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Victor Hugo: Discours contre la Misère

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Texte 5

Homme de lettre mais aussi homme politique, Victor Hugo a souvent marqué son
engagement pour les plus démunis. Si dans ses romans comme Les Misérables il défend les pauvres
paysans et ouvriers, il le fait aussi lorsqu’il est député élu à l’Assemblée Nationale.
Après la Révolution de 1848, une fois les troubles arrêtés avec l’aide de l’armée, Hugo propose le 9
juillet 1849 que l’état s’implique dans la lutte contre la misère.
Le texte étudié est la fin de son discours, après avoir montré les ravages de la misère et expliqué ses
idées pour les combattre Hugo réveille une dernière fois son auditoire en le prenant à partie.
Comment Victor Hugo accuse-t-il ses collègues de leur inaction ?
Nous allons voir sa stratégie argumentative en trois mouvements, tout d’abord il donne une fausse
fin à son discours pour rebondir sur un coup de théâtre ensuite l’accusation met en avant la misère
du peuple et le devoir du législateur, enfin la conclusion pousse les députés à une action législative
clair.

Le début du texte s’appuie sur un dialogisme, tout d’abord avec l’apostrophe « et,
messieurs » de manière assez familière. Hugo se met en scène la présence de nombreux « je »
montre qu’il prend position. La tournure antithétique de la proposition « je ne m’adresse pas…. Je
m’adresse » montre son implication et sa réflexion. Peu à peu dans le texte, le « je » disparaît pour
faire place au « vous », Hugo veut mettre en valeur le rôle primordiale des députés. Le vous est en
anaphore des ligne 4 à 8, il valorise le travail de l’Assemblée, la répétition de « vous avez, vous
venez » montre leur action ensuite Hugo félicite leur courage grâce à un parallélisme, ma structure
négative du faite qu’elle est redoublée devient une affirmation. Leur bilan est montré par une
gradation qui va de la société jusqu’à la civilisation. On s’attend donc de l’orateur à des félicitation
poussées sur l’Assemblée, or Hugo fait exactement le contraire, après les avoir glorifié de manière
emphatique il leur porte une accusation de manière triviale « Eh, bien, vous n’avez rien fait » ce qui
nie totalement l’ensemble du paragraphe. Cette accusation est là pour faire réagir le publique ce qui
marche parfaitement, on le voit aux commentaire en forment de didascalies « mouvement ».
Ainsi avec cet effet qui réveille le public, Hugo met son auditoire mal-alaise et l’accuse. Nous
allons voir dans la deuxième partie comment il utilise cet accusation pour démontrer ses idées.
L’accusation « vous n’avez rien fait » est répété en anaphore 6 fois dans le paragraphe. Elle
est toute fois tempérée avec des circonstanciels de temps introduite par la locution conjonctive
« tant que ». Ainsi, l’accusation n’est que passagère est Hugo leur donne les solutions pour arriver à
un résultat valable. Il utilise plusieurs systèmes argumentatif, tout d’abord il place le débat de
l’ordre de la morale et non de l’ordre des fait. Une fois le débat posé ainsi il va se servir du registre
pathétique pour montrer la douleur du peuple, on le voit aux verbes « souffrir, désespérer » et aussi
avec l’image de la nourriture qui va jusqu’à la dévoration tout d’abord avec le manque « sans pain »
mais aussi avec « l’usure qui dévore » et que l’on meurt de faim. Pour renforcer cette impression il
utilise une allitération en « R » qui rend les propos encore plus dure. On peut remarquer que le
« je » et le « vous » on disparu ils sont remplacé par « nos campagne/nos villes » ainsi l’orateur et le
public sont ensemble pour faire face à la misère. Après avoir montrer les malheurs du peuple, en
avoir fait une victime, Hugo cherche à prouver que le peuple n’a que des qualités, il les valorise
grâce au travail, il les valorise aussi avec de nombreux adjectifs « familles honnêtes, bons paysans,
bons ouvriers » c’est des gens bien. Enfin la périphrase finale les appels « des gens de cœur », leu
peuple est donc l’image du bien on va même jusqu’à une image divine puisqu’il lui faut des « lois
fraternelles et évangéliques ». Pour montrer la bonté du peuple, il va l’opposer à une image
démoniaque du monde, on a une description des enfers avec les mots « destruction, ténèbres et
souterrain » ; L’Homme bon qui est l’Homme malheureux est pervertis et devient un Homme
méchant, Hugo donne une vision manichéenne du monde qui est un combat entre le mal et le bien.
Cette mise en place d’un domaine religieux avec le bien contre le mal caractérise le registre épique,
les députés qui vont soutenir la bonne cause son donc un peu comme des chevaliers ou des héros.
Ainsi en un seul paragraphe Hugo arrive à retourner la vision qu’il donne de l’Assemblée nationale,
ils étaient inefficace, ils vont devenir grandiose. Hugo leur offre la solution pour y parvenir ; voter
les bonnes lois c’est ce qu’il va montrer dans sa conclusion au troisième paragraphe.
On voit dans le dernier mouvement qu’Hugo est tourné vers l’avenir et non vers le passé,
l’emploi du présent de narration montre qu’il est pour l’action immédiate. Il renoue le lien avec
l’apostrophe « Messieurs » et quelque part il est injonctifs (=il donne des ordres) « songez-y, faites
maintenant » il emploie des tournures d’ordre, il pousse le députés avec des parallélismes à finir la
tache qui est commencée il en emploie deux « l’anarchie » est accentué par la misère.

Dans son discours Victor Hugo défend une cause qui lui ait cher, la défense du peuple. Dans
la fin de son allocution il se sert de la surprise pour mieux convaincre les députés, il arrive ainsi à
exposer les causes de la misère et à pousser à faire la loi qu’il espère.
On voit aussi l’efficacité d’Hugo et combien il sait utilisé l’arme rhétorique. Il n’est pas le seul, de
nombreux auteurs comme La Boétie ou encore Olympe de Gouges trouve aussi que le discours est
une arme efficace.

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