant des symptômes de SIDA ;
 Pas de penta 2 ou de penta 3 à un enfant qui a eu des convulsions ou choc dans les trois jours qui
ont suivi l’injection d’une dose précédente de vaccin penta (le vaccin DT doit être administré au lieu de DTC) ;
 Pas de DTC à un enfant ayant des convulsions répétées ou présentant une autre maladie
neurologique du système nerveux central (le vaccin DT doit être administré au lieu du DTC) ;
 Le VAA est contre indiqué en cas d’allergie à l’albumine ;
 De plus, on peut conclure qu’il n’est pas nécessaire de vacciner un enfant contre la rougeole
lorsqu’il est atteint de rougeole.
Il est conseillé au personnel de la santé si la mère a besoin d’être vaccinée contre le tétanos à lui
administrer le vaccin si elle est enceinte.
7 – 2 - Les principales recommandations
 Lorsque les vaccins n’ont pas été faits aux âges indiqués, il faut administrer à l’enfant dès que
l’occasion se présente tous les antigènes manquants et correspondants à l’âge tant qu’il est dans
la population cible en veillant de respecter l’intervalle minimum ;
 Respecter l’intervalle minimum entre deux doses sinon le vaccin administré ne sera pas valable ;
 Il ne faut jamais recommencer une série interrompue, il faut compléter là où elle a été arrêtée ;
 Il ne faut pas vacciner avant les âges indiqués (les anticorps maternels risquent de compromettre l
réponse immunitaire) ;
 Si deux vaccins vivants (RR, BCG, POLIO) ne sont pas administrés le même jour, ils doivent être
espacés de 28 jours pour éviter une éventuelle interférence ;
 Veiller aux associations vaccinales dès que l’âge de l’enfant le permet.

VIII - PROPRIETES DES VACCINS


Les vaccins sont différents les uns des autres. Ils sont très sensibles. Ils doivent être manipulés avec
beaucoup de soins, faute de quoi ils perdent leur efficacité et deviennent inutilisables.
8 -1- La sensibilité à la chaleur
Tous les vaccins, surtout ceux du PEV sont sensibles à la chaleur. Les vaccins exposés à la chaleur,
même pour quelques minutes perdent définitivement leur efficacité. Il faut les protéger contre la chaleur en
les gardant à des températures bien déterminées.
8 – 2 - La sensibilité aux rayons solaires
Certains vaccins tels que le BCG et le RR sont très sensibles aux rayons solaires. Il faut donc éviter
d’exposer ces vaccins aux rayons solaires qui les rendent inactifs.
8 – 3 - Date limite d’utilisation
Tous les vaccins ont une date limite d’utilisation. Ne jamais utilise un vaccin périmé, car après ce délai, il
perd son efficacité.
8-4- Sensibilité aux antiseptiques
Les désinfectants et antiseptiques utilisés pour nettoyer la peau avant l’injection tuent le vaccin. Si vous les
utilisez, attendre que la peau soit sèche avant d’injecter le vaccin.
IX – LA CHAIINE DE FROID
9 - 1- Définition
La chaîne de froid est un système qui permet au vaccin de conserver toute son efficacité depuis la
fabrication jusqu’à la population cible.
9 – 2 - Les principaux éléments de la chaîne du froid
 Le personnel qui organise, dirige, réceptionne, distribue et utilise les vaccins ;
 Le matériel de conservation : chambres froides, congélateurs et réfrigérateurs ;
 Le matériel de transport des vaccins : glacières, porte vaccins et accumulateurs de froid ;
 La logistique : avion, véhicule, vélo, moto, pirogue etc.
CIRCUIT D’APPROVISIONNEMENT EN VACCINS

12
9 – 3 - Conservation des vaccins
Tous les vaccins n’ont pas les mêmes températures de stockage. Certains vaccins peuvent être congelés  ;
d’autres par contre sont détruits par la congélation.
Par exemple, les vaccins polio oral, le RR, le BCG et le VAA peuvent être conservés à moins de 20°c dans
les dépôts (central et intermédiaire), par contre dans les centres de santé la température de conservation
doit se situer entre 0°c et +8°c. (+2°C et +8°C)
Les vaccins tels que DTCHepB-Hib et Td ne doivent jamais être congelés.

9–3–1-Tableau 7: Température et durée de conservation recommandées aux différents niveaux de la


chaîne du froid

Vaccin Niveau Niveau Niveau du Formation


National Regional district Sanitaire
Durée de ≤ 6 mois ≤ 4 mois ≤ 3 mois
≤ 1 mois
Stockage
BCG 0 à + 8°c 0 à + 8°c 0 à + 8°c 0 à + 8°c
- 15 à – 25°c - 15 à – 25°c - 15 à – 25°c
PENTA 0 à + 8°c 0 à + 8°c 0 à + 8°c 0 à + 8°c
VPO -15 à – 25°c -15 à – 25°c -15 à – 25°c 0 à + 8°c
RR -15 à – 25°c - 15 à – 25°c -15 à – 25°c 0 à + 8°c
Td 0 à + 8°c 0 à + 8°c 0 à + 8°c 0 à + 8°c
VAA 0 à + 8°c 0 à + 8°c 0 à + 8°c 0 à + 8°c

13
-1-5 à – 25°c -15 à – 25°c -15 à – 25°c
Solvants 0 à + 8°c

9 – 3 - 2 - INDICATEURS DE BONNE CONSERVATION DES VACCINS


Pour s’assurer de la bonne conservation des vaccins, des indicateurs sont utilisés à tous les niveaux. Il
s’agit de :

 La température du thermomètre (à cadran, à cristaux liquide ou à alcool) ;


 Les fiches de contrôle de la chaîne de froid (indicateur 3M) ;
 Les indicateurs stop watch ;
 L’indicateur freezer watch ;
 La pastille de contrôle du vaccin (PCV) ;
 L’indicateur pour DTC, VAT et HépB ;
 Le Test de floculation.
9 – 3 – 3 - LES THERMOMETRES

L’efficacité des vaccins dépend en grande partie de la conservation entre 0 à + 8°c pour les vaccins B.C.G, D.T.C, Td et
Hep B et – 15 à – 25°c pour les vaccins BCG, RR, VAA et VPO.
Dans les formations sanitaires, ces vaccins doivent être conservés dans la partie supérieure du réfrigérateur pendant 1
mois. La partie freezer est réservée aux accumulateurs de froid (voir rangement dans un réfrigérateur).
Si ces températures ne sont pas respectées, il va sans dire qu’un enfant vacciné risque de ne pas être immunisé et le
travail fourni par le personnel de santé est perdu.
C’est pourquoi, il faut relever la température le matin et le soir, y compris les week-ends et les jours fériés et la noter sur la
fiche de température.
Si la fiche de température n’est pas remplie tous les jours, on peut dire théoriquement que les enfants ne sont pas
immunisés, car le personnel de santé ne sait pas si les vaccins qu’il utilise sont encore efficaces. Connaissant le nombre de
jours de non relevé ou de jours où la température n’est pas bonne chaque mois, nous pouvons déterminer la couverture
effective d’une zone.

9-3-4- L’indicateur 3M

La fiche de contrôle de la chaîne de froid (indicateur 3M) est destinée à aider le personnel de santé à vérifier si les vaccins
sont conservés dans de bonnes conditions tout au long de la chaîne de froid. Ces fiches sont jointes aux lots de vaccins du
PEV expédiés par les fabricants et sont également utilisées pour les envois en région et dans les districts.

Pour rester actifs, les vaccins doivent être conservés à une température ne dépassant pas +8°c à tous les points de la
chaîne du froid.
Cette fiche se présente sous forme d’une carte munie d’une bandelette comprenant trois voyants ovales et un circulatoire
dont la couleur change en fonction de la durée de l’expédition à des températures supérieures à 8°c.

9-3-5- Le freezer watch

Cet outil est utilisé pour contrôler si la température dans la partie réfrigérante n’a pas atteint le point de congélation (-3°c). il
sera ainsi placé dans le compartiment des vaccins PENTA et TD. Si tel es le cas, le freezer watch éclate. Il est suggéré
d’utiliser le test de floculation pour déterminer quels flacons de vaccins ne doivent plus être utilisés.

9-3-6- Le stop watch combine la fiche 3M et le freezer watch

9-3-7- Le test de floculation


Ce test qui consiste à agiter le flacon des vaccins PENTA et TD. est encore utilisable et confirme qu’il n’a pas été congelé
antérieurement.
Si le vaccin n’a jamais été congelé, le liquide est lisse et trouble immédiatement après l’agitation et se clarifie ne laissant
aucun dépôt après 30 minute ; dans ce cas le flacon peut être utilisé.
Si par contre le vaccin a été congelé, des particules granuleuses (floculation) apparaissent après l’agitation et un dépôt se
forme au fond du flacon dans 30 minutes ; dans ce cas ne pas l’utiliser.

14
9-3-8- La pastille de contrôle du vaccin
Il existe maintenant une pastille de contrôle du vaccin, qui permet de déterminer si le flacon a été correctement conservé
dans la chaîne du froid ou non. Il s’agit d’une étiquette munie d’un indicateur carré dont la couleur change en fonction de la
durée de l’exposition à des températures supérieures à 8°c.
Avec l’aide de la PCV (pastille de contrôle de vaccin), il est possible de :
 Utiliser le vaccin même si la chaîne du froid est défaillante ;
 Ramener à chaque fois du terrain au réfrigérateur les flacons entamés.

10- COMMENT RANGER LES VACCINS


Pour une bonne conservation des vaccins ; il est important de bien les ranger dans le réfrigérateur, le congélateur, la glacière et
le porte vaccins. Un mauvais rangement peut conduire à la détérioration des vaccins.

11- LE NETTOYAGE DU REFRIGERATEUR


1- il faut toujours profiter du dégivrage pour nettoyer l’intérieur du réfrigérateur ;
2- Utiliser de l’eau chaude savonneuse ou de l’eau chaude avec un détergent non agressif ;
3- Ne jamais se servir de poudre à récurer de paille de fer ou d’un nettoyant abrasif ;
4- Ne pas omettre de nettoyer le joint de la porte et de le talquer ;
5- Avant de remettre le réfrigérateur en marche, bien en essuyer toutes les parties ;
6- Remettre aussi vite que possible le vaccin dans le réfrigérateur ;
7- Nettoyer le réfrigérateur à l’extérieur avec une brosse à poils souples ou un chiffon ;
8- Le condenseur et le groupe réfrigérant doivent toujours être propres, faute de quoi le réfrigérateur fonctionne mal.

PRINCIPALES RECOMMANDATIONS

 Ne jamais mettre un réfrigérateur en position couchée pendant le transport ;


 Attendre 24 à 48 heures avant de faire démarrer ;
 Bien installer le réfrigérateur à niveau, laisser un espace de 10 à 20 cm du mur, à l’abri du soleil et des courants d’air ;
 Le freezer watch doit être installé dans le compartiment des vaccins DTC et VAT ;
 Ne mettre les vaccins à l’intérieur qu’après 6 à 8 heures de mise en marche (quand la température atteint 0 à 8°c) ;
 Ne pas ouvrir fréquemment le réfrigérateur sauf pour prendre uniquement les vaccins ;
 Un thermomètre doit se trouver à l’intérieur du réfrigérateur, même dans les glacières en stratégie avancée ;
 Que ce soit en stratégie fixe ou avancée, le flacon de vaccin doit être posé sur un accumulateur congelé pendant la
durée de la séance de vaccination ;
 Au cours du chargement des thermomètres en 6 heures au minimum avant le chargement et le remplacer par d’autres
accumulateurs avant de charger les vaccins et fermer tout de suite après ;
 Au cours du transport des vaccins, chaque carton isotherme doit contenir des cartes 3M et ils doivent être vérifiés à
l’arrivée ;
 Vérifier à chaque fois le virage de la PCV et/ou la date de péremption des vaccins ;
 Les vaccins qui ont la plus proche date de péremption doivent être utilisés en premier même s’ils sont les derniers
arrivés.

CONDUITE À TENIR EN CAS DE RUPTURE DE LA CHAÎNE DU FROID

 Panne de courte durée : ne pas ouvrir le réfrigérateur


 Panne de longue durée ou de durée non prévisible : transporter dans une glacière bien garnie
d’accumulateurs de froid les vaccins jusqu’au centre disposant d’un réfrigérateur en état de marche
le plus proche.
Cette conduite à tenir doit être connue de tous les centres de vaccination et magasins PEV et chaque
niveau devrait disposer d’instructions sur la marche à suivre en cas de panne.

CONSEILS POUR LA CONSERVATION DES VACCINS DANS UN REFRIGERATEUR

 Installer le réfrigérateur d’aplomb, loin d’une source de chaleur à l’abri des courants d’air ;
 Bien ranger les vaccins à l’intérieur : BCG, POLIO, RR et VAA dans la partie située juste en dessous du
freezer, PENTA et TD. et TD dans la partie inférieure ;
 Ne rien mettre sur la porte ;
 Laisser de l’espace entre les boîtes pour la circulation de l’air ;
15
 Mettre les bouteilles d’eau ou des accumulateurs de froid dans la partie inférieure du réfrigérateur ;
 Placer un thermomètre à l’intérieur du réfrigérateur ;
 Relever matin et soir la température et l’inscrire sur la fiche de température collée sur la porte extérieure ;
 Pour le réfrigérateur à pétrole, nettoyer périodiquement le brûleur et la cheminée ;
 Disposer toujours d’un stock de réserve de pétrole et de mèches ;
 Tenir une fiche de stock et veiller aux dates de péremption.

CONSEILS POUR LA PEREMPTION DE VACCINS A L’INTENTION DE CEUX QUI NE DISPOSENT PAS DE


REFRIGERATEURS

 Bien programmer les séances de vaccination périodiques et assurer l’approvisionnement en vaccins la


veille des séances ;
 Utiliser la porte des vaccins avec accumulateurs de froid correspondant (type et nombre) et un thermomètre
pour aller chercher les vaccins la veille de la séance de vaccination (quantité prévue pour une séance) ;
 Eviter d’ouvrir intempestivement le porte vaccin contenant les vaccins ;
 Veiller à utiliser les vaccins dans les 48 heures ;
 Jeter les flacons entamés et établir un relevé des vaccins utilisés avec les numéros de lot ;
 Toujours placer les porte vaccins bien fermés à l’ombre et dans les endroits frais ;
 Tenir une fiche de stock d’utilisation.

12- LA POLITIQUE DES FLACONS ENTAMES

Suivant les recommandations de l’OMS, la politique d’utilisation des flacons entamés est adoptée au
Cameroun. Elle consiste à conserver en stratégie fixe pendant 3 semaines les flacons entamés des
vaccins penta, Td , VPI, PCV-13 et VPO jusqu’à ce qu’ils soient vidés.
Par contre, les flacons de ces même vaccins utilisés en stratégie avancée, ou dans les formations sanitaires ne
disposant pas de réfrigérateur fonctionnel devront être jetés à la fin de la séance de vaccination.
Les vaccins qui se présentent sous forme lyophilisée, comme BCG, RR, VAA, ne contiennent pas de
conservateurs. Ils devront être jetés à la fin de la séance de vaccination pendant laquelle ils ont été
reconstitués. (6 heures après la reconstitution quelque soit le lieu de vaccination).

LA POLITIQUE DES FLACONS ENTAMES RESPECTE CERTAINES CONDITIONS

1- Les vaccins sont conservés à une température adéquate (0 à +8°c) ;


2- Les dates de péremption de vaccin ne sont pas dépassées ;
3- Tous les flacons entamés utilisés en stratégie avancé et mobile sont jetés à la fin de la séance sauf pour le
VPO muni d’une PCV si elle est encore aux stades 1et 2 ;
4- N’ouvrir qu’un flacon à la fois et le terminer avant d’ouvrir un autre. Il faut cependant jeter les
flacons de vaccin liquide en fin de séance si :
- Il existe un doute de l’asepsie au cours de leur manipulation,
- On soupçonne une contamination,
- On constate une modification d’aspect, des particules en suspension (test de floculation).
Grâce à l’application de la politique des flacons entamés et à l’utilisation de la PCV, les taux de perte de
penta, Td , VPI, PCV-13 et VPO devraient diminuer.

13- LA SECURITE DES INJECTIONS ET LA DESTRUCTION DU MATERIEL D’INJECTION

La sécurité des injections préconise l’utilisation d’une seringue et d’une aiguille pour chaque enfant et par dose de vaccin. Elle
intègre aussi la bonne reconstitution et la bonne administration des vaccins.
Toutes les injections vaccinales doivent être effectuées avec des seringues neuves stériles, dont l’emballage est intact.
Les seringues autobloquantes sont seules recommandées, car elles empêchent la réutilisation après usage.
Ces seringues doivent être déposées après usage dans les boîtes de sécurité, sans récapuchonnage de l’aiguille.
Les boîtes de sécurité une fois remplies par les seringues usagées, doivent être détruites par incinération ou brûlage. Les
déchets doivent être enfouis.

16
Des directives sont données pour la construction de tous permettant de s’assurer que personne ne pourra récupérer les résidus
de la combustion de ce matériel. (Voir schéma).
Au cours des supervisions, il faut s’assurer que le centre de vaccination dispose d’un stock suffisant de seringues et aiguilles et
que les aiguilles utilisées sont correctement incinérées ou enfouies.

13- LA VITAMINE A DANS LE PEV

Au Cameroun, 38% des enfants de 1 - 5 ans souffrent de la carence en vitamine A. Pour réduire cette
prévalence à cours terme, la supplémentation en capsules de vitamine A a été adoptée et introduite dans
les activités de vaccination de routine.
La supplémentation en capsules de vitamine A, au moins deux fois par an, contribue à la réduction de la
morbidité et de la mortalité d’environ 25% chez les enfants de moins de 5 ans.

La vitamine A est un élément essentiel :


 Au fonctionnement normal du système visuel ;
 Au maintien de l’intégrité de l’épithélium cellulaire ;
 A la croissance ;
 Au fonctionnement normal du système immunitaire.
La carence en vitamine A réduit l’organisme à combattre les infections et entraîne les troubles de la vue
allant jusqu’à la cécité.

14 – 1 - Pourquoi la vitamine A pendant les séances de vaccination ?


Comme le PEV touche un grand nombre d’enfants, il faut en profiter pour donner la vitamine A au cours
des contacts pour la vaccination de l’enfant ainsi qu’à la mère en post partum immédiat (8 semaines après
l’accouchement au plus tard).

N.B : les enfants en bonne santé doivent recevoir en plus de la vaccination des doses préventives de
vitamine A, de la manière suivante :
- Enfants de 6 à 11 mois, une dose de 100 000 UI ;
- Enfants de 12 mois et plus, des doses de 200  000 UI espacées de 4 à 6 mois jusqu’à l’âge de 5 ans
(59 mois).
De même, deux doses de 200 000 UI doivent être administrées aux mères en post partum immédiat (dans
les 8 semaines qui suivent l’accouchement) d’eau moins 24 heures d’intervalle.

14 – 2 - Technique d’administration des capsules de vitamine A


 Vérifier le dosage de la capsule et l’âge de l’enfant ;
 Pour les mères vérifier la date de l’accouchement et la date de l’administration de la dernière dose
de la vitamine A ;
 Couper avec les ciseaux l’extrémité étroite de la capsule et verser les gouttes dans la bouche de
l’enfant. Pour les mères, leur demander d’avaler les capsules en votre présence ;
 Ne pas demander à un enfant d’avaler la capsule ;
 Ne pas donner à la mère la capsule à emporter ;
 A chaque nouvel arrivage de stock de vitamine A, compter le nombre de gouttes contenues dans
la capsule échantillon ;
 Donner la moitié ou le quart de ce nombre de gouttes selon les besoins de l’enfant ;
 Ecrire la date de supplémentation en vitamine A dans le carnet de santé de l’enfant et celle de la
mère ;
 Marquer dans le registre de consultations les enfants et les mères qui ont reçu la vitamine A.
Construire le tableau de suivi mensuel / trimestriel / annuel de vit O, vit A 1, vit A 2 de la même
manière que les tableaux de vaccination ;
 Faire les rapports de distribution de la vitamine A aux mères (vit. A 0, la première dose de vit. A
donnée aux enfants (vit A 1) ainsi que la seconde dose (vit A 2 avec les rapports périodiques de la
vaccination) ;

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 Donner à la mère la prochaine supplémentation en vitamine A et l’encourager pour terminer la
série de vaccination
 S’approvisionner en même temps que les vaccins et le matériel PEV.

Tableau : Doses de vitamine A

Population cible et Posologie Voie d’administration observations


quand
Enfants 6 – 11 mois 100 000 UI Orale Administrer au même
moment que le RR et le
VAA

Enfant de 12 – 59 mois 200 000 UI orale

Mères ayant accouché 200 000 UI (2 doses à orale Administrer tout de


(dans les 8 semaines au moins 24 heures suite après
qui suivent) d’intervalle) l’accouchement ou
pendant le premier
mois

N.B : Ne pas administrer des capsules de vitamine A à la mère au-delà de 8 semaines après
l’accouchement, car la vitamine A a un effet tératogène sur le foetus si entre temps la femme devient
enceinte.

14 – 3 - La conservation de la vitamine A
La durée de conservation de la vitamine A est de 2 ans à l’abri du soleil, dans un endroit frais.
Si les capsules sont conservées au réfrigérateur, l’enveloppe durcit (donc les sortir quelques heures avant
utilisation).
Si elles sont conservées dans un endroit trop chaud, les enveloppes risquent se coller. Ne pas congeler.
15- LA GESTION DES ACTIVITES VACCINALES

15-1- La planification des séances de vaccination :


C’est un processus continu, cyclique et dynamique, faisant intervenir tous les acteurs du niveau du
système de santé concerné (équipe de santé, communauté et partenaires d’appui) et qui part de l’analyse
de situation à la budgétisation des activités planifiées en passant par la détermination des priorités et la
fixation des objectifs.
 Faire une analyse de la situation de départ (étude de la communauté) ;
 Décrire le ou les types de vaccins en vigueur en montrant pourquoi il est important de le faire ;
 Définir les objectifs à atteindre ;
 Préciser les lieux où vont se dérouler les activités et quand elles auront lieu ;
 Préciser la population cible ;
 Inventorier toutes les ressources nécessaires à la réalisation de ces activités vaccinales ;
 Choisir la (les) stratégie(s) appropriée(s) aux différentes activités.

15-2- Estimation des besoins de vaccins et en vitamine A


Il existe trois méthodes pour estimer les besoins :

15 – 2 - 1- La méthode basée sur 5 indicateurs : c’est la plus utilisée


 La taille de la population cible ;
 L’objectif de couverture vaccinale souhaitée ;
 Le calendrier de vaccination en vigueur ;
 Les coefficients de perte définis ou calculés ;

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 Le stock de sécurité.

Tableau : Estimation des besoins en vaccins et en vitamine A en fonction des cinq indicateurs.

vaccins Group Popu Object Nombr Taux de Facteur Besoin Stock Quan
e cible lation if CV e de perte multipli brut en de tité
cible % doses cateur vaccin sécurité nécessai
re
A B C D E F G H I J
BCG 0-11 4 ,1% de 80% 1 50% 2 C*D*E*G 25% H+I
mois la pop
PENTA 0-11 4,1% de 80% 3 25% 1,33 25%
mois la pop
VPO 0-11 4,1% de 80% 4 25% 1,33 25%
mois la pop
RR 0-15 4,1% de 80% 2 25% 1,33 25%
mois la pop
VAA 0-11 4,1% de 80% 1 25% 1,33 25%
mois la pop
Td Fem. 5% de la 80% 3 25% 1,33 25%
Encei pop
VIT A 6 – 11 2% de la 80% 1 10% 1,11 25%
100000 mois pop
VIT A Fem- 4% de la 80% 2 10% 1,11 25%
200000 post pop
partum
Enfants de 0-11 mois = 4,1 % de la population totale.
Les femmes enceintes = 5 % de la population totale.
Coefficient de perte ou facteur multiplicateur = 100 / (100 -Taux de perte) ou 1 / (1- taux de perte).
Taux de perte en décimale.
Besoins en vaccins = population cible x objectif / 100 x nombre de doses x coefficient de perte.
Stock de sécurité = 25% de besoins bruts en vaccin plus stock de sécurité.

N.B : Lorsque les données sur les taux de perte sont disponibles, calculer d’une manière plus précise le
coefficient de perte ou le facteur multiplicateur pour les commandes de vaccin suivant la formule suivante :
Coefficient de perte (CP) = 1 / 1- taux de perte.

Exemple : Si le taux de perte estimé pour le VPO est de 25% (0,25 en décimales)
Le calcul du coefficient de perte est de : 1 / (1-0,25) = 1 / 0,75 =1,33.
Il faudrait multiplier le besoin brut en vaccins (population cible x objectif x nombre de doses) par 1,33 afin
de commander suffisamment de vaccin pour compenser les pertes éventuelles de 25% ; ensuite,
additionner les 25% de ce besoin calculé (qui est stock de sécurité) pour avoir la quantité de vaccins
nécessaires pour une période donnée.

Exemple de calcul des besoins en vaccins et vitamine A :


L’aire de santé de NYETE dessert une population de 15000 habitants. Calculons le besoin annuel en
vaccins du PEV de cette formation en sachant que l’objectif est de vacciner 80% des enfants de 0-11 mois
et les femmes enceintes.
 
15 – 2 – 2 - Méthode sur la consommation de l’année précédente

19
Il s’agit de faire avec une majoration de 10 à 25% des besoins estimés par antigène pour la prévision de
l’année considérée par rapport à la consommation de l’année précédente (Méthode à utiliser uniquement
par le niveau central)

15 – 2 – 3 - Méthode basée sur les services


Cette nouvelle approche recommandée par l’OMS et l’UNICEF essentiellement basée sur les services
repose sur le calcul du nombre de flacons nécessaires en fonction du nombre de fois où le flacon de vaccin
devra être ouvert pour une séance.
Le principe intègre les paramètres tels que la fréquence des sessions de vaccination et le nombre de
flacons ouverts à chaque séance, en tenant compte de la nouvelle politique de réutilisation des flacons
entamés.
Au niveau périphérique, il est prévu d’assoupir les modalités de calcul des besoins en vaccins ; en se
basant sur la nouvelle méthode recommandée par l’OMS et l’UNICEF et basée sur les services disponibles
pour la réalisation des vaccinations, les besoins en vaccin peuvent être estimés en fonction du nombre des
séances prévues.
Données nécessaires aux différents niveaux (national, provincial, district) :
 Taille de la population cible ;
 Taux de couverture que l’on souhaite atteindre ;
 Nombre de points de vaccination ;
 Nombre moyen de séances de vaccination par semaine de la formation ou des différents points
de vaccination ;
 Nombre de semaines ouvrables par an.

INDICATEURS
(pentavalent 1 ─ pentavalent 3)
Taux d’abandon ═ X 100
pentavalent1

 Enfant complètement vacciné : Tout enfant ayant reçu tous ses vaccins (le BCG, les 3 doses de
PENTA, les 4 doses de polio et de RR).
 Enfant correctement vacciné : Tout enfant ayant reçu tous ses vaccins (le BCG, les 3 doses de
PENTA, les 3 doses de polio et de RR). en respectant l’intervalle entre les doses.

Nombre de vaccinés cibles


Taux de couverture par antigène = X 100
Population cible

% de temps de bon fonctionnement d’un appareil producteur de froid =

Nbre de ½ j d’1 période déterminée – nbre de ½ j de mvais fonct&


X 100
Nombre de jours considérés

N.B : la température doit être prise deux fois par jour.

Taux de disponibilité en source d’énergie =

Nombre de jours considérés – nombre de jours sans source dans la période


X 100
Nombre de jours considérés

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Ratio de péremption : Quantité périmé / Quantité non périmée

Quantité utilisée – Nombre vaccinés


Taux de perte =
Quantité utilisée X 100

Taux de disponibilité en vaccins, vitamine A =

Nbre de jrs de la période ─ nbre cumulée des jrs de rupture de stock


X 100
Nombre de jours de la période

% de FS avec système de collecte et de destruction du matériel d’injection =


Nbre de FS avec système de collecte et destruction / Nombre total des FS X 100

Pourcentage de formations sanitaires utilisant les seringues autobloquantes :

Nombre de FS utilisant les seringues autobloquantes


X 100
Nombre total de formations sanitaires

15 -5- Organisation d’une séance de vaccination

15 – 5 - 1- Contacter la communauté
 Identifier des alliés dans la communauté, si existence des COSA (Comité de Santé de l’aire de
Santé) et œuvrer en étroite collaboration avec ces COSA et les associations de femmes ou les
élites locales ;
 Faire une visite de courtoisie aux chefs du village et leur expliquer votre programme plusieurs
visites sont parfois nécessaires pour obtenir une réponse nette ;
 Pour l’Agent de santé : souvenez vous que vous êtes indispensables, la communauté vous connaît
et vous fait confiance ;
 Pour le Superviseur : vous pouvez parfois accompagner l’agent de santé, lors de sa première
visite à la communauté et l’aider à expliquer les principaux aspects du programme et surtout la
notion de partenariat en vue de la participation communautaire effective à vos activités ;
 Fixer avec la communauté le jour, l’heure et le lieu qui convient le mieux pour la séance de
vaccination ;
 Etablir le calendrier de stratégie avancée avec les responsables de la communauté et s’assurer
de sa diffusion dans l’aire de santé.

15 – 5 – 2 - Préparation du lieu choisi pour la vaccination

Site Vaccination Petite séance de vaccination


1 trieur examinateur 1 trieur examinateur vaccinateur
Personnel 1 vaccinateur 1 mobilisateur
1 mobilisateur
16 - LA SURVEILLANCE INTERGREE DES MALADIES CIBLES DU PEV ET RIPOSTE
La surveillance est la collecte, le traitement, l’analyse et la diffusion des formations relatives aux maladies,. Elle
permet de mesurer les changements sur la mortalité et la morbidité (nombre de cas) et de proposer des mesures de
luttes appropriées.

1- Définition des cas :

21
Rougeole : Toute personne atteint de fièvre et d’éruption cutanée maculo papuleuse, (non vésiculaire) généralisée et
de toux, rhume, coryza ou conjonctivite (yeux rouges) ou toute personne chez qui un clinicien suspecte la rougeole.
Le diagnostic de laboratoire se fait par isolement du virus de la rougeole ou augmentation d’anticorps au moins 4 fois
ou présence d’anticorps spécifique de la rougeole.
Coqueluche : Tout cas avec toux de durée supérieur ou égale à 2 semaines avec au moins l’un des signes suivants :
paroxysme de toux, stridor inspiratoire, avec chant de coq, vomissements après toux sans autre cause apparente.
Le diagnostic de laboratoire se fait par isolement de Bordetella pertussis ou polymérase Chain réaction (PCR)
positive.
Tétanos néonatal : Tout nouveau né ayant été crié normalement les deux premiers jours de vie et qui entre le 3 e et le
28e jour de vie ne peut téter normalement, devient raide et/ou a des convulsions.
Diphtérie : C’est une maladie caractérisée par une laryngite, une pharyngite ou une amygdalite et une membrane
(fausse membrane) adhérente au niveau des amygdales, pharynx et ou nez. Le diagnostic de laboratoire se fait par
l’isolement de coryne bactérium diphteriae du sang ou d’augmentation d’anticorps dans le sang d’au moins 4 fois en
dehors de toute administration de sérum.
Poliomyélite (PFA) : Tout enfant de moins de quinze ans atteint de PFA ou une personne de n’importe quel âge
chez qui le clinicien suspecte la polio. Tout cas de faible brusque des membres sans histoire de traumatisme, avec
isolement du poliovirus sauvage dans les selles.

Tuberculose : Tout cas de toux persistante de plus de 15 jours et une altération générale confirmée par la
découverte des BAAR au laboratoire dans les crachats.
Fièvre jaune : Toute personne atteint d’un brusque accès de fièvre, d’installation subite suivie dans les 2 semaines
d’ictères. Le diagnostic de laboratoire se fait par l’isolement du virus ou présence d’IgM spécifique ou augmentation
d’IgG sériques d’au moins 4 fois ou PCR positive ou confirmation anatomopathologique.

Hépatite virale B : Toute personne (surtout l’adulte jeune) qui présente des signes d’hépatite d’origine non alcoolique
(altération de l’état général, faiblesse, manque d’appétit douleurs abdominales, jaunisse et urines foncées, œdème
des membres inférieurs est susceptible de faire une hépatite virale ? Il existe des porteurs sains. Le diagnostic de
certitude se fait au laboratoire par dosage des antigènes HbS

2- Organisation du système de surveillance


Le système de surveillance au Cameroun comporte 3 voies :
 La surveillance de routine ;
 La surveillance hebdomadaire des maladies à potentiel épidémique ;
 La surveillance active.
2-1- La surveillance de routine
La surveillance de routine concerne la déclaration de routine des cas avec notification mensuelle.
Deux outils sont utilisés : le rapport mensuel du PEV transmis et analysé au PEV et le RMA (rapport mensuel
d’activités) transmis et analysé à la DEPI. L’on devra s’assurer que les données transmises aux deux sources sont
concordantes. Ces deux rapports devront être transmis à chaque niveau de la pyramide sanitaire.
Centre de santé district : au plus tard le 5 du mois suivant
District de santé Région : au plus tard le 10 du mois suivant
Région central ; au plus tard le 15 du mois suivant
(Système régional et rapports de districts, plus fiche de promptitude complétude).

2-2 La surveillance hebdomadaire

Il s’agit de la notification hebdomadaire des maladies à potentiel épidémiologique permettant d’agir rapidement. Les
fiches sont également transmises selon un calendrier hebdomadaire précis aux différents niveaux :
Centre de santé District de santé : le lundi de la semaine suivante
District de santé province : le mercredi de la semaine suivante
Province Niveau central : le vendredi de la semaine suivante

2 - 3 - La surveillance active :
La surveillance active est un système qui consiste à aller chercher l’information par des visites régulières dans les
sanitaires et dans la communauté. Ces visites ont objectifs de passer en revue les registres pour la recherche des
cas non déclarés qui ont échappé aux deux types de surveillances ci-dessus.

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Ce type de surveillance a été développé depuis 1998 comme un élément clé de la surveillance PFA pour
l’éradication de la polio. Elle est maintenant étendue à la surveillance active de la rougeole, du tétanos néonatal, de
la fièvre jaune et de la méningite etc.
3- Riposte aux flambées épidémiologiques
C’est un ensemble de mesures d’urgences à mettre en œuvre à titre de réaction immédiate à une poussée
épidémique.
C’est une campagne de ratissage qui consiste à administrer le VPO en 2 tours à tous les enfants de 0 - 59 mois
habitant le même village que le cas y compris les villages avoisinants.
La décision d’organiser la mise en œuvre des actions de riposte incombe au service de santé de district et doivent
être planifiées avec l’aide de la région et/ou du niveau central.
Pour être appropriée, la riposte aux épidémies doit être :
- Suffisamment rapide pour limiter ou empêcher l’extension de la maladie au sein de la
population ;
- Suffisamment étendue pour couvrir toute la zone à risque ;
- Suffisamment exhaustive pour protéger toute la population cible à risque.

En cas de paralysie flasque Aigue (PFA)

1. Prélever 2 échantillons de selles du malade à 24 heures d’intervalle et les conserver à + 4°c ;


2. Remplir de façon précise la fiche de renseignement relative au malade (Etat civil, statut vaccinal etc.) ;
3. Prévenir la personne focale au niveau du district ou de la délégation régionale ;
4. Envoyer les prélèvements de selles dans les conditions adéquates (chaîne de froid inversée)
5. Adresser le malade à une structure spécialisée (confirmation clinique et rééducation) ;
6. Remplir correctement et complètement le formulaire d’enquête PFA
7. Transporter les échantillons au Centre Pasteur du Cameroun dans les 72 h après la collecte de la
deuxième selle.
8. Faire un examen clinique de suivi du malade 60 jours à partir de la date de début de la paralysie ;
En cas de Tétanos Maternel et Néonatal (MTN)

1- Référer et notifier le cas ;


2- Investiguer le cas (remplir le formulaire cas par cas) ;
3- Vérifier l’état vaccinal de la mère ;
4- Déterminer le nombre de cas dans la zone (nombre de décès avant 28 jours) ;
5- Vérifier les conditions d’accouchement ;
6- La réaction face aux cas consiste à :
- Faire l’IEC ;
- Créer les conditions d’accouchement propres et soins du cordon (personnel de santé,
accoucheuses traditionnelles etc.)
- Vacciner les femmes en âges de procréer en commençant par la mère du cas.
7- Eléments de décision :
1er cas de Taux de Mortalité Néonatal (TMN).
Riposte : Approche à haut risque = vacciner par VAT en 3 tours espacés de 4 semaines toutes les femmes enceintes
habitant le même village que le cas de TMN ou le voisinage direct.
2ème cas de rougeole :
Elément de décision : Flambée de cas confirmés comme épidémie (le nombre de cas actuel dépasse celui que l’on a
eu à la même période les années antérieures et dans la même localité).
Riposte :
1- Circonscrire les zones concernées par l’épidémie, par la vaccination du village avoisinant ;
2- Faire intervenir les communautés dans la surveillance épidémiologique ;
3- Notifier tous les cas en remplissant le line listing des cas ;
4- Ne pas vacciner les enfants du village où l’épidémie s’est déclenchée (tous les enfants sont en phase
d’incubation) ;
5- En cas d’épidémie le calendrier vaccinal est parfois modifié, les enfants de 6 mois peuvent être vaccinés
avec une revaccination obligatoire à l’âge de11 mois ;
6- Vacciner par le vaccin antirougeoleux tous les enfants de la tranche d’âge la plus touchée dans les
communautés environnantes où des cas ne sont pas encore survenus et où il y a très peu de cas
7- Ne pas oublier de donner la vitamine A selon le tableau ci-dessous :

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Age Immédiatement Jour suivant Couleur des capsules
<6 mois 50 000 UI 50 000 UI Blanche
6-11 mois 100 00 UI 100 000 UI Bleue
>12 mois 200 000 UI 200 000 UI Rougeole
En cas des autres maladies à potentiel épidémique :
Les éléments de décision dépendent de la maladie concernée ?
 Méningite cérébro-spinale (MCS) : 15 cas pour 100 000 habitants en zone endémique et 5 cas pour
100 000 habitants en zone endémique 2 semaines consécutives ;
 Fièvre hémorragique : 1 cas
 Choléra : 1 cas
 Fièvre jaune : 1 cas
17- LA COMMUNICATION / MOBILISATION SOCIALE / MARKETING POUR LE PEV
Définition : La mobilisation sociale / Marketing est une stratégie du PEV, elle permet de :
 Mobiliser les ressources (humaines, matérielles etc.) en faveur du PEV ;
 Susciter l’adhésion et l’engagement des décideurs ;
 Encourager les différents acteurs du développement à s’impliquer dans les activités du PEV.
La communication / mobilisation sociale est une stratégie fondamentale pour le succès du PEV.
Elle vise non seulement à dissiper tous les mythes et doutes qui entourent la vaccination, mais aussi aide à faire
comprendre l’importance de la vaccination et surtout à maintenir de manière permanente le dialogue constant entre
les services de vaccination, les communautés bénéficiaires et les autorités (administratives, politiques, religieuses,
traditionnelles).
But :
Informer, sensibiliser et motiver les bénéficiaires du PEV à augmenter et maintenir la demande vaccinale.
La communauté général doit être informée des méfaits de s maladies, de l’efficacité, des vaccinations, de l’absence
de contre indication, du calendrier vaccinal, des populations auxquelles le vaccin est destiné et des jours pendant
lesquels la vaccination est disponible.
Les familles des enfants vaccinés doivent :
 Connaître le calendrier et la nécessité de revenir plusieurs fois ;
 Etre informées des suites normales de la vaccination ;
 De la date de la prochaine vaccination ;
 Apporter le carnet de vaccination à chaque consultation.
Les autorités traditionnelles et administratives devraient être au courant du programme de vaccination et de
l’importance donnée par l’Etat aux activités de prévention, pour informer les familles au moment des déclarations de
naissance.
Les comités de santé transmettent les informations sur les vaccinations, aident à l’enregistrement des enfants à
vacciner, au recensement des enfants non vaccinés, rappellent les dates de vaccination et aident à aller chercher les
vaccins.
Le personnel informe le public et met à leur disposition affiches et message. Il assure la continuité de la mobilisation
sociale et communique les résultats des activités. Plusieurs moyens peuvent être utilisés pour faire connaître les
informations sur la vaccination : les annonces radio, les messages adressés aux mères et aux chefs de quartier, les
églises, les associations, etc.
Résultats attendus :
- Réduction des abandons ;
- Vaccinations des enfants difficiles à atteindre ;
- Augmentation de la couverture vaccinale.
Stratégie de communication
- Le plaidoyer ;
- La mobilisation sociale ;
- La communication pour le changement de comportement, ou pour l’adoption de
comportements responsables ;
- Le marketing social ;
- Le renforcement des capacités des acteurs en communication.

Important : Tout plan de communication pour le P.E.V doit comporter des activités relatives à chacune des stratégies
ci-dessus :

 Les principaux canaux de communication :

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- Les canaux de communication de masse (radio, télévision, presse) ;
- Les canaux interpersonnels et traditionnels (chefs traditionnels, griots, membres des COSA
etc.).

 Elaboration / production des messages et matériels éducatifs


Elle est basée sur l’identification des comportements à problèmes parmi le public cible et les comportements à
promouvoir auprès de ce public.

Ce matériel comporte :
- Supports imprimés ;
- Supports audio visuels ;
- Supports sonores.
 La production de ce matériel passe par les étapes suivantes :
- Une étude des comportements des prestataires et des bénéficiaires ;
- L’élaboration d’un plan de communication ;
- Le développement des messages ;
- Le pré test des messages ;
- La révision ;
- La validation des messages ;
- La production.
 Les types de messages
- Les messages d’annonce ;
- Les messages pour le changement de comportement (sensibilisation).
Qualité d’un bon message.
- Clair ;
- Concis ;
- Précis ;
- Adapté.

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