Texte 3
La lutte contre l’esclavage a été mené par les philosophe du XVIII s en général et
Olympe de Gouges en particulier. Celle-ci qui c’est déjà engagée sur le sujet, y revient dans
la déclaration des droit de la femme de de la citoyenne. Dans le postambule, après avoir
parlé des droits des femme et du mariage elle fait un aparté sur ce qui est nommé « les
hommes de coureur ». En effet, l’Assemblée nationale vient de voter un texte en faveur de
ceci mais certains députés si opposent. Olympe de Gouges va montrer qu’elle est
scandalisée par cette opposition.
Comment dénigre t-elle les opposants à cette loi ?
La première partie du texte est une dénonciation des opposants sans les nommer, le
deuxième mouvement lui attaque frontalement les colons en prouvant leurs actions
inhumaines et enfin la troisième partie du texte montre elle l’espoir dans une loi qui
ramènera la liberté.
Le texte commence par une formule d’insistance « il était bien nécessaire » qui
montre l’importance de sujet. L’emploi du présent, qui est un présent d’énonciation, montre
que le sujet est d’actualité. Olympe de Gouges réagit en minimisant les troubles avec « dit-
on » qui modalise le sujet.
Ensuite, elle dramatise la situation. Pour cela, elle utilise des formules d’insistance en
anaphore « c’est là où », elle utilise aussi des formule hyperbolique comme « la nature
frémit d’horreur » et elle personnifie la nature, la discorde et la division pour rendre son
texte plus vivant. De plus, l’emploi de la structure ternaire donne de la force à son
développement.
Olympe de Gouges travaille par antithèses, elle montre deux camps qui s’opposent ; les
grandes idées qui sont valorisées (la raison, la nature) et leurs opposants sont nommés
péjorativement (âmes endurcies, instigateurs), ils ne sont pas définis. On peut le voir avec
« il y en a », « ils ». La dernière phrase du passage pour insister sur ceux qui rejettent ce
texte de loi elle les met en valeur de deux manières, tout d’abord par une description
antéposée sans les nommer ils sont appelés « instigateurs, il y en a, ils » sans encore préciser
leur identité. De plus, la métaphore filée de l’incendie avec « allument, incendiaire » montre
l’urgence et la gravité de leur refus.
Cette première partie comment donc l’actualité et montre l’indignation d’Olympe de
Gouges face à ceux qui refusent les décrets.
Le deuxième mouvement lui, dénonce explicitement les auteurs de ce refus et les
critique. Ils sont nommés dès le début, « les colons » et ils sont dénigrés autant par le
vocabulaire « les despotes, colons inhumains, aveugle ambition ». La deuxième manière
pour les rabaisser est l’emploi des verbes qui ont tous une idée nocive des agissements
« prétendent, méconnaissent, assouvir, étouffe ». Elle condamne donc leurs actions, et pour
cela elle utilise les liens familiaux « pères, frères, fils » pour montrer que le lien entre colons
et esclaves est fort. Le frère renvoie à une idée religieuse et humaniste, le père par contre
laisse entendre une responsabilité des colons mais aussi la pratique de relations entre colons
et esclaves. Cette ambiguïté dans le texte est marquée par l’utilisation récurrente du mot
« sang », il marque la filiation « la teinte de mon sang » et la souffrance. Ainsi, Olympe de
Gouges dénonce un comportement très ambiguë et même sacrilège, les colons ne pas se
préoccuper de ses propres enfants. Le deuxième mouvement se termine avec une question
rhétorique avec une réponse. La question évoque la violence de la répression. Sa réponse est
construite sur un parallélisme, Olympe de Gouges utilise des procédés emphatiques avec
une double définition « la contraindre avec violence […] c’est/c’est ». Elle explique que
lutter contre le soulèvement ne fera que accentué celui ci.
Le deuxième mouvement est donc une attaque franche contre les colons et montre qu’il n’y
a aucune issue, en effet pour Olympe de Gouges le seul espoir est l’application de la loi
c’est ce qu’elle va prouver dans la dernière partie.
La troisième partie commence par une phrase longue, ample, cadencée ; c’est la
caractéristique des fins de discours. Olympe de Gouges place la loi sous l’autorité divine
ainsi elle lui donne une forte valeur symbolique. Ensuite, le texte devient juridique car
Olympe de Gouge défini les normes de la liberté « si elle dégénère en licence ». Pour elle la
liberté est surtout une preuve d’égalité et c’est pour cela qu’il faut la défendre. Son texte
finit par un souhait marqué par l’emploi du subjonctif ce souhait a une forme exclamative
pour montrer l’espoir porté par Olympe de Gouges, elle recherche l’égalité. Pour appuyer
cette idée elle utilise une construction de phrase avec beaucoup de conjonctions (même,
aussi, comme, et) qui renforce implicitement une idée d’égalité.
Olympe de Gouges sur la fin de son texte montre donc son espoir dans l’avenir et la foi en la
justice.
Pour conclure ce texte, nous voyons qu’Olympe de Gouges s’attaque à ceux qui
s’opposent à l’amélioration des conditions des esclaves, après les avoir dénoncer elle montre
son attachement à la loi et espère que l’Assemblée améliorera la situation.
En effet, la Déclaration des droits de la Femme et de la Citoyenne ne s’intéresse pas
qu’à une seule cause, est un problème auquel Olympe de Gouges c’est déjà attaqué. Lors de
son abolition en 1794, Abbé Grégoire rendra hommage à l’écrivaine de la Déclaration des
droits de la Femme de de la Citoyenne