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Procédure ACPR et LCB-FT en Banque

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CONFORMITÉ BANCAIRE

2nd séminaire : procédure devant l’ACPR et LCB-FT


La procédure devant l’ACPR
1. L’Autorité de Contrôle Prudentiel et
de Résolution

2. La mission de contrôle

3. La procédure disciplinaire
LES ASSUJETTIS
Dans le secteur de la banque, des services d’investissement et des services de paiement :

1. les établissements de crédit


2. les personnes suivantes :
les entreprises d’investissement autres que les sociétés de gestion de portefeuille,
les entreprises de marché,
les adhérents aux chambres de compensation,
les personnes habilitées à exercer les activités de conservation ou d’administration d’instruments financiers mentionnés aux 4 et 5
de l’article L 542-1 du Code monétaire et financier.
3. les établissements de paiement
4. les compagnies financières holding et les compagnies financières holding mixtes ;
5. les changeurs manuels ;
6. les associations et fondations dites de micro-crédit ;
7. les sociétés retenues pour contribuer à la création d’activités ou au développement des emplois dans le cadre d’une convention
passée avec l’Etat ;
8. les établissements de monnaie électronique ;
9. les sociétés de financement ;
10. Les entreprises mères de société de financement ;
11. Les entreprises mères mixtes de société de financement.

L'ACPR peut également soumettre à son contrôle tout intermédiaire en opération de banque et en service de paiement ainsi que
tout intermédiaire en financement participatif.
LES ASSUJETTIS

Dans le secteur de l’assurance, relèvent de la compétence de l'ACPR :

1. les entreprises exerçant une activité d’assurance directe mentionnées à l’article L310-1 du code des assurances et les entreprises
mentionnées au dernier alinéa du même article ;
2. les entreprises exerçant une activité de réassurance dont le siège social est situé en France ;
3. les mutuelles et unions régies par le Livre II ;
4. les mutuelles et unions du livre Ier ;
5. les institutions de prévoyance, unions et groupements paritaires de prévoyance;
6. les sociétés de groupe d’assurance et sociétés de groupe mixte d’assurance ;
7. le fonds de garantie universelle des risques locatifs ;
8. les véhicules de titrisation mentionnés à l’article L. 310-1-2 du code des assurances ;
L’ACPR peut soumettre à son contrôle :
toute personne ayant reçu d’un organisme pratiquant des opérations d’assurance un mandat de souscription ou de gestion, ou
souscrivant à un contrat d’assurance de groupe ; ou toute personne exerçant, à quelque titre que ce soit, une activité
d’intermédiation en assurance ou en réassurance mentionnée à l'article L.511-1 du code des assurances ;
toute personne qui s’entremet, directement ou indirectement, entre un organisme mentionné au 3 ou au 4 et une personne qui
souhaite adhérer ou adhère à cet organisme.
LA CREATION DE L’ACPR

 Crise financière : besoin d’une stabilité et vision globale banque / Assurance.

 Loi du 21 janvier 2010 : création de l’Autorité de Contrôle Prudentiel, complétée par un décret du 3 mars 2010.

 Loi n°2013-672 du 26 juillet 2013 lui confie la résolution : l’ACP devient ACPR.

 Statut : AAI ?

 Budget, article L. 612-19 du code monétaire et financier :


• Fonctions supports de la Banque de France
• Subventions par la Banque
• Et surtout frais de contrôle

 Régulateur ou superviseur ?
LES MISSIONS DE L’ACPR – article L. 612-1
1) L’ACPR délivre les agréments et autorisations prévus par la loi.

2) Elle exerce une surveillance permanente de la situation financière et des conditions d’exploitation des personnes
soumises à son contrôle, notamment dans le respect des exigences de solvabilité, des règles relatives à la préservation de
la liquidité. Pour le secteur de l’assurance, elle s’assure que les organismes sont en mesure de tenir, à tout moment, leurs
engagements pris envers les assurés, adhérents, bénéficiaires ou entreprises réassurées, et qu’ils les tiennent
effectivement.

3) Elle veille au respect des règles destinées à assurer la protection des clientèles, résultant de toute disposition
européenne, législative, réglementaire, ou de codes de conduite approuvés à la demande d’une association
professionnelle, ou encore de bonnes pratiques de la profession constatées ou recommandées par l’Autorité. Elle veille
également à l’adéquation des moyens et procédures que les personnes contrôlées mettent en œuvre à cet effet.

4) L’ACPR veille à l’élaboration et à la mise en œuvre des mesures de prévention et de résolution des crises bancaires,
dont l’objet est de préserver la stabilité financière, d’assurer la continuité des activités, des services et des opérations des
établissements dont la défaillance aurait de graves conséquences pour l’économie, de protéger les épargnants, d’éviter ou
de limiter au maximum le recours au soutien public.

5) L’Autorité veille au respect, par les personnes soumises à son contrôle, des règles relatives aux modalités d’exercice de
leur activité, par elles-mêmes ou par l’intermédiaire de filiales, et aux opérations d’acquisition et de prise de participation.
Organigramme
Les instruments textuels de l’ACPR

A) Rôle en matière d’application de la loi ou du règlement

B) Définition du cadre de la mission de contrôle

C) Instruments spécifiques en matière de commercialisation et protection de la clientèle


A) Documents nécessaires à l’application des lois et règlements

 Quelle valeur pour ces recommandations ?


Politique de transparence de l’ACPR : « En ce qui concerne l’application des lois et règlements, les documents adoptés et publiés
par l’ACPR ont pour objet d’expliciter la manière dont l’ACPR en assure le respect en exposant de façon claire le sens et la portée
de leurs dispositions, notamment à la lumière de l’expérience concrète de sa mission de contrôle et des éventuelles lignes
directrices (guidelines) des autorités européennes. Ces documents ne doivent donc pas être compris comme ajoutant,
retranchant ou modifiant les obligations des personnes soumises au contrôle de l’ACPR, lesquelles obligations découlent
exclusivement des lois et règlements auxquels elles font référence. En conséquence, l’ACPR n’exerce ses pouvoirs juridiquement
contraignants (prendre des mesures de police administrative ou ouvrir une procédure de sanction) que sur le fondement des
textes législatifs ou réglementaires eux-mêmes, ses instruments d’analyse ayant uniquement une finalité explicative. Ce
caractère explicatif sera explicitement rappelé dans chacun des documents concernés. »
A) Documents nécessaires à l’application des lois et règlements

• En matière prudentielle

• Les notices : explications sur les modalités de mise en œuvre d’un texte réglementaire.

• En matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LCB-FT)

• Les lignes directrices : guides qui analysent et explicitent la réglementation applicable dans cette
matière pour tous assujettis.
• Les principes d’application sectoriels : ces principes déclinent, pour les secteurs de la banque ou de
l’assurance, les lignes directrices de l’ACP afin de tenir compte des spécificités de chaque secteur ou
activité.
B) Documents nécessaires à la mission de contrôle

• Instructions : définissent les documents et informations à communiquer à l’ACPR pour l’exercice du contrôle
ou l’examen des demandes : valeur ?

• Charte du contrôle, juin 2014


C) Instruments spécifiques en matière de commercialisation et de
protection de la clientèle

• Mission particulière de veille au respect des codes de conduite approuvés par elle à la demande d’une
association professionnelle, ainsi que des bonnes pratiques de la profession qu’elle constate ou
recommande (article L. 612-1 II 3o du Code monétaire et financier).

• Recommandation : Aucune sanction disciplinaire mais mesure de police administrative. En revanche, le non
respect d’une mise en garde peut donner lieu à sanction.
1. Le rôle de l’ACPR

2. La mission de contrôle

3. La procédure disciplinaire
Quels thèmes de contrôle ?

 LCB-FT

 Arrêté du 3 octobre 2004 (banque)

 Règles prudentielles dont Solvabilité 2 (assurance, depuis le 1er janvier 2016)

 Pratiques commerciales

 Systèmes d’information
Le déroulé d’une mission de contrôle sur place

 Principe du contradictoire au moment du contrôle ? Pour se défendre, encore faut-il avoir fait l’objet d’une
accusation.

 Toutefois : « ces contrôles doivent seulement se dérouler dans des conditions garantissant qu'il ne soit pas
porté une atteinte irrémédiable aux droits de la défense des personnes auxquelles des griefs sont ensuite
notifiés » Conseil d’Etat, 20 janvier 2016, Caisse d’Epargne et de prévoyance du Languedoc Roussillon

 Contrôle de portée générale / thématique : avantages et inconvénients.

 Est-ce que tous les contrôles peuvent aboutir à une sanction ?


Quelle technique de contrôle ?

 Qui prévenir ?

 Qui rencontrer ?

 Quels documents demander ?


Quelle attitude en temps qu’assujetti ?

 Qui prévenir ?

 Que transmettre ?

 Quels documents demander ?


Mises en situation

 Je commence un contrôle au sein d’une banque. Dès la réunion de lancement, le directeur me demande

pourquoi j’ai choisi de contrôler son établissement. Que dois je répondre ?

 Je réalise un contrôle au sein d’un grand organisme d’assurance sur le thème des réclamations. Je demande

à rencontrer le directeur des pratiques commerciales et on m’indique qu’il est en arrêt maladie. Comment

réagir ?

 Je suis responsable de mission de contrôle et je suis en train de réaliser une mission au sein d’une filiale de

banque étrangère. Je me rends compte très vite de la gravité des manquements observés. Je rencontre le

directeur de la filiale qui me demande mon avis sur l’avancée du contrôle. Quelles informations puis je lui

fournir ?
1. L’Autorité de Contrôle Prudentiel et
de Résolution

2. La mission de contrôle

3. La procédure disciplinaire
La décision d’ouvrir une procédure disciplinaire

 Je commence un contrôle au sein d’une banque. Dès la réunion de lancement, le directeur me demande pourquoi j’ai choisi de

contrôler son établissement. Que dois je répondre ?

 Je réalise un contrôle au sein d’un grand organisme d’assurance sur le thème des réclamations. Je demande à rencontrer le

directeur des pratiques commerciales et on m’indique qu’il est en arrêt maladie. Comment réagir ?

 Je suis responsable de mission de contrôle et je suis en train de réaliser une mission au sein d’une filiale de banque étrangère. Je

me rends compte très vite de la gravité des manquements observés. Je rencontre le directeur de la filiale qui me demande mon

avis sur l’avancée du contrôle. Quelles informations puis je lui fournir ?


Organisation de la Commission

• La loi a confié à la Commission le pouvoir disciplinaire.


• Elle est indépendante du Collège de l’ACPR qui exerce les fonctions de poursuites.
• Incompatibilité entre les fonctions de membre de la Commission et du Collège.
• Présidence : conseiller d’Etat.
• Initialement composée de quatre autres membres : un conseiller à la Cour de cassation et trois personnes
choisies en raison de leurs compétences dans les matières utiles à l’exercice par l’ACPR de ses missions.
• Loi de régulation bancaire et financière du 22 octobre 2010 : création de la fonction de rapporteur, choisi
parmi les membres de la Commission, et d’un sixième membre désigné, de même que son Président, par le
Vice-président du Conseil d’Etat.
• Mandat de cinq ans, renouvelable une fois.
• Pour chaque membre de la Commission un suppléant est désigné selon les mêmes modalités.
Le déroulé de la procédure disciplinaire
Les droits de la défense devant la Commission

• Le principe des droits de la défense participe au respect d’un procès équitable et s’impose à toutes les
sanctions administratives.

• Ils s’appliquent à compter de la notification des griefs. CE, 15 décembre 2014, Banque populaire Côte d’Azur

• Concrètement, l’exercice des droits de la défense implique notamment le respect des droits suivants :
• le principe du contradictoire et son corollaire, le droit de présenter des observations ;
• le droit à l’assistance d’un avocat ;
• le droit de solliciter l’audition de certains témoins ;
• le droit à un interprète.
Composition de la Commission
Les sanctions encourues
• l’avertissement,
• le blâme,
• l’interdiction d’effectuer certaines opérations pour une durée maximale de dix ans,
• la suspension temporaire de dirigeants pour une durée maximale de dix ans,
• la démission d’office de dirigeants,
• le retrait partiel ou total d’agrément ou d’autorisation,
• la radiation de la liste des personnes agréées.
• À la place, ou en sus de ces sanctions, peut être prononcée une sanction pécuniaire au plus égale à 100 M€ ou à 10 % du chiffre
d'affaires annuel net (5 millions pour les changeurs manuels).
• En matière prudentielle, pour les établissements de crédit et les compagnies financières, le plafond de sanction correspond à 10% du
chiffre d’affaires, ou a une sanction maximale de deux fois l’avantage retiré du manquement, s’il peut être déterminé. Enfin, le
plafond correspond à 5 M€ pour les personnes physiques.

 La publication des décisions :


• La décision de la Commission peut prévoir une publication non nominative dans les cas exceptionnels où celle-ci « risque de perturber
gravement les marchés financiers ou de causer un préjudice disproportionné aux parties en cause ».

 La motivation des décisions :


• La Commission statue par des décisions motivées en fait et en droit. Le cas échéant, elle précise les circonstances qui peuvent la
conduire à accepter d’anonymiser ses décisions.
Activité disciplinaire 2017

 Un taux de saisine constant :


• 11 saisines en 2014,
• 11 saisines en 2015,
• 10 saisines en 2016,
• 10 saisines en 2017.

 8 décisions rendues en 2017 :


• 8 blâmes,
• Ces sanctions ont toutes été assorties de sanctions pécuniaires allant de 80 000 € à 10 millions d’euros, pour un total de 25
860 000 €

 Sur 19 décisions entre 2016 et 2017 :


• 12 portent sur les règles applicables relatives à la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme
(LCB-FT)
• 7 concernant notamment la protection de la clientèle.
Montants cumulés des sanctions pécuniaires prononcées

102 130 000 €

25 080 000 €

15 420 000 €

9 330 000 €

980 000 € 1 225 000 € 1 350 000 €

2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017


La LCB-FT
31

Le secteur financier et la réglementation LCB/FT

Sommaire 1ère partie

Introduction

I. Le cadre réglementaire

II. Organisation du dispositif LCB-FT

III. Le socle minimum

IV. Les obligations spécifiques


32

Introduction

Sommaire

 La LCB-FT : sujet d’actualité

 Qu’est ce que la LCB/FT ?

 Un dispositif organisé et international

 Les assujettis du secteur financier

 Les assujettis du secteur non-financier

 Les principes directeurs


33
Introduction
La LCB-FT : sujet d’actualité

Opinion publique / Presse Gouvernement

 Evasions fiscales (Cahusac, trusts, Panama Papers)  Lutte contre la fraude fiscale et sociale
 Corruption (Airbus, Siemens) (réduction des déficits)
 Lutte contre le financement du terrorisme
 Violation des embargos (sanctions US : BNPP 9,2
G$, CASA 0,7G$)
 Ordre public (confiscation des produits des
crimes et délits)
 Sanctions ACPR (Axa 5M€, BNPP 10M€)
 Relations internationales (embargos,
 Economies souterraines conventions)
 Fraude TVA sur les quotas carbones  IVième directive LCB-FT
 Terrorisme : financement de l’EI
34
Introduction
Qu’est ce que la LCB/FT ?

Placer, Produits des


Infraction crimes & délits
Blanchiment Dissimuler,
pénale
Convertir

Infractions
douanières &
fiscales

Financement Infraction
LCB / FT Noircissement
Terrorisme pénale

Mesure Conseil Sécurité


administrative ONU,
Mesures de gel des
restrictives avoirs et PESC,
d’interdiction de
livraison Gouvernement
35
Introduction
La réglementation relative au blanchiment
Code pénal (art. 324-1) :
«le blanchiment est le fait de faciliter, par tout moyen, la justification mensongère de l'origine des biens ou des revenus de
l'auteur d'un crime ou d'un délit ayant procuré à celui-ci un profit direct ou indirect. Constitue également un blanchiment le fait
d'apporter un concours à une opération de placement, de dissimulation ou de conversion du produit direct ou indirect d'un
crime ou d'un délit».
Le blanchiment est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 375 000 euros d'amende.
(art.324-2)
Le blanchiment est dit « aggravé » (puni de dix ans d'emprisonnement et de 750 000 euros d'amende) :
1° Lorsqu'il est commis de façon habituelle ou en utilisant les facilités que procure l'exercice d'une activité professionnelle
2° Lorsqu'il est commis en bande organisée
(art. 222-38)
Délit spécifique de blanchiment des produits des infractions liées au trafic de stupéfiants.
Jusqu’à 10 ans d’emprisonnement et de 750 000 euros d’amende

Code des douanes (art. 415)


Délit de blanchiment douanier Alinéa 1: vise le fait de
donner l’apparence de
légitimé des biens ou
Pas nécessaire que le revenus d’un criminel ou
Suppose Peut être
crime ou le délit délinquant (ex: fausses
infraction condamné pour
concerné fasse l’objet factures) même si ces biens
préalable = blanchiment
de poursuites ou ait ou revenus ne sont pas
tous crimes et même si infraction
déjà donné lieu à une ceux tirés de l’infraction
délits. d’origine est
condamnation commise !!! (# du 2e alinéa)
prescrite.
36
Introduction
La réglementation relative au financement du terrorisme

Code pénal (art. 421-1 et s.)


Un certain nombre d’infractions (atteintes volontaires à la vie et à l’intégrité physique, vols, infractions de blanchiment,
délit d’initié…), lorsqu'elles sont commises intentionnellement en relation avec une entreprise individuelle ou collective
ayant pour but de troubler gravement l'ordre public par l'intimidation ou la terreur.

(art. 421-2-2)
Constitue également un acte de terrorisme « le fait de financer une entreprise terroriste en fournissant, en réunissant ou
en gérant des fonds, des valeurs ou des biens quelconques ou en donnant des conseils à cette fin, dans l’intention de voir
ces fonds, valeurs ou biens utilisés ou en sachant qu’ils sont destinés à être utilisés, en tout ou partie, en vue de commettre
l’un quelconque des actes de terrorisme (visés aux articles 421-1 et suivants du Code pénal), indépendamment de la
survenance éventuelle d’un tel acte. »

(art. 421-5)
Jusqu’à 10 ans d'emprisonnement et 225 000 euros d'amende.
La tentative du délit de financement du terrorisme est punie des mêmes peines.
37
Introduction
Un dispositif organisé et international
Nations Unies (CSNU, UNODC, conventions
OCDE
internationales)

Egmont International Monetary


GAFI (recommandations) World Bank
Group Found

Union Européenne (PESC, règlements, Législation nationale (codes, décrets,


directives) arrêtés)

Assujettis (L.561-2 du CMF) : 17 activités réparties entre


Secteur non-financier : chiffres, droit,
Secteur financier : banques, assurances,
immobilier, domiciliation, jeux, sport, biens
marchés financiers
de valeur

Autorités disciplinaires : (ACPR, AMF, Commission nationale des sanctions…)


38
Introduction
Les assujettis du secteur financier
• Les banques, y compris les succursales implantées en France

• les établissements de crédit

• les établissements de paiement

• les établissements de monnaie électronique


Contrôlés et sanctionnés par
• Les assurances l’Autorité de contrôle prudentiel et
de résolution
• Les intermédiaires :

• en opération de banque et en services de paiement

• d’assurance (hors agents généraux)

• en financement participatif

• Les changeurs manuels

• Toute personne qui, à titre de profession habituelle, soit se porte elle-même contrepartie, soit agit en tant qu’intermédiaire, en vue de
l’acquisition ou de la vente de tout instrument contenant sous forme numérique des unités de valeur non monétaire pouvant être
conservées ou être transférées dans le but d’acquérir un bien ou un service, mais ne représentant pas de créance sur l’émetteur

• Les entreprises d’investissement autres que les sociétés de gestion de portefeuille, les entreprises de marché, les dépositaires centraux Contrôlés et sanctionnés par
l’Autorité des marchés financiers
et gestionnaires de systèmes de règlement et de livraison d’instruments financiers, les conseillers en investissements financiers, les
conseillers en investissements participatifs et les intermédiaires habilités mentionnés à l’article L. 211-4, ainsi que les placements collectifs
mentionnés au I de l’article L. 214-1 et les sociétés de gestion de placements collectifs mentionnées à l’article L.543-1
39
Introduction
Les assujettis du secteur non-financier

• Métiers du chiffre : les experts-comptables, les commissaires aux comptes


• Métiers du droit : avocats, administrateurs judiciaires, notaires
• Agents immobiliers
• Les sociétés de domiciliation
• Commissaires priseurs, antiquités, œuvres d’art, produits de luxe (ameublement, décoration
intérieure, maroquinerie, horlogerie, pierres précieuses)
• Jeux : casinos, paris, jeux de hasard
• Agents sportifs
40
Introduction
Les principes directeurs

 Un dispositif visant à impliquer la société civile dans la prévention pour pallier les limites des autorités

publiques répressives

 Un nombre croissant de professions assujettis soumis à des obligations de moyen et/ou de résultat

Fondé sur le concept d’approche par les risques :

« L’approche fondée sur les risques permet aux institutions financières et autres secteurs visés

d’affecter plus efficacement leurs ressources en se concentrant sur les domaines présentant des

risques plus élevés, tout en laissant plus de flexibilité dans la mise en œuvre de mesures

simplifiées lorsque les risques sont faibles. » (GAFI)


41

I. Le cadre réglementaire

Sommaire

 Le cadre réglementaire international

 Le dispositif réglementaire en France

 La « soft law »

 L’exercice du contrôle disciplinaire par l’ACPR


42
I. Le cadre réglementaire
international : les conventions internationales
 Convention des Nations Unies contre le trafic des stupéfiants illicite, des stupéfiants et des
substances psychotropes, Vienne (19/12/1988)

 Création du GAFI lors du G7 de Paris en 1989

 Convention du Conseil de l’Europe relative au blanchiment, au dépistage, à la saisie et à la


confiscation des produits du crime , Strasbourg (8/11/1990)

 Convention sur la lutte contre la corruption d’agents publics étrangers dans les transactions
commerciales internationales de l’OCDE (21/11/1997)

 Convention des Nations Unies pour la répression du financement du terrorisme (1999)

 Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée, Palerme (15/12/2000)

 Convention des Nations Unies contre la corruption, Merida (2003)


43
I. Le cadre réglementaire
international : les conventions internationales
Préconisations du FMI (juillet 2017)
Aider les pays à Encourager la mise en Veiller à ce que les pays
Corruption et fraude fiscale

intensifier la lutte contre place de moyens plus de petite taille et les pays

Rôle des correspondants


la corruption et la fraude efficaces pour combattre fragiles aient accès à des

Lutte contre terrorisme


fiscale. le financement du services de
terrorisme correspondants
bancaires qui les relient
Lien entre corruption et au système financier

bancaires
croissance économique mondial.
durable Exploiter les atouts de la
technologie financière
Creusement des (détection des
inégalités économiques tendances)
44
I. Le cadre réglementaire
international : le GAFI

 Le Groupe d’action financière (GAFI) : organisme intergouvernemental créé en 1989


 Élabore des normes et promeut l’efficace application de mesures législatives, réglementaires et
opérationnelles en matière de LCB-FT.
 Modalités :
 Les recommandations
 norme internationale en matière de LCB-FT et de la prolifération des armes de destruction
massives.
 fondement d’une réponse coordonnée à ces menaces pour l’intégrité du système financier et
contribuent à l’harmonisation des règles au niveau mondial.
 Les évaluations de la mise en œuvre des mesures requises par ses membres,
notamment en collaboration avec d’autres acteurs internationaux.
 L’identification des vulnérabilités au niveau des pays afin de protéger le secteur
financier international contre son utilisation à des fins illicites
45

Quelques recherches

• Groupe 1 : les mesures LCB-FT mises en place par le Panama,


• Groupe 2 : les mesures LCB-FT mises en place par le Mexique
• Groupe 3 : les mesures LCB-FT mises en place par Macao
46
I. Le cadre réglementaire
international : les directives européennes LCB-FT

 Reprise des recommandations du GAFI


 Harmonisation des dispositifs nationaux européens
 Transposition dans un délai maximal de 2 ans
 Actuellement : 4ième directive publiée en 2015
 Évolutions en cours de discussion sur les thèmes :

 Bénéficiaires effectifs

 Financement du terrorisme
47
I. Le cadre réglementaire
international : les directives européennes LCB-FT
48
I. Le cadre réglementaire
international : les directives européennes LCB-FT

• Principales évolutions de la IV directive

Les risques « pays » en tenant compte


La fin des exonérations de vigilance
de listes préétablies
par la possibilité de mise en œuvre de
mesures simplifiées

Les personnes politiquement exposées


: élargissement aux PPE résidents en
Le bénéficiaire effectif et la relation
France
d’affaires

Renforcement des sanctions de l’ACPR


Renforcement des obligations au
et élargissement aux dirigeants et
niveau des Groupes
responsables des dispositifs
49
I. Le cadre réglementaire
international : les directives européennes
50
I. Le cadre réglementaire
Le dispositif réglementaire en France
51
I. Le cadre réglementaire
La soft law
Des sources complémentaires : soft law ?

 Internationales

 European Banking Authority : RTS on the implementation of group wide AML/CFT policies in third countries
 Basel Committee : Consolidated know- your- customer (KYC) risk management

 Nationales

 Lignes directrices de l’ACPR

 Lignes directrices conjointes Tracfin & Co (ACPR ou DGCCRF ou AMF, etc.)

 Les engagements professionnels :

• Bons usages de la Fédération bancaire française : Lutte contre le blanchiment : mise à jour des dossiers clients

• Commission de lutte contre le blanchiment de la Fédération Française de l’Assurance


52
I. Le cadre réglementaire
L’exercice du contrôle disciplinaire par l’ACPR
 En application des articles L. 561-36 et suivants du CMF, l’ACPR contrôle le respect par les
personnes assujetties de leurs obligations, européennes et nationales, relatives :
 à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme,
 ainsi que de leurs obligations en matière de gel des avoirs,
 et de leurs obligations relatives aux mesures restrictives européennes.

 L’ACPR :
 exerce des contrôles sur pièces (QLB)
 diligente des contrôles sur place.

 La commission des sanctions de l’ACPR exerce le pouvoir de sanction disciplinaire prévue à l’article
L. 612-39 et suivant du CMF
 Sanction morale : avertissement, blâme, limitation d’activité, suspension temporaire ou démission d’un

dirigeant, etc.
 Sanction pécuniaire au plus égale à cent millions d'euros ou à 10 % du chiffre d'affaires annuel net

 Publication sauf disproportionnée ou trouble des marchés financiers, nominative ou anonyme


53

II. Organisation du dispositif LCB-FT

Sommaire

 Schéma du dispositif LCB-FT

 Exemple d’organisation de la fonction conformité


54
II. Organisation du dispositif LCB-FT
Schéma du dispositif LCB-FT
Responsabiliser

Déclarant &
Contrôler le dispositif Correspondant

Déclarer les soupçons Identifier et classer les


risques

Définir un dispositif et des


Examen renforcé
moyens

Vigilance des opérations Former les préposés

Connaître sa relation
d’affaires
55
II. Organisation du dispositif LCB-FT
Schéma du dispositif LCB-FT
L.561-32 [Link] & R.561-38 I al.1°
Responsabiliser

L.561-32 & R.561-38 I 5° R.561.23 & R.561-24


Contrôler le dispositif Déclarant & Correspondant

L.561-15 L.561-4-2 & R.561-38 I 2°


Déclarer les soupçons Identifier et classer les risques

L.561-10-2 L.561-31 & R.561-38 I 3°


Examen renforcé Définir un dispositif et des moyens

L.561-6, L.561-10-2 & R.561-38 I L.561-34



Vigilance des opérations Former les préposés

L.561-5, L.561-5-1
Connaître sa relation d’affaires
56
II. Organisation du dispositif LCB-FT
Schéma du dispositif LCB-FT

DS

Examen renforcé

Surveillance des
opérations

Identification & KYC

Socle organisationnel
57
II. Organisation du dispositif LCB-FT
Exemple d’organisation de la fonction conformité

Membre de la
direction
générale

Directeur de la Direction des


conformité risques

Protection des Direction des Direction du


Sécurité Protection des
données risques contrôle
financière consommateurs
informatiques opérationnels permanent

Sanctions et
LCB-FT
Embargos
58

III. Quel socle organisationnel minimal ?

Sommaire

 Fonctions concernées : les acteurs du dispositif

 Classification des risques

 Procédures et outils

 Formation

 Le contrôle interne
59
III. Le socle minimum
Les responsables du dispositif

I. Dirigeant responsable LCB-FT :

"…[les assujettis] désignent, en tenant compte de la taille et de la nature de leur activité, une
personne occupant une position hiérarchique élevée et possédant une connaissance suffisante
de leurs expositions au risque de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme
comme responsable de la mise en œuvre du dispositif de lutte contre le blanchiment des
capitaux et le financement du terrorisme.
Le cas échéant, une telle personne est également désignée au niveau du groupe défini à
l'article L. 561-33…” extrait art. L. 561-32
60
III. Le socle minimum
Les responsables du dispositif
En pratique

I. Dirigeant responsable LCB-FT

Il doit être :
 connu et identifié : ACPR (états annuels « Tableaux BLANCHIMT ») ; procédure interne
 compétent (Fit & Proper)
 différent des autres fonctions correspondant / déclarant (sauf taille établissement)
 indépendant de la filière commerciale
 pleinement compétent sur toutes les activités
 impliqué dans le processus de décision
61
III. Le socle minimum
Les responsables du dispositif

II. Le(s) déclarant(s) habilité(s) Tracfin

Article (extrait) R.561-23 – Désignation du(es) déclarant(s) TRACFIN

I. ― Les personnes mentionnées aux 1° à 7° de l'article L.561-2 communiquent [à Tracfin] et à leur autorité de
contrôle désignée à l'article L.561-36 l'identité de leurs dirigeants ou préposés habilités à procéder aux
déclarations prescrites à l'article L.561-15.
(…)

II. ― Tout changement concernant les personnes habilitées en application du I, qui répondent à l'appellation de
déclarant, doit être porté, sans délai, à la connaissance de ce service et de leur autorité de contrôle, le cas
échéant.

III. ― Tout dirigeant d'une personne morale mentionnée à l'article L.561-2 ou préposé de cette personne morale
peut prendre l'initiative de déclarer lui-même au service mentionné à l'article R. 561-33, dans des cas
exceptionnels, en raison notamment de l'urgence, une opération lui paraissant devoir l'être en application de
l'article L.561-15. Cette déclaration est confirmée, dans les meilleurs délais, par la personne habilitée. (…)
62
III. Le socle minimum
Les responsables du dispositif
En pratique

II. Le(s) déclarant(s) habilité(s) Tracfin

Ils doivent être :


 connus et identifiés sans délai par Tracfin et SGACPR
 assez nombreux pour couvrir toutes les activités sans excès
 compétents (formation)
 indépendants de la filière commerciale et objectifs
 influents sur les procédures le concernant
 identifiés dans les procédures internes pour être connus des services
63
III. Le socle minimum
Les responsables du dispositif

III. Le(s) correspondant(s) habilité(s) Tracfin

Article R.561-24 – Désignation du(des) Correspondant(s) TRACFIN

Les personnes mentionnées aux 1° à 7° de l'article L.561-2 communiquent [à Tracfin] et à leur autorité de
contrôle désignée à l'article L.561-36 l'identité de leurs dirigeants ou préposés, chargés de répondre aux
demandes de ce service et de cette autorité et d'assurer la diffusion aux membres concernés du personnel des
informations, avis ou recommandations de caractère général qui en émanent.

(…)

Tout changement concernant les personnes ainsi désignées, qui répondent à l'appellation de correspondant, doit
être porté, sans délai, à la connaissance du service et de leur autorité de contrôle.

Les personnes mentionnées à l'article L.561-2 veillent à ce que les fonctions de correspondant soient assurées
avec la continuité nécessaire pour être en mesure de répondre, dans les délais impartis, aux demandes du
service mentionné à l'article R. 561-33.
64
III. Le socle minimum
Les responsables du dispositif
En pratique

III. Le(s) correspondant(s) habilité(s) Tracfin

Ils doivent être :


 connus et identifiés sans délai par Tracfin et SGACPR
 assez nombreux pour assurer la continuité de la fonction
 compétents (formation)
 identifiés dans les procédures internes pour être connus des services
 à même d’échanger avec les déclarants sur les informations et les demandes des autorités
65
III. Le socle minimum
Les responsables du dispositif

IV. Gouvernance du dispositif

 implication des dirigeants effectifs et de l’organe de surveillance dans le pilotage de la LCB-FT


arrêté du 3 novembre 2014, articles 241 à 243

 états de synthèse destinés à l’information des organes sociaux sur la LCB-FT


arrêté du 3 novembre 2014, articles 230 et 246

 qualité de l’information relative à la LCB-FT dans les rapports annuels sur le contrôle interne et la
maîtrise des risques
arrêté du 3 novembre 2014, articles 258 à 262 ; lettre du SGACPR à l’AFECEI

 fiabilité des états annuels « Tableaux BLANCHIMT »


66
III. Le socle minimum
Les responsables du dispositif

Organe de surveillance
Comité des Comité des
rémunérations nominations
Comité des risques

Dirigeants effectifs

Comex Responsable de la gestion


Responsable du
des risques
dispositif LCB-FT

Comité conformité et Comité de gestion des


contrôle interne risques

Comité d’examen des


nouveaux produits
67
III. Le socle minimum
Les responsables du dispositif

V. Cas particuliers des groupes


 Une démarche rationnelle initiée par la Loi du 1er aout 2013 de sécurité financière modifiant l’article L.511-34 du
CMF :
• Les établissements financiers d’un même groupe (européen) sont tenus de transmettre les informations
nécessaires à l'organisation de la lutte contre le blanchiment des capitaux et contre le financement du
terrorisme.
 Le renforcement de cette obligation dans la transposition de la 3ème Directive européenne
• l’application de mesures au moins équivalentes en matière de vigilance dans leurs succursales et filiales
situées à l'étranger (ancien L561-34 CMF).
• Possibilité d’avoir des déclarants correspondants Tracfin au niveau du Groupe (R.561-28 CMF).
• Nécessité de pouvoir échanger sur les vigilances LCB-FT au sein des groupes (R.561-29 CMF).
 Les obligations incombant aux groupes par l’arrêté du 3 novembre 2014
• L’article 68 de l’arrêté complète les dispositions précédentes sur le rôle central du groupe pour définir par
procédure les modalités de circulation au sein du groupe des informations nécessaires à l’organisation de la
lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

Références réglementaires :
• CMF, articles L. 511-34, L. 561-20, L. 561-34 et R. 561-29 ;
• arrêté du 3 novembre 2014, articles 53 à 56 et 68 à 70 ;
• lignes directrices de l’ACPR de mars 2011 sur les échanges d’information intra-groupe
68
III. Le socle minimum
Les responsables du dispositif

V. Cas particuliers des groupes

article (extrait) L.511-34 :


Les entreprises établies en France et qui font partie d'un groupe financier ou d’un groupe comprenant au moins une
société de financement ou, pour l’application du 2° du présent article, d’un groupe au sens de l’article L. 356-1 du
code des assurances, ou d'un groupe mixte ou d'un conglomérat financier auquel appartiennent des entités
réglementées au sens de l’article L.517-2 ayant leur siège social dans un état membre de l’Union européenne ou Etat
partie à l'accord sur l'Espace économique européen ou dans un État où sont applicables les accords prévus aux
articles L. 632-7, L. 632-13 et L. 632-16 du présent code sont tenues, nonobstant toutes dispositions contraires, de
transmettre à des entreprises du même groupe ayant leur siège social dans l'un de ces États : (…)
2° Les informations nécessaires à l'organisation de la lutte contre le blanchiment des capitaux et contre le
financement du terrorisme ; (…)
Ces dernières informations ne peuvent être communiquées à des personnes extérieures au groupe, à l'exception des
autorités compétentes des États visés au premier alinéa. Cette exception ne s'étend pas aux autorités des États ou
territoires dont la législation est reconnue insuffisante ou dont les pratiques sont considérées comme faisant obstacle
à la lutte contre le blanchiment des capitaux ou le financement du terrorisme par l'instance internationale de
concertation et de coordination en matière de lutte contre le blanchiment d'argent dont la liste est mise à jour par
arrêté du ministre chargé de l'économie.
Les personnes recevant ces informations sont tenues au secret professionnel dans les conditions et sous les peines
mentionnées à l'article L.511 33, pour tous renseignements ou documents qu'elles seraient ainsi amenées à recevoir
ou à détenir. (…)
69
III. Le socle minimum
Les responsables du dispositif
En pratique

V. Cas particuliers des groupes

 Une vision unique et consolidée des risques groupe LCB-FT de l’ensemble des entités
 Une identification au plus haut niveau des risques LCB-FT.
 Des procédures Groupe notamment pour l’organisation générale, les principales règles de vigilance et les
échanges d’informations dans le domaine de la LCB-FT en cohérence avec la maîtrise du risque LCB-FT
encouru par le groupe.

 L’encadrement des filiales et succursales du Groupe en France et à l’étranger


 S’assurer d’une déclinaison par les filiales et succursales de cette vision et politique Groupe.
 S’assurer que celles situées à l’étranger appliquent des mesures de LCB-FT minimales au moins
équivalentes à celles prévues par le CMF en matière de vigilance à l’égard du client et de conservation des
informations.
 S’assurer de l’encadrement des dispositifs de contrôle de conformité LCB-FT tant au niveau central qu’au
niveau local.

 Chaque filiale et/ou succursale est responsable de son propre dispositif


 Qui prend en compte ses particularismes et ses propres risques tant au niveau de sa clientèle, de ses
produits et services, de ses modes de distribution et de sa situation géographique.
70
III. Le socle minimum
Les responsables du dispositif

V. Cas particuliers des groupes

 La complexité de la situation de certaines succursales/filiales à l’Etranger

Application aux succursales/filiales


Application aux
à l’étranger Application des obligations des
succursales/filiales à
des obligations LCB-FT pays où elles résident, plus
l’étranger des obligations contraignantes mais
du Code monétaire compatibles avec le droit
LCB-FT équivalentes dans
et financier (CMF) français
les pays où elles résident

Existence de règles et obligations incompatibles avec le


droit français
71
III. Le socle minimum
Les acteurs du dispositif

Qui est responsable du dispositif Le dirigeant responsable L.561-32 et R.561-38-


LCB/FT ? I-1°

Qui est l’interlocuteur des autorités ? Le correspondant R.561-24

Qui fait les déclarations de soupçons ? Le déclarant R.561-23


Comment organiser les indisponibilités Prévoir par avance la suppléance auprès
de l’interlocuteur des autorités ? des autorités R.561-24 3ième al.

Comment gérer en cas d’urgence Toute personne doit savoir saisir


l’indisponibilité de la personne exceptionnellement Tracfin
désignée effectuer les déclarations de R. 561-23 III
soupçon ?
Implication des organes de surveillance
Quelle gouvernance ? et des dirigeants effectifs arrêté 3/11/2014 CI
72
QUIZZ
QCM
♦ Le dirigeant responsable du dispositif LCB-FT (R.561-38 I 1°)
 est toujours un correspondant habilité auprès de Tracfin (R.561-24)
 est le seul déclarant habilité auprès de Tracfin (R.561-23)
 dispose d’un bon niveau de formation à la LCB-FT
 est une fonction qui peut être externalisée à un prestataire

♦ Le correspondant habilité auprès de Tracfin d’une banque (R.561-24)


 est informé des déclarations de soupçon effectuées
 est une fonction pouvant être confiée à un salarié de la maison mère du groupe
 participe à l’information de ses collègues en matière de LCB-FT
 peut être sanctionné par l’autorité disciplinaire en cas de manquement au dispositif LCB-FT

♦ Le déclarant habilité auprès de Tracfin d’une banque (R.561-23)


 exerce un contrôle sur les opérations réalisées avec les pays et territoires non coopératifs fiscalement
 est une fonction pouvant être confiée à un salarié d’une filiale marocaine du groupe
 est l’interlocuteur habilité aux requêtes du service TRACFIN relatives aux déclarations de soupçon
 aucune de ces propositions
73
QUIZZ
QCM
♦ Le dirigeant responsable du dispositif LCB-FT (R.561-38 I 1°)
 est toujours un correspondant habilité auprès de Tracfin (R.561-24)
 est le seul déclarant habilité auprès de Tracfin (R.561-23)
 dispose d’un bon niveau de formation à la LCB-FT
 est une fonction qui peut être externalisée à un prestataire

♦ Le correspondant habilité auprès de Tracfin d’une banque (R.561-24)


 est informé des déclarations de soupçon effectuées
 est une fonction pouvant être confiée à un salarié de la maison mère du groupe
 participe à l’information de ses collègues en matière de LCB-FT
 peut être sanctionné par l’autorité disciplinaire en cas de manquement au dispositif LCB-FT

♦ Le déclarant habilité auprès de Tracfin d’une banque (R.561-23)


 exerce un contrôle sur les opérations réalisées avec les pays et territoires non coopératifs fiscalement
 est une fonction pouvant être confiée à un salarié d’une filiale marocaine du groupe
 est l’interlocuteur habilité aux requêtes du service TRACFIN relatives aux déclarations de soupçon
 aucune de ces propositions
74
III. Le socle minimum
Classification des risques

Objectif de l’approche par les risques selon le GAFI :


« permettre d’affecter plus efficacement des ressources en se concentrant sur les domaines
présentant des risques plus élevés, tout en laissant plus de flexibilité dans la mise en œuvre de
mesures simplifiées lorsque les risques sont faibles »
75
III. Le socle minimum
Classification des risques

L. 561-4-1 :
« Les personnes mentionnées à l’article L. 561-2 appliquent les mesures de vigilance destinées à
mettre en œuvre les obligations qu’elles tiennent du présent chapitre en fonction de l’évaluation des
risques présentés par leurs activités en matière de blanchiment de capitaux et de financement du
terrorisme.

A cette fin, elles définissent et mettent en place des dispositifs d’identification et d’évaluation des
risques de blanchiment des capitaux et de financement du terrorisme auxquels elles sont exposées
ainsi qu’une politique adaptée à ces risques. Elles élaborent en particulier une classification des
risques en question en fonction de la nature des produits ou services offerts, des conditions de
transaction proposées, des canaux de distribution utilisés, des caractéristiques des clients, ainsi que
du pays ou du territoire d’origine ou de destination des fonds.
76
III. Le socle minimum
Classification des risques

L. 561-4-1 (extrait)

(…)
Pour l’identification et l’évaluation des risques de blanchiment des capitaux et de financement du terrorisme
auxquels elles sont exposées, les personnes mentionnées ci-dessus tiennent compte des facteurs inhérents aux
clients, aux produits, services, transactions et canaux de distribution, ainsi qu’aux facteurs géographiques, précisés
par arrêté du ministre chargé de l’économie, ainsi que des recommandations de la Commission européenne issues
du rapport prévu par l’article 6 de la directive 2015/849 du Parlement européen et du Conseil du 20 mai 2015
relative à la prévention de l’utilisation du système financier aux fins du blanchiment de capitaux ou du financement
du terrorisme, ainsi que de l’analyse des risques effectuée au plan national dans des conditions fixées par
décret.»
77
III. Le socle minimum
Classification des risques

article 57 de l’arrêté du 3 novembre 2014 CI


La classification des risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme couvre toutes les
activités susceptibles d’exposer l’entreprise à des risques dans le domaine de la lutte contre le blanchiment des
capitaux et le financement du terrorisme, notamment :
- les opérations avec les personnes mentionnées à l’article R. 561-18 du code monétaire et financier ;
- les activités mentionnées à l’article R. 561-21 du code monétaire et financier ;
- les activités de gestion de fortune ;
- les activités exercées avec des personnes établies dans des Etats ou territoires mentionnés par le Groupe
d’action financière parmi ceux dont la législation ou les pratiques font obstacle à la lutte contre le blanchiment
de capitaux et le financement du terrorisme, ou par l’intermédiaire d’implantations dans ces États ou territoires ;
- les activités exercées avec des personnes établies dans des États ou territoires mentionnés au I de l’article L.
511-45 du code monétaire et financier ou par l’intermédiaire d’implantations dans ces États ou territoires
78
III. Le socle minimum
Classification des risques

article 59 de l’arrêté du 3 novembre 2014 CI


La classification des risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme évalue le niveau de risque
 des différents produits ou services offerts,
 des modalités ou des conditions particulières des opérations effectuées,
 des canaux de distribution utilisés
 ainsi que des caractéristiques de la clientèle ciblée.

article 60 de l’arrêté du 3 novembre 2014 CI


La classification des risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme est mise à jour selon une
fréquence régulière et à la suite de tout événement affectant significativement les activités, les clientèles ou les
implantations de l’entreprise assujettie.
79
III. Le socle minimum
Classification des risques

 Quels risques exposés?  La classification des risques L. 561-4-1 ;


R. 561-38- I-2°

 Quelles natures de risques ?  L. 561-4-1 + art 57 et 59 de l’arrêté 3/11/14 CI :


 nature des produits ou services offerts
 conditions de transaction proposées,
 canaux de distribution utilisés,
 caractéristiques des clients,
 pays ou territoire d’origine ou de destination des fonds.

 Risques faibles, courants ou élevés


 Quel niveau de risques ?

 Légal L.561-9 à 14
 Quel critère d’appréciation ?  Justifié R.561-12 al 3 ; L. 561-10-1
 Tracfin : L.561-26

 art. 60 de l’arrêté 3/11/2014 CI : régulièrement ou


 Quelle actualisation ? évènement significatif
80

Comment se présente une classification des risques ?


81
III. Le socle minimum
Classification des risques
En pratique

Ce devrait être :

 5 tableaux traitant successivement tous les risques liés :


 nature des produits ou services offerts
 conditions de transaction proposées,
 canaux de distribution utilisés,
 caractéristiques des clients,
 pays ou territoire d’origine ou de destination des fonds.

 conçu :
 en amont des procédures et du paramétrage des outils
 en tenant compte des particularités propres à la structure
 actualisé selon les évolutions réglementaires, les informations publiques, les évolutions
organisationnelles ou d’activité
82
III. Le socle minimum
Classification des risques
En pratique

PAYS ORIGINE /
CONDITIONS DES
DESTINATION DES
TRANSACTIONS
FONDS

EVALUATIONS
CARACTERISTIQUES
SUPRANATIONALES
CLIENTELE CIBLEE
DES RISQUES

EVALUATIONS
CANAUX DE
NATIONALES DES
DISTRIBUTION
RISQUES

CLASSIFICATION Tout évènement


affectant
PRODUITS /
SERVICES DES RISQUES significativement la
clientèle, les activités
LCB-FT et les implantations
83
III. Le socle minimum
Classification des risques
En pratique

Exhaustivité
du risque
clients

7. Considérant que, selon le grief 2, TSI a élaboré́ une classification des risques qui ne couvrait, à la date du
Exhaustivité
contrôle, qu’une faible partie de ses activités ; que l’ activité́ dénommée Direct Payment (ci-après le DP, cf.
du risque
considérant 10), de même que la distribution de ME par des réseaux de points de vente physiques, qui ensemble en
clients
représentaient 99 %, n’y étaient pas traitées ;

Adaptation
aux risques
propres
84
III. Le socle minimum
Classification des risques
En pratique
4. Considérant que, selon le grief 1, la classification des risques de blanchiment des capitaux et de financement du
terrorisme de SBF reflète de manière insuffisante son exposition aux risques au regard des caractéristiques de sa
clientèle car elle ne prend pas en compte la variété́ et les spécificités de sa clientèle de personnes morales ;
5. Considérant qu’il ressort du dossier que si SBF n’a pas élaboré́ de document spécifique qui constituerait sa
classification des risques au sens des dispositions précitées, sa procédure «CONT-09 lutte contre le blanchiment et le
financement du terrorisme» (ci-après la « procédure « CONT-09 ») traite du cas des personnes morales lors de
l’entrée en relation d’affaires et distingue le niveau de risque associé selon plusieurs critères tels que la nature de
Caractériser cette personne morale, le pays d’immatriculation, la cotation sur un marché règlementé́ , la rencontre physique avec
le risque le représentant du client, l’existence d’un lien avec une personne politiquement exposée ou le caractère « particulier
» de l’objet social ou de l’ activité́ «(activité́ de change, société́ financière, SGP,...)» ; que, bien que cette présentation
reste sommaire, l’absence d’un critère ou d’une distinction dans une classification des risques ne peut être utilement
reprochée à un organisme assujetti que lorsque ce critère ou cette distinction aurait permis de caractériser et donc de
traiter des produits, services ou opérations qui sont porteurs d’un risque particulier ; que, faute pour la notification
des griefs, qui fait seulement état de la variété́ et de la diversité́ de la clientèle de SBF et mentionne différents
exemples de clients personnes morales, de préciser en quoi, au regard des caractéristiques de la clientèle ciblée par
SBF, la partie de cette classification relative aux personnes morales aurait dû être complétée, le grief 1, tel qu’il est
formulé, ne peut qu’être écarté́ ;
85
III. Le socle minimum
Classification des risques
En pratique

 Ce n’est pas :
 un document uniforme applicable à un groupe
 une synthèse des procédures
 un outil de contrôle interne (cartographie des risques)
 un outil de scoring du risque client (cotation de vigilance)
 un dispositif de profilage du client

 Les risques fréquemment omis


 Les risques d’entrée en relation à distance
 Les risques géographiques spécifiques : outre-mer, frontalier
 Les comptes joints
 Les tranches de revenus et/ou de patrimoine
 La justification de la pertinence des seuils
86
QUIZZ
QCM
♦ La classification des risques LCB-FT (L.561-4-1)
 est un élément essentiel et mal compris par les assujettis
 s’apparente à la cartographie des risques
 permet d’identifier les risques LCB-FT spécifique de chaque assujettis

♦ La classification des risques LCB-FT (L.561-4-1)


 vérifie l’adéquation des risques énoncés par le CMF avec ceux connus par l’établissement
 recense tous les risques possibles liés aux cinq critères réglementaires
 ne s’applique pas aux activités réalisées par l’établissement sur un territoire étranger et ne relevant pas de Tracfin
 est préalable à la conception des procédures LCB-FT et au paramétrage des outils

♦ La classification des risques LCB-FT (L.561-4-1)


 est actualisée à tout moment en fonction des évolutions réglementaires ou organisationnel propre à l’assujettis
 est accompagnée d’un dossier permettant de justifier des évaluations/cotations retenues
 est valable en l’état pour chacune des entités d’un groupe bancaire
 est une notion issue de la 4ième directive européenne relative à la LCB-FT
87
QUIZZ
QCM
♦ La classification des risques LCB-FT (L.561-4-1)
 est un élément essentiel et mal compris par les assujettis
 s’apparente à la cartographie des risques
 permet d’identifier les risques LCB-FT spécifique de chaque assujettis

♦ La classification des risques LCB-FT (L.561-4-1)


 vérifie l’adéquation des risques énoncés par le CMF avec ceux connus par l’établissement
 recense tous les risques possibles liés aux cinq critères réglementaires
 ne s’applique pas aux activités réalisées par l’établissement sur un territoire étranger et ne relevant pas de Tracfin
 est préalable à la conception des procédures LCB-FT et au paramétrage des outils

♦ La classification des risques LCB-FT (L.561-4-1)


 est actualisée à tout moment en fonction des évolutions réglementaires ou organisationnel propre à l’assujettis
 est accompagnée d’un dossier permettant de justifier des évaluations/cotations retenues
 est valable en l’état pour chacune des entités d’un groupe bancaire
 est une notion issue de la 4ième directive européenne relative à la LCB-FT
88

Exercice

• Constituer une classification des risques pour une


société d’assurance vie.
89
III. Le socle minimum
Procédures

Le principe

Les personnes mentionnées aux 1° à 7° de l'article L. 561-2, ….


…. définissent les procédures à appliquer …… Article R 561-38 du CMF

Des procédures de détection des opérations


Des procédures de contrôle des risques
inhabituelles ou suspectes

Des procédures de mise en œuvre des Des procédures relatives aux obligations
vigilances déclaratives

Des procédures de conservation des pièces

Des procédures de contrôle, périodique et permanent, des risques LCB-FT


90
III. Le socle minimum
Procédures

 adaptées aux risques et actualisées  risques L.561-32 al I, R. 561-38- I-4°

 communes au sein d’un groupe  L.561-33

 diffusées  Formation et information L. 561-34

 et contrôlées  Contrôle interne L.561-32 al II et R. 561-38- I-5°

 Contrôle permanent

 Contrôle périodique

Cf. arrêté du 3/11/2014 articles 61 à 71


91
III. Le socle minimum
Procédures
En pratique

Exhaustivité du
processus décrit
92
III. Le socle minimum
Procédures
En pratique

 Identification des moyens mis en œuvre


 Documentation sur les outils.
 Organisation du traitement des alertes
 Implication des instances de gouvernance
 Les comptes rendus des différents comités sur les points LCB-FT.
 Principales procédures déployées
 Les procédures groupes applicables à l’ensemble notamment sur les échanges
d’information.
 Les procédures métier LCB-FT liés à l’entrée et le suivi des relations d’affaires.
 Les procédures d’examen renforcé, et de traitement des alertes.
 Risques spécifiques sur les succursales et filiales situées à l’étranger.
 Les analyses de risque notamment pour les établissements situés dans des pays non tiers
équivalent.
 Les classifications des risques et procédures LCB-FT locales et les procédures relatives aux
mesures spécifiques le cas échéant.
93
III. Le socle minimum
Formation et information

L561-34 Formation et information

En vue d'assurer le respect des obligations prévues aux chapitres Ier et II du présent titre, les personnes
mentionnées à l'article L.561-2 assurent l'information régulière de leurs personnels.
Dans le même but, elles mettent en place toute action de formation utile.
Pour l'application du présent article, les agents mentionnés à l'article L.523-1 et les personnes auxquelles les
établissements de monnaie électronique ont recours en vue de distribuer de la monnaie électronique, au sens de
l'article L.525-8, sont assimilés aux personnels des personnes mentionnées à l'article L.521-1[banques].

Article 52 arrêté du 3 novembre 2014 CI Qualification, positionnement et droits d’accès des analystes

« Elles s’assurent que les agents concernés disposent d’une expérience, d’une qualification, d’une formation et
d’un positionnement adéquats pour exercer leurs missions.
Elles veillent à ce qu’ils aient accès aux informations internes nécessaires à l’exercice de leurs fonctions. »
94

Quels risques LCB-FT présentent les


produits d’assurance ?
95

Quels risques LCB-FT en assurance ?


Critère Risque
Risque d'utiliser un des souscripteurs comme prête nom ou comme
Co-souscripteurs sans lien apparent
permettant de justifier des fonds.
Fausse domiciliation fiscale à l’étranger afin d’éviter de payer les
Domiciliation fiscale à l'étranger
prélèvements sociaux
Profession à risque dont :
- professions libérales para médicales,
- ferailleurs,
- commerce de l'art, Professions pour lesquels le maniement d'espèces est fréquent, ou
- armement, exposées à la commission d'abus de faiblesse.
- forains,
- fonctions politiques importantes hors PPE.

inaptitude a évaluer la cohérence des opérations en l'absence


Client personne morale nouvellement constituée
Client d'historique et d'élements financiers.
Adresse postale inhabituelle : client demandant à ne pas recevoir le courrier à son
Risque de fraude fiscale : dissimuler sa réelle résidence fiscale.
domicile, le recevoir à l’adresse de l’intermédiaire, le recevoir à une boite postale, ou
Abus de faiblesse si les demandes sont constituées par des tiers.
personne physique demandant réception du courrier au siège d’une personne morale.
Client incapable Abus de faiblesse.
Risque de fractionner des opérations sur différents contrats pour
Client Multi détenteur
éviter la détection par l'organisme.
Changements répétées pour un client personne morale d'actionnaires ou de dirigeants. Risque d'empilement.

Multiples cessions d’un contrat entre différentes personnes morales


Changement de client (par voie de fusion, liquidation, acquisition…) dans le but de se
soustraire à l'impôt.
Client ayant fait l'objet d'une réquisition judiciaire, d'un droit de communication de Risque que le client utilise ou ait utilisé ses contrats à des fins
TRACFIN ou avec tonalité négative. délictueuses
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Clause bénéficiaire déposée chez un notaire dont l’assureur ignore donc le contenu Volonte de masquer le réel beneficiaire
Acceptation par le bénéficiaire du contrat d’assurance vie Abus de faiblesse
Bénéficiaire
Clause bénéficiaire particulièrement complexe Volonte de masquer le réel beneficiaire
Bénéficiaire du contrat sans lien apparent avec le souscripteur Abus de faiblesse, collusion
Souscription d’un contrat de capitalisation par une personne morale n’ayant plus de
Organisation de son insolvabilité
capitaux propres
Souscription d’un contrat de capitalisation par une personne morale dont le passif ne Organisation de l'insolvabilité + Risque de fraude fiscale +
comprend que des financements du groupe ou des associés (comptes courants dissimulation de l'origine des fonds qui ont alimenté le compte
notamment) courant d'associés puis le contrat d'assurance
Souscription par personne âgée Pas de logique économique.
Manière détournée pour le tiers d'avoir accès aux services de
Versement par un tiers (qui peut être également le bénéficiaire)
l'organisme sans pour autant être client
versement
Fractionnement des opérations auprès des banques pour ne pas
Versements par un client au moyen de plusieurs comptes bancaires différents
déclencher leur détection.
Versement effectué par une personne morale sur le contrat d’assurance vie d’une
Confusion des patrimoines, abus de biens sociaux.
personne physique, par exemple un dirigeant de la personne morale
Moyens de paiement particuliers (espèces, etc.) Espèces ou quasi espèces provenant d'activités non déclarées.
Capitaux issus d'un compte ou contrat ouvert à l'étranger pour
Versement reçu depuis un compte ouvert à l’étranger lesquels l'origine des fonds est moins vérifiée.
Risque de fraude fiscale (patrimoine non déclaré)
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Pas de logique économique : les frais d’acquisition payés au départ


Rachat précoce sur un contrat (moins de 4 ans après la souscription)
sont supérieurs aux intérêts acquis et l'impact fiscal est maximum.
Rachat précoce en contradiction avec les objectifs d’investissement à long terme
Rachat incohérent avec les données de connaissance clientèle
déclarés par le client à la souscription
Rachat à perte (cas des contrats en UC notamment) Pas de justification économique.
Abus de faiblesse.
Rachat au profit d’un tiers et non du souscripteur Risque de fraude fiscale (donation déguisée).

Rachat vers un compte bancaire à l’étranger Risque de fraude fiscale


rachat risque de fraude fiscale : pas de certitude que les fonds seront
Demande par le client que le produit de son rachat lui soit versé par chèque
investis en France.
Fraude fiscale (dont donation déguisée).
Remboursement de bons de capitalisation notamment par un bénéficiaire qui n’était
Abus de faiblesse
pas le souscripteur d’origine
Rachat très proche dans le temps d’un versement d’un montant similaire (et Pas de logique économique : pourquoi verser les fonds sur le contrat
inversement) si l'assuré avait besoin d'en disposer.
Succession de rachats voir rachat total par une personne très âgée d’un contrat
Risque d'abus de faiblesse
d’assurance vie.
Rachat dont le but indiqué est une donation Risque de fraude fiscale
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Organisation de l'insolvabilité (cas ou l'assuré opère des rachats ou


Nantissement du contrat permettant de « mobiliser » le contrat en obtenant un
avances afin de rembourser le crédit mais ne rembourse pas in fine).
financement bancaire (avec éventuellement défaut de paiement du financement par la
Origine des fonds mal vérifiée, permet de réinjecter les fonds du
suite)
contrat d'assurance vie dans le remboursement d'un crédit bancaire.

Nantissement du contrat au « bénéfice » d’une autre personne que le souscripteur ou


Opération permettant de reverser des fonds à ce tiers indirectement.
Autres opérations d’une personne différente d’un établissement de crédit
Empilement (remboursement par la compagnie d'assurance,
Succession d’avances et de remboursements d’avances apparence de capitaux propres, sous entend une mauvaise
vérification des fonds investis)
Blanchiment (avance par la compagnie d'assurance, apparence de
Renonciation capitaux propres, sous entend une mauvaise vérification del'origine
des fonds investis)
Multiples arbitrages permettant d’augmenter sensiblement la valeur du contrat Risque de délit d’initié
Risque de passer par un intermédiaire dont le dispositif LCB-FT est
Opérations provenant d’un intermédiaire d’assurance peu actif ou mal connu faible ou inexistant.
Canal de
Intermédiaire qui agit en collusion avec l'assuré.
distribution
Risque d'abus de faiblesse
Rachats effectués directement au profit de l’intermédiaire
Collusion
IARD Sinistres fréquents Fraude à l'assurance

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