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Cours S2

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Musiques africaines-américaines

Introduction
- Racines folk
- Racines commerciales (plus ou moins = pop music)

Racines folk
Commerce triangulaire : 1er bateau négrier arrivé en Caroline du Sud en 1619, et a pris fin au XIX.

Organologie
- Diddley Bow : monocorde, avec un son fondamentale, c’est un instrument sans frette qui
permettra d’adopter le tempérament égal.
- Circa : Ancêtre du banjo (1830)

I- Anthropologie américanisme :
Opposition entre l’aire culturelle anglo-saxonne/protestante et latine/catholique. L’essor
économique des États-Unis à lieu grâce à l’essor de la culture du coton et du tabac. On s’est rendu
compte qu’il y a plus d’héritage culturel africaine dans cette première aire que dans la seconde.

Au XIX existent les chants de travail (work songs), les feel dolor et la musique religieuse.
Comment se faire une idée de la musique orale du XIX ?

Racines commerciales :
Ministrel Show (années 50) : black face + imitation de l’accent = typiquement raciste.

→ Alan LOMAX dont le père John avait commencé dès les années 30 à enregistrer et collecter les
traditions orales du Sud des États-Unis. John est en quête d’authenticité, fantasme romantique de
cette musique des esclaves qui aurait été transmise de façon pure depuis l’époque de l’esclavage.
→ Unloading Rails (1943), enregistré par le révérant Henri Truvillion : sortir des rails pour les
poser sur le sol. Difficile de définir si c’est de la musique.
→ Hammer Ring (1934) : enfoncer des clous pour associer des rails. Musicalité beaucoup plus
évidente.
→ Dollar Mamie (1959) : Ed Lewis leader + chœur de 3 hommes : Antiphonie (=opposition
leader/choeur, dimension responsoriale), matériau mélodique essentiellement pentatonique,
superposition des voix (polyphonie, homophonie, hétérophonie).
→ The Legend of John Henry (1968), Johnny Cash
→ Freedom (1963), Charles Mingus
→ Twice the first time (1977), Saul Williams : slam/rap

A partir des années 50, cette musique devient patrimoine et sort de son contexte fonctionnel pour
devenir esthétique. Pas de continuité directe entre les Work Songs et le jazz (mythe).

Esthétisation de la contrainte de couper du bois, de ramasser le coton etc.


La musique d’une minorité sociale ne domine pas l’art.
Jean RENOIR, réalisateur français (fils du peintre [Link]). Sur un air de Charleston (1927). (le
charleston, la danse des blancs à l’époque)

Johnny HUDGINS (black face), artiste de l’époque, clown de l’époque, mime notamment.
Jim CROW, danseur très connu de l’époque, fait le show dans les spectacles de jazz.
II- Jazz Nouvelles-Orléans
Naissance du jazz (1910-1920), dans les spectacles de jazz, la star était souvent le danseur.
Les Nouvelles-Orléans : ville créole qui se situe en Louisiane à côté du Mississippi. Créé par les
français en 1716, à l’origine française donc. Différentes cultures présentes, autant africaines que
caribéennes. Considéré comme la ville la plus «africaine» des États-Unis.
1861-1865 : Guerre de sécession.

Second line : Marche musicale, défilé avec musique et danse, parcours avec 4 ou 5 arrêts,
programmés, tout est programmé.

James Reese Europe : un des 1er chef d’orchestre de jazz, majoritairement pour des musiciens noirs,
afro-américains.
Orchestre militaire mais qui fait de la musique pour divertir les troupes à l’arrière.

Amstrong : Entre 1922 et 1925 il est à Chicago et N.Y et apporte la musique de la N.O.

Dans les années 20 le jazz n’était pas considéré comme propre à la communauté noire. Les
orchestres de jazz qui se font remarquer sont majoritairement blancs, comme l’orchestre de Paul
Whitemann en 1927.
Bix Beiderbecker : Trompettiste très fort de l’époque, ami avec Louis Amstrong. Considéré comme
un alligator car c’était un blanc ami avec des noirs (façon de dire racisé de la communauté
concernée).
Le Jazz Symphonie : forme de jazz qui va à l’encontre des musiques de jazz de base, écrite car les
musiciens ont une formation classique de la musique.
L’expression «Sound dirty» : son pas vraiment bien sur le tempo… (compliment pour les musiciens
de jazz).
Le terme de «Straight jazz» : «vrai jazz» à l’époque et donc le plus souvent plus classique et donc
blanc.
Alors que le terme de «Hot jazz» : jazz où le tempo est assez fluctuant. Considéré comme le jazz
«noir», en opposition avec le jazz blanc : «Straight jazz».

Don Redman : institutionnalise les groupes d’instruments de la musique jazz de la Nouvelle-Orléan.


Les compositions pour les sections de brass-band vont se développer de + en +.
Jimmy Landsford :

Ce qui défini le jazz noir fin des années 20, début des années 30 : pas de violons, peu de clarinette.
Trombone, anche et saxophone.

King Oliver : ami de Louis Amstrong, se fait voler l’intro d’un de ses morceaux par Amstrong, il
était son protégé mais Amstrong le joue mieux que Oliver, un an plus tard il rejoue cette intro en la
modifiant et en l’ayant travaillée.

Les solos ne sont pas vraiment des improvisations mais sont souvent des moments où le musicien
est tout seul.
Les improvisations n’occupent pas beaucoup de place dans les musiques de jazz. Apparaissent vers
la fin des années 30.

André Schaeffner : écrit le premier livre savant sur le jazz (Le Jazz, 1926), réputé pour être un
ethnomusicologue de l’Afrique. Ce livre il l’écrit à Paris, sans être allé ni en Afrique, ni en
Amérique, il théorise ce qu’est le jazz d’un point de vue parisien et avec le point de vue des afro-
américains, des américains, qui viennent jouer à Paris. Selon lui, l’expression «jazz hot» c’est une
imitation de la voix humaine par les instrumentistes.
Duke Ellington : jazzman, figure majeure du jazz, originaire de Washington DC, milliers de
compositions à son actif (BEAU GOSSE). Prodige de la composition. Il a fait un show avec
Joséphine Baker et Johnny Hudgins.
Dans les années 25 les comédies musicales sont les attractions du moment. Le mouvement Harlem,
La «Renaissance de Harlem» est un quartier noir et le 1er quartier à être pour la musique jazz, et
pour faire la fête. C’était un endroit où les différents étaient bannies.
On voit aussi un renouveau sur l’esthétique graphique de la fierté de la culture africaine.
Duke Ellington se fait connaître au Cotton-Club (club de jazz interdit aux noirs, les clients sont
blancs mais les artistes sont noirs car ils cherchent le «Hot jazz»).

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