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EXPO Lycée 1 Femme Noir

Ce document analyse l'image de la femme dans la poésie négro-africaine moderne, en particulier dans l'œuvre de Brice Konink. Il définit la femme et décrit son rôle de donneuse de vie. Il examine également la présentation de la femme chez des précurseurs comme Senghor et Camara Laye.
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Ce document analyse l'image de la femme dans la poésie négro-africaine moderne, en particulier dans l'œuvre de Brice Konink. Il définit la femme et décrit son rôle de donneuse de vie. Il examine également la présentation de la femme chez des précurseurs comme Senghor et Camara Laye.
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SOMMAIRE

INTRODUCTION

I- DEFINITION DE LA FEMME

II-L’IMAGE DE LA FEMME DANS L’ŒUVRE SOUFFLE DE BRICE

KONINK

1- La femme donne la vie

2- La Femme en tant que ré-présentatrice de la vie

3- L’IMAGE DE LA FEMME DANS LA POESIE DES PRECURSSEURS

1- L’image de la femme la poésie de Senghor

1- La femme comme mère du monde

CONCLUSION

1
INTRODUCTION
La femme est symbole de vie, mieux encore, elle est donneuse de vie. Elle

incarne en son image originelle, tous les mystères de la création. En effet dans

un monde dominé par toute forme de violence faite aux femmes, l’homme

donnera d’elle tantôt une image négative, tantôt une image positive. C’est dans

cette optique que les poètes africains on écrit des œuvres dans lesquelles ils

décrivent la valeur de la femme. Ainsi, dans notre analyse nous montrerons

l’image qu’à la femme dans la poésie négro-Africaine moderne, dans des œuvres

de précurseurs comme Léopold Sedar Senghor et Camara Laye. Et plus

particulièrement dans l’œuvre le souffle de l’écrivain ivoirien Brice KONINK.

I- DEFINITION DE LA FEMME

2
La Femme désigne l’être humain de sexe féminin. Ce terme s’emploie
généralement quand il s’agit d’une adulte. Aussi la femme est réputée pour être
plus sensible et plus pacifique que l’homme. Par ailleurs la Femme peut signifier
l’épouse qui est mariée à un homme.

II- L’IMAGE DE LA FEMME DANS L’ŒUVRE SOUFFLE DE


BRICE KONINK
Dans cette œuvre poétique soumis à notre étude, l’écrivain BRICE KONINK,
comme ses paires, fait une allégeance à femme, il célèbre la femme dans toute
sa splendeur. Dans le cadre de notre analyse nous montrerons l’image qu’à la
femme dans l’œuvre souffle dont l’axe d’étude est « souffle de Brice Konink ou
la déification de la femme ».

1- La femme donne la vie


L’image de la femme comme une donneuse de vie se perçoit dans l’œuvre
soumis à notre étude (souffle), à travers la lecture de certains poème l’on
s’aperçoit bien de cette image de la femme en tant vie, cela se voit encore plus
particulièrement dans le poème ‘‘Hommage’’ qui se situe dans la deuxième
voire la partie (Hommage) à la page 47 de notre œuvre. Notons qu’ici la femme
parait comme une déesse puisqu’il compare le rôle de Dieu dans la création de
l’Homme à celle de la femme et cela s’aperçoit dès les premiers vers

 « Dieu a créé la vie dans l’éclair de son souffle


Et la femme la couve en son sein neuf mois durant, Puis (…)
La femme mettant sa vie en péril pour donner la vie  »

Dans ce poème l’auteur nous montre que la femme plus qu’une source de
vie est donneuse de vie au péril de sa propre vie ; bien que ce soit le bon Dieu
qui insuffle le souffle de vie, la femme à coté la crée en son sein d’où son aspect
de déesse.

2- La Femme en tant que ré-présentatrice de la vie


3
L’image de la femme se trouve encore bonifié avec notre auteur dans son
œuvre d’autant plus qu’ici, il nous présente une autre image de la femme qui
cette fois-ci, est la donneuse de vie en effet cela se traduit à travers le poème A
toi maman ! , notons que dans ce poème à la tonalité lyrique se veut être un
poème rendant un vibrant hommage aux femmes. Se faisant l’auteur utilise une
versification libre dans laquelle il nous montre qu’il est issu d’une femme et ce
qu’il y a en lui comme humanité appartient à sa maman, en gros aux femmes.
Dans ce poème cela se traduit par :

«  Je porte en moi, ton souffle, ton sang, ta souffrance


Je porte en moi, ton regard doux qui a couvé mon enfance … » vers 1
Ici le poète laisse entrevoir la femme comme celle qui donne la vie, celle qui
prend soins de la progéniture, et lui laisse une partie d’elle.

Or mis ce poème nous avons encore dans le poème ‘‘Hommage’’ dans


lequel BRICE KONINK nous montre encore la valeur de la femme en tant ré-
présentatrice de la vie d’autant plus qu’il dit que la femme est comme « Le
mystique Pélican qui, en période de disette offre son cœur à manger à ses
enfants ». vers 5.

III- L’IMAGE DE LA FEMME DANS LA POESIE DES


PRECURSSEURS

Notons que dans la poésie africaine moderne, voire dans les œuvres poétiques
des précurseurs, la femme est présentée dans toute sa splendeur. En effet pour
4
ses poètes, la femme est la plus belle des créatures de la création, elle incarne la
vie en elle. De ces faits la femme mérite d’être magnifier, d’être valoriser.

2- L’image de la femme la poésie de Senghor

Senghor dans son receuil de poème Chants d’ombre présente la femme,


singulièrement la femme africaine comme un épitomé de la beauté et de la vie
(une incarnation de la beauté et de la vie). Pour lui la femme a une image
symbolique. Perçue comme la reine du monde, elle est reconnue tel par sa
beauté, son teint d’ébène qui est vie. En guise d’illustration nous avons son
poème ‘‘femme noir’’ dans lequel, Senghor nous présente la beauté de la femme
noir. Notons que dans ce poème que voici :

Femme nue, femme noire


Vêtue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté
J’ai grandi à ton ombre; la douceur de tes mains bandait mes yeux
Et voilà qu’au cœur de l’Été et de Midi,
Je te découvre, Terre promise, du haut d’un haut col calciné
Et ta beauté me foudroie en plein cœur, comme l’éclair d’un aigle
Femme nue, femme obscure
Fruit mûr à la chair ferme, sombres extases du vin noir, bouche qui fais lyrique
ma bouche
Savane aux horizons purs, savane qui frémis aux caresses ferventes du Vent
d’Est
Tamtam sculpté, tamtam tendu qui gronde sous les doigts du vainqueur
Ta voix grave de contralto est le chant spirituel de l’Aimée
Femme noire, femme obscure
Huile que ne ride nul souffle, huile calme aux flancs de l’athlète, aux flancs des
princes du Mali
Gazelle aux attaches célestes, les perles sont étoiles sur la nuit de ta peau.
Délices des jeux de l’Esprit, les reflets de l’or rouge sur ta peau qui se moire
A l’ombre de ta chevelure, s’éclaire mon angoisse aux soleils prochains de tes
yeux.
Femme nue, femme noire
Je chante ta beauté qui passe, forme que je fixe dans l’Éternel

5
Avant que le destin jaloux ne te réduise en cendres pour nourrir les racines de la
vie.
Ici, le poète chante la beauté de la femme noire , ce qui se traduit en ses
termes « vêtue de ta couleur qui est vie », pour dire que la couleur de peau de la
femme noire est source de vie, de plus nous avons « ta forme qui est beauté » et
la métaphore « Gazelle aux attaches célestes, les perles sont étoiles sur la nuit de
ta peau. » l’auteur utilise ses métaphores pour mettre en relief la beauté de la
femme.
3- La femme comme mère du monde

Cette image de la femme comme mère du monde se retrouve bien dans la poésie
africaine moderne, notons à cet effet que cette image de la femme se retrouve
bien chez Camara laye, dans son poème à ma mère qui se présente comme un
éloge à toutes les mères du monde et à toutes les femmes qui ont donné la vie.
En effet dans ce poème à la tonalité lyrique l’auteur se remords ses bon souvenir
d’enfance que lui procurais sa mère et aussi le caractère unique de sa mère par
ricochet de la femme, ce qu’il nous montre dans ce poème à travers le nom «
femme » qui souligne le caractère combattif, fort et résistant de sa mère et aussi
le nom « Daman » : femme africaine, femme noire, femme guinéenne, symbole
d’une femme hors du commun, une femme et mère unique selon Camara Laye.

6
CONCLUSION
Au terme de notre analyse le constat, est que la poésie négro-africaine

moderne met en exergue la grandeur de la femme. Notons que selon ses poètes

la femme est de prédilection : Une puissance physique, au sens de la force de

séduction reconnue à sa beauté. Une puissance militante, au sens de son rôle

évident dans le tissu social africain, elle est source de vie pour tout dire elle

donne donc la vie.

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