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Le document présente un projet de fin d'études en génie civil réalisé par Majdoub Abdelbasset et Hamza Mahdi, portant sur l'étude et la conception du siège du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche au Sénégal. Il inclut des remerciements, une dédicace, ainsi qu'une table des matières détaillant les différentes sections du projet, telles que la présentation architecturale, les matériaux, et les calculs structurels. Ce travail a été encadré par des professionnels et vise à obtenir un diplôme d'ingénieur national.

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2015-2016

2 et des appuis 1 et 2 otechniques10.1116

e10.3119

Majdoub Abdelbasset 1 Hamza Mahdi


Ministre De l’Enseignement Superieur Et De La Recherche
Scientifique Université De Gabès
*-*-*-*-*

École Nationale d’ingénieurs de Gabès

Projet De Fin D’Etude


En vue de l’obtention De la
Diplôme d’Ingénieur National En Génie Civil

Étude et conception du siège du ministère de


l’enseignement supérieur et de la recherche en
Sénégal

Travail réalisé par


Majdoub Abdelbasset
Hamza Mahdi

Encadré par Membres des jury


Encadreur Universitaire
Présidente : Touiti Lamia
Kormi Tarek
Encadreur de l’entreprise
Rapporteur : Najjari Salem
Zaar Hosni

Année Universitaire 2015–2016


Dédicace

Avec tout mon amour éternel et avec


l’intensité de mes émotions
Je dédie ce projet de fin d’études

A mes parents :
Mon cher Anouar & Ma chère mère Rachida
Saoudi & Henda
Vous avez toujours été là pour moi, m’entourant de votre bienveillance usant de tous les sacrifices
possibles. Ce travail n’est que le fruit de votre soutien, de votre encouragent répéter, de votre prière, de
votre amour profond.

Je souhaite que ce projet vous apporte la joie. Tous les mots que je pourrais utiliser seraient insuffisants
pour vous témoigner l’amour que je vous porter.
Vous êtes et vous reste le but de ma vie J’espére être à la hauteur de votre attente. Que dieu vous
préserve et vous prête longue vie de joie bonne santé.

A mes frères et à mes soeurs :


Cher frère Abdelkalek, Chères soeures Hajer et Sarra
Je vous remercie tous pour votre gentillesse, dans les moments les plus difficiles.
Je vous souhaite une vie prospère, pleine d’amour et de joie, que la vie ne puisse jamais nous séparez.

A mes chers Amis


Pour tous les moments inoubliables qu’on a passés ensemble, que ce travail soit d’expression de mon
grand amour. Succès et joie sont mes sincères voeux pour vous.

A tous ceux qui sont chers à mon cœur , veuillez trouver ici, l’hommage respectueux de ma profonde
gratitude et mes vifs remerciements.
Dédicace

Je dédie ce travail

Mon cher père MAHMOUD


Qui m’a toujours apporté affection et soutien moral.
Que dieu le protège et lui réserve bonne santé.

Ma chère mère CHEFYA


Pour ses sacrifices déployés à mon égard, pour sa patience, son amour et sa confianceen moi.
Que dieu la protège et lui réserve bonne santé.

A mon cher frère Ramzi


Pour son soutien permanent, sa présence bénéfique, et sa gentillesse.

A mes chères sœurs Mouna et Emna


Pour leurs encouragements, leurs soutien moral et pour l’amour qu’elles me réservent.
Je leurs souhaite une vie pleine de joie, de bonheur et de succès.

A ma chérie EYA
Pour ses encouragements, son soutien moral et pour l’amour qu’elle me réserve.
Je lui souhaite une vie pleine de joie, de bonheur et de succès.

A Mademoiselle HEJER
Pour son soutien et ses aides tout au long de ce travail.
JE lui souhaite une vie pleine de joie, de bonheur et de succès.

A mes sincères amis


Qui ont manifesté leurs soutiens et aides tout au long de ce travail.
Qu’ils trouvent ici le témoignage de mon attachement indéfectible et mes sentiments les plus sincères.
Remerciements

Au terme de ce travail, nous tenons à exprimer notre profonde gratitude et nos sincères remer-
ciements à notre encadreur de stage Mr Kourni Tarek pour tout le temps qu’il nous a consacré,
ses directives précieuses, et pour la qualité de son suivi durant toute la période de notre stage. Nous
profitons de cette opportunité pour lui révéler notre admiration pour la constance et le talent avec
lesquels il défend ses idées.

Nous tenons aussi à remercier vivement Mr Toumi Abdelaziz, Ingénieur conseil en gé-
nie civil ,Mr Belhadj Youssef Yahya et Mr Zaar Hosni pour leur encouragements, leur
sollicitudes minutieuses et ses conseils avisée. Nous remercions de même, tous les membres de l’ins-
titut ou nous avons trouvé une ambiance favorable pour mener à bien notre stage.

Notre remerciements se tournent également aux membres de jury qui me font l’honneur de
confier ce travail et d’apporter ses précieuses critiques et suggestions et à tous mes enseignants pour
la formation qu’ils nous ont donnée durant nos trois ans au sein de l’école nationale d’ingénieurs de
Gabés.
TABLE DES MATIÈRES

Introduction 12

Synopsis du projet 13

1 Présentation du projet et description architecturale 14


1.1 Présentation du bureau d’étude . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
1.1.1 Présence internationale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
1.1.2 Secteur d’acitivité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
1.2 Présentation du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
1.3 Partie architecturale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
1.3.1 Description des matériaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19

2 Matériaux et Hypothèses de calcul 22


2.1 Béton armé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
2.1.1 Caractéristiques du béton . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
2.1.2 Aciers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
2.2 Charges . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
2.2.1 Charges permanentes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
2.2.2 Charges des équipements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
2.2.3 Charges d’exploitation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
2.2.4 Effet de la température . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
2.2.5 Vent . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
2.2.6 Effet de retrait . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
2.2.7 Résistance au feu . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
2.2.8 Séisme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
2.3 Calcul des structures en béton armé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
2.3.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27

1
TABLE DES MATIÈRES 2015-2016

2.3.2 Analyse de la superstructure . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27


2.3.3 Combinaisons des charges . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
2.3.4 Flèches admissibles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
2.4 Description des structures des bâtiments . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
2.4.1 Infrastructure . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
2.4.2 Superstructures . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29

3 Conception de la structure 30
3.1 Conception de la structure . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
3.2 Modélisation du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
3.3 Descente des charges . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
3.3.1 Descente des charges manuelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
3.3.2 Descente des charges numériques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
3.3.3 Comparaison des descentes des charges . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35

4 Etude d’une dalle pleine 37


4.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
4.2 Pré dimensionnement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
4.3 Calcul des sollicitations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
4.3.1 Evaluation des charges . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
4.3.2 Moments fléchissant dans le panneau isolé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
4.3.3 Moments à prendre en compte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
4.3.4 Moments sur appuis . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
4.4 Détermination des armatures longitudinales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
4.4.1 Vérification de l’armature minimale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
4.4.2 Choix des armatures de flexion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
4.4.3 Nécessité d’armature d’effort tranchant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
4.5 Vérification à l’ELS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
4.5.1 Module d’élasticité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
4.5.2 Limitation des flèches . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
4.5.3 Disposition constructive . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45

5 Etude d’un poteau 48


5.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
5.2 Evaluation des charges . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
5.3 Longueur de flambement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
5.4 Armatures longitudinales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
5.4.1 Elancement λ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
5.4.2 Aciers extremum . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50

Majdoub Abdelbasset 2 Hamza Mahdi


TABLE DES MATIÈRES 2015-2016

5.4.3 Méthodes de calcul . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50


5.4.4 Rigidité nominale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
5.4.5 Armatures longitudinales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53
5.4.6 Armatures transversales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53

6 Etude d’un escalier 57


6.1 Définition et terminologie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
6.2 Données de l’escalier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
6.3 Vérification de la formule de Blondel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
6.4 Chargements de l’escalier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
6.4.1 Charges par mètre linéaire sur la paillasse . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
6.4.2 Charges par mètre linéaire sur le palier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59
6.5 Schéma de calcul et Dimensionnement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59
6.5.1 Calcul de la première volée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59
6.6 Calcul du ferraillage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60
6.6.1 Armatures longitudinale en travée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60
6.6.2 Aciers de répartition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61
6.6.3 Aciers chapeau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61
6.7 Vérifications . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61
6.7.1 Vérification des contraintes transversales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61
6.7.2 Vérification des contraintes à l’ELS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61
6.8 Plan de ferraillage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63

7 Etude d’une poutre 64


7.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64
7.2 Pré dimensionnement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65
7.3 Détermination des sollicitations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66
7.3.1 Méthode de calcul . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66
7.3.2 Calcul des sollicitations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
7.4 Calcul de ferraillage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71
7.4.1 Détermination des armatures longitudinales . . . . . . . . . . . . . . . . . 71
7.5 Armatures transversales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 76
0
7.5.1 Effort tranchant réduit VED . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 76
7.5.2 Nécessité d’armature d’effort tranchant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 77
7.5.3 Armature de l’effort tranchant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 78
7.6 Vérification des appuis . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
7.6.1 Aciers de glissement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
7.7 Vérification de la flèche . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 85
7.8 Epure d’arrêt des barres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 86
7.9 Schémas de ferraillage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 88

Majdoub Abdelbasset 3 Hamza Mahdi


TABLE DES MATIÈRES 2015-2016

8 Étude de dalle alvéolée 93


8.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 93
8.2 L’étude de la dalle alvéolée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 94
8.3 Hypothèses de calcul . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 94
8.3.1 Choix de la dalle alvéolée suivant la portée et la nature et l’usage . . . . . . 94
8.3.2 Justification des planchers à dalles alvéolées vis-à-vis de la flexion aux ELS . 95
8.4 Calcul des longueurs de scellement et des longueurs d’établissement de la précon-
trainte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 97
8.4.1 Longueur conventionnelle de scellement lsc . . . . . . . . . . . . . . . . . . 97
8.4.2 Longueur nominale de scellement lsn . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98
8.4.3 Longueur d’établissement de la précontrainte le . . . . . . . . . . . . . . . 98
8.4.4 Longueur maximale du CDG des armatures de la précontrainte le1 . . . . . 98
8.4.5 Longueur minimale d’établissement de la précontrainte le2 . . . . . . . . . 98
8.5 Vérification en situations provisoires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98
8.5.1 Phase de mise en précontrainte en usine . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98
8.5.2 Phase de stockage de la dalle alvéolée en usine . . . . . . . . . . . . . . . . 99
8.5.3 Phase du transport de la dalle vers le chantier . . . . . . . . . . . . . . . . . 99
8.5.4 Phase de la mise en œuvre de la dalle alvéolée sur chantier à partir de 7 jours
de l’âge du béton : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 100
8.5.5 Vérifications en Phases finales d’exploitation du plancher . . . . . . . . . . 102
8.6 Vérification de la flèche . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 104
er
8.6.1 1 cas : Limitation de la flèche par rapport aux cloisons légères . . . . . . . 104
eme
8.6.2 2 cas : Limitation de la flèche par rapport au revêtement : . . . . . . . . . 105
8.7 Justification des planchers à dalles alvéolées vis-à-vis de la flexion aux ELU . . . . . 107
8.7.1 Principe de la justification aux ELU . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 107
8.8 Justification des planchers à dalles alvéolées vis-à-vis de l’effort tranchant . . . . . 108

9 Étude d’un poteau élancé 110


9.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 110
9.2 Évaluation des charges . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 111
9.3 Nécessité du calcul au flambement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 111
9.3.1 Longueur efficace . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 111
9.3.2 Élancement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 111
9.3.3 Excentricité à prendre en compte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 111
9.3.4 Dispense de la vérification de l’état limite de stabilité de forme . . . . . . . 112
9.4 Méthode de l’équilibre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 113
9.4.1 Déformation de départ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 113
9.4.2 Contrainte d’acier comprimé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 113

Majdoub Abdelbasset 4 Hamza Mahdi


TABLE DES MATIÈRES 2015-2016

9.4.3 Effort interne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 113


9.4.4 Moment fléchissant interne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 113
9.4.5 Excentricité interne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 113
9.4.6 Excentricité externe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 114
9.4.7 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 114
9.5 Calcul par le logiciel ARCHE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 114

10 Étude de la Fondation 115


10.1 Campagne géotechnique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 115
10.1.1 Investigations in-situ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 115
10.1.2 Essais de laboratoire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 115
10.2 Profil géotechnique moyen du site . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 116
10.2.1 Description des sols traversés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 116
10.3 Piézomètre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 118
10.4 1ère variante : Fondation superficielle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 118
10.4.1 Chargement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 119
10.4.2 Dimensionnement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 119
10.4.3 Poinçonnement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 121
10.4.4 Disposition constructive . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 123
10.5 2ème Variante : Fondation profonde . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 124
10.5.1 Etude de la fondation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 124
10.5.2 Etude de fondation sur pieux forés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 125
10.5.3 Dimensionnement des semelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 129

11 Etude du contreventement 134


11.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 134
11.2 Evaluation de l’action du vent . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 134
11.2.1 Hypothèses de calcul . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 134
11.2.2 Pression dynamique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 135
11.2.3 Force de traînée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 135
11.3 Détermination des sollicitations d’ensemble sur le refend . . . . . . . . . . . . . . 139
11.4 Distribution des sollicitations d’ensemble sur les refends . . . . . . . . . . . . . . . 141
11.4.1 Détermination des caractéristiques des voiles . . . . . . . . . . . . . . . . 141
11.5 Détermination de l’action des translations sur les voiles . . . . . . . . . . . . . . . 142
11.5.1 Hypothèses de calcul . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 142
11.5.2 Action d’une translation sur un voile . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 143
11.6 Calcul du déplacement maximal dû à l’effet du vent . . . . . . . . . . . . . . . . . 148
11.7 Dimensionnement des voiles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 149
11.7.1 Détermination des efforts verticaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 149
11.7.2 Dimensionnement des refends . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 149

Majdoub Abdelbasset 5 Hamza Mahdi


TABLE DES MATIÈRES 2015-2016

Conclusion 154

Bibliographie 155

Annexe 156

Majdoub Abdelbasset 6 Hamza Mahdi


TABLE DES FIGURES

1.1 Organigramme du groupe Studi . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14


1.2 Activité à l’international . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
1.3 Situation géographique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16

3.1 Bloc 1-Tour . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32


3.2 Bloc 2-Aile droite . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
3.3 Bloc 3 : Salle polyvalente . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
3.4 Bloc 4 : Aile Gauche . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
3.5 Ligne de rupture . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34

4.1 Emplacement de dalle choisi . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37


4.2 schéma statique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
4.3 Dalle étudiée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39

5.1 Emplacement de poteau P167 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48


5.2 coefficient de fluage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
5.3 schéma de ferraillage du poteau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
5.4 schéma de ferraillage du poteau P167 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56

6.1 Constituants d’un escalier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57


6.2 chargement de l’escalier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60
6.3 ferraillage de l’escalier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63

7.1 poutre continue Y81, Y82 et Y83 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64


7.2 schéma de calcul définitif de la poutre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66
7.3 combinaison des charges 1,2 et 3 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
7.4 schéma de calcul du moment maximal en travée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68
7.5 diagramme des moments fléchissant à l’ELU . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 69

7
TABLE DES FIGURES 2015-2016

7.6 diagramme des efforts tranchants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71


7.7 Répartition des armatures transversales (travée 1) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81
7.8 Répartition des armatures transversales (travée 2) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 82
7.9 Répartition des armatures transversales (console) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
7.10 les forces appliquées au nu d’appui . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
7.11 arrêt des barres de la travée n◦ 2 et des appuis 1 et 2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . 88
7.12 arrêt des barres de le console et les appuis 2 et 3 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 88

7.13 schéma de ferraillage de la travée n 1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 90

7.14 schéma de ferraillage de la travée n 2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 91
7.15 schéma de ferraillage de la console . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 92

8.1 Emplacement de la dalle alvéolée étudié . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 93


8.2 Modélisation de la dalle alvéolée lors de son stockage en usine . . . . . . . . . . . . 99
8.3 Modélisation de la dalle alvéolée lors de son transport au chantier . . . . . . . . . . 100
8.4 Modélisation de la dalle alvéolée lors de sa mise en œuvre sur chantier . . . . . . . 101
8.5 Données nécessaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 107

9.1 Emplacement du poteau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 110


9.2 Vu 3D en du poteau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 111

10.1 Plan d’implantation des sondages géotechniques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 116


10.2 profil géotechnique moyen du site actualisé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 118
10.3 coupe type d’une semelle isolée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 119
10.4 Contours de contrôle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 121
10.5 pieu de diamètre 1m . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 128
10.6 Ferraillage d’un pieu . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 129
10.7 semelle sur deux pieux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 129
10.8 schéma de ferraillage de semelle sur 2 pieux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 131
10.9 semelle sur 3 pieux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 132
10.10 schéma ferraillage de semelle sur 3 pieux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 133

11.1 le bâtiment exposé aux vents 1 et 2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 136


11.2 Coefficient de réponse dynamique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 137
11.3 Coefficient de réduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 138
11.4 Diagramme des sollicitations extérieur pour le vent 1 . . . . . . . . . . . . . . . . . 140
11.5 Diagramme des sollicitations extérieur pour le vent 2 . . . . . . . . . . . . . . . . . 141
11.6 système de contreventement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 141
11.7 position de centre de torsion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 145
11.8 ferraillage du voile 1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 153

Majdoub Abdelbasset 8 Hamza Mahdi


LISTE DES TABLEAUX

1.1 Programme de surface propose . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17

3.1 Comparaison DDC manuelle et DDC numérique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36

4.1 épaisseur minimale de la dalle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38


4.2 Table de moments en travée et sur appuis à l’ELU et l’ELS . . . . . . . . . . . . . . 40
4.3 Calcul des armatures longitudinales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
4.4 Valeurs de base du rapport portée/hauteur utile pour les éléments en béton armé . . 44
4.5 valeur des coefficients α1 α2 α3 α4 α5 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46

5.1 raideur des poutres et du poteau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49

6.1 calcul des sollicitations a partir du logiciel RDM6 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60

7.1 Les charges G et Q . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65


7.2 Tableau des moments ultimes en travées de références. . . . . . . . . . . . . . . . . 65
7.3 portées utiles des travées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66
7.4 combinaison des charges réparties . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
7.5 moments sur appuies dus aux charge réparties (ELU) . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
7.6 moments sur appuies dus aux charges réparties (ELS) . . . . . . . . . . . . . . . . . 68
7.7 moments maximaux en travées (ELU) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 69
7.8 moments maximaux en travées (ELS) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 69
7.9 moments minimaux en travées (ELU) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70
7.10 moments minimaux en travées (ELS) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70
7.11 Effort tranchant maximaux à l’ELU . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70
7.12 calcul des armatures longitudinales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 72
7.13 armatures longitudinales en travées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 76
7.14 armatures longitudinales sur appuis . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 77

9
LISTE DES TABLEAUX 2015-2016

7.15 effort tranchant réduit . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 77


7.16 espacement initial des armatures . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79
7.17 Espacement des armatures transversales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 80
7.18 Détermination du nombre théorique n1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81
7.19 Aciers de glissement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 84
7.20 Valeurs de base du rapport portée/hauteur utile pour les éléments en béton armé . . 85
7.21 Disposition des armatures . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 86
7.22 comparaison des résultats . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 89

8.1 Planchers à dalles alvéolée d’épaisseur 25 cm seules ou associés à une dalle collabo-
rante en béton d’épaisseur 5cm . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 94
8.2 Caractéristique géométrique et mécanique des montages (Dalle Alvéolée + Dalle rap-
portée collaborante d’épaisseur 5cm) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 95
8.3 Donnée relatives aux matériaux utilisés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 95
8.4 Aciers de précontrainte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 96
8.5 Vérification de la phase de mise en tension de la précontrainte . . . . . . . . . . . . 98
8.6 Vérification de la phase de stockage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 99
8.7 Vérification de la phase de transport . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 100
8.8 Vérification de la phase de mise sur chantier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 101
8.9 Vérification en phase finale d’exploitation sous les 4 combinaisons d’actions . . . . 103
8.10 Les contraintes limites pour les différentes combinaisons d’actions . . . . . . . . . . 104
8.11 Vérification de l’effort tranchant pour x=h/2 et pour x=anf . . . . . . . . . . . . . . 109

10.1 Caractéristiques mécaniques moyennes des différents horizons (essais in situ) . . . 117
10.2 ferraillage de la semelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 120
10.3 vérification de poinçonnement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 122
10.4 ferraillage de la semelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 122
10.5 vérification de poinçonnement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 122
10.6 Différentes caractéristiques des couches de sol . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 125
10.7 Récapitulatif calcul des capacités portantes et tassements des micro-pieux . . . . . . 125
10.8 Récapitulatif calcul des capacités portantes et tassements des pieux forés . . . . . . 125
10.9 Calcule des chargements pour les deux semelles étudiées . . . . . . . . . . . . . . . 126
10.10 Choix de pieux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 126
10.11 Section d’acier pour les pieux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 127
10.12 Le choix des armatures transversales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 128

11.1 Les valeurs du coefficient ks . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 136


11.2 Le coefficient de hauteur θ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 137
11.3 Action du vent 1 sur une face de longueur 24 m . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 138

Majdoub Abdelbasset 10 Hamza Mahdi


LISTE DES TABLEAUX 2015-2016

11.4 Action du vent 2 sur une face de longueur 23 m . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 139


11.5 Action du vent 1 et 2 sur les deux faces . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 140
11.6 caractéristiques des voiles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 142
11.7 Expressions des forces P et Q . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 143
11.8 Expressions des moments MP et MQ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 144
11.9 Coordonnées de P et Q . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 144
11.10 Détermination Coordonnées du centre de torsion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 145
11.11 Sollicitations dans les voiles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 146
11.12 les forces dans les voiles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 146
11.13 distance de C à OiXi . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 147
11.14 Efforts due à la torsion dans les voiles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 147
11.15 efforts finale dans les voiles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 148
11.16 Les charges dans chaque voile d’après ARCHE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 149
11.17 détermination des contraintes limites . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 150
11.18 Les combinaisons de charges . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 150
11.19 Les efforts normaux dans les voiles en différentes combinaisons . . . . . . . . . . . 151
11.20 Valeur des contraintes à la traction et à la compression . . . . . . . . . . . . . . . . 151
11.21 Ferraillage des voiles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 152

Majdoub Abdelbasset 11 Hamza Mahdi


INTRODUCTION

A la fin du cursus académique, les élèves ingénieurs sont amenés à enrichir leurs connais-
sances théoriques dans un projet de fin d’étude pour se familiariser avec le contexte professionnel
réel et plus particulièrement au métier d’ingénieur. C’est dans ce cadre, qui s’inscrit ce travail qui a
été réalisé au sein du bureau d’études STUDI , spécialisé dans le domaine du bâtiment et des struc-
tures en béton armé.

Le projet consiste en la conception et le dimensionnement du futur siège du ministère de l’en-


seignement supérieur et de la recherche au Sénégal composé des quatre blocs , un tour qui comporte
un RDC et sept étages , deux ailes et une salle polyvalente. Le dimensionnement a été réalisé confor-
mément aux eurocodes.

Le présent document est une synthèse des travaux effectués. Il détaillera les démarches de
calculs utilisés et donnera les références sur lesquelles nous nous sommes appuyés. Il est composé
de onze chapitres :

• Le premier chapitre vise à présenter le projet et à donner des précisions et des éclaircissement
de l’architecture du projet ;

• Le deuxième chapitre donne les caractéristiques des matériaux qui seront utilisés dans la
construction de ce projet et les hypothèse de calcul ;

• Le troisième chapitre présente la conception adoptée et les difficultés rencontrées dans la


conception ;

• Les chapitres quatre à dix présentent le dimensionnement de quelques éléments ;

• La chapitre onze donne les résultats de la contreventement.

Pour concilier entre les deux effets antagonistes, économie et résistance, il faut suivre des
normes de dimensionnement fiables. Pour notre cas, vu le marché français ciblé, nous avons opté
pour les normes de l’Eurocode. Ce standard est actuellement bien répandu en Europe et a réussi à
unifier les techniques de construction.

12
SYNOPSIS DU PROJET

Voici en quelques lignes les différentes étapes par lesquelles on est passé depuis notre début
de projet :

Dès notre arrivée, M. Zaar Hosni,on nous a demandé de prendre connaissance du projet en étudiant
les plans d’architectures et les pièces écrites tel que le cahier des clauses techniques CCTP, le rapport
initial de contrôle techniques RICT et le rapport géotechnique.

Après avoir étudié minutieusement les plans d’architectures, on a transformé ces plans en
fond des plans (enlever tous les éléments décoratifs utilisés par l’architecte en laissant les éléments
de structures utilisées par l’ingénieur) et puis on a fait la conception des éléments porteurs.

En suite on a commencé la phase de descente des charges manuelle et numérique. On a effectué


le calcul des descentes de charges (DDC) sur tous les éléments porteurs du BATIMENT ACCESSION
et puis on a modélisé toute la structure sur ARCHE pour déterminer la DDC numériquement.

Les descentes de charges étant établies, on a pu suggérer les dimensions des éléments standards
(poutre, poteau...) conformément à l’EuroCode2 (EC2).

13
CHAPITRE 1

PRÉSENTATION DU PROJET ET DESCRIPTION


ARCHITECTURALE

1.1 Présentation du bureau d’étude


Le bureau tunisien d’ingénieurs conseils indépendant STUDI a été créé en 1970. Devenu Groupe
STUDI, il s’est développé à l’international, essentiellement en Afrique mais également en Europe
avec des bureaux de représentation régionale, des filiales thématiques et un réseau de partenaires
qui permettent d’être plus proches des préoccupations des clients et de garantir la qualité des pro-
jets.

Figure 1.1 – Organigramme du groupe Studi

14
CHAPITRE 1. PRÉSENTATION DU PROJET ET DESCRIPTION ARCHITECTURALE 2015-2016

1.1.1 Présence internationale

Figure 1.2 – Activité à l’international

1.1.2 Secteur d’acitivité


Les différents secteur d’activité du Studi sont :

• Ingénierie ;

• Infrastructures de Transport et Aménagements Côtiers ;

• Construction et Industrie ;

• Eau, Agriculture et Environnement ;

• Energies Conventionnelles et Renouvelables ;

• Architecture et Urbanisme ;

• Technologies de l’information et de la communication ;

• Economie ;

• Immobilier ;

• Conseil Financier.

1.2 Présentation du projet


Le projet sujet de ce travail consiste en la conception et le dimensionnement du futur siège du
ministère de l’enseignement et de la recherche en Sénégal.
Les principaux intervenants dans ces projet sont :

Majdoub Abdelbasset 15 Hamza Mahdi


CHAPITRE 1. PRÉSENTATION DU PROJET ET DESCRIPTION ARCHITECTURALE 2015-2016

• Maître d’ouvrage : Ministère de l’enseigement supérieur du Sénégal ;

• Bureau d’étude géotechnique : Technosol Ingénierie ;

• Bureau d’études Structures : Studi Internationale.

Le projet SIEGE DU MINISTERE D’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE


est situé dans la nouvelle ville de DIAMNIADIO au Sud-est de Dakar dans le triangle Dakar-Thies-
Mbour.(figure 3)

Le terrain retenu pour le projet a une superficie d’environ 1.2 Ha, il est situé dans la nouvelle
ville de DIAMNIADIO au Sud-est de Dakar dans le triangle Dakar-Thies-Mbour.
La figure ci dessous montre la localisation du bâtiment :

Figure 1.3 – Situation géographique

Majdoub Abdelbasset 16 Hamza Mahdi


CHAPITRE 1. PRÉSENTATION DU PROJET ET DESCRIPTION ARCHITECTURALE 2015-2016

Le tableau ci-dessous résume les surfaces occupés par les différentes composantes de ce projet :

Tableau de surface prévue


Surface
demandée
Désignation Surface prévue
utiles
Cabinet du ministère 797 692
Secrétariat Général 629 689
Direction de l’Administration générale et de
l’Equipment (DAGE) 295 302
La direction de la maintenance, des
constructions et des équipements de
l’enseignement supérieur 302 293
Direction Générale de l’Enseignement
Supérieur (DGES) 953 905
Centre National de Documentation
Scientifique et Technique (CNDST) 683 708
TABLEAU 07 La Direction Générale De La
Recherche 721 634
LOCAUX COMMUNS 604 800
surface utile 4984 5023

Table 1.1 – Programme de surface propose

Cette nouvelle ville est desservie par l’autoroute à péage qui permet sa liaison directe au centre
de Dakar. Le site est actuellement accessible par un réseau de pistes et est limité, au Nord, par une
voie non goudronnée longeant une ligne moyenne tension.
1. Occupation et contraintes environnementales

Le site est majoritairement occupé par un couvert végétal peu dense, avec des arbustes et des
arbres de Baobab. On y constate quelques constructions abandonnées destinées à être démolies.

2. Réseaux des concessionnaires

La nouvelle zone de Diamniadio est encore vierge. Les travaux de viabilisation n’ont pas en-
core commencé. Les réseaux primaires d’alimentation en eau potable et en électricité se situent au
niveau de la zone longeant l’autoroute et se prolongent pour alimenter le Centre International de
Conférences. Seul le réseau de moyenne tension poursuit jusqu’à l’axe limitant la nouvelle ville côté
Nord. On note aussi la présence d’une antenne de télécommunications.
Des études de VRD ont été lancées par le Maître de l’Ouvrage pour l’ensemble de la nouvelle ville
et concernent :

• Le drainage des eaux pluviales vers les bassins d’écrêtement ;

• Le réseau d’eaux usées et création d’une station d’épuration ;

• Le réseau de voiries partielles sur une partie de la zone.

Majdoub Abdelbasset 17 Hamza Mahdi


CHAPITRE 1. PRÉSENTATION DU PROJET ET DESCRIPTION ARCHITECTURALE 2015-2016

1.3 Partie architecturale


Situé sur une parcelle de 1.2 ha dans la cité du savoir, le projet du futur ministère de l’enseigne-
ment supérieur et de la recherche a pour ambition de devenir un bâtiment repère, une architecture
phare pour la cité. Le choix a été orienté vers une volumétrie équilibrée et imposante avec des ma-
tériaux nobles et modernes dans le souci de refléter l’image de cette institution. La volonté est de
bien intégrer ce bâtiment imposant en harmonie avec le paysage, tout en évoquant une image forte,
une silhouette que l’on repère de loin. Pour ce faire, on a privilégié, la mise en valeur du bâtiment
en s’alignant sur les deux axes principaux axes de la parcelle avec deux bâtiments en U sur deux ni-
veaux qui s’articulent tous les deux avec un bâtiment central imposant par sa hauteur et sa fonction
(cabinet ministériel). Au départ, l’implantation du projet est faite selon les deux axes orthogonaux de
la parcelle tout en s’alignant sur les axes principaux, l’idée dès le départ était de créer deux ailes en U
et un cube central , cette esquisse a évolué en travaillant d’avantage sur les différentes directions afin
d’optimiser la visibilité du bâtiment central ; dès lors les éléments se tordent, tournent, s’emboitent
et s’assemblent créant ainsi une meilleure articulation des volumes et plus de dynamisme au projet .
On a privilégié aussi l’étalement du projet sur une grande partie du terrain tout en créant des patios
intérieurs permettant d’offrir des microclimats et des ambiances intérieures agréables.

Un traitement particulier des façades exposées à un fort ensoleillement a été étudié de manière à
donner un caractère particulier au bâtiment de répondre en même temps aux contraintes climatiques,
caractérisée par un fort ensoleillement.
Le projet s’organise autour de quatre entités principales :

• Bloc1 : Tour : qui s’élève sur 8 niveaux


– RDC : qui comporte un bureau d’ordre, local d’entretien, Hall principale et une salle
d’attente ;
– 1ère étage : qui comporte une salle de rangement, une salle de reprographie et tirage,
pools de secrétaire et de bureau ;
– 2ème étage : espace ouverte pour les cellules de communité et six bureaux ;
– 3ème étage : deux salles de coordinateurs, une salle d’archive, grande salle de réunion et
une salle ouverte pour des agents cellules ;
– 4ème étage : deux salles de réunion, assistante, deux sanitaires, deux salles de secrétaires
générales, une salle d’attente et deux coordinateurs ;
– 5 ème étage : qui comporte une salle d’inspection, un bureau de secrétaire, trois bureaux,
salle d’archives, standardiste et deux sanitaires ;

Majdoub Abdelbasset 18 Hamza Mahdi


CHAPITRE 1. PRÉSENTATION DU PROJET ET DESCRIPTION ARCHITECTURALE 2015-2016

– 6ème étage : directeur, secrétaire, chef de cabinet, quatre bureaux, deux sanitaires et une
salle d’attente ;
– 7ème étage : deux salles de réunion, salle d’attente, cabinet de ministre, salle de repos,
salle de bain, cuisine, sécurité, deux sanitaires.

• Bloc2 : Aile Droite

– RDC :qui comporte trois directions, trois assistantes, trois salles de réunion, quatre visière
et huit bureaux.
– 1ère étage : deux directions, salle de réunion, quatorze bureaux, quatre assistantes, quatre
salles d’attente et deux sanitaires.

• Bloc2 : Aile Gauche

– RDC :qui comporte une salle de lecture, une salle de reprographie et d’impression, une
salle d’archive, une salle multimédia, une salle de conférence, une salle de mémorisation,
une salle de montage, douze bureaux, deux salles d’attente, cafétéria et deux vistières .
– 1ère étage : trois sanitaires, deux salles d’attente, deux bureaux de directions et quatre
bureaux.

• Salle polyvalente : 260m2de surface

1.3.1 Description des matériaux


[Link] La transparence et l’éclairage naturel

Les dispositions HQE recommandent pour les espaces de bureaux ainsi que pour les espaces
assimilés (salles de réunion, espaces de détente ouverts, auditorium, salles de lecture. . . ) :

• de disposer d’accès à la lumière du jour

• de disposer d’accès à des vues à l’horizontale du regard

• ne pas avoir une exposition excessive au soleil occasionnant des températures élevées à l’in-
térieur des locaux

La conception du projet constitué de deux ailes latérales en U articulées autour d’un bâtiment
central a favorisé l’implantation des espaces de travail en périphérie sur les façades extérieures ga-
rantissant ainsi, pour l’ensemble des bureaux, salles de réunions et de travail, un éclairage naturel
et des vues dégagées sur l’extérieur ou sur des patios.
Par ailleurs, l’agencement des bureaux avec des cloisons vitrées donnant sur les circulations garantit
l’apport de la lumière du jour dans les couloirs situés en seconde zone.

[Link] Les caractéristiques des Enveloppes Extérieures

Les parois extérieures sont constituées de parpaing avec isolation thermique, de menuiseries
en aluminium avec double vitrage muni de panneaux de claustras sur les façades exposées.

Majdoub Abdelbasset 19 Hamza Mahdi


CHAPITRE 1. PRÉSENTATION DU PROJET ET DESCRIPTION ARCHITECTURALE 2015-2016

[Link] Menuiseries Extérieures et Vitrage

Les menuiseries extérieures du projet se déclinent en plusieurs types :

• Façade vitrées (châssis vitrés fixes, sas vitrés et portes)


• Murs rideaux avec claustras
• Portes et fenêtres pour les ouvertures ponctuelles au RDC
• Fenêtres en aluminium avec double vitrage

Pour garantir une bonne isolation thermique et phonique, le verre utilisé sera à double vitrage
de faible émissivité avec châssis à rupture thermique.

[Link] Claustras

Dans un souci d’amélioration des performances physiques du bâtiment, les façades seront
dotées de claustras en résilles métalliques d’acier traité. Ces résilles auront un rôle de protection
solaire. Elles contribueront en plus à créer des jeux d’ombre et de lumière et à animer les façades.

[Link] Les cloisons intérieures

Les dispositions HQE recommandent une réflexion sur l’adaptabilité de l’ouvrage dans le
temps en fonction de sa durée de vie prévisionnelle et de ses usages par :

• la définition de la durée de vie prévisionnelle de l’ouvrage


• la classification des zones selon l’adaptation attendue : zones à adaptation fréquente, occa-
sionnelle ou n’ayant pas vocation à être adaptées.

Les séparations intérieures sont définies sur la base des critères ci-dessus en 3 catégories :

[Link] Les cloisons maçonnées

Pour les locaux dont la fonction est figée tels que les sanitaires, les locaux techniques et les
locaux de services en général. Suivant les plans d’architecture, ces cloisons sont en agglo de 20 cm
d’épaisseur brute pour les cloisons de 25 cm fini et de 7,5 cm d’épaisseur brute pour les cloisons de
10 d’épaisseur finie. À noter que l’agglo est le matériau le plus fréquemment utilisé pour des raisons
de disponibilité et de maîtrise en termes de mise en œuvre.

Majdoub Abdelbasset 20 Hamza Mahdi


CHAPITRE 1. PRÉSENTATION DU PROJET ET DESCRIPTION ARCHITECTURALE 2015-2016

[Link] Les cloisons en Placoplatre

Pour les bureaux et les espaces assimilés (salles de réunion. . . ), il est prévu un cloisonnement
léger et flexible en cloison de Placoplatre constituée de plaques de plâtre fixée sur châssis métallique
avec isolation en laine de roche, de différentes épaisseurs. Suivant le plan d’architecture, le type
de plaques de plâtre sera défini en fonction des exigences requise en termes de résistance au feu,
résistance aux poids des châssis des menuiseries, locaux humides, etc.

[Link] Les cloisons vitrées

Elles sont prévues partiellement au niveau des circulations, entre bureaux et couloirs pour
garantir d’une part, l’apport lumière du jour dans les circulations et d’autre part, une transparence
au niveau des espaces de travail.
Le traitement des couloirs en alternance de panneaux opaques (Placoplatre) et transparents (vitrage)
crée un rythme dynamique et atténue la linéarité des circulations.
Pour des raisons de sécurité incendie, les cloisons et les portes vitrées sont pare flamme 1/2h

[Link] Les matériaux de finition

Le choix des matériaux de finition pour les sols, les murs et les plafonds, est fait en fonction
des affectations des locaux et des exigences techniques et de confort qu’elles requièrent.

[Link] Revêtements de sol

Les revêtements doivent être posés sur un support isolant phonique. Ils doivent être résistants,
durables et faciles à entretenir surtout dans les zones de fortes circulations. Ils sont choisis en tenant
compte du facteur flexibilité et évolutivité des espaces, ainsi que du facteur charges et ses incidences
sur la portance de la structure. Des revêtements nobles sont préconisés dans les zones d’accueil et
le cabinet du ministre.
Sur la base de ces critères, les choix arrêtés sont :

• Revêtement uniforme et généralisé pour les espaces de travail en Grés dans la masse favorisant
la flexibilité et présentant une faible charge puisque posé en carreaux de colle. Le revêtement
des circulations pourra être distingué par un calepinage spécifique.

• Revêtement en Grés antidérapant pour les locaux humides posé sur une étanchéité en mem-
brane

• Revêtement en marbre pour les locaux nobles et les porches d’entrée y compris marches ex-
térieures.

• Chape de ciment ou dallage industriel pour le sous-sol.

Majdoub Abdelbasset 21 Hamza Mahdi


CHAPITRE 2

MATÉRIAUX ET HYPOTHÈSES DE CALCUL

2.1 Béton armé


Les ouvrages en béton armé seront principalement les semelles, les radiers, les longrines, les
voiles, les poteaux, les poutres et les dalles.

2.1.1 Caractéristiques du béton


En absence des données sur l’agressivité de sol, et conformément à la norme EN 206-1, nous
adaptons les classes du béton et d’exposition suivantes :

* Béton pour Infrastructure

– Classe du béton : C25/30


– Classe d’exposition : XC4
– Enrobage des aciers : 4cm

* Béton pour Superstructure


– Classe du béton : C25/30
– Classe d’exposition : XC3
– Enrobage des aciers : 3cm

2.1.2 Aciers
* Limite d’élasticité garantie

– Acier à Haute Adhérence (HA) Fyk = 500 MPa


– Acier Doux (Dx) Fyk = 215 MPa
– Treillis Soudés Ø *6 mm (TS) Fyk = 500 MPa

* Module d’élasticité longitudinal Es = 200.000 MPa

22
CHAPITRE 2. MATÉRIAUX ET HYPOTHÈSES DE CALCUL 2015-2016

2.2 Charges

2.2.1 Charges permanentes


Les charges permanentes comprennent le poids propre des éléments de structure (radier, se-
melles, longrines, chapes, poteaux, voiles, dalles, poutres, escaliers, rampe, socles, linteaux, char-
pente métalliques et en aluminium etc.. . . ) et des ouvrages de second œuvre (murs, cloisons, revête-
ments, complexe d’étanchéité etc.. . . ) suivant leurs caractéristiques et implantation, etc.

[Link] Densités des matériaux de construction

Quelques densités pour différents matériaux sont fournies ci-après pour servir de données de
base :

• Béton armé : 2.5 t/m3

• Béton non armé : 2.3 t/m3

• Béton léger : 1.0 t/m3

• Mortier de ciment : 2.2 t/m3

• Mortier de pose : 2.0 t/m3

• Sable : 1.8 t/m3

• Terre humide : 2.1 t/ m3

• Remblais ( ϕ = 30 °) : 1.9 t/ m3

• Carrelage ordinaire : 2.0 t/m3

• Marbre : 2.2 t/m3

• grès : 2.0 t/m3

• Acier : 7.85 t/m3

• Aluminium : 2.7 t/m3

• Bois : 0.85 t/m3

• Verre : 2.5 t/m3

• Isolation thermique en laine de roche : 0.150 t/m3

Majdoub Abdelbasset 23 Hamza Mahdi


CHAPITRE 2. MATÉRIAUX ET HYPOTHÈSES DE CALCUL 2015-2016

[Link] Charges fixes sur les planchers intermédiaires

* Revêtement Carrelage classique (épaisseur 0.10m)

– Lit de sable (0,050 m x 1,8 t/m3) : 0,090 t/m2


– Mortier de pose (0,025 m x 2,0 t/m3) :0,050 t/m2
– Carrelage (0,025 m x 2,0 t/m3) :0,050 t/m2

———————-
Total revêtement carrelage :0,190t/m2

* Revêtement en carreaux de grés (7cm)

– Chape de rattrapage (0,05 m x 2,2 t/m3) : 0,110 t/m2


– Mortier de pose (0,01 m x 2,0 t/m3) : 0,020 t/m2
– Grés (0,01 m x 2,0 t/m3) : 0,020 t/m2

———————-
Total revêtement en grés : 0,150t/m2

* Revêtement en marbre d’épaisseur 2cm

– Chape de rattrapage (0,05 m x 2,2 t/m3) : 0,110 t/m2


– Mortier de pose (0,02 m x 2,0 t/m3) : 0,040 t/m2
– Marbre (0,02 m x 2,8 t/m3) : 0,056 t/m2

———————-
Total revêtement en marbre : 0,206t/m2

* Enduit sous plafond = 0,02 m x 2.2 t/m3(ou faux plafond) : 0,044 t/m2

* Gaines – et autres charges suspendues : 0,050 t/m2

-> Poids total des charges fixes sur plancher intermédiaire :

• revêtement en carrelage : 0,284 t/m2

• revêtement en grés : 0,244 t/m2

• revêtement en marbre : 0,300 t/m2

Majdoub Abdelbasset 24 Hamza Mahdi


CHAPITRE 2. MATÉRIAUX ET HYPOTHÈSES DE CALCUL 2015-2016

[Link] Charge d’escaliers (0.30m x 0.16 m)

• Forme de marche en béton : ((0.16mx0.30m)/2)*2.2t/m3/0.30m : 0.176 t/m2

• Mortier de pose : (0.30m + 0.16 m) x 0.02 m x 2.0 t/m3/0.28m : 0.062 t/m2

• Marche en marbre : 0.03 m x 0.3 m x 2.8 t/m3/0.3mx : 0,090 t/m2

• Contre marche en marbre : 0.02 m x 0.14 m x 2.8 t/m3/0.3m : 0.026 t/m2

• Enduit sous volet : 0.02 m x 1.8 t/m3 : 0.036 t/m2

———————-
Total : 0.381 t/m2

[Link] Poids des murs

• Cloison maçonnée de 25 cm d’épaisseur en agglo de 20cm d’épaisseur :0.35t/m2

• Cloison maçonnée de 10 cm d’épaisseur en agglo de 7.5cm d’épaisseur :0.143 t/m2

• Double cloison en briques creuses d’épaisseur finie de 0.35 m : 0.437 t/m2

[Link] Charges fixes sur planchers terrasses

• Forme de pente d’épaisseur moyenne 0,10m : 0.200t/m2

• Étanchéité en indépendance avec isolation thermique :

+ Pare vapeur P2 : 0,005 t/m2


+ Isolation en laine de roche de 0,04 m : 0,006 t/m2
+ Étanchéité : 0,010 t/m2
+ Sable 0,02 m : 0,02 m x 1,8 t/m3 : 0,036 t/m2
+ Dalette de protection en béton 0,04 m :0,04 m x 2,2 t/m3 : 0,088 t/m2

• Gaines – faux plafond et charges suspendues : 0,050 t/m2

———————-
Total :0,395 t/m2

2.2.2 Charges des équipements


Les charges qui seront prise en compte pour ce projet seront celles des machines et des équi-
pements à mettre sur la terrasse ainsi qu’aux étages intermédiaires, et ce en coordination avec les
lots Électricité et Fluides.
Les charges des équipements seront considérées comme des charges d’exploitation.

Majdoub Abdelbasset 25 Hamza Mahdi


CHAPITRE 2. MATÉRIAUX ET HYPOTHÈSES DE CALCUL 2015-2016

2.2.3 Charges d’exploitation


Les charges d’exploitation comprennent les charges variables sur les planchers, les charges de
manutention, les charges de stockage, les charges dues aux équipements temporaires ou mobiles, et
les charges de services et de manutention.

• Bureau proprement dit : 0.250 t/ m2


• Bureau paysagers : 0.300 t/m2
• Halls : 0.400 t/m2
• Circulation et Escaliers : 0.400 t/m2
• Locaux techniques : 0.400 t/m2
• Salle polyvalente : 0.400 t/m2
• Salle de lecture : 0.400 t/m2
• cuisines : 0.250 t/m2
• Charge d’entretien sur terrasses inaccessible : 0.100 t/m2
• Charge d’entretien sur terrasses technique : 0.150 t/m2
• cloisons légères de distribution : 0.120 t/m2

2.2.4 Effet de la température


Les efforts horizontaux engendrés par les variations de température agissent sur les bâtiments
seront considérés. Pour la conception du présent projet, on considère une valeur de variation de
température ∆T = 25 ℃.
Pour cette raison on doit avoir des joints de dilatation ou bien effectuer un calcul pour prendre en
compte les efforts supplémentaires due aux variations du température.

2.2.5 Vent
Les charges de vent sur les structures seront déterminées selon l’Eurocode 1 : Eurocode 1 :
Actions sur les structures — Partie 1-4 : Actions générales — Actions du vent et l’Annexe nationale
à la NF EN 1991-1-4 :2005NF. La valeur de base de la vitesse de référence du vent vb,0 est la vitesse
moyenne sur 10min caractéristique, indépendamment de la direction du vent et de la période de
l’année, à une hauteur de 10 m au-dessus du sol ( NF EN1991-4, Clause 4.2). Les caractéristiques du
vent a considérées sont :

• Région du vent : Région 3


• Valeur de base de la vitesse de référence du vent vb,0 : 26 m/s
• Catégorie de terrain : 0
• Coefficient de direction : Cdir=1.
• Coefficient de saison Cseason= 1.

Majdoub Abdelbasset 26 Hamza Mahdi


CHAPITRE 2. MATÉRIAUX ET HYPOTHÈSES DE CALCUL 2015-2016

2.2.6 Effet de retrait


Vue les dimensions des blocs, les sollicitations internes additionnelles dues à la prise de béton
sont négligeables pour la tour centrale mais elles seront pris en compte pour les deux ailes.
Pour cette raison il faut avoir des joints.

2.2.7 Résistance au feu


Selon les règlements de sécurité contre l’incendie la stabilité au feu des éléments structurels
pour les planchers doit être minimum de degré une heure.
Les structures des locaux à risque particulier (chaufferie, groupe électrogène etc. . . ), seront dimen-
sionnées conformément aux spécifications appropriées des règlements de sécurité contre l’incendie.

2.2.8 Séisme
Les effets sismiques ne seront pas pris en compte pour le calcul du bâtiment.

2.3 Calcul des structures en béton armé

2.3.1 Généralités
Pour les structures en béton armé, les éléments seront dimensionnés en accord avec les pres-
criptions de l’Eurocode 2.
Les éléments de structure (poutres, poteaux, semelles etc..) seront dimensionnés pour les effets maxi-
mum des charges pondérées et les efforts en résultant, comme obtenus par les théories de l’analyse
élastique ou toute autre méthode permise par le code.
Les prescriptions prévues par le règlement pour les poutres, poteaux, dalles, murs, voiles, porte- à
–faux, radier etc. . . Seront à prendre en compte.
Les vérifications liées aux états de service et à la durabilité de structures seront également prises en
compte, en accord avec les prescriptions du règlement

2.3.2 Analyse de la superstructure


Pour la superstructure, l’analyse statique sera en 3 dimensions à l’aide du logiciel Arche.

2.3.3 Combinaisons des charges


• Les combinaisons des charges à considérer sont celles données par l’Eurocode 0 :

• État limite de service (SLS)


• État limite ultime (ULS)

• Les combinaisons de calcul à l’état limite de service (SLS) sont :

1. Combinaisons rares :
(a) G+Q
(b) G+Q+0,6T

Majdoub Abdelbasset 27 Hamza Mahdi


CHAPITRE 2. MATÉRIAUX ET HYPOTHÈSES DE CALCUL 2015-2016

(c) G+T+0,7Q
(d) G+T+0,6V
(e) G+V+0,6T
(f) G+0,6V+0,6T
2. Combinaisons fréquentes
(a) G
(b) G+0,5Q
(c) G+0,2V
(d) G+0,5T
(e) G+0,3Q+0,5T
3. Combinaisons quasi-permanentes
(a) G
(b) G+0,3Q

• Les combinaisons de calcul à l’état limite ultime (ULS) sont :

1. Combinaisons fondamentale
(a) 1,35G + 1,5Q
(b) 1,35G + 1,5V
(c) 1,35G +1,5T
(d) 1,15G + 1,5Q
(e) 1,15G + 1,5V
(f) 1,15G +1,5T
(g) 1,35G + 1,5Q + 0,9V
(h) 1,35G + 1,5V + 1,05Q
(i) 1,35G + 1,5T + 1,05Q
(j) 1,15G + 1,5Q + 0,9V
(k) 1,15G + 1,5V + 1,05Q
(l) 1,15G + 1,5T + 1,05Q
(m) 1,35G + 1,5Q + 0,9V + 0,9T
(n) 1,35G + 1,5V + 1,05Q + 0,9T
(o) 1,35G + 1,5T + 1,05Q + 0,9V
(p) 1,15G + 1,5Q + 0,9V + 0,9T
(q) 1,15G + 1,5V + 1,05Q + 0,9T
(r) 1,15G + 1,5T + 1,05Q + 0,9V

Avec :
G : charges permanentes
Q : Charges d’exploitation
T : Température
V : Vent

Majdoub Abdelbasset 28 Hamza Mahdi


CHAPITRE 2. MATÉRIAUX ET HYPOTHÈSES DE CALCUL 2015-2016

2.3.4 Flèches admissibles


Les valeurs des flèches maximum admissibles sous charges et surcharges à prendre sans coef-
ficient de pondération et coefficients dynamiques seront en accord avec les prescriptions des règle-
ments relatifs au béton armé (Eurocode2).
On retiendra en particulier :

• Pour le cas de revêtement ou de cloisons :


f = l / 500 si l < 7m.
f = (l-7) /1000 + 1.4 cm si l > 7m. (Après pose de revêtement).

• Pour les poutres supportant des équipements : f = l / 500

• Pour les consoles : f = l / 250 si l < 2m

Une attention particulière sera accordée à la flèche des porte-à-faux de cinq mètres aux niveaux des
étages supérieurs de la tour.

2.4 Description des structures des bâtiments

2.4.1 Infrastructure
Les types et les modes des fondations des divers blocs sont définis lors de la réception du
rapport géotechnique définitif avec les compléments demandés et en fonction des résultats de la
descente des charges définitifs.

2.4.2 Superstructures
Le projet comporte quatre blocs séparés par des joints de dilatation. La superstructure des dif-
férents blocs est composée par des poteaux, voiles, poutres et des dalles pleines.
Les poteaux et les voiles du bâtiment seront implantés tout en respectant la distribution architectu-
rale des espaces.

Majdoub Abdelbasset 29 Hamza Mahdi


CHAPITRE 3

CONCEPTION DE LA STRUCTURE

La phase la plus cruciale dans l’étude du projet et qui fait réellement appel à l’ingéniosité est
la conception de la structure porteuse, notamment le choix du type de porteurs horizontaux et ver-
ticaux, leur disposition et leur dimension préalable. En prime abord, la conception d’une structure
doit satisfaire les arts de la construction. Ensuite, elle doit d’une part tenir compte des contraintes
imposées par la partie architecturale, à savoir le type des locaux, le respect des hauteurs libres et les
types des matériaux utilisés. D’autre part, elle doit optimiser le coût du projet sous les contraintes
techniques mentionnées.

Lors de la phase de la conception, la rigidité de la structure et l’esthétique et le confort étaient


les facteurs les plus importantes durant cette phase puisqu’on est entrain de construire un siège du
ministère.

Pour avoir une conception plus adéquate on a suggérer plusieurs variantes : des voiles porteurs,
un système poutre poteau, des dalles pleines, des dalles alvéolées, des portiques...
Après une étude de ces variantes on a utilisé les solutions les plus adéquates.
Par exemple :

• pour éviter les poteaux naissants et les retombers des poutres et pour minimiser les poteaux
localisés en RDC de bloc 1 : Tour et en bloc 4 :salle polyvalente, on a choisit d’utiliser des dalles
alvéolées qui nous a permis de franchir les grandes portés.

• Un système de poutre, poteau et dalle pleine pour les deux ailes.

• Des voiles en béton armé pour les cages d’ascenseurs et d’escaliers pour contreventer le bâti-
ment.

3.1 Conception de la structure


Le système porteur d’une structure correspond au squelette du bâtiment qui est composé par
les porteurs horizontaux (dalles et poutres), les porteurs verticaux (poteaux et murs voiles) et les
fondations.

30
CHAPITRE 3. CONCEPTION DE LA STRUCTURE 2015-2016

La structure porteuse est constituée essentiellement par des poutres, des poteaux, des voiles
porteurs et des dalles pleines.

• Voile et dalle en béton armé


Le système voile et dalle consiste en un maillage régulier de voile armé jouant le double rôle
de porteur vertical et de cloison, surmonté par des dalles pleine en béton armées. Ce système
présente des avantages dans l’exécution à savoir une rapidité dans le coffrage et une nature
lisse des parois. Ce système sera aussi utilisé pour le contre ventement.

• Les poteaux
Les poteaux conçus sont de forme carrée ou rectangulaire, car elles permettent de faciliter le
coffrage. Ces formes permettent aussi de loger les poteaux dans les murs ou les cloisons, en
ne dépassant pas leurs épaisseurs, et d’augmenter l’inertie du poteau dans le sens voulu.

• Les poutres
Les poutres sont en générale dans les cloisons. Cependant, certaines poutres traversent des
pièces des locaux bureautiques ou des couloirs. Pour ces poutres on ne doit pas avoir des
retombées énormes.

• Les dalles alvéolées


Les dalles alvéolées sont des dalles en béton précontrainte, préfabriquées en usine qui com-
portent des évidements longitudinales dénommées alvéoles. Ce type de plancher était utilisé
dans la tour et la salle polyvalente là ou les portées sont très grandes.

• Joints de structures
Un joint désigne une coupure entre deux parties d’un bâtiment, permettant à chaque partie
de se déplacer librement, sans que les sollicitations auxquelles elle est soumise aient une in-
fluence sur l’autre partie.

Les variations de température, le retrait dû au durcissement du béton, le fluage et le gonflement


initial du béton entraînent une déstabilisation entre les éléments d’une construction en béton
armé ce qui rend nécessaire la prévision des solutions de continuité sous forme de joints dans
les ouvrages.
A la suite des caractéristiques citées des joints, vu l’étendue du projet et suivant l’article51 de
DTU « règles techniques de conception et de calcul des ouvrages et constructions en béton
armé », l’espacement maximal entre deux joints de structures consécutifs dilatation selon leur
fonction ne doit pas dépasser 30m pour les régions sèches ou à forte opposition de température,
donc on adopté un placement de joints tout en respectant la répartition architecturale et sa
fonctionnalité. En effet on a isoler les quatres bloc et les séparer par des joints.

3.2 Modélisation du projet


Nous avons effectué une modélisation de différents blocs de la structure en utilisant le logiciel
ARCHE OSSATURE. Les modèles sont les suivants :

Majdoub Abdelbasset 31 Hamza Mahdi


CHAPITRE 3. CONCEPTION DE LA STRUCTURE 2015-2016

Figure 3.1 – Bloc 1-Tour

Figure 3.2 – Bloc 2-Aile droite

Majdoub Abdelbasset 32 Hamza Mahdi


CHAPITRE 3. CONCEPTION DE LA STRUCTURE 2015-2016

Figure 3.3 – Bloc 3 : Salle polyvalente

Figure 3.4 – Bloc 4 : Aile Gauche

Majdoub Abdelbasset 33 Hamza Mahdi


CHAPITRE 3. CONCEPTION DE LA STRUCTURE 2015-2016

3.3 Descente des charges


La descente des charges a pour objectif d’étudier la distribution des charges dans une structure.
On calcule la descente des charges manuellement et puis nous la vérifions numériquement par le
logiciel ARCHE.

3.3.1 Descente des charges manuelles


Pour chaque projet, une descente de charges manuelle est effectuée, même si une modélisation
de la structure sur un logiciel a déjà été effectuée. Cette descente de charges sera utile tout au long
du projet, permettant de retrouver rapidement les charges appliquées sur les différents éléments de
la structure. De plus, elle permet de conserver une trace de la répartition des charges et ainsi de
rester en cohérence du début à la fin du projet.

La descente des charges consiste donc à s’assurer du bon cheminement des charge dans notre
structure porteuse, les charges sur chaque poutre, voile et poteau d’un niveau sont calculées, en
commençant par la dalle haute du dernier niveau. En descendant de niveau en niveau, les charges
sont cumulées pour obtenir le chargement sur les fondations Avec la descente de charges manuelle,
une réflexion sur la manière de faire porter les dalles est déjà menée et permet de faire diffuser les
charges de la manière ou elles passeront d’après le ferraillage des dalles, qui est fonction du sens de
portée. Cette descente de charges correspond donc au ferraillage retenu des éléments.

La méthode utilisée dans le calcul est la méthode des lignes de ruptures. C’est une méthode
graphique qui montre la cinématique de ruine d’une dalle suivant des lignes principales appelées
lignes de ruptures. Les lignes de ruptures d’un panneau de dalle appuyée simplement ou encastrée
sur son contour forment un angle de 45° avec les rives du panneau et sont parallèles à son grand coté.

D’autre part on utilise la methode des élément fini si la formes des structures et des dalles es-
sentiellement est compliqué là où la méthode traditionnelle (ligne des reptures ) ne sera plus efficace
Vu que le projet est très grand, le bureau d’étude utilise cette méthode de façon plus simple tel que
Les lignes de ruptures d’un panneau de dalle sont parallèles à son grand coté et ils sont parallèles
aussi à son petit côté de distance égale à un mètre.

Figure 3.5 – Ligne de rupture

3.3.2 Descente des charges numériques


Pour la descente des charges numériques on a utilisé le logiciel Arche qui est un logiciel de
référence pour la conception et le dessin de bâtiments en béton armé. A partir d’un modèle 3D de

Majdoub Abdelbasset 34 Hamza Mahdi


CHAPITRE 3. CONCEPTION DE LA STRUCTURE 2015-2016

bâtiment composé de dalles, poutres, poteaux, voiles et fondations, Arche analyse la stabilité globale
de l’ouvrage et produit automatiquement tous les plans de ferraillage.

On importe les fonds des plans vers Arche et puis on commence la modélisation de la structure
de la 7éme étages jusqu’aux fondations. On saisit les voiles, les poteaux les poutres, les dalles et enfin
les semelles par des commandes donnée par arche.

On vérifie la stabilité et la cohérence de la structure par l’option « saisie » qui permet de si-
gnaler les erreurs de saisie et d’intersection des dalles. Aussi il y a l’option « emprise » qui signale le
décalage entre deux éléments porteurs de niveau différent Une fois on a terminé la phase saisie on
active l’option « modéliser » cette commande lance l’interprétation RDM du modèle et provoque le
passage de phase de saisie à la phase d’analyse.

Finalement on active la commande (calcul DDC) qui est la fonction la plus importante du
programme car elle nous permet de calculer la descente de charges

3.3.3 Comparaison des descentes des charges


Calcul manuel :
Charge permanente :
La charge appliqué au poteau du 1ère étage
La surface d’influence :

5.1 + 6.85 4.53 + 3.38


s= ∗ = 5.97 + 3.95 = 23.6m2
2 2
Gdalle = 2.5*23.6*0.25 = 14.75t
Gper = 0.395*23.6 = 9.322t
Gpoutre = 2.5*3.95*0.15*0.3 = 0.444t

N G1 = Gdalle + GperGpoutre = 24.516t

La charge appliquée au poteau du RDC :


Gdalle = 2.5*23.6*0.25 = 14.75t
Gper = 0.4*23.6 = 9.44t
Gpoutre = 2.5*3.95*0.15*0.3 = 0.444t
GPoteau = 2.5*0.3*0.3*3.5 = 0.7875t

NG,RDC = 24.516 + 14.75 + 9.44 + 0.444 + 0.7875 = 49.94t

Charge d’exploitation :
Nq = 0.1*23.6+0.25*23.6 = 8.26t

Majdoub Abdelbasset 35 Hamza Mahdi


CHAPITRE 3. CONCEPTION DE LA STRUCTURE 2015-2016

DDC numérique
DDC manuelle (tonne) (tonne) Ecart(%)
Charge permanent 49.94 50.3 0.7
Charge d’exploitation 8.26 8.2 0.72
total 58.2 58.5 0.51

Table 3.1 – Comparaison DDC manuelle et DDC numérique

Les résultats de descente de charges donnés par le logiciel sont trés proches des valeurs effec-
tuées à la main. On remarque un écart plutôt faible entre les deux descentes de charges où les efforts
évalués avec ARCHE sont majorées jusqu’à 0.51 % des charges évaluées à la main. Cette différence
est prévu à cause des procédures de conception utilisées qu’on ne peut pas introduire sur ARCHE
(exemple : poutre voile, poutre linteaux. . . ).

Majdoub Abdelbasset 36 Hamza Mahdi


CHAPITRE 4

ETUDE D’UNE DALLE PLEINE

4.1 Introduction
Une dalle est un élément structural dont la plus petite dimension dans son plan est supérieure
ou égale à 5 fois son épaisseur totale. La structure prend appui le long de son contour rectangulaire,
de façon continue sur des poutres. On se propose dans ce chapitre de dimensionner le panneau de
dalle du plancher haut RDC du bloc 2 : aile gauche.

Figure 4.1 – Emplacement de dalle choisi

4.2 Pré dimensionnement


Les portées des dalles sont caractérisées par les portées utiles :

Lef f = ln + a1 +a2

Avec In portée entre nu d’appuis et ai = t2i ; l’épaisseur de l’appui. Si les lignes d’appuis ont la même
largeur et la dalle est d’épaisseur constante dans les différentes travées, le f f est la distance entre
axes des lignes d’appuis dans chaque sens.

37
CHAPITRE 4. ETUDE D’UNE DALLE PLEINE 2015-2016

Figure 4.2 – schéma statique

lx = 5.82 + 0.3 + 0.3


)
2 2
= 6.12 lx 6.12
0.3 0.3 α= ly
= 38.4
= 0.16 < 0.5 => La dalle porte dans une direction.
ly = 38.1 + 2 + 2 = 38.4m

Le panneau étudié fait partie du plancher haut du RDC→ risque d’incendie →REI120 : classe
de résistance au feu pour les critères résistance(R), étanchéité(E) et isolation(I) pendant 120 minutes.

Selon l’EC2, l’épaisseur minimale est donnée par le tableau suivant :

Résistance au feu normalisé Epaisseur de la dalle hs (mm)


REI30 150
REI60 180
RET90 200
REI120 200
REI180 200
REI200 200

Table 4.1 – épaisseur minimale de la dalle

Pré-dimensionnement : h'= 22l = 27cm


L’épaisseur minimale exigée par la C.C.T.P est 0.20 m
Ona choisi une dalle d’épaisseur : h=0.25m

4.3 Calcul des sollicitations

4.3.1 Evaluation des charges


Poids volumique de béton : 25kN/m3
Epaisseur de la dalle h=0.25m
Total revêtement en marbre : 0,206t/m2

• Enduit sous plafond = 0,02 m x 2.2 t/m3(ou faux plafond) : 0,044 t/m2

• Gaines – et autres charges suspendues : 0,050 t/m2

Cloisons légères : 0.1 t/m2


Chrage permanente totale =0.206+0.04+0.050+0.1=0.396 ≈ 0.4 t/m2= 4 kN/m2

Majdoub Abdelbasset 38 Hamza Mahdi


CHAPITRE 4. ETUDE D’UNE DALLE PLEINE 2015-2016

Charge permanente : gu =25×0.25+4=10.25KN/m2


Charge d’exploitation :bureautique(classe c1) : q=25kN/m2

ELU :
pu =1.35×10.25+1.5×2.5=16.96KN/m2

4.3.2 Moments fléchissant dans le panneau isolé


2 2
MEd,t,x = pl8x = 16.96∗6.12
8
=79.41 KN.m

MEd,t,y =0 KN.m

4.3.3 Moments à prendre en compte

Figure 4.3 – Dalle étudiée


q 2.5
α’ = g+q
= 2.5+10.25
= 0.196

1.2+0.3α0 1.2+0.3∗0.196
MEd,x = 2
* MEd,t,x = 2
* 79.41 = 49.98 KN.m

4.3.4 Moments sur appuis


• Moment de référence des dalles adjacentes :

Dalle №2 :
)
lx = 6.83m lx
α= ly
= 0.177 < 0.5 => MEd,t,x2 = 98.89KN.m
ly = 38.4m
1.2+0.3α0
MEd,x2 = 2
* MEd,t,x = 62.24 KN.m

• Moment sur appuis :


(
MEd,t,x,1
Max = 0.6 ∗ max = 59.334KN.m
MEd,t,x,2 .

• Vérification :

1ere Vérification

Majdoub Abdelbasset 39 Hamza Mahdi


CHAPITRE 4. ETUDE D’UNE DALLE PLEINE 2015-2016


M +M
MEd,x + αx,g 2 αx,d = 49.98 + 59.334
2
= 79.64KN.m 
Mαx,g +Mαx,d non verif iee
MEd,x + 2
= 62.24 + 59.334
2
= 91.90KN.m 
(
(1 + 0.3α0 )M0x
max = 104.7KN.m
1.05M0x

Moment en travée retenue :


59.334
MEd,x1 = 104.7 - 2
= 75.033 KN.m
59.334
MEd,x2 = 104.7 - 2
= 75.033 KN.m

ELS :
ps = 10.25 + 2.5 = 12.75 KN/m2

MEd,t,x MEd,t,y MEd,x MEd,t,x2 MEd,x2 Max MEd,x1 MEd,x2


(KN.m) (KN.m) α0 (KN.m) (KN.m) (KN.m) (KN.m) verif (KN.m) (KN.m)
ELU 79.41 0 0.196 49.98 98.89 62.24 59.33 non 75.03 75.03
ELS 59.69 0 0.196 37.56 74.34 46.78 44.6 non 56.41 56.41

Table 4.2 – Table de moments en travée et sur appuis à l’ELU et l’ELS

4.4 Détermination des armatures longitudinales


Le calcul des armatures longitudinales est réalisé pour une section rectangulaire de largeur
unitaire, travaillant à la flexion simple.
αcc =1 : Valeur recommandée et à utiliser pour l’Annexe nationale française(pour les bâtiments) :
(
1.5 cas generale
γc =
1.2 cas accidentelle

30
fcd = 1 ∗ + 20M P a
1.5
MED −3
µcu = d2 ∗fcd
= 75.033.10
0.222 ∗20
= 0.077

µcu = 0.077 < µls =0.3717 acier comprimé non nécessaire


√ √
αu = 1.25 (1- 1 − 2 ∗ µcu )=1.25 (1- 1 − 2 ∗ 0.077)

αu =0.1

Zc = d * (1-0.4*αu )= 0.22 * (1-0.4 * 0.1)

Zc =0.2112 m
−3
As1 = ZMc ∗f
ED
yd
= 75.033.10
0.2112∗435

As1 = 8.16 cm2

Majdoub Abdelbasset 40 Hamza Mahdi


CHAPITRE 4. ETUDE D’UNE DALLE PLEINE 2015-2016

En travée Ix Appui gauche Appui droite


MED 75.033 0 59.334
µcu 0.077 0 0.013
As2 (cm2) 0 0 0
αu 0.1 - 0.016
Zc (m) 0.2112 - 0.218
As1 (cm2)/ml 8.16 0 6.25

Table 4.3 – Calcul des armatures longitudinales

4.4.1 Vérification de l’armature minimale


fctm
As,min = max {0.26* fyk
*b*d ; 0.0013*b*d }

2.9
As,min = max {0.26* 500
*1*0.22 ; 0.0013*0.22 }

As,min = 3.317 cm2/m

Section d’armature retenue en travée et sur les deux appuies est :


As = As,min =3.317 cm2/m

4.4.2 Choix des armatures de flexion


• L’armature de flexion se compose de panneau unidirectionnel dans le sens lx ADHA=8.16cm2/cm
avec des aciers de montage. , on utilise 8 HA12

• Ast =9.05 cm2/m

• Pour les dalles unidirectionnelles, les armatures longitudinales dans le sens non porteur re-
présente au moins 20 % des armatures principales. les barre de montage (dans le sens ly ) sont
égale à 0.2×8.16=1.632cm2/m

• on utilise 4 HA8

• AST=2.01 cm2/m

• De même pour les appuis, on utilise 6HA 12 suivant lx avec AST= 6.79 cm2/m

• les barre de montage (dans le sens ly ) sont égale à 0.2×6.25=1.224cm2/m

• on utilise 4HA8 suivant lx avec AST= 2.01 cm2/m

4.4.3 Nécessité d’armature d’effort tranchant


• Effort tranchant :
(
lx 6.12
Vx = p ∗ 2
= 16.96 ∗ 2
= 51.89KN
α < 0.5
Vy = 0

Majdoub Abdelbasset 41 Hamza Mahdi


CHAPITRE 4. ETUDE D’UNE DALLE PLEINE 2015-2016

 résistant de calcul de l’élément sans armatures d’âme : VRd,c


• Effort tranchant
q
[CRd,c ∗ k ∗ 3 100ρ1 ∗ fck + k1 σcp ] ∗ bw ∗ d = VRd,c1

VRd,c = max
min + k1 σcp ] ∗ bw ∗ d = VRd,c2
 [v

Avec :
CRd,c = 0.18
γc
=0.12 : Valeur recommandée et à utiliser pour l’Annexe nationale française.
( √
1 + 200mm
k = min d ⇒k=2
2
ρ1 : Pourcentage d’armatures longitudinales.

ρ1 = A s1
= 9.05 =0.0041
bw d 100∗22

σcp = NAEd
c

flexion simple -> NEd =0 -> σcp =0

vmin : Valeur recommandée.


2 √ 2 √
vmin =0.035k 3 fck = 0.035 * 2 3 * 25

vmin =0.304MPa
( √
[0.12 ∗ 2 ∗ 3 100 ∗ 0.0041 ∗ 30] ∗ 1 ∗ 0.22
VRd,c = max
0.304 ∗ 0.22
(
VRd,c1 = 0.21M N
VRd,c = max = 0.12M N
VRd,c2 = 0.066M N
Vx = 0.051MN < VRd,c = 0.07MN

 Armatures de l’effort tranchant non nécessaire.

4.5 Vérification à l’ELS

4.5.1 Module d’élasticité


Le module d’élasticité est pris égal à
Es = 200000M P a
Ecm =22000( f10
cm 0.3
) = 32836.56MPa

avec : fcm =fck + 8MPa = 38MPa

ϕ =2.3 (d’après abaque coefficient de fluage pour le béton EC2)

Ec,ef f =( Ecm
1+ϕ
) = 9950.47MPa

H0 = 2Ac
u
=0.5

Majdoub Abdelbasset 42 Hamza Mahdi


CHAPITRE 4. ETUDE D’UNE DALLE PLEINE 2015-2016

Es
α = Ec,ef f
=20.1

Profondeur de l’axe neutre :


Ach = bw .h + (bef f − bw )hf + αe (As1 + As2 )
(bef f −bw )h2
bw .h2 f
0 + +αe (As1 .d+As2 .d0 )
v = 2 2
Ach
v = h − v0
3 (bef f −bw )h3f
Ich = bw3.h + 3
+ αe (As1 .d2 + As2 .d02 ) − Ach .v 02

Moment d’inertie :

Ach =0.268m2
v’=0.13m
v=0.12m
Icf =46.81.10−4 m2
−3
σc = MIcf
ser
.v= 56.41.10
46.81.10−4
*0.13=1.56MPa
2
fctm =0.3[fck ] 3 -> fctm =2.9MPa

σc < fctm

=> Alors la section est non fissurée

σs1 =α* MIch


ser
(d-v’)=21.79MPa < σ¯s =k3 *fyk =0.8*500 =400MPa (OK vérifiée )
−3
σc = MIcf
ser
= 56.41.10
46.81.10−4
*0.12=1.44MPa

σ¯c =k1 fck =1*30= 30MPa (XC3 :contrainte non limité) alors k1 =1

Majdoub Abdelbasset 43 Hamza Mahdi


CHAPITRE 4. ETUDE D’UNE DALLE PLEINE 2015-2016

4.5.2 Limitation des flèches

II d
Système structural K
béton fortement béton faiblement
sollicité ρ ≥ 1.5 % sollicité ρ ≤ 1.5%
Poutre sur appui simple 1,0 14 20
Dalle sur appui simple portant
dans une direction 25 30
Travée de rive d’une poutre
continue 1,3 18 26
Travée de rive d’une dalle
continue portant dans une
direction ou continue le long
d’une grand coté et portant dans
deux directions 30 35
Travée intermédiaire d’une poutre 1,5 20 30
Travée intermédiaire d’une dalle
dans une ou deux directions 35 40
Dalle sans nervure sur poteaux
(plancher-dalle)-pour la portée la
plus longue 1,2 17 24
Poutre en console 0,4 6 8
Dalle en console 0,4 10 12

Table 4.4 – Valeurs de base du rapport portée/hauteur utile pour les éléments en béton armé

Pourcentage d’armature :
−4
ρ= Abds = 9,05.10
0.25
*100=0.362 % < 0.5%
l 6.83
= =27.32
d 0.25


 beton f aiblement solicite ρ < 5%
dalle sur appuis simple portant dans une seule direction
 l

( d )max = 30
l
-> d
=27.32 < ( dl )max =30

» La condition de flèche est vérifiée.


» L’EC2 admet que cette simple vérification permet de considérer que l’état limite de déflexion est
assuré.

Majdoub Abdelbasset 44 Hamza Mahdi


CHAPITRE 4. ETUDE D’UNE DALLE PLEINE 2015-2016

4.5.3 Disposition constructive


[Link] Acier inférieure

1. Longueur d’ancrage de référence

lb,rqd = φ4 . σfbd
sd

fbd : Contrainte ultime d’adhérence

fbd =2.25η1 η2 fctd

η1 : Coefficient
( liée aux conditions d’adhérence :
1 : lorsque les condition d0 adherence son bonne
η1 =
0.7 : dans tous les autre cas

η2 : liée au diamètre de la barre


(
1 si ∅ < 32mm
η2 = 132−∅
100
pour ∅ > 32mm

fctd : Résistance de calcul en traction.


αct fctk,0.05
fctd = γc

αct =1

fctk,0.05 =0.7fctm =0.7*2.9

fctk,0.05 =2.03MPa

fctd = 1∗2.03
1.5
=1.35MPa

fbd =2.25η1 η2 fctd

fbd =2.25*1*1*1.35

fbd =3.037

σcd : Contrainte effective dans la barre que l’on souhaite ancrer.

lrqd = ∅4 . σfbd
sd
= ∅4 * 3.037
435
=35.8 ∅

Pour les aciers inférieures on a utilisé HA12 ∅=1.2cm

=> lrqd =35.8*1.2=43cm

2. Longueur d’ancrage de calcul lbd

La longueur d’ancrage de référence est une valeur théorique qu’il convient de pondéré avec
un certain nombre de facteur, c’est pourquoi l’euro code2 définit la notion de longueur d’ancrage de
calcul noté lbd qui se détermine à partir de la formule suivante :

lbd =α1 α2 α3 α4 α5 lbd,rqd

Majdoub Abdelbasset 45 Hamza Mahdi


CHAPITRE 4. ETUDE D’UNE DALLE PLEINE 2015-2016

Ces coefficients de pondération sont donnés par le tableau suivant :

Armature de béton armé


Facteur d’influence Type d’ancrage
tendue comprimée
Droit α1 = 1.0 α1 = 1.0
Forme des barres
α1 = 0.7 si cd > 3φ sinon
Autre α1 = 1.0 α1 = 1.0
α2 = 1 − 0.5(cd − 3φ)lφ ≥
Droit 0.7 ≤ 1.0 α2 = 1.0
Enrobage
α2 = 1 − 0.5(cd − 3φ)lφ ≥
Autre 0.7 ≤ 1.0 α2 = 1.0
Confinement par des
armatures
transversales non
soudées aux armatures
principales Tous types α3 = 1 − Ki ≥ 0.7 ≤ 1.0 α3 = 1.0
Confinement par des
armatures Tous types et
transversales soudiées diamètres α4 = 0.7 α4 = 0.7
Confinement par
compression
transversale Tous types α5 = 1 − 0.04p ≥ 0.7 ≤ 1.0 –

Table 4.5 – valeur des coefficients α1 α2 α3 α4 α5

Type d’ancrage droit :


α1 =1

α2 =1-0.15 (cd −3∅)


cd =30mm 
a
 2

cd = min c1


c

α2 =1-0.15* 3−3∗1.2
1.2
=1.075

α3 =α4 =α5 = 1 : Pas d’armature d’effort tranchant.

=>lbd =[Link],rqd =1.075*43=46.225cm

La valeur de lbd ne doit être inférieure a une valeur minimale définie par :

Majdoub Abdelbasset 46 Hamza Mahdi


CHAPITRE 4. ETUDE D’UNE DALLE PLEINE 2015-2016



 0.3lb,rqd = 0.3 ∗ 43 = 12.9cm
lb,min = max 10∅ = 10 ∗ 1.2 = 12cm


10cm

lb,min =12.9cm

lbd =46.225cm > lb,min =12.9cm =>lbd =46.225cm

3. Recouvrement des panneaux

Pour assurer la transmission des efforts d’un panneau à un autre il faut les recouvrir. D’après
le norme (pratique EC2) la longueur de recouvrement est égale à l0 :

α1 α2 α3 α4 α5 α6 lb,rqd


l0 = max  0.7α1 α4 α6 lb,rqd

l0,min
 
0.69m

 0.3α6 lb,rqd = 0.19m


l0 = max  0.45m avec l0,min = max  15ϕ = 0.18m

0.2 
0.2m

Donc : l0 =0.7m

4. Acier supérieure

L’EC2 impose de respecter la condition suivante :

l1 =max[lbd ; 0.2*lx ]
l1 =max[43 ; 123]
=>l1 =123cm

Majdoub Abdelbasset 47 Hamza Mahdi


CHAPITRE 5

ETUDE D’UN POTEAU

5.1 Introduction
On se propose d’étudier le poteau P167 de section (0.3m×0.3m) implanté au niveau du RDC de
l’aile droite du bâtiment tout en explicitant les différentes étapes de calcul.

Figure 5.1 – Emplacement de poteau P167

5.2 Evaluation des charges


Charge permanente :NG =74.2 t
Charge d’exploitation : NQ =12.1 t
Poids propre du poteau : Pp =0.3×0.3×2.5×4.5=1.01 t
Effort normal à l’ELU :

NEd = 1.35G + 1.5Q = 1.35 ∗ (72.2 + 1.01) + 1.5 ∗ 12.1

48
CHAPITRE 5. ETUDE D’UN POTEAU 2015-2016

NEd =116.98 t

5.3 Longueur de flambement


Dans notre cas le poteau ne participe pas au contreventement d’où

s
k1 k2
l0 = 0.5 ∗ l (1 + )(1 + )
0.45 + k2 0.45 + k2
avec :
k1 et k2 sont des coefficients de souplesse aux extrémités 1 et 2
( EI )P OT +( EI )
L P OT sup
k1 = ( ηEI ) L ηEI
L P OU T sup1 +( L )P OU T sup2

( EI )P OT +( EI )
L P OT inf
k2 = ( ηEI ) L ηEI
L P OU T inf 1 +( L )P OU T inf 2

k2 = 0.1 Car le poteau est ancré dans la semelle. k1 =0.27

EI
L b h L
Poteau 4.5 0.3 0.3 1.5.10−4
Poutre sup1 3.91 0.3 0.4 4.09210−4
Poutre sup2 5.67 0.3 0.4 2.8210−4
Poteau sup 3.5 0.3 0.3 1.9210−4

Table 5.1 – raideur des poutres et du poteau

=> L0 = 0.817L=3.67m

5.4 Armatures longitudinales

5.4.1 Elancement λ
 √
 L0 12
b
λ = max  √
L0 12
h
√ √
L0 12 3.67 12
λ= b
= 0.3

λ=42.37
Elancement limite λlim
λlim = 20∗A∗B∗C

n

avec :

1
• A= 1+0.2∗ϕef f
= 0.7 si ϕef f est inconnue

Majdoub Abdelbasset 49 Hamza Mahdi


CHAPITRE 5. ETUDE D’UN POTEAU 2015-2016


• B= 1 + 2w = 1.1 si w est inconnu

• C = 1.7 − rm = 0.7 si rm est inconnu

30
fcd = 1 ∗ 1.5
= 20M P a

n=effort normal relatif

n= ANc ∗f
ED
cd
= 1.16
0.3∗0.3∗20

n=0.64
20∗0.7∗1.1∗0.7
=>λlim = √
0.64
= 13.47

=>λ = 42.37 > λlim = 13.47

» Il est nécessaire de prendre en compte les effets du second ordre qu’ils sont les effets additionnels
des actions, provoqués par les déformations de la structure.

5.4.2 Aciers extremum



 0.1NEd
(
fyd 2.6cm2
As,min = max  = max = 2.6cm2
0.2Ac 1.8cm2
100
Section maximale :
(
0.04Ac : hors_recouvrement = 36cm2
As,max =
0.08Ac : zone_de_recouvrement = 72cm2

=>As = 6HA8 = 3.01cm2

5.4.3 Méthodes de calcul


Parmi les méthodes d’analyse, l’EC2 autorise trois méthodes de calcul :

• la méthode générale, basée sur une analyse non linéaire du second ordre ;

• la méthode de rigidité nominale : une analyse simplifiée linéaire du second ordre basée sur les
rigidités ou majoration des moments ;

• Méthode basée sur une courbure nominale : une méthode simplifiée par estimation des cour-
bures.

» L’EC2 donne le choix d’utiliser l’une de ces 3 méthodes et l’annexe national français conseille
d’utiliser la méthode de rigidité nominale car elle est la plus économique.

Majdoub Abdelbasset 50 Hamza Mahdi


CHAPITRE 5. ETUDE D’UN POTEAU 2015-2016

5.4.4 Rigidité nominale


La rigidité nominale (béton + aciers) peut être estimée par :

EI=Kc Ecd Ic + Ks Es Is

Ecd : Valeur de calcul du module d’élasticité du béton.


Ecm 32.8
Ecd = γs
= 1.2
= 27.6GP a

Ic : Moment d’inertie de la section droite du béton.


bh3 0.3∗0.33
Ic = 12
= 12
= 6.75.10−4 m4

kc : Coefficient tenant compte des effets de la fissuration, du fluage


k1 k2
kc = 1+ϕef f
q
fck
k1 : coefficient qui dépend de la classe de résistance du béton : k1 = 20
= 1.22

k2 : coefficient qui dépend de l’effort normal et de l’élancement : k2 = 170

n = ANc ∗f



ED
cd
= 1.16
0.3∗0.3∗20
n : ef f ort normal relatif  n = 0.64
 λ = 42.37

0.64∗42.37
k2 = 170
= 0.16

ϕef f :Coefficient de fluage effectif :

Figure 5.2 – coefficient de fluage

Majdoub Abdelbasset 51 Hamza Mahdi


CHAPITRE 5. ETUDE D’UN POTEAU 2015-2016

Classe du béton considéré : C25/30


Classes du ciment utilisé :ciment à durcissement normal N
2∗Ac 2∗(0.3∗0.3)
h0 = u
= 2+(0.3∗0.3)
= 0.15

N +ψN 74.2+0.3∗12.1
ϕef f = ϕ(∞, t0 ) 1.35NGG +1.5ψN
Q
Q
= 2.7 1.35∗74.2+1.5∗12.1

ϕ(∞, t0 ) = 2.7(abaque)
ψ = 0.3

ϕef f = 1.77
k1 k2 1.22∗0.16
=> kc = 1+ϕef f
= 1+1.77
= 0.07

Es : Module d’élasticité de l’acier (200 GPa)


Is : Moment d’inertie de la section d’armatures par rapport au centre de la section de béton
Is = 0.5 ∗ As,min ∗ δ 2
As = 3 ∗ 0.5.10−4 m4 (pour un lit)
δ = d − b0 = 0.3 − 0.03 = 0.27
Is = 0.5 ∗ 1.5.10−4 ∗ 0.272
Is = 5.46.10−6 m4
ks : Coefficient tenant compte de la contribution des armatures : ks =1
EI=Kc Ecd Ic + Ks Es Is =0.07 ∗ 27600 ∗ 6.75.10−4 + 1 ∗ 200000 ∗ 5.46.10−6
=>EI=2.39MN.m2

Moment nominal du second ordre :


MEd = M0Ed [1 + NBβ ]
NEd
−1

avec :
M0Ed : moment de premier ordre
L
M0Ed = M ax[ 400 ; 0.02] ∗ NEd
M0Ed = 0.02 ∗ 1.16 = 0.0232M N.m
β : coefficient qui dépend de la distribution des moments du premier et de second ordre
2
β = π8 = 1.234
π 2 ∗EI
Charge de flambement basée sur la rigidité nominale : NB = L20
= 6.69M N
1.234
=>MEd = 0.0232 ∗ [1 + 6.69 −1
] = 0.029M N.m
1.16

Moment de calcul à l’ELU par rapport aux aciers tendus :


MEd 0.029
e0 = NEd
= 1.16
= 0.025m
eA = e0 + (d − h2 ) = 0.025 + (0.27 − 0.3
2
) = 0.145m
MEdA = NEd ∗ eA = 1.16 ∗ 0.145
MEdA = 0.168M N.m
µBc = 0.8 ∗ hd ∗ (1 − 0.4 ∗ hd )
0.3 0.3
µBc = 0.8 ∗ 0.27
∗ (1 − 0.4 ∗ 0.27
)

Majdoub Abdelbasset 52 Hamza Mahdi


CHAPITRE 5. ETUDE D’UN POTEAU 2015-2016

µBc = 0.49
MEdA
µCu = b∗d2 ∗fcd
0.168
µCu = 0.3∗0.272 ∗20.1

µCu = 0.38
=>µCu < µBc

» la section est partiellement comprimée

Le calcul des armatures longitudinales est réalisé pour une section rectangulaire de largeur
unitaire, travaillant à la flexion simple.
αcc(=1 : Valeur recommandée et à utiliser pour l’Annexe nationale française(pour les batiments) :
1.5 cas generale
γc
1.2 cas accidentelle
30
fcd = 1 ∗ = 20M P a
1.5

5.4.5 Armatures longitudinales


ELU :
MED 0.168
µCu = d2 ∗fcd
= 0.272 ∗20
= 0.115
µCu = 0.115 < µls√= 0.3717 : acier comprimé √ non nécessaire
αu = 1.25 ∗ (1 − 1 − 2 ∗ µcu ) = 1.25 ∗ (1 − 1 − 2 ∗ 0.115)
αu = 0.153
Zc = d ∗ (1 − 0.4 ∗ αu ) = 0.22 ∗ (1 − 0.4 ∗ 0.153)
Zc = 0.253m
MED 0.168
As1 = Zc fyd
= 0.253∗435

As1 = 15.26cm2
Armature choisit As = 8HA16 = 16.08cm2

As,min < As < As,max

5.4.6 Armatures transversales


[Link] Choix des armatures transversales
(
6mm
φt ≥ max φl,max ' 8mm
4
=4
=>φt = 8mm

[Link] Espacement en zone courante


 
20φlmin 
  320

Scl,t,max = min b = 300 = 300mm
 

400mm 
400
» 2 cadre HA8 ; Scl,t =30cm

Majdoub Abdelbasset 53 Hamza Mahdi


CHAPITRE 5. ETUDE D’UN POTEAU 2015-2016

[Link] Zone de recouvrement

1. Longueur d’ancrage requise


>Contrainte ultime d’adhérence :
fbd = 2.25η1 η2 fctd
(
1 : bonne condition d0 adherence
η1 =
0.7 : condition d0 adherence mediocre
->Armatures longitudinales du poteau verticales, donc parallèle à l’axe du bétonnage d’où les condi-
tions sont bonnes η1 =1
1 : φl ≤ 32mm
η2 = { 1.32−φ =1
100
: φl > 32mm
αct ∗fctk,0.05
fctd = γc

fctk,0.05 = 0.7fctm = 0.7 ∗ 2.9 = 2.03M P a


αct =1 : Valeur recommandée et à utiliser pour l’Annexe nationale française.
fctd =1.35MPa
=>fbd =3.03MPa

>Longueur d’ancrage requise :


lbd,rqd = φ4 fσbds = 35.89φ
avec σs = 435M P a
2. Longueur d’ancrage de calcul

lbd = α1 α2 α3 α4 α5 lbd,rqd = 60cm

Les coefficients de pondération sont donnés par le tableau. . . . Chapitre dalle :


Les barres sont comprimées d’ou α1 = α2 = α3 = α5 = 1 et aussi α4 = 1 car nous n’avons pas
d’armature soudées.

3. Longueur de recouvrement
Coefficient de pondération α6 :
ρ= AAc
s 16.08
∗ 100 = 30∗30 ∗ 100 = 1.78%
ρ = 1.78% < 25% => α6 = 1
  
α6 lbd

  1 ∗ 600 
  600
l0 = max 15φ = 15 ∗ 16 240 = 600mm
  

200 
200 
200
=>l0 = 60cm
• Espacement enzone de recouvrement
 :
 12φlmin
  192

Scl,tmax = min 0.6b = 180 = 180mm
 

240mm 
400

Dans la zone de recouvrement on dispose 4cadres d’armatures espacées de :


St = 60−2∗3
3
= 18cm

Majdoub Abdelbasset 54 Hamza Mahdi


CHAPITRE 5. ETUDE D’UN POTEAU 2015-2016

Figure 5.3 – schéma de ferraillage du poteau

Le poteau a été dimensionné en utilisant le logiciel Arche. Les résultats de calcul sont compa-
rables aux résultats de calcul manuelle.

Majdoub Abdelbasset 55 Hamza Mahdi


CHAPITRE 5. ETUDE D’UN POTEAU 2015-2016

Figure 5.4 – schéma de ferraillage du poteau P167

Majdoub Abdelbasset 56 Hamza Mahdi


CHAPITRE 6

ETUDE D’UN ESCALIER

6.1 Définition et terminologie


Les escaliers constituent un ouvrage de circulation verticale composé d’une série de marches
de même hauteur permettant de monter ou de descendre d’un niveau de plancher à un autre. Pour

Figure 6.1 – Constituants d’un escalier

les différents types d’escaliers on considère les paramètres suivants :

• Hauteur ’h’ : hauteur de la contre marche, variant de 0,13 à 0,17m

• Giron ’g1 ’ : largeur de la marche, variant de 0,26 à 0,36m

• Emmarchement : La largeur du passage mesurée entre les extrémités latérales de la surface


horizontale des marches. longueur utile des marches

• Marche : Partie horizontale sur laquelle on pose le pied

• Contremarche : Partie verticale reliant deux marches consécutives

• Paillasse : dalle inclinée portant les marches de la volée,

57
CHAPITRE 6. ETUDE D’UN ESCALIER 2015-2016

• Palier : plate-forme en béton

=> Dans notre projet l’escalier à étudier permet l’accès du RDC vers les divers étages il comporte
deux volées.

6.2 Données de l’escalier


• La hauteur de l’escalier est : H=3,5 m

• Le nombre de contre marche : n =22

H 350
La hauteur de la contre marche est définie alors par : h1 = n
=> h = 22
= 16cm

6.3 Vérification de la formule de Blondel


Soit g1 = 30cm

Il faut que : 0.60 ≤ g1 + 2h ≤ 0.64m

=>g1 = 0.30m => 0.30 + 2 ∗ 0.16 = 0.62m => Vérifié

Soit alors g1 = 30 cm et h = 16 cm

α1 = arctg( hg11 ) = arctg( 16


30
) = 28.07◦

L’épaisseur de la paillasse doit vérifier : e = 0.018 ∗ s
ρb ∗ L ∗ α + q


 L = 1.75
q = 4KN/m2
ρBA = 25KN/m3

=> D’ou e1 = 0.2m

6.4 Chargements de l’escalier

6.4.1 Charges par mètre linéaire sur la paillasse


h 0.16
• Béton banché : 2
∗ 1 ∗ ρBB = 2
∗ 1 ∗ 22 = 1.76KN/m
e 0.20
• Chape en béton armé (e= 20 cm) : cosα ∗ 1 ∗ ρBA = cos(28.07)
∗ 1 ∗ 25 = 5.7KN/m
=> g1 = 7.46KN/m

• Marche (marbre de em
m = 3cm) :
(g+0.04) (0.3+0.04)
em
m∗ g
∗ 1 ∗ ρm = 0.03 ∗ 0.3
∗ 1 ∗ 28 = 0.95KN/m

• Contre marche (marbre de ecm = 2cm) :


(h−em c
m )∗em (0.16−0.03)∗0.02
g
∗ 1 ∗ ρm = 0.3
∗ 1 ∗ 28 = 0.24KN/m

Majdoub Abdelbasset 58 Hamza Mahdi


CHAPITRE 6. ETUDE D’UN ESCALIER 2015-2016

• Enduit sous plafond : (eE = 1, 5cm) :


ρE ∗1∗eE 0.015∗1∗20
cosα
= cos(29.74)
= 0.345KN/m

• Mortier de pose (emp = 2cm pour marche) : (ρmp = 20KN/m3 ) :


emp ∗ 1 ∗ ρmp = 0.02 ∗ 1 ∗ 20 = 0.4KN/m

• Mortier de pose (emp = 2cm pour contre marche) :


(h−em
m )∗emp (0.16−0.03)∗0.02
g
∗ 1 ∗ ρmp = 0.3
∗ 1 ∗ 20 = 0.173KN/m
=> g2 = 2.1KN/m
Poids du garde corps : 1.2 KN/m

1.2
ggc = = 1.2KN/m
1
G1 = ggc + g1 + g2
G1 = 1.2 + 7.46 + 2.1 = 10.76KN/m
=> G1 = 10.76KN/m

6.4.2 Charges par mètre linéaire sur le palier


• Poids propre de la chape d’épaisseur (e=22 cm) :
e ∗ 1 ∗ ρb = 0.2 ∗ 1 ∗ 25 = 5KN/m

• Poids de mortier de pose :


emp ∗ 1 ∗ ρmp = 0.02 ∗ 1 ∗ 20 = 0.4KN/m

• Poids propre de l’enduit (eE = 1, 5cm) :


eE ∗ 1 ∗ ρE = 0.015 ∗ 1 ∗ 20 = 0.3KN/m

• Revêtement (marbre de 3cm) :


em
m ∗ 1 ∗ ρm = 0.03 ∗ 1 ∗ 8 = 0.84KN/m
=> G2 = 6.54KN/m

6.5 Schéma de calcul et Dimensionnement

6.5.1 Calcul de la première volée


[Link] Sollicitation

À l’ELU : Pu = 1, 35Gi + 1, 5Q
À l’ELS : Pser = Gi + Q
(
G1 P our la paillasse
avec Gi
G2 P our le palier

Majdoub Abdelbasset 59 Hamza Mahdi


CHAPITRE 6. ETUDE D’UN ESCALIER 2015-2016

Figure 6.2 – chargement de l’escalier

Combinaison Moments fléchissant (kN,m) Effort tranchant (kN)


1.35*G+1.5*Q 109.32 60 -60
G+Q 78.5 42.96 -45.96

Table 6.1 – calcul des sollicitations a partir du logiciel RDM6

6.6 Calcul du ferraillage

6.6.1 Armatures longitudinale en travée


Mu = 109.32KN.m
(
1.5 cas general
γc
1.2 cas accidentelle
30
> fcd = 1 ∗ = 20M P a
1.5
MED −3
µcu = b∗d2 ∗fcd
= 109.32.10
1∗0.182 ∗20
= 0.168

µcu = 0.168 < µls =0.3717 acier comprimé non nécessaire


√ √
αu = 1.25 (1- 1 − 2 ∗ µcu )=1.25 (1- 1 − 2 ∗ 0.168)

αu =0.231

Zc = d * (1-0.4*αu )= 0.22 * (1-0.4 * 0.231)

Zc =0.163m
−3
As1 = ZMc ∗f
ED
yd
= 109.32.10
0.163∗435

As1 = 15.41 cm2

Section minimale d’armature :


As,min = max {0.26* ffctm
yk
*b*d ; 0.0013*b*d }
2.9
As,min = max {0.26* 500 *1*0.18 ; 0.0013*0.18 }

Majdoub Abdelbasset 60 Hamza Mahdi


CHAPITRE 6. ETUDE D’UN ESCALIER 2015-2016

As,min = 2.7 cm2/m


Ast > Amin => A = 11.16cm2 /m => On choisit 5HA20 par mètre (A =15.71cm2/m)

6.6.2 Aciers de répartition


La section des armatures de répartition dans le sens de la largeur des escaliers est prise égale
au quart de la section d’armatures principales, ainsi on a :
Asc = A4st = 15.41
4
= 3.85cm2 /m => On choisit 5HA10 par mètre (A = 3.92cm2 /m).

6.6.3 Aciers chapeau


La section des armatures de chapeau dans le sens de la longueur des escaliers est prise égale à
15% de la section d’armatures principales, ainsi on a :
At = A ∗ 0.15 = 2.3cm2 /m < Amin = 2.7cm2 /m => On choisit 4HA10 par mètre.
(A = 3.14cm2 /m).

6.7 Vérifications

6.7.1 Vérification des contraintes transversales


Pour les poutres dalles coulées sans reprise de bétonnage sur leur épaisseur, on peut s’en passer
des armatures transversales si on vérifie :
τu ≤ min(0.2 fγcjb .5M P a) = min(0.2 1.5
30
.5M P a) = 4M P a Avec τu = Vu
b0 .d

0.06
Vu = 60KN => τu = 0.18∗1
= 0.33M P a ≤ 4M P a

6.7.2 Vérification des contraintes à l’ELS


Ms = 78.5KN.m
Le module d’élasticité est pris égal à :
Es = 200000M P a
Ecm =22000( f10
cm 0.3
) = 32836.56MPa

avec : fcm =fck + 8MPa = 38MPa

ϕ =2.3 (d’après abaque coefficient de fluage pour le béton EC2)

Ec,ef f =( Ecm
1+ϕ
) = 9950.47MPa

H0 = 2Ac
u
=0.5

Es
α = Ec,ef f
=20.1

Profondeur de l’axe neutre :

Majdoub Abdelbasset 61 Hamza Mahdi


CHAPITRE 6. ETUDE D’UN ESCALIER 2015-2016

Ach = bw .h + (bef f − bw )hf + αe (As1 + As2 )


(bef f −bw )h2
bw .h2 f
0 + +αe (As1 .d+As2 .d0 )
v = 2 2
Ach

v = h − v0
bw .h3 (bef f −bw )h3f
Ich = 3
+ 3
+ αe (As1 .d2 + As2 .d02 ) − Ach .v 02

Moment d’inertie :

Ach =0.224m2
v’=0.108m
v=0.092m
Icf =8.35.10−4 m2
−3
σc = MIcf
ser
.v= 78.5.10
8.35.10−4
∗ 0.092 = 8.65M P a
2
fctm =0.3[fck ] 3 -> fctm = 2.9M P a

σc < fctm
=> Alors la section est non fissurée

Profondeur de l’axe neutre :


bef f ∗x21
2
+ α(As1 + As2 ) ∗ x1 − α(As1 ∗ d + As2 ∗ d0 ) = 0
100∗x21
2
+ 20 ∗ 18.84 ∗ x1 − 20 ∗ 18.84 ∗ 18 = 0
x1 = 8.47cm

1. Moment d’inertie
bef f ∗x31
Icf = 3
+ αAs1 ∗ (d − x1 )2 + αAs2 ∗ (x1 − d0 )2
100∗8.473
Icf = 3
+ 20 ∗ 18.84 ∗ (18 − 8.47)2
Icf = 54476cm4

2. Contraintes limites
Mser 78.5.10−3
k= Icf
= 54476.10−8
= 144.1KM/m3
σc = Kx1 = 144.1 ∗ 0.0847 = 12.2M P a
σ¯c = k1 fck = 1 ∗ 30 = 30M P a
σc = 12.2M P a < σ¯c = 30M P a (OK)
σs1 = 20.K(d − x1 ) = 20 ∗ 144.1 ∗ (0.18 − 0.0847)
σs1 = 274.65M P a
σ¯s = k3 fyk = 0.8 ∗ 500 => σ¯s = 400M P a
σs1 = 274.65M P a < σ¯s = 400M P a (OK)
=> La contrainte est vérifiée à l’E.L.S

Majdoub Abdelbasset 62 Hamza Mahdi


CHAPITRE 6. ETUDE D’UN ESCALIER 2015-2016

6.8 Plan de ferraillage

Figure 6.3 – ferraillage de l’escalier

Majdoub Abdelbasset 63 Hamza Mahdi


CHAPITRE 7

ETUDE D’UNE POUTRE

7.1 Introduction
Les poutres sont des éléments porteurs horizontaux en béton armé, leur rôle consiste essen-
tiellement à supporter les charges entre et au-delà des appuis. La descente des charges, le calcul et
le dimensionnement de l’ensemble des poutres du bâtiment ont été calculé à la main puis vérifier à
l’aide du logiciel « ARCHE ». Nous traitons, à titre indicatif, par un calcul détaillé une poutre conti-
nue à deux travées et une console de porte 5m. Il s’agit de la poutre Y81, Y82 et Y83 du plancher
haut 5ème étage. Cette poutre est soumise à des charges uniformément réparties.

Figure 7.1 – poutre continue Y81, Y82 et Y83

Évaluation des charges


Q = 0.5 ∗ 2.5 = 1.25t/m
G = Grev + Gdalle + Pp + Gmur = 0.4 ∗ 5 + 2.5 ∗ 0.2 ∗ 5 + 1.4 ∗ 0.3 ∗ 2.5 + 0.5 ∗ 3.5 = 7.08t/M

64
CHAPITRE 7. ETUDE D’UNE POUTRE 2015-2016

Charge permanente(t/m) Charge d’exploitation(t/m)


Travée 1 7.08 1.25
Travée 2 7.08 1.25
Console 7.08 1.25

Table 7.1 – Les charges G et Q

A l’état limite ultime : PU =1.35*g+1.5*q=11.433t/m

7.2 Pré dimensionnement


h 1
Pour respecter la flèche admissible : l
≥ 16

Pour éviter les aciers comprimés :


µcu = bwM ED
∗d2 ∗fcd
< µls = 0.372
0.4d ≤ bw ≤ 0.5d => bw = 0.5d
MEd
0.5∗0.93 ∗h3 ∗fcd
< µls
q
MEd
h> 3
0.5∗0.93 ∗µls ∗fcd

µls = 0.372
fcd = 20M P a
√ √
l = n l1 ∗ l2 ∗ ..... ∗ ln = 3 4.91 ∗ 4.91 ∗ 6.18 = 5.3m

3
h 1 l 4.82∗4.41∗5.48
l
≥ 16
=> h = 16
= 16
= 0.3

Travée n◦ 1 1 2 console
M(Ed,iso) (t.m) 34.45 34.45 54.58

Table 7.2 – Tableau des moments ultimes en travées de références.

La travée la plus sollicitée est la travée n◦ 3 :


q
3 0.54
h> 0.4∗0.93 ∗0.372∗20

h > 0.62m => h = 1.4m


0.3d ≤ bw ≤ 0.5d
0.378 ≤ bw ≤ 0.63
soit :
bw = 0.4m
D’où une section rectangulaire de largeur bw = 0.4 et de hauteur h = 1.40m
Poids propre de la poutre : Pp = 0.4 ∗ 1.4 ∗ 2.5 = 1.4t/m

Portée utile de calcul lef f :


lef f = ln + a1 + a2
avec :

Majdoub Abdelbasset 65 Hamza Mahdi


CHAPITRE 7. ETUDE D’UNE POUTRE 2015-2016

• ln : Portée entre nus d’appuis

• ai =min [ 12 t, 12 h]

• t : largueur de de l’appui

• h : hauteur de la poutre

ln (m) 5.86 4.61 4.91


lef f (m) 6.16 4.91 5.06

Table 7.3 – portées utiles des travées

Figure 7.2 – schéma de calcul définitif de la poutre

7.3 Détermination des sollicitations

7.3.1 Méthode de calcul


Les charges d’exploitation sont modérées :
Q = 0.25 tonne
m2
< 2 ∗ g = 9.76 tonne
m2
(vérifiée)
Q = 0.25 tonne
m2
< 0.5 tonne
m2
(vérifiée)
L’absence d’une charge concentrée.( vérifiée)
Les éléments du plancher ont une même inertie dans les différentes travées. (Vérifiée)
Les portées vérifient :
li
0.8 ≤ li−1
≤ 1.25 (Non Vérifiée)

Seule la condition n◦ 4 n’est pas vérifiée. Par conséquent on peut appliquer la méthode de
Caquot minorée. On envisagera par la suite les différent cas de charges afin d’avoir la sollicitation la
plus défavorable. On doit remplacer g par 23 g dans le calcul des moments sur appuis dus au charges
permanentes.

Majdoub Abdelbasset 66 Hamza Mahdi


CHAPITRE 7. ETUDE D’UNE POUTRE 2015-2016

Travée 1 2 console
Portéelef f (m) 6.16 4.91 5.06
Portée fictive l’ (m) 6.16 4.91 5.06
Charge permanente g’=2g/3 (t/ml) 4.72 4.72 4.72
Charge d’exploitation Q (t/ml) 1.25 1.25 1.25
ELU 39.11 24.85 -105.57
M0 : Chargée
ELS 28.31 17.99 -76.42
ELU 30.22 19.2 -81.57
M0 : Déchargée
ELS 22.38 14.22 -60.42

Table 7.4 – combinaison des charges réparties

Figure 7.3 – combinaison des charges 1,2 et 3

7.3.2 Calcul des sollicitations


[Link] Moment sur appui

• Moment dus aux charges réparties :


Les travées ont la même section donc les moments sur appuis intermédiaire sont donnés par :
Pi li02
Ma3 = − 2
0
le2
Ma2 = Ma2c − 0 +l0 ) Ma3
2.125∗(lw2 e2
03 +P l03
Pw2 lw2 e2 e2
or : Ma2c = − 0 +l0 )
8.5∗(lw2
=
e2

L’ensemble des résultats est représenté dans les tableaux ci-dessous :

Appui 1 Appui 2 Appui 3 Ma2c


1ére
combinaison 0 -6.87 -105.57 -28.83
Moment en t.m 2éme
combinaison 0 -9.23 -81.57 -26.2
3éme
combinaison 0 -13.92 -81.57 -30.86

Table 7.5 – moments sur appuies dus aux charge réparties (ELU)

Majdoub Abdelbasset 67 Hamza Mahdi


CHAPITRE 7. ETUDE D’UNE POUTRE 2015-2016

Appui 1 Appui 2 Appui 3 Ma2c


1ére
combinaison 0 -4.86 -76.42 -20.76
Moment en t.m 2éme
combinaison 0 -6.66 -60.42 -19.23
3éme
combinaison 0 -9.77 -60.42 -22.34

Table 7.6 – moments sur appuies dus aux charges réparties (ELS)

[Link] Moments en travées

• Moment maximaux en travées

Figure 7.4 – schéma de calcul du moment maximal en travée

L’évolution du moment M(x) en travée pour un cas de charge est donnée par :
(2) (1)
M (x) = µ0 (x) + Mi−1 (1 − lxi ) + Mi lxi
µ0 (x) : Moment fléchissant de la travée de référence :

– Pour unetravée supportant une charge répartie q et une charge concentrée F :


 qx (l − x) + F li −a x pour x ≤ a
2 i li
µ0 (x) =
 qx (li − x) + F.a(1 − x ) pour x ≥ a
2 li

– Pour une travée supportant uniquement une charge répartie :


µ0 (x) = qx (l − x)
2 i

(3)
Mi−1 : Moment sur appui gauche de la travée considérée relatif à la 3ème combinaison.
(2)
Mi : Moment sur appui droite de la travée considérée relatif à la 2ème combinaison.
L’abscisse du moment maximal en travée continue supportant une charge répartie et une
charge concentrée est donné par :
(3) (1)

Mi −Mi−1 +F (li −a)
 li

+( ) ∗ li pour x̄ ≤ a
2 8m0
x̄max = (1) (2)
 li M −M +F a
( i 8mi−1 ) ∗ li pour x̄ ≥ a

2
+ 0
ql2
Avec :m0 = 8i Moment isostatique maximal de la travée i soumise seulement à des
charges réparties.

Majdoub Abdelbasset 68 Hamza Mahdi


CHAPITRE 7. ETUDE D’UNE POUTRE 2015-2016

Travées xmax (m) µ0max (t.m) Mmax (t.m)


1 2.94 39.03 35.75
2 0.66 11.56 -7.39
console 0 0 -105.57

Table 7.7 – moments maximaux en travées (ELU)

Figure 7.5 – diagramme des moments fléchissant à l’ELU

Travées xmax (m) µ0max (t.m) Mmax (t.m)


1 2.94 28.25 26.01
2 0.66 8.37 -5.51
console 0 0 -76.42

Table 7.8 – moments maximaux en travées (ELS)

• Moment minimaux en travées


L’expression du moment est donnée par :
(1) (2)
M (x) = µ0 (x) + Mi−1 (1 − lxi ) + Mi lxi

 qx (l
2 i
− x) + F lil−a x pour x ≤ a
µ0 (x) = qx
i
 (l
2 i
− x) + F.a(1 − lxi ) pour x ≥ a
(2) (1)

Mi −Mi−1 +F (li −a)
 li

+( ) ∗ li pour x̄ ≤ a
2 8m0
x̄min = (2) (2)
 li M −M +F a
( i 8mi−1 ) ∗ li pour x̄ ≥ a

2
+ 0

Majdoub Abdelbasset 69 Hamza Mahdi


CHAPITRE 7. ETUDE D’UNE POUTRE 2015-2016

Travées xmax (m) µ0max (t.m) Mmax (t.m)


1 2.94 30.16 25.75
2 0.66 8.93 -11.2
console 0 0 -81.57

Table 7.9 – moments minimaux en travées (ELU)

Travées xmax (m) µ0max (t.m) Mmax (t.m)


1 2.94 22.34 19.16
2 0.66 6.61 -7.86
console 0 0 -60.42

Table 7.10 – moments minimaux en travées (ELS)

[Link] Effort tranchant

Les valeurs sur les appuis gauches et droites sont :


(3) (2)
Mi −Mi−1
Vwi = V0w + lwi

(1) (3)
Mi+1 −Mi
Vei = V0e + lei

avec :

• V0e et V0w sont les efforts tranchants à gauche et à droite de l’appui i des travées isostatiques
de référence i-1 et i, respectivement.

• Mi−1 ,Mi ,Mi+1 sont les moments sur les appuis i-1, i et i+1 respectivement.

• li−1 ,li sont les portées des travées i-1 et i, à gauche et à droite de l’appuie i

L’expression de l’effort tranchant dans une travée isostatique supportant une charge répartie
et une charge concentré :

 q( l2i − x) + F lil−a pour x ≤ a
V0 (x) =  li F.a
i

q( 2 − x) + li pour x ≥ a

1 2 3
Appui
D G D G D
m
V0u ax (t) 25.46 -25.46 20.22 -20.22 41.69
m
Vu ax (t) 24.34 -27.71 6.44 -40.34 41.69

Table 7.11 – Effort tranchant maximaux à l’ELU

Majdoub Abdelbasset 70 Hamza Mahdi


CHAPITRE 7. ETUDE D’UNE POUTRE 2015-2016

Figure 7.6 – diagramme des efforts tranchants

7.4 Calcul de ferraillage


7.4.1 Détermination des armatures longitudinales
Le calcul des armatures longitudinales est réalisé pour une section rectangulaire de largeur
unitaire, travaillant à la flexion simple. αcc = 1 : Valeur recommandée et à utiliser pour l’Annexe
nationale française(pour les batiments) :
(
1.5 cas general
γc
1.2 cas accidentelle
30
> fcd = 1 ∗ 1.5 = 20M P a

[Link] Pour travée 1 :

e = 3.5cm alors d=h-e=1.4-0.035=1.365m


MED −3
µcu = d2 ∗fcd
= 357.5.10
1.3652 ∗20
= 0.01

µcu = 0.01 < µls =0.3717 acier comprimé non nécessaire


√ √
αu = 1.25 (1- 1 − 2 ∗ µcu )=1.25 (1- 1 − 2 ∗ 0.01)

αu =0.0125

Zc = d * (1-0.4*αu )= 1.365 * (1-0.4 * 0.012)

Zc =1.358m
−3
As1 = ZMc ∗f
ED
yd
= 357.5.10
1.358∗435

As1 =6.05 cm2

Vérification de l’armature minimale

Majdoub Abdelbasset 71 Hamza Mahdi


CHAPITRE 7. ETUDE D’UNE POUTRE 2015-2016

En travée lx Appui gauche Appui droite


MED (KN.m) 357.5 0 -139.2
µcu (MN) 0.01 0 0.0037
As2 (cm2 ) 0 0 0
αu 0.012 - 0.0046
Zc (m) 1.358 - 1.364
As1 (cm2 )/ml 6.05 0 2.3

Table 7.12 – calcul des armatures longitudinales

fctm
As,min = max {0.26* fyk
*b*d ; 0.0013*b*d }
2.9
As,min = max {0.26* 500
∗ 0.4 ∗ 1.365 ; 0.0013*0.4*1.365 }
As,min = 8.23cm2/m

Section d’armature retenue en travée et sur les deux appuies est :


As = As,min = 8.23cm2 /m
Choix (3HA14+3HA14)

Vérification a l’ELS

• Module d’élasticité

Le module d’élasticité est pris égal à :

Es = 200000M P a

Ecm =22000( f10


cm 0.3
) = 32836.56MPa

avec : fcm =fck + 8MPa = 38MPa

ϕ =2.3 (d’après abaque coefficient de fluage pour le béton EC2)

Ec,ef f =( Ecm
1+ϕ
) = 9950.47MPa

H0 = 2Ac
u
=0.5

Es
α = Ec,ef f
=20.1

Profondeur de l’axe neutre :

Ach = bw .h + (bef f − bw )hf + αe (As1 + As2 )


(bef f −bw )h2
bw .h2 f
0 + +αe (As1 .d+As2 .d0 )
v = 2 2
Ach

v = h − v0

Majdoub Abdelbasset 72 Hamza Mahdi


CHAPITRE 7. ETUDE D’UNE POUTRE 2015-2016

bw .h3 (bef f −bw )h3f


Ich = 3
+ 3
+ αe (As1 .d2 + As2 .d02 ) − Ach .v 02

Moment d’inertie :

Ach =0.578m2
v’=0.722m
v=0.677m
Icf =9.88.10−2 m4
−3
σc = MIcf
ser
.v= 260.1.10
9.88.10−2
∗ 0.677 = 1.782M P a
2
fctm =0.3[fck ] 3 -> fctm = 2.9M P a

σc < fctm
=> Alors la section est non fissurée
σs1 = α MIch
ser
.(d − v 0 ) = 34.02M P a < σ¯s = k3 ∗ fyk = 0.8 ∗ 500 = 400M P a (ok verifié )
Mser 0 260.11.10−3
σc = Icf
.v = 9.88.10−2
.0.722 = 1.9M P a
σ¯s = k1 fck = 1 ∗ 30 = 30M P a (XC3 :contrainte non limité)
alors :
k1 = 1 Pour lappui σs : =0.70MPa σs1 =12.78

[Link] Calcul du ferraillage de l’appuis n◦ 3

Dimensionnement de l’armature à l’ELU

• Moment de référence
Nécessité d’aciers comprimés :
µcu : Moment réduite
µls : Moment réduite maximale qui peut supporter la section sans acier comprimé
MED −3
µcu = d2 ∗fcd
= 1055.7.10
1.3652 ∗20
= 0.028

µcu = 0.028 < µls =0.3717 acier comprimé non nécessaire

=> As2 = 0
√ √
αu = 1.25 (1- 1 − 2 ∗ µcu )=1.25 (1- 1 − 2 ∗ 0.028)

αu =0.0335

Zc = d * (1-0.4*αu )= 1.365 * (1-0.4 * 0.0335)

Zc =1.345m
−3
As1 = ZMc ∗f
ED
yd
= 1055.7.10
1.345∗435

Majdoub Abdelbasset 73 Hamza Mahdi


CHAPITRE 7. ETUDE D’UNE POUTRE 2015-2016

As1 =18.04 cm2

Pourcentage minimal d’armature



 0.26 ffctm .bw ∗ d
As,min = max  yk

0.0013 ∗ bw ∗ d
( (
0.26 2.29
500
∗ 40 ∗ 136.5 8.23
As,min = max = max
0.0013 ∗ 40 ∗ 136.5 7.1

As,min = 8.23cm2
As1 = maxAs1 ; As,min = max{18.04; 8.23}
=> As1 = 18.04cm2
Soit As1 = 6HA20 = 18.84cm2

Vérification a l’ELS

• Module d’élasticité

Le module d’élasticité est pris égal à :

Es = 200000M P a

Ecm =22000( f10


cm 0.3
) = 32836.56MPa

avec : fcm =fck + 8MPa = 38MPa

ϕ =2.3 (d’après abaque coefficient de fluage pour le béton EC2)

Ec,ef f =( Ecm
1+ϕ
) = 9950.47MPa

H0 = 2Ac
u
=0.5

Es
α = Ec,ef f
=20.1

Moment d’inertie :

Ach =0.597m2
v’=0.742m
v=0.658m

Majdoub Abdelbasset 74 Hamza Mahdi


CHAPITRE 7. ETUDE D’UNE POUTRE 2015-2016

Icf =10.7.10−2 m4
−3
σc = MIcf
ser
.v= 764.2.10
10.7.10−2
∗ 0.658 = 4.699M P a
2
fctm =0.3[fck ] 3 -> fctm = 2.9M P a

σc > fctm
=> Alors la section est fissurée
Profondeur de l’axe neutre :
bef f ∗x21
2
+ α(As1 + As2 )x1 − α(As1 ∗ d + As2 ∗ d0 )x1 = 0
40∗x21
2
+ 20 ∗ 18.84x1 − 20 ∗ 18.84 ∗ 136.5 = 0
x1 = 42.16cm

• Moment d’inertie
bef f ∗x31
Icf = 3
+ 15As1 ∗ (d − x1 )2 + 15As2 ∗ (x1 − d0 )2
40∗42.163
Icf = 3
+ 20 ∗ 18.84(136.5 − 42.16)2
Icf = 4352706.077cm4

• Contraintes limites
−3
K= MIcf
ser 764.2.10
.v= 4352706.077−8 = 17.56M N/m
3

σc = kx1 = 17.56 ∗ 0.14216 = 7.4M P a


σ¯c = k1 fck = 1 ∗ 30 = 30M P a
σc = 7.4M P a < σ¯c = 30M P a (OK)
σs1 = 20k(d − x1 ) = 20 ∗ 17.56 ∗ (1.365 − 0.4216)
σ¯s = k3 fyk = 0.8 ∗ 500 => σ¯s = 400M P a
σs1 = 331.32M P a < σ¯s = 400M P a

Majdoub Abdelbasset 75 Hamza Mahdi


CHAPITRE 7. ETUDE D’UNE POUTRE 2015-2016

Désignation 1 2 console
Dimensionnement à l’ELU
MED (MN.m) 357.5.10−3 73.9.10−3 1.0557
µcu (MN) 0.01 0.002 0.028
As2 (cm2 ) 0 0 0
αu 0.012 0.0025 0.0355
Zc (m) 1.358 1.363 1.345
As1 (cm2 ) 6.05 1.25 18.04
Amin (cm2 ) 8.23 8.23 8.23
As1 choisit (cm2 ) 3HA14+3HA14 3HA14+3HA14 3HA20+3HA20
As1 (cm2 ) 9.23 9.23 18.84
Vérification à l’ELS
Mser (MN.m) 0.26 0.0551 0.7642
x1 (cm) 72.2 72.2 42.16
Icf (cm4 ) 9880000 9880000 4352000
σc (MPa) 1.9 0.4 7.4
σ¯c (MPa) 30 30 30
σc < σ¯c OK OK OK
σs (MPa) 34.02 7.2 331.32
σ¯s (MPa) 400 400 400
σs < σ¯s OK OK OK

Table 7.13 – armatures longitudinales en travées

Sur appuis :

7.5 Armatures transversales

7.5.1 Effort tranchant réduit VED


0

• Travée n◦ 1 : appui 0
Charge uniformément répartie :
L’effort tranchant réduit VEd0 pour transmission directe de charge répartie au appuis est cal-
culé à la distance d du nu d’appui.
VED0 = VED − pu ∗ d
VED0 = 0.243 − 0.0824 ∗ 1.365
VED0 = 0.130M N
Charge concentrée :
Pour faire la réduction sur la charge concentré, il faut que :

– La distance de leur point d’application au nu d’appui ”av ” vérifie : 0.5d < av < 2d

Dans notre cas on n’a pas des forces concentrées


=> Pas de réduction sur la charge concentrée
0
D’où l’effort tranchant réduit est : VED = VED0 = 0.286M N

Majdoub Abdelbasset 76 Hamza Mahdi


CHAPITRE 7. ETUDE D’UNE POUTRE 2015-2016

Désignation 2 3
Dimensionnement à l’ELU
MED (MN.m) -139.2.10−3 1.0557
µcu (MN) 0.0037 0.028
2
As2 (cm ) 0 0
αu 0.0046 0.0355
Zc (m) 1.364 1.345
2
As1 (cm ) 2.3 18.04
2
Amin (cm ) 8.23 8.23
2
As1 choisit (cm ) 3HA14+3HA14 3HA20+3HA20
2
As1 (cm ) 9.23 18.84
Vérification à l’ELS
Mser (MN.m) 0.097 0.7642
x1 (cm) 72.2 42.16
4
Icf (cm ) 9880000 4352000
σc (MPa) 0.7 7.4
σ¯c (MPa) 30 30
σc < σ¯c OK OK
σs (MPa) 12.78 331.32
σ¯s (MPa) 400 400
σs < σ¯s OK OK

Table 7.14 – armatures longitudinales sur appuis

• Travée n◦ 1 : appui 1
Charge uniformément répartie :
VED0 = VED − pu ∗ d
VED0 = 0.2771 − 0.0824 ∗ 1.365
VED0 = 0.164M N

appui 1 2 3
|VED |(MN) 0.243 0.277 0.0644 0.4034 0.4172
0
|VED |(MN) 0.130 0.164 0.048 0.29 0.304

Table 7.15 – effort tranchant réduit

7.5.2 Nécessité d’armature d’effort tranchant


Effort tranchant résistant de calcul de l’élément sans armatures d’âme :VRd,c
( √
[CRd,c ∗ k ∗ 3 100ρ1 ∗ fck + k1 σcp ] ∗ bw ∗ d = VRd,c1
VRd,c = max
(Vmin + k1 σcp ) ∗ bw ∗ d = VRd,c2

Majdoub Abdelbasset 77 Hamza Mahdi


CHAPITRE 7. ETUDE D’UNE POUTRE 2015-2016

avec :
CRd,c = 0.18
γc
= 0.12 : Valeur recommandée et à utiliser pour l’Annexe nationale française.
 q

1 + 200mm = 1.47
k = min d => k = 1.38
 2
ρ1 : Pourcentage d’armatures longitudinales.
ρ1 = A s1
bw d
18.84
= 40∗136.5 = 0.00345
NEd
σcp = Ac
; flexion simple => NEd = 0 => σcp = 0
vmin : Valeur recommandée.
2√ 2√
vmin = 0.035K 3 fck = 0.035 ∗ 1.38 3 30
vmin = 0.237
( √
[0.18 ∗ 1.38 ∗ 3 100 ∗ 0.00345 ∗ 30] + 1.365 ∗ 0.4
VRd,c = max
(
0.237 ∗ 1.365 ∗ 0.4
VRd,c1 = 0.197M N
VRd,c = max = 0.197M N
VRd,c2 = 0.129M N

=> Armatures de l’effort tranchant calculé nécessaire.

7.5.3 Armature de l’effort tranchant


[Link] Vérification de la compression des bielles

Effort tranchant de calcul maximal pouvant être supporté sans provoquer l’écrasement des
bielles de béton comprimé :
cotgθ+cotgα
VRd,max = bw ∗ Z ∗ v1 ∗ fcd ∗ 1+cotg 2 θ

θ = 45◦
α = 90◦
Z = 0.2d = 0.2 ∗ 1.365 = 1.228m
v1 : coefficient de réduction de la résistance du béton fissuré à l’effort tranchant
fck
v1 = 0.6 ∗ (1 − 250 ) = 0.528
VRd,max = 2.59M N
VEd,max = 0.41M N < 2.59M N => OK

[Link] Pourcentage minimal d’armatures transversales

Taux d’armature d’effort tranchant :



 ρw = Asw √
 s∗bw ∗sinα
√ fck
Asw
f <=> s∗bw ∗sinα
= 0.8 fyk

 ρw,min = 0.8 fykck

fck
=> Assw ≥ 0.8 fyk
∗ bw ∗ sinα

Asw 30
s
≥ 0.8 500 ∗ 40 ∗ sin90
Asw 1
s
≥ 28.52
cm2 /cm

Majdoub Abdelbasset 78 Hamza Mahdi


CHAPITRE 7. ETUDE D’UNE POUTRE 2015-2016

[Link] Pourcentage maximal d’armatures transversales

Taux d’armature d’effort tranchant :


bw ∗v1 ∗fcd ∗sinα
=> Assw = 0.5 ∗ (1−cosα)fywd
Asw 1
s
≥ 2.05
cm2 /cm

[Link] Armature d’effort tranchant

Travée n◦ 1 :
0
VRd,s : Effort tranchant de calcul : VRd,s = VEd
Asw 0
VRd,s = s
∗ Z ∗ fyd ∗ cotgθ = VEd
0
VEd
=> Assw ≥ 0.9∗d∗fyd ∗cotgθ
Asw 1
Appui G : s
≥ 41.1
cm2 /cm
Asw 1
Appui D : s
≥ 35.58
cm2 /cm

[Link] Espacement
φl 20
φw = 30
= 3
= 6.33mm
=> φw = 8mm

• Espacement initial :
Travée n◦ 1 : 1 cadre + 1épingles => Asw = 3∅8 = 1.506cm2
Appui G : s0 = 28.52 ∗ 1.506 = 42.95 => s0 = 40cm
Appui D : s0 = 28.52 ∗ 1.506 = 42.95 => s0 = 40cm

Travée 1 2 console
0
|VED |(MN) G D G D G
Aw 1 1 1 1 1
s0 41.1 35.58 111.33 18.42 17.57
s0 40 40 40 25 25

Table 7.16 – espacement initial des armatures

» Dispositions constructives :
Espacement longitudinal
Soit Asw = 1cadres+1
( étrier=3HA 8= cm2 => s0 = 0.2647m = 25cm
(0.75d(1 + cotα)
sl,max = min
15φ si As2 6= 0 (orAs2 = 0)
=> sl,max = 0.75 ∗ 1.365 ∗ (1 + 0) = 102.37cm

Majdoub Abdelbasset 79 Hamza Mahdi


CHAPITRE 7. ETUDE D’UNE POUTRE 2015-2016

=> s0 ≤ sl,max ok
Espacement transversal
( ( (
0.75d 0.75 ∗ 136.5 102.37cm
st,max = min = min = min = 60cm
60cm 60cm 60cm
or bw = 40cm => st,max = bw − 2cnom = 40 − 2 ∗ 3.5 = 33cm
bw −2cnom −3φl −3φt 40−2∗3.5−3∗2−3∗0.8
st = 2
= 2
= 12.3cm
=> st ≤ st,max OK

travée 1 travée 2 console


VEd 277.110−3 403.410−3 417.210−3
VEd0 16410−3 29010−3 30410−3
0
VEd0 16410−3 29010−3 30410−3
VEd0 >< VRd,c VEd0 > VRd,c VEd0 > VRd,c VEd0 VRd,c
nécessité Asw ok ok ok
VRd,max 2.59 2.59 2.59
VEd < VRd,max ok ok ok
( Assw ) 2.81 5.4 5.69
( Assw )max 48.78 48.78 48.78
( Assw )min 3.506 3.506 3.506
1cadre+1 étrier 1cadre+1 étrier 1cadre+1 étrier
Asw
3HA8 3HA8 3HA8
s0 40 25 25
sl,max 102.37 102.37 102.37
st 12.3 12.3 12.3
st,max 60 60 60

Table 7.17 – Espacement des armatures transversales

Répartition des armatures

• Travée 1
s0 = 40cm => l’ espacement initial s1 = 25cm (suite de caquot)
lef f = ln + 2a => ln = lef f − 2a = 6.16 − 2 ∗ 0.15 = 5.86m
l0 = l2n = 5.86
2
= 2.93m
l00 = l0 − d = 2.93 − 1.365 = 1.565m
n1 = l00 + sd0 = 1.565 + 1.365
0.4
= 4.97 (pour le 1er espacement)
n1 = l00 (pour les suivants )
662−586
670cm > 586cm => 40
= 1.9 => nbr de repétition=E(1.9)=1

Majdoub Abdelbasset 80 Hamza Mahdi


CHAPITRE 7. ETUDE D’UNE POUTRE 2015-2016

s0
2
s1 s2 s3 s4
s 20 25 35 38 40
nbr
théorique - 4.97 1.565 1.565 1.565
nbr cumulé - 4.97 6.53 8.1 9.66
nbr arrondi - 5 7 8 10
nbr de
répétition - 5 2 1 21
abscisse 20 145 215 253 293 333

Figure 7.7 – Répartition des armatures transversales (travée 1)

• Travée 2

travée 1 travée 2 console


lef f 6.16 4.91 5.06
ln 5.86 4.61 4.91
l0 2.93 2.305 2.455
l00 1.565 0.94 1.06
n1 (1er espacement) 4.97 6.4 6.55
n1 1,565 0.94 1.06

Table 7.18 – Détermination du nombre théorique n1

Majdoub Abdelbasset 81 Hamza Mahdi


CHAPITRE 7. ETUDE D’UNE POUTRE 2015-2016

s0
2
s1 s2 s3
s 13 25 30 35
nbr
théorique - 6.4 0.94 0.94
nbr cumulé - 6.4 7.34 8.28
nbr arrondi - 6 7 8
nbr de
répétition - 6 1 1
abscisse 13 163 193 228

Figure 7.8 – Répartition des armatures transversales (travée 2)

• Console :
s0
2
s1 s2 s3 s4 s4
s 13 20 25 30 35 40
nbr
théorique - 6.55 1.06 1.06 1.06 6.2
nbr cumulé - 6.55 7.61 8.67 9.73 15.93
nbr arrondi - 7 8 9 10 16
nbr de
répétition - 7 1 1 1 6
abscisse 13 153 178 208 243 483

Majdoub Abdelbasset 82 Hamza Mahdi


CHAPITRE 7. ETUDE D’UNE POUTRE 2015-2016

Figure 7.9 – Répartition des armatures transversales (console)

7.6 Vérification des appuis

7.6.1 Aciers de glissement

Figure 7.10 – les forces appliquées au nu d’appui

Les aciers inférieure tendu sur appui sont donné par :


L’équilibre des moments en B :
VEd ∗ a1 = FE ∗ Z
FE : Effort de traction à ancrer
=>FE = VEdZ∗a1
Section d’acier de glissement :

 FE VEd ∗a1
=
fyd Z∗fyd
As = max
 β A
2 l

β2 : Valeur recommandée par l’annexe nationale

Majdoub Abdelbasset 83 Hamza Mahdi


CHAPITRE 7. ETUDE D’UNE POUTRE 2015-2016

L’Annexe nationale française :β2 =0


Z(cotgθ−cotgα)
a1 = 2

a1 = 0.5Z
Donc :
Pour les appuis de rives : As = 0.5 VfEd
yd
Pour les appuis intermédiaires :

|VEd |(MN) Ag (cm2 ) Agreelle (cm2 )


appui |MEda |(M N.m)
G D G D G D
Prolonger les
armatures de
flexion des 2
nappes
inférieure de la
travée 1au-delà
de l’appui
2 ∗ 3HA14 =
1 - 0.243 0 - 2.79 --- 9.23cm2
Prolonger les Prolonger les
armatures de armatures de
flexion des 2 flexion des 2
nappes nappes
inférieure de la inférieure de la
travée 1au-delà travée 2au-delà
de l’appui de l’appui2 ∗
2 ∗ 3HA14 = 3HA14 =
2 0.277 0.0644 0.139 0.58 1.8 9.23cm2 9.23cm2
Prolonger les On arrête les
armatures de barre au nu
flexion des 2 d’appui et on
nappes utilise des
inférieure de la éclisses de 2
travée 2au-delà nappes (car il est
de l’appui et on difficile de
ajoute une nappe crochet les
de 3HA16 :2 ∗ armatures
3HA14 + HA20) :5HA14 +
3HA16 = 5HA14 =
3 0.4034 0.4172 1.05 15.00 14.80 15.26cm2 15.39cm2

Table 7.19 – Aciers de glissement

Majdoub Abdelbasset 84 Hamza Mahdi


CHAPITRE 7. ETUDE D’UNE POUTRE 2015-2016

7.7 Vérification de la flèche


l
La vérification par le calcul de la flèche peut être omise si le rapport d
satisfait le tableau 7.4N
de l’EC2 :

II d
Système structural K
béton fortement béton faiblement
sollicité ρ ≥ 1.5 % sollicité ρ ≤ 1.5%
Poutre sur appui simple 1,0 14 20
Dalle sur appui simple portant
dans une direction 25 30
Travée de rive d’une poutre
continue 1,3 18 26
Travée de rive d’une dalle
continue portant dans une
direction ou continue le long
d’une grand coté et portant dans
deux directions 30 35
Travée intermédiaire d’une poutre 1,5 20 30
Travée intermédiaire d’une dalle
dans une ou deux directions 35 40
Dalle sans nervure sur poteaux
(plancher-dalle)-pour la portée la
plus longue 1,2 17 24
Poutre en console 0,4 6 8
Dalle en console 0,4 10 12

Table 7.20 – Valeurs de base du rapport portée/hauteur utile pour les éléments en béton armé

Travée n◦ 1 :
Pourcentage d’armature :
ρ= A s
Ac
As
= d∗b w
9.23
= 136.5∗40 ∗ 100 = 0.169%
l 6.16
d
= 1.365
= 4.512
D’après le tableau ci-dessus


 beton f aiblement solicitee ρ < 5%
trave de rive d0 une poutre en console => l
d
= 4.512 < ( dl )max = 8
 l

( d )max = 8

=>La condition de flèche est vérifiée

Travée n◦ 2 :
Pourcentage d’armature :
ρ= A s
Ac
As
= d∗b w
9.23
= 136.5∗40 ∗ 100 = 0.169%
l 4.91
d
= 1.365
= 3.59
D’après le tableau ci-dessus

Majdoub Abdelbasset 85 Hamza Mahdi


CHAPITRE 7. ETUDE D’UNE POUTRE 2015-2016



 beton f aiblement solicitee ρ = 5%
trave intermediere d0 une poutre continue => l
d
= 3.59 < ( dl )max = 8
 l

( d )max = 8

=>La condition de flèche est vérifiée

Console :
Pourcentage d’armature :
ρ= A s
Ac
As
= d∗b w
18.52
= 136.5∗40 ∗ 100 = 0.33%
l 5.06
d
= 1.365
= 3.7
D’après le tableau ci-dessus


 beton f aiblement solicitee ρ = 5%
trave intermediere d0 une poutre continue => l
d
= 3.7 < ( dl )max = 8
 l

( d )max = 8

=>La condition de flèche est vérifiée

7.8 Epure d’arrêt des barres


Pour les travées 1, 2, la console et les appuis 2 et 3 on a besoin d’un calcul des arrêts des
barres puisque les armatures sont disposées sur plus qu’une nappe dans la section de béton consi-
dérée. Pour déterminer les arrêts des barres nous utilisons la méthode graphique qui consiste à
tracer la courbe de moment enveloppe (( MEd Z
(x)
)) puis nous la décalons d’une distance « a1 », (a1 =
Z
2
(cotgθ − cotgα) = 0.4m)vers les côtés ou les moments s’annulent puis nous traçons les droites
horizontales correspondant aux moments équilibrés par la section d’acier pour les différents lits
d’armatures M¯ui = Asi ∗ fyd ∗ Zc .

Finalement nous traçons un segment de droite parallèle à l’axe de la poutre et deux segments
inclinés, aux extrémités du groupe de barres, de longueur lbd en projection sur l’axe de la poutre dif-
férents lits d’armatures par des segments inclinés sur la distance horizontale lap (lap = longueur d’
appui-enrobage), de façon à tracer une ligne brisée enveloppant la courbe décalée des moments.

La section et la disposition des aciers sont données comme suit :

travée 1 travée 2 console appui 2 appui 3


nappe 3HA 3HA 3 HA 3 HA 3 HA
2
A(cm ) 1 14 4.61 14 4.61 20 9.42 14 4.61 20 9.42
nappe 3HA 3HA 3HA 3 HA 3 HA
2 14 4.61 14 4.61 20 9.42 14 4.61 20 9.42

Table 7.21 – Disposition des armatures

Majdoub Abdelbasset 86 Hamza Mahdi


CHAPITRE 7. ETUDE D’UNE POUTRE 2015-2016

Calcul du moment résistant :

Le calcul du moment résistant est donné par la formule suivante :


A∗fyd
MR = β ∗ d ∗ A ∗ fyd avec β = 1 − 4α et α = 0.8∗b∗d∗f cd

• Travée 1 et 2 et appuis 2

• La section des acier est la même pour la 1eme et la 2eme nappe


4.61.10−4 ∗435
α= 0.8∗0.4∗1.365∗20
= 0.022 => β = 1 − 4 ∗ 0.022 = 0.912
=> MR1 = (0.912 ∗ 1.365 ∗ 4.6110−4 ∗ 435) = 249.6kN m
=> MR2 = (0.912 ∗ 1.365 ∗ 4.6110−4 ∗ 435) ∗ 2 = 499.2kN m

• Console et appui 3

• La section des acier est la même pour la 1eme et la 2eme nappe


9.42.10−4 ∗435
α= 0.8∗0.4∗1.365∗20
= 0.046 => β = 1 − 4 ∗ 0.046 = 0.812
=> MR1 = (0.812 ∗ 1.365 ∗ 9.4210−4 ∗ 435) = 454.18KN m => MR2 = (0.812 ∗ 1.365 ∗
9.4210−4 ∗ 435) ∗ 2 = 908.36kN m

Ancrage des appuis de rive :

Travée 1 :
φ fyk
lb = .
4 fbd

fbd = 2.25 ∗ η1 ∗ η2 ∗ fctd


(
1 bonnes conditions d0 adherence
η1 = => η1 = 1
0.7 conditions d0 adherence mediocres)
(
1 φ ≤ 32mm
η2 = 132−φ => η1 = 1
100
φ > 32mm
fctd = αct fctk0.05
γc
=1∗ 2.09
1.5
= 1.39M pa
fbd = 2.25 ∗ 1 ∗ 1 ∗ 1.39 = 3.135M pa
0.014 500
=> lb = 4
∗ 3.135
= 0.38m
La largeur de l’appui 1 est de 30 cm donc ancrage droit n’est pas réalisable .
Ainsi on doit envisager un encrage courbe de type crochet normal.(
a
lb,eq = α1 lb = 1 ∗ 0.55 = 0.55m α1 = 1car cd < 3φ avec cd = min 2
c
Retour droit λ = 5φ = 5 ∗ 0.014 = 0.07m

Majdoub Abdelbasset 87 Hamza Mahdi


CHAPITRE 7. ETUDE D’UNE POUTRE 2015-2016

Figure 7.11 – arrêt des barres de la travée n◦ 2 et des appuis 1 et 2

Figure 7.12 – arrêt des barres de le console et les appuis 2 et 3

7.9 Schémas de ferraillage

Majdoub Abdelbasset 88 Hamza Mahdi


CHAPITRE 7. ETUDE D’UNE POUTRE 2015-2016

Calcul théorique Calcul ARCHE



Travée n 1 35.75 51.9
Travée n◦ 2 -7.09 -10.3
Moment (tonne.m) Console -105.92 -143.5
Appui n◦ 2 -13.94 -15.2
Appui n◦ 3 -105.92 -143.5
Appui n◦ 1 24.34 33.4
Effort tranchant (tonne) Appui n◦ 2 -27.7/6.4 -37.5/6.9
Appui n◦ 3 -40.34/48.8 -57/58
Travée n◦ 1 2*3HA14=9.24 3HA20+3HA16=15.45
Travée n◦ 2 2*3HA14=9.24 3HA20+3HA16=15.45
Aciers longitudinales Console 2*3HA20=18.86 2*3HA25=29.46
Appui n◦ 2 2*3HA14=9.24 3HA20+3HA16=15.45
Appui n◦ 3 2*3HA20=18.86 2*3HA25=29.45
Travée n◦ 1 19cadres+19étrier 19cadres+19étrier
Aciers transversales Travée n◦ 2 19cadres+19étrier 19cadres+19étrier
console 21cadres+19étrier 21cadres+21étrier

Table 7.22 – comparaison des résultats

• Le tableau suivant montre des résultats comparable entre le calcul manuel et avec arche avec
une légère différenceau niveau des sollicitations. (les moments et effort tranchant) .Cette va-
riance est due au choix de la méthode de calcul puisque ARCHE utilise la méthode d’analyse
élastique-linéaire avec redistribution limitée des moments alors que nous avons utilisé la mé-
thode de Caquot et

• au niveau des armatures longitudinale et transversales la différence est due au problème du


flèche c’est pour ça on choisit d’ajouter des aciers pour les deux travée et la console (avec le
logiciel arche) pour éliminer le flèche nuisible et total puisque notre poutre est une poutre
continue a 2 travée et une console de portée très importante (5 m)

Majdoub Abdelbasset 89 Hamza Mahdi


CHAPITRE 7. ETUDE D’UNE POUTRE 2015-2016

Figure 7.13 – schéma de ferraillage de la travée n◦ 1

Majdoub Abdelbasset 90 Hamza Mahdi


CHAPITRE 7. ETUDE D’UNE POUTRE 2015-2016

Figure 7.14 – schéma de ferraillage de la travée n◦ 2

Majdoub Abdelbasset 91 Hamza Mahdi


CHAPITRE 7. ETUDE D’UNE POUTRE 2015-2016

Figure 7.15 – schéma de ferraillage de la console

Majdoub Abdelbasset 92 Hamza Mahdi


CHAPITRE 8

ÉTUDE DE DALLE ALVÉOLÉE

8.1 Introduction
Le béton précontraint est considéré comme une révolution dans le domaine de la construction.
Il est inventé par Eugène Freyssinet en 1928.

En effet, il permet de franchir des portées très importantes et surtout empêcher la fissuration
du béton son industrialisation a évolué pour toucher à plusieurs éléments de structure telle que les
dalles, les poteaux, poutrelles, les ponts. . .

La fabrication en usine de produits en béton précontraint permet de réaliser des économies


incalculables de point de vue main d’œuvre et portée. Les produits en béton préfabriqué sont com-
mercialisés en modèles standards (selon des catalogues).

Le processus de fabrication du béton précontraint est soumise à la surveillance des bureaux


de contrôles afin que cette production soit conforme aux normes standard de qualité et sécurité. Le
présent rapport contient l’étude d’une dalle alvéolée

Figure 8.1 – Emplacement de la dalle alvéolée étudié

93
CHAPITRE 8. ÉTUDE DE DALLE ALVÉOLÉE 2015-2016

8.2 L’étude de la dalle alvéolée


Les dalles alvéolées sont des éléments rectangulaires en béton précontraint par fils adhérents,
de largeur courante 1,20 m et de hauteur 15, 20, 25,32 et s’étend jusqu’à 40 cm.

Les dalles alvéolées peuvent être complétées éventuellement par une dalle de béton armé col-
laborant d’au moins 5 cm d’épaisseur, coulée en œuvre sur les éléments dont la surface a été rendue
spécialement rugueuse lors de la phase de fabrication.

8.3 Hypothèses de calcul

8.3.1 Choix de la dalle alvéolée suivant la portée et la nature et l’usage

Hail et salle de Centre


Dalle Habitation Bureau réunion commercial Parking
DA25B4E5 7.6 7.1 6.9 6.5 7.6
DA25B4E5 DC 7.9 7.4 7.2 6.9 7.8
DA25B6E5 9.2 8.7 8.4 7.9 9.2
DA25B6E5 DC 9.5 9 8.7 8.3 9.4
DA25B8E5 10.5 9.9 9.6 9.1 10.5
DA25B8E5 DC 10.7 10.1 9.8 9.4 10.7
DA25B10E5 11.3 10.9 10.6 10 11.5
DA25B10E5 DC 11.4 11.1 10.8 10.3 11.6

Table 8.1 – Planchers à dalles alvéolée d’épaisseur 25 cm seules ou associés à une dalle collaborante
en béton d’épaisseur 5cm

Symbole :exemple DA25B10E5DC :

• DA : dalle alvéolée

• 25 : épaisseur de la dalle

• B : type de toron : Dn (diamètre nominale du toron)=12.5mm et Ap (section de toron)=93mm2

• 10 : nombre de toron

• E5 : enrobage =5cm

• DC : dalle collaborante

Majdoub Abdelbasset 94 Hamza Mahdi


CHAPITRE 8. ÉTUDE DE DALLE ALVÉOLÉE 2015-2016

Position Moment
CdG statique %
%fibre ligne de
Sectionn infé- Moment moindre
Hauteur Largeur nette rieur d’inertie résistance
Montage (cm) (cm) (cm2) % Vide (cm) cm4 cm3
DA15DC5 20 120 1804.5 22.7 10.72 72381.65 4303.1
DA20DC5 25 120 2145.5 26.1 13.49 138291.7 6628.5
DA25DC5 30 120 2388.7 31.20 16.38 229377.8 9113.6

Table 8.2 – Caractéristique géométrique et mécanique des montages (Dalle Alvéolée + Dalle rap-
portée collaborante d’épaisseur 5cm)

Masse volumique (kg/m3) 2400


fcm (28j)(MPa) 48
fck (28j)(MPa) 40
fck (7j)(MPa) 35
fcm,p (à la détension)(MPa) 25
fctm (28j)(MPa) 3.42
fctk(0.05) (28j)(MPa) 2.4
fctk (7j)(MPa) 2.19
fctk (à la détension)(MPa) 1.76
fcd (28j)(MPa) 26.7
fctd (28j)(MPa) 1.6
fctd (à la détension)(MPa) 1.2
fcd (28j)(MPa) 26.67
εcu2 (%◦ ) 3.5
γc 1.5
Ecm instantane (28j)(MPa) 35220
Ecm dif f ere (MPa) 11740

Table 8.3 – Donnée relatives aux matériaux utilisés

8.3.2 Justification des planchers à dalles alvéolées vis-à-vis de la flexion


aux ELS
[Link] Principe et hypothèses de calcul vis-vis des ELS

Les matériaux de construction, à savoir le béton et l’acier de précontrainte, ont un compor-


tement élastique linéaire. Alors on calcul les contraintes normales élastiques dans la section en B.P
sous l’effet des sollicitations de calcul et on vérifie qu’elles ne dépassent pas les contraintes limites
règlementaires.

Les contraintes de traction dans le béton sont supposées modérées, donc le calcul se fait sur une
section en béton nette et non fissurée, c’est-à-dire. En se basant sur les caractéristiques mécaniques

Majdoub Abdelbasset 95 Hamza Mahdi


CHAPITRE 8. ÉTUDE DE DALLE ALVÉOLÉE 2015-2016

Torons
Designation B 12.5-1860 TBR
Section (mm2) 93
Diamètre φ(mm) 12.5
fpk (MPa) 1860
fp0.1k (MPa) 1635
εuk (%0) 22.23
εud (%0) 20
E(MPa) 195000
ηp1 (torons à 7 fils) 3.2
ηp2 (coefficient de scellement) 1.2
η1 (coefficient d’adhérence) 1
α1 (relâchement progressif avec un vérin de détension ) 1
α2 (torons à 7 fils) 0.19
K (coefficient de scellement) 3.4
γp 1.15
Contrainte ultime de l’acier de précontrainte σpd (MPa) 1421.74

Table 8.4 – Aciers de précontrainte

Nombre de torons T12.5 (B) 10


Section totale Ap (mm2) 930
Tension à l’origine σp0 (MPa) 1500
σp0 /fprg 0.806
Tension à l’origine P0 (KN) 1395
Tension initiale en phase provisoires Pm0 (KN) 1283.4
Tension finale probable Pm∞ (KN) 1157.85
Tension initiale en phase provisoires σpm0 (MPa) 1380
% pertes instantanées 8
% pertes totales (selon méthode simplifiée de la norme NF
EN13369) 22
Tension finale probable σp∞ (MPa) 1170

des « sections non fissurées »

[Link] Objectifs de justification vis-à-vis des ELS

Garantir des conditions normales d’exploitation ou de service et la durabilité des éléments


fléchis en béton précontraint. Pour se faire, il faut :

• Limiter les contraintes de compression dans le béton

• Interdire la compression excessive du béton c’est-à-dire limiter les contraintes de compression


dans le béton

Majdoub Abdelbasset 96 Hamza Mahdi


CHAPITRE 8. ÉTUDE DE DALLE ALVÉOLÉE 2015-2016

• Limiter les déformations c’est-à-dire limiter la flèche.

Cas à traiter
Pour ce qui suit, on va s’intéresser au calcul d’une dalle alvéolée renfermant 10 torons et conçue
pour un usage de bureau (QK =250 daN/m2). La longueur de cette dalle est de 10 m. Données du cas :

• Pi = ATp 13 n(1 − 0.08)σp0 = 1.2M N

• e0 = v 0 − c − Dn
2
= −0.09m

• Pf = ATp 13 n(1 − 0.2)σp0 = 1.116M N

• G1 = 429.6daN/m2

• G3 = 100daN/m2

• G4 = 300daN/m2

• Qk = 250daN/m2

• Ei28 = 11000 ∗ fc28

• h0 = 0.05m

• d = 0.267m

• h0 /d = 0.19

• b0 = 0.9m

• b = 1m
fpeg
σp = γp
= 1421.73M P a

0.85fcj
σbc = θ
γb = 26.15M P a

Ap σp
w= bdσbc
= 0.137

γb = 1.3

γp = 1.15

8.4 Calcul des longueurs de scellement et des longueurs d’éta-


blissement de la précontrainte

8.4.1 Longueur conventionnelle de scellement lsc

lsc = 75Dn = 93.75cm

Dn : le diamètre nominal de l’armature = 12.5 mm

Majdoub Abdelbasset 97 Hamza Mahdi


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8.4.2 Longueur nominale de scellement lsn

µ
lsn = [lcs + 2(40 − fcr )]
0.85
avec :
σpr 30
µ= = 1860
fprg
= 0.016
σpr : la tension des armatures avant leur détention
0.016
lsn = 0.85
[93.75 + 2(40 − 26)] = 2.14cm

8.4.3 Longueur d’établissement de la précontrainte le

q
le = 2 + d2 = 16.48cm
lsn P

Ou dp : la distance du CDG des armatures précontraintes à la fibre la plus éloignée =15.34cm

8.4.4 Longueur maximale du CDG des armatures de la précontrainte le1


Or dp = 12.66 cm on trouve
q
le1 = (1.2lsn )2 + d2P = 16.54cm

8.4.5 Longueur minimale d’établissement de la précontrainte le2

q
le2 = (0.8lsn )2 + d2P = 16.43cm

8.5 Vérification en situations provisoires

8.5.1 Phase de mise en précontrainte en usine

1ème Mise en tension de la précontrainte en usine


P P e
σ(y = V ) = Bf + fI 0 V (M P a) -2.10 Vérifiée
Pf Pf e0
σ(y = −V ) =0
B
+ I
(−V )(M P a) 14.74 Vérifiée
Pf Pf e 0
σ(y = e0 − Dn
2
− c) = B
+ I
(e0 − D2n − c)(M P a) 14.74 Vérifiée
Pf Pf e 0
σ(y = e0 + Dn
2
+ c) = B
+ I
(e0 + D2n + c)(M P a) 7.30 Vérifiée

Table 8.5 – Vérification de la phase de mise en tension de la précontrainte

Les contraintes limites pour cette phase (quelle que soit la fibre) :
(
T raction : σ¯tp = −1.5ftr = −4.95M P a
avec
compression : σ¯cp = 32 fcr = 20M P a

Majdoub Abdelbasset 98 Hamza Mahdi


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8.5.2 Phase de stockage de la dalle alvéolée en usine


La dalle alvéolée est soumise à la précontrainte Pi excentrée de e0 et à son poids propre g1 :

Figure 8.2 – Modélisation de la dalle alvéolée lors de son stockage en usine

l02
M g1 (x = l0 ) = −g1 = 2
avec g1 = γBp ∗ B = 0.006M N/m

Ici, on a les mêmes contraintes limites que la phase précédente vu que le stockage se fait à 1
jour d’âge du béton.

2ème Stockage
Pf P e
σ(y = V ) = B
+ fI 0 V + Mg (x=lI
0)
V (M P a) -2.29 Vérifiée
Pf Pf e0
0
σ(y = −V ) = B + I (−V ) + Mg (x=l0 )
I
(−V 0 )(M P a) -3.83 Vérifiée
σ(y = e0 − D2n − c) =
Pf P e
B
+ fI 0 (e0 − D2n − c)) + Mg (x=l
I
0)
(e0 − D2n − c))(M P a) 14.96 Vérifiée
σ(y = e0 + D2n + c) =
Pf P e
B
+ fI 0 (e0 + D2n + c)) + Mg (x=l
I
0)
(e0 + D2n + c))(M P a) 7.34 Vérifiée

Table 8.6 – Vérification de la phase de stockage

Les contraintes limites pour cette phase (quelle que soit la fibre) avec :
(
T raction : σ¯tp = −1.5ftr = −4.95M P a
compression : σ¯cp = 32 fcr = 16.667M P a

8.5.3 Phase du transport de la dalle vers le chantier


La dalle alvéolée est soumise à la précontrainte Pi excentrée de e0 et à son poids propre g1
affecté d’un coefficient de majoration dynamique δ pris égal forfaitairement à la plus défavorable
des valeurs 1.1 et 0.9 :

Majdoub Abdelbasset 99 Hamza Mahdi


CHAPITRE 8. ÉTUDE DE DALLE ALVÉOLÉE 2015-2016

Figure 8.3 – Modélisation de la dalle alvéolée lors de son transport au chantier

Section critique de vérification : x=l/2

L L2
M g1 (x = ) = −g1 = = −0.0629M N.m
2 8
On trouve les résultats présenté dans le tableau suivant :

3ème Transport
Cas avec 1.1 ∗ g1
Pf P e 1.1∗M
σ(y = V ) = B
+ fI 0 V + I g1 V (M P a) 1.692 Vérifiée
Pf P e 1.1∗M
σ(y = −V ) =0
B
+ fI 0 (−V ) + I g1 (−V 0 )(M P a) 9.437 Vérifiée
σ(y = e0 − D2n − c) =
Pf P e 1.1∗M
B
+ fI 0 (e0 − D2n − c)) + I g1 (e0 − D2n − c))(M P a) 9.437 Vérifiée
σ(y = e0 + D2n + c) =
Pf P e 1.1∗M
B
+ fI 0 (e0 + D2n + c)) + I g1 (e0 + D2n + c))(M P a) 7.669 Vérifiée
Cas avec 0.9 ∗ g1
Pf Pf e 0 0.9∗M
σ(y = V ) = B
+ I V + I g1 V (M P a) 0.726 Vérifiée
P P e 0.9∗M
σ(y = −V 0 ) = Bf + fI 0 (−V ) + I g1 (−V 0 )(M P a) 10.360 Vérifiée
σ(y = e0 − D2n − c) =
Pf P e 0.9∗M
B
+ fI 0 (e0 − D2n − c)) + I g1 (e0 − D2n − c))(M P a) 10.360 Vérifiée
σ(y = e0 + D2n + c) =
Pf P e 0.9∗M
B
+ fI 0 (e0 + D2n + c)) + I g1 (e0 + D2n + c))(M P a) 8.160 Vérifiée

Table 8.7 – Vérification de la phase de transport

(
T raction : σ¯tp = −1.5ftr = −4.95M P a
avec
compression : σ¯cp = 32 fcr = 16.667M P a

8.5.4 Phase de la mise en œuvre de la dalle alvéolée sur chantier à partir


de 7 jours de l’âge du béton :
La dalle alvéolée est soumise à la précontrainte Pi excentrée de e0 et à son poids propre g1 et
aux surcharges d’exploitation forfaitaires du chantier Qc .
Pour notre projet, on ne dispose pas de dalle collaborante rapportée. Soit Qc = 50daN/m2 .

Majdoub Abdelbasset 100 Hamza Mahdi


CHAPITRE 8. ÉTUDE DE DALLE ALVÉOLÉE 2015-2016

Figure 8.4 – Modélisation de la dalle alvéolée lors de sa mise en œuvre sur chantier

On vérifie cette phase sous 3 combinaisons d’action :

• Combinaison rares

• Combinaison fréquente

• Combinaison quasi-permanente

On trouve les résultats suivants calculé pour la section critique x = l/2

4ème phase : Mise en œuvre sur chantier


Pf Pf e0 (g1 +Qc b)l2
σ(y = V ) = B
+ I
V + 8I
V
(M P a) 1.84 Vérifiée
combinaison rare

0
σ(y = −V ) =
Pf Pf e 0 2

B
+ I (−V ) + (g1 +Q 8I
c b)l
(−V 0 )(M P a) 9.29 Vérifiée
P P e
σ(y = e0 − D2n − c) = Bf + fI 0 (e0 − D2n − c)) +
(g1 +Qc b)l2
8I
(e0 − D2n − c))(M P a) 9.29 Vérifiée
P P e
σ(y = e0 + D2n + c) = Bf + fI 0 (e0 + D2n + c)) +
2
(g1 +Qc b)l
8I
(e0 + D2n + c))(M P a) 10.34 Vérifiée
Pf P e b)l2
σ(y = V ) = B
+ fI 0 V + (g1 +ψ8I 1 Qc
V (M P a) 1.68 Vérifiée
0
σ(y = −V ) =
fréquente
combinaison

Pf Pf e 0 2

B
+ I (−V ) + (g1 +ψ8I 1 Qc b)l
(−V 0 )(M P a) 9.44 Vérifiée
P P e
σ(y = e0 − D2n − c) = Bf + fI 0 (e0 − D2n − c)) +
(g1 +ψ1 Qc b)l2
8I
(e0 − D2n − c))(M P a) 9.44 Vérifiée
P P e
σ(y = e0 + D2n + c) = Bf + fI 0 (e0 + D2n + c)) +
(g1 +ψ1 Qc b)l2
8I
(e0 + D2n + c))(M P a) 10.34 Vérifiée
Pf Pf e0 2
σ(y = V ) = B
+ I
V + (g1 +ψ8I
2 Qc b)l
V
(M P a) 1.62 Vérifiée
0
σ(y = −V ) =
permanente
quasi-
combinaison

Pf Pf e 0 2

B
+ I (−V ) + (g1 +ψ8I 2 Qc b)l
(−V 0 )(M P a) 9.50 Vérifiée
P P e
σ(y = e0 − D2n − c) = Bf + fI 0 (e0 − D2n − c)) +
(g1 +ψ2 Qc b)l2
8I
(e0 − D2n − c))(M P a) 9.50 Vérifiée
P P e
σ(y = e0 + D2n + c) = Bf + fI 0 (e0 + D2n + c)) +
2
(g1 +ψ2 Qc b)l
8I
(e0 + D2n + c))(M P a) 7.70 Vérifiée

Table 8.8 – Vérification de la phase de mise sur chantier

Majdoub Abdelbasset 101 Hamza Mahdi


CHAPITRE 8. ÉTUDE DE DALLE ALVÉOLÉE 2015-2016

• contraintes limites pour cette phase :

– Traction : σ¯tp = −1.5ft7 = −4.95M P a , pour les fibres n’appartenant pas à la section
d’enrobage.
σ¯tp = −0.75ft7 = −2.475M P a, pour les fibres appartenant à la section
d’enrobage.
– Compression : σ¯cp = 32 fc7 = 23.33M P a que soit la fibre.

8.5.5 Vérifications en Phases finales d’exploitation du plancher


Les charges appliquées pendant cette phase sont la précontrainte excentrée de e0 , le poids
propre de la dalle, au surcharges permanentes (g3 : cloisons légères + g4 : revêtement), et aux charges
d’exploitation Q. Les valeurs des charges agissant sur la dalle sont calculées pour la section critique
x=l/2

Majdoub Abdelbasset 102 Hamza Mahdi


CHAPITRE 8. ÉTUDE DE DALLE ALVÉOLÉE 2015-2016

Pf Pf e0 2
σ(y = V ) = B
+ I
+ (g1 +g3 +g
V 8I
4 +Qk )l
V (M P a) 8.66 Vérifiée

combinaison rare
0
σ(y = −V ) =
Pf Pf e 0 2

B
+ I (−V ) + (g1 +g3 +g 8I
4 +Qk )l
(−V 0 )(M P a) 1.34 Vérifiée
σ(y = e0 − D2n − c) =
Pf P e 2

B
+ fI 0 (e0 − D2n −c))+ (g1 +g3 +g
8I
4 +Qk )l
(e0 − D2n −c))(M P a) 1.34 Vérifiée
σ(y = e0 + D2n + c) =
Pf P e 2

B
+ fI 0 (e0 + D2n +c))+ (g1 +g3 +g
8I
4 +Qk )l
(e0 + D2n +c))(M P a) 8.94 Vérifiée
Pf Pf e0 (g1 +g3 +g4 +ψ1 Qk )l2
σ(y = V ) = B
+ I
+V 8I
V
(M P a) 7.86 Vérifiée
0
σ(y = −V ) =

fréquente
combinaison
Pf Pf e 0 2

B
+ I (−V ) + (g1 +g3 +g8I 4 +ψ1 Qk )l
(−V 0 )(M P a) 2.1 Vérifiée
P P e
σ(y = e0 − D2n − c) = Bf + fI 0 (e0 − D2n − c)) +
2
(g1 +g3 +g4 +ψ1 Qk )l
8I
(e0 − D2n − c))(M P a) 2.1 Vérifiée
P P e
σ(y = e0 + D2n + c) = Bf + fI 0 (e0 + D2n + c)) +
(g1 +g3 +g4 +ψ1 Qk )l2
8I
(e0 + D2n + c))(M P a) 8.95 Vérifiée
Pf Pf e0 )l2
σ(y = V ) = B
+ I
+ (g1 +g3 +g8I
V 4 +ψ2 Qk
V (M P a) 7.55 Vérifiée
0
σ(y = −V ) =

FPP
permanente
quasi-
combinaison
Pf Pf e 0 2

B
+ I (−V ) + (g1 +g3 +g8I 4 +ψ2 Qk )l
(−V 0 )(M P a) 2.4 Vérifiée
P P e
σ(y = e0 − D2n − c) = Bf + fI 0 (e0 − D2n − c)) +
(g1 +g3 +g4 +ψ2 Qk )l2
8I
(e0 − D2n − c))(M P a) 2.4 Vérifiée
P P e
σ(y = e0 + D2n + c) = Bf + fI 0 (e0 + D2n + c)) +
(g1 +g3 +g4 +ψ2 Qk )l2
8I
(e0 + D2n + c))(M P a) 3.57 Vérifiée
Pf P e 2
σ(y = V ) = B
+ (g1 +g8I
+ fI 0 V 3 +g4 )l
V (M P a) 5.49 Vérifiée
Pf Pf e0 (g1 +g3 +g4 )l2
0
σ(y = −V ) = B + (−V 0 )(M P a) Vérifiée

permanente
combinaison
I
)+(−V 8I
4.37
σ(y = e0 − D2n − c) =
Pf P e 2

B
+ fI 0 (e0 − D2n − c)) + (g1 +g8I
3 +g4 )l
(e0 − D2n − c))(M P a) 4.37 Vérifiée
σ(y = e0 + D2n + c) =
Pf P e 2

B
+ fI 0 (e0 + D2n + c)) + (g1 +g8I
3 +g4 )l
(e0 + D2n + c))(M P a) 4.62 Vérifiée

Table 8.9 – Vérification en phase finale d’exploitation sous les 4 combinaisons d’actions

Sachant que les contraintes limites pour chaque cas de charge sont :

Majdoub Abdelbasset 103 Hamza Mahdi


CHAPITRE 8. ÉTUDE DE DALLE ALVÉOLÉE 2015-2016

En section
Contraintes limites de traction d’enrobage Fibre sup Fibre inf CdG
Sous combinaison rare -2.625 -2.1 -3.15 -
Sous combinaison fréquente -0.525 - - -
Sous combinaison
quasi-permanente (FFP) -0.21 - - -
Sous combinaison
quasi-permanente (FP ou FFP) 0 - - -
Sous actions permanentes 0 - - -
Contraintes limites de
compression 27 27 27 27

Table 8.10 – Les contraintes limites pour les différentes combinaisons d’actions

8.6 Vérification de la flèche


Lors de la conception de notre dalle alvéolée, on doit garantir la limitation des flèches en vue
de ne pas endommager les éléments supportés. Ici, les éléments supportés se résument en des cloi-
sons légères (G3 = 100 daN/m2 ) et revêtements (G4 =300 daN/m2 ), que l’on va considérer comme
non fragiles.
Alors, dans un premier cas, on va supposer qu’on va limiter la flèche par rapport aux cloisons lé-
gères alors on aura Ga = G3 = 100daN/m2 . Ensuite, on va la limiter par rapport aux charges de
revêtements alors Ga = G4 = 300daN/m2 .

8.6.1 1er cas : Limitation de la flèche par rapport aux cloisons légères
Calcul de la flèche admissible
On a l =9.7m > 5m et les éléments supportés sont fragiles. Ainsi :
l
fadm = [0.5 + ( 1000 )] = 14.7mm
Ga = G3 = 100daN/m2 .
Dans ce cas on aura :

• Gv = 0

• Gp = G4 = 300daN/m2

• Gm in = Gm ax = G4

• Gq = ψ2 .Qk = 0.001625M N/m2

Avec

• Ga : la charge permanente vis-à-vis de laquelle on vérifie la flèche active

• Gv : les surcharges permanentes appliquées avant Ga

• Gp : les surcharges permanentes appliquées postérieurement à Ga

Majdoub Abdelbasset 104 Hamza Mahdi


CHAPITRE 8. ÉTUDE DE DALLE ALVÉOLÉE 2015-2016

• Gpmin : la somme des charges permanentes appliquées après Ga , limitée aux seules charges
dont l’existence est assurée
• Gpmax : la somme de toutes les charges permanentes envisagées, applicables après Ga
» Calcul de la flèche instantanée (fa2 ) :

5qk l4
fa2 = = 3.997mm < 14.7mm verif iee
384Ei28 I
» Calcul de la flèche active maximale vers le haut (fa1 ) :

l2 2 2 2 l2 2
fa1 = [( G1 + Gv + Ga + Gpmin ) − Fpm e] = −1.5mm
8Ev I 3 3 3 9.6 3

fa1 = −1.5mm < fadm verif iee


» de la flèche active minimale vers le bas (fa3 ) :
2 l2
fa1 = 8El v I ∗[( A3 ∗G1 + A3 ∗Gv + B3 ∗Ga +c(Gpmin +Gp )+ Q31 + ψoi ∗Q1
− G3q )∗ 9.6 − A3 ∗Fpm e]
P
i>1 3
=
7.668mm
avec : A = B = 2, C = 1

fa3 = 7.668mm < fadm verif iee

Ces numéro 1 :% aux cloisons légéres


Données
b(m) 1.2
G1(MN/m2) 0.004
Gp(MN/m2) 0.0036
Ga(MN/m2) 0.001
Gv(MN/m2) 0
Qk(MN/m2) 0.0025
Gq(MN/m2) 0.001625
Fpm(MN) 1.155618
fadm(mm) 14.7
fa2(mm) 3.997 vérifiée
fa1(mm) -1.50 vérifiée
fa3(mm) 7.688 vérifiée

8.6.2 2eme cas : Limitation de la flèche par rapport au revêtement :


Calcul de la flèche admissible
On a l =10.5m > 5m et les éléments supportés sont non fragiles. Ainsi :
l
fadm = 2[0.5 + ( 1000 )] = 29.4mm
Ga = G4 = 300daN/m2 .
Dans ce cas on aura :

Majdoub Abdelbasset 105 Hamza Mahdi


CHAPITRE 8. ÉTUDE DE DALLE ALVÉOLÉE 2015-2016

• Gv = G3

• Gp = 0

• Gm in = Gm ax = 0

• Gq = ψ2 .Qk = 0.001625M N/m2

» Calcul de la flèche instantanée (fa2 ) :

5qk l4
fa2 = = 3.997mm < 31mm verif iee
384Ei28 I
» Calcul de la flèche active maximale vers le haut (fa1 ) :

l2 2 2 2 l2 2
fa1 = [( G1 + Gv + Ga + Gpmin ) − Fpm e] = −15.89mm
8Ev I 3 3 3 9.6 3
fa1 = −15.89mm < fadm verif iee

» de la flèche active minimale vers le bas (fa3 ) :


2 l2
fa1 = 8El v I ∗[( A3 ∗G1 + A3 ∗Gv + B3 ∗Ga +c(Gpmin +Gp )+ Q31 + ψoi ∗Q1
− G3q )∗ 9.6 − A3 ∗Fpm e]
P
i>1 3
=
−14.472mm
avec : A = B = 2, C = 1

fa3 = −14.472mm < fadm verif iee

Ces numéro 1 :% aux cloisons légéres


Données
b(m) 1.2
G1(MN/m2) 0.004
Gp(MN/m2) 0
Ga(MN/m2) 0.0036
Gv(MN/m2) 0.001
Qk(MN/m2) 0.0025
Gq(MN/m2) 0.001625
Fpm(MN) 1.155618
fadm(mm) 29.4
fa2(mm) 3.997 vérifiée
fa1(mm) -15.89 vérifiée
fa3(mm) -14.472 vérifiée

Majdoub Abdelbasset 106 Hamza Mahdi


CHAPITRE 8. ÉTUDE DE DALLE ALVÉOLÉE 2015-2016

8.7 Justification des planchers à dalles alvéolées vis-à-vis de


la flexion aux ELU

8.7.1 Principe de la justification aux ELU


La justification aux ELU est indispensable puisqu’on risque toujours d’avoir un dépassement
des charges caractéristiques. Ainsi, s’exige certaines vérifications aux ELU pour éviter l’effondre-
ment des ouvrages.

Il s’agit de s’assurer que les sollicitations agissantes à l’ELU sont majorées par les sollicitations
ultimes résistantes, en respectant les hypothèses suivantes :

1. Conservation de la planéité des sections droites, ce qui implique un diagramme de déformation


de la section linéaire.

2. Le béton tendu est néglige dans la résistance de la section.

3. Adhérence parfaite acier-béton, donc pas de glissement relatif entre l’acier de précontrainte
et le béton adjacent ;

4. Un ELU est atteint lorsque le diagramme des déformations de la section est un diagramme
limite passant par un des pivots A ou B.

5. Les comportements du béton et de l’acier de précontrainte sont élasto-plastiques.

Figure 8.5 – Données nécessaires

• b0 = somme des épaisseurs minimales des nervures existant sur la largeur b de la D.A.

• h0 : épaisseur minimale de béton au-dessus d’une alvéole

• Ap : Section des armatures de précontrainte relative à la largeur b.

NB :les valeurs sont dans la partie des données du cas.

On :

Majdoub Abdelbasset 107 Hamza Mahdi


CHAPITRE 8. ÉTUDE DE DALLE ALVÉOLÉE 2015-2016

h0
( = 0.21) > (w = 0.25)
2
Donc : N = 0.208b0 dσbc + (b − b0 )h0 σbc γp − Ap σp = −0.217 < 0
¯ est calculé autour du pivot B
Donc MELU
Ainsi :

¯ = Ap σp h0 (1 − wb (b − b0 )h0
MELU )+ = 0.2699M N.m
2b0 2b0 d
Or on a : MELU = 1.35(Mg1 + Mg3 + Mg4 ) + 1.5MQk = 0.197M N.m
¯ > MELU vérifiée
Et comme MELU

8.8 Justification des planchers à dalles alvéolées vis-à-vis de


l’effort tranchant
La justification des dalles vis-à-vis de l’effort tranchant est une étape indispensable lors de la
fabrication de ces planchers parce qu’il n’y a pas des aciers passifs.
On doit obligatoirement passer par l’essai de l’effort tranchant au moins une fois.
En ce qui concerne les calculs de la vérification, ils sont calculés dans deux sections x=h/2 et x = anf .

Effort tranchant résistant Vu1

Mcr
Vu1 = + min(τrd bn d; VBA )
x
avec :

kf fcj − σb0 1 0.9d


VBA = Ap (fpeg − σpm )
fcj − σb0 γp x
Et :

0.063 q
τrd = 5 + fcj
γb
Effort tranchant résistant Vu2

i
Vu2 = τu2 bn
s
Et :
s
Cv ftj 2Fx
τu2 = 1+
γb 3Bftj
Il reste donc de comparer la valeur minimale entre Vu1 et Vu2 à celle Vsd déduite comme suit :

Vsd = G ∗ (l/2 − x)

Majdoub Abdelbasset 108 Hamza Mahdi


CHAPITRE 8. ÉTUDE DE DALLE ALVÉOLÉE 2015-2016

ou :
G = 1.35(G1 + G3 ) + 1.5Q

On trouve pour l’exemple étudié :

Vérification vis à vis effort tranchant


bn(m) 0.4 bn(m) 0.4
es(m ) 0.05 es(m ) 0.05
la(m) 0.1 la(m) 0.1
h/2(cm) 15 h/2(cm) 15
i(m4) 0.0023 i(m4) 0
s(m3) 0.05997934 s(m3) 0.05997934
la+h/2 0.25 la+h/2 0.25
gamma b 2 gamma b 2
Md(MN.m) 0.18 Md(MN.m) 0.18
Mf(MN.m) 0.048561812 Mf(MN.m) 0.048561812
Mcr(MN.m) 0.206052425 Mcr(MN.m) 0.206052425
Vu1(MN) 0.850552817 Vu1(MN) 0.040079945
Vu2(MN) 0.031722742 Vu2(MN) 0.031722742
Vsd(MN) 0.0160215 Vsd(MN) 0.0160215
τu2 2.068162122 τu2 2.068162122
τrd 0.281744565 τrd 0.281744565
VBA 0.514039389 VBA 0.514039389
σb0 (MPa) 8.877427106 σb0 (MPa) 8.877427106
σb1 (MPa) 8.884831132 σb1 (MPa) 8.884831132
Fx(MN) 1.752854509 Fx(MN) 1.752854509
Cv 0.85 Cv 0.85
a 0.75012225 a 0.042196701
b -0.03885 b -0.03885
c -0.00315 c -0.00315
∆ 0.010960863 ∆ 0.002041001
x1 -0.043888939 x1 -0.07497551
x2 0.095680497 x2 0.995663607
Kf 0.095680497 Kf 0.995663607
Vérifiée pour x=la+h/2 Vérifiée pour x=h/2

Table 8.11 – Vérification de l’effort tranchant pour x=h/2 et pour x=anf

Majdoub Abdelbasset 109 Hamza Mahdi


CHAPITRE 9

ÉTUDE D’UN POTEAU ÉLANCÉ

9.1 Introduction
On se propose d’étudier un poteau isolé carré P34 de section (1.2m*1.2m) de hauteur h=17.5 m
implanté au niveau du 2éme étage du 1 er bloc (TOUR) du bâtiment tout en explicitant les différentes
étapes de calcul.

Figure 9.1 – Emplacement du poteau

110
CHAPITRE 9. ÉTUDE D’UN POTEAU ÉLANCÉ 2015-2016

Figure 9.2 – Vu 3D en du poteau

9.2 Évaluation des charges


Charge permanente :NG = 152.3t
Charge d’exploitation : NQ = 15.6t
Effort normal à l’ELU :

NE d = 1.35G + 1.5Q = 1.35 ∗ (152.3 + 15.6)


NE d = 229t
Ona effectuer le dimensionnement par le logiciel Arche. La section d’acier donné par le calcul Arche
est :

As = 4HA20 + 4HA20 + 4HA16

9.3 Nécessité du calcul au flambement


9.3.1 Longueur efficace
l0 = 2L = 35m

9.3.2 Élancement
√ √
l0 12 35 12
λ= b
= 1.2
= 101.03

9.3.3 Excentricité à prendre en compte


etot = e0 + ei + ∆e0

[Link] Excentricité résultat des calculs RDM


HEd .e 5.46∗17.5
e0 = e + NEd
=0+ 2290
= 4.17cm

avec : e=0 ; HEd = 1.3ψ0H .H = 1.3 ∗ 0.7 ∗ 6 = 5.46KN

Majdoub Abdelbasset 111 Hamza Mahdi


CHAPITRE 9. ÉTUDE D’UN POTEAU ÉLANCÉ 2015-2016

H=1.5*4=6KN : action variable d’accompagnement avec ψ0H = 0.7 (Tableau A1.1 EN.1990)
H : Tableau 20 calcul de structure en béton armé 10.2.1

[Link] Excentricité due aux imperfections géométriques

θi = θ0 .αh .αm
avec :
1
θ0 = 200
αh = √2l = √17.5 2
= 0.478 < 23
=> αh q = 32
αm = 0.5(1 + m1 ) = 1
m :nombre d’élément verticaux continuant à l’effet totale =1
1 2
=> θi = 200 . 3 ∗ 1 = 0.0033
ei = θi ∗ L = 0.0033 ∗ 17.5 = 5.7cm

[Link] Supplément d’excentricité pour une section symétrique


(
20mm
∆e0 = max h => ∆e0 = 40mm
30
= 1200
30
= 40
=>e1 = e0 + ei + ∆e0 = 13.34cm

9.3.4 Dispense de la vérification de l’état limite de stabilité de forme


h0 = 0.83 ; ϕ(∞, t0 ) = 2.2 :d’après les abaques du coefficient du fluage
1
A= 1+0.2ϕef f
= 0.69
As .fyd
w= Ac .fcd
= 0.05
√ √
B= 1 + 2w = 1 + 2 ∗ 0.05 = 1.048
C = 1.7 − rm
e = 0 + 5.77 + 4 = 9.77cm
NEd = 2290KN
M01 = 2290 ∗ 9.77.10−2 = 223.733KN.m
M02 = 223.733 + 1.3 ∗ 0.7 ∗ 6 ∗ 17.5 = 319.32KN.m
M01
rm = M02
= 0.7 => C=1.7-0.7=1
NEd
n= Ac .fyd
:effort normal réduit => n=0.0795
20.A.B.C
λlim = √
n
= 51.29 < λ = 101.03
=> nécessité de perdre en compte les effets du 2nd ordre.

Majdoub Abdelbasset 112 Hamza Mahdi


CHAPITRE 9. ÉTUDE D’UN POTEAU ÉLANCÉ 2015-2016

9.4 Méthode de l’équilibre

9.4.1 Déformation de départ


fyd
εs1 = Es
= 0.002175
2.2
fck = 30 => εc1 = 1000

εc = εc1 car ϕef f = 0 et εc = εc1 (1 + ϕef f )

9.4.2 Contrainte d’acier comprimé


εc
Xu = d. εc +ε s1
= 0.5858
0
u −d
εs2 = εc . XX u
= 2.068
1000
fyd 1.64
εyd = Es
= 1000
< εsd => σs2 = fyd = 435M P a

9.4.3 Effort interne


Ecm.|εc1 (1+ϕef f )|
K = 1.05 γcE .fcd
avec γcE = 1.2
K = 3.161
1 εc1 (1+ϕef f )
a= k−2 εc
= 0.862
k
ψ= k−2
[1 − alog(1 + a1 )]− = 1 εc
[1
k−2 εc2 (1+ϕef f ) 2
− a + a2 log(1 + a1 )] = 0.734
Fc = ψ.bw .Xu .fcd = 10.32M N
Fs2 = As2 .σs2 = 0.72M N
−Fs1 = −As1 .σs1 = −0.72M N
Ni = Fc + Fs2 − Fs1 = 11.76M N
Next = 1.35NG + 1.5NQ = 2.29M N

9.4.4 Moment fléchissant interne


2
SG = 1 − k
[1
ψ(k−2) 2
− a + a2 log(1 + a1 )] + 1 εc
ψ(k−2) εc1 (1+ϕef f )
[ 6a −3a+2
6
− a3 log(1 + a1 )] = 0.4
Mc = Fc ( h2 − δG .Xu ) = 3.77M N.m
Ms2 = Fs2 ( h2 − d0 ) = 0.406M N.m
Ms1 = Fs1 (d − h2 ) = 0.406M N.m
Total : Mi = 4.5836M N.m

9.4.5 Excentricité interne


Mi
eint = Ni
= 0.389m

Majdoub Abdelbasset 113 Hamza Mahdi


CHAPITRE 9. ÉTUDE D’UN POTEAU ÉLANCÉ 2015-2016

9.4.6 Excentricité externe


flèche ultime :
1 εc +εs1
γ
= d
= 0.013m
l02 1
f= .
π2 r
= 0.013m
eext = e1 + f = 0.026m

9.4.7 Conclusion
L’équilibre et assuré si :
Ni = 11.76M N > Next = 2.29M N (OK)
eint = 0.389m > eext = 0.026m(OK)
=> La stabilité en flambement est assurée

9.5 Calcul par le logiciel ARCHE


Le poteau a été dimensionné en utilisant le logiciel ARCHE.

Majdoub Abdelbasset 114 Hamza Mahdi


CHAPITRE 10

ÉTUDE DE LA FONDATION

10.1 Campagne géotechnique

10.1.1 Investigations in-situ


Dans l’emprise du projet, LABOSOL-AGTS a eu à effectuer, conformément au programme de
sondages défini par le client dans ses Termes de références, la reconnaissance géotechnique qui a
consisté en l’exécution de :

• Puits Manuels : 10 sondages manuels à 1 m

• Sondages et essais pressiométriques : 4 unités à 15 m, 8 unités à 25 m, 2 unités à 30 m à l’aplomb


des immeubles

• Sondages carottés : 8 unités à 15 m, 18 unités à 25 m, 5 unités à 30 m y compris prélèvement

• Prélèvements d’échantillons remaniés (ER) et intacts (EI) pour analyse en laboratoire.

Pour un bon dispatching des sondages et une meilleur phasage des rapports à fournir, l’emprise du
projet a été divisée en 10 différents blocs.

Remarque : D’après le recollement des points des sondages géotechniques, recoupés sur le
fond topographique, on peut déduire une côte moyenne d’environ 0,00 m,NGT.

10.1.2 Essais de laboratoire


Les échantillons prélevés ont fait l’objet :

• Des essais d’identification : Granulométrie, sédimentométrie, limites d’Atterberg, poids volu-


miques, teneur en eau naturelle,. . .

• Des essais mécaniques : Essais de compressibilité à l’oedomètre .

• LA : Limites d’Atterberg / NF P 94-051

• GR : Analyse granulométrique des sols / NF P 94-056

115
CHAPITRE 10. ÉTUDE DE LA FONDATION 2015-2016

• SED : Analyse granulométrique complète par sédimentation / NF P 94-057

• VBS : Valeur au bleu de méthylène / NF P 94-068

• γ : Masse volumique / NF P 94-053

• γs : Poids Spécifique / NF P 94-054

• ω : Teneur en Eau naturelle par étuvage / NF P 94-050

• Pg : Pression de gonflement à l’œdomètre / XP P 94 090-1

• Ca CO3 : Teneur en carbonate de calcium / NF T90-036

• pH : Détermination du pH / NF ISO 10390

• SO4 : Teneur en sulfate / NF ISO 11048

Des analyses chimiques : Teneur en Sulfates (réalisée sur échantillon d’eau de la nappe)

Figure 10.1 – Plan d’implantation des sondages géotechniques

10.2 Profil géotechnique moyen du site

10.2.1 Description des sols traversés


Au vu de la coupe de sondage carotté et à l’analyse des résultats des essais pressiométriques
et au laboratoire on a rencontré, au droit du sondage carotté, les types de formations suivantes :

Majdoub Abdelbasset 116 Hamza Mahdi


CHAPITRE 10. ÉTUDE DE LA FONDATION 2015-2016

- 0.00 – 2.00 voire 3.00 m : Argiles


Avec des pressions limites variant de 1200 à plus de 2000 KPa, ce sont des argiles fermes à très
fermes par endroits, noirâtres et très plastiques. L’analyse granulométrique confirme le caractère
argileux de cet horizon avec un pourcentage de fines de plus de 50%. Les résultats des limites de
consistance révèlent un sol très plastique (IP ≥ 30%) et se présente lors de nos investigations sur
site en phase solide avec retrait, cela est confirmé par sa teneur en eau inférieur à sa limite de plasti-
cité. Suivant la norme NF P 11 – 300 nous sommes en présence d’un sol de classes A3 correspondant
aux argiles très plastiques. Ce sol est potentiellement gonflant (pressions de gonflement variant de
30 à 120kPa), par conséquent nous le déconseillons comme matériau de remblai.

- 2.00 – 30.00 m : Marnes à lits calcaires


De 2.00 m à 17.00 m, avec une teneur en carbonate de calcium de 17 à 60% et une pression limite
moyenne supérieure à 2400 KPa, il s’agit essentiellement d’une alternance de marnes beigeâtres à
jaunâtres tendres, altérées avec des franges argileuses et très plastiques à l’état humide, et de lits de
calcaires blanchâtres.

À partir de 12.00 m – 15.00 m, la couche prend une couleur verdâtre qui, par rapport aux résultats
obtenus après analyse physico chimique, ne présentent, ni à court ou à long termes, des caracté-
ristiques de sols agressifs. Les teneurs en carbonate de calcium de 30-60% confirment le caractère
marneux de la couche.

Ces marnes sont gonflantes avec des pressions de gonflement variant de 60 à 135 kPa.
Les caractéristiques mécaniques moyennes des différents horizons, relevées des essais in situ,
sont données dans le tableau suivant :

Prof (m Epaisseur
Horizon n◦ ,NGT) (m) Nature Pl* (MPa) Em (MPa) Em/Pl*
Argile noirâtre
1 -2 2 compacte 2.1 23 10.95
Marne beige âtre
à jaunâtre à lits
2 -13 11 de calcaire 2.45 60 24.49
Marne verdâtre à
3 -30 17 trace de calcaire 2.4 50 29.38

Table 10.1 – Caractéristiques mécaniques moyennes des différents horizons (essais in situ)

Majdoub Abdelbasset 117 Hamza Mahdi


CHAPITRE 10. ÉTUDE DE LA FONDATION 2015-2016

Figure 10.2 – profil géotechnique moyen du site actualisé

10.3 Piézomètre
D’après le rapport géotechnique on n’a pas constaté de arrivés d’eau jusqu’à 30 m de profon-
deur.

10.4 1ère variante : Fondation superficielle


La solution avec des fondation superficielles devrait être associer à un système de drainage
tout au tour des éléments de ce projet et ceci pour éviter le risque de gonflement des couches du sol
sous-jacentes.

Les semelles de fondations sont des ouvrages de transition entre la structure et le sol.
On se propose d’étudier la semelle isolé sous le poteau N◦ 65 rectangulaire de section (a=0.5m et
b=0.6m) La descente des charges a été calculée à la main puis vérifié à l’aide du logiciel arche .

Majdoub Abdelbasset 118 Hamza Mahdi


CHAPITRE 10. ÉTUDE DE LA FONDATION 2015-2016

Figure 10.3 – coupe type d’une semelle isolée

10.4.1 Chargement
Charge permanente :g=341 tonnes
Poids propre du poteau :Pp = 2.5 ∗ 4.5 ∗ 0.5 ∗ 0.6 = 3.375tonnes
Charge permanente totale :
On majore G par 5% pour tenir compte du poids de la semelle

G = g + Pp = (341 + 3.375) ∗ 1.05 = 361.6tonne


Charge d’exploitation : Q=75 tonnes
NEd = 1.35G + 1.5Q = 600.66 tonnes

10.4.2 Dimensionnement
[Link] Dimensionnement de la semelle
q
b Pser
B≥ .
a σRd,G

Pser = G + Q = 361.6 + 75 = 436.6tonne


Kp
σRd,G = q0 + γq
∗ P le∗ avec Kp = 1.6, P le∗ = 2.3M P a, γq = 3
σRd,G : contrainte admissible du sol =124.66t/m2
q
0.6 436.6
B≥ .
0.5 124.66
= 2.05m => B=2m
A = ab .B = 1.66m => 1.7m Hauteur utile :
d ≥ max( A−a
4
, B−a
4
)
d ≥ 3.5M => d = 0.35m
H = d + 0.05 = 0.4
L’eurocode2 propose 2 méthodes de calcules pour des armatures :

• Méthode 1 : moment au nu du poteau

Majdoub Abdelbasset 119 Hamza Mahdi


CHAPITRE 10. ÉTUDE DE LA FONDATION 2015-2016

• Méthode 2 : Règles professionnelles

Méthode 1 : moment au nu du poteau

Cette méthode consiste à calculer la semelle comme une console, la semelle est décomposée
en deux bandes latérales et une bande centrale.
Bande centrale :
Moment au nu de poteau :
A−a
M0x = σRd,G ∗ b ∗ ( A−a
2
) 2
2
(A−a)2
M0x = σRd,G ∗ b ∗ 8

Bande latérale :
(A )2
Moment à l’axe : Max = σRd,G (B − b) ∗ 2
2

Réaction d’appuis : FEd = σRd,G ∗ A(B − b)


b
Moment d’écrêtage : ∆Ma = FEd ∗ 8
= σRd,G ∗ A ∗ B(B − b)
σRd,G
Moment après écrêtage : M1 = Ma − ∆Ma = 8
∗ A(A − a)(B − b)
Moment total de calcul
NEd,x
MEdx = 8AB
(A − a)(AB − ab)
MEdx = 0.82M N.m
MEdx
µcu = Bd2x fcd
= 0.13 < 0.372
Z = d(1 − 0.4α)

α = 1.25(1 − 1 − 2µ) = 0.175
Z = 0.367m
MEdx
Asx = Zfyd
= 51.36cm2
=> Armature choisie 11HA25=53.97cm2

Direction x y
MEd (MN.m) 0.82 0.957
µ(MN.m) 0.13 0.18
α 0.175 0.25
Z 0.367 0.355
As (cm2 ) 51.36 61.97
Espacement (m) 0.15 0.17
As choisit(cm2 ) 11HA25=53.98 13HA25

Table 10.2 – ferraillage de la semelle

Majdoub Abdelbasset 120 Hamza Mahdi


CHAPITRE 10. ÉTUDE DE LA FONDATION 2015-2016

Méthode 2 : règle professionnelle


La règle professionnelle recommande un calcul par la méthode des bielles
NEd A−a 1
Asx = 8 d fyd
6∗(1.7−0.5)
Asx = 8∗0.395∗435

Asx = 52.37cm => 11HA25 = 53.98cm2


2

NEd B−b 1
Asy = 8 d fyd
6∗(2−0.6)
Asy = 8∗0.395∗435

Asy = 61.1cm => 13HA25 = 63.8cm2


2

=> Les deux méthodes donnent le même ferraillage :


• Suivant x : 11HA16=53.98cm2
• Suivant y : 13HA20=63.8cm2

10.4.3 Poinçonnement
D’après l’EC2 on doit vérifier la résistance au poinçonnement au nu du poteau et sur le contour
de contrôle établi à une distance c du nu du poteau, comprise entre 0 et 2d de périmètre u = 2a +
2b + 2πc et d’air A0 = (a + 2c)b + (b + 2c)a − ab + πc2 .

Figure 10.4 – Contours de contrôle


1
Le cisaillement résistant vaut : vRD,c = CRD,c k(100ρfck ) 3 2d
c

 q (
200mm
1+  1.71
avec : k = min d = = 1.71
 2 2
0.18 0.18
CRD,c = γc
= 1.5
= 0.12

Pourcentage d’acier moyen : ρ = ρx ρy

Asx 53.98.10−4
ρx = A.d
= 1.7∗0.395
= 0.008 
Asy 63.8.10−4
ρ = 0.008
ρy = B.d
= 2∗0.395
= 0.008 

Majdoub Abdelbasset 121 Hamza Mahdi


CHAPITRE 10. ÉTUDE DE LA FONDATION 2015-2016

VED,red VED − ∆VED


VED = =
u∗d u∗d
Contrainte de calcul :

• VEd Effort apporté par le poteau VEd = NEd


A0
• ∆VEd Réaction du sol situé à l’intérieur de la zone de contrôle ∆VEd = NEd ∗ A∗B

vEd
=> On vérifie que vRD,c
<1

c(m) u(m) A0 (m2 ) ∆VEd VEd,red vEd vRD,c vEd /vRD,c


0.1 2.82 0.55 0.968 5.032 4.51 5.91 76 OK
0.2 3.45 0.86 1.51 4.49 3.29 2.95 1.11 non
0.3 4.08 1.24 2.18 3.82 2.37 1.97 1.2 non
0.4 4.71 1.68 2.96 3.04 1.63 1.47 1.1 non

Table 10.3 – vérification de poinçonnement

Par conséquent, on augmente la hauteur de la semelle


Soit h= 80cm

Direction x y
MEd (MN.m) 0.82 0.957
µ(MN.m) 0.038 0.037
α 0.048 0.047
Z 0.779 0.78
As (cm2 ) 24.2 28.24
Espacement (m) 0.24 0.25
As choisit(cm2 ) 8HA20=25.13 9HA20=28.27

Table 10.4 – ferraillage de la semelle

Verification du poinconnement

c(m) u(m) A0 (m2 ) ∆VEd VEd,red vEd vRD,c vEd /vRD,c


0.2 3.65 0.86 1.51 4.49 1.54 5.5 0.28 OK
0.4 4.91 1.68 2.95 3.05 0.78 2.7 0.288 OK
0.6 6.17 2.75 4.84 1.16 0.23 1.8 0.12 OK
0.7 6.8 3.38 5.94 0.06 0.011 1.57 0.007 OK

Table 10.5 – vérification de poinçonnement

Majdoub Abdelbasset 122 Hamza Mahdi


CHAPITRE 10. ÉTUDE DE LA FONDATION 2015-2016

10.4.4 Disposition constructive


[Link] Longueur d’ancrage de référence
φ σsd
lbd = 4 fbd
= 35.89φ
(
φ16 => 57.42cm
lbd =
φ20 => 71.78cm

[Link] Longueur d’ancrage de calcul

lbd = α1 α2 α3 α4 α5 lbd,rqd

• α1 = 1

• α2 = 1 − 0.15( cdφ−φ )
25
(
φ16 => cd = 2
= 12.5 => α2 = 0.18 < 0.7 => α2 = 0.7
• α2 = 20
φ20 => cd = 2
= 10 => α2 = 0.4 < 0.7 => α2 = 0.7

• α3 = α4 = α5 = 1 ( pas d’armatures transversales)


(
φ16 => 40cm
• lbd = 0.7 ∗ 35.89φ
φ20 => 50cm

[Link] Crochet
B
• Lit inférieure (//A) : 50cm = 4
= 50cm => on peut avoir des crochets pour la direction
parallèle à A
A
• Lit inférieure (//b) : lbd = 50cm > 4
= 42.5cm => besoin des crochets pour la direction
parallèle à B

[Link] Attente

As = max[ 0.1∗N
fyd
Ed
; 0.002a ∗ b]
As = max[13.69; 6] = 13.79cm2

Majdoub Abdelbasset 123 Hamza Mahdi


CHAPITRE 10. ÉTUDE DE LA FONDATION 2015-2016

10.5 2ème Variante : Fondation profonde


Compte tenu de cette lithologie du terrain et du caractère réputé très gonflant des sols (ca-
ractère confirmé les essais au laboratoire), une deuxième variante se basant sur des fondations pro-
fondes pourrait être proposée.

10.5.1 Etude de la fondation


[Link] Type de fondations

Au regard des types de sols rencontrés et des constructions envisagées, nous retenons des fon-
dations profondes types micropieu et pieu.
Ces types de fondations, qui permettent de s’affranchir des zones à fort potentiel de gonflement,
sont plus adaptés et plus sécurisants au regard des caractéristiques des différentes formations ren-
contrées notamment le caractère gonflant des sols.
Comme préconisé par le rapport G2AVP, il est envisagé une option radier ancré à 3.00 m. L’option
sera étudiée dès obtention des résultats des descentes de charges. Par conséquent, dans ce rap-
port, nous allons étudier :

1. Des micro pieux forés de type II de diamètre 250 mm avec des semelles en tête sur un vide
sanitaire de 20 cm au moins permettant ainsi d’éviter tout contact entre la structure et le terrain
naturel.

2. Des pieux forés de 400 ou 600 mm.

Majdoub Abdelbasset 124 Hamza Mahdi


CHAPITRE 10. ÉTUDE DE LA FONDATION 2015-2016

Épaisseur
Couches couche (m) qsi (KN) ρs pl * (KPa) kp ρp
Argile noirâtre 2.00 0.00 1.00 2100 1.60 0.00
Marne beigeâtre à
jaunâtre à lits calcaires 11.00 155.00 1.00 2450 1.60 0.00
Marne verdâtre à trace
de calcaire 17.00 155.00 1.00 2400 1.60 0.00

Table 10.6 – Différentes caractéristiques des couches de sol

Longueur maximale Tassement


Diamètre des micropieux donnée Qp Qs QadmELS maximal
(mm) par la limite (KN) (KN) (KN) QadmELU (KN) (mm)
250 11.10 0.00 1110 555 832.5 < 3.0

Table 10.7 – Récapitulatif calcul des capacités portantes et tassements des micro-pieux

des pieux donnée Longueur Tassement


Diamètre par la contrainte des pieux Qp Qs QadmELS QadmELU maximal
(mm) du béton (m) retenue (m) (KN) (KN) (KN) (KN) (mm)
400 7.45 7.00 492.6 973.9 649.5 976.7 < 2.0
600 10.15 10.00 1108.4 2337.3 1534.4 2307.2 2˜ .0

Table 10.8 – Récapitulatif calcul des capacités portantes et tassements des pieux forés

=> A l’aide de rapport géotechnique, il est possible d’utiliser :

• De type micropieux :

– Réaliser des micropieux de 250 mm de diamètre pour une longueur de 10 m dont 1.00m
de chemisage et avec semelles de tête sur un vide sanitaire de 20 cm au moins permettant
ainsi d’éviter tout contact entre la structure et le terrain naturel.

• De type pieux forés :

– Réaliser des pieux de 400 ou 600 mm de diamètre avec des longueurs respectives de 7.00
et 10.00 m dont un chemisage sur l’épaisseur de l’argile (sur 2.00 en moyenne).

Il conviendra
– D’assurer un bon ancrage des têtes de pieux à un massif rigide ou longrines pour éviter
un désencastrement pouvant être causé par le gonflement.
– De mettre entre les semelles têtes de pieux et le sol gonflant une couche de 1,00 m de
matériaux granulaires inertes type graveleux latéritiques ou équivalents.

10.5.2 Etude de fondation sur pieux forés

Majdoub Abdelbasset 125 Hamza Mahdi


CHAPITRE 10. ÉTUDE DE LA FONDATION 2015-2016

Quasi-
Rare(SLS) Fréquente permanente Fondamental Fondamental
(KN) (SLS) (KN) (SLS) (KN) (ULS) (KN) (ULS)
poteaux G Q G+0.7Q G+0.5*Q G+0.3Q 1.35G+1.5Q 1.15G+1.5Q
P60 3410 750 3935 3785 3635 5729 5047
P65 2600 350 2845 2775 2705 4035 3515

Table 10.9 – Calcule des chargements pour les deux semelles étudiées

i. Détermination du nombre de pieux et du niveau d’ancrage

Le choix du niveau d’ancrage et de diamètre de pieux préconisés, seront définis en fonctions


des charges transmises par la structure sur la base des résultats de calcul illustrés dans l’annexe :

• Remarque 1 :

– Les choix des niveaux d’ancrage seront justifiés par la condition de Hazen :
∗ Il faux que la couche dans laquelle on ancre le pieux soit supérieur a 3 x diamètres
de pieux
– Pour le choix de groupe de pieux :
∗ Il faut vérifiée que la distance entre deux pieux consécutif soit supérieur a 3 x dia-
mètres de pieux pour éviter l’interférence entre les pieux

• Remarque 2 :
Le tableau qui résume détermination de nombre de pieux et le niveau d’ancrage sera men-
tionné dans l’annexe II.

ii. Justification des pieux vis-à-vis de la résistance des matériaux


Les calculs justificatifs des fondations sont conduits à partir d’une résistance conventionnelle du
béton, noté fc , obtenue par application de la formule suivante :

choix des pieux


diamètre de pieux niveau
Semelle Nombre de pieux choisis (m) d’ancrage(m)
S60 3 0.6 10
S65 2 0.6 10

Table 10.10 – Choix de pieux

inf (fcj ; fc28 ; fc,max )


fc =
k1 k2
avec :
fcj etfc28 désignent les résistances caractéristiques à j jours et à 28 jours. En l’absence de prescriptions
différentes du marché, les valeurs à considérer pour fc,max , k1 etk2 sont respectivement : Puisque les
pieux sont des pieux forés fc,max = 25 MPa, fc28 = 30MPa, k1 = 1.2 et k2 = 1.
En effet, k1 tient compte du mode de mise en place dans le sol, ainsi que des variations possibles des

Majdoub Abdelbasset 126 Hamza Mahdi


CHAPITRE 10. ÉTUDE DE LA FONDATION 2015-2016

Diamètre du pieu Section normale Section d’acier


(m) A (m2) (cm2)
0.6 0.28 14.13
0.4 0.125 6.28
0.25 0.049 2.4

Table 10.11 – Section d’acier pour les pieux

sections. Alors que k2 tient compte des difficultés de bétonnage liées à la géométrie de la fondation.
On trouve alors que fc = 20.83 MPa.

iv. Estimation des tassements


Le tassement d’un pieu isolé sous les charges usuelles (combinaisons quasi permanentes, ou
même rares) est en général faible et ne constitue pas un paramètre de calcul déterminant pour la
plupart des structures de génie civil.
Dans certains cas de groupes de pieux, il peut être, par contre, impératif de prévoir le tassement, et
une estimation fiable suppose, bien souvent, que l’on soit déjà en mesure d’estimer correctement le
tassement d’un pieu isolé.
Pour les pieux forés, le tassement en tête des pieux n’excède que rarement le centimètre, il est dé-
terminé par la formule suivante : s = 0, 006φ.

d. Ferraillage des pieux


En se référant aux règles DTU 13.2 (travaux de fondations profondes pour le bâtiment), on obtient
les informations suivantes :

• Les cages d’armatures des pieux sont constituées des barres longitudinales en acier disposées
suivant les génératrices d’un cylindre autour desquelles sont enroulées rigidement des cerces.

• La longueur des cages d’armature doit permettre une liaison correcte avec la structure confor-
mément aux données du projet.

• Le nombre minimal de barres est cinq et leur diamètre ne descend pas au-dessous de 12 mm.

La section totale de ces barres est au moins égale à :

• 0.5 % de la section nominale A si A < 0.5 m2

• 0.25 % de la section nominal A si A >1 m2

• 25 cm2si 0.5 m2 <A< 1 m2

Finalement, l’écartement des cerces ne devrait pas dépasser 35 cm.


Le diamètre extérieur de la cage d’armature doit être supérieur à 1.25 fois le diamètre extérieur de
la colonne de bétonnage.
Trois types de pieux seront utilisés dans ce projet de diamètre consécutif 0.25, 0.4 et 0.6
Les sections d’acier correspondantes sont données dans le tableau ci-dessous :

Majdoub Abdelbasset 127 Hamza Mahdi


CHAPITRE 10. ÉTUDE DE LA FONDATION 2015-2016

» Armatures transversales

• l’écartement doit vérifier St < 15φL mini avec un maximum de 35 cm


4
• Le diamètre des barres transversales doit vérifier φt ≥ φ
10 L
avec un minimum de 6mm

φ d’armatures longitudinales 12-14 16 20 25 32


φ d’armatures transversales 6-8 8-10 12-14 12-16 16

Table 10.12 – Le choix des armatures transversales

e. Exemple de calcul d’un pieu


On se propose d’étudier un pieu sous la semelle S60,( figure ci-dessous) :

Figure 10.5 – pieu de diamètre 1m

i. Armatures longitudinales

• Choix du diamètre :
Sur la base du tableau (10.7, 10.8, 10.11), on choisit comme fondation pour cette semelle, un
pieu de diamètre 60 cm et de profondeur 10 m.
• Ferraillage :
La section du pieu : S = πR2 = π ∗ 0.32 = 0.28m2 < 0.5m2 D’où la section minimale totale
des armatures verticales est de 0.5 % de la section nominale A donc A=14.13 cm2Soit 8 HA16
avec Ast =16.08 cm2

ii. Armatures transversales

D’après le tableau 9.9 :


4
φt ≥ 10 φL = 6.4cm et St < 15φL = 24cm
=> On choisit de mettre un helice HA 10 tout le 20 cm

Majdoub Abdelbasset 128 Hamza Mahdi


CHAPITRE 10. ÉTUDE DE LA FONDATION 2015-2016

Figure 10.6 – Ferraillage d’un pieu

10.5.3 Dimensionnement des semelles


[Link] Semelle sur deux pieux

Ce type de semelle permet de répartir sur deux pieux des charges relativement importantes et
des moments dans le plan de symétrie des pieux.
Dans le cas de notre projet, nous avons des charges relativement importantes et qui ne peuvent pas
être supportées par un seul pieu. Donc, nous avons envisagé de concevoir des semelles sur deux
pieux sous quelques poteaux.

Figure 10.7 – semelle sur deux pieux

Majdoub Abdelbasset 129 Hamza Mahdi


CHAPITRE 10. ÉTUDE DE LA FONDATION 2015-2016

On se propose de dimensionner la semelle N ◦ 65, sur deux pieux de diamètres 0.6 m et sous
un
( poteau (60 x 60) lui transmettant les charges suivantes :
A l0 ELU : N u = 403.5t
A l0 ELS : N s = 295t
Dimensionnement

• L’entraxe des pieux : e= 3 x D = 1.8 m.


• Dimensions
( en plan de la semelle :
A = e + D + 0.4m = 2.8m
B = D + 0.4m = 1m
• Hauteur utile :
0.5 ∗ (e − a2 ) ≤ d ≤ 0.7 ∗ (e − a2 )

0.6 0.6
=>0.5 ∗ (1.8 − 2
) ≤ d ≤ 0.7 ∗ (1.8 − 2
)

=> 0.75 ≤ d ≤ 1.05 donc soit d=0.95m


• Hauteur totale : h = d + enrobage = 0.96 + 0,05 = 1 m.
• Poids propre de la semelle : Pp = A x B x h x 2,5 t = 2.8 x 1 x 1 x 2,5 = 7 t.
• Charges
( avec prise en compte du poids propre :
0
A l ELU : N u = 403.5t + 1.35 ∗ 7t = 412.95t
A l0 ELS : N s = 295t + 7t = 302t
• Calcul des armatures inférieur à l’ELU :
Pu
Au = 1.1 ∗ 4∗d ∗ (e − a2 ) ∗ σ1¯s
4.035
=>Au = 1.1 ∗ 4∗0.96 ∗ (1.8 − 0.6 2
1
) ∗ 435 = 39.9cm2
Soit donc 13 HA 20 : Ath = 40.44cm2
• Calcul des armatures inférieur à l’ELS :
Ps
As = 1.1 ∗ 4∗d ∗ (e − a2 ) ∗ σ1¯s
2.95
=>As = 1.1 ∗ 4∗0.96 ∗ (1.8 − 0.6 2
1
) ∗ 200 = 63.37cm2
2
Soit donc 13 HA 25 : Ath = 63.81cm

Disposition constructives :

A’ : armature supérieure : A0 = Au
10
= 6.33cm2 => 6 HA 12 :Ath = 6.79cm2

A τ ∗A
• At = max{ inf 5
inf
, (4∗ft28 )
}
0.5∗pu 0.5∗4.04
Avec : τ = B∗d = 1∗0.96 = 2.1M P a
At = 13.87cm2 : on choisit 5 cadre 5 HA 14
At,th = 15.39cm2
A τ ∗A
• Arh = max 10 inf inf
, (4∗ft28 )
− Asup = 7.59cm2
soit 5 HA 14 : Arh,th = 7.7cm2

L’ancrage des armatures inférieures sera un ancrage total au delà du nu intérieur du pieu

Majdoub Abdelbasset 130 Hamza Mahdi


CHAPITRE 10. ÉTUDE DE LA FONDATION 2015-2016

Figure 10.8 – schéma de ferraillage de semelle sur 2 pieux

Vérifications :
On vérifie les contraintes dans les bielles de béton sous les poteaux et sur les pieux, et les
contraintes tangentielles de cisaillement.

• Bielle sous poteau :


Pu
σbc = a∗b∗sin 2θ

4.035
=>σbc = 0.6∗0.6∗sin2 (52◦ )
= 18.05M P a
=>σbc < σ¯bc = 27M P a , d’où la contrainte dans la bielle sous le poteau est vérifiée

• Bielle sur pieu :


σbd = π2 . D2Psin
u
2θ =
2
. 4.13
3.14 0.62 sin2 (52◦ )
= 11.7M P a
=>σbp < σ¯bc , d’où la contrainte dans la bielle sur les pieux est vérifiée.

• Contrainte de cisaillement :
τu = 0.5∗P
B∗d
u
= 0.5∗4.035
1∗0.96
= 2.1M P a
τ¯u = 1.5ft28 = 3.6M P a
=>τu < τ¯u , d’où la contrainte tangentielle de cisaillement est vérifiée.

[Link] Semelle sur trois pieux :

On se propose de dimensionner la semelle N° 60, sur Trois pieux de diamètres 0.6 m et sous un
poteau
( (60*60) lui transmettant les charges suivantes :
0
A l ELU : N u = 572.85t
A l0 ELS : N s = 416t

Majdoub Abdelbasset 131 Hamza Mahdi


CHAPITRE 10. ÉTUDE DE LA FONDATION 2015-2016

Figure 10.9 – semelle sur 3 pieux

Dimensionnement

• L’entraxe des pieux : e = 3 x D = 1.8 m.

• Dimensions
( en plan de la semelle :
A = e2 = e + D + 0.4m = 2.8m
B = e1 = eD + 0.4m = 2.8m
• Hauteur √ utile : √
1
3
(e ∗ 3 − a) ≤ d ≤ 0.5(e ∗ 3 − a)
√ √
=> 13 (2.8 ∗ 3 − 0.6) ≤ d ≤ 0.5(2.8 ∗ 3 − 0.6)
=> 1.42 ≤ d ≤ 2.2 donc soit d=1.56m

• Hauteur totale : h = d + enrobage = 1.56 + 0.04 = 1.6m.

• Poids propre√de la semelle : √ √


P p = 2.5 ∗ 3/4 ∗ (2.8 + 0.6 ∗ 3 + 2 ∗ 0.2 ∗ 3) ∗ 1.6 = 35.57t

• Charges
( avec prise en compte du poids propre :
0
A l ELU : N u = 572.82t + 1.35 ∗ 35.57t = 621t
A l0 ELS : N s = 416t + 35.57t = 452t
• Calcul des armatures inférieur à l’ELS :
Ps
As = 9∗d∗ σ¯s
∗ (e − a2 )
4.16 0.6
=>As = 9∗1.56∗200
∗ (2.8 − 2
)
Soit donc 8 HA 25 : As = 37.04cm2
Ath = 39.27cm2

• Calcul des armatures inférieur à l’ELU :


Pu
Au = 9∗d∗F ed
∗ (e − a2 )
5.73 0.6
=>Au = 9∗1.56∗435
∗ (2.8 − 2
) = 23.46cm2
Soit donc 8HA25 :Au = 39.26cm2

Disposition constructives :
Quadrillage de principe au centre dans chaque sens :
Arep = A5s = 7.4cm2 => soit 7 HA 12 : Arep,th = 7.9cm2

Majdoub Abdelbasset 132 Hamza Mahdi


CHAPITRE 10. ÉTUDE DE LA FONDATION 2015-2016

Il vaut mieux toujours prévoir une cerce à mi hauteur


L’ancrage des armatures inférieur sera un ancrage total au delà du nu intérieur du pieu

Figure 10.10 – schéma ferraillage de semelle sur 3 pieux

Vérifications :
On vérifie les contraintes dans les bielles de béton sous les poteaux et sur les pieux, et les
contraintes tangentielles de cisaillement.

• Bielle sous poteau à l’ELU :


Pu
σbc = a∗b∗sin 2θ

5.73
=>σbc = 0.6∗0.6∗sin2 (45◦ ,28)
= 29.4M P a
d
avec tg(θ) = e

3
= 1.01
3
−0.3∗a

=>σbc < σ¯bc = 34.5M P a ,d’où la contrainte dans la bielle sous le poteau est vérifiée
• Bielle sur pieu à l’ELU :
σbd = 3∗Bp ∗sinPu2 (45◦ ,28) + 1.35∗Go
3∗Bp
= 13.1M P a
=>σbp < σ¯bc , d’où la contrainte dans la bielle sur les pieux est vérifiée.
• Bielle sous poteau à l’ELS :
Ps
σbc = a∗b∗sin 2θ

4.16
=>σbc = 0.6∗0.6∗sin2 (45◦ ,28)
= 21.4M P a
d
avec tg(θ) = e

3
= 1.01
3
−0.3∗a

=>σbc < σ¯bc = 22.5M P a ,d’où la contrainte dans la bielle sous le poteau est vérifiée.
• Bielle sur pieu à l’ELS :
σbp = 3∗Bp ∗sinP2s (45◦ ,28) + Go
3∗Bp
= 9.5M P a
=>σbp < σ¯bc , d’où la contrainte dans la bielle sur les pieux est vérifiée.
• Contrainte de cisaillement :
Pu 5.73
τu = 3∗(0.6+1.56)∗d = 3∗(0.6+1.56)∗1.46 = 0.6M P a
0.2∗ft28
τ¯u = γd
= 4M P a
=>τu < τ¯u , d’où la contrainte tangentielle de cisaillement est vérifiée.

Majdoub Abdelbasset 133 Hamza Mahdi


CHAPITRE 11

ETUDE DU CONTREVENTEMENT

11.1 Introduction
Les contreventements prévus pour la présente structure sont :

• 4 cages d’ascenseurs

• 2 cages d’escaliers

La hauteur de l’immeuble, objet de notre étude, est de 32.5 m, Cette hauteur favorise l’amplification
des effets du vent sur la structure, De ce fait, il est recommandé voire nécessaire de faire le calcul du
contreventement. Les effets de vent sur les ouvrages se manifestent par des variations de pression
par rapport à la pression atmosphérique normale ce qui va engendrer :

• des surpressions sur les faces exposées au vent.

• des sous pressions sur faces situées à l’abri du vent.

Notre travail consiste à vérifier si les déplacements des éléments de structure sous l’action des
charges horizontaux restent dans les normes, Pour cette affaire, nous avons utilisé les règlements
NV65 pour l’évaluation des actions du vent puis on a déterminé la distribution des efforts sur les
parements.

11.2 Evaluation de l’action du vent


La direction de l’ensemble du vent en moyenne est supposée horizontale et perpendiculaires
au mur de façades, La direction du vent est aléatoire, mais on prendra la direction la plus défavorable
qui correspond au vent de direction perpendiculaire à l’une des plus grandes façades.

11.2.1 Hypothèses de calcul


• La rigidité des cloisons et des éléments non porteurs est négligée.

• La rigidité des dalles dans leur propre plan est infiniment grande.

134
CHAPITRE 11. ETUDE DU CONTREVENTEMENT 2015-2016

• La rigidité des murs et des dalles hors de leur plan est négligée.

• La construction se trouve dans la région III.

• Le site est normal.

• La hauteur exposée au vent du bâtiment est de 32.5 m

• Le nombre de niveaux est 9.

• La direction du vent est horizontale.

11.2.2 Pression dynamique


La pression dynamique agissant à une hauteur Z est définie par :

H + 18
qH = q10 ∗ 2.5 ∗
H + 60
Soit :

• qH : Pression dynamique qui agit sur la hauteur H au-dessus du sol,

• q10 : Pression dynamique de base de 10 mètres de hauteur,

Selon la carte des vents notre bâtiment sera implanté dans une région de caractéristiques identiques
à celle d’une région III site normal, alors on a : q10 = 0.75kN/m2 .

11.2.3 Force de traînée


La force de traînée T par unité de longueur est la composante de la force du vent dans la
direction parallèle à celle du vent, Pour un vent à vitesse normale on a :

Tn = Ct ∗ β ∗ δ ∗ q ∗ De

Avec :

• ct : coefficient de traînée

• β : coefficient de majoration dynamique,

• δ : coefficient de réduction tenant compte de l’effet des dimensions et variant avec H,

• q : pression du vent. q=Ks×qz

• De : la plus grande distance entre extrémités de la face au vent

Majdoub Abdelbasset 135 Hamza Mahdi


CHAPITRE 11. ETUDE DU CONTREVENTEMENT 2015-2016

Figure 11.1 – le bâtiment exposé aux vents 1 et 2

Détermination des coefficients :

• Coefficient Ks :
Ks : effet de site : ce coefficient est en fonction de la nature du site d’implantation de la
construction, Dans notre cas . - site normal - région III => ks = 1

Région
Site
I II III
Protégé 0.8 0.8 0.8
Normal 1 1 1
Exposé 1.35 1.35 1.35

Table 11.1 – Les valeurs du coefficient ks

• Coefficient Ct :
Ce coefficient est déterminé par la formule suivante : Ct = Ct0 ∗ γ0 , Le bâtiment est assimilé
à un ouvrage prismatique de section rectangulaire : ct0 = 1.3,

– Pour le vent 1 :
b 23
a
=
24
= 0.95
λa = Ha = 32.5
24
= 1.35
γ0 = 1 (à partir de l’Abaque) et par la suite Ct = 1.3

Majdoub Abdelbasset 136 Hamza Mahdi


CHAPITRE 11. ETUDE DU CONTREVENTEMENT 2015-2016

– Pour le vent 2 :
H 30.3
λb = b
= 51.02
= 1.41
γ0 = 1 (à partir de l’Abaque) et par la suite Ct = 1.3

• Coefficient β :
β = θ(1 + ξτ )à déterminer pour chaque niveau
τ : Fonction de z et ξ fonction des matériaux de construction et période de vibration T (s),
θ : Coefficient de hauteur donné par le tableau suivant :

Hauteur total H < 30m 30 < H< 60m H>60m


θ 0.70 0.70+0.01(H-30) 1.00

Table 11.2 – Le coefficient de hauteur θ

on a H=30 m donc θ=0.70+0.01 (32.5-30)=0.725


q
T = 0.08 ∗ √H ∗ H
Lx H+Lx

Lx : dimension du bâtiment parallèlement à l’action du vent,

– Pour le vent 1 : Lx = 23 m
– Pour le vent 2 : Lx = 24 m
q
32.5 32.5
T 1 = 0.08 ∗ √
23
∗ 32.5+23
= 0.42s
q
32.5 32.5
T 2 = 0.08 ∗ √
24
∗ 32.5+24
= 0.4s

Figure 11.2 – Coefficient de réponse dynamique

– Pour le vent 1 : ξ1= 0.33 et τ = 0.33


– Pour le vent 2 : ξ2= 0.3 et τ = 0.33

β1 = θ(1 + ξ ∗ τ ) = 0.725 ∗ (1 + 0.33 ∗ 0.33) = 0.8 < 1 : Pour le vent 1


β2 = θ(1 + ξ ∗ τ ) = 0.725 ∗ (1 + 0.3 ∗ 0.33) = 0.79 < 1 : Pour le vent 2
Donc on prend : β=1

Majdoub Abdelbasset 137 Hamza Mahdi


CHAPITRE 11. ETUDE DU CONTREVENTEMENT 2015-2016

• Coefficient δ :
Les coefficients de réduction δ varient en fonction de la cote H, on déduit ces coefficients de
l’Abaque des règles NV65

Figure 11.3 – Coefficient de réduction

– Pour le vent 1 : on a De =24 m et H =32.5 m, => δ= 0.785


– Pour le vent 2 : on a De =23 m et H =32.5 m, => δ= 0.790

• Pression dynamique du vent :


Tn = Ct ∗ β ∗ δ ∗ q ∗ De
H+18
On a :Ct = 1.3 ;β=1 ;δ=0.785 ;q = Ks ∗ q10 ∗ 2.5 ∗ H+60
;De =24m

Niveau Z(m) Ks β δ q(KN/m2) T n1 (KN/m)


8 ème 32.5 1 1 0.785 1.023 25.05
7 éme 29 1 1 0.785 0.99 24.24
6 éme 25.5 1 1 0.785 0.95 23.26
5 éme 22 1 1 0.785 0.91 22.28
4 éme 18.5 1 1 0.785 0.87 21.3
3 éme 15 1 1 0.785 0.825 20.2
2 éme 11.5 1 1 0.785 0.77 18.85
1 éme 8 1 1 0.785 0.71 17.39
RDC 4.5 1 1 0.785 0.65 15.9
Niveau du radier 0 0 0 0 0 0

Table 11.3 – Action du vent 1 sur une face de longueur 24 m

Majdoub Abdelbasset 138 Hamza Mahdi


CHAPITRE 11. ETUDE DU CONTREVENTEMENT 2015-2016

Niveau Z(m) Ks β δ q(KN/m2) T n2 (KN/m)


8 ème 32.5 1 1 0.79 1.023 24.16
7 éme 29 1 1 0.79 0.99 23.38
6 éme 25.5 1 1 0.79 0.95 22.43
5 éme 22 1 1 0.79 0.91 21.49
4 éme 18.5 1 1 0.79 0.87 20.55
3 éme 15 1 1 0.79 0.825 19.48
2 éme 11.5 1 1 0.79 0.77 18.18
1 éme 8 1 1 0.79 0.71 16.77
RDC 4.5 1 1 0.79 0.65 15.35
Niveau du radier 0 0 0 0.79 0 0

Table 11.4 – Action du vent 2 sur une face de longueur 23 m

11.3 Détermination des sollicitations d’ensemble sur le re-


fend
Pour un niveau donné, l’effort tranchant est calculé à partir de l’effort de renversement T le
moment fléchissant à ce même niveau est déterminé à partir de la valeur de l’effort tranchant et celle
du moment du niveau en dessus.
L’effort tranchant est donné par : H(Z) = ZH T (Z).dZ On peut supposer que :
R

Tn + Tn+1
Hn = ∗ ∆Z + Hn+1
2
RH
On définira le moment extérieur par :m(z) = z (z).dz On peut ainsi supposer que le moment
fléchissant est donné par :
Hn +Hn+1
Mn = 2
∗ ∆Z + Mn+1
Le tableau suivant présente les sollicitations extérieures d’ensemble dans chaque niveau.

Majdoub Abdelbasset 139 Hamza Mahdi


CHAPITRE 11. ETUDE DU CONTREVENTEMENT 2015-2016

Vent 1 Vent 2
T n1 T n2
Niveau Z(m) (KN/m) Hn1 (KN) M n1 (KN.m) (KN/m) Hn2 (KN) M n2 (KN.m)
8 ème 32.5 25.05 0 0 24.16 0 0
7 éme 29 24.24 86.25 150.95 23.38 83.19 145.59
6 éme 25.5 23.26 169.38 598.32 22.43 163.36 577.06
5 éme 22 22.28 249.07 1330.62 21.49 240.22 1284.34
4 éme 18.5 21.3 325.34 2335.86 20.55 313.79 2252.86
3 éme 15 20.2 397.96 3601.65 19.48 383.84 3472.72
2 éme 11.5 18.85 466.3 5114.13 18.18 449.75 4932.52
1 éme 8 17.39 529.72 6857.18 16.77 510.91 6613.68
RDC 4.5 15.9 587.98 8813.17 15.35 567.12 8500.24
Niveau 0 0 0 623.75 11539.58 0 601.66 11130

Table 11.5 – Action du vent 1 et 2 sur les deux faces

Figure 11.4 – Diagramme des sollicitations extérieur pour le vent 1

Majdoub Abdelbasset 140 Hamza Mahdi


CHAPITRE 11. ETUDE DU CONTREVENTEMENT 2015-2016

Figure 11.5 – Diagramme des sollicitations extérieur pour le vent 2

11.4 Distribution des sollicitations d’ensemble sur les refends

11.4.1 Détermination des caractéristiques des voiles

Figure 11.6 – système de contreventement

Chaque voile i est défini par :

Majdoub Abdelbasset 141 Hamza Mahdi


CHAPITRE 11. ETUDE DU CONTREVENTEMENT 2015-2016

• son centre de gravité Gi caractérisé par (XGi , YGi )

• son centre de torsion Oi Gi caractérisé par (Xci,Yci)

• ses axes principaux d’inertie par rapport à son centre de gravité Gi : Oi x0i etOi yi0

• ses moments d’inerties principaux : I 0 xi = y 02 dS et I 0 yi = x02 dS par rapport à Gi


R R

• L’orientation θi avec le repère général (θi = angle de l’axe principal de l’inertie la plus grande
avec l’axe Oyi )

• IX et IY les inerties suivants les axes principale

• Ix0 et Iy0 les inerties par rapport au centre de gravité

Les différents résultats sont assemblés dans le tableau suivant :

Voile V1 V2 V3 V4 V5 V6 V7 V8 V9 V10 V11 V12 V13 V14


Longueur (m) 5.63 4.63 4.63 4.18 2.85 5.16 2.85 2.85 2.9 2.9 2.9 11.4 5.94 6.3
Largeur (m) 0,25 0,25 0,25 0,25 0,25 0,25 0,25 0,25 0,25 0,25 0,25 0,25 0,25 0.25
Angle θ (degré) 90 0 0 90 90 0 90 90 0 0 0 90 0 90
Aire (m2) 1.4 1.15 1.15 1.04 0.71 5.16 0.71 0.71 0.72 0.72 0.72 2.85 1.48 1.57
Abscisse de
centre de 2.815 0 0 2.09 1.425 0 1.425 1.425 0 0 0 5.7 0 3.15
gravité (m)
Ordonné
de centre
0 2.31 2.31 0 0 2.58 0 0 1.45 1.45 1.45 0 2.97 0
de gravité
(m)
Inertie I1 3.71 2.06 2.06 1.52 0.48 2.86 0.48 0.48 0.5 0.5 0.5 30.86 4.36 5.2
Principale I2 0.007 0,006 0.006 0,005 0.004 0.006 0.004 0.004 0.004 0.004 0.004 0.015 0.008 0.008
I 3.71 2.06 2.06 1.52 0.48 2.86 0.48 0.48 0.5 0.5 0.5 30.86 4.36 5.2
Inertie % XG
G (m4 ) IY G 0.007 0,006 0.006 0,005 0.004 0.006 0.004 0.004 0.004 0.004 0.004 0.015 0.008 0.008
IXY 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

Table 11.6 – caractéristiques des voiles

11.5 Détermination de l’action des translations sur les voiles

11.5.1 Hypothèses de calcul


Dans le but d’éviter des calculs complexes, on suppose que les voiles sont de sections constantes
sur toute la hauteur du bâtiment (inertie constante), ou au moins que les inerties varient toutes dans
les mêmes proportions et aux mêmes niveaux.

On suppose aussi que les planchers sont infiniment rigides dans leur plan, que les voiles ont
les mêmes conditions d’encastrement en pied et même module d’élasticité et que la répartition de
l’effort H sera faite au prorata des rigidités (inerties).

Majdoub Abdelbasset 142 Hamza Mahdi


CHAPITRE 11. ETUDE DU CONTREVENTEMENT 2015-2016

11.5.2 Action d’une translation sur un voile


[Link] Calcule de P et Q

Pour toute translation unitaire du voile n◦ i parallèlement à Ox, on obtient deux forces de
rappel :

• l’une parallèle à Ox et proportionnelle à l’inertie Iyi par rapport à OiYi

• l’autre perpendiculaire à Ox et proportionnelle à l’inertie composée Ixyi

De la même manière, pour toute translation unitaire du voile n◦ i parallèlement à Oy, on obtient deux
forces de rappel :

• l’une parallèle à Oy et proportionnelle à l’inertie Ixi par rapport à OiXi

• l’autre perpendiculaire à Oy et proportionnelle à l’inertie composée Ixy

Les composantes de ces deux forces s’écrivent comme suit :


X X
P = Iyii + Ixyij

X X
Q=P = Ixyii + xij
i et j représentent les vecteurs unitaires du repère Oxy
Les inerties Ixi, Iyi et Ixi sont obtenues à partir des inerties principales I’xi et I’yi à partir des équa-
tions suivantes :

• Ixi=I’ xi cos2 θi+I’ y isin2 θi

• Iyi=I’ xi sin2 θi+I’ yi cos2 θi

• Ixyi=(I’ xi-I’ yi) sinθi cosθi

Avec θi= (Oix’i,Oixi) (angle défini précédemment)


On peut décomposer les forces P et Q dans le repère (Oxy) comme suit :

Vecteur P (m4 ) Q (m4 )


Composantes
P P
suivant Ox Px= Iyi 0.085 Qx= Ixyi 0
Composantes
P P
suivant Oy Py= Ixyi 0 Qy= Ixi 55.57

Table 11.7 – Expressions des forces P et Q

Majdoub Abdelbasset 143 Hamza Mahdi


CHAPITRE 11. ETUDE DU CONTREVENTEMENT 2015-2016

[Link] Calcule de MP et MQ

Le point d’intersection des résultantes définit le centre de torsion, car tout effort extérieur H
(décomposable en deux forces suivant Ox et Oy), passant par C, provoque une translation ayant deux
composantes parallèle à Ox et à Oy et entrainent par la suite des réactions de la structure passant
par en ce point, donc sans moment de rotation autour en ce point.

On peut tout de même déterminer le moment autour du point O. On définit le moment par
rapport à O (positif sens trigo) :
X
MP = (Ixyixoi − Iyiyo)

X
MQ = (Ixixoi − Ixyiyoi)

Vecteur MP (m5 ) MQ (m5 )


Composantes
suivant Ox 0 522.8
Composantes
suivant Oy - 1.32 0

Table 11.8 – Expressions des moments MP et MQ

[Link] Détermination de centre de torsion

On peut donc déterminer les coordonnées du centre de torsion comme suit :

P Q
Mp −M p MQ −M Q
xp = Py
; yp = Px
xQ = Qy
; yQ = Qx
yP −yQ xP −xQ
xC = yP yQ
− xQ
yC = xP
− xQ
xP yP yQ

Table 11.9 – Coordonnées de P et Q

Majdoub Abdelbasset 144 Hamza Mahdi


CHAPITRE 11. ETUDE DU CONTREVENTEMENT 2015-2016

Valeur
4
P x(m ) 0.085
P y(m4 ) 0
Qx(m4 ) 0
Qy(m4 ) 55.57
Mp (KN.m) -1.32
MQ (KN.m) 522.8
Xp(m) ∞
Y p(m) 15.52
xQ (m) 9.40
YQ (m) ∞
Xc (m) 9.40
Yc (m) 15.52

Table 11.10 – Détermination Coordonnées du centre de torsion

Figure 11.7 – position de centre de torsion

[Link] Efforts finaux dans les voiles

Les deux vents V1 et V2 appliqués sur le bâtiment ont une direction soit perpendiculaire soit
parallèle à l’axe (X-X). Donc pour chaque vent on a un seul composant H. le tableau suivant illustre
les résultats trouvés : Avec ex et ey sont les excentricités que font les résultantes des vents par rapport
au centre de torsion

Majdoub Abdelbasset 145 Hamza Mahdi


CHAPITRE 11. ETUDE DU CONTREVENTEMENT 2015-2016

Vent H(KN) ex (m) ey (m) Hx (KN) Hy (KN) Mx (KN.m) My (KN.m)


V1 623.75 0 -2.99 0 623.75 0 -1865.01
V2 601.66 3.25 0 601.66 0 1955.39 0

Table 11.11 – Sollicitations dans les voiles

• Les forces dans les refends dues à une translation sous l’effet de H :
FX = PHIXY i (IY i ∗ cos(φi ) − IXY i ∗ sin(φi )) + PHIYXi (IXY i ∗ cos(φi ) − IXi ∗ sin(φi ))

FY i = PHIYXi (IXi ∗ cos(φi ) + IXY i ∗ sin(φi )) + PHIXY i (IXY i ∗ cos(φi ) + IY i ∗ sin(φi ))

Avec : φi = θi + δi
P 0 0 )∗sin(2∗θ )
(I −Iyi i
δi = − 21 ∗ arctg( P xi
0 0 )
(Ixi −Iyi )∗cos(2∗θi )

=> Le tableau 10.12 ci-dessous présente tout les détailles de calcule pour le vent 1 et pour le vent 2

Voile V1 V2 V3 V4 V5 V6 V7 V8 V9 V10 V11 V12 V13 V14


Ixi (m4 ) 3.71 2.06 2.06 1.52 0.48 2.86 0.48 0.48 0.5 0.5 0.5 30.86 4.36 5.2
Iyi (m4 ) 0.007 0.006 0.006 0,005 0.004 0.006 0.004 0.004 0.004 0.004 0.004 0.015 0.008 0.008
FX1 - - - - - - -
(KN) 41.62 0 0 17.05 5.38 0 5.38 5.38 0 0 0 346.25 0 58.34
Vent 1
FX2
(KN) 0 23.11 23.11 0 0 32.09 0 0 5.61 5.61 5.61 0 48.91 0
FX1
(KN) 0 42.74 42.74 0 0 42.74 0 0 28.31 28.31 28.31 0 56.62 0
Vent 2
FX2
(KN) 49.54 0 0 35.39 28.31 0 28.31 28.31 0 0 0 106.17 0 56.62

Table 11.12 – les forces dans les voiles

[Link] Détermination de l’action des rotations sur les voiles

i) Détermination de la distance de C à OiXi


rxi = (xc − xoi ) ∗ sin(θi ) + (yc − yoi ) ∗ cos(θi )
ryi = (xc − xoi ) ∗ cos(θi ) + (yc − yoi ) ∗ sin(θi )
=>Le tableau 11.13 ci-dessous résume tout les détailles de calcul

Majdoub Abdelbasset 146 Hamza Mahdi


CHAPITRE 11. ETUDE DU CONTREVENTEMENT 2015-2016

Voile V1 V2 V3 V4 V5 V6 V7 V8 V9 V10 V11 V12 V13 V14


xoi
(m) 20.76 23.22 17.94 21.48 22.14 23.22 22.145 22.145 11.79 9.47 6.86 6.29 0.59 3.74
yoi
(m) 2.08 4.39 4.39 6.71 8.39 10.97 10.85 13.33 24.56 24.56 24.56 25.67 23.03 20.06
rxi - - - - - - - - -
(m) 11.36 11.13 11.39 12.08 12.7 4.55 12.7 12.7 9.04 9.04 9.04 3.11 7.51 5.66
ryi - - - - - - -
(m) 13.44 13.82 8.54 8.81 7.13 13.82 4.67 2.19 2.39 0.07 2.54 10.15 8.81 4.54

Table 11.13 – distance de C à OiXi

ii) Détermination de la rigidité à la torsion J


2 0 2 0
∗ Iyi ∗ Ixi
P
j= (rxi + ryi )
=> j=5552.52 m6

iii) Efforts due à la torsion dans les voiles


0
M ∗rxi ∗Iyi
Rxi = J
0
M ∗ryi ∗Ixi
Ryi = J

=> Le tableau 11.14 ci-dessous résume tout les détailles de calcul

Voile V1 V2 V3 V4 V5 V6 V7 V8 V9 V10 V11 V12 V13 V14


Rxi
(KN) 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Vent 1
Ryi 0.
(KN) 0.026 0.023 0.022 0.02 017 0.009 0.017 0.017 0.012 0.012 0.012 0.015 0.02 0.015
Rxi
(KN) 17.55 10.02 6.19 4.71 1.2 13.91 0.78 0.37 0.42 0.01 0.44 110.3 13.52 10.15
Vent 2
Ryi
(KN) 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

Table 11.14 – Efforts due à la torsion dans les voiles

[Link] Détermination des efforts finale dans les voiles

Hx0 = Fxi + Rxi


Hy0 = Fyi + Ryi
=> Le tableau 11.15 ci-dessous résume tout les détailles de calcul

Majdoub Abdelbasset 147 Hamza Mahdi


CHAPITRE 11. ETUDE DU CONTREVENTEMENT 2015-2016

Voile V1 V2 V3 V4 V5 V6 V7 V8 V9 V10 V11 V12 V13 V14


Hx0 - - - - - - -
(KN) 41.62 0 0 17.05 5.38 0 5.38 5.38 0 0 0 346.25 0 58.34
Vent 1 0
Hy
(KN) 0.026 23.13 23.13 0.02 0.017 32.099 0.017 0.017 5.62 5.62 5.6 0.015 18.93 0.015
Hx0
(KN) 17.55 52.76 48.93 4.71 1.2 56.65 0.078 0.037 28.73 28.32 28.75 110.3 70.14 10.15
Vent 2
Hy0
(KN) 49.54 0 0 35.39 28.31 0 28.31 28.31 0 0 0 106.17 0 56.62

Table 11.15 – efforts finale dans les voiles

11.6 Calcul du déplacement maximal dû à l’effet du vent


Les déplacements des différents éléments de la structure ne doivent pas excéder une valeur
relative de 1/250 de la hauteur du bâtiment. Il est de même que pour le déplacement relatif entre les
dalles de deux niveaux consécutifs.
Dans notre cas H= 32.5m. Donc les déplacements doivent être inférieurs à 13 cm On a un voile
console sans ouverture, pour calculer la flèche due à l’effet du vent à la cote Z on utilise la formule
suivante :
P H ∗ z3 H 2 ∗ z2 z4
f =− [ − − ]
EI 6 4 24
Comme étant la flèche maximale est au niveau du point la plus haute du bâtiment, donc on calcul f
à z=H.
Avec :

• I : moment d’inertie du voile


• E : module du Young du béton armé

1. Vent 1
H1 = 0.623MN
I=2*2.06+2.86+3*0.5+4.36=12.84m4
H 0.623
P = 32.5
= 32.5
= 0.01916 MN/m
−0.01916 32.54 32.54 32.54
f= ∗[ − − ]
30000 ∗ 12.84 6 4 4
f=0.0069m=0.69cm < 12cm
=> Le système choisi est suffisant pour assurer le contreventement de notre bâtiment vis-à-vis
du vent 1.
2. Vent 2
H2 = 0.601MN
I=3.71+1.52+3*0.48+30.86+5.2=40.73m4
H 0.601
P = 32.5
= 32.5
= 0.01849 MN/m
−0.01849 32.54 32.54 32.54
f= ∗[ − − ]
30000 ∗ 40.73 6 4 4

Majdoub Abdelbasset 148 Hamza Mahdi


CHAPITRE 11. ETUDE DU CONTREVENTEMENT 2015-2016

f=0.0021m=0.21cm < 12cm


=>Le système choisi est suffisant pour assurer le contreventement vis-à-vis du vent 2.

11.7 Dimensionnement des voiles

11.7.1 Détermination des efforts verticaux

Voile G (t) Q (t)


Voile 1 20.6 3.9
Voile 2 1.2 0.1
Voile 3 2.1 0.5
Voile 4 2.6 0.6
Voile 5 0.3 0
Voile 6 5.1 0.1
Voile 7 2.4 0.6
Voile 8 16.7 4.5
Voile 9 18.1 4.6
Voile 10 14.3 3.8
Voile 11 3.2 0.4
Voile 12 3.6 0.3
Voile 13 4.5 0.5
Voile 14 12.4 2.5

Table 11.16 – Les charges dans chaque voile d’après ARCHE

11.7.2 Dimensionnement des refends


[Link] Contraintes limites ultimes

Le tableau ci-dessous résume tout les calculs détaillé des contraintes limites dans le cas du
béton armé et non armé.

Majdoub Abdelbasset 149 Hamza Mahdi


CHAPITRE 11. ETUDE DU CONTREVENTEMENT 2015-2016

Béton non armé Béton armé


Longueur de flambement
lf(m) 0.8 x L = 3.6 m 0.85 x L = 3.825 m
√ √
l 12 l 12
Elancement λ λ = f a = 49.88 λ = f a = 53
0.85
Coefficient α α = 1+0.2( λ 2 = 0.6
)
α = 0.6( 50
λ
)2 = 0.53
35

d =1 m . Br = d x (a - 0.02) = d =1 m . Br = d x (a - 0.02) =
2
Aire réduite Br (m / m) 0.23 0.23
Acier minimal à priori Amin
(cm2 /m) 0 0.001 x a = 2.5 cm2 /m
Charge limite ultime par Nulim =
mètre Nulimn (MN/m) Nulim = α(λ) B0.9γ
r fc28
b
= 3.06 α(λ)[ 0.9γb + A γfec ] = 2.76
Br fc28

Nulim Nulim
Contrainte limite σlim (MPa) σlim = a
= 12.24 σlim = a
= 11.06

Table 11.17 – détermination des contraintes limites

[Link] Combinaisons de charges

Comb 1 1.35G+1,5Q
Comb 2 1.35G+1.5Q+1.2W
Comb 3 1.35G+Q+1.8W
Comb 4 G+1.8W
Comb 5 G-1.8W

Table 11.18 – Les combinaisons de charges

Majdoub Abdelbasset 150 Hamza Mahdi


CHAPITRE 11. ETUDE DU CONTREVENTEMENT 2015-2016

Nu Comb 1 Nu Comb 2 Nu Comb 3 Nu Comb 4 Nu Comb


Voile (t/m) (t/m) (t/m) (t/m) 5(t/m)
Voile 1 33.66 108.06 143.31 132.2 -91
Voile 2 1.77 76.17 113.32 112.8 -110.4
Voile 3 3.58 77.98 114.93 113.7 -109.5
Voile 4 4.41 78.81 115.71 114.2 -109
Voile 5 0.4 74.8 112 119.6 -111.3
Voile 6 7.03 81.43 118.58 116.7 -106.5
Voile 7 4.14 78.54 115.44 114 -109.2
Voile 8 29.29 103.69 138.64 128.3 -94.9
Voile 9 31.33 105.73 140.63 129.7 -93.5
Voile 10 25 99.4 134.7 125.9 -97.3
Voile 11 4.92 79.32 116.32 114.8 -108.4
Voile 12 5.31 79.71 116.76 115.2 -108
Voile 13 6.82 81.22 118.17 116.6 -107.1
Voile 14 20.49 94.89 130.84 124 -99.2

Table 11.19 – Les efforts normaux dans les voiles en différentes combinaisons

[Link] Les contraintes extrêmes


Nu Mu ∗V 0
σc = A
+ I
Nu Mu ∗V 0
σt = A
+I
H
Avec : Mu = Hn ∗ 2 ; Hn :l’effort due au vent et H : Hauteur de l’étage

[Link] Calcul de voile V 1 :

Pour le voile 3 on a : A = 1.40 m2 . v = v’= 2.81 m. I = 3.71 m4


Mu = 623 ∗ 10−3 ∗ 4.5
2
= 1.4M N.m
Nucomb Mu ∗V 0 Nucomb 1.4∗2.81
σc = A
+ I
= 1.4
+ 3.71
Nucomb Mu ∗V 0 Nucomb 1.4∗2.81
σt = A
+ I
= 1.4
+ 3.71

Combinaison σc (Mpa) σt (MPa)


Combinaison 1 1.3 -0.81
Combinaison 2 1.8 -0.28
Combinaison 3 2.08 -0.03
Combinaison 4 2 -0.11
Combinaison 5 0.4 -1.7

Table 11.20 – Valeur des contraintes à la traction et à la compression

i) Dimensionnement à la compression

Majdoub Abdelbasset 151 Hamza Mahdi


CHAPITRE 11. ETUDE DU CONTREVENTEMENT 2015-2016

Comb 3 => σcmax = 2.08MPa (contrainte la plus défavorable).


Acal = max{0, γfec ( a+σαlim − Br fc28
0.9γb
} = 2.43cm2 /m
1 400 3σcmax
Amin = d ∗ a ∗ max{ 1000 ; 0.0015 ∗ fe
( σlim − 1)} = 2.5cm2 /m
Asc = max{Acal , Amin } = 2.5cm2 /m=> 2 lits 4HA10/m=3.14cm2 /m

ii) Dimensionnement à la traction


Combinaison 5=> σt = -1.7 MPa (contrainte la plus défavorable) < 0
σt ∗a∗γs
Atmoy = fe
= 9.77cm2 /m=> 2 lits 3HA10/10=2.36cm2

iii) Aciers Horizontaux


2 2
Ah = 3
∗ Asc = 3
∗ 2.5 = 1.66cm2 /m soit 2 lits 3HA10/10=2.36cm2

iv) Aciers transversaux


L’acier transversal est l’acier perpendiculaire au parement, seuls les aciers verticaux (de diamètre φl )
pris en compte dans le calcul de Nulim sont à maintenir par les armatures transversales (de diamètre
φt )

Nombre d’armatures
transversales Diamètre φt (mm)
φl ≤ 12mm 4 épingles/m2de voile 6 mm
Reprendre toutes les
12mm ≤ φl ≤ 20mm barres verticales 6 mm
φl ≥ 20mm Espacement ≤ 15φl 8 mm

Table 11.21 – Ferraillage des voiles

Donc on utilise des épingles de diamètre φt = 6 mm ,4 épingle/m2de voile.


Le ferraillage du voile 3 est présenté dans la figure ci-dessous :

Majdoub Abdelbasset 152 Hamza Mahdi


CHAPITRE 11. ETUDE DU CONTREVENTEMENT 2015-2016

Figure 11.8 – ferraillage du voile 1

Majdoub Abdelbasset 153 Hamza Mahdi


CONCLUSION

En guise de conclusion, nous avons modélisé et dimensionné la superstructure et les fondations


en béton armé d’un bâtiment du siège du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche
en Sénégal.

Une structure poutre poteau– dalles pleines et dalles alvéolée a été retenue pour l’ossature
du bâtiment. Vue les caractéristiques mécaniques du sol d’assise, nous avons opté pour la solution
fondations profondes avec des semelles isolées et des semelles filantes.

La modélisation et le dimensionnement de la structure ont été menés principalement à l’aide du


logiciel ARCHE. Cependant, certains éléments de la structure, comme la dalle pleine, poutre, poutre
voile, poteau, semelle isolée et escalier, ont été dimensionnés manuellement selon l’Eurocode2. En-
fin, le dimensionnement de la semelle a été réalisé en se basant sur les résultats de la descente de
charges fournis par le logiciel ARCHE.

En complément du cursus de formation et des stages, cette période de projet de fin d’études
nous’ a permis d’exercer le métier d’ingénieur structures et nous a été profitables pour plusieurs
aspects. Ce projet fut une expérience très enrichissante puisqu’il a permis d’approfondir les bases
de calculs des structures en béton armé acquises lors de mon cursus à l’ENIG, de bien maitriser les
logiciels ARCHE et AUTOCAD et d’apprendre la norme la plus répandue actuellement en Europe
qui est l’Eurocode.

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BIBLIOGRAPHIE

Livre
Pratique de l’eurocode2, Jean ROUX

Maitrise de l’euro code 2, Jean ROUX

Calcul des structures en béton, Jean-Marie PAILLE

Conception et calcul des structures de bâtiment : tome 7, pratique de l’euro code2,


Henry Thonier

Le projet de béton armé, pratique de l’euro code2, Henry THONIER

Norme
Euro code 2 : NF-EN-1992-1-1

Euro code 2 :NF-EN-1992-1-2

Annexe nationale français : NF-EN-1992-NA

Association technique pour le développement de l’emploi du treillis soudé : ADETS

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