Decision Et Outils D'analyse Strategique
Decision Et Outils D'analyse Strategique
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PARTIE 1 : la décision dans l'entreprise :
Introduction
La décision est essentielle pour le maintien en vie et le développement de toute entreprise car la
décision est un préalable à toute action.
En effet toute entreprise a besoin de réagir aux évènements non attendus qui surviennent tant à
l’intérieur de l’entreprise que dans son environnement. L’entreprise doit donc à tout moment faire
des choix, élaborer des plans d’actions des conduites qu’elle doit suivre.
Donc l’entreprise tout au Lang de son existence prend des décisions plus au moins importantes.
Selon MINTZBERG, « prendre une décision c’est mettre en œuvre un processus qui aboutira à un
choix. »
a) Les décisions stratégiques : sont des décisions irréversibles et plus importantes et sont
prises par la direction générale de l’entreprise(le sommet stratégique). Elles ont une
implication à Long terme et engagent l’avenir de l’entreprise et engagent des ressources
importantes. Ex : lancement d’un nouveau produit – fusion avec une entreprise –
abandonnement d’un produit…
b) Les décisions tactiques/ organisationnelles : sont des décisions qui concernent le
moyen terme et touchent la gestion des ressources sont prises par les directions
fonctionnelles (direction de comptabilité – direction de ressources humaines – direction de
production de distribution…) ex : acquisition du matériel de production – recrutement d’un
cadre dirigeant….
c) Les décisions opérationnelles : concernent l’exploitation courante de l’entreprise et
sont des décisions répétitives et comporte un risque mineur. Elles ont un effet à court
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terme et prises par les personnels d’encadrement et les managers. Ex : accorder une remise
à un client – achat de fournitures de bureau – organisation des horaires de travail…
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Généralement on rajoute une 4ème étape pour le contrôle de la mise en œuvre de la
décision et l’exercice éventuel d’actions correctives ou complémentaires ainsi que
l’évaluation des résultats de la solution choisis
On peut schématiser le modèle IMC comme suit :
Analyser le
I : Intelligence problème, les
enjeux et les
Identification du problème contraintes
Conception des
solutions, le décideur
doit formuler et
M- MODELISATION
évaluer les solutions
Recherche et évaluation des
solutions
Le décideur choisis
parmi les solutions
C- CHOIX proposées la solution
qu’il voit adéquate
Prise de décision
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Style consultatif : le dirigeant ne prend pas des décisions sans consulter ses
subordonnées, le travail d’équipe est réellement présent.
Style participatif : les collaborateurs sont systématiquement organisés en groupe
de travail et participent à toute prise de décision. La décision est totalement
décentralisée.
b) La taille de l’entreprise : plus la taille de l’entreprise est grande plus le processus est
centralisé et peu d’initiative
c) La nature des décisions : plus la décision est lourde en conséquences plus le processus est
long, de même certaines décisions sont répétitives alors le processus est plus rapide voire
automatique.
d) L’environnement :
- plus l’environnement est stable plus l’information est disponible, donc la décision est
facile à prendre.
- plus l’environnement n’est turbulent ou multidimensionnel, la prise de décision devient
difficile.
e) La culture de l’entreprise : l’historique de la manière de prise de décision.
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PARTIE 2 : l'analyse stratégique
I. Définition :
L'analyse stratégique d'une entreprise doit permettre de comprendre le secteur dans lequel elle
évolue, de déterminer la qualité de la Position qu'elle y occupe, l'adéquation de son système de
production, de son réseau de distribution et de son actionnariat avec sa stratégie
Ainsi, un produit ou un service entre dans une phase de forte croissance après une phase de gestation et
d’introduction au cours de laquelle la demande est stagnante ou en faible croissance. Cela a été le cas
des ordinateurs personnels.
Dans le même sens, le déclin de la demande peut s’expliquer par un vieillissement du produit ou du
service et son remplacement par des produits et services plus évolués et mieux adaptés. Le téléphone
classique avec fil est un bel exemple d’un produit qui est entré dans une phase de maturité très avancée
ou en déclin.
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Il se décompose théoriquement en quatre étapes :
b. la matrice SWOT :
Parmi les outils d'analyse stratégique, le SWOT est sans nul doute le plus connu et le plus utilisé.
Sa simplicité est quelques fois sa limite. Il ne suffit pas de remplir les cases après un rapide échange entre
décideurs, mais au contraire étayer chaque point par des arguments chiffrés, analysés, et même documentés
si nécessaire.
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c. l'analyse PESTEL :
Pour effectuer un diagnostic d'entreprise en vue d'élaborer une stratégie, l'analyse porte sur plusieurs
angles. Tout d'abord les composantes internes, puis les variables externes. C'est dans cette deuxième partie
que s'inscrit la méthode PESTEL en apportant un cadre d'analyse.
A l'instar du modèle de Porter (les 5 forces), L’objectif de ce modèle est d'évaluer l'influence des facteurs
externes sur la firme étudiée. Le point de départ indispensable pour toute étude sur l'environnement de
l'entreprise.
La politique : ensemble des décisions prises par les gouvernements nationaux et des
instances internationales (comme les décisions de l'Union européenne, de l'OMC...) qui
fixent de nouvelles règles du jeu.
L'économie : état de santé macro-économique (taux de croissance, confiance des
consommateurs, inflation...) qui crée des tendances de fond en matière de niveau de
consommation.
Le social : évolution de la population et de ses caractéristiques (démographie, pyramide des
âges, nouveaux comportements socioculturels...) générant, entre autres, de nouveaux
comportements d'achats.
La technologie : les avancées et innovations technologiques qui viennent fragiliser le
leadership technique des acteurs en présence.
L'écologie : les règlementations et contraintes écologiques, les nouvelles normes édictées
par les positions prises en matière de développement durable.
La législation : évolution du cadre règlementaire et législatif (droit du travail, droit du
commerce...). Avec des impacts de tout ordre pouvant créer des charges supplémentaires,
des lourdeurs administratives, des accès restreints à certains marchés, etc.
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d. les 5 forces concurrentielles :
Michaël E. Porter (Professeur de stratégie à Harvard) propose un modèle pour mener une analyse des forces
concurrentielles en jeu dans un secteur.
Un outil qui fait partie des classiques enseignés dans les écoles de commerce.
Cette page revient sur l'essentiel à connaître pour savoir l'utiliser à bon escient.
le nombre d'acteurs en présence et leur taille : plus ils sont nombreux, plus la
concurrence est élevée. De même, des firmes de taille importante exercent une
domination forte.
Des coûts fixes prépondérants : cette caractéristique entraîne une vulnérabilité face à
un ralentissement conjoncturel dû à des charges de structures lourdes. Pour subsister,
ces entreprises vont se livrer de violentes guerres des prix.
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Des offres peu différenciées : un autre facteur provoquant d'intenses rivalités sur les
prix.
Des fortes barrières à la sortie : c'est le cas avec des outils de production fortement
spécialisés ayant nécessité des investissements considérables. Les acteurs en place ne
peuvent pas sortir du marché. Ils vont défendre chèrement leur place.
Connaître ses concurrents est un préalable indispensable pour alimenter ces réflexions stratégiques.
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e. matrice BCG :
Au début des années 60, c’est-à-dire à une époque où la croissance était forte et où << rentabilité >> et <<
part de marché >> étaient très souvent liées.
La matrice BCG ou bien la matrice produit- marché est un outil développé par le Boston Consulting Group au
début des années 60, c’est-à-dire à une époque où la croissance était forte et où << rentabilité >> et << part
de marché >> étaient très souvent liées.
Cet outil permet d'effectuer une "photographie" du positionnement d'une entreprise sur un secteur
d'activité donné. On positionne chaque secteur d'activité d'une entreprise sur une matrice caractérisée par 2
coordonnées, chacune de ces coordonnées correspondant à un indicateur :
A partir de ces informations, la matrice BCG permet de positionner le secteur d'activité sur un cadran et en
fonction de sa place sur ce cadran, le secteur d'activité est identifié comme étant :
- Les vedettes : marché en forte croissance et position dominante de l'entreprise sur ce marché
- les dilemmes : marché en forte croissance mais faible part de marché de l'entreprise
- les vaches à lait : marché en faible croissance ou récession et position dominante de l'entreprise sur ce
marché
- les poids morts : marché en faible croissance ou récession et faible part de marché de l'entreprise
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Recommandation :
- Les vedettes : part de marché relative élevée sur un marché en forte croissance. Fort besoin de cash pour
continuer la croissance donc les décisions vont porter sur le maintien du DAS
Vache à lait : part de marché relative élevée sur un marché en faible croissance, exigeant peu
d'investissements nouveaux et dégageant des flux financiers importants qui devront être réinvesti
intelligemment sur les vedettes et les dilemmes. Très souvent, une entreprise se servira des flux de trésorerie
générés par ses vaches à lait pour financer ses dilemmes
- Dilemme : part de marché relative faible sur un marché en croissance élevée. Peu rentable, voire déficitaire
en termes de flux financiers, nécessite des investissements importants pour l'acquisition d'une bonne part de
marché relative afin de ne pas devenir des poids morts
Poids mort : part de marché relative faible sur un marché en faible croissance. Faible potentiel de
développement, peu consommateur de capitaux, ne dégage pas de flux financiers stables, faible rentabilité
voire nulle ou négative donc le choix optimal est de délaisser (voire tenter de céder)
f. la matrice MCKINSEY :
1. Principe :
Une autre méthode de jugement de l’Entreprise proposée par MCKINSEY présente l’avantage d’étudier
simultanément plusieurs niveaux
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Chacun de ces critères est lui-même le résultat d'une pondération de sous-critères.
Une mention (Faible, Moyen ou Fort) est affectée à chaque critère, une matrice de neuf "cases" est donc
composée. De telle sorte que l’attrait d’un secteur peut être justifié par des motifs différents.
2- Illustration
3-Les recommandations/
Les recommandations issues de la matrice McKinsey sont essentiellement centrées sur l’investissement (les
décisions d’investissements)
g. la matrice ADL :
Modèle d'analyse concurrentielle au même titre que la matrice BCG et le modèle de McKinsey, le modèle
ADL "va plus loin" que ceux-ci. Arthur Doo Little propose en effet d'analyser le portefeuille d'activités de
l'entreprise en se basant sur les atouts et les attraits de l'entreprise et du secteur dans lequel celle-ci évolue,
cela en tenant compte de la phase dans laquelle se trouve le cycle de vie du secteur.
La matrice ADL est née au début des années 1970, et mettent l’accent sur la position
concurrentielle comme variable fondamentale de l’analyse, avec la maturité du secteur.
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Deux critères sont utilisés
- le degré de maturité du marché, il permet de mesurer l’intérêt du secteur économique, le risque sectoriel
et l’intensité du besoin capitalistique pour y vivre.
- la position concurrentielle de l’Entreprise, dans ce domaine d’activité stratégique, qui permet de prendre en
compte la compétitivité de l’Entreprise face à ses concurrents.
Le choix de ces deux variables est le résultat d’une analyse basée d’abord sur la nécessité de comprendre et
de caractériser les métiers de l’Entreprise. Pour ce faire A.D.L. a été amené à rechercher et à identifier les <<
activités élémentaires homogènes >> de l’Entreprise qui ont été dénommées des << centres de stratégie ».
C’est la première fois qu’apparaissait ce concept que, par la suite, Michael PORTER devait affiner pour arriver
à ce qu’il a défini comme des segments stratégiques. I1 faut dire que cette approche a été rendue publique
par A.D.L. dans les années 70, c’est-à-dire bien avant que PORTER entreprenne ses travaux. Puis il s’agit de
classer ces << centres de stratégie N en fonction du degré de maturité : du secteur auquel ils appartiennent,
enfin de déterminer la position concurrentielle qu’ils occupent.
À l’aide de ces deux variables A.D.L. construit une matrice lui permettant de caractériser les centres de
stratégie. Bien entendu puisque nous bénéficions, maintenant, des résultats des travaux de PORTER, ce sont
les segments stratégiques qui seront utilisés en lieu et place de ces centres.
La maturité du secteur :
Pour déterminer la maturité du secteur, d’une manière générale, on peut utiliser la description de
chacune des phases en utilisant des critères objectifs tels que :
le niveau de la croissance,
la stabilité de la technologie,
l’évolution du nombre de concurrents
la surcapacité de production,
la stabilité des parts de marché détenues par les divers concurrents
la prévisibilité de la tendance.
l’apparition de produits de substitution,
la maturité du consommateur
- la phase de lancement :se caractérise par un fort taux de croissance du marché, une volonté constante de
basculements de non-consommateurs relatifs en nouveaux clients, des changements ou des modifications de
technologie fréquents et rapides et automatiquement des parts de marché fragmentées et détenues par des
concurrents non encore définitivement installés sur des segments de marché délimités. Les premiers à se
lancer dans cette phase auront à affronter l’ensemble des concurrents offrant le produit qu’ils souhaitent
remplacer.
- la phase de croissance : se caractérise elle par un taux de croissance moins élevé mais encore très fort et
on commence à voir apparaître une certaine stabilité des clients, des concurrents et des parts de marché
détenues, ainsi que des évolutions technologiques. Les nouveaux << entrants » sont moins nombreux et
éprouvent plus de difficulté à pénétrer. C’est dans cette phase que les Entreprises sachant le mieux mobiliser
leurs ressources, de tous ordres, sauront prendre à meilleur coût des parts de marché.
- la phase de maturité : possède une croissance faible, en général proche de celle du P.N.B. et se situe dans
un environnement stabilisé et devenu plus prévisible ; ceci n’empêche d’ailleurs en rien l’intensité
concurrentielle. C’est la phase de conflits de toute nature entre les concurrents en place, ceux qui veulent
prendre des parts d’un gâteau qui ne croît plus, voire même des entrants ayant << loupé le coche ».
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- la phase de vieillissement : voit s’établir d’abord la stagnation puis la décroissance de la demande, ce qui
entraîne à terme une diminution du nombre des concurrents en place puis un rétrécissement de la largeur
de gamme de l’offre produit proposée au marché. Au cours de cette phase les conflits s’apaisent car
personne en réalité ne les souhaite plus.
La position concurrentielle :
La deuxième variable choisie par A.D.L. est la << position concurrentielle » que l’Entreprise occupe pour un
segment stratégique ; c’est un élément très complexe à définir car on ne peut se contenter d’un seul critère,
de type universel. On peut la définir en utilisant de nombreux critères afin de bien la caractériser par
comparaison avec les performances réalisées par les concurrents, à partir de :
La difficulté réside dans le fait que certains de ces critères sont, par définition, de type qualitatif, et
présentent un risque non négligeable de subjectivité lors de leur utilisation.
A.D.L. a d’origine prévu cinq positions sur l’échelle de la position concurrentielle qui sont du bas vers le haut :
<< Marginale/faible - défavorable - favorable - forte - dominante ».
Construction de la matrice :
Pour pouvoir construire cette matrice, il a fallu faire le choix d’un mode de détermination des critères : en ce
qui concerne la << maturité >> du secteur, A.D.L. a considéré que dans son principe un secteur passe dans
son cycle de vie par quatre phases (apparentes) tout comme un produit et a donc proposé d’utiliser ces
mêmes quatre phases c’est-à-dire :
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2- Illustration
3) Les recommandations
le développement naturel : l'entreprise occupe une position de leader sur un marché en croissance
(position proche des produits "stars" de la matrice BCG)
le développement sélectif : l'entreprise occupe une position de challenger sur un marché qui ne croît
plus (position proche des produits "vache à lait" de la matrice BCG)
la réorientation : l'entreprise occupe une position défavorable sur un marché en croissance (position
proche des produits "dilemme" de la matrice BCG)
l'abandon : l'entreprise est en difficulté sur un marché qui ne croît plus (position proche des produits
"poids mort " de la matrice BCG).
Toutefois, la définition synthétique donnée par (Marchesnay) s’avère comme pertinente à ce stade : «C’est
l’ensemble constitué par les réflexions, les décisions, les actions ayant pour objet de déterminer les buts
généraux, puis les objectifs, de fixer le choix des moyens pour réaliser ces buts, de mettre en œuvre les
actions et les activités en conséquence, de contrôler les performances attachées à cette exécution et à la
réalisation des buts ».
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En fait, une telle synthèse nous renvoie directement à la perspective traditionnelle qui considère que le
domaine de la stratégie n’est conçu que pour la grande entreprise, écartant ainsi la PME de n’importe quelle
appartenance à un tel domaine. En revanche, la tradition faite sur la PME stipulant qu’elle n’a pas de
stratégie est complètement erronée. En effet, les PME possèdent bel et bien des stratégies, mais seulement
elles apparaissent comme spécifiques au regard de la stratégie des grandes entreprises (Gueguen). Ainsi,
le postulat de la spécificité du management stratégique de la PME est mis en exergue.
Paturel. R (1997), nous incite à considérer trois dimensions inter reliées, ou encore les 3E (Entreprise,
Entrepreneur, Environnement) conditionnant la stratégie des PME :
Du moment où la grande entreprise dispose de tous les atouts nécessaires pour notamment guider ses
manœuvres stratégiques, la PME quant à elle souffre beaucoup d’un manque de moyens. Cette absence de
ressources est le trait principal de la petite structure. La plupart des descriptions, tant organisationnelles que
stratégiques de la PME insistent sur ce point. C’est ainsi que nous pouvons trouver des caractéristiques
permettant de dresser un profil organisationnel type de la PME (Julien. & Marchesnay) : La Petite
taille, Centralisation et personnalisation de la gestion ; Faible spécialisation du travail ; Forte
proximité des acteurs ou management de proximité, (Torrès) : Systèmes d’information interne
et externe simple et peu organisés.
En effet, parmi les spécificités organisationnelles, nous trouvons le fait que la stratégie de la PME
est beaucoup plus intuitive et peu formalisée. (Julien ) a souligné, à titre d’exemple, que la
proximité est la raison principale qui explique les caractères informel et intuitif qui spécifient la
stratégie de la PME. De même, la petite taille limite ainsi les moyens financiers de l’organisation
chose qui cause encore un manque de compétences permettant d’effectuer une analyse stratégique
formalisée et détaillée. De ce fait, il semble que les dirigeants-propriétaires des PME font rarement
recours à l’analyse et se fient généralement à leur intuition.
En outre, la stratégie de la PME semble être discutée généralement avec l’expert-comptable qui
joue le rôle d’un conseiller en la matière. Cela implique évidemment un système d’information très
limité. La recherche d’information va se focaliser encore une fois sur la proximité au détriment de
l’environnement au sens le plus large. Le dirigeant de la PME préconise ainsi un système
d’information qualifié de familier (proximité) au lieu d’en mettre un qui est couteux. Il constitue le
lien d’adaptation de sa PME à l’environnement dans lequel celle-ci évolue (Gueguen)
Parler de PME, c’est parler encore sans cesse de son propriétaire-dirigeant. La PME se caractérise
donc par le rôle essentiel de ce dernier qui est tout à la fois entrepreneur et organisateur
(Marchesnay). La place du propriétaire-dirigeant est donc incontournable dans la compréhension du
processus stratégique des PME. Or, les buts qu’il poursuit déterminent fortement les décisions
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stratégiques qui seront retenues. L’application de celles-ci peut être envisagée à travers ses
représentations et orientations, ou encore à travers sa « vision »
De son côté, (Etrillard) propose de définir la PME par son propriétaire-dirigeant : on désigne bien
ainsi un objet de recherche en gestion relativement homogène, puisque finalement caractérisé par
l’unicité du décideur en matière de décisions stratégiques. Étudier la notion de stratégie en PME
revient alors à s’intéresser au processus de prise de décision stratégique de son dirigeant ». De
cette définition se dégage encore le rôle prépondérant du propriétaire-dirigeant, entre autres, dans
les choix stratégiques de sa PME.
a.3) L’environnement comme contexte d’évolution de la PME
Le rapport PME/ environnement présente un certain nombre de caractéristiques qui ne seront pas
sans incidence sur sa stratégie : spécialisation de l’activité, importance du proche, dépendance
au contexte. Par spécialisation de l’activité, il est admis que la majorité des PME exploite un
segment restreint du marché. Et puis, par l’importance du proche est notamment sous-entendu le fait
que les dirigeants de PME tissent des relations très amicales et personnalisées avec ses clients et
fournisseurs à travers notamment l’existence d’une faible distance géographique (Torres.). Enfin, la
soumission des entreprises de petite dimension à leur contexte est forte, car il leur manque de
nombreuses ressources, raison pour laquelle, les PME adoptent souvent des actions stratégiques
plutôt réactives (Gueguen.).
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Figure : Les déterminants de la stratégie de la PME
Sans prétendre à l’exhaustivité, Gueguen. G (2009) a mis en lumière les dimensions qui, selon
lui, synthétisent et déterminent la stratégie de la PME :
- La place prépondérante du dirigeant, qui influencera l’entreprise à travers son profil, ses buts, et
sa vision ;
- la nature de l’environnement, qui peut être une niche stratégique fortement conditionnée par des
relations de proximité et une situation de dépendance.
Le recours à l’intuition correspond à des prises de décision sans fondements rationnels élaborés.
Pour Julien et Marchesnay (1988), la stratégie des PME fonctionne le plus souvent selon le schéma
« intuition –décision–action », ce qui fait que la stratégie est avant tout implicite et très souple.
Cela diminue la portée d’une analyse rationnelle reposant sur une analyse réfléchie de
l’environnement et des capacités de l’entreprise, afin de juger des meilleures actions à mener. Le
recours à l’intuition réside aussi dans la personnalisation de la gestion par le dirigeant, qui se
manifeste à travers sa vision et la carence concernant l’utilisation d’outils permettant de fonder
l’action stratégique.
Par ailleurs, le fait d’évoluer dans un environnement de proximité et de disposer d’un système
d’information simple limite le recours à la planification stratégique. De ce fait, la stratégie est
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élaborée en se concentrant sur ce qui est connu, sur ce qui se trouve à proximité de la PME et de son
dirigeant. Nous parlons de « focalisation sur le proche » afin de conceptualiser ce biais dans le
processus stratégique qui tend à retenir des solutions ou des perspectives connues. L’importance du
dirigeant conditionne encore plus cette attention sur l’environnement immédiat.
En étendant cette remarque au niveau temporel, nous pouvons penser que la situation de
dépendance de la PME vis-à-vis de son environnement et le manque de ressources, notamment le
manque en temps qui déclenche encore un fonctionnement par intuition (Torrès), de son dirigeant
contraignent l’entreprise à agir dans l’urgence. C’est la pression de l’environnement (perte d’un
client, défaillance d’un fournisseur…) qui entraînera une réaction « précipitée ». Il existera
cependant un horizon temporel étendu, aux contours flous, correspondant à la vision du dirigeant,
mais cet horizon ne se définira pas à travers des actions précises. La priorité étant de gérer le
quotidien, la pression temporelle conditionnera la stratégie des PME.
En faisant référence aux définitions exposées plus haut par Mintzberg (1994), nous allons tenter de
dégager une définition, qui nous semble être synthétique : « la planification stratégique est un
processus formalisé et structuré qui débouche sur l’élaboration d’un plan écrit à base duquel des
décisions proactives seront prises». Ainsi, cette définition met l’accent sur :
la formalisation et la structuration du processus ;
la rédaction d’un plan ;
prise de décision proactive pour agir sur le futur loin (long terme).
Comme nous l’avons cité plus haut, les PME ont des particularités qui expliquent le fait que la
planification doit y être adaptée pour être efficace. À partir d’un ensemble de recherches menées par
un ensemble d’auteurs (Sexton et Dable, 1976 ; Shuman, 1975 ; Still, 1974), ils concluent que la
planification stratégique existe dans les PME. Toutefois, elle est complètement différente de celle de
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la grande entreprise, autrement dit, elle est incomplète, non structurée, irrégulière, sporadique et
plutôt réactive et informelle.
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