Procédure ACPR et LCB-FT en Banque
Procédure ACPR et LCB-FT en Banque
2. La mission de contrôle
3. La procédure disciplinaire
LES ASSUJETTIS
Dans le secteur de la banque, des services d’investissement et des services de paiement :
L'ACPR peut également soumettre à son contrôle tout intermédiaire en opération de banque et en service de paiement ainsi que
tout intermédiaire en financement participatif.
LES ASSUJETTIS
1. les entreprises exerçant une activité d’assurance directe mentionnées à l’article L310-1 du code des assurances et les entreprises
mentionnées au dernier alinéa du même article ;
2. les entreprises exerçant une activité de réassurance dont le siège social est situé en France ;
3. les mutuelles et unions régies par le Livre II ;
4. les mutuelles et unions du livre Ier ;
5. les institutions de prévoyance, unions et groupements paritaires de prévoyance;
6. les sociétés de groupe d’assurance et sociétés de groupe mixte d’assurance ;
7. le fonds de garantie universelle des risques locatifs ;
8. les véhicules de titrisation mentionnés à l’article L. 310-1-2 du code des assurances ;
L’ACPR peut soumettre à son contrôle :
toute personne ayant reçu d’un organisme pratiquant des opérations d’assurance un mandat de souscription ou de gestion, ou
souscrivant à un contrat d’assurance de groupe ; ou toute personne exerçant, à quelque titre que ce soit, une activité
d’intermédiation en assurance ou en réassurance mentionnée à l'article L.511-1 du code des assurances ;
toute personne qui s’entremet, directement ou indirectement, entre un organisme mentionné au 3 ou au 4 et une personne qui
souhaite adhérer ou adhère à cet organisme.
LA CREATION DE L’ACPR
Loi du 21 janvier 2010 : création de l’Autorité de Contrôle Prudentiel, complétée par un décret du 3 mars 2010.
Loi n°2013-672 du 26 juillet 2013 lui confie la résolution : l’ACP devient ACPR.
Statut : AAI ?
Régulateur ou superviseur ?
LES MISSIONS DE L’ACPR – article L. 612-1
1) L’ACPR délivre les agréments et autorisations prévus par la loi.
2) Elle exerce une surveillance permanente de la situation financière et des conditions d’exploitation des personnes
soumises à son contrôle, notamment dans le respect des exigences de solvabilité, des règles relatives à la préservation de
la liquidité. Pour le secteur de l’assurance, elle s’assure que les organismes sont en mesure de tenir, à tout moment, leurs
engagements pris envers les assurés, adhérents, bénéficiaires ou entreprises réassurées, et qu’ils les tiennent
effectivement.
3) Elle veille au respect des règles destinées à assurer la protection des clientèles, résultant de toute disposition
européenne, législative, réglementaire, ou de codes de conduite approuvés à la demande d’une association
professionnelle, ou encore de bonnes pratiques de la profession constatées ou recommandées par l’Autorité. Elle veille
également à l’adéquation des moyens et procédures que les personnes contrôlées mettent en œuvre à cet effet.
4) L’ACPR veille à l’élaboration et à la mise en œuvre des mesures de prévention et de résolution des crises bancaires,
dont l’objet est de préserver la stabilité financière, d’assurer la continuité des activités, des services et des opérations des
établissements dont la défaillance aurait de graves conséquences pour l’économie, de protéger les épargnants, d’éviter ou
de limiter au maximum le recours au soutien public.
5) L’Autorité veille au respect, par les personnes soumises à son contrôle, des règles relatives aux modalités d’exercice de
leur activité, par elles-mêmes ou par l’intermédiaire de filiales, et aux opérations d’acquisition et de prise de participation.
Organigramme
Les instruments textuels de l’ACPR
• En matière prudentielle
• Les notices : explications sur les modalités de mise en œuvre d’un texte réglementaire.
• Les lignes directrices : guides qui analysent et explicitent la réglementation applicable dans cette
matière pour tous assujettis.
• Les principes d’application sectoriels : ces principes déclinent, pour les secteurs de la banque ou de
l’assurance, les lignes directrices de l’ACP afin de tenir compte des spécificités de chaque secteur ou
activité.
B) Documents nécessaires à la mission de contrôle
• Instructions : définissent les documents et informations à communiquer à l’ACPR pour l’exercice du contrôle
ou l’examen des demandes : valeur ?
• Mission particulière de veille au respect des codes de conduite approuvés par elle à la demande d’une
association professionnelle, ainsi que des bonnes pratiques de la profession qu’elle constate ou
recommande (article L. 612-1 II 3o du Code monétaire et financier).
• Recommandation : Aucune sanction disciplinaire mais mesure de police administrative. En revanche, le non
respect d’une mise en garde peut donner lieu à sanction.
1. Le rôle de l’ACPR
2. La mission de contrôle
3. La procédure disciplinaire
Quels thèmes de contrôle ?
LCB-FT
Pratiques commerciales
Systèmes d’information
Le déroulé d’une mission de contrôle sur place
Principe du contradictoire au moment du contrôle ? Pour se défendre, encore faut-il avoir fait l’objet d’une
accusation.
Toutefois : « ces contrôles doivent seulement se dérouler dans des conditions garantissant qu'il ne soit pas
porté une atteinte irrémédiable aux droits de la défense des personnes auxquelles des griefs sont ensuite
notifiés » Conseil d’Etat, 20 janvier 2016, Caisse d’Epargne et de prévoyance du Languedoc Roussillon
Qui prévenir ?
Qui rencontrer ?
Qui prévenir ?
Que transmettre ?
Je commence un contrôle au sein d’une banque. Dès la réunion de lancement, le directeur me demande
Je réalise un contrôle au sein d’un grand organisme d’assurance sur le thème des réclamations. Je demande
à rencontrer le directeur des pratiques commerciales et on m’indique qu’il est en arrêt maladie. Comment
réagir ?
Je suis responsable de mission de contrôle et je suis en train de réaliser une mission au sein d’une filiale de
banque étrangère. Je me rends compte très vite de la gravité des manquements observés. Je rencontre le
directeur de la filiale qui me demande mon avis sur l’avancée du contrôle. Quelles informations puis je lui
fournir ?
1. L’Autorité de Contrôle Prudentiel et
de Résolution
2. La mission de contrôle
3. La procédure disciplinaire
La décision d’ouvrir une procédure disciplinaire
Je commence un contrôle au sein d’une banque. Dès la réunion de lancement, le directeur me demande pourquoi j’ai choisi de
Je réalise un contrôle au sein d’un grand organisme d’assurance sur le thème des réclamations. Je demande à rencontrer le
directeur des pratiques commerciales et on m’indique qu’il est en arrêt maladie. Comment réagir ?
Je suis responsable de mission de contrôle et je suis en train de réaliser une mission au sein d’une filiale de banque étrangère. Je
me rends compte très vite de la gravité des manquements observés. Je rencontre le directeur de la filiale qui me demande mon
• Le principe des droits de la défense participe au respect d’un procès équitable et s’impose à toutes les
sanctions administratives.
• Ils s’appliquent à compter de la notification des griefs. CE, 15 décembre 2014, Banque populaire Côte d’Azur
• Concrètement, l’exercice des droits de la défense implique notamment le respect des droits suivants :
• le principe du contradictoire et son corollaire, le droit de présenter des observations ;
• le droit à l’assistance d’un avocat ;
• le droit de solliciter l’audition de certains témoins ;
• le droit à un interprète.
Composition de la Commission
Les sanctions encourues
• l’avertissement,
• le blâme,
• l’interdiction d’effectuer certaines opérations pour une durée maximale de dix ans,
• la suspension temporaire de dirigeants pour une durée maximale de dix ans,
• la démission d’office de dirigeants,
• le retrait partiel ou total d’agrément ou d’autorisation,
• la radiation de la liste des personnes agréées.
• À la place, ou en sus de ces sanctions, peut être prononcée une sanction pécuniaire au plus égale à 100 M€ ou à 10 % du chiffre
d'affaires annuel net (5 millions pour les changeurs manuels).
• En matière prudentielle, pour les établissements de crédit et les compagnies financières, le plafond de sanction correspond à 10% du
chiffre d’affaires, ou a une sanction maximale de deux fois l’avantage retiré du manquement, s’il peut être déterminé. Enfin, le
plafond correspond à 5 M€ pour les personnes physiques.
25 080 000 €
15 420 000 €
9 330 000 €
Introduction
I. Le cadre réglementaire
Introduction
Sommaire
Evasions fiscales (Cahusac, trusts, Panama Papers) Lutte contre la fraude fiscale et sociale
Corruption (Airbus, Siemens) (réduction des déficits)
Lutte contre le financement du terrorisme
Violation des embargos (sanctions US : BNPP 9,2
G$, CASA 0,7G$)
Ordre public (confiscation des produits des
crimes et délits)
Sanctions ACPR (Axa 5M€, BNPP 10M€)
Relations internationales (embargos,
Economies souterraines conventions)
Fraude TVA sur les quotas carbones IVième directive LCB-FT
Terrorisme : financement de l’EI
34
Introduction
Qu’est ce que la LCB/FT ?
Infractions
douanières &
fiscales
Financement Infraction
LCB / FT Noircissement
Terrorisme pénale
(art. 421-2-2)
Constitue également un acte de terrorisme « le fait de financer une entreprise terroriste en fournissant, en réunissant ou
en gérant des fonds, des valeurs ou des biens quelconques ou en donnant des conseils à cette fin, dans l’intention de voir
ces fonds, valeurs ou biens utilisés ou en sachant qu’ils sont destinés à être utilisés, en tout ou partie, en vue de commettre
l’un quelconque des actes de terrorisme (visés aux articles 421-1 et suivants du Code pénal), indépendamment de la
survenance éventuelle d’un tel acte. »
(art. 421-5)
Jusqu’à 10 ans d'emprisonnement et 225 000 euros d'amende.
La tentative du délit de financement du terrorisme est punie des mêmes peines.
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Introduction
Un dispositif organisé et international
Nations Unies (CSNU, UNODC, conventions
OCDE
internationales)
• en financement participatif
• Toute personne qui, à titre de profession habituelle, soit se porte elle-même contrepartie, soit agit en tant qu’intermédiaire, en vue de
l’acquisition ou de la vente de tout instrument contenant sous forme numérique des unités de valeur non monétaire pouvant être
conservées ou être transférées dans le but d’acquérir un bien ou un service, mais ne représentant pas de créance sur l’émetteur
• Les entreprises d’investissement autres que les sociétés de gestion de portefeuille, les entreprises de marché, les dépositaires centraux Contrôlés et sanctionnés par
l’Autorité des marchés financiers
et gestionnaires de systèmes de règlement et de livraison d’instruments financiers, les conseillers en investissements financiers, les
conseillers en investissements participatifs et les intermédiaires habilités mentionnés à l’article L. 211-4, ainsi que les placements collectifs
mentionnés au I de l’article L. 214-1 et les sociétés de gestion de placements collectifs mentionnées à l’article L.543-1
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Introduction
Les assujettis du secteur non-financier
Un dispositif visant à impliquer la société civile dans la prévention pour pallier les limites des autorités
publiques répressives
Un nombre croissant de professions assujettis soumis à des obligations de moyen et/ou de résultat
« L’approche fondée sur les risques permet aux institutions financières et autres secteurs visés
d’affecter plus efficacement leurs ressources en se concentrant sur les domaines présentant des
risques plus élevés, tout en laissant plus de flexibilité dans la mise en œuvre de mesures
I. Le cadre réglementaire
Sommaire
La « soft law »
Convention sur la lutte contre la corruption d’agents publics étrangers dans les transactions
commerciales internationales de l’OCDE (21/11/1997)
Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée, Palerme (15/12/2000)
intensifier la lutte contre place de moyens plus de petite taille et les pays
bancaires
croissance économique mondial.
durable Exploiter les atouts de la
technologie financière
Creusement des (détection des
inégalités économiques tendances)
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I. Le cadre réglementaire
international : le GAFI
Quelques recherches
Bénéficiaires effectifs
Financement du terrorisme
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I. Le cadre réglementaire
international : les directives européennes LCB-FT
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I. Le cadre réglementaire
international : les directives européennes LCB-FT
Internationales
European Banking Authority : RTS on the implementation of group wide AML/CFT policies in third countries
Basel Committee : Consolidated know- your- customer (KYC) risk management
Nationales
• Bons usages de la Fédération bancaire française : Lutte contre le blanchiment : mise à jour des dossiers clients
L’ACPR :
exerce des contrôles sur pièces (QLB)
diligente des contrôles sur place.
La commission des sanctions de l’ACPR exerce le pouvoir de sanction disciplinaire prévue à l’article
L. 612-39 et suivant du CMF
Sanction morale : avertissement, blâme, limitation d’activité, suspension temporaire ou démission d’un
dirigeant, etc.
Sanction pécuniaire au plus égale à cent millions d'euros ou à 10 % du chiffre d'affaires annuel net
Sommaire
Déclarant &
Contrôler le dispositif Correspondant
Connaître sa relation
d’affaires
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II. Organisation du dispositif LCB-FT
Schéma du dispositif LCB-FT
L.561-32 [Link] & R.561-38 I al.1°
Responsabiliser
L.561-5, L.561-5-1
Connaître sa relation d’affaires
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II. Organisation du dispositif LCB-FT
Schéma du dispositif LCB-FT
DS
Examen renforcé
Surveillance des
opérations
Socle organisationnel
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II. Organisation du dispositif LCB-FT
Exemple d’organisation de la fonction conformité
Membre de la
direction
générale
Sanctions et
LCB-FT
Embargos
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Sommaire
Procédures et outils
Formation
Le contrôle interne
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III. Le socle minimum
Les responsables du dispositif
"…[les assujettis] désignent, en tenant compte de la taille et de la nature de leur activité, une
personne occupant une position hiérarchique élevée et possédant une connaissance suffisante
de leurs expositions au risque de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme
comme responsable de la mise en œuvre du dispositif de lutte contre le blanchiment des
capitaux et le financement du terrorisme.
Le cas échéant, une telle personne est également désignée au niveau du groupe défini à
l'article L. 561-33…” extrait art. L. 561-32
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III. Le socle minimum
Les responsables du dispositif
En pratique
Il doit être :
connu et identifié : ACPR (états annuels « Tableaux BLANCHIMT ») ; procédure interne
compétent (Fit & Proper)
différent des autres fonctions correspondant / déclarant (sauf taille établissement)
indépendant de la filière commerciale
pleinement compétent sur toutes les activités
impliqué dans le processus de décision
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III. Le socle minimum
Les responsables du dispositif
I. ― Les personnes mentionnées aux 1° à 7° de l'article L.561-2 communiquent [à Tracfin] et à leur autorité de
contrôle désignée à l'article L.561-36 l'identité de leurs dirigeants ou préposés habilités à procéder aux
déclarations prescrites à l'article L.561-15.
(…)
II. ― Tout changement concernant les personnes habilitées en application du I, qui répondent à l'appellation de
déclarant, doit être porté, sans délai, à la connaissance de ce service et de leur autorité de contrôle, le cas
échéant.
III. ― Tout dirigeant d'une personne morale mentionnée à l'article L.561-2 ou préposé de cette personne morale
peut prendre l'initiative de déclarer lui-même au service mentionné à l'article R. 561-33, dans des cas
exceptionnels, en raison notamment de l'urgence, une opération lui paraissant devoir l'être en application de
l'article L.561-15. Cette déclaration est confirmée, dans les meilleurs délais, par la personne habilitée. (…)
62
III. Le socle minimum
Les responsables du dispositif
En pratique
Les personnes mentionnées aux 1° à 7° de l'article L.561-2 communiquent [à Tracfin] et à leur autorité de
contrôle désignée à l'article L.561-36 l'identité de leurs dirigeants ou préposés, chargés de répondre aux
demandes de ce service et de cette autorité et d'assurer la diffusion aux membres concernés du personnel des
informations, avis ou recommandations de caractère général qui en émanent.
(…)
Tout changement concernant les personnes ainsi désignées, qui répondent à l'appellation de correspondant, doit
être porté, sans délai, à la connaissance du service et de leur autorité de contrôle.
Les personnes mentionnées à l'article L.561-2 veillent à ce que les fonctions de correspondant soient assurées
avec la continuité nécessaire pour être en mesure de répondre, dans les délais impartis, aux demandes du
service mentionné à l'article R. 561-33.
64
III. Le socle minimum
Les responsables du dispositif
En pratique
qualité de l’information relative à la LCB-FT dans les rapports annuels sur le contrôle interne et la
maîtrise des risques
arrêté du 3 novembre 2014, articles 258 à 262 ; lettre du SGACPR à l’AFECEI
Organe de surveillance
Comité des Comité des
rémunérations nominations
Comité des risques
Dirigeants effectifs
Références réglementaires :
• CMF, articles L. 511-34, L. 561-20, L. 561-34 et R. 561-29 ;
• arrêté du 3 novembre 2014, articles 53 à 56 et 68 à 70 ;
• lignes directrices de l’ACPR de mars 2011 sur les échanges d’information intra-groupe
68
III. Le socle minimum
Les responsables du dispositif
Une vision unique et consolidée des risques groupe LCB-FT de l’ensemble des entités
Une identification au plus haut niveau des risques LCB-FT.
Des procédures Groupe notamment pour l’organisation générale, les principales règles de vigilance et les
échanges d’informations dans le domaine de la LCB-FT en cohérence avec la maîtrise du risque LCB-FT
encouru par le groupe.
L. 561-4-1 :
« Les personnes mentionnées à l’article L. 561-2 appliquent les mesures de vigilance destinées à
mettre en œuvre les obligations qu’elles tiennent du présent chapitre en fonction de l’évaluation des
risques présentés par leurs activités en matière de blanchiment de capitaux et de financement du
terrorisme.
A cette fin, elles définissent et mettent en place des dispositifs d’identification et d’évaluation des
risques de blanchiment des capitaux et de financement du terrorisme auxquels elles sont exposées
ainsi qu’une politique adaptée à ces risques. Elles élaborent en particulier une classification des
risques en question en fonction de la nature des produits ou services offerts, des conditions de
transaction proposées, des canaux de distribution utilisés, des caractéristiques des clients, ainsi que
du pays ou du territoire d’origine ou de destination des fonds.
76
III. Le socle minimum
Classification des risques
L. 561-4-1 (extrait)
(…)
Pour l’identification et l’évaluation des risques de blanchiment des capitaux et de financement du terrorisme
auxquels elles sont exposées, les personnes mentionnées ci-dessus tiennent compte des facteurs inhérents aux
clients, aux produits, services, transactions et canaux de distribution, ainsi qu’aux facteurs géographiques, précisés
par arrêté du ministre chargé de l’économie, ainsi que des recommandations de la Commission européenne issues
du rapport prévu par l’article 6 de la directive 2015/849 du Parlement européen et du Conseil du 20 mai 2015
relative à la prévention de l’utilisation du système financier aux fins du blanchiment de capitaux ou du financement
du terrorisme, ainsi que de l’analyse des risques effectuée au plan national dans des conditions fixées par
décret.»
77
III. Le socle minimum
Classification des risques
Légal L.561-9 à 14
Quel critère d’appréciation ? Justifié R.561-12 al 3 ; L. 561-10-1
Tracfin : L.561-26
Ce devrait être :
conçu :
en amont des procédures et du paramétrage des outils
en tenant compte des particularités propres à la structure
actualisé selon les évolutions réglementaires, les informations publiques, les évolutions
organisationnelles ou d’activité
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III. Le socle minimum
Classification des risques
En pratique
PAYS ORIGINE /
CONDITIONS DES
DESTINATION DES
TRANSACTIONS
FONDS
EVALUATIONS
CARACTERISTIQUES
SUPRANATIONALES
CLIENTELE CIBLEE
DES RISQUES
EVALUATIONS
CANAUX DE
NATIONALES DES
DISTRIBUTION
RISQUES
Exhaustivité
du risque
clients
7. Considérant que, selon le grief 2, TSI a élaboré́ une classification des risques qui ne couvrait, à la date du
Exhaustivité
contrôle, qu’une faible partie de ses activités ; que l’ activité́ dénommée Direct Payment (ci-après le DP, cf.
du risque
considérant 10), de même que la distribution de ME par des réseaux de points de vente physiques, qui ensemble en
clients
représentaient 99 %, n’y étaient pas traitées ;
Adaptation
aux risques
propres
84
III. Le socle minimum
Classification des risques
En pratique
4. Considérant que, selon le grief 1, la classification des risques de blanchiment des capitaux et de financement du
terrorisme de SBF reflète de manière insuffisante son exposition aux risques au regard des caractéristiques de sa
clientèle car elle ne prend pas en compte la variété́ et les spécificités de sa clientèle de personnes morales ;
5. Considérant qu’il ressort du dossier que si SBF n’a pas élaboré́ de document spécifique qui constituerait sa
classification des risques au sens des dispositions précitées, sa procédure «CONT-09 lutte contre le blanchiment et le
financement du terrorisme» (ci-après la « procédure « CONT-09 ») traite du cas des personnes morales lors de
l’entrée en relation d’affaires et distingue le niveau de risque associé selon plusieurs critères tels que la nature de
Caractériser cette personne morale, le pays d’immatriculation, la cotation sur un marché règlementé́ , la rencontre physique avec
le risque le représentant du client, l’existence d’un lien avec une personne politiquement exposée ou le caractère « particulier
» de l’objet social ou de l’ activité́ «(activité́ de change, société́ financière, SGP,...)» ; que, bien que cette présentation
reste sommaire, l’absence d’un critère ou d’une distinction dans une classification des risques ne peut être utilement
reprochée à un organisme assujetti que lorsque ce critère ou cette distinction aurait permis de caractériser et donc de
traiter des produits, services ou opérations qui sont porteurs d’un risque particulier ; que, faute pour la notification
des griefs, qui fait seulement état de la variété́ et de la diversité́ de la clientèle de SBF et mentionne différents
exemples de clients personnes morales, de préciser en quoi, au regard des caractéristiques de la clientèle ciblée par
SBF, la partie de cette classification relative aux personnes morales aurait dû être complétée, le grief 1, tel qu’il est
formulé, ne peut qu’être écarté́ ;
85
III. Le socle minimum
Classification des risques
En pratique
Ce n’est pas :
un document uniforme applicable à un groupe
une synthèse des procédures
un outil de contrôle interne (cartographie des risques)
un outil de scoring du risque client (cotation de vigilance)
un dispositif de profilage du client
Exercice
Le principe
Des procédures de mise en œuvre des Des procédures relatives aux obligations
vigilances déclaratives
Contrôle permanent
Contrôle périodique
Exhaustivité du
processus décrit
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III. Le socle minimum
Procédures
En pratique
En vue d'assurer le respect des obligations prévues aux chapitres Ier et II du présent titre, les personnes
mentionnées à l'article L.561-2 assurent l'information régulière de leurs personnels.
Dans le même but, elles mettent en place toute action de formation utile.
Pour l'application du présent article, les agents mentionnés à l'article L.523-1 et les personnes auxquelles les
établissements de monnaie électronique ont recours en vue de distribuer de la monnaie électronique, au sens de
l'article L.525-8, sont assimilés aux personnels des personnes mentionnées à l'article L.521-1[banques].
Article 52 arrêté du 3 novembre 2014 CI Qualification, positionnement et droits d’accès des analystes
« Elles s’assurent que les agents concernés disposent d’une expérience, d’une qualification, d’une formation et
d’un positionnement adéquats pour exercer leurs missions.
Elles veillent à ce qu’ils aient accès aux informations internes nécessaires à l’exercice de leurs fonctions. »
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Clause bénéficiaire déposée chez un notaire dont l’assureur ignore donc le contenu Volonte de masquer le réel beneficiaire
Acceptation par le bénéficiaire du contrat d’assurance vie Abus de faiblesse
Bénéficiaire
Clause bénéficiaire particulièrement complexe Volonte de masquer le réel beneficiaire
Bénéficiaire du contrat sans lien apparent avec le souscripteur Abus de faiblesse, collusion
Souscription d’un contrat de capitalisation par une personne morale n’ayant plus de
Organisation de son insolvabilité
capitaux propres
Souscription d’un contrat de capitalisation par une personne morale dont le passif ne Organisation de l'insolvabilité + Risque de fraude fiscale +
comprend que des financements du groupe ou des associés (comptes courants dissimulation de l'origine des fonds qui ont alimenté le compte
notamment) courant d'associés puis le contrat d'assurance
Souscription par personne âgée Pas de logique économique.
Manière détournée pour le tiers d'avoir accès aux services de
Versement par un tiers (qui peut être également le bénéficiaire)
l'organisme sans pour autant être client
versement
Fractionnement des opérations auprès des banques pour ne pas
Versements par un client au moyen de plusieurs comptes bancaires différents
déclencher leur détection.
Versement effectué par une personne morale sur le contrat d’assurance vie d’une
Confusion des patrimoines, abus de biens sociaux.
personne physique, par exemple un dirigeant de la personne morale
Moyens de paiement particuliers (espèces, etc.) Espèces ou quasi espèces provenant d'activités non déclarées.
Capitaux issus d'un compte ou contrat ouvert à l'étranger pour
Versement reçu depuis un compte ouvert à l’étranger lesquels l'origine des fonds est moins vérifiée.
Risque de fraude fiscale (patrimoine non déclaré)
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