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Courant Marxiste en Pensée Économique

Le document présente les principales idées du courant marxiste de la pensée économique, notamment la théorie de la valeur-travail de Marx, l'exploitation de la force de travail et les contradictions du capitalisme menant à son dépassement.

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Le document présente les principales idées du courant marxiste de la pensée économique, notamment la théorie de la valeur-travail de Marx, l'exploitation de la force de travail et les contradictions du capitalisme menant à son dépassement.

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Introduction à l’Economie

S1 : 2021-2022 Fiche N° : 9

Professeure : Ghizlane OUAHKKI

Les Grands Courants de la Pensée Economique : Courant Marxiste

Objectifs de la fiche

 Connaître les principaux grands courants de la pensée économique ;

 Présenter leurs apports essentiels à la théorie économique.

"L'histoire de toute société jusqu'à nos jours est l'histoire de luttes de classes. Homme libre et
esclave, patricien et plébéien, baron et serf, maître de jurandes et compagnon, bref oppresseurs
et opprimés, en opposition ont mené une lutte ininterrompue, tantôt ouverte, tantôt dissimulée,
une lutte qui finissait constante, toujours soit par une transformation révolutionnaire de la
société tout entière, soit par la disparition des deux classes en lutte..." " Les prolétaires n'ont
rien à perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à gagner. Prolétaires de tous les pays,
unissez-vous !" Manifeste du parti communiste, 1848, K. Marx et F. Engels

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S1 : 2021-2022 Fiche N° : 9

Professeure : Ghizlane OUAHKKI

❑ Karl Marx (1818-1883) est un philosophe du 19e siècle qui observe que le monde est plein
d’inégalités et que l’économie capitaliste est profondément injuste et inégalitaire.

❑ Marx cherche donc à comprendre pourquoi le monde est injuste et comment faire pour le
transformer.

❑ Trois idées constituent le fondement économique du marxisme :

I. La propriété privée des moyens de production

❑ Le courant marxiste s’oppose à la théorie libérale en démontrant que l’organisation capitaliste


de la société aboutit à l’exploitation de la plus grande partie de la population par les détenteurs
des moyens de production.

❑ La société se divise donc en deux grandes classes qui s’affrontent : le prolétariat (qui détient
la force de travail) et la bourgeoisie (qui détient le capital).

❑ L’affrontement de ces classes s’effectue dans le cadre du processus de production.

❑ La propriété privée des entrepreneurs justifie le paiement d'un salaire minimal aux travailleurs.
Un salaire qui est destiné uniquement à couvrir les besoins fondamentaux de l'ouvrier : c'est la
conception du « salaire de subsistance ».

Théorie de la valeur marxiste

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Professeure : Ghizlane OUAHKKI

La théorie marxiste de la valeur :

❑ Pour Marx, ce qui caractérise une marchandise est qu'elle est reproductible et destinée à la
vente et possède une valeur d’usage et une valeur d’échange.

❖ Mais le problème c'est comment mesurer la valeur d'une marchandise ?


❖ Pourquoi toutes ces marchandises ont-elles le même prix ?
❖ C’est certainement qu’elles ont quelque(s) chose(s) en commun. Mais laquelle ou
lesquels ?
❖ Si les deux biens valent le même prix, ne serait-ce pas alors qu’il a fallu à peu près la
même quantité de travail pour les produire ?

Pour Marx, le travail est à l’origine de la valeur des marchandises.

❖ Cela étant, comment déterminer la quantité nécessaire pour une marchandise ?

Pour répondre à cette question, deux difficultés se posent :

Premièrement, les hommes n'ont pas tous la même capacité de travail, la même énergie, la même
maîtrise de leur(s) tâche(s) ;

Deuxièmement, pour produire un bien, il faut en plus du travail « des matières premières » et des
machines, c'est à dire le capital.

Ainsi, les unités de production (Entreprises) n’ont pas toutes les mêmes capacités humaines et
techniques, d’où : la valeur d’échange d’une marchandise assimilée à la quantité du travail
socialement nécessaire.

❑ Ce qu'il faut donc prendre en compte pour déterminer la valeur d’échange d’une marchandise
est la quantité de travail moyenne nécessaire dans un certain état de développement et des
techniques et dans un état donné d’organisation du travail.

❑ A partir de sa théorie de la valeur-travail, Marx va déduire sa théorie de l’exploitation de la


force de travail.

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❑ Pour ce faire, Marx affirme que les ouvriers ne vendent pas le produit de leur travail, mais leur
force de travail. Ce que le propriétaire de l'entreprise achète, c'est leur capacité physique et
intellectuelle à réaliser un travail : c'est leur force de travail.

La force de travail est donc une marchandise

II. L’exploitation et la plus-value

❑ Comme toute marchandise, la force de travail a une valeur d’usage et une valeur d’échange.

❑ Le salaire est le moyen par lequel le propriétaire du capital achète cette marchandise
particulière (la force de travail). Ce qu'il paye, c'est la force musculaire, l'énergie nerveuse et
cérébrale, la qualification professionnelle des ouvriers : le salaire est le prix de la force de
travail.

❑ Le capitaliste achète la force de travail en contrepartie d’un salaire. Un salaire (minimum) qui
doit permettre d’entretenir et de reproduire cette force de travail : un salaire de subsistance.

❑ Pour Marx, la force de travail est une marchandise exceptionnelle car elle permet de créer plus
de valeur qu’elle n’en a coûté : c’est la plus-value.

❖ Exemple : si le salarié travaille 8 heures par jour et que le salaire ne représente que 6
heures de travail, la plus-value sera de 2 heures. Ce temps de « surtravail » est à
l’origine du profit du capitaliste.

❑ La plus-value s’analyse donc comme une exploitation de la force de travail par le capital parce
qu’elle est créée par le travailleur (l’ouvrier) mais appropriée par le capitaliste. Pour Marx, ce
prélèvement de la plus-value du travailleur est en quelque sorte la condition d'existence des
capitalistes.

❑ Marx souligne que le capitalisme est un système fondé sur l’exploitation de la classe ouvrière.
Par ailleurs, c’est un système qui est appelé à disparaitre à causes de ses contradictions internes
qui ne peuvent être résolues que par le passage à un régime fondé sur la propriété collective
des moyens de production.

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III. Les contradictions du capitalisme

❑ Ces contradictions sont au nombre de trois :

▪ Prolétarisation et paupérisation de la classe ouvrière ;

▪ Crises de surproduction ;

▪ Baisse tendancielle du taux de profit.

Prolétarisation et paupérisation de la classe ouvrière

❑ Marx cherche à montrer qu’avec le développement du capitalisme, on assistera à une


opposition croissante entre une majorité misérable (prolétaires) et une minorité de riches
(propriétaires des moyens de production).

❑ La concentration du capital accentuée par le progrès technique aboutit à la dégradation des


conditions de la classe ouvrière. Cette dégradation débouchera sur la révolte de ladite classe :
« expropriation des expropriateurs ».

Crises de surproduction

❑ Marx rejette l’idée selon laquelle les produits peuvent toujours être vendus (loi des débouchés
de J.B. Say) et affirme que le système capitaliste ne peut être à l’abri des crises de
surproduction. Ces crises résultent d’un développement disproportionné entre le secteur
producteur (celui qui fabrique les biens de production) et le secteur consommateur.

Baisse tendancielle du taux de profit

❑ Avec le progrès technique, le taux de la plus-value tendra à baisser à cause de l’utilisation de


la machine à la place de l’homme. En résulte que le taux de profit tendra à baisser également.

Marx ne nie pas que ces contradictions peuvent être freinées par la conquête de débouchés
extérieurs. Mais il pense, qu’à terme, le capitalisme est condamné à disparaitre.

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