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Limites et Propriétés des Fonctions ln et exp

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DERNIÈRE IMPRESSION LE 26 octobre 2022 à 8:52

Rappels sur la fonction exponentielle


Fonction logarithme népérien

Table des matières

1 Rappels sur la fonction exponentielle 2


1.1 Définition et propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2 Limites . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.3 Courbe représentative . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.4 Des limites de référence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3

2 Fonction logarithme népérien 4


2.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.2 Représentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.3 Variation de la fonction logarithme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5

3 Propriétés algébriques de la fonction ln 6


3.1 Relation fonctionnelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
3.2 Quotient, inverse, racine carrée et puissance . . . . . . . . . . . . . . 6

4 Étude de la fonction ln 7
4.1 Dérivée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
4.2 Limite en 0 et en l’infini . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
4.3 Tableau de variation et courbe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
4.4 Des limites de référence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
4.5 Dérivée de la fonction ln u . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
4.6 Étude d’une fonction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10

5 Le logarithme décimal 11
5.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
5.2 Applications . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
5.2.1 Nombre de chiffres dans l’écriture décimale . . . . . . . . . 12
5.2.2 En chimie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
5.2.3 En acoustique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13

PAUL MILAN 1 TERMINALE MATHS SPÉ


1 RAPPELS SUR LA FONCTION EXPONENTIELLE

1 Rappels sur la fonction exponentielle


1.1 Définition et propriétés

Définition 1 : La fonction exponentielle, notée exp, est l’unique fonction déri-


vable sur R égale à sa dérivée et vérifiant : exp(0) = 1.

Remarque : En admettant l’existence d’une telle fonction, on montre l’unicité en


montrant que la fonction exp ne s’annule pas sur R. (cf cours première spé)

Théorème 1 : Propriétés
• Relation fonctionnelle : ∀ a, b ∈ R, exp( a + b) = exp( a) × exp(b).
• Positivité : ∀ x ∈ R, exp( x ) > 0
• Monotonie : La fonction exp est croissante sur R
• Notation d’Euler : On pose exp( x ) = e x avec e = exp(1) ≈ 2, 718
1 ea
∀ a, b ∈ R : e a+b = e a eb ; e−a = a ; e a−b = b ; ena = (e a )n , n ∈ N
e e

Remarque : La relation fonctionnelle pourrait servir de définition à la fonction


exponentielle : « unique fonction qui prend la valeur 1 en 0 et qui transforme une
somme en produit ».

Algorithme : On obtient une approximation def e ( p ) :


de e par l’approximation affine de l’exponen- e=1
f o r i in range ( i n t (1/p ) ) :
tielle en a : e a+ p ≈ e a (1 + p) où p est le pas.
e=e ∗(1+p )
e(0.000 1) renvoie 2,718 return e

Théorème 2 : Équation et inéquation


• De la monotonie de la fonction exp, on a : e a = eb ⇔ a = b
• De la croissance de la fonction exp, on a : e a > eb ⇔ a > b

2 +3
• Résoudre dans R : e2x = e7x
2 +3 monotonie
e2x = e7x ⇔ 2x2 + 3 = 7x
2x2 − 7x + 3 = 0 ⇔
 
2 7+5 7−5 1 1
∆ = 25 = 5 , d’où x1 = = 3 ou x2 = = soit S = ; 3
4 4 2 2
• Résoudre dans R : e3x 6 e x+6
expր
e3x 6 e x+6 ⇔ 3x 6 x + 6 ⇔ 2x 6 6 ⇔ x 6 3 soit S =] − ∞ ; 3]

PAUL MILAN 2 TERMINALE MATHS SPÉ


1.2 L IMITES

1.2 Limites

Théorème 3 : On a : lim e x = +∞ et lim e x = 0


x →+∞ x →−∞

Démonstration : Soit la fonction f suivante : f ( x ) = e x − x.


f est dérivable sur R : f ′ ( x ) = e x − 1, et de la croissance de la fonction exp
f ′ ( x ) > 0 ⇔ x > 0 et f ′ ( x ) < 0 ⇔ x < 0
On obtient le tableau de variations suivant : x −∞ 0 +∞
Du tableau de variation on en déduit que : f ′ (x) − 0 +
∀ x ∈ R, f ( x ) > 0 donc ex >x
f (x)
lim x = +∞, par comparaison : lim e x = +∞. 1
x →+∞ x →+∞

1
En −∞, on pose X = − x, d’où : lim e x = lim e−X = lim = 0.
x →−∞ X →+∞ X →+∞ e X

1.3 Courbe représentative


D’après les résultats obtenus, on a le tableau de variation et la courbe suivante :

4 T1
x −∞ 0 1 +∞
ex + 3
e T0
+∞
ex e
1 2
0

T0 : y = x + 1 1
(
y = ex y = ex
T1 :
passe par l’origine −3 −2 −1 O 1 2

1.4 Des limites de référence

ex − 1
Théorème 4 : On a : lim =1
x →0 x

Démonstration : Découle de la définition de la dérivée en 0 de exp.


e x − e0
lim = exp′ (0) = exp(0) = 1
x →0 x

Théorème 5 : Croissance comparée


ex
∀n ∈ N, lim = +∞ et lim x n e x = 0
x →+∞ xn x →−∞

PAUL MILAN 3 TERMINALE MATHS SPÉ


2 FONCTION LOGARITHME NÉPÉRIEN

Démonstration : On a montré au paragraphe 1.2 que : ∀ x ∈ R, e x > x.


x
Pour x > 0, on pose X = , la fonction puissance étant croissante sur R + :
n+1
 x  n +1
X
x x ↑ n +1 x n +1 x x n +1
e >X ⇒ e n + 1 > ⇒ e n +1 > ⇒ e >
n+1 ( n + 1 ) n +1 ( n + 1 ) n +1
ex x x
On divise par x n > 0, > or lim = +∞.
x n ( n + 1 ) n +1 x →+∞ ( n + 1)n+1

ex
Par comparaison, on en déduit que : lim = +∞.
x →+∞ xn

Pour la deuxième limite, on pose X = − x, d’où :


n x n −X Xn n
lim x e = lim (− X ) e = lim (−1) × X = 0
x →−∞ X →+∞ X →+∞ e

Remarque : : On retiendra que : « en l’infini, e x l’emporte sur x n ».

2 Fonction logarithme népérien


Avant propos
La création de la fonction logarithme népérien est, à l’origine, antérieure à la
fonction exponentielle bien que dans notre progression elle suive l’étude de la
fonction exponentielle. La fonction logarithme a été créée par un drapier écos-
sais du XVIIe siècle. Ce drapier, Néper, cherche une fonction pour simplifier les
longs calculs des astronomes, des navigateurs et des financiers. Il crée alors une
fonction f qui transforme le produit en somme : f ( ab) = f ( a) + f (b).

2.1 Définition

Définition 2 : On appelle fonction logarithme népérien notée ln, la fonction


définie de ]0 ; +∞[ sur R telle que : x = ey ⇔ y = ln x
On dit que la fonction ln est la fonction réciproque de la fonction exponentielle.
On a alors : ln 1 = 0 et ln e = 1 ainsi que
• ∀ x ∈ R, ln e x = x • ∀ x ∈]0 ; +∞[, e ln x = x

Remarque : Cette fonction existe car la fonction exponentielle est une fonc-
tion continue, strictement croissante à valeur dans ]0 ; +∞[, donc d’après le TVI
l’équation x = ey , d’inconnue y avec x ∈]0 ; +∞[, admet une unique solution ln x.
B Faire attention à l’ensemble de définition de ln : ]0 ; +∞[.
Démonstration : 1 = e0 donc ln 1 = 0 et e = e1 donc ln e = 1
ln y=ln x
∀y ∈ R, x = ey ⇒ ln x = ln ey ⇒ y = ln ey
exp x =ey
∀ x ∈]0 ; +∞[, y = ln x ⇒ ey = e ln x ⇒ x = e ln x
Exemple : ln e−2 = −2 et e ln 5 = 5

PAUL MILAN 4 TERMINALE MATHS SPÉ


2.2 R EPRÉSENTATION

2.2 Représentation

Théorème 6 : Les représentations de la fonction logarithme népérien et de la


fonction exponentielle sont symétriques par rapport à la droite d’équation y = x.

Démonstration : Soit Cln et Cexp les courbes respectives des fonctions ln et exp.
Soit x ∈]0; +∞[ et y ∈ R
M( x ; y) ∈ Cln , donc y = ln x soit x = ey , d’où M’(y ; x ) ∈ Cexp .
Cln et Cexp sont donc symétriques par rapport à la droite d’équation y = x.

Cexp
y=x

M’
x b

y b
Cln
1 M

O 1 y e x

2.3 Variation de la fonction logarithme

Théorème 7 : La fonction ln est strictement croissante sur ]0 ; +∞[

Démonstration : Soit a, b ∈]0 ; +∞[ et a < b alors on peut écrire :


a<b ⇔ eln a < eln b
comme la fonction exponentielle est strictement croissante, on a : ln a < ln b
La fonction logarithme est donc strictement croissante.

Propriété 1 : Soit a et b deux réels strictement positifs


• De la monotonie de la fonction ln, on a : ln a = ln b ⇔ a = b
• De la croissance de la fonction ln, on a : ln a > ln b ⇔ a > b

Remarque : Ces propriétés permettent de résoudre équations et inéquations. On


veillera à déterminer les conditions de validité de l’équation ou de l’inéquation.

PAUL MILAN 5 TERMINALE MATHS SPÉ


3 PROPRIÉTÉS ALGÉBRIQUES DE LA FONCTION LN

Exemples :
• Résoudre ln(2 − 2x ) = 1.
Validité : 2 − 2x > 0 ⇔ x < 1 donc D f =] − ∞ ; 1[
2−e
x ∈ D f , ln(2 − 2x ) = 1 ⇔ ln(2 − 2x ) = ln e ⇔ 2 − 2x = e ⇔ x =
2
 
2−e 2−e
< 0 ∈ D f donc S =
2 2
• Résoudre ln(2x + 1) 6 −1
 
1 1
Validité : 2x + 1 > 0 ⇔ x > − donc D f = − ; +∞
2 2
−1
x ∈ D f , ln(2x + 1) < −1 ⇔ ln(2x + 1) 6 ln e ⇔ 2x + 1 6 e−1 ⇔
e −1 − 1 × e 1−e
x6 ⇔ x6 ≈ −0, 32
2 2e
1 1−e

2 2e  
+∞ 1 1−e
] b
]
b
S= − ;
S Df 2 2e

3 Propriétés algébriques de la fonction ln


3.1 Relation fonctionnelle

Théorème 8 : Pour tous a, b ∈]0 ; +∞[ : ln ab = ln a + ln b

Démonstration : eln a+ln b = eln a × eln b = ab = eln ab donc eln ab = eln a+ln b .
De la monotonie de la fonction exp : ln ab = ln a + ln b.
Remarque : Cette propriété est à l’origine de la fonction logarithme.
Exemple : ln 6 = ln(2 × 3) = ln 2 + ln 3

3.2 Quotient, inverse, racine carrée et puissance

Théorème 9 : Pour tous a, b ∈]0 ; +∞[, on a :


a 1 √ 1
• ln = ln a − ln b • ln = − ln b • ln a= ln a
b b 2
• ln an = n ln a avec n ∈ N

√ 1 √ 1
Remarque : On peut considérer que a = a 2 car ln a= ln a
2
Démonstration : De la monotonie de l’exponentielle :
a a eln a a
• eln b = = ln b = eln a−ln b ⇒ ln = ln a − ln b
b e b

PAUL MILAN 6 TERMINALE MATHS SPÉ


1
• Pour a = 1 on a alors ln = ln 1 − ln b = − ln b
√ √ b
• De a = a × a donc d’après la relation fonctionnelle, on a :
√ √ √ √ 1
ln a = ln a + ln a = 2 ln a d’où ln a = ln a
2
• Par récurrence à l’aide de la relation fonctionnelle : ln an = n ln a.
Exemples : Voici 3 exemples d’utilisation de ces propriétés.

• ln 50 = ln(2 × 52 ) = ln 2 + ln 52 = ln 2 + 2 ln 5
√ 1 1 1 1
• ln 12 = ln 12 = ln(22 × 3) = (2 ln 2 + ln 3) = ln 2 + ln 3
2 2 2 2
• Déterminer l’entier n tel que 2n > 10 000
De la croissance de la fonction ln : ln 2n > ln 104 ⇔ n ln 2 > 4 ln 10
4 ln 10 4 ln 10
On obtient alors : n > or ≃ 13.29 donc n > 14
ln 2 ln 2
√ 1
• Résoudre l’équation : ln 2x − 3 = ln(6 − x ) − ln x
2
3
 
2x − 3 > 0 x > 2
 
  
3
Validité : 6−x > 0 ⇔ x < 6 ⇒ Df = 2 ; 6
 
 x>0 

x>0
√ 1 ×2
x ∈ D f , ln 2x − 3 = ln(6 − x ) − ln x ⇔ ln(2x − 3) = 2 ln(6 − x ) − ln x ⇔
2
ln x + ln(2x − 3) = 2 ln(6 − x ) ⇔ ln[ x (2x − 3)] = ln[(6 − x )2 ] ⇔
x (2x − 3) = (6 − x )2 ⇔ 2x2 − 3x = x2 − 12x + 36 ⇔ x2 + 9x − 36 = 0
−9 + 15 −9 − 15
∆ = 225 = 152 d’où x1 = =3 ∈ Df ou x2 = = −12 ∈
/ Df
2 2
on conclut par : S = {3}

4 Étude de la fonction ln
4.1 Dérivée

1
Théorème 10 : La fonction ln est dérivable sur ]0; +∞[ et : (ln x )′ =
x

Démonstration : On admet que la fonction ln est dérivable sur ]0; +∞[


Soit la fonction f définie sur ]0 ; +∞[ par : f ( x ) = e ln x ou f ( x ) = x
f est dérivable comme composée de fonctions dérivables :
f ′ ( x ) = ln′ x × e ln x = x ln′ x
f ′ (x) = 1
ou
1
On a donc x ln′ x = 1 ⇔ ln′ x =
x

PAUL MILAN 7 TERMINALE MATHS SPÉ


4 ÉTUDE DE LA FONCTION LN

4.2 Limite en 0 et en l’infini

Théorème 11 : On a : lim ln x = +∞ et lim ln x = −∞


x →+∞ x →0+

Démonstration :

• Pour montrer la limite en +∞, on revient à la définition :


expր
Soit M > 0 : ln x > M ⇔ x > e M . On a alors :
Tout intervalle ] M ; +∞[ contient toute les valeur de ln x si x ∈]e M ; +∞[.
Conclusion : lim ln x = +∞.
x →+∞

1
• En 0+ , on pose X = , d’où si x → 0+ alors X → +∞. On obtient alors :
x
1
lim ln x = lim ln = lim − ln X = −∞
x →0+ X →+∞ X X →+∞

4.3 Tableau de variation et courbe


D’après les résultats obtenus, on a le tableau de variation et la courbe suivante :

x 0 1 e +∞ T1 Te
1 2
+ y = ln x
x 1
+∞
ln x 1
−∞ 0 O 1 2 e3 4 5 6 7

 −1
y = 1 x
−2
T1 : y = x − 1 Te : e
passe par l’origine

−3

4.4 Des limites de référence

ln(1 + x )
Théorème 12 : On a : lim =1
x →0 x

Démonstration : Cela découle de la dérivée de ln en x = 1 :



′ 1
(ln) (1) = = 1


ln(1 + h)

1
lim =1
′ ln(1 + h) − ln 1 ln(1 + h)  h →0 h
(ln) (1) = lim = lim 

h →0 h h →0 h

PAUL MILAN 8 TERMINALE MATHS SPÉ


4.5 D ÉRIVÉE DE LA FONCTION LN u

Théorème 13 : Croissance comparée


ln x
∀n ∈ N ∗ , lim = 0 et lim x n ln x = 0
x →+∞ x n x →0+

Démonstration :
ex
• On revient aux limites de croissance comparée de exp : lim = +∞.
x →+∞ x
 n
x = eX
(
n X
x = e
On pose : X = ln x n ⇔ ⇔
X = n ln x  ln x = X
n
Si x → +∞ alors x n → +∞ donc par composition X = ln x n → +∞
ln x 1 X ex
D’où lim n
= lim × X = 0 car lim = +∞
x →+∞ x X →+∞ n e x →+∞ x

1 1
• En 0+ , on pose : X = ⇔ x = . Si x → 0+ alors X → +∞.
x X
1 1 ln X
D’où lim x n ln x = lim n
ln = lim − n = 0
x →0+ X →+∞ X X X →+∞ X
Remarque : On retiendra que : « en +∞ et en 0, x n l’emporte sur ln x ».

Exemple : Déterminer lim ( x − ln x )


x →+∞ 
ln x
Limite indéterminée de la forme « +∞ − ∞ ». On factorise : x − ln x = x 1 − .
x

lim x = +∞
x →+∞

 Par somme et produit, on a :
ln x ⇒ lim ( x − ln x ) = +∞
lim = 0 ( n = 1) 
 x →+∞
x →+∞ x

4.5 Dérivée de la fonction ln u

Théorème 14 : Soit une fonction u dérivable et strictement positive sur D.


u′
La fonction ln u est alors dérivable sur D et : (ln u)′ = .
u

Démonstration : Dérivée de la composition de fonction u par ln.

Remarque : Les fonctions u et ln u ont le même sens de variation.


En effet comme u > 0, (ln u)′ a le même signe que u′ .

Exemple : Déterminer la dérivée de f définie sur R par : f ( x ) = ln(1 + x2 ).


2x
f est dérivable sur R, car pour tout x ∈ R, 1 + x2 > 0 et f ′ ( x ) = .
1 + x2

PAUL MILAN 9 TERMINALE MATHS SPÉ


4 ÉTUDE DE LA FONCTION LN

4.6 Étude d’une fonction


Soit la fonction f définie sur ]0 ; +∞[ par : f ( x ) = x2 − 4x − 4 ln x

1) Étudier les limites de f en 0 et +∞


2) Déterminer f ′ ( x ) et dresser le tableau de variation de la fonction f .
3) En déduire, en se justifiant, le nombre de solutions de l’équation f ( x ) = 0.
4) À l’aide d’une calculatrice donner un encadrement à 10−3 de ces solutions.

✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏

lim x2 − 4x = 0  Par somme
1) a) Limite en 0 : x→0
+

lim −4 ln x = +∞ lim f ( x ) = +∞ x →0+


x →0+

b) Limite en +∞ : forme indéterminée « +∞ − ∞ ». On factorise par x :



lim x2 = +∞  
x →+∞ 


4 ln x

4  Par produit et somme

2
f (x) = x 1 − − 4 × 2 lim 1 − = 1
x x x →+∞ x  lim f ( x ) = +∞
 x →+∞
ln x 

lim =0  
x →+∞ x2

2) f est dérivable sur ]0 ; +∞[ comme somme de fonctions dérivables :

4 2x2 − 4x − 4 2( x2 − 2x − 2)
f ′ ( x ) = 2x − 4 − = =
x x x
x >0 √
• f ′ ( x ) = 0 ⇔ x2 − 2x − 2 = 0 , on a ∆ = 12 = (2 3)2

2+2 3 √ √
on obtient : x1 = = 1 + 3 ou x2 = 1 − 3 < 0 non retenu.
2
• signe de f ( x ) = signe de ( x2 − 2x − 2) avec x > 0
on obtient alors le tableau de variation suivant :


x 0 α1 1+ 3 α2 +∞
f ′ (x) − 0 +
+∞ +∞
f (x) 0 0
≈ −7, 48

√ √
3) Sur les intervalles I1 =]0 ; 1+ 3] et I2 = [1+ 3 ; +∞[ la fonction f est conti-
nue, strictement monotone et change de signe donc, d’après le TVI, l’équation
f ( x ) = 0 admet une unique solution α1 et α2 sur chacun de ces intervalles.

4) À l’aide de l’algorithme de dichotomie, on obtient les encadrements suivants :

0, 600 < α1 < 0, 601 et 5, 261 < α2 < 5, 262 à 10−3 près

PAUL MILAN 10 TERMINALE MATHS SPÉ


À titre indicatif, voici la courbe de la fonction f .

6
Cf
4

2

α1 1+ 3 α2
b b

O 1 2 3 4 5 6
−2

−4

−6

−7, 48
−8

5 Le logarithme décimal
Avant propos
Le logarithme décimal se prête beaucoup mieux aux calculs algébriques que le lo-
garithme népérien. C’est Henry Briggs, contrairement à Néper, qui a choisi cette
base pour établir une table de logarithmes qui jusqu’à l’apparition des calcula-
trices scientifiques au début des années 80 était la panoplie de l’étudiant scienti-
fique. Ainsi sa table de logarithmes et sa règle à calcul (basée sur les logarithmes
décimaux) en main, l’auteur de ses lignes a pu réussir son bac.
Pour l’étudiant actuel, le logarithme décimal se rencontre au physique dans des
échelles de valeurs : décibel, pH d’une solution ou la magnitude d’un séisme.
Bien que hors programme en math spé, il m’a semblé utile de rappeler quelques
points qui serviront en physique-chimie spé ainsi que quelques exemples.

5.1 Définition

Définition 3 : On appelle logarithme décimal, la fonction, notée log, définie


ln x
sur ]0; +∞[ par : log x = .
ln 10
Sa fonction réciproque est exp10 définie sur R par : exp10 ( x ) = 10x .

Remarque :
1
• > 0, donc log a les mêmes variations et les mêmes limites que ln.
ln 10
• On a : log 1 = 0 et log 10 = 1
• y = log x ⇔ x = 10y ainsi : log 101 = 1, log 102 = 2, . . ., log 10n = n
• La fonction log a les mêmes propriétés algébriques que la fonction ln.
log(2.61 × 105 ) = log 2, 61 + 5 log 10 = |{z}
5 + log 2, 61
| {z }
partie mantisse
entière

PAUL MILAN 11 TERMINALE MATHS SPÉ


5 LE LOGARITHME DÉCIMAL

1 1
• Représentation de log avec log′ x = et T1 : y = ( x − 1)
x ln 10 ln 10

2 T1
Clog
1

O 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11

−1

−2

5.2 Applications
5.2.1 Nombre de chiffres dans l’écriture décimale

Théorème 15 : Soit n un entier naturel non nul et E la fonction partie entière.


Le nombre de chiffres N de l’entier n vaut : N = E(log n) + 1

Démonstration : n > 1 est nécessairement compris entre deux puissances de 10.


Soit : 10 p 6 n < 10 p+1 avec p ∈ N. L’entier n possède alors p + 1 chiffres.
De la croissance de la fonction log, on a :

log 10 p 6 log n < log 10 p+1 ⇔ p 6 log n < p + 1

On a donc : p = E(log n), le nombre de chiffres N vaut donc : N = E(log n) + 1.


Exemple : Quel est le nombre de chiffres de 20202021 ?
log 20202012 = 2021 log 2020 ≈ 6 680,115
On en déduit alors que 20202021 possède 6 681 chiffres !

5.2.2 En chimie

Définition 4 : L’acidité d’une solution est mesurée par : pH = − log[H+ ]

• Lorsque la concentration en [H+ ] est multipliée par 10, le pH diminue de 1 :



− log 10 × [H+ ] = −(log 10 + log[H+ ]) = −1 − log[H+ ] = pH − 1

• Une étiquette d’une eau minérale indique pH = 6, 3. Calculer [H+ ].

pH = − log[H+ ] ⇔ [H+ ] = 10−pH donc [H+ ] = 10−6,3 ≈ 5 × 10−7 mol/l

PAUL MILAN 12 TERMINALE MATHS SPÉ


5.2 A PPLICATIONS

5.2.3 En acoustique

Définition 5 : Le niveau sonore L (en décibels) d’un son d’intensité I vaut :


I
L = 10 log avec I0 = 10−12 W.m−2
I0

Remarque : I0 correspond au seuil d’audibilité.


Le niveau sonore L d’une conversation normale d’intensité I = 105 I0 vaut :

L = 10 log 105 = 10 × 5 = 50 décibels

Source sonore dB Puissance Seuil

Fusée puissante 180 1018 I0

170 1017 I0

Intolérable
160 1016 I0 (douloureux)

150 1015 I0

Avion à réaction 140 1014 I0

Avion au décollage (à 30 m) 130 1013 I0

Hurlement à 20 cm de l’oreille 120


1012 I0
nuisible immédiatement
Marteau piqueur 110
1011 I0
nuisible au bout de 2 h
Cri (à 1,5 m) 100 1010 I0
Très fort
Klaxon d’une voiture 90 (nuisible au bout de 8 h)
109 I0

Sèche cheveux 80 108 I0


Bruyant
Intérieur d’une voiture 70 107 I0
Modéré
Conversation normale (à 1 m) 60 106 I0

Bureau 50 105 I0
Calme
Salle de séjour (en ville) 40 104 I0

Chambre à coucher 30
103 I0
Très calme
Studio d’enregistrement 20 102 I0

Frôlements des feuilles d’un arbre 10 10I0 à peine audible

Seuil d’audibilité 0 I0
I0 = 10−12 W.m−2

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