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Cours de Chimie Générale : Atome à Molécule

Le document décrit la structure de l'atome, y compris le noyau et le nuage électronique, ainsi que la composition de l'atome en protons, neutrons et électrons. Il fournit également des détails sur la masse et la charge de ces particules.

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Cours de Chimie Générale : Atome à Molécule

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Cours Chimie Générale De l'Atome à la Molécule Smain Hocine

Book · May 2020

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Smain Hocine
Université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou
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Cours Chimie Générale

De l’Atome à la Molécule

Smain Hocine 1
CHAPITRE I. LA MATIÈRE
CHAPITR I
Etats de la matière
I. Introduction

La matière est tout ce qui possède une masse et occupe un espace. Elle apparaît en un
corps pur ou à l’état de mélange. Les trois états les plus connus de la matière sont : solide,
liquide, gazeux. Sur la figure ci-dessous

Figure 1. Cycle de l’eau

Du point de vue moléculaire et atomique, la matière est constituée d’un ensemble de


molécules, elle mêmes formées d’atomes. L’atome est constitué d’un noyau autour duquel
gravitent des électrons.
La matière est donc un mélange de particules, d'atomes et de molécules.
Le bois représente la matière organique, constitué de molécules appelées cellulose. Cette
molécule est formée à partir d’atomes de carbone, d’hydrogène et d’oxygène par des liaisons
covalentes comme le montre la figure2 :

Figure 2 : Matière
Le sel de cuisine représente la matière inorganique, constitué de molécule de NaCl
formé par des atomes de sodium et de chlorure par des liaisons ionique.

2
Figure 3 :Composition du Sel
Le corps pur se présente en corps simple (H2, O2, N2, Fe, Ca,…), ou en un corps
composé (H2O, CO2, Na2CO3…).
Le mélange est composé de deux ou plusieurs corps (l’eau de mer, l’air, le lait…)

Figure 4. Les différents états de la matière

II. Corps purs


Un corps pur est un corps ne comportant qu'une seule espèce chimique à l’inverse d’un
mélange qui comporte plusieurs. On distingue deux types de corps pur : corps pur simple et
corps pur composé.
Un corps pur simple est un corps constitué d'un seul type d’atomes. Il peut être :
• élémentaire, c'est-à-dire que ses atomes ne forment pas des molécules ; ex: l’hélium
(He), l’argon (Ar), le cuivre (Cu) ou l’or (Au)….

3
Lingot de cuivre tube en cuivre

Lingot d’or fils d’or

• moléculaire, c'est-à-dire que ses atomes sont liés par des liaisons et forment donc des
molécules; ex: l’oxygène (O2), l’azote (N2), l’hydrogène (H2)

Molécule de di-iode

A- CORPS PUR COMPOSÉ


Un corps pur composé est constitué d'un mélange d'atomes de natures différentes dans
des proportions bien définies formant des molécules comme dans le cas de l'eau (H2O) formée
de deux atomes d’ hydrogène et d’un atome d’oxygène ; cela se nomme : corps pur composé.
(2 sortes d'atomes qui forme cette molécule).
Exemples :
• éthanol : CH3-CH2OH
• dioxyde de carbone : CO2
• chlorure de sodium: NaCl

4
Eau (H2O) polystyrène * CH CH2 *

III. Les mélanges n

Un mélange est une matière formée de plusieurs constituants. Chacun de ses


constituants est composé de molécules propres. Un mélange est donc une matière constituée
de plusieurs sortes de molécules.
La matière est constituée de toutes petites particules invisibles à l’œil nu appelées des
molécules.
Exemple :
- L'air est un mélange car il est constitué de plusieurs sortes de molécules
(essentiellement des molécules de dioxygène (O2), de diazote (N2), de dioxyde de carbone
(CO2)….
Quand on additionne deux corps purs (simples ou composés) l'on obtient un mélange
Il existe deux types de mélanges :
a- Les mélanges homogènes

Les mélanges homogènes, dont on ne distingue pas les différents constituants et qui sont
répartis de façon égale dans tout l'échantillon.
Exemple : l'air (mélange d'oxygène et d'azote), le sel dans l'eau.
De même pour la boisson à la menthe qui est constituée d’un mélange de sirop de menthe
et d’eau.

Le lait sirop de menthe


Un mélange homogène constitut une seule phase après agitation.

Exemple : Eau + Alcool ; Vinaigre + Eau ; Eau + Sel ; Eau + Sucre

5
Agitation

Eau + Sucre Mélange homogène

Mélange homogène

b- Les mélanges hétérogènes

Dans les mélanges hétérogènes, les composants ne sont pas répartis de manière équivalente
dans l'échantillon et les différents constituants sont facilement repérés. (huile dans de l'eau,
sucre dans du sel, ...).

Huile
Ethanol
Huile
Eau
Eau
Sirop

Mélange hétérogène Mélange hétérogène

IV. Séparation des constituants d’un mélange hétérogène


a- Décantation : La décantation consiste à laisser reposer un liquide pour le séparer des
plus grosses particules solides en suspension.
Exemple : Considérons une eau boueuse. On constate que les particules solides tombent dans
le fond du bécher.

Décantation
Décantation

b- La filtration: La filtration consiste à utiliser un filtre constitué d’un matériau poreux. Il


retient les fines particules solides en suspension. Le liquide qui traverse le filtre, appelé filtrat
est limpide.

Les particules fines et solides restent dans le filtre.


Un liquide limpide traverse le filtre et tombe dans le bécher.

6
c- Evaporation
L’évaporation de l’eau de mer jusqu’au seuil de cristallisation. Cette production
s'effectue dans des marais salants. La production de sel gris et de fleur de sel repose sur un
processus naturel de concentration en sel par cette technique séculaire utilise l’aptitude des
chlorures à cristalliser sous l’action de l’évaporation par le soleil et le vent.

Séparation du sel de l’eau de mr

7
CHAPITRE II.
L’ATOME
II.1 Composition de l’atome
Un atome (grec ancien : [atomos], « que l'on ne peut diviser ») est la plus petite partie d'un
corps simple pouvant se combiner chimiquement avec une autre. Il est constitué de deux
parties : le noyau et le nuage électronique comme le montre la figure 1 ci-dessous.

FIGURE 1. Image d’un atome

Le noyau est lui-même composé de particules, appelées nucléons formés de neutrons et de


protons. Autour du noyau gravitent les électrons. L'ensemble des électrons s'appelle le nuage
électronique.

Les neutrons sont des particules neutres alors que les protons sont chargés positivement. Les
électrons quand à eux sont chargés négativement. Le tableau ci-dessous fournit la masse et la
charge de ces particules.

Particules Symbole Charge q (Coulomb) Masse m (Kg)

électron e- qe = - e = - 1,602x10-19 me = 9,109x10-31

proton p qp = +e = + 1,602x10-19 mp = 1,673x10-27

neutron n qn = 0 mn = 1,675x10-27

8
La masse d’un atome est la somme des masses de chacune des particules le composant :
matome = np x mp + nn x mn + ne x me
Avec matome : masse d’un atome (kg)
np : nombre de proton ; mp : masse d’un proton = 1,673.10-27 kg
nn : nombre de neutron ; mn : masse d’un neutron = 1,675.10-27 kg
ne : nombre d’électron ; me : masse d’un électron = 9,109.10-31 kg
La majeure partie de la masse de l'atome se trouve concentrée dans un très faible volume
(dimension de l'ordre de 10-15 m)
Un proton ou un neutron est 1836 fois plus lourd qu'un électron (mn / me = mp/ me = 1836).
C'est pourquoi toute la masse d'un atome est concentré en son noyau.
La structure de l’atome est dite «lacunaire» puisque l’électron est très loin du noyau. (le
rayon de l’atome Ra = 5.10-2 nm et le rayon du noyau Rn = 5.10-7 nm).
Exemple
Calculons la masse d’un atome de l’isotope 11H de l’élément hydrogène à partir de la
masse de chacun de ses constituants: 1 proton, 0 neutron, 1 électron.
mH = (1 x 1,673.10–27 kg + 1 x 9,109.10–31 kg) = 1,674.10–27 kg
Si l’on néglige la masse de l’électron: masse d’un atome d’hydrogène 11H = 1,673.10-27 kg

II.2 Représentation d'un élément chimique

X : symbole de l'élément chimique


A A : nombre de masse
Z
X Z : numéro atomique ou nombre de protons

Il y a 92 éléments naturels et quelques éléments artificiels : à chaque élément correspond un


numéro atomique Z et un nombre de masses A. Avec A=P+N et N= nombre de neutrons
Exemples 1: 16O A = P + N = 16
8

Comme l’atome est électriquement neutre. Il possède donc le même nombre de protons que
d'électrons : Z = P = 8
Le nombre de neutrons est alors N= 16 -P= 16-Z = 8.
Le noyau de l’oxygène contient alors 8 protons et 8 neutrons
Exemple 2 : 23 Na A= P + N=23
11
Z = 11 comme Z = P = 11 N = A- P = 23 – 11 = 12
Donc le noyau de sodium contient 11 protons et 12.

9
56
26
Fe : Z = P = 26 , N = A - P = 56- 26 = 30
26 protons
30 neutrons
26 électrons car neutre

56 3+
26
Fe : P = 26 , N = A - P = 56- 26 = 30 Z = 26 - 3 = 23
26 protons
30 neutrons
23 électrons

16 2-
8
O : P = 8 , N = A - P = 16- 8= 8 Z = 8 + 2 = 10
8 protons
8 neutrons
10 électrons
35 -
17
Cl : P = 17 , N = A - P = 35- 17 = 18 Z = 17 + 1 = 18
17 protons
18 neutrons
18 électrons
Pour la facilité de l’écriture, on représente un élément chimique ou bien un atome de cet
élément par un symbole. Ce sera :
- soit la première lettre de son nom
Hydrogène H
Carbone C
Oxygène O
Phosphore P
- soit deux lettres de son nom
Fer Fe
Cuivre Cu
Zinc Zn
Magnésium Mg,
Chlore Cl

Exercice d’application

Quel est le nombre de masse d’un atome neutre X qui possède 92 électrons et 146 neutrons ?
Réponse : Comme Z= P = 92  A = N + P = 92 + 146 = 238
238
92
X

II.3 Isotopie
Les isotopes sont des atomes de même nature chimique dont le noyau possède le même
nombre de protons mais ils diffèrent du nombre de neutrons ou du nombre de masse.
12
C et 13 C
6 6
12
6
C 6 protons + 6 neutrons
13
6
C 6 protons +7 neutrons

10
La quasi totalité de la masse de l'atome est concentrée dans le noyau. La masse atomique d'un
élément (d’un nucléide) est définie comme étant la moyenne des masses atomiques de ses
différents isotopes pondérées par l'abondance isotopique de chaque isotope de l’élément.
35
Exemple : Le chlore naturel (Cl) possède deux principaux isotopes qui sont stables, Cl
(75,77 %) et 37Cl (24,23 %).

La masse molaire, du chlore est une moyenne des masses molaire de


M chaque isotope :

M = i [Link]

MCl = 35x1 + 37x2 =35.453

Avec x1+x2 =100% (x1 et x2 représentent les abondances relatives de 35Cl et 37Cl).

II-4 La mole, le nombre d’Avogadro


L’unité utilisée pour exprimer le nombre de molécules, d’ions ou d’atomes est la mole.
Une mole est le nombre d’atomes contenus dans 12 g d’atomes de 12C.
La masse d’un atome de 12C = 1,99 10-23g, donc dans 12 g de 12C, il y a n =12g/1,99 10-23g =
6,022 1023.
1 mol d’atomes = 6,022 1023 atomes, ce nombre est appelé le nombre d’Avogadro, noté NA =
6,022 1023atomes.

II-5 La masse molaire, masse atomique


La masse molaire d’un élément est la masse d’une mole d’atomes de cet élément.
Exemple : Déterminons la masse molaire de H2O
La molécule d’H2O est constituée de deux atomes d’hydrogène et d’un atome d’oxygène. La
masse molaire de cette molécule est la somme des masses molaires des atomes constituant
cette molécule donc :
La masse molaire de H2O est: MH2O = MO + 2MH
Avec la masse molaire de l’atome d’hydrogène MH = 1,674.10-24 g xNA = 1,0079 g/mol, et la
masse molaire de l’atome d’oxygène MH = 2,657.10-23 g x NA = 16 g/mol
Donc la masse molaire de H2O notée est MH2O = MO + 2MH = (16 + 2 x 1,0079) g/mol =
18,02 g/mol
Formules
n = m/M
 n : quantité de matière en mol
 m : masse du composé en g
 M : masse molaire du composé en [Link]-1

n = v/Vm
 n : quantité de matière en mol

11
 v : volume du composé en L
 Vm : volume molaire du composé en [Link]-1

n = N/NA
 n : quantité de matière en mol
 N : nombre d'entités chimiques (sans unité).
 NA : nombre d’Avogadro en mol-1
n =cV
 n : quantité de matière en mol
 c : concentration molaire en mol L -1
 V : volume du liquide en L

Exercice d’application
Calculer la masse de 0,1 mole d’H2O.
Réponse : n = m/M ( n = nombre de mole, m = masse de H2O, M = masse molaire de H2O)
Donc m = n x M = 0,1 x 18,02 = 1,802 g

II-6 Unité de Masse Atomique (u.m.a)

L’unité de masse atomique est par définition le 1/12ème de la masse d’un atome de
carbone 12. Comme la masse d’une mole de carbone 12 est de 12 g et qu’il y a NA atomes
dans une mole, alors : 1 u.m.a représente (1/12) x (12) / 6,022.1023 = 1 / 6,022.1023 =
1,661.10-24 g

1 u.m.a = 1,661.10-24 g

Masse du neutron en uma = 1.00866

Masse du proton en uma = 1.0076

Application

Calculer la masse en g et en u.m.a de l’atome 35 et d’une mole de Cl


17
Cl
35 N = 35-17 = 18
17
Cl
mCl = np x mp + nn x mn + ne x me
mCl = 17 x 1,67x10-27 + 18 x 1,67x10-27 + 17 x 9,109 534.10-31 = 58,6 10-27 kg = 58,6 10-24 g
Masse de Cl en g est de 58,6 10-24 g
Masse de Cl en uma est :
1 uma →1,661.10-24 g
mCl uma →58,6 10-24 g  MCl = 35, 27 uma

12
La masse d’une mole de Cl = mCl ( g) x N (nombre d'avogadro) = 58,6 10-24 g x 6.022x1023
= 35,16 g
35
la masse moyenne d'une mole de Cl naturel constitué d’isotope 17
Cl et 37
17
C est égale a
35.453 g

Les masses atomiques qu’on trouve sur le tableau périodique correspondent à la moyenne
pondérée de chaque isotope que l'on retrouve dans la nature.

II-7 Masse d’une molécule

La masse d’une molécule est appelée masse moléculaire, on la note Mm. La masse
moléculaire est la somme des masses atomiques des atomes constitutifs d’une molécule.

Exemple :

Une molécule d’eau H2 O, est constituée de deux atomes d’hydrogène et d’un atome
d’oxygène. La masse moléculaire de H2O = 2 (masse atomique de H) + (masse atomique de
O) Mm(H2O) = 2 ma (H) + ma (O) = 2 (1,008 u) + (15,999 u) = 18,015 u (valeur arrondie : 18
u)

II-8 ISOBARES

On appel isobares des atomes de numéros atomique différents mais dont les noyaux ont les
mêmes nombres de masse.
40 40
Exemple: Potassium et l’argon 19
K et 18
Ar
122 Sn (étain), 122 Sb (antimoine) et 12252Te (tellure)
50 51

15
Les noyaux ayant le même nombre N de neutrons s’appellent des isotones : 7
N et 16
8
O

II-9 Energie de liaison des nucléons dans le noyau(le rapport masse et énergie)
On appelle défaut de masse la différence entre la masse d'un noyau et la somme des masses
des particules qui le composent : exemple avec le 612C: A = 12 donc N = 6 et P = 6
La masse des particules = 6 x 1.00866 + 6 x 1.00727 = 12.09558 u.m.a.
La masse du noyau : 12.0107 u.m.a.
On constate que la masse des particules constituantes est supérieure à la masse de l’atome.
La différence entre la masse des nucléons et la masse du noyau s’appelle le défaut de masse,
A
et est notée m Pour un nucléide Z X , le défaut de masse s’écrit donc:
Défaut de masse Δm = masse des particules - masse du noyau
Δm = 12.09558 u.m.a.- 12.0107 u.m.a. = 0.08488 u.m.a.
Le défaut de masse est toujours positif Δm  0

13
Sous forme de fraction de leurs masses, les constituants d'un noyau permettent la formation de
ce dernier en libérant une grande quantité d'énergie.
En notant Δm le défaut de masse lors de la formation d'un noyau on peut écrire ce que l'on
appelle le principe d'équivalence masse-énergie donné par la relation d'Einstein: toute perte
de masse se transforme en énergie.
ΔE = ΔmC2 C : la vitesse de la lumière et ΔE l'énergie de liaison du noyau
ΔE = 0.08488 x 1,661.10-27 kg x 9 1016 = 1,2688 10-11 J
1 eV =1,602×10-19Joule(J)
ΔE = 1,2688 10-11 J/ 1,602 10-19J = 0,792 108 eV = 79,2 MeV
ΔE =1,661.10-24 x10-3x(3x108)2 x106 / 1,602 10-19
1uma = 931 Mev
II-10 Energie de liaison par nucléon
L’énergie de liaison par nucléon est égale à l’énergie de liaison du noyau divisée par le
nombre de nucléons présents dans ce noyau : ΔE /A On l’exprimera généralement en
MeV/nuclé[Link] le carbone qui possède 12 nucléons, l’énergie de liaison par nucléons est :
ΔE /A = 79,2/12 MeV = 6,6 MeV

Exercices
Exercice 1

Indiquer le nombre de protons, de neutrons et d'électrons qui participent à la


composition des structures suivantes : 818O, 818O2-, 1735Cl-, 2656Fe2+, 2040Ca, 2040Ca2+, 1632S2-,
27 3+ 59 59
13 Al , 28 Ni, 27 Co.
Désigner celles qui présentent des isotopes ou des isobares.

Exercice 2

Les masses du proton, du neutron et de l'électron sont respectivement de:


6726485.10-24, 1,6749543.10-24 et 9,109534.10-28 g.
a) Définir l'unité de masse atomique (uma). Donner sa valeur en g avec les mêmes chiffres
significatifs que les masses des particules du même ordre de grandeur.
b) Calculer en uma, et à 10-4 près, les masses du proton, du neutron et de l'électron. Ces
masses seront celles utilisées dans les exercices ci-après.
c) Établir le lien entre la masse réelle d'un atome, en uma, et sa masse atomique molaire
exprimée en g. On admettra ici que la masse du noyau est égale à la somme des masses des
nucléons qui le constituent.
d) Calculer d'après la relation d'Einstein (équivalence masse-énergie) le contenu énergétique
d'une uma exprimé en MeV.
Nombre d'Avogadro: 6,022045.1023

14
Exercice 3

Considérons l'élément phosphore P (isotopiquement pur, nucléide 1531P):


a) Déterminer, en uma et avec la même précision que précédemment, la masse du noyau, puis
celle de l'atome de phosphore.
b) Est-il raisonnable de considérer que la masse de l'atome est localisée dans le noyau?
c) Calculer la masse atomique molaire de cet élément.
d) La valeur de la littérature est de 30,9738 g. mol-1. Que peut-on en conclure?

Exercice 4

Deux isotopes constituent l'élément brome: 79Br (50,54% et 78,9183 g. Mol-1) et 81Br
(49,46% et 80,9163 g. mol-1). Déterminer sa masse atomique molaire.

Exercice 5

Le numéro atomique du cuivre est Z = 29.


L’élément cuivre possède deux isotopes naturels : 63Cu et 65Cu.
1- Quels sont les nombres de protons et de neutrons dans le noyau de 63Cu ?
2- Même question pour 65Cu.
3- On donne les abondances isotopiques naturelles des atomes de 63Cu et 65Cu : 69,2 % pour
le 63Cu et 30,8 % pour le 65Cu. Calculer la masse molaire MCu de l’élément cuivre.

Exercice 6
Le fer naturel est formé de 4 isotopes dont on donne les masses atomiques relatives
et les pourcentages isotopiques naturels :
A 54 56 57 58
Mi 53,9396127 55,9349393 56,9353958 57,9332773
% en atomes 5,80 91,72 2,10 0,28
a) Donner la composition des noyaux.
b) Calculer la masse atomique relative du fer naturel.
c) Donner la masse molaire atomique du fer naturel.

15
CHAPITR III.
Radioactivité et Réaction Nucléaires
La Radioactivité est la désintégration spontanée de certains noyaux atomiques
instables. Ces noyaux sont appelés radionucléides.
Parmi les 330 isotopes naturels, 270 environ sont stables, les autres se désintègrent
spontanément. Il s’agit de la radioactivité naturelle.
Lorsque la valeur du rapport (A – Z)/Z est supérieur à 1,5, l’élément manifestera une
radioactivité naturelle.
III-1 Lois de conservation : Lois de SODDY.
Toutes les réactions nucléaires vérifient les lois de conservation suivantes :
-Conservation de la charge électrique.
-Conservation du nombre total de nucléons.
-Conservation de la quantité de mouvement.
-Conservation de l’énergie.
-CONSERVATION DU NOMBRE DE MASSE: A = A’ + A
-CONSERVATION DE LA CHARGE : Z = Z’ + Z
Lors d’une réaction nucléaire, il y a conservation de la charge électrique et du nombre de
nucléons.
La désintégration  du francium isotope 205 conduit à la formation de l’astate isotope 201
comme le montre la réaction suivante : 20587Fr → 20185At + 42He
Des deux côtés, on compte bien 205 nucléons et 87 charges électriques (protons).

III-2 La radioactivité  : 4
2He
La radioactivité  correspond à une désintégration accompagnée de l’émission d’un
noyau d’hélium 42He appelé particule .
Exemple : le polonium 210 est radioactif 
210
84Po → 206
82Pb + 4
2He

4
UN NOYAU LOURD INSTABLE ÉJECTE UNE PARTICULE  ( 2He
) ET
DONNE UN NOYAU PLUS LÉGER
238 234 4
92U 90Th + 2He

Lors de l’émission α le nombre de masse A diminue de 4 et le numéro atomique Z diminue de


2.
III-3 La radioactivité  – : 0
-1 E

16
La radioactivité – correspond à une désintégration accompagnée de l’émission d’un
électron 0-1e appelé particule - .
Exemple : le cobalt 60 est radioactif –.
27Co →
60 60 0
28Ni + -1e
Un proton se transforme en un neutron .
0n → 1P + -1e
1 1 0

III-4 La radioactivité +. : 0+1e

La radioactivité + correspond à une désintégration accompagnée de l’émission d’un


positon 0+1e appelé particule + 
Exemple : le phosphore 30 est radioactif +.
15Po →
30 30 0
14Si + +1e
Au sein du noyau, la désintégration + conduit à la réaction suivante :
1P →
1 1 0
0n + +1e
- Lors de l’émission - , Z augment de 1 et A constant.
- Lors de l’émission β+, Z diminue de 1 et A constant.

III-5 Désexcitation 
Lors d’une désintégration  ou  le nouveau noyau formé se trouve souvent dans un état plus
énergétique que son état fondamental stable, cet état excité noté AZX
Le noyau AZX ne reste pas dans cet état excité, et va revenir vers son état fondamental en
perdant l’excédent énergétique sous forme d’un rayonnement électromagnétique  qui est une
particule appelée photon.
A X → A X + 
Z Z
Lors de l’émission  , Z et A restent constants.

III-6 Lois de la décroissance radioactive.


a- Nombre de désintégrations pendant une durée Δt :
On considère un échantillon contenant N noyaux radioactifs (non désintégrés) à un
instant t . Ce nombre est noté N0 à l'instant t0 = 0s pris comme instant initial. Pendant une
durée Δt, un certain nombre de noyaux radioactifs se sont désintégrés. Soit N+ΔN le nombre
de noyaux radioactifs (non désintégrés) à la date t+Δt. (ΔN < 0 car N diminue) Le nombre
moyen (phénomène aléatoire) de noyaux désintégrés pendant la durée Δt est : Nt - Nt+Δt = N-
( N+ΔN)= -ΔN >0 Ce nombre moyen de désintégrations pendant la durée Δt est
proportionnel:
Au N de noyaux radioactifs présents dans l'échantillon à la date t.
A la durée Δt , si Δt double alors le nombre de désintégrations qui se produisent, double
aussi).
On a donc : - ΔN = λN.Δt où λ est la constante radioactive, caractéristique d'un radioélément.
- ΔN = λN.Δt ⇒ - ΔN / N = λ.Δt
Analyse dimensionnelle :[λ]= [- ΔN /(N. Δt)] = [T]-1
λ s'exprime en s-1, min-1, h-1, jour-1 ou an-1.

17
LA DÉCROISSANCE EXPONENTIELLE :
L'évolution du nombre de noyaux radioactifs présents dans un échantillon au cours du temps
est donnée par :
- ΔN / N = λ.Δt
(Par définition, la dérivée de la fonction N(t) par rapport au temps est : N'(t) = lim ( Δt → 0) ΔN/
Δt.) Si Δt tend vers 0, la relation devient- dN/N = λ.dt
N t
dN/N = -  dt
N0 0 ⇒ ln(N/N0) = - λ.t ⇒ N / N0 = e-λ.t ⇒ N = N0.e-λ.t.

On a encore : λ.t = lnN0/N, ou logNt = logN0 - λ.t/2,3, N0 est le nombre d’atome présents au
temps t = 0

b- Activité ou intensité radioactive


On appel activité d’un élément radioactif, le nombre d’atome qui se désintègrent par
unité de temps. L’unité de l’activité est le CURIE (Ci). C’est le nombre de désintégration par
seconde et par gramme du radium 226, soit 37 x 109 désintégration par seconde. 1 Ci = 37 x
109dps.
Activité a=λN= λN0e-λt=ao e-λt
a = λ.t = -dNA/dt ou , a = a0 e-0,693t/T
La réaction nucléaire est un phénomène de transformation des noyaux atomiques par action de
particules (neutron, proton .., etc.), ou des radiations , β et  .
Ces processus arrivent spontanément dans les noyaux des substances radioactives naturelles,
ou artificielles, mais peuvent être provoqués artificiellement en bombardant le noyau
atomique par des particules ou de radiations.
III-7 Temps caractéristiques de la loi de désintégration radioactive
*La constante de temps
La constante de temps d’une source radioactive constituée de noyaux identiques est la
durée τ au bout de laquelle le nombre de noyaux restants (ou bien l’activité de la source) est
divisé par exp(1) = e. La constante de temps τ est caractéristique du type de noyau radioactif.
On peut montrer, à l’aide de la loi de décroissance radioactive, que : τ = 1/λ
*La demi-vie ou la période
La demi-vie d’une source radioactive constituée de noyaux identiques est la durée t1/2
au bout de laquelle l’activité est divisée par 2 ou bien, c’est l’intervalle de temps nécessaire
pour que la moitié des atomes initiaux soient désintégrés. C’est le temps de demi-réaction. La
valeur de T varie suivant les radionucléides de 1015 ans à 10-6seconde. La demi-vie t1/2 est
caractéristique du type de noyau radioactif. On peut montrer, à l’aide de la loi de décroissance
radioactive, que : T = t1/2 = ln2/λ = τ ln2
Démonstration :

En remplaçant dans la loi de décroissance radioactive :


N(t 1/2)=N0.e- .t1 / 2 avec N(t 1/2)= 0
N
2

18
=lnN0 .ln(e- .t1 / 2 )
N0
lnN(t 1/2)=ln
2
N0
ln /lnN0=- .t1 / 2
2

N0
ln( 2 ) = −.t1 / 2
N0
1
ln( ) = − .t1 / 2
2
-ln2=- .t1 / 2 => t1/2=ln2/λ

III-8 Application à la datation


La radioactivité naturelle peut alors être mise à profit pour évaluer les âges d’objets
anciens (les ossements, les coquillages, le bois, roches, …), qui sont émetteurs radioactifs :
cette méthode s’appelle la datation au carbone 14 (ce sont des objets organiques). Pour
déterminer l’âge d’un objet ancien, c’est à dire la date à laquelle il a été créé. Pour cela il faut
déterminer le nombre de noyaux radioactifs N(t) ou de l’activité A(t) de l’objet à l’heure
actuelle (date t = âge de l’objet étudié) et le nombre de noyaux N0 ou de l’activité A0 de
l’échantillon tel qu’il était au moment où il a été conçu (date t = 0). • L’âge t de l’objet étudié
est donné mathématiquement par la relation de la loi de décroissance exponentielle:

a) La fission

La fission est la réaction nucléaire qui permet de faire éclater un noyau lourd sous l'impact
d'un neutron pour donner 2 noyaux plus légers et libérer de l´énergie.
Exemple de réaction de fission
La fission de l'uranium 235 selon la réaction : 1n +235U → 98Sr + 139Xe + 3n
Il y a d'après les lois de Soddy conservation du nombre atomique et du nombre de masse.

Variation de masse
La masse des noyaux formés après réaction est inférieure à la masse du noyau initial. La
variation de masse (m), est donnée par la formule :
 m = somme des masses des noyaux formés - somme des masses des noyaux de départ
Exemple. Calculons la variation de masse de la réaction :
1 235U → 98Sr + 139Xe + 3 1n
0 n+ 0
Données :
mn = 1.0087 uma
mU = 235.0134 uma
mSr = 93,8946 uma
mXe = 138,8882 uma
m = mSr + mXe + 3mn - (mU + mn)
m = 93.8946 + 138.8882 + 3 x 1.0087 - ( 235.0134 + 1.0087) = -0.21320 uma
Soit m = -0.21320 x 1.66 x 10-27 = -3.54 x 10-28kg (variation de masse pour la fission d'un
noyau d'uranium)

19
La masse perdue a été transformée en énergie selon la relation d'Einstein ∆ E=∆m.c².
Enoncée d’Einstein : « à toute variation de masse correspond une variation d’énergie ».
D’après cette relation, l’énergie formée ∆E est égale à la variation de matière changée ∆m
multipliée par la célérité de la lumière c au carré.
Energie libérée
L’énergie libérée par la fission est contrôlable, elle est utilisée à des fins militaires et
civiles.
Calculons l'énergie libérée par la fission d'un noyau d'uranium :
E = |m| x c2 avec E en Joules, m en kg et c en m.s-1
donc E = 3.54 x10-28 x (3x108)2
= -3.18 x 10-11 J (perte d´énergie de masse par la fission d'un noyau d'uranium)
Essayons de calculer le nombre de noyaux d'uranium dans 1 kg :
On sait que 1 noyau d'uranium pèse 235.0134 x 1.66 x 10-27 = 3.90 X 10-25 kg
Or 1 / 3.90 x 10-25 = 2.56 X 1024
Il y a donc 2.56 x 1024 noyaux dans 1 kg d'uranium.
Calculons à présent l´énergie libérée par la fission d'1 kg d'uranium :
Elibérée pour 1 kg = 2.56 x 1024 x 3.18 x 10-11 = 8.14 X 1013 J
Lors d’une désintégration radioactive, un noyau conserve tous ou presque tous les protons ou
les neutrons qui le constituent. Il se transforme peu. Exceptionnellement il peut subir une
transformation beaucoup plus profonde. C'est ainsi que certains noyaux lourds et fragiles se
cassent en deux fragments à la suite de la capture d'un neutron. C’est la fission.
Le phénomène ne concerne qu'une poignée d'éléments, appelés « fissiles ». Ces éléments sont
tous instables. Le seul à avoir subsisté à la surface de la terre est un isotope très minoritaire de
l'uranium : l'uranium-235, dont la période est de 700 millions d'années. Il est présent en
quantité minime dans la croûte terrestre.
La fission de 1g d’uranium libère 1730 fois plus d’énergie que n’en fournit la combustion de
1Kg de pétrole.

20
c- La fusion
Par la fusion des noyaux des éléments les plus légers, on provoque la formation de noyaux
d’atomes lourds avec production d’énergie.
Pour que la réaction de fusion se produise, il faut que les noyaux en présence s’approchent à
une distance comparable au rayon nucléaire. Il faut surmonter alors la répulsion
électrostatique mutuelle des noyaux et leur communiquer des vitesses élevées. On réalise ces
énergies cinétiques considérables en portant les noyaux à la température interne du soleil.
(L’énergie solaire est d’ailleurs le résultat d’une réaction de fusion.)
Dans la bombe thermonucléaire, la température nécessitée par la réaction (de l’ordre de 5
millions de degrés) est fournie par l’explosion préalable d’une bombe A.
Dans le domaine industriel, il faudrait que l’énergie libérée par la fusion soit supérieure à
l’énergie employée pour l’échauffement du gaz. On cherche donc les moyens de produire des
températures jamais atteintes jusqu’alors dans l’industrie.
On peut utiliser le deutérium (D ou 21H), élément naturel isotope de l’hydrogène et dont le
noyau (deuton) est un projectile utilisé dans les accélérateurs. Le deutérium est à la base de
l’eau lourde.
L’énergie libérée par la fusion, de tous les atomes contenus dans 1 gramme de gaz deutérium,
équivaut à l’énergie libérée par la combustion d’environ 2 800 000 kilogrammes de charbon.
On peut également employer le tritium (T ou31H) radio-isotope de l’hydrogène, dont le noyau
est le triton. Les réactions de fusion aboutissent à l’hélium He.
Le deutérium étant un élément constitutif de l’eau ordinaire (1/5000), l’eau de l’ensemble des
mers représenterait au point de vue énergétique, la possibilité de vivre 10 milliards d’années
avec la consommation actuelle d’énergie.
L’énergie libérée par la fission n’est pa contrôlable, elle est utilisée à des fins militaires
uniquement.
Exemple :12H + 12H→24He

Fusion nucléaire
La fusion nucléaire aussi appelée fusion thermonucléaire est la réunion de deux noyaux
atomiques légers pour former un noyau unique plus lourd et plus stable. Au cours de cette
réaction de fusion, la masse du noyau produit est inférieure à la somme des masses des
noyaux légers d'origine. Or, en vertu de la célèbre relation établie par Albert Einstein E=mc2 ,
la différence de masse est convertie en énergie. On peut notamment observer ce phénomène
de fusion au sein des étoiles dans lesquelles une énergie colossale est libérée. Le phénomène
de fusion nucléaire se différencie donc de celui de la fission nucléaire dans lequel un atome
lourd se scinde en deux atomes plus légers avec un dégagement d’énergie nettement inférieur.
Le processus de fusion nucléaire ne peut avoir lieu que dans des conditions de température et
de pression particulières. A titre d’exemple, au cœur du Soleil, la pression est égale à 200
milliards de fois la pression atmosphérique terrestre et la température centrale atteint environ
15 millions de degrés. Dans ces conditions, les noyaux légers d’hydrogène (75% de la
composition du Soleil) fusionnent en noyaux d’hélium (24%) approximativement deux fois
plus lourds, créant ainsi la lumière et la chaleur que nous recevons. Selon les calculs, 620
millions de tonnes d'hydrogène y sont transformés en 615,7 millions de tonnes d'hélium
chaque seconde.
La fusion nucléaire fait appel à des combustibles (deutérium, lithium) présents en grande
quantités sur notre planète, de quoi alimenter les éventuels réacteurs à fusion pour de
nombreux millénaires. Une centrale à fusion de 1 000 MWe aurait ainsi besoin de 125 kg de
deutérium et de 3 tonnes de lithium (contre 2,7 millions de tonnes de charbon pour une
centrale thermique de même puissance) pour fonctionner toute une année.

21
Exercices
Exercice 1

Lors de la désintégration  du radium 226 : 88 226Ra donnant un noyau de radon, on constate


que la masse en fin de réaction a diminué de 0,0023 % par rapport à la masse initiale.
Calculer, en J, l’énergie libérée par la désintégration radioactive complète d’un nanogramme
de radium 226.
Exercice 2

Calculer, en MeV, l’énergie de liaison du noyau d’or 197 : 79 197Au et son énergie de liaison
par nucléon. Données : masse du noyau d’or 197 : m0 = 3,26996.10-25 kg. Masse d’un proton :
mp = 1,6726. 10-27 kg ; masse d’un neutron : mn = 1,6749.10-27 kg. Célérité de la lumière dans
le vide : C = 3,00.108 m.s-1 ; 1 eV = 1,6.10-19 J.

Exercice 3

Les noyaux de bismuth 212 : 83 212Bi sont radioactifs : ils se désintègrent en donnant une
particule  et un atome de thallium (Tl). Ecrire l’équation de cette réaction et calculer, en
MeV, l’énergie libérée par la désintégration d’un atome de bismuth. Données : masse de
l’atome de bismuth 212 : 3,519422.10-25 kg. Masse de l’atome de thallium obtenu : 3,452865.
10-25 kg ; masse de la particule α 6,6456. 10-27 kg, Célérité de la lumière dans le vide : C =
3,00.108 m.s-1 ; 1 eV = 1,6.10-19 J.

Exercice 4

a- Préciser la composition d'un noyau de l'isotope 235 de l'uranium ayant pour symbole.
(23592U)

22
b- Calculer le défaut de masse de ce noyau, en unité de masse atomique puis en kilogramme.
Masse du noyau d'uranium 235 : m (23592U) = 234,99332 uma
Masse du neutron mn = 1,00866 uma
Masse du proton mp = 1,00728 uma
1 uma = 1,66054 x 10 - 27 kg
c- Calculer, en joule puis en MeV, l'énergie de liaison de ce noyau.
1 eV = 1,6022 x 10 - 19 J
c = 2,9979 x 10 8 m / s
d- Calculer l'énergie de liaison par nucléon de ce noyau.
e- Comparer la stabilité du noyau d'uranium 235 à celle du noyau de radium 226 dont
l'énergie de liaison est de 7,66 MeV par nucléon.

Exercice 5

Dans le noyau du Soleil et des étoiles, la température et la pression sont assez élevées
pour permettre l’existence de réactions de fusion. Le combustible fondamental est constitué
de protons, ou noyaux d’hydrogène .
Le bilan des réactions nucléaires dans le Soleil peut s’écrire :
4 +2 +2
où 4 noyaux d’hydrogène ont fusionné après un cycle complexe, qui n’est pas étudié ici. Le
produit principal est l’hélium, il est accompagné de 2 particules notées et de deux
neutrinos dont le rôle ne sera pas non plus étudié.
a- Quelle est la désignation, en radioactivité, des particules notées ?
b- En précisant les lois appliquées, déterminer la grandeur notée x.
c- Déterminer, en MeV, l’énergie disponible par noyau d’hélium formé.
d- En déduire l’énergie disponible, en kJ par mole d’hélium formé.

Exercice 6

La fusion de l'hélium lorsque sa température atteint environ 10 8 K conduit à la formation des


noyaux de "béryllium 8" radioactifs de très courte durée de vie selon la réaction suivante:
+
On s'intéresse à la radioactivité du "béryllium 8". Soit N(t) le nombre de noyaux de
"béryllium 8" présents dans l'échantillon à l'instant de date t, et N0 celui à l'instant de date t0 =
0 s.
a- En utilisant la loi de décroissance radioactive, démontrer la relation entre la demi-vie t1/2 et
la constante radioactive  : t1/2 = ln 2 /.
b- Calculer le temps de demi-vie t1/2 du "béryllium 8".
c- En déduire le rapport N (t1) / N0 à l'instant de date t1 = 1,4 x 10 - 16 s

23
CHAPITRE IV.
Théorie quantique : structure électronique de l’atome d’hydrogène (H)
Le modèle planétaire de l'atome
De nombreux modèles avaient été proposés à partir des résultats expérimentaux de J. J.
Thomson (qui avaient permis la découverte de l'électron), et de la découverte du noyau par
Ernest Rutherford. Ce dernier proposa un modèle planétaire de l'atome, qui fut repris et
amélioré par Bohr. Dans ce modèle les électrons tournent autour d'un noyau chargé
positivement, comme les planètes autour du soleil.

Rutherford montra expérimentalement en 1911 que l’atome est constitué par un


ensemble d’électrons plus au moins nombreux, en nombre Z, formant le nuage ou
l’atmosphère électronique. Alors que le noyau renferme prèsque toute la masse de l’atome. Il
évalua ainsi les dimensions de ces éléments : le noyau de l’atome a un rayon de 10-5nm, le
nuage électronique a un rayon de 0,1 nm c’est lui qui détermine la taille de l’atome.
I. Modèle classique de Rutherford
Considérons un atome d’hydrogène et admettons que, conformément au modèle
planétaire de Rutherford, l’électron de charge qe = -e et de masse m tourne avec une vitesse
linéaire v autour du proton de charge qp = e et de masse mp >> me.

L’électron est soumis à la force de Coulomb d’intensité :

24
D’après le 2e principe de Newton : ∑F =ma = > Fe +Fc = m a = 0 (v=cst)

Selon la normale : FC = ma = mv2/r , Fe = Kqeqp/r2 et k=1/4Πε0


v Fc
En remplaçant Fc on obtient :

Fe = Fc
-e
r
Fe
+e

K= 1/4πƐ0= 9 109 MKSA = 1CGS

II. Présentation du modèle de Bohr

Dans le modèle de Bohr semi-classique, l'électron tourne autour du noyau décrivant une
trajectoire (orbite) circulaire. Un électron chargé, en mouvement autour du noyau devrait
rayonner et, perdant son énergie par rayonnement ainsi le rayon de son orbite diminue pour
finalement s’écraser sur le noyau. Or ceci ne se produit pas, puisque les atomes sont stables.
Bohr supposa alors qu'il existe certaines orbites où l'électron n'émet pas de rayonnement. Ceci
arrive chaque fois que le moment de la quantité de mouvement de l'électron est un multiple
entier de h/2π (où h est la constante de Planck) h = 6,62606957 × 10-34 m2 kg / s
II.1. Etude des orbites : Modèle de Bohr

a- 1er postulat de Bohr :

Sans émission de rayonnement, les électrons ne peuvent graviter autour du noyau que sur
certaines orbites permises. Celles-ci sont déterminées par la condition de quantification
suivante : (quantification du moment cinétique orbitale)

L’électron décrit autour du noyau des orbites circulaires et stationnaires d’énergie (l’énergie
ne varie pas)

Avec : n nombre quantique principal, n ∈ N ou niveau d’énergie.


m: masse de l’électron.
rn : rayon de l’orbite de l’électron autour du noyau.
vn: vitesse linéaire de l’électron sur son orbite
h: constante de Planck.

b- 2ème postulat de Bohr :

25
Dans ces orbites, l’électron ne perd pas d’énergie. Ces orbites sont stables. Une radiation est
émise seulement si un électron transite d’un état d’énergie noté ni vers un état d’énergie nf
avec ni supérieure à nf. L’énergie de la radiation émise est ∆E=h, égale à la différence
d’énergie entre les deux états.

D’après le 1er postulat de Bohr, seules les orbites dont les rayons sont définis par :

Permettent à l’électron de graviter sans émission de rayonnement autour du proton. Les


vitesses possibles sont ainsi données par :

En remplaçant l’expression (3) dans l’expression (2) on trouve :

K= 9x109 MKSA= 1 CGS

n représente le niveau d’énergie, appelé aussi nombre quantique principal.

En tenant compte du 1er postulat de Bohr, on constate que rn ne peut pas prendre n’importe
quelle valeur. Les orbites permises sont situées sur des couches sphériques et concentriques
de rayons discrets r1 ; r2 ; r3 ; etc. autour du noyau. Pour cette raison, le modèle de Bohr est
encore appelé « modèle des couches » n = 1 couche K n = 2 couche L n = 3 couche M

Les rayons des différentes couches K, L, M, ..., sont proportionnels au carré du nombre
quantique principal n : rn = a0 x n2. Avec a = cte

L’orbite la plus proche du proton est celle correspondant à la couche K (n = 1). Le rayon de
cette orbite vaut :

On l’appelle « rayon de l’atome de Bohr ».

L’expression (4) s’écrit : rn = r1 x n2 = a0 x n2

II.2. Energie Cinétique et potentielle du système proton – électron

a- Energie potentielle

Considérons le système formé par l’atome d’H (proton et électron).

* La variation de l’énergie mécanique E est donnée par le théorème de l’énergie mécanique :

26
Les forces de Coulomb s’exerçant sur l’électron et le proton sont des forces intérieures au
système. Appliquons une force extérieure Fext pour arracher l’électron de l’atome d’hydrogène
à vitesse constante. L’énergie cinétique du système est donc constante au cours du temps.
Donc : E = Ec + Ep = Ep = W(F )
Soit r le rayon de l’orbite de laquelle l’électron est retiré. La distance X entre électron et
proton varie donc de la valeur r jusqu’à l’infini.
Ep = Ep (x→ ) – Ep (x =r) = W(F )
Comme l’électron se trouvant à une distance r infinie du proton

Exprimons le travail W(Fext): Comme la vitesse de l’électron est constante, la force extérieure
doit être, à chaque instant, opposée à la force de Coulomb (principe d’inertie de Newton) :
Fext.= -FC
L’intensité de ces forces est la même :

Le travail total est alors la somme de tous les travaux élémentaires où X a varié de la valeur r
jusqu’à l’infini.

En remplaçant dans l’expression trouvée précédemment on obtient :

L’énergie potentielle du système proton-électron correspondant au rayon orbital r vaut :

b- Energie cinétique

La masse du proton est si grande, comparée à celle de l’électron, qu’en première


approximation on peut considérer le proton comme restant immobile. Toute l’énergie
cinétique est ainsi attribuée au mouvement de l’électron autour du proton. Elle vaut, en
fonction du rayon r de l’orbite d’après l’expression (1) :

27
c- Energie totale de l’atome d’hydrogène

Vu que les rayons sont quantifiés (rn = r1n 2 ), l’énergie l’est aussi.

II.3. Niveaux d’énergie de l’atome d’hydrogène

a- Quantification de l’énergie dans l’atome

L’atome est formé d’un noyau chargé positivement et d’un nuage électronique chargé
négativement, il y a donc intéraction entre les particules, ainsi le système formé possède une
énergie E0. Si à la suite d’un apport extérieur, l’énergie de l’atome augmente devienne E, on
dit que l’atome se trouve dans un état excité, cet état est instable sa durée d’existance est très
limitée. L’atome excité revient à l’état fondamental (Etat stable d’énergie basse). L’énergie
reçue au cours de l’excitation sera remise sous forme de radiation lumineuse comme le
montre la figure suivante :
Ef Etat Excité
h

Ei Etat Fondamental

La fréquence de cette radiation est donnée par la relation d’Einstein E = E – E0 = h, ou 


est la fréquence exprimée en hertz ou en (s-1) ; h est la constante de Planck égale à 6,62 10-34
joule.s-1. E est l’énergie de l’atome d’hydrogène dans son état excité et E0 son énergie à l’état
fondamental.

Si  est la fréquence d’une radiation,  est la longueur d’onde de cette radiation,  représente
le nombre d’onde.

b- Postulat des émissions et absorptions d’énergie

À chaque orbite permise correspond un niveau énergétique déterminé. Les transitions


électroniques d’une orbite vers une autre se font par sauts et sont accompagnées de l’émission
ou de l’absorption d’un photon d’énergie E :

28
∆E = |Ef − Ei | = h ν
Avec : Ei : énergie correspondant à l’orbite de départ
Ef : énergie correspondant à l’orbite d’arrivée
ν : fréquence du rayonnement émis ou absorbé

On vient de montrer que : E(rn) = - b/rn avec b = cte = e2/80

D’autre part, les rayons rn s’écrivent :

Avec

rn = a0 . n2 = 0.53 . n2 (Å)
On en tire l’expression de l’énergie de l’atome d’hydrogène en fonction du nombre quantique
principal :

Si n = 1, l’énergie de l’atome d’hydrogène vaut : E1 = -21,810-19 J= -13,6 eV

C’est l’énergie d’un atome d’hydrogène dans lequel l’électron se trouve sur la couche K
appelé aussi l’énergie de l’atome d’hydrogène à l’état fondamental.

La relation (6) peut s’écrire plus simplement : En = E1/n2 = -13,6/n2


∆E=hc/λ……………………………..
Ce modèle a été étendu aux hydrogénoides (ion à 1 électron)

En = -13.6 Z2 / n2

Le rayon et l’énergie de l'électron dépendent de nombre entier n, ils sont donc quantifiés.
- Pour n=1 (état fondamental : l'électron occupe l'orbite de rayon r1 et d'énergie E1)
r1 = 5,29.10-11 m = 0,529 Å et E1 = -21,78.10-19 J = -13,6 eV pour l’atome d’hydrogène Z=1

n = 1  r1 = 0,53 Å, E1 = -13,6 eV

n = 2  r2 = 2,116 Å, E2 = E1/4 = -3,4 eV


n = 3  r3 = 4,761 Å, E3 = E1/9 = -1,51 eV

n = 4  r4 = 8,48 Å, E4 = E1/16 = -0,85 eV

(1Å = 10-10 m) ; (1eV = 1,6.10-19 j)

IV-2 Le modèle ondulatoire

29
IV-1-1 La théorie des QUANTA (1905) d’Albert EINSTEIN
Einstein comprend que les échanges d’énergie entre la lumière et la matière ne peuvent se
faire que sous forme de « grains » ou « quanta » d’énergie bien déterminée.
IV-1-2 Dualité onde - corpuscule : Postulat de De Broglie
La lumière est une onde électromagnétique de fréquence ν et un faisceau de particules
appelées photons transportant l’énergie E telle que :
E = h.ν
où - h est la constante de Planck h = 6,63.10-34 J.s
- ν est la fréquence de l’onde électromagnétique associée au photon.
Le modèle de Bohr ne s’applique pas aux atomes autres que l’hydrogène, ni en présence d’un
champ électrique ou magnétique. Les expériences de diffraction montrent que l'électron
possède les caractéristiques d'une onde.

Postulat de De Broglie
A toute particule (corpuscule) de masse m et de vitesse v est associée une onde de
longueur d'onde λ. On applique ainsi à la matière (exemple : un électron) le caractère combiné
d'onde et de particule.
La relation de De Broglie s'écrit : λ = h/mv avec
λ : longueur d'onde
h : constante de Planck
mv : quantité de mouvement

L'électron est une particule aux caractéristiques ondulatoires.


L’onde électromagnétique est une onde aux caractéristiques
Corpusculaires. C’est la dualité onde -corpuscule.

II.4 Relation d’incertitude de Heisenberg


La lumière présente un aspect tantôt ondulatoire, tantôt corpusculaire. Un rayonnement
de longueur d'onde λ peut être décrit sous son aspect corpusculaire par un photon d'énergie E
et de quantité de mouvement p, E = h =hc/ λ et p = h/ λ
En mécanique relativiste, par définition : Ec2 = p2c2 + m2c4 (où p est la quantité de
1
mouvement, définie par p = mv, où  = ).
1− v2 / c2
Si v  c (mécanique classique), un développement limité donne alors
v2 1
EC = mc2  2 vc 2 + 1  mc2 (1 + 2 2 )  mc2 + mv 2 (à une constante additive près).
2

2c 1 2
Les travaux de de Broglie en 1924 ont généralise ce concept:
A toute particule est associée une onde plane se propageant
A toute onde est associée une particule en mouvement

30
La relation entre la quantité de mouvement p de la particule, et la longueur d'onde λ de son
onde associée est :
λ = h/p = h/mv  λ = h/mv
Le principe d´incertitude de Heisenberg
Il est impossible de définir avec précision à la fois la position et la vitesse d'une
particule. Cela se traduit par la relation :
Δx . Δpx ≥ h/2π avec
Δx : incertitude sur la position
Δpx = mΔv : incertitude sur la quantité de mouvement (p = mv)
Pour des photons (masse nulle, vitesse c), on a EC = pc , soit p = Ec/c
Plus la particule est localisée, moins on connaît sa quantité de mouvement :
r.p  ħ avec ħ = h/2 (Relation d’incertitude de Heisenberg). Ainsi, pour la
diffraction : lorsque la particule passe la fente, elle est plus localisée, mais en sortant, on
ne peut pas connaître sa direction avec précision (et plus la fente est petite, plus la
diffraction est importante).
Autre relation d’incertitude : E . t  ħ ( E : énergie ; t : durée).

Exemple :

Une voiture de 500 kg se déplace à une vitesse de 80 km/h. Supposons que cette
vitesse soit connue à 0,5 km/h près. Quelle est l´erreur minimum possible sur la détermination
de la position du véhicule ?

Ce qui est insignifiant.


Pour un électron, c´est tout à fait différent.
Un électron de 9,1 10-31 kg fait partie d´un atome d´hydrogène qui a un diamètre de 2.10-10 m.
Sa position est donc connue à 10-10 m près. Quelle précision maximum peut-on obtenir sur la
vitesse de cet électron ?

On voit donc pourquoi nous ne parlons pas de la position de l´électron mais bien de sa
probabilité de se trouver dans une position.

IV-4 Quantification du spectre de l’atome d’hydrogène

On peut avoir un spectre continu (lampe thermique, soleil), ou un spectre de raies


(discontinues, lampe à sodium ou mercure-cadmium)
Le spectre de l’hydrogène est un spectre de raies, qu’on a regroupées par séries :
Lyman (UV), Balmer (Visible), Paschen, Brackett (IR)…

31
Interprétation du spectre atomique d’Hydrogène

La position de toutes les raies s’obtient par la formule de Rydberg-Ritz :


1 1
 E = En2 - En1 = E1 -
n1 2 n2 2

hc 1 1 1 E1 1 1
E = h = E - -
 = =
1
n 12 n 22  hc n12 n 22

1 1 1
E1 13,6
=  = RH - avec RH = =
 n1 2 n2 2 hc hc

RH = 1,1.107m-1 = cte de Rydberg.

(où n1 et n2  N * et tels que n1  n2)

Remarque :
• la série de Lyman correspond à n1= 1 (UV), n2 =2, 3, …………..…∞

• la série de Balmer correspond à n1 = 2 (Visible), n2 =3,4 ………….∞

• la série de Paschen correspond à n1 = 3 (proche IR), n2 =4,5 ………∞

• la série de Brackett correspond à n1 = 4 (IR ) n2 =5,6 ……………...∞

• la série de Pfund correspond à n1 = 5 (IR lointain) n2 =6,7.………...∞

Diagramme énergétique de l’hydrogène :

On a : En = −13.6/n2 :
A l’état fondamental n1 = 1.  E1 = -13,6 eV
Lorsque n2 → ∞  E∞ = 0
E = E∞ - E1 = +13,6 eV = Ei avec Ei énergie d’ionisation
Pour arracher l’électron dans l’atome d’hydrogène il faut une énergie de 13,6 eV
IV-5 Les hydrogénoïdes

32
Un hydrogénoïde est un atome qui a perdu tous ses électrons sauf un; la charge du
noyau est +Z.e et celle de l’électron périphérique (-e). Exemples : 2He+ ; 3Li
++
; 4Be
+++
,
11Na
10+
……
Le problème d’un électron se déplaçant autour d’un noyau de charge +Ze est semblable à
celui de l’hydrogène.
La force d’attraction dans ce cas est : Fa= -Z K e2/r2 et la condition de stabilité de l’orbite est :
mev2/r =ZK e2/r
Un raisonnement analogue à celui suivi pour l’atome d’hydrogène conduit à une valeur de r
telle que :
1
r =n2h2/42K mee2 Z  rn = n 2 x x0,53 ( A)
Z

E = -Z2(22K2mee4)/n2h2  En = Z2 En (hydrogène)

13,6 2
En = − Z (eV) 1 =R H xZ 2x( 12 − 1'2 )
n 2  n n
1 13,6 Z2 1 1
E = hC/ = En‘-En  = -
 hc n2
n'2
1 2 1 1 13,6
= RH Z - avec RH=
 n2 n'2 hc

33
IV-6 Application du modèle de Bohr aux atomes polyélectroniques :

Si l’électron responsable de l’émission du spectre optique de raies est séparé du noyau


par des électrons profonds, il existe un effet d’écran de la part de ces électrons vis-à-vis de
l’électron optique. La force d’attraction du noyau sera affaiblie, on a: Zeff. = Z - 

Zeff. : Z effectif

k(Z-σ)e 2
D’où : Fe =
r2

0,53
D’où : rn = n 2 (A°)
(Z − σ)

1
En = 2
(−13,6)(Z − σ) 2 (eV)
n

− 1 1 1
= = R H (Z -  ) 2 (
− '2 )
 2
ni nf
: est la constante d’écran qui dépend de n.

Atomes polyélectroniques:
Règles de Slater
Dans un atome de numéro atomique Z , un électron ei est soumis à :
• Une force attractive de la part du noyau de charge Ze.
• Une force répulsive de la part des autres électrons . Pour un électron donné, il existe des
électrons qui font écran entre cet électron et le noyau :
Z∗i e = (Z − σi)e
E(ei) = -13,6. Z∗2/n∗2
Avec : Z∗i = (Z − σi) et n∗ le nombre quantique principal corrigé (nombre quantique
apparent)
Les valeurs de la constante d’écran σ donné par Slater

ei

1s 2s2p 3s3p 3d

1s 0,31

ej 2s2p 0,85 0,35

3s3p 1 0,85 0,35

3d 1 1 1 0,35

σi dépend de n et l ⇒ levée de dégénérescence partielle du niveau E

34
Application de la régle de slater :

Exemple : calcul de l’énergie de la première ionisation de lithium


+
3Li 3Li + 1e-

Ei= E (3Li+ ) - E3 (Li)

3Li :1s2 2s1, (3Li) = 2E (1s) +E (2s)


+
3Li : 1s2, E (3Li+ )= 2E(1s)

IV-7 Notion de la probabilité de présence

Le caractère ondulatoire de l’électron se décrit par une fonction d'onde  obtenue à partir de
l’équation de Schrödinger: H  =E 
*L’électron ne possède pas de trajectoire.
*Seule sa probabilité de présence 2 est mesurable.
En mécanique classique (conception de Bohr), l'étude du mouvement d'un électron consiste à
rechercher sa trajectoire avec précision, par contre en mécanique quantique on parle de la
probabilité de trouver l'électron en un certain point de l'espace.
Cette délocalisation dans l'espace est donnée par une fonction des coordonnées de l'électron
appelée fonction d'onde Ψ.
La probabilité de présence est :
dP =[Ψ(x,y,z,t)]2 dV
La fonction d'onde Ψ doit satisfaire une certaine condition de normalisation :
P = ∫espace (Ψ)2 dV = 1
On dit que la fonction d'onde est normée.
IV-7 -1 Equation de SCHRÖDINGER pour l’atome d’hydrogène
On appelle orbitales atomiques, les fonctions d'ondes des électrons atomiques.
En 1926, Schrödinger a montré que la fonction d'onde et l'énergie E sont solution d'une
équation aux dérivées partielles du second ordre.
L'équation de Schrödinger s'écrit :
[(-h2/8π2m).Δ + V] Ψ = EΨ
avec
m : masse de l'e-
V : Opérateur énergie potentiel
E : énergie totale de l'électron, appelée valeur propre
Ψ : fonction d'onde appelée fonction propre

35
Cette équation peut se mettre sous la forme : HΨ = EΨ C'est le principe fondamental de la
mécanique quantique.
H = (-h2/8π2m).Δ + V ; est appelé opérateur Hamiltonien d'hydrogène.
Δ = ∂2/∂x2 + ∂2/∂y2 + ∂2/∂z2 ; est le Laplacien.
La résolution de cette équation conduit aux différentes valeurs de E et Ψ :
En = -me4 / 8ε02h2n2 . C'est la même expression que celle trouvée par Bohr
Le comportement de l’électron de l’atome d’hydrogène se décrit au moyen de 4 nombres
quantiques: n, l, m, s.

- n : est le nombre quantique principal. Il fixe l’énergie.

- l : est le nombre quantique azimutal.

- m : est le nombre quantique magnétique.


- s : est le nombre quantique de spin.
Avec la mécanique quantique on peut aussi expliquer la quantification de l'énergie.
Pour la fonction d'onde Ψ (orbitale atomique) Ψ(n,l,m), elle fait intervenir quatre
nombres appelés "nombres quantiques" qui caractérisent l'état d'un électron. Ces quatre
nombres sont : n, l, ml et ms.

IV-7-2 Règles fixant les nombres quantiques


a- Nombre quantique principale n
Le nombre quantique principal n =1,2,3,…∞. Similaire au n de Bohr, il définit les
« couches » d’énergie

L K
O NM n=1
P
n=2
n=3
n=4
n=5

n=6

36
La couche K (n=1) peut contenir 2 électrons.
La couche L (n=2) peut contenir 8 électrons.
La couche M (n=3) peut contenir 18 électrons
La couche N (n=4) peut contenir 32 électrons
b- Nombre quantique secondaire (ou azimutal) : l
Ce deuxième nombre quantique caractérise la sous-couche occupée par l'électron.
Il s'agit d'un nombre entier qui peut être nul.
Sa valeur est fonction de celle du nombre quantique principal n :

0 l n-1
La sous-couche électronique est généralement désignée par une lettre minuscule au lieu de la
valeur numérique.

Pour n = 1  l=0 sous couche s

Pour n = 2  l=1 sous couche p

Pour n = 3  l=2 sous couche d

Pour n = 4  l=3 sous couche f


c- Nombre quantique magnétique : m
Ce troisième nombre quantique, définit le nombre d’orientation prises par le moment
cinétique de l’électron en présence d’un champ magnétique extérieur. Il s'agit d'un nombre
entier qui peut être nul.
Sa valeur est fonction de celle du nombre quantique secondaire l

-l  m  + l  (2l + 1) valeurs.
Pour n = 1  l=0 m= 0 sous couche s

Pour n = 2  l=1 m= -1, 0, +1, sous couche p 

Pour n = 3  l=2 m= -2, -1, 0, +1, +2 sous couche d 

Pour n = 4  l=3 m= 3, 2, 1, 0 sous couche f 

37
d- Nombre quantique de spin : ms ou s
Ce quatrième nombre quantique caractérise le mouvement de l'électron sur lui même et peut
prendre seulement deux valeurs différentes. s =  ½

Pour symboliser graphiquement ce nombre quantique de spin, on utilise :

- une flèche vers le haut () pour s = +1/2

- ou vers le bas () pour s=-1/2.

IV-7-3 Représentation des Orbitales Atomiques (O.A)


a) Orbitales s

Les orbitales s sont caractérisées par l = 0 et m = 0.


Toutes les orbitales s (ns) ; sont de symétrie sphérique car la probabilité de présence de
l'électron varient de la même façon dans toutes les directions autour du noyau.
Z

x y

Orbitale s

38
L’orbitale atomique s est représentée par une case quantique, elle peut contenir que deux
électrons de spin antiparallèle.

b) Orbitales p

L’orbitale atomique p est représentée par trois cases quantique Px s, Py Pz elle peut contenir
que six électrons de spin antiparallèle.
z z
z

y y

x z x
x orbitale Px orbitale Py
orbitale Pz

x
orbitale P

Exercices

Exercice 1 :
La raie jaune du spectre d'une lampe à vapeur de sodium a une fréquence de 5,08.1014
-1
s . Calculer:
a- la longueur d'onde de la raie,
b- le nombre d'onde associé,
c- L'énergie de photon émis.

Exercice 2 :

Dans l'atome d'hydrogène, l'énergie de l'électron dans son état fondamental est égale à
-13,54 eV.
a) quelle est en eV, la plus petite quantité d'énergie qu'il doit absorber pour :
- passer au 1ére état excité ?
- passer du premier état excité à l'état ionisé ?
b) Quelles sont les longueurs d'onde des raies du spectre d'émission correspondant au retour :
- de l'état ionisé au 1° état excité ?
39
- Du premier état excité à l'état fondamental ?

Exercice 3 :
a- Calculer les longueurs d'ondes extrêmes (1éres raies et la raies limites) des série de
Lyman (n1=1), Balmer (n1=2), Paschen (n1=3), Braket (n1=4), du spectre d'émission de
l'atome d'hydrogène.

b- Préciser leur domaine spectral et conclure sur le déplacement et l'étalement des


spectres.
On prend : RH = 109677,8 cm-1

Exercice 4 :
Le spectre d'émission de l'atome d'hydrogène présente une raie à 4850 A°. En déduire
la transition électronique qui la produite.

Exercice 5 :
On admet que les raies obtenues dans le spectre de l'ion de He+ dans l'U.V sont
données par une relation analogue à celle utilisée pour l'atome d'hydrogène.
La raie de plus grande longueur d'onde  dans la série de qui correspond à la transition :
n2 → n1 = 1 a pour valeur  = 30.3.
a- calculer la constante RHe+. En déduire une relation entre RHe+ , RH et le numéro
atomique Z de He.
b- exprimer, en précisant le signe, l'energie en eV de la premiére couche électronique de
l'atome de He ionisé.
On donne : RH = 109677,8 cm-1 c= 3.108 m.s-1
H= 6,62.10-34 j.s e= 1,6.10-19 C
Exercice 6 :

Dans le spectre d’émission de l’hydrogène, on trouve les trois raies suivantes


caractérisées par leur longueur d’onde λ1 = 434,1 nm, λ2= 486,1 nm, λ3= 656,3 nm.
a.) A quel domaine du spectre électromagnétique appartiennent ces rayonnements lumineux ?
b). Calculer en eV, les énergies des photons de longueurs d’onde λ1 = 434,1 nm, λ2= 486,1
nm, λ3= 656,3 nm.
c). Justifier la discontinuité du spectre d’émission.
d. Donner le diagramme des niveaux d’énergie de l’atome d’hydrogène. Donner l’expression
des énergies des niveaux d’énergies, en calculant numériquement les énergies des niveaux Ei
de i= 1 à 6.
e). Sur le diagramme, noter quel est l’état fondamental, les états excités, l’énergie
d’ionisation.
f). Montrer que les trois raies étudiées correspondent à des transitions qui ramènent l’atome
d’hydrogène excité au même état.
g). Quelle doit être l’énergie du photon pour faire passer l’atome d’hydrogène du niveau n=1
à n=4 ?

Exercice 7 :

a) Calculer l'énergie à fournir pour ioniser à partir de leur état fondamental les ions He+;
Li2+et Be3+
b) Quelles sont les longueurs d'onde des raies limites de la série de Balmer pour He+ ?

40
Exercice 8

a) Donner le nom et le symbole des trois premiers nombres quantiques. Quelles valeurs
chacun d'eux peut il prendre?
b) A quelle orbitale atomique peut on associer le triplet (2,1,0)?
c) Nommer et représenter les O.A. (représentation angulaire) caractérisées par les nombres
quantiques :
i) n = 2 ; l = 1 ; ml = 0
ii) n = 3 ; l = 0 ; ml = 0
iii) n = 4 ; l = 0 ; ml = 0
Exercice 9

Le spectre de l'hydrogène peut se décomposer en plusieurs séries. On se limitera ici


aux cinq premières nommées respectivement série de Lyman, Balmer, Paschent, Bracket et
Pfund.
a) A quels phénomènes physiques correspondent ces raies ?
b) Quelle est l'expression générale donnant la longueur d'onde d'une raie ?
c) Les raies de chaque série sont encadrées par deux raies limites nommées lim pour la limite
inférieure et 1 pour la limite supérieure. A quoi correspondent ces deux limites ?
d) Etablir une formule générale permettant le calcul de ces deux limites. Calculer 1 et lim
pour les 4 premières séries.

Exercice 10

Dans l'atome d'hydrogène, l'énergie de l'électron dans son état fondamental est égale à
-13,6 eV.
a) quelle est en eV, la plus petite quantité d'énergie qu'il doit absorber pour :
- passer au 1° état excité ?
- passer du premier état excité à l'état ionisé ?
b) Quelles sont les longueurs d'onde des raies du spectre d'émission correspondant au retour :
- de l'état ionisé au 1° état excité ?
- Du premier état excité à l'état fondamental ?

41
V- Configurations électroniques des atomes et règles de remplissage des
orbitales atomiques

Les règles de remplissage pour déterminer les configurations électroniques des atomes
à l’état fondamental sont les suivantes :

V-1 Règles électroniques

 Principe Aufbau : Les orbitales de basse énergie sont remplies en premier

 Principe d’exclusion de Pauli : Deux électrons dans la même orbitale doivent avoir des
spins opposés () .

 Règle de Hund : Lorsque des orbitales d’égales énergie sont disponibles, chacune doit
recevoir un électron avant qu’une n’en reçoive deux.

V-2 Structure électronique


La structure électronique décrit la situation de chaque électron d'un élément chimique.
Les électrons d'un atome sont répartis en couches, nommées dans l'ordre K, L, M, N, … ou
numérotées n = 1, 2, 3, ….
Chaque couche peut contenir au maximum 2n2 électrons.
Une couche se divise en sous-couches nommées s, p, d, f, …
Ordre de remplissage des électrons sur les couches et les sous couches
Le remplissage des sous niveaux obéit à trois règles fondamentales :Principe de l’énergie
minimale(Klechkowski ) , Principe de Pauli et le principe de Hund.

42
Exemples :

⋆ 5B : 1s2 2s2 2p1

⋆ 6C : 1s2 2s2 2p2

⋆ 7N : 1s2 2s2 2p3

⋆ 9F : 1s2 2s2 2p5

⋆ 10Ne : 1s2 2s2 2p6

⋆ 11Na : 1s2 2s2 2p6 3s1  [10Ne] 3s1

⋆ 13Al : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p1  [10Ne] 3s2 3p1

⋆ 17Cl : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p5  [10Ne] 3s2 3p5

⋆ 18Ar : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6  [10Ne] 3s2 3p6

⋆ 19K : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s1  [18Ar] 4s1

⋆ 24Cr : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d4  [18Ar] 4s2 3d4 →[18Ar] 3d5 4s1

⋆ 29Cu : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d9  [18Ar] 4s2 3d9 →[18Ar] 3d10 4s1

V-3 PRINCIPE DE REMPLISSAGE

Les électrons ont tendance à remplir les couches électroniques demandant le moins d'énergie
en premier (ex : remplir la couche 4s avant la couche 3d)
Voici l'ordre de remplissage : 1s 2s 2p 3s 3p 4s 3d 4p 5s 4d 5p 6s 4f 5d 6p 5f 6d 6f
Les orbitales s peuvent contenir 2 électrons maximum. Les orbitales p peuvent contenir 6
électrons maximum. Les orbitales d peuvent contenir 10 électrons maximum, et finalement les
orbitales f peuvent contenir 14 électrons maximum
Exemple de remplissage : N (7)= 1s² 2s² 2p³

Anomalie : Un atome cherche toujours à être stable (avoir sa dernière couche électronique
pleine). Parfois, il transfère un électron à une couche plus haute pour acquérir une certaine
stabilité.

Exemple : Cr(24) = {Ar}4s1 3d5

V-4 La classification périodique des éléments


Le tableau périodique :
1- Sa construction :
C’est le tableau de Mendeleïev de 1869 qui a servit de base à la construction de la
classification actuelle. Les principales caractéristiques sont les suivantes :
 Les éléments sont rangés par numéro atomique croissant.
Le tableau compte des lignes et des colonnes :
 A chaque ligne appelée période, on remplit une couche électronique différente (Pour la
1ère on remplit la couche K, pour la seconde on remplit la couche L, pour la troisième on
remplit la couche M).

43
 Les éléments dont les atomes ont le même nombre d'électrons sur leur couche externe
ou périphérique sont disposés dans une même colonne.
2- Notion de famille :
Les éléments d’une même colonne forment une famille. Ils ont des propriétés chimiques
voisines.
3- Notion de périodicité :
Le tableau est nommé tableau périodique (qui revient régulièrement) car on retrouve les
éléments avec même propriétés à des intervalles réguliers (donc en colonne).
V-5 Les familles d’éléments
a- Familles des Alcalins

Elle rassemble les éléments de la première colonne mis à part l’hydrogène.

Ils ont un électron sur leur couche externe qu’ils perdent facilement pour donner des ions de
charger +e : Li+ , Na+ et K+ .

Ce sont des métaux mous qui réagissent très vivement avec l’eau.

b- Famille des halogènes : Ce sont les éléments de la XVIIème colonne.

Ils ont 7 électrons sur leur couche externe et vont donc facilement en gagner un pour former
des ions de charge -e : F - , Cl- , Br- , I- .

Dans la nature, ils se trouvent sous cette forme d’ion ou sous forme de molécules
diatomiques.

c- Famille des gaz rares ou nobles

Elle contient les éléments de la XVIIIème colonne : He, Ne, Ar, Kr, Xe. Ce sont les
éléments chimiques les plus stables, ils sont inertes chimiquement. Ils sont à l’état gazeux et
très peu présents dans l’atmosphère terrestre.

Les éléments de la première colonne, notée (1), (à l'exception de l'hydrogène) constituent la


famille des métaux alcalins.
Les éléments de la deuxième colonne, notée (2), constituent la famille des métaux alcalino-
terreux.
Les éléments de la dix septième colonne, notée (7) dans la présentation réduite, constitue
la famille des halogènes.
Les éléments de la dix huitième colonne, notée (8) dans la présentation réduite, constitue
la famille des gaz rares (ou gaz inertes).

V-6 les propriétés périodiques


a- Energie d’ionisation.
Ioniser un atome, c’est lui enlever un ou plusieurs électrons - L’énergie de première
ionisation d’un atome est l’énergie nécessaire pour extraire un électron de l’atome à l’état
gazeux.

L’énergie nécessaire pour ionisé l’atome d’hydrogène et Ei = + 13,6 eV

b- Affinité électronique

44
C’est l’énergie de la transformation : M(g) + e- → M- (g) Si le processus dégage de
l’énergie, on dit que l’affinité b électronique de l’atome M est positive. L’affinité électronique
b est d’autant plus grande que l’énergie dégagée est plus élevée. b) Périodicité - L’affinité
électronique de M est égale à l’énergie d’ionisation de M- : M- (g) → M(g) + e- + Aff. Les
gaz inertes auront les affinités électroniques les plus basses. Les éléments de la colonne des
halogènes auront une affinité électronique élevée.
c- Electronégativité.
L’électronégativité mesure la tendance d’un atome à prendre des électrons en présence
d’un autre atome.

Si on envisage la réaction entre un atome A et un atome B, l’atome A prendra d’autant plus


facilement un électron à B que :

 L’affinité électronique de A est plus forte.

 L’énergie d’ionisation de B est plus faible.

Si la réaction (1) suivante se produit : A(g) + B(g) → A- (g) + B+(g) (1)

On dira que A est plus électronégatif que B. Si la réaction (2) suivante se produit :

A(g) + B(g) → A+(g) + B- (g) (2). On dira que B est plus électronégatif que A.

d- Echelles d’électronégativité.
L’échelle de Mulliken.

La réaction (1) est la somme des réactions (3) et (4).

A(g) + e- → A- (g) (3)


B(g) → B+(g) + e- (4)
Pour effectuer la réaction (4), il faut fournir l’énergie EB tandis que la réaction (3) dégage
l’énergie EA . Par conséquent l’énergie mise en jeu dans la réaction (1) est :

ΔE1 = EA - EB Pour la réaction (2), ce sera l’inverse : ΔE1 = EB - EA Si la réaction (1)


nécessite moins d’énergie que la réaction (2), l’atome A est plus électronégatif que B. Pour
mesurer l’électronégativité  d’un atome, Mulliken a choisi la moyenne arithmétique de
l’affinité électronique et de l’énergie d’ionisation :

 = ½ (EA + EB)
Quelques électronégativités dans l’échelle de Mulliken.

Li → 2,47; H → 7,17; Cl → 8,31; F → 10,42

45
Exercices

Exercice 1

Le nickel a pour numéro atomique Z = 28.


On propose différentes configurations électroniques :
a) 1s22s22p63s23p63d104s0
b) 1s22s22p63s23p83d64s2
c) 1s22s22p63s23p63d84s2
d) 1s22s22p63s23p63d64s24p2
Parmi ces configurations :
a) Quelle est celle qui est impossible et pourquoi?
b) Quelle est celle qui représente l'atome de nickel dans son état fondamental? Quel est le
nombre d'électrons célibataires?
c) Quelle est celle qui ne comporte aucun électron célibataire?
d) Classer par ordre d'énergie croissante les différentes configurations.
e) Indiquer pour chacune les électrons de cœur et de valence.

Exercice 2

a) Etablir, en utilisant la règle de Klechkowski, la configuration électronique de l’atome de


Chrome (Z=24) à l’état fondamental.
b) Sachant que les énergies des orbitales 4s et 3d sont quasiment égales, montrer que l’état
fondamental n’est pas celui donné par la règle de Klechkowski et le rectifier.

Exercice 3

On considère les six espèces suivantes :


Mg (Z=12); Cl- (Z(Cl)=17); K (Z=19) ; Cu (Z=29) ; Na+ (Z(Na)=11) ; Ar (Z=18)
a. Donner la configuration électronique des atomes et ions donnés ci-dessus.
b. Regrouper les éléments selon qu’ils appartiennent à la même période ou à la même famille.

Exercice 4

On donne la représentation de Lewis suivante : |X•


a) Combien l’atome X possède‐t‐il d’électrons de valence ?
b) Sachant que leur nombre quantique principal est 2, déterminer le numéro atomique de X et
écrire sa configuration électronique à l’état fondamental.
c) Identifier X par son nom et son symbole.

Exercice 5
L’énergie d’ionisation est par définition l’énergie nécessaire pour expulser un électron
d’un atome suivant : X(g) →X+ (g) + e−.
a. Quelle est l’énergie d’ionisation de l’atome d’hydrogène en eV et en [Link]-1 ?
2. Les énergies d’ionisation de 2He+ et 3Li 2+ valent respectivement 54,4 eV et 122 eV.
Pouvez-vous retrouver une relation simple entre leur nombre de charge, leur énergie
d’ionisation et celle de l’atome d’hydrogène ?

46
VI- ORBITALES ATOMIQUES ET MOLÉCULAIRES

VI-1 ORBITALES ATOMIQUES

Les formes des orbitales atomiques dépendent des valeurs des divers nombres
quantiques suivants :

n : nombre quantique principale (défini le niveau d’énergie)

l : nombre quantique secondaire ou azimutal (défini le type d’orbitale)

m : nombre quantique magnétique (défini les différentes orientations)

s : nombre quantique de spin nucléaire (s =± ½)

n, l et m sont des entiers.

n > 0 ; 0  l  n-1 ; -l  m  +l ; s = ± ½

* pour n = 1  l = 0 (sous couche s), les orbitales sont sphériques, le centre de la sphère
étant constitué par le noyau atomique. Les orbitales sphériques ont une infinité de plans et
d’axes de symétries.

n =1, l = 0 c’est l’orbitale 1s qu’on représente par une case quantique

* pour n = 2  l = 0, 1 et m = -1, 0, +1 (sous couche p), les orbitales p sont formées de


deux lobes présentant un plan nodal.
n =2, l = 0 c’est l’orbitale 2s

n =2, l = 1 m= -1, 0, +1 c’est l’orbitale 2p avec 3 orientations qu’on représente souvent par
des cases quantiques

2px 2 py 2pz
Les différentes orientations des orbitales p sont:

Orbitales p

47
* pour n = 3  l = 0, 1,2 et m = -2, -1, 0, +1, +2 (sous couche d), les orbitales d
sont formées de quatre lobes accolés deux à deux chaque paire présentant un plan nodal.
n =3, l = 0 c’est l’orbitale 3s
n =3, l = 1 m= -1, 0, +1 c’est l’orbitale 3p
n =3, l = 2 m= -2, -1, 0, +1, +2
c’est l’orbitale 3d avec 5 orientations qu’on représente souvent par des cases quantiques

dxz dxy dyz dx2-z2 dz2

Z Z
Z

-- -- +
++ ++ + --
X X X
+ ---
++ + -- ++
--
Y Y
Y dxz dxy dyz

Z Z

+
+
- X X
- -
+
+
Y dx2-y2 Y
dz 2

Orbitales d

* pour n = 4  l = 0, 1, 2, 3 et m = -3, -2, -1, 0, +1, +2, +3 (sous couche f), les orbitales
f au nombre de sept.
n =4, l = 0 c’est l’orbitale 4s

n =4, l = 1 m= -1, 0, +1 c’est l’orbitale 4p


n =4, l = 2 m= -2, -1, 0, +1, +2 c’est l’orbitale 4d

n =4, l = 3 m = = -3, -2, -1, 0, +1, +2, +3 c’est l’orbital 4f

48
49
VI-2 ORBITALES MOLÉCULAIRES

Les orbitales moléculaires sont construites comme combinaison linéaire d’orbitales


atomiques (C.L.O.A.).

Exemple : Considérons la molécule H2, les orbitales moléculaires seront formées par
combinaison linéaires des orbitales atomiques 1s des deux atomes d’hydrogène. Soient H1 et
H2 les atomes d’hydrogène, (1s)1 et (1s)2 leurs orbitales 1s qui associées permettent de
construire la liaison . Partant de deux orbitales atomiques on construit deux orbitales
moléculaires ; Une orbitale liante ()de la forme 1 = c1 V1 + V2 + U + c22, et l’autre anti-
liante (*) s’écrira 2 = c1 1 - c22. Les orbitales utilisées sont réelles l’énergie peut
s’écrire donc :

E =  dv

L’opérateur hamiltonien est de la forme H = -h2/82m x  + V1 + V2 + U

Où V1 et V2 représentent respectivement l’énergie potentielle de l’électron en présence des


atomes H1 et H2 et U l’énergie potentielle moyenne d’interaction avec le électron voisin. La
détermination de c1 et c2 sont obtenus par la relation suivante :

E = Q (c12 + c22) + 2 Rc1c2,

Avec Q = 1H 1 dv = 2 H 2 dv

R = 1H 2 dv = 2 H 1 dv

La condition de normalisation donne de plus la relation :

c12 + c22 + 2 Sc1c2 = 1 , avec S = 12 dv

La condition d’extremum de E conduit au système :

(Q – E) c1 + (R – ES) c2 = 0

(R – ES) c1 + (Q – E) c2 = 0

D’où les valeurs possibles de l’énergie soit :

(Q – E)2 = (R – ES)2

On obtient deux solutions, symétrique et antisymétrique, notées :

u = 1 + 2/ 2(1 + S), Eu = Q + R / 1 + S, c1 = c2 = 1/2(1+S)

g = 1 - 2/ 2(1 - S), Eg = Q - R / 1 - S, c1 = - c2 = 1/2(1-S)

Le calcul des intégrales Q, R et S montre que Eu < Eg.

50
VI-2-1 ORBITALES LIANTES ET ORBITALES ANTI LIANTES
La méthode de combinaison linéaire d’orbitales atomiques (C.L.O.A.) conduit à
attribuer aux électrons deux orbitales, une liante et l’autre antiliante : en désignant par A et
B les orbitales 1s de chaque atome d’hydrogène, la combinaison liante est L=A + B, la
combinaison antiliante est AL = A - B

Le calcul montre qu’à L correspond une énergie inférieure à celle de A ou de B et qu’à


AL correspond une énergie supérieure à celle de A ou de B comme le montre le diagramme
ci- après :
Energie
 AL

A B

L

L’orbitale L est dite liante car la présence d’électrons dans cette orbitale diminue
l’énergie de la molécule et assure la liaison des atomes. Ainsi, dans la molécule d’H2, les deux
électrons sont situés dans l’orbitale liante.

L’orbitale AL est dite antiliante car la présence d’électrons dans cette orbitale augmente
l’énergie de la molécule et tend à séparer les atomes.

VI-2-2 Orbitales des liaisons simples


Les liaisons simples présentent une orbitale liante, dite  et une orbitale antiliante, dite 
ayant comme axe de symétrie la droite qui joint les centres des atomes. Les liaisons simples
proviennent de la fusion entre orbitales s ou Pz, selon les schémas ci-dessous :

51
recouvrement frontal

- + + - - + -

HA + HB HA HB

+ +
recouvrement latéral +
HA HB
+ HB
HA
-
- -

orbitales atomiques orbitale moléculaire

Energie


H(1s) H(1s)

Fusion d’une orbitale s et d’une orbitale P (pz )

VI-2-3 Orbitales des liaisons multiples

Les doubles liaisons résultent de la fusion latérale de deux orbitales px. Ces liaisons
sont situées en dehors de l’axe reliant les deux noyaux des deux atomes.

Les orbitales liantes  résultent d’un recouvrement positif ; les orbitales antiliantes 
résultent d’un recouvrement négatif.

Les orbitales liantes  sont antisymétriques par rapport au plan de la molécule.

52
Dans le cas de l’éthylène, l’énergie des orbitales croit dans l’ordre :  liante,  liante, 
antiliante,  antiliante (       ). A l’état fondamental, les quatre électrons se
trouvent dans les deux orbitales de plus basse énergie, à l’état excité est passé de l’orbitale  à
l’orbitale.
Energie
2px
y z

 
2p x 2p y 2p z 2p z 2p y 2p x
2px



2s



1s

Niveau d'énergie des orbitales moléculaires

Energie

2px 2px

2py 2pz y z

2py 2pz  
2p x 2p y 2p z 2p z 2p y 2p x 2p x 2p y 2p z 2p z 2p y 2p x

2px 2px
 

2s 2s
2s
 
 

1s 1s 1s
  O2
C1 C2 O1
La molécule d'oxygène
la molécule d'éthylène
53
VI-2-4 HYBRIDATION DES ORBITALES
Lorsque deux orbitales de niveaux énergétiques voisins ont les mêmes éléments de
symétrie, elles peuvent donner, par fusion, deux orbitales hybrides de niveaux d’énergétiques
plus bas. La fusion peut intervenir entre une orbitale s et une orbitale p de la même couche
électronique.
Exemples : Soit la structure de la molécule BeCl2 à l’état gazeux. Be est l’atome central, avec
la configuration électronique à l’état fondamental : 1s2, 2s2

La molécule BeCl2 est linéaire, le des liaisons Be-Cl sont égale avec un angle de
180° ; et l’hybridation rend compte de ces faits : il y a combinaison des énergies des orbitales
s et p avec formation de deux orbitales hybrides, de même forme et de même énergie. Les
orbitales hybrides sp qui en résultent, possèdent des lobes différents, et s’orientent dans des
directions opposées.
Hybridation des orbitales du carbone

a- hybridation sp

C’est lorsque l’atome de carbone n’a qu’une orbitale p hybridée avec l’orbitale s. C’est
le cas de l’atome de carbone dans les composés acétyléniques et dans les dérivés nitriles.

H C C H H C N O C O H2C C CH2
sp sp sp sp sp
Acétylène Acide cyanydrique Dioxyde de carbone Allène

Recouvrement des orbitales atomique de la molécule d’acétylène

b hybridation sp2

H
H C H
H H H OH C C
C C C O H3C C sp2
Hsp2 sp2 H H sp2 sp2 O C C
H C H
H
Ethylène Formaldéhyde Acide acétyque Benzène

54

 
H C C H

Recouvrement des orbitales atomique de la molécule d’éthylène

L’état d’hybridation des atomes de carbone des dérivés éthyléniques, aromatiques et carbonylés est de
sp2.

c- hybridation sp3

Les atomes du carbone tétraédrique, leurs états d’hybridation sont de sp3.

H H
H H H CH3 H C H
H C C H
C H C C C CH3 sp3
H H H H3C
H H H CH3 H C C H
sp3 sp3 sp3 H C H
sp3 HH

Méthane Ethane Néopentane Cyclohexane

Recouvrement des orbitales atomique de la molécule du méthane

Etat fondamental du phosphore

15P : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p3

   

3s2 3p3Etat excité du phosphore

15P : 1s2 2s2 2p6 3s1 3p3 3d1

55
    

3s2 3p3 3d1

P Cl F
Cl Cl F F
Cl Cl P
Cl Cl S
Cl Cl F F
F
hybridation sp 3 hybridation sp 3 d 2
sp3 d 2

VII- LA LIAISON CHIMIQUE

Les molécules sont formées à partir atomes à l’aide des liaisons inter atomiques. Il existe
cependant plusieurs types de liaisons chimiques :

VII-1TYPE DE LIAISON

VII-1-1 LIAISON COVALENTE


C’est le cas de la liaison H-H, cette liaison est obtenue par la mise en commun de
l’électron de chaque atome d’hydrogène pour former un doublet d’électrons appelé une
liaison covalente ou liaison .

Si plusieurs atomes s’unissent entre eux vont donner une molécule à plusieurs liaisons,
comme le montre le méthane (CH4) ; Cette molécule est constituée d’un atome de carbone et
de quatre atomes d’hydrogène. La configuration électronique du carbone va nous donner des
renseignements sur la valence de cet élément. 6C : 1s2 2s2 2p4. A l’état excité le carbone aura
pour valence 4 , donc les quatre atomes d’hydrogène vont mètrent en commun leurs électrons
avec les quatre électrons célibataires du carbone pour former ainsi 4 liaisons covalentes
appelées liaisons sigma () .
La configuration du carbone est:
   

1S 2 2S 2 2P X 1 2P Y 1 2P Z 0

ETAT FONDAMENTAL

    

1s2 2s1 2px1 2py1 2pz1


Etat excité

56
La molécule sera représentée par :

La covalence
est une liaison rigide, la rigidité de cette liaison dépend fortement de la nature des atomes qui
s’unissent entre eux. Lorsque les atomes sont de même nature le doublet de liaison se situe à
mi-distance des deux atomes, c’est le cas des hydrocarbures.
Exemples:

Lorsque les atomes sont de natures différentes, les électrons se dirigent vers l’atome le plus
électronégatif; dans ce cas la liaison est dite polarisée et la densité électronique sera très élevée au
voisinage de l’atome le plus électronégatif. On représente cette polarisation par une flèche placée sur
la liaison et dirigée dans le sens de déplacement des électrons (de l’atome le moins électronégatif vers
l’atome le plus électronégatif).

Exemples : HCl : H+→ Cl- ;

CH3Cl : +CH3→Cl-

LiCH3 : +Li→-CH3

VII-1-2 Liaisons ioniques (électrovalentes)


La liaison ionique résulte du transfert d’un ou plusieurs électrons de la couche périphérique
d’un élément électropositif sur la couche externe d’un élément électronégatif. Dans ce cas les deux
éléments auront une structure électronique d’un gaz rare.

57
L’atome de sodium a la configuration : 1s 2 , 2s 2 , 2p 6 , 3s 1 . Les deux premières
couches sont remplies, la troisième couche (3s) contient un seul électron ; cet atome
a tendance de perdre l’unique électron qui se trouve sur la dernière couche pour avoir
une configuration stable, celle d’un gaz rare le plus proche q ui est le néon (1s 2 , 2s 2 ,
2p 6 ). Dans ce cas on aura un ion sodium de charge +1 (na + ) : le sodium est un
élément électopositif.
L’atome de chlore quand à lui a pour configuration : 1s2 , 2s2 , 2p6 , 3s2, 3p5. il lui manque un électron
pour avoir la configuration d’un gaz rare le plus proche qui est l’argon (1s 2 , 2s2 , 2p6 , 3s2, 3p6).
L’atome de chlore à tendance donc à gagner un électron : C’est un élément électronégatif, aura pour
charge –1 (ion Cl-1).

Exemple NaCl

Na + Cl Na Cl

Il n’existe pas de liaison entre les ions Na+ et Cl- en solution, ils sont indépendants les un des
autres et la neutralisation des charges est purement statistique.

En chimie organique les liaisons ioniques sont très fréquentes dans les acides carboxyliques, les
alcools et les sels d’ammonium.

Exemples :

Acétate de sodium : H3-COO- Na+

Ethanoate de sodium: CH3-CH2O- Na+

Chlorure de triméthylammonium: Cl- N+(CH3)4

VII-1-3 Liaisons métalliques


Les métaux sont constitués d’ions positifs, souvent en arrangement cristallographique
différent. Les ions sont retenus ensemble par les électrons, il y a équilibre entre charges négatives et
positives, du faite que les électrons proviennent des atomes métallique initialement neutres.

VII-1-4 LIAISONS MULTIPLES


• La double liaison

La double liaison résulte de la mise en commun de deux électrons supplémentaires, en


plus de la liaison covalente. La liaison supplémentaire est appelée liaison . Elle est plus
fragile est plus polarisable que la liaison  (covalente).


H H H H

C C C C
 

H H H H

Exemples :

58
Prop-1-ène: H2C=CH–CH3;

But-1-ène: H2C=CH–CH2–CH3

But-2-ène: H3C–CH=CH–CH3

Buta-1,3-diène H2C=CH─CH=CH2
Benzène (cyclohexa-1, 3, 5-triène):

Il existe aussi des doubles liaisons entre un atome de carbone et un autre atome autre que le carbone tel
que l’oxygène, azote, soufre, etc. appelé hétéro atome.

Exemples :
O  O
H-C CH3 C
OH acide éthanoïque OH
Acides carboxyliques : acide formique
(acide acétique)
O

O

H3C C CH3
Cétones : propanone
cyclopentanone
(acétone)

H

C O
H ALDÉHYDES

H3C C O
éthanal benzaldéhyde

•• La triple liaison

Les enchaînements résultant de la mise en commun de six électrons sont appelés liaisons
triples. Elles sont de mêmes natures que les liaisons doubles, elles se rencontrent dans les dérivés
acétyléniques et dans les nitriles.

Exemples :

Ethénylène (Acétylène) : H–CC–H; Propylène : H3C–CC–H

Acétonitile : H3C–CN; Propanonitrile : H3C–CH2–CN

1-cyclohexyléthénylène : C CH
e- Liaisons coordinatives (Semi-polaires)

Cette liaison est obtenue par la mise en commun d’un doublet non liant aux dépens d’un seul
atome, l’élément donneur, l’autre atome qui va recevoir ce doublet étant l’accepteur : C’est le cas de la
formation d’ion ammonium.

59
La molécule d’ammoniac possède une configuration électronique stable, elle peut encore réagir avec
l’ion H+, en partageant avec lui son doublet libre pour former l’ion ammonium NH4+.

H H
H N + H

_
H N H
H H

On représente les liaisons coordonnées par une flèche partant de l’atome donneur vers l’atome
accepteur d’électrons. De même l’amine tertiaire peut donner son doublet libre à l’oxygène pour
former l’oxyde d’amine.

O
R N O O
R N O S
R H 3C CH3
oxyde d'amine tertiaire nitrobenzène diméthylsulfoxyde
(DMSO)

VII-2 Règle de l’Octet

Deux atomes A et B s’associent entre eux pour donner une molécule A-B plus stable que les
deux atomes pris séparément. La liaison A-B se forme par l’intermédiaire des électrons périphériques,
dit électrons de valence. Dans le cas des liaisons covalentes ou ioniques, chaque atome essaye de
perdre ou gagner des électrons de façon à acquérir une structure électronique d’un gaz rare. La couche
externe (de valence) est saturée à huit électrons (ns2 np6). Ceci définit la règle d’octet.

Exemples :

A- LIAISON COVALENTE

La configuration électronique du Cl est [Ne] 3s2 3p5

   
La couche de valence est 3s2 3px5

H + Cl H Cl

Dans la molécule de HCl, l’atome du chlore possède une structure électronique externe du gaz rare
18[Ar].
Dans le cas de la molécule CCl4, le carbone est à l’état tétravalent.
A l’état excité le carbone a pour structure électronique externe 2s1 2p3
   
2s1 2px1 2py1 2pz1
L’atome du carbone et tous les atomes du chlore dans la molécule CCl4 possèdent 8 électrons sur la
couche externe et par conséquent, la règle d’octet est vérifiée.
Cl
C + 4 Cl C Cl
Cl
Cl
A- LIAISON IONIQUE

60
Dans la molécule NaCl la liaison est de nature ionique, l’atome de sodium perd un électron pour
acquiert une structure d’un gaz rare le plus proche qui est le néon ( 10Ne). L’atome du chlore gagne un
électron est sa configuration électronique est celle de argon (18Ar).

Na + Cl Na Cl

VII-3 Structure de Lewis


La structure de Lewis est une formule développée de la molécule dans laquelle tous les
électrons de valence sont répartis d’une façon à ce que le maximum d’atomes satisfassent à la règle
d’octet.

Exemples :

Les molécules H2O et NH3 sont formées d’atomes d’oxygène, d’hydrogène et d’azote. La
valence de l’atome central O et N sont respectivement :
La configuration électronique du 8Oest [He] 2s2 2p4
    O
La couche de valence est 2s 2
2p 4 H H

L’atome d’oxygène possède deux doublets non liants et deux électrons célibataires. La molécules H2O
possède deux liaisons O-H et deux doublets sur l’atome central (O), l’octet est vérifié, une telle
molécule qui possède un ou plusieurs doublets libres sur l’atome centrale est dite base de Lewis.

La molécule NH3

O O O
H O S O H O S O H O N O H O N O
O

La configuration électronique de l’azote est 7N : [He] 2s2 2p3


N
H H
H
   
La couche de valence est 2s2 2p3

L’octet est satisfait pour cette molécule, de plus elle possède un doublet libre sur l’atome donc c’est
une base de Lewis. Souvent la structure électronique dans l’état fondamental ne permet pas de
comprendre la valence usuelle d’un atome. On est alors conduit à imaginer un état excité, différent de
l’état fondamental, qui n’est qu’un mode pratique de construction. C’est le cas de AlCl3 et CH4.
La molécule AlCl3

La configuration électronique du 13Al à l’état fondamental est [Ne] 3s2 3p1

 
3s2 3p1

La configuration électronique du 13 Al à l’état excité est [Ne] 3s1 3p2

  
61
La couche de valence est 3s1 3p2

L’atome central Al lui manque un doublet d’électrons pour vérifier l’octet, on dit qu’il
possède une lacune électronique, notée . Cette lacune est la case vide de l’orbitale 3p (case
vacante). La molécule AlCl3, est susceptible de capter un doublet d’électrons, une telle
molécule est dite acide de Lewis. Alors que les molécules H2O et NH3 (riches en électrons)
sont susceptibles de céder un doublet d’électrons, la présence de un ou plusieurs doublets sur
l’atome central, confère à la molécule un caractère basique de type Lewis.

La molécule de CH4


La tétravalence du carbone est obtenus en considérant l’état de valence 2s1 2p3 qui est l’état excité.
6 C à l’état excité est [He] 2s 2p
1 3
H
   
La couche de valence est 2s1 2p2 C
H H
AUTRES MOLÉCULES H

O O
O
S O H N O
O H O

H H O O
H H
H C C H H C C O C S
H O O
H H H Cl Cl
H
Cas des ions

Pour les ions, la charge négative est attribuée à l’élément le plus électronégatif et la charge positive est
attribuée à l’élément le pus électropositif.

O O
H
C O S O O O O
N H O N O O O N N N
H
H O

VII-4 LA GÉOMÉTRIE DES MOLÉCULES (MÉTHODE DE VSEPR)

VII-4-1 Théorie de VSEPR- règles de Gillespie – Théorie de l’hybridation des orbitales


atomiques (OA)

La molécule est constituée d’un assemblage d’atomes enchaînés les uns aux autres par des
liaisons. On la représente par la formule de Lewis dans laquelle les liaisons sont représentées par des
tirets joignant les atomes et les doublets libres (non liant électrons n) par deux points (ou un tiret) sur
le symbole de l'atome centrale (considéré.)
La méthode VSEPR est une continuité de la théorie de Lewis dans le domaine stéréochimique de la
description de la liaison chimique par appariement électronique la géométrie d’une molécule est
principalement déterminée par le nombre d’électrons de la couche de valence autour d’un atome
central.
Comme les électrons dans la plupart des molécules et des ions stables vont par pair.

62
Dans le modèle de Lewis, la liaison entre deux atomes est décrite par la mise en commun d'un doublet
d'électrons : on l'appelle doublet liant (). Les paires d'électrons non liant sont des électrons n qui
constituent les doublets non liants notés E.
La géométrie de la molécule dépend seulement du nombre d’électrons liants et non liants, Si en se
limitant à la coordination six la nature de géométrie de la molécule est obtenue par le nombre  + n.
Cela correspond aux figures géométriques suivantes :

+n Figure géométrique


2 Segment de droite
3 Triangle
4 Tétraèdre
5 Bipyramide trigonale
6 Octaèdre

VII- 4-1
LES Triangle Tétraèdre Bipyramide Octaèdre
trigonale
DIFFÉRENTS ARRANGEMENTS DES DOUBLETS

Sidgwick et Powell découvraient en 1940 que la forme d’une molécule était liée au nombre
d’électrons situés sur la couche externe de l’atome central. Des doublets électroniques peuplent les
orbitales ; celles-ci se repoussent, s’orientant dans l’espace aussi loin que possible l’une de l’autre et
ce, quelque soit la nature du doublet, partagé ou non. S’il est possible de prévoir la distribution des
orbitales autour de l’atome central, on peut également prévoir la forme de la molécule et les angles de
liaison. Le tableau ci-dessous montre quelques un des arrangements des doublets électroniques.

AXmEn

X désigne l’atome central et E représente le doublet non liant.

m = Nombre de doublets liants et n = Nombre de doublets non liants

p = m+ n et le nombre totale de doublets

Type de m n p=m+n Type Géométrie de EXEMPLES


Molécules d’hybridation la molécule
AXmEn de A
AX2 X-A-X 2 0 2 sp Linéaire HgCl2;CO2 C2H2 ;
X-A-X HCN
AX3 C2H4 ;BCl3
X
3 0 3 sp2 Triangulaire AlCl3 ;COCl2
A
X X

63
AXE Triangle en SO2 ;
A
X X 2 1 3 sp2 V inversé SnCl2
AX4 X CH4 ;
4 0 4 sp3 Tétraèdre NH4+
A X
X X
AXE A Tétraèdre NH3 ; H3O+ ;
X X 3 1 4 sp3 Pyramide PCl3 ; SOCl2
X Trigonale
AX2E2 Tétraèdre H2O ; H2S ;
A
X X 2 2 4 sp3 (V inversé) ClO2
AX5 X Bipyramide
X 5 0 5 3
sp d triangulaire PCl5,
X A
X
X
AX6 X
X A X 6 0 6 sp3d2 Octaédrique SF6, SeF6
X X
X

a- Arrangement linéaire

Soit la molécule BeCl2


Be est l’atome central sa configuration électronique est 1s2 2s2
. .
La couche de valence de cet atome est la 2s2, sa représentation selon Lewis est : Be
Le béryllium possède donc deux électrons célibataires qui peuvent être lié à deux atomes de chlore
pour former la molécule BeCl2. X étant un substituant dans ce cas c’est le Cl, il est lié à Be par des
liaisons simples d’ou BeCl2 à pour forme AX2 dont la géométrie est linéaire.

Cl Be Cl

La molécule de BeCl2

Les liaisons doubles ou triples (électrons ) ne se sont pas prise en consécration pour déterminer l’état
d’hybridation de l’atome centrale. Seuls les électrons de la liaison  et les doublets non liants E
(électrons n) qui dépend directement de l’état d’hybridation et par conséquent de la géométrie de la
molécule. Les présentés dans le tableau ci-dessous ont toutes au arrangement linéaire.
Exemple de molécules de type AX2 :
O=C H–CC-H
S=C=S H–CN
O=C=O O=C=S
B- ARRANGEMENT TRIANGULAIRE

64
Il existe deux classes :

* Molécules avec des liaisons simples : Cas de BH3

. .B.
La configuration électronique du Bohr est:

Etat fondamental
  
1s2 2s2 2px1 2py0 2pz0
Etat excité
   
1s2 2s1 2px1 2py1 2pz0
La couche de valence de l’atome de Bohr est la 2s2 2p1 sa représentation selon Lewis est : La molécule
sera représentée par :

B
H
H

La molécule de BH3

** Molécules avec des liaisons simples et un doublet non liant :

Cas de SnCl2

Sn : [Kr] 4d10 5s2 5p2 soit .Sn.


La molécule de SnCl2 est de la forme AX2E

La mol écule de SnCl2

*** Molécules avec des liaisons doubles : CH2=CH2

La molécule de l’éthylène

C-ARRANGEMENT TÉTRAGONALE
AX4 AX3E AX2E2

CH4, (H3C)-, (NH4)+, (S2O3)2- NH3, PCl3, H2O, H2S, (NH2)-

C H
H
H
65
La molécule de CH4

O
H
H H

La molécule d’eau H2O

N
H H
H

La molécule de l’ammoniac NH3

D- ARRANGEMENT PENTAGONAL

La figure géométrique la plus répandue et qui est la plus stable correspondant à cet
arrangement est la bipyramide trigonale.

AX5 AX4E

PCl5, PF3Cl2, SOF4 SF4, XeO2F2

E- ARRANGEMENT OCTAÉDRIQUE

AX6 AX5E AX4E2

SF6 BrF5, IF5 IF4-

66
Octaèdre

EXERCICES

Exercice 1- La molécule XeF4 a une géométrie


a- octaédrique ; b- carré plane
c- tétraédrique ; d- pyramide trigonale
e- hexagonale ; f- autres

Exercice 2- En utilisant la théorie de Gillespie (minimisation de la répulsion des paires


électronique) décrire la forme des espèces suivantes :
a) NH4+; CH3+ ; CH3-
b) HCCN; CO2; SO2; N2
c) SO2-2 ; NO2+; N3-

Exercice 3- Donner la représentation de Lewis des molécules et ions suivants:


CH4; (SO4)-2;(NO3)-; (ClO2)-; CO2; H2CO; (PO4)-3 ; N2O; (N2O4)-.
b- Indiquer l’état d’hybridation de l’atome central ainsi que la géométrie de chaque composé

Exercice 4- Ecrire en notation de Lewis les structures des espèces chimiques suivantes :
CN-, NH3BF3, BF4-, HCP, SO2Cl2 . (5B ; 15P ; 16S; 9F; 17Cl; 7N; 8O; 6C)

Exercice 5- Donner la représentation de Lewis des acides suivants:


a- acide sulfureux (H2SO3), b- acide thiosulfureux (H2S2O2),
c- acide pyrosulfurique (H2S2O7), d- acide peroxodisulfurique (H2S2O8).

67
Exercice 6 Représenter schématiquement les modèles d’orbitale atomiques pour chacun
des composés suivants, avec indication d’angle de liaison.
a- diméthyléther (CH3-O-CH3) b- acétonitrile (CH3-CN)
c- benzène (C6H6) d- cétène (CH2=C=O)
e- diazométhane (CH2N2) f- méthylisocianide (CH3-NC)
( C-N-N = 180°) (C-N-C = 180°)

Exercice 7 Soit la molécule de N2.


a- Donner son diagramme énergétique et sa structure électronique.
b- Indiquer pour cette molécule l’ordre et la nature des liaisons.
c- La molécule est – elle paramagnétique ou diamagnétique ?

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