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PARTIE 1-Mesurage Des Distances Et Calcul Des Coordonnées

Ce document décrit plusieurs méthodes et instruments pour mesurer directement les longueurs, ainsi que les erreurs pouvant survenir lors de telles mesures. Il explique en détail le mesurage à plat, par ressauts horizontaux et au tourillon, et identifie diverses erreurs systématiques comme l'étalonnage, la dilatation, l'élasticité ou le défaut d'alignement.

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PARTIE 1-Mesurage Des Distances Et Calcul Des Coordonnées

Ce document décrit plusieurs méthodes et instruments pour mesurer directement les longueurs, ainsi que les erreurs pouvant survenir lors de telles mesures. Il explique en détail le mesurage à plat, par ressauts horizontaux et au tourillon, et identifie diverses erreurs systématiques comme l'étalonnage, la dilatation, l'élasticité ou le défaut d'alignement.

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MESURE DIRECTE DES LONGUEURS

Introduction :
Mesurer directement une longueur, c’est la comparer à une mesure étalon
que l’on porte bout à bout de fois qu’il est nécessaire
I) Les instruments de mesure directe des longueurs :
1) Le mètre ou le double mètre : ruban métallique enroulé dans un boîtier.
Il est utilisé pour la mesure de détails.
2) Le pas ou le double pas : cette méthode permet les levés de détails à de
petites échelles (1/5000 et en dessous) et vérifier si une faute n’a pas été
commise sur la mesure d’une distance.
3) Le ruban : il est en acier de longueur 20 m ou 50m.
4) La roulette : (chaîne) elle est montée dans un boîtier et d’un emploi
plus aisé. Sa longueur est de 20 à 50m.
II) Pratique de mesurage :
1) Mesurage à plat : on applique le ruban sur le sol et on mesure la
distance voulue par portée. Si le terrain est horizontal on obtient
directement la distance cherchée. Si le terrain est incliné mais de pente
uniforme on doit rendre cette distance à l’horizontale.
 Si on connaît : la distance zénithale (angle verticale : V).

L : longueur de la chaîne


V V

DHle

DHte = L * sinV

 Si on connaît la hauteur zénithale (angle d’inclinaison i) ou la pente

h
P%

L : longueur de la chaîne


Z
î

î
DHte

1
DHle = L* cosî

P = z / DHte = tg î  î  DHte = L* cosî

 Si on cannait z  DHle =

2) Mesurage par ressauts horizontaux (ou par cultellation) :


Cette méthode est utilisée lorsque le terrain est très irrégulier. On opère
par portées horizontales (1portée ou fraction de portée). L’extrémité avant est
projetée verticalement au sol à laide d’un fil à plomb. Le chaînage se fait de
haut en bas.
Fil à plomb
a
b

DHle= a+b+c+d

3) Mesurage au tourillon :
On opère suivant la ligne de visée et à partir du tourillon de la lunette en
mesurant l’angle Vertical ou l’angle d’inclinaison.

L
V
i DHle

DHle = L*sinV = L* cos î

2
III) Fautes et erreurs à craindre dans le mesurage direct des distances.

1) Fautes
Elles sont dues à un oubli ou une maladresse de l’opérateur.on peut citer à titre
d’exemple:
- Faute d’addition des différentes parties mesurées isolément.
- Faute de lecture dans le mauvais sens.
Les fautes sont généralement décelées soit au pas soit à l’aide d’une stadia, ou
en mettant le coté à mesurer comme coté d’un triangle.
2) Erreurs
A-Erreurs systématiques
a-Erreur d’étalonnage
L’étalonnage commercial fait initialement par le constructeur, à 20° et selon une
tension indiquée, est susceptible de variation par suite de déformations diverses
lors de l’emploi.
Soit un ruban de 20m, trop long de 2cm ; ce qui parait minime, donne un écart
de -4 m pour une longueur de 4km, ce qui ne peut être toléré.
Autres exemples :
Ruban trop long de 12mm
20m (faut) 20,012m (juste)
222,45m (faut) 222,583m (juste)
Ruban trop court de 8mm
20m (faut) 19,992m (juste)
189,65m (faut) 189,574m (juste)
Généralisons :
Pour 1 portée on commet l’erreur : e
Pour n portées on commet l’erreur : n.e
Ou :
Pour L e
D x = D.e/L  la correction est : C = -D.e/L
Avec D : longueur trouvée lors de la mesure
e : erreur d’étalonnage du ruban de L(m)

b-Erreur de dilatation due à la température


Cette erreur dépend du coefficient de dilatation du ruban, de la température au
moment du chaînage et de la longueur du ruban.
La longueur du ruban de longueur L0, à la température t est :
 L = L0 (1+.t) Avec  :Cœfficient de dilatation
Donc : Pour une portée l’erreur est e = + L0.t
Pour n portées l’erreur est x = + nL0.t
 La correction à apporter pour une portée : C = - L0.t
La correction à apporter pour n portée  : C = - nL0.t

3
Exemple I
On a chaîné une distance avec un ruban de 20m à la température de 30°, on
trouve 456,32m.Quelle est la distance réelle sachant que le coefficient de
dilatation du ruban 1/80000.
D = D0 (1+.t)  D = 456,32(1+10/80000) D = 456,377m
Exemple II
On a chaîné une distance avec le fil jaederin de 24m à la température de 17°, on
trouve 680,856m.
Quelle est la distance réelle sachant que le métal est invar (coefficient du métal
invar est :  = 1/8000000).
D = D0 (1+.t)  D = 680,856(1-3/8000000) D = 680,8557m

c-Erreur d’élasticité due aux efforts de traction


Cette erreur a pour expression :
e = T.L /E.S
T : force de traction en kg.
L : la longueur (L et e sont mesurée avec la même unité).
E : coefficient d’élasticité.
S : section en mm2 .
Exemple
T =10Kg L =20m=20000mm S =2mm2
E= 21 000kg/mm2 (coefficient d’élasticité de l’acier)
 e = 10*20000 / 21000*2 5mm
Remarque
Cette erreur est toujours positive.
d-Erreur de chaînette
Lorsqu’on opère en mode suspendu le ruban souple prend la forme d’une courbe
appelée chaînette, son expression : e = P2.L3 / 24T2
P : poids (g/m)
L : longueur du ruban (m)
T : poids tenseur en kg
Exemple
P= 17g/m L= 20m T=8kg
e = [0,017 (kg /m ).20 (m  )] / [24.82 (kg2)] = 0,0015m = 1,5mm
2 2 2 3 3

e-Erreur d’alignement
le défaut de parallélisme des portées,entraîne des erreurs de longueur toutes
positives. Ces erreurs sont dues aux effets du hasard, elles sont donc de causes
accidentelles. Cependant, le signe constant de ces erreurs a pour conséquence
qu’elles se composent en s’additionnant comme les erreurs systématiques.

4
B
L h

A D
H
C
Au lieu de mesurer AD en mesure suivant la ligne brisée ABCD.
Calculons la valeur de l’erreur pour une portée.
e = AB-AH=AB-ABcos = L (1-cos) = L.2sin2(/2)
 est généralement très petit, donc on peut le confondre avec la valeur de son
sinus
 sin  (rad)
e  L.2.(sin2)/2 = 2.L.2/4 = 2.L.h2/4L2 = h2/2L
 e = h2/2L
Exemple
Pour h = 0.2 m et L = 20 m
e = (0.2)2/2*20 = 0.04/40 = 4/4000 = 1/1000 = 0.001m
 e = 1mm
On voit donc que cette erreur est très faible,ce qui nous permet de faire les
alignements des portées à vue.
(Pour les travaux de très haute précision les alignements se font à l’aide d’un
viseur).
f-Erreur due au défaut d’horizontalité du ruban
Cette erreur semble avoir un caractère accidentel, mais en raison de son signe
toujours positif on la classe parmi les erreurs systématiques. (lorsqu’on fait une
portée sur le terrain on obtient toujours une longueur inférieure à la longueur
réelle).

D’
e
D

5
e = D-D’ = D-D.cos(i) = D(1-cos(i)) = D.2sin2(i/2)
si i est petit on aura : e = D.2.i2/4 = D.i2/2  e = D.i2/2

g-Réduction de la distance au niveau zéro (Erreur due à la non réduction à


l’ellipsoïde)

D
B

A
h
D’
B’
A’

Niveau moyen des mers

L’arc AB est sensiblement égal à la corde AB car en topographie en travaille


avec des distances très réduites.
Ce qu’on mesure réellement sur le terrain c’est l’arc AB,or pour reporter AB sur
le plan on reporte A’B’.
 A’B’ (juste) AB (fausse) D’ /D=R/R+h
R R+h
e = D - D’ = D - DR/(R+h)=D(1-R/(R+h)) = D[(R+h-R)/(R+h))

e = D.h / (R+h)  D.h/R

h-Erreur de reluctance : lorsqu’on déroule un fil ou un ruban, il conserve


partiellement une forme arrondie qui raccourcit très légèrement sa longueur.
j-Réduction à la projection utilisée : des tables spéciales donnent les corrections.

B-Erreur accidentelle
a- Erreur de mise bout à bout ou de tracé.

6
b- Erreur de plombage
c- Erreur de mise en place de la fiche (stabilité et verticalité).
d- Erreur de tension de part et d’autre de sa moyenne.
e- Erreur due à l’appréciation de l’appoint ou d’estimation.

7
CALCUL DES COORDONNEES

I- Conventions et relations fondamentales :


1- Système d’axe adopté :
C’est un système d’axes orthonormé, plus simple et plus commode pour
établir des formules. La position des x et des y par rapport à ces axes, et, le sens
de croissance des angles sont arbitraires.
Tout au moins, il faut unifier ce choix pour les plans et cartes d’un même
pays.
Au Maroc on adopte les conventions suivantes :

Y.L
Gt 0
* y : positif vers le Nord Lambert.
* x : positif vers l’Est.
IVqd I qd
(-,+) (+,+) x+
* Une direction quelconque est caractérisée
par son gisement : origine sur la au N.L,
III qd II qd
(-,+) (+,+)
compté positivement dans le sens de la
marche des aiguilles d’une montre.

Remarque :
On peut coordonner les points de canevas dans un système locale
(arbitraire) et procéder ensuite aux transformations de ces coordonnées
en coordonnées Lambert ; ce qui nécessite le changement de base.

YA YL
M
XA
  -
x
YL
Y
o X

8
X= OM sin (-) Y= OM cos (-)

x x sin (-) y y cos (-)


OM =  x = OM =  y =
sin  sin  cos  cos 

xsin cos  - xcos sin  ycos cos  + ysin sin 


X= Y =
sin  cos 

X = xcos  - xsin cof Y = ycos  + ysin tg


Cof = y/x tg = x/y
X= xcos  - x sin  (y/x) Y= ycos  + y sin  (x/y)

X = x cos  - y sin Y = y cos  - x sin

2- Les gisements réduits :


On sait que les gisements varient de 0 à 400 grades, et que les angles
réduits varient de 0 à 100, d’où la nécessité d’introduire la notion de gisement
réduits au 1er quadrant.
Le gisement peut être selon les quadrants :
1er qd :  = r du 1er qd r r
2e qd : 200 -  = r du 2e qd
3er qd :  - 200 = r du 3e qd r r

4e qd : 400 -  = r du 4e qd
On appelle gisements les expressions  ; (200-) ; (+200) ; et (400-)
selon que l’on est au 1e, 2e, 3e et au 4e quadrant.
Pour calculer les coordonnées relatives, on applique les signes des qds.
Gisement au 1er qd( ) Gisement au 2e qd() Gisement au 3e qd( ) Gisement au 4e qd( )
x’=+Lsinr

y’=-Lcosr

9
P P
=1 L r
y’  y’ L x’
x’ x’ x’
 x’
L y’ y’ L
x’=+Lsinr r r x’=-Lsinr x’=-Lsinr

y’=+Lcosr P P y’=-Lcosr y’=+Lcosr

3- La droite dans le plan :


Pour qu’une droite soit définie dans un plan il faut :
- Que l’on connaisse 2 pts de cette droite : A(a’, b’) ; B(a’’, b’’).
- Ou que l’on connaisse un pt de cette droite et le gisement de la
droite.
(D)
b’’ B
 
b’ D est définie
A

a’ a’’

(D)

Remarque : gt AB = 100 gr -  b’ A
gt BA = 300 gr - 

gt BA = gt AB  200 a’

II- Calculs de coordonnées :


1- Le cheminement :
Le cheminement est un canevas composé de lignes droites formant un
contour polygonal ouvert tel que : 0, I, II, III.
Ou fermé tel que 0,1,2,3,4,5.
I III

0 II N
Cheminement ouvert

1
3

10
2
0
Cheminement fermé
4
Remarque :
On appelle canevas topographique,
5 l’ensemble des points servant de
base au levé de détails. Il est généralement constitué de points de
triangulation et de polygonation.

2- Angles topographiques :
Les limbes des appareils sont soit gradués dans le sens de la marche des
aiguilles d’une montre, soit dans le sens inverse.
Si on effectue à la visée arrière une lecture Lo (référence) et à la visée
avant une lecture LE (extrémité). La différence LE – LO s'appelle angle
topographique.
Définitions : On appel angle topographique à gauche la quantité :  = LE – Lo et
angle topographique à droite la quantité  = Lo - LE et ce si le limbe est gradué
dans le sens de la marche des aiguilles d’une montre. (Si le limbe est gradué
dans le sens inverse : A.T.G = Lo – LE et A.T.D = LE – Lo).

Remarque :
Les appareils modernes sont en général gradués dans le sens de la marche
des aiguilles d’une montre.
A.T.G = LE – Lo
A.T.D = Lo – LE

3- Détermination d’un gisement d’une droite :


Soient 2 points A et B définis par leurs coordonnées : A (XA, YA)
B (XB, YB), et on veut calculer le gt AB.
{ X = XB- XA
Y = YB- YA
11
- On note tout d’abord les différences des X et des Y
- Puis on calcule r d’après
X
tg r =  r
Y

- Connaissant les signes de X et Y, ce qui entraîne la connaissance du


quadrant, et r, on peut déterminer le gt AB.
( +, + ) ( +, - )
r }  gt AB = r r }  gt AB = 200 - r

( -, - ) ( -, + )
r }  gt AB = 200 + r r }  gt AB = 400 - r
4- Transmission de gisements :
Le problème consiste à calculer les différents gisements des côtés du
cheminement connaissant le gisement de départ et les angles i à gauche ou à
droite.
a - i : sont les angles de gauche :

0
1 3 3 = gtDE
1 = gtBC 2 = gtCD
0 B D
2
A
C
1
E

gt BC = 1 = 0 + 1 – 200 ou 1 = 0 + 200 + 1
 1 = 0 + 1  200
gt CD = 2 = 1 + 2 – 200 ou 2 = 1 + 200 + 2
 2 = 1 + 2  200

12
De la même démonstration on aura :
3 = 2 + 3  200
4 = 3 + 4  200 ……

Si on remplace 1 par sa valeur, dans 2 on aura :


2 = 1 + 2  200 = (0 + 1  200) + 2  200 = 0 + (1 +2)  2.200
Si on remplace 2 par sa valeur, dans 3 on aura :
3 = 2 + 3  200 = (0 + 1 +1  2.200) + 3  200
3 = 0 + (1 + 2 + 3)  3.200
 n = 0 + ni=1  n.200

b - i : sont les angles de droite :

0
1
3
0 2
1
3

2

1 = 0 + (200 - 1 ) ou 1 = 0 - 200 - 1
1 = 0 - 1  200
Par analogie on aura :
2 = 1 - 2  200
3 = 2 - 3  200
 2 = 1 - 2  200 = (0 - 1  200) - 2  200
2 = 0 - 1 - 2  2.200) - 3  200
3 = 2 - 3  200 = (0 - 1 - 2  2.200) - 3  200
3 = 0 - 1 - 2 - 3  3.200

13
n = 0 - ni=1  n.200

Remarque sur la transmission d’orientements :


* i: Angles de gauche :
1= 0 - 1  200 1 = 0 - 1  200
2= 1 - 2  200 2 = 0 - (1 + 2)  2.200
3= 2 - 3  200 3 = 0 - (1+ 2 + 3)  3.200
n = 0 - ni=1  n.200

* i: Angles de droite :


1= 0 + 1  200 1 = 0 + 1  200
2= 1 + 2  200 2 = 0 + (1 + 2)  2.200
3= 2 + 3  200 3 = 0 + (1+ 2 + 3)  3.200
n = 0 + ni=1  n.200
5- Détermination des coordonnées des sommets d’un cheminement :
Données :
- gt AB = 0
- les angles i=1 de gauche
(ou de droite).
- Les longueurs de côtés.
B y’1 L1 - XB et YB.
x’1 C
A
L2
y’2
x’2
D

L3 y’3
E x’3

14
a = On détermine tout d’abord les gt des côtés (transmission de gts)
b = On détermine les gisements réduits au qd
c = On sait que : x’i=1 = Li=1 sin ri=1
y’i=1 = Li=1 cos ri=1

Sachant que x’ et y’ et le qd (signes) on aura les valeurs


des coordonnées relatives x’1, x’2,… x’n et y’1, y’2, ….y’n
d - Coordonnées absolues :
On voit que :
{ XC = XB + x’1
YC
= YB + y’1

{ {
De même XD = XC + x’2 XD = XB + (x’1 + x’2)
YD = YC + y’2 YD = YB + (y’1 + y’2)

{ {
De même : XE = XD + x’3 XE = XB + (x’1 + x’2 + x’3)
YE = YD + y’3 YE = YB + (y’1 + y’2 + y’3)

 XN = X départ +  n x’i=1
N
YN = Y départ +  n y’i=1

6- Détermination de la distance de 2 points A et B dont on connaît


les coordonnées : Y Données :
- On détermine le gt réduit r XA XB
A B
YA YB
tg r = x / y A AB
YA
r
* x / L = sin r  L= x / sin r
y
* y / L = cos r  L= y / cos r x
YB B
X

7- Détermination des coordonnées d’un point par la représentation bipolaire :

15
Ce procédé consiste à déterminer les coordonnées d’un point M, situé à
l’intersection de 2 visées AM et BM connaissant les coordonnées de A et B et
les angles en A et B.

a- Détermination graphique :
On reporte A et B sur un plan, puis au rapporteur on trace les images des
visées AM et BM. Le point d’intersection est le point cherché. On en mesure les
coordonnées graphiquement.
b- Détermination numérique : Y
M
A
On sait que : YA o 

YB B
* On determine AM et BM
AB sin AB sin XA XB
AM = BM =
sin(+) sin(+)
* On détermine les gisements des directions AB puis AM et BM
(gt AB : d’après les coordonnées de A et B ; gt AM et BM d’après
Les transmissions des gisements).
* Connaissant les longueurs AM et BM et les gisements AM et BM on
calcule les coordonnées relatives puis les coordonnées absolues de M en
partant de A puis en partant de B.
On prend la moyenne.

16
III- Compensations dans les mesures planimétriques :
A- Compensations angulaires :
1- Ecart de fermeture angulaire :
C
Base de B
départ
Base
d’arrivée
A
D
Soit 0 = gt CA obtenu d’après les coordonnées de A et C,
n0 = gt BDcal obtenu d’après les coordonnées de B et D
et n0 = 0 + ni=1  n.200 = gt BDobs
Pour la direction BD on trouve 2 gisements : le premier est appelé gt
observé n0 = 0 + ni=1  n.200, le 2ème est appelé gt calculé nc , obtenu
d’après les coordonnées de B et D.
On appelle écart de fermeture angulaire la quantité
e = n0 - nc

Remarque : Pour les cheminements fermés sur la base de départ, on peut


trouver l’écart de fermeture angulaire en passant par la  des angles intérieurs
ou extérieurs d’un polygone.

* Angles intérieurs :
ni=1 – (n-2)200 = e
* Angles extérieurs :

17
ni=1 – (n+2)200 = e

2- Tolérance sur l’écart de fermeture angulaire :


Soit ea, l’écart type sur la mesure de chaque angle observe.
On appelle tolérance sur l’écart de fermeture angulaire, ou erreur
maximale admissible la quantité :
T  = 2,6 ea (n: nombre d’angles observes)
On doit donc avoir
e < T  e < 2,6 ea

Exemple : Soit un cheminement de 15 côtés exécuté avec un T16 dont


l’erreur moyenne est 3mg.
Le cheminement comporte 16 stations  e < T
T = 2,6 . 3 . = 31mg  e < 31mg
Si l’inégalité e < T est satisfaite, il est probable qu’il n’y a ni faute ni
erreur systématique importante.
En fait ea est la résultante de toutes les erreurs accidentelles que
l’on peut commettre dans la mesure d’un angle. Les erreurs
systématiques les plus graves telles que erreur de collimation de
tourbillonnement, et d’excentricité du viseur, sont réduites à leur
minimum en procédant par les modes opératoires appropriés.

3- Compensation de l’écart de fermeture angulaire :


a- Les angles ont été mesurés avec la même précision :
Lorsque les angles du cheminement en A et B ont été mesurés avec la
même précision qu’aux sommets proprement dits du cheminement, on répartit
également l’écart de fermeture angulaire entre les angles observés.
- Correction pour le 1er angle : -e/n correction pour le 1er gisement : (-e/n) x 1
- Correction pour le 2e angle : -e/n correction pour le2e gisement :(-e/n) (1+1)

18
- Correction pour le 3e angle : -e/n correction pour le ne gisement : (-e/n) n
Somme des corrections :( -e/n) x n

b- Les angles n’ont pas été mesurés avec la même précision:


Lorsqu’on a effectué en A plusieurs tours d’horizon en y incluant la
visée AM et en B plusieurs tours d’horizon en y incluant la visée BR, les
angles mesurés en A et B d’une part, et en M, N, P, Q et R d’autres part,
n’ont pas la même précision.

3 4
6
A N 5 7
2 Q
M B
1 P
R 8

Les angles en A et B sont considérés comme justes. Ce qui entraîne


que les gisements AM et gisement BR sont justes.

En effet :
AM= A1 + (LM – L1)  AM= (A1 – L1) + LM
AM= A2 + (LM – L2)  AM= (A2 – L2) + LM
AM= A3 + (LM – L3)  AM= (A3 – L3) + LM
AM= A4 + (LM – L4)  AM= (A4 – L4) + LM
La moyenne des expressions: (A1 – L1), (A2 – L2), (A3 – L3), (A4 – L4)
S’appelle le V zéro moyen de la station A.

(A1 – L1), (A2 – L2), (A3 – L3), (A4 – L4)


V0moyA =
4

 AM = V0moyA + LM
De même on aura :
(B5 – L5) + (B6 – L6) + (B7 – L7) + (B8 – L8)
V0MB =
19
4
 BR = V0MB + LR
On considérera à ce moment que AM est le gisement de départ 0,
et (BR± 200 ) comme gisement d’arrivée calculé c.
On compense comme précédemment soit les angles en M, N, P, Q et R,
soit les gisements MN, NP, RQ et QR.

B- Compensations linéaires :
1- Ecart de fermeture linéaire :
Les longueurs L1 et L2 des différents côtés du cheminement sont mesurés
par un procédé qq : chaînage, mesure stadimetrique mesure parallactique.
Connaissant ces longueurs et les gisements compensés, on calcule de proche en
proche les différences de coordonnées entre sommets successifs (coordonnées
relatives non compensées). Ces coordonnées ne deviendront définitives qu’après
avoir reçu l’appoint de la répartition de l’écart de fermeture linéaire.
M

A x’1 x’2 N P
x’3
x’4 Q
XM = XA+x’1
R x’5
XN = XM+x’2 = XA+ (x’1 + x’2)
x’6 B
XP = XN+x’3 = XA+ (x’1 + x’2 + x’3)
 X’B = XA+ x’i=1
De même :
Y’B = YA+ y’i=1
On obtient ainsi par cet enchaînement un point B’ de coordonnées X B et
YB au lieu du point B de coordonnée XB et YB.
Définition :

20
On appelle écart de fermeture linéaire du cheminement le vecteur
BB’. Ses composantes suivant les axes de coordonnées Sont :

ex’ = XB’ – XB  ex’ = XA + x’i=1 – XB


ey’ = YB’ – YB ey’ = YA + y’i=1 – YB

ex’ : s’appelle écart en X


 BB’ =  ex’² + ey’²
ey’ : s’appel écart en Y

2- Tolérance de fermeture linéaire :


B
- Cheminement tendu de n côtés égaux :
ey’ dT
D
dl B’’
C l

l ۰ B’

l ۰ ex’
l ۰

A
On projetant B sur l’alignement du cheminement, on obtient 2
composantes pour le vecteur BB’ soient BB’’ et B’’B’
BB’’  : s’appelle le déplacement transversal, on le note par dT.
B’’B’ : s’appelle le déplacement longitudinal, on le note par dL.
 B B²’ = B B²’’ + B’’B’²
Si on projet le vecteur BB’ sur les 2 axes de coordonnées, il aura 2
composantes ex’ et ey’. B B² '= ex²' + ey²'
La tolérance pour un tel cheminement (rectiligne et côtés égaux) est fixée
par :
T = 2,6  dT² + dL²
avec dT = ea L  n/3
dL = eL  n

ea(rd) : Ecart type sur la mesure d’1 angle.

21
eL(m) : Ecart type sur la mesure d’une distance.
L(m) : Longueur totale du cheminement.
n : nombre de côtés chaînés.
On doit donc avoir
BB’ ≤ T ou  ex’² + ey’² ≤ 2,6  dT² + dL²

Exemple : Soit un cheminement rectiligne de 25 côtés de 60m chacun,


exécuté au tachéomètre, présentant comme écart type de gisement ea=2cg et
comme écart type sur la mesure des côtés eL=6cm.
Calculer la tolérance à ne pas dépasser
dT = 2 x 1,75 x 10-4 x 1500 = 1,36 m
dL = 0,06 = 30 cm
 T = 3,62m

3- Compensation linéaires :
Lorsque l’écart de fermeture est inférieur à la tolérance, en compense le
cheminement selon l’une des méthodes suivantes :

a- Répartition parallèle proportionnelle aux distances : B’


5’ A
A ey’
4’
A ex’
3’
L6
B
A 5
A
AA
2’ 4 L5
A A A
L4
C’1 1’
A
3
2 L3
A A1 L2 A
L1 A AA
A A A
C1
A
On constat que 11’ L L BB’
= 1 = 1  11’ = x L1
BB’ AB Li=1 Li=1
et C1 L ex ex’
= 1  C1 = x L1  C1= x L1
ex x4 L i=1 Li=1 Li=1
de même ey’
C'1 = - x L1
Li=1

22
* Lorsqu’on veut compenser les coordonnées absolues :
Les corrections sont :
Correction des X Correction des Y
ex’ ey’
C1 = - x L1 C’1 = - x L1
Li=1 Li=1
C2 = - ex’ x (L1 + L2) C’2 = - ey’ x (L1 + L2)
Li=1 Li=1

Cn = - ex’ x Li=1 C’n = - ey’ x Li=1


Li=1 Li=1

* Lorsqu’on veut compenser les coordonnées relatives ça qui est le cas général:

Les corrections sont :


Correction des x’ Correction des y’
ex’ ey’
C1 = - x L1 C’1 = - x L1
Li=1 Li=1
ex’ ey
C2 = - xL C’2 = - xL
Li=1 2 Li=1 2
C3 = - ex’ x L3 C’3 = - ey x L3
Li=1 Li=1
Cn = - ex’ x Ln C’n = - ey x Ln
Li=1 Li=1

Ci=1 = - ex’ x Li=1 C’i=1 = - ey x L


i=1
Li=1 Li=1

b- Répartition parallèle simple :


Lorsque les distances sont égales, on peut écrire :
Li=1 =nl  les répartitions précédentes deviennent :
* Lorsqu’on veut compenser les coordonnées absolues :

23
Correction des X Correction des Y
ex’ ex’ C’1 = - ey’ x L = - ey’ x 1
C1 = - x L =- x1
nL n nL n
ex’ ex’ C’2 = - ey’ x 2L = - ey’ x 2
C2 = - x 2L = - x2
nL n nL n
ex’ C’n = - ey’ x nL = - ey’
Cn = - x nL = - ex’
nL nL
* Lorsqu’on veut compenser les coordonnées relatives:
Correction des x' Correction des y'
ex’ ex’ C’1 = - ey’ x L = - ey’
C1 = - x L =-
nL n nL n
ex’ ex’ C’2 = - ey’ x 2L = - ey’
C2 = - x 2L = -
nL n nL n

ex’ ex’ C’n = - ey’ x nL = - ey’


Cn = - x 2L = -
nL n nL

Ci=1 = - ex’ x n = -ex’ Ci=1 = - ey’ x n = -ey’


n
n

c- Répartition graphique :
Sur une feuille de papier on trace un axe ox, sur lequel, on porte à partir
de O, les longueurs l1, l2 …, ln à une très petite échelle. A partir de O et de part et
d’autre de ox on trace 2 demi-droites, et on porte sur l’une d’elles l’écart ex’ en
X et sur l’autre, on porte l’écart ey’ en Y à une très grande échelle (1/1 ou 1/10).
On joint l’extrémité de Ln aux extrémités de ex’ et ey’, puis on trace des  aux
directions obtenues.
Les corrections seront alors lues directement sur le graphique.

F
E
ex’ D
C
A B

o l1 l2 l3 l4 l5 l6 x

A’
B’ C’

24
D’
E’
ey’ F’

* Correction des coordonnées relatives:


C1= - OA C’1= - OA’
C2= - AB C’2= - A’B’
C3= - BC C’3= - B’C’

C6= - EF C’6= - E’F’


nCi=1 = - OF = - ex’ nCi=1 = - OF’ = -ey’

* Correction des coordonnées absolues:


C1= - OA C’1= - OA’
C2= - OB C’2= - OB’
C3= - OC C’3= - OC’

C6= - OF= - ex’ C’6= - OF’= - ey’

25
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