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Ce document présente des directives pour la réalisation et l'interprétation de sondages géotechniques dans les sols meubles et les roches. Il décrit les différentes méthodes de sondage par forage rotatif, à la tarière ou par battage et prélèvement.

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Directives

pour la
mise en soumission, l'exécution et l'interprétation de

sondages de reconnaissance et d' essais


<<in situ ,,
dalis les terrains meubles et les roches

Offert par la
Société Suisse de Mécanique des Sols et de Travaux de Fondations ,
Di rect ives pou r l a m i se en sou m i s s i o n, l ' exécution et
l ' i nte rp rétat i o n d e sondages d e recon n a i s sance et d ' e s s a i s
«i n s itu» d a n s l es te rrai ns m eu b l es e t les roches

Ed i t i o n 1968

Les directives ci-apres ont été établ ies par une com­ E. Recordon, i n g . d i p l . , Chargé de cours à I'Ecole
mission désignée par l e c o m ité de l a Société Suisse Polytechnique de I'Université de Lausanne.
de Mécanique des Sols et de Travaux de fondation. S . Stump, ing. d i p l . D i recteur de Stump-Bohr S.A.,
Zuri c h .
Président:
Ch. Schaerer, l n g . d i p l . Chef de la Section de Mé­
Diverses personnal ités et org an isations ont été appe­
canique des Sols aux Laboratoires de Recherches
lées à faire leurs observations sur les projets de
Hydrauliques et de M é c an i que des Sols annexés à
directives. Ou'elles soient ici remerciées pour leur
I' EPF, Zuric h .
active collaboration. La Société Suisse de Mécan ique
Mem bres : des Sols et de Travaux de Fondation sera recon­
naissante à quiconque lui enverra des critiques cons­
H. B. de Cérenvil le, i n g . civil M . S.C.E. propr. des La­
tructives ou des compléments qui permettront de
boratoires de Géotech n iq ue H. B. de Cérenvi l le, Lau­
mieux ad apter la prochaine é d ition de ces d irectives
sanne.
aux besoins de tous les intéressés.
J. Descoeudres, i n g . d i p l . D irecteur de Swissbori ng
S.A., Zurich.
M . G loor, i n g . dipl. Chef du bureau des Autoroutes
du canton d 'Argovie, Aarau. Préambule: Les présentes directives ont été rédi­
g ées d ans le but de guider tous ceux, maltres de
P. Halter, i n g . d ip l . Chef de Section à I'Office Fédé­ l 'ceuvre, g éotec h n iciens, géologues et entrepreneurs
ral des Routes et des D i g ues, Berne. spécial isés, qui ont d irectement à faire avec l'exé­
H. Jãc k l i, Dr. se. nat., g é o logue, propr. d'un bureau cution de sondag es. Ces d irectives ont un carac­
d ' Etudes géolog iques, Zuri c h . tere provisoire.

A. Gén é ral ités

Les conditions les plus favorables pour l 'exécution et sondages par pén étration ou par excavation. Les pa­
l a m ise en valeur de s o n d ages sont réunies lorsque : ragraphes se rapportant seulement aux sondages
- les travaux sont exécutés par une entreprise spé­ dans les roches sont désig n és exp [Link].
cial isée;
- un rapport de confiance réciproque existe entre A 2 But d es so n d ages
maltre de l'ceuvre et entreprise;
Le but des sond ages est de reconn altre l a n ature
- les risques inhérents à l 'exécution de tout son­ géotechnique et géologique du terrain, d ' identifier et
d age sont répartis é quitablem ent entre maltre de de caractériser les couches sondées et de préciser
l 'ceuvre et entreprise. les conditions hydrogéologiques. Pour atteindre ce
but, o n procede à des prélevements d'échanti l l ons
A 1 D o m a i n e d'ap p l i c at i o n (dérang é s ou non) et des observations dans le son­
dage même (comportement du terrain en place pen­
Ces directives s'app l i q uent aux sondages exécutés dant l 'exécution du sondage, conditions hydrologi­
par les méthodes uti lisées couramment en Suisse ac­ ques, ete. . . ). Les sondag ·es do ivent permettre, le cas
tuel lement en vue de l 'étude g éotec h n ique des ter­ éch éant, l'exécution d 'essais <<Ín situ>> (essais de per­
rai ns meub les (étude d es sols de fondation d ' i m­ méabil ité, de charge, ete.). Les méthodes et les tech­
meubles, d 'ouvrages d ' art, d e chaussées, ete . . . étu­ n iques de sond age et d'essai doivent être adaptées
des de stab i l i té ou de poussée·s , de composition gra­ à la nature des terrains et au degré de précision re­
nulo métrique, de perm é ab i · l ité, ete . . .), et de recon­ cherché pour les différentes caractéristiques de
naissance des roches. Ces directives ·ne s'appliquent chaque couche, ceci en fonction du probleme spé­
pas aux sondages dest i n é s ·s pécialement aux re­ cifique étud ié (étude granulom étrique, portance, pos­
cherches m i n ieres, pétro l i eres et géophysiques avec sibilités de consol idation ou d 'étan chement, d anger
ou sans forages. El les s ' appl iquent par extension aux de g l issement, ete.).
B. Procédés de sondage

Rem arques g é n é rales : En te rrains m eubles et d an s ron n e et par la bonne adaptation de la vitesse de
les roehes tres friables, des m esures appropriées rotation, d e l a p ression sur l ' outi l , de l a c i rculation
doivent normalement être prises pour assure r l a te­ et de l a fréquenee des man ceuvres au te rrain traver­
nue des parois du trou. Font exeeption les te rrains sé.
tres eohérents. Les teehn iques de forage et
l n convé n i e nts: Difficulté d'échanti l lo n n ag e dans les
d' étayage doivent être adaptées au terrain et dé­
terrains peu cohére nts. Poss i b i l ité l i m itée d'appré­
pendent d e l a méthode d'exeavation et d e l 'outil lage
cier l a consistance et la compacité des sols pendant
uti lisé. Un sondage de g rand d i ametre donne, e n g é­
néral, d e m e i l l eurs renseigneme nts mais est aussi le forag e. 11 faut en outre pre n d re garde aux dangers
plus eoGteux. suivants :

- Avec c i rculation de boue ou d'eau: dé lavage et


mod ification de l a teneur en e au des carottes; impré­
B 1 Forage à rotat i o n eision dans l'observation des niveaux aquiferes.
- Sans e i reulation («à see») : desséchement de l a
Défi nition : Forage au moyen d 'un o uti l animé d 'un
carotte p a r échauffement; compactage de l a carotte
mouve m e nt de rotation et exerçant une p ression sur
par l'aeti on mécanique du forag e.
le fond du forag e.
Poss i b i l ités: S e l on la puissan ee de l a foreuse et l e
type d ' outi l uti lisé, poss i b i l ités quasi i l l i m itées tant B 1.2 Forage à la tariere
pour le d iametre que pour la profondeur du forage. Défi nition : Forag e avee un o uti l tranchant surmonté
d 'une lame h é l i eo'id ale qui remonte les débris de
B 1.1 Fo rag e au earottier rotatif terrain du fond du forag e jusqu'à l a surface du soi
(fo rage conti nu) ou jusqu'à une hauteur l i m itée (ex­
Défi nition : Le earottier est un tube d'aeier servant
traction périodique de l 'outil); o n d istingue des ta­
à reeevoi r l'éehanti l l o n eylindrique de te rrai n appelé
rieres avec ou sans manteau l atéral.
«earotte>>. 11 est muni à sa base d 'un outil annulai re,
en g é n é ral une eouronne à dents de métal dur ou Poss i b i l ités: Méthode l i m itée aux te rrai ns relative­
une eouro n n e à d i am ants, qui déeoupe la earotte ment tendres ne comportant pas de blocs ou de
dans l e te rrain . Un dispositif e m pêehe la earotte eoue hes cimentées. Gamme d'outi l l age allant de la
de g l i ss e r h o rs du earottier lorsque ee lui-ei est re­ s i m p l e tariere manceuvrée à l a main Cb 50 à 1 50 m m
monté à l a surfaee du terrain (extraeteur annulai re pour une profondeur de quelques metres jusqu'aux
ou à lames). On d isti ngue: équipements mécaniques lourds Cb 500 à 1500 m m
pour u n e profondeur de plus ieurs dizai nes de metres.
- les earottiers simples (à une paroi) qui sont uti l isés
dans la g rande m aj o rité des eas; Avantages: Equi pement s i m p l e - perforation rapide
- les earotti e rs doubles (à deux parois sol idaires surtout e n forage continu et en terrains cohérents
ou non) dont l 'usage est moins fréquent et l i mité tend res (arg i l e , l i mons, ete.).
aux terrai ns eohérents;
- les e arottiers spéeiaux qui doivent plutôt être l n convéni ents: Echanti l l ons fo rtement d é rangés, im­
eonsi d é ré s eomme appare i l s éehanti l lonneurs. précision d ans la d é l i m itation des couches. Ces in­
convénients sont agg ravés par la présence d'eau.
Le forage au earottier peut avo i r l ieu «à see•• , c'est­ Difficulté voire i m poss i b i l ité de forer des terrains
à-d i re sans c i rculation d'eau, de boue ou d'air com­ durs (sols à b l ocs dispersés, m o raines, cong lomérats,
primé, ave c ci reulation d i reete (eourant descendant ete.).
dans l e s tiges de forage) ou i nversée.
Poss i b i l ités : T raversée de n ' i m po rte quels terrains. B 1.3 Forage « rotary»
Dans l e s b l ocs, couches cime ntées et dans les roches
e n p l ac e , l e forag e avec c i rculation est nécessai re. Défi nition: Cette m éthode uti lisée pour la quasi-tota­
l ité des forages pétrol i e rs fait appel à des outils
Terrains roches dégag eant toute la surface du forag e. Les outils
meubles classiques sont les trépans à lames (à queue de
Diametre usue l : 75 à 150 m m 65-1 00 mm poisson ou multi lames) pour l es terrai ns te ndres et
P rofon deur usue l l e: jusqu'à 5 0 m jusqu'à 1 50 m les trépans à molettes (rock-bits) ou évent. outi ls
Profo n d eurs d i amantés pour les terrains durs. Les sols sont débités
plus g randes : possibles possibles en petits éléments (cuttings) qui sont remontés en
surfaee par une c i rculation de boue, excepti o n n e l l e­
Avantages: Echanti l l o n nage continu et de bonne qua­ ment d'eau ou d'air compri m é . L'échanti l l o nn ag e se
l ité pour autant que la techn ique de forage soit fait par tamisage de la boue. 11 y a parfois i nté rêt à
adapté e au te rrain, e n particul i e r par l e choix j udi­ combiner le forage rotary avec le forage au carottier,
ci eux d u type de sondeuse, de carottier et de cou- par exemple : traversée rapide au rotary d'une g rande

2
épaisseur de terrains de couverture sans i ntérêt et la eurette ou iis sont retenus par la soupape jusqu'à
échantil lonnage au carottier d'un niveau i nté ressant la vidange de eel le-ei à la surfaee du terrain. La cu­
pour son exploitation, pour la construction d'un tun­ rette peut être munie d'un piston faeilitant par aspi­
ne!, surface de la roche en p lace, ete. ration la pénétration des m até riaux à travers la sou­
pape.
Possi bilités : Traversée de n'importe quels terrains
y compris blocs, couches cimentées et roche en Possibilité s : Traversée des terrains meubles à eon­
place. Diamétres usuels pour sondages géotech­ dition que leurs plus g ros élé ments puissent entrer
niques : 100 à 200 m m . Profondeur possible pour dans la sonde. Diamétres usuels de 1 00 à 600 mm,
sondages géotec hniques : j usqu'à quelq ues centaines profo ndeur usuelle jusqu'à 40 m.
de métres.
Avantages : Equipement simp le, possibilité de pré­
Avantages : Perfo ration rapide, p rocédé continu sans lever des é ehantil lons de sols peu eohérents, insai­
extraction de l ' outil, donc spécialement avantageux sissables à l a tariére ou au earottier.
à g rande profondeur.
l n eonvénients : Diffieulté voire impossibilité de tra­
l nconvé nients : Echantil lons trés dé rangés, impréci­ verser des bloes, des eouehes à forte eohésion ou
sion dans l a délimitation des couches, n écessité de eimentées ou de la roehe en plaee (reeours au tré­
séparer les «cuttings>> de l a boue, ce qui p résente pan, au carottier ou à l'explosif). Sols m é l angés à
certaines difficultés pour les terrains fins. Mauvaise l ' eau néeessaire à leur pénétration dans la sonde,
déterm i n ation de la consistance du terrain. Peu éco­ d'ou danger de délavage des éehantil lons et de
nomique en roches dures. perte des éléments fins. l m p réeision dans la délimi­
tation des eouehes, danger de traverser des eouehes
minees de terrain peu eonsistant sans les remarquer.
B 2 Forag e à p e rcuss i o n
Définition : Forage au moyen d'un o util p ro g ressant B 2 3 Forage à .la ben ne
.

par chocs successifs obtenus soit par la chute de


Définition : Forage dont l'avaneement est assuré par
l 'outil lui-même sur le fond du forage, soit par bat­
un outil (ben ne) s'enfon çant par sa ehute ou par
tage de l'outil au moyen d'un mouto n .
battage et muni d'un dispositif de fermeture permet­
Possibilités : Selan l 'é nerg ie développée et le type tant de remonter à la surfaee les éléments du soi.
d'outil utilisé, possibilités quasi illi mitées tant pour
le diamétre que pour la p rofondeur du forage. Possibilités : Applieable dans les terrai ns meubles.
Dimensions usuel les de 500 à 1 000 mm (diamétre
d'un sondage ou l argeur d'une trane hée). Profondeur
B 2.1 Forage au tré pan usuelle jusqu'à 30 m .
D éfinition: Forage par ameublissement ou désinté­
Avantages : Proeédé rapide pour sondages d e g rande
g ration du terrain au moyen d'un outil de métal dur
seetion pour autant que la benne puisse prendre les
tombant sur le fond du forage ou battu dans celui-ci
élé ments les p lus g ros. Eehantillons de g rand vo­
au m oyen d'un m outon . Les débris de terrain peuvent
lume. Forage sans eircul ation (<< à see>> ) .
être évaeués soit par mise en suspension dans une
e i reulation d i reete ou inversée d'eau ou de boue l n convénients : Diffieulté voire impossibil ité de tra­
(tré pan à eireulation), soit au moyen d'un autre outil, verser des b locs, des couches eimentées et de la
tel que eurette, benn e, tarié re, earottier, ete. roehe en place (reeours au trépan, au earottier ou
Possibilités : Applieable en to us terrains y eompris à l 'exp losif). Soi dérangé. l m préeision dans la dé­
bloes, eouches cohérentes ou eimentées et roehe limitation des eouehes.
en plaee. Diamétres usuels pour sondages g éoteeh­
niques 1 00 à 600 mm - P rofondeur usuelle jusqu'à B 2.4 Forage au carottier battu
40 m. Le forage au trépan est p resque toujours eom­
biné avee le forage à la eurette ou à l a benne, le Défin ition : Forage exéeuté p ar battage d'un carottier
trépan servant à désag réger les obstaeles arrêtant dans le soi avec extraction eontinue d' éehantillons.
les autres outils. Possibilités : Applicable dans tous les sols avee g rain
Avantages : Equipement g é n é ralement simple, g rande maximum infé rieur au demi diam étre du earottier.
puissanee de pénétration. Di mensions usuel les : 100-300 mm; profondeurs usu­
'
elles : 15 m à 30 m.
l neonvé nients : S o i eomplétement dé rangé, élé ments
fraeturés, done m odification de la g ranulométrie. l m ­ Avantages : Proeédé rapide. Ech antil lon nage eontinu
p réeision d a n s l a dé limitation des eouches. Avee eir­ à g ranulométrie compl éte. Eehantil lons peu dé ran­
eulation, dé l avage des sols traversés. gés en sols fins et eohé rents. Appréeiation de la
résistance à la pénétration par la mesure de l ' éner­
B 2.2 Forage à l a sonde à soupape ou curette gie de battage.

D éfin ition : La son de à soupape ou eurette est un l neonvénients : Diffieulté voire im possibilité d'utilisa­
tube muni à son extrémité infé rieure d'une soupape tion dans des terrains à bloes, des eouehes eimen­
(el apet ou bil le) . Lors du battage, les sols sont nor­ tées et de la roehe en p lace (reeours au trépan, au
malement m élangés avee de l 'eau. IIs pén étrent dans carrottier rotatif ou à l'explosif) .

3
B 3 Forag e à l'é c h anti l l o n n e u r Poss i b i l ités : Lim itées aux terrains meubles sans b loes
ou eouehes eimentées. Profondeur maximum pour
Définition : Forage au moyen d'appareils earottiers les appareils eourants environ 30 m, diametre usuel
spéei alement étudiés pour pré lever des é eh anti llons 30-70 m m . Profondeur usuelle 1 0 à 1 5 m. 11 est re­
aussi peu dé rangés que possible. Ces apparei ls sont eommandé, souvent indispensable, de eompléter un
enfoneés dans le terrain par battage ou par fonçage eertain nombre de sondages au pénétrometre par
au vérin, à l ' a i r eompri mé, ete. On distingue les ea­ quelq ues sondages fourn issant des é ehanti l lons du
rottiers avee ou sans p iston, avee ou sans e hemise soi, surtout lorsque l ' on veut repérer sur une g rande
intérieure, fendus ou non, ete. - voi r aussi sous étendue la dé l i m itation de eouehes de duretés assez
e 1 .2. différentes.

Poss i b i l ités : Variées selan les types d' appareils uti­ Avantages : Méthode rapide q ui permet de loeal iser
l isés, eeux-ei allant de l ' apparei l l ourd eonvenant des eouehes ayant des résistanees différentes à la
aux sols g raveleux, voi re pierreux, aux appareils lé­ pénétrati on.
gers et eompl iqués eonvenant aux sols fins de strue­
l neonvénients : Ne donne pas d'éehanti l lons et pas
ture dé l ieate. Cette méthode est rarement uti l isée
de renseignements sur la nature des sols. Danger de
eomme p roeédé de forage en soi, mais le p lus sou­
fausse interprétation en p résenee de pierres ou de
vent en eomb in aison avee l 'une des préeédentes bloes et parti eul iêrement en uti l isant des sondes
(earottier rotatif, tariere, rotary, eurette, benne, tré­
sans fourreau.
pan).
Avantages : R éeupération d'é ehanti llons <<nan déran­ B 5.1 L'essai standard de pénétration
g és>> dont l a eonsistanee, l a eom paeité, l a g ranulo­
(SPT = standard penetration test)
métrie et la teneur en eau sont peu modifiées -
bon ne dél im itation des eouehes - bon ne appréeiation
Tres répandu aux Etats-Unis - est une eombinaison
de l a eompaeité ou de l a eonsistanee du soi en me­
du sondage par pénétration et du forage à l 'éehanti l­
surant l ' é nerg ie n éeessaire à l 'enfon eement des
lonneur; l ' appareil uti lisé est un tube enfoneé par
é ehanti l lo nneurs.
battage dans le terrain à partir du fond d'un forage
l n eonvén ients: Les appareils légers et à paroi m i n ee en eours. Les dimensions des apparei ls et la teeh­
sont en g é n éral dé lieats et ne permettent pas de nique de battage sont standardisés; on obtient des
traverser des zones graveleuses ou pierreuses, à valeurs relatives de la résistanee à la pénétration des
p lus forte raison des eouehes eimentées. terrai ns traversés et un éehanti l l o n dérangé dans
l 'appareil ramené à la surfaee aprês e h aque essai.

B 4 Fo rag e par l ançag e


Cet essai fournit d'utiles renseignements sur l a eom­
paeité relative, notamment dans des sables g raveleux.
Défi n ition : Sondage exéeuté en fonçant dans le
terrain une tige munie à son extrém ité i nférieure
d'une l anee de l aquel le sort un jet d'eau ou de boue B 6 S o n dage p a r excavat i o n
qui désag rege le terrai n . Les sols désagrégés sont
ramenés en surfaee par le eourant d'eau. Défi n ition : Exeavation à l a m a i n o u à l a mae h i ne qui
permet d'examiner le soi en pl aee.
Poss i b i l ités : Lim itées aux terrains meubles ne possé­
dant pas une grande eohésion, et sans bloes n i Possibi l ités : Diverses, selan la disposition de l 'exea­
eouehes e i mentées, p rofondeur l i m itée par l e dan­ vation: foui l le, tranehée, puits, g alerie avee ou san s
g er d'éboulement du forage ou, s ' i l y a revêtement, étayage, avee ou sans épuisement. l n diqué surtout
par le frottement de ee dernier eontre le terrain . dans les terrains à g ros b loes.

Avantages : Méthode t res rapide lorsque l e terrai n Avantages : Permet l'examen direet des sols (strati­
s ' y p rête, p a r exemple pour l oeal iser l a l i m ite de fieation, pendage, eonsistanee), le prélevement à l a
eouehes de eo nsistanee três diffé rente. m a i n d'éehanti l l ons d e toutes dimensions, l 'exéeu­
tion d'essais <<in situ>>.
l n eonvé n i ents : Soi eompletement dérang é et dé l avé
- mauvaise dé l i m itation des eouehes de même l neonvé n ients : Proeédé lent, surtout en présenee
eonsistanee. d'eau et à g rande profondeur. Les étayages l i mitent
les possibil ités d'observation, les épuisements mo­
difient les eonditions hydrologiques.
B 5 S o n d ag e par p é n étrati o n La mise à déeouvert du terrai n peut modifier ses p ro­
priétés (i nfluenee des i ntempé ries, du gel, ete.).
D éfinition : Sondage exéeuté e n fonçant dan s l e soi
par battage (essai de pénétration dynamique) ou
au vé rin (essai de pénétration statique) de tiges Alors que ei-dessus les p roeédés de sondage
doublées ou nan d'un fourreau (tubage exté rieur) ont été elassés selan le mode de perforation, le
et munies d'une poi nte eonique. La résistanee à l 'en­ tableau récapitulatif annexe 1) les c l asse dans
foneement est mesurée par le travai l du mouton ou l'ordre déero issant de la qual ité de l 'éehantil­
eelui du véri n . Avee ou sans fourreau, i l faut mesurer lon nag e.
séparément le frottement l atéral.

4
C. Rense i g n ements à obten i r

Rem arque pré l i m i n ai re : Les renseig n ements n éees­ Aussi bien les é ehanti l l ons normaux que les ée han­
sai res à la m ise en valeur optimum d'un sondage tillons spéeiaux peuvent être plus ou m o i ns dé ran­
doivent être reeuei l l is en prem ier l ieu par le son­ gés.
deur. ees renseig nements doivent normalement être
Le deg ré de dérangement des é ehanti llons varie
eomplétés par l ' in g é n ieur-géoteeh n ieien;
dans de tres larges l i m ites selon le mode et la di­
dans eertai ns eas spéeiaux, en outre par mension du sondage selon le type d'outil et
le géologue, l ' hydrologue et/ou le géophysie ien . d'apparei l et selon la tee h n i que de perforation ou de
Alors que le sondeur appartient n o rmalement à l 'en­ pré levement uti l isés. Lors de l 'examen et de la c l as­
treprise de sondage, les 4 autres spéeial istes peuvent sifieation de ees ée hantil lons, i l est indispensable
faire partie soit du person nel du maltre de l 'ceuvre de ten i r eompte de ees faeteurs. On p réeise souvent
ou de eel u i de l 'entreprise de sondage, soit être le deg ré de dérangement d'un éehanti l l o n par
mandatés par l 'un ou l ' autre de ees derniers (vo i r des termes tels que <<tres peu, peu, tres o u eomplete­
sous E 1 ) . ment dérangé>> ou eneore «dé rang é à g ranulométrie
eomplete ou ineomplete>>, «dé rang é et peu ou for­
1 1 est indispensable d e définir, avant le début des
tement dél avé», ete.
travaux, les eh arges, eompétenees et responsab i l ités
respeetives du maí'tre de l'ceuvre et de l 'entreprise
de sondage et de désig ner les mandatai res eompé­ Exem ple
tents de ees deux i n stanees eharg ées de l a direetion
respeetivement de l a eonduite des travaux. eom paraison des résultats de l'éehanti l l on nage d'un
même l i m o n arg i leux peu g raveleux de faible plas­
ti eité (teneur en eau peu supérieure à la lim ite de
C 1 Ec hanti l l o n n age d es terrains plasti eité) par différents proeédés:
trave rsés - Un éeh anti l lon pré levé avee un éehanti llonneur à
paroi m i n ee enfoneé lentement par pressage se pré­
e 1 . 1 Repé rage des niveaux
sente sous forme d'une earotte de eonsistanee lé­
Les n iveaux des l i m ites de eouehes, des p réleve­ gerement plastique dont seule l a surfaee a été dé­
ments des éehantil l ons, des essais spéeiaux, ete., rangée par le frottement de l ' appareil et par le dé­
doivent être mesurés par le sondeur au fur et à me­ pl aeement des éléments g raveleux reneontrés par le
sure de l'avan eement du sondage. Le sondeur utili­ tran ehant de l'éehanti llonneur. Un tel éehanti l lon est
sera une éehelle de profondeurs allant dans l a diree­ désigné comme échantillon spécial «non dérangé»;
tion de l'axe du sondage et dont le zéro sera en il l ' est effectivement, au m o i ns dans sa partie een­
prineipe la surfaee du terrai n; si le début du sondage trale et eorrespond exactement au terrain en p laee
ne eo'in eide p as avee la surfaee du terrain (éeh afau­ tant en ee qui eoncerne la g ranulométrie, que la
dage, i nsta l l ation flottante, forage partant d'une consistanee, la teileur en eau, la structure et la eou­
fouil le, ete.), le sondeur i ndiquera elairement sur le leur.
prem ier rapport de forage le point zéro de ses me­ - Un éch anti l l on prélevé par forage à rotation d' as­
sures ( erequis avee e o tes rel atives) . G é n é ralement le sez g rand diametre, par exemple 1 00 à 1 50 mm, avee
m aí'tre de l 'ceuvre mesurera l 'altitude du début du vitesse de rotation et e i reulation faibles, se présente
so ndage ou d'un point voisi n . L'entreprise indiquera de façon p resqu'identique au p réeédent, tout au p lus
dans le profil de sondage d'une part les p rofondeurs sa surfaee est-el le légerement dé l avée par le cou­
rel atives eorrespondant aux rapports du sondeur, rant d'eau. Un tel éehanti l lon est teeh n iquement é qui­
d'autre part les altitudes, en tenant eompte le eas valent au précédent. e•est un échantillon normal
éehéant, de l ' i n c l i naison du sondage. «non dérangé» bien qu' i l n 'ait pas été p rélevé à l 'aide
Si le maí'tre de l 'ceuvre le demande, le sondeur mar­ d'un apparei l spéeial.
quera sur le terrain l 'emplaeement du sondage ter­ - De même les <<mottes» provenant de forages à
miné. l a curette de g rand diametre, par exemple 500 m m ,
o u à l a ben ne sont alté rées e n surface, mais leur
e 1.2 Prélevement des éeh antillons partie eentrale peut être relativement intaete, dans
ce cas ee sont des échantillons normaux «peu dé­
Les ée hanti l lo n s extraits des sondages sont toujours
pl us ou m o i n s perturbés par le proeessus de préleve­ rangés>>.
ment. O n fai t eependant la différenee entre : - Un éeh anti llon prélevé par forage à rotation de
petit diametre, par exem ple 65 m m , sans ei rculation
- Les échantillons normaux p rélevés l o rs du proees­
(<<à see>>) et avee une vitesse de rotation trop élevée
sus no rma! de sondage;
- Les échantillons spéciaux * p rélevés à l 'aide d'un

earottier spéeial ou d'un éehanti l l on neur, gé­ * Contrairement à un usage répandu mais incorrect, l'échan­
tillon prélevé au moyen d'un échantillonneur doit être désigné
n é ralement e n interrom pant le p roeessus norma! de comme «échantillon spécial» et non comme «échantillon nan
sondage. dérangé>> ou «intacb>.

5
est «e uit>>; i l se p résente so us fo rme de déb ris de tude de types. eitons pour différents sols les earae­
earotte durs et friables, sa granulométrie est in ehan­ té ristiques que doit avoir l'éeh antil lon neur pour assu­
g ée, m ais sa eonsistanee, sa teneur en eau, sa strue­ rer un prélevement eo rreet:
ture et éventuellement sa eouleur sont modifiées.
e'est un échantillon normal «dérangé mais à granu­
lométrie complete». Sols à strueture dé lieate
- Un é ehantillon p ré levé à l'aide d'une eurette de (argiles mol les, e raies l aeustres, limons peu eom­
petit diametre, par exemple 1 00 mm, se présente paets, ete.).
sous forme de <<soupe». La eonsistanee, la teneur en
eau et la strueture sont eompletement modifiées et On utilisera un éehantil lonneur à piston et à paroi
la g ranulométrie risque fort de l 'être aussi, par perte m i n ee enfoncé (au vérin) par pressage ou éventuelle­
des él éments fins é liminés avee le surplus d'eau, pour ment par battage mais alors avee un mouton tres
peu que le eontenu de la eurette ne soit pas vidangé lourd tombant d'une g rande h auteur. Le eylindre
tres soig neusement et déeanté tres longuement. e'est (manteau) de l 'appareil est alors g é n é ralement en
un échantillon norma! <<tres dérangé et partiellement aeier inoxydable et il sert direetement de réeeptaele
délavé». à éehanti l l o n . L' i n convénient est que, vu le p rix élevé
de ees tubes, eeux-ei ne peuvent être eoupés. Les
- Enfin, un é e h antil lon prélevé par forage à rotation
éehantil lons risquent alors d'être dé rangés lorsqu'on
de petit diametre, par exemple 65 mm, avee trop
les en extrait par pression . L'avantage du piston est
forte eireulation d'eau se p résente sous forme d'une
de permettre de deseendre l ' appareil fermé par ee
poignée de g ravier propre. Les earactéristiques d'un
dernier jusqu'à la p rofondeur de p rélevement en re­
tel é e h antil l o n n ' o nt plus rien de eommun avee eelles
foulant la boue qui se trouve souvent au fond du
du terrain dont il provient, il doit être qualifié de
forage dans de tels sols. De pl us, il permet de véri­
<<completement dérangé, incomplet et délavé».
fier si la longueur de l'éehantil lon eo rrespond bien
à la lon gueur de fon çage. En outre, le piston permet
e 1 .2.1 Prélevement des éehanti llons normaux en p rineipe d'obtenir un éeh anti l lon d'une [Link]
égale à eelle de l 'enfon eement du earottier. Le dia­
Rappelons que eelui-ei se fait par le proeessus nor­ métre g é n é ralement utilisé en Suisse est de 70/66 m m .
mal de fo rage et que les possibilités de eh aque mé­ Plus le diametre d e l'éehantil l o n neur est g rand, meil­
thode ont été examinées dans le ehapitre B. leure est la qual ité de l'éehantil lon, mais plus le ris­
Selon le but des sondages, on attaehera p lus ou que augmente de le perdre en eours de remontée;
moins d'importanee à l a qualité et à l a eontinuité de e'est pourquoi il existe aussi des éehantillon neurs
l'éehanti l l o n nage. eel les-ei dépendent du mode et du munis à leur extrémité infé rieure d'un dispositif de
diametre de forage adoptés, du ehoix des outils uti­ fermeture, ee qui a eependant l ' ineonvénient d'aug­
lisés et de l a teeh nique de perfo ration . Tous ees fae­ menter l ' épaisseur de leur paroi. Observons eneore
teurs doivent être adaptés à la nature des terrains que le diametre du tranehant doit être légerement
à reeo n naltre, en ehereh ant autant que possible à infé rieur à eelui de l ' intérieur du earottier pour di­
se dégager des eonditions éeonomiques qui sont trop minuer le frottement de l'éehantil lon eontre la paroi
souvent déterminantes. de ee dernier. Selon Hvo rslev les dimensions de tels
appareils devraient remplir les eonditions suivantes:
Le maitre de l 'ceuvre ou ses mandataires teehniq ues
feront bien d'expliquer le but qu'ils reeherehent et ee
Cp (Dext)2 - d2
qu'ils attendent des sondages dont iis envisagent eoeffieient de paroi <15%
d2
l'exéeution. Une eertaine liberté devrait être l aissée
à l'entreprise spéeialisée pour le eh oix des outil l ages
Dint- d
et des teeh niq ues à adopter dans ehaque eas parti­ eoeffieient d'entrée CE = < 2%
eulier. L'entreprise spéeialisée devra à son tour lais­ d
ser une eertaine liberté à son sondeur pour le eh oix d = diametre inté rieur du tranehant
des outils mis à sa disposition et pour l 'adaptation de
Dext = diametre extérieur du earottier
la teehnique de perforation au terrain .
Din t = diametre intérieur du earottier

e 1 .2.2 Prélevement des éehantil lons spéeiaux


Sols fins plus ou moins eohérents
La fréquenee des prélevements et le ehoix des outils
éehantil l o n neurs dépendent d'une part du but des (argiles, limons argileux, sables fins limoneux ou
sondages, d'autre part de leur diametre, et enfin et argileux, ete.).
surtout de l a n ature du terrain (g ranulométrie et eo­
On utilisera de préférenee un éeh antil lon neur tel que
hésion). Dans tous les eas, les éehantil lons spéeiaux
eelui dée rit ei-dessus. Le fo nçage par battage peut
doivent être p rélevés dans un soi intaet, e'est-à-dire
être admis dans les terrains eom paets et pour les
au-dessous du revêtement et apres nettoyage du fond
éehantil lonneurs de g rand diametre. On peut ad­
du fo rage respeetivement de l 'endroit du pré l eve­
ment s' i l s'agit d'une exeavation. mettre aussi les éehanti l l o n neurs à chemise amovible
fendue ou non dont la paroi est rel ativement épaisse,
Le proeessus de prélevement dépend du terrain et les earottiers fendus, et les éeh antillon neurs sans pis­
de l'é e h antillon n eur utilisé dont il existe une multi- ton dont la eo nstruetion et le maniement sont plus

6
simples et par eonséquent moins eoOteux. L'uti l isation gel, au vo1S1nage du forage ou elles sont prises en
d'apparei l s à pré lever les éehanti l l ons à g aí'ne souple eh arge par le maltre de l'oeuvre à la fin de eh aque
est également poss i ble. forage.
Parfois, et selan le type de earottier em ployé, les
éehantillons normaux proven ant de forages à rotation
Sols grossiers p lus ou moins eohérents
sont si peu dérangés qu' i l s peuvent être uti l i sés au
(sables gross iers, graviers, ete.). l aboratoire en lieu et p l aee d 'éehanti l l ons spéeiaux.
De tels éeh anti llons doivent être em ballés des leur
Les é eh anti l l on neurs do ivent être de eonstrueti on ro­
extraetion du earottier. L'emballage doit être étan ehe
buste; iis ont g é néralement une paroi épaisse, sont
et rési s : t ant. Pour l 'étanehé ité, on em plo iera des
démunis de piston, et sont enfoneés par battage.
Leur d i ametre est supérieur à 1 00 mm et peut at­ feuil les de mati ere p l astique ou d'aluminium, ou m ieux
tei ndre parfo is 500 m m . une pel l i eule assez épaisse de m atiere fus i b le. 11 faut
éviter les espaees vides entre l'em b a l l age et le soi
11 faut eonsidérer que, dans les s o l s peu eoh érents, ear i l s'y produit souvent de l a vapeur et de la eon­
l ' i ndiee de vide est presque toujours mod ifié, surtout densation qui a pour eonséquenee une mod ifi eation
avee les appareils de petit d i am etre. Outre le pré­ de la teneur en eau de l 'éehanti l l on . Dans les eaisses,
l evement d'éehanti llons au fond d 'un forage, les on s 'assurera que les éehanti l l ons ne peuvent se dé­
éehantil lon neurs eités e i-dessus peuvent aussi être pl aeer. On p rendra so i n de désigner de façon e l a i re
uti lisés pour pré lever des éehanti llons dans les paro is la provenanee de ees éehanti llons (cf. e 1 .3.2) .
ou le fond d'exeavation (puits, tran ehées, galeries)
ou dans des masses de terrain qui ne sont p lus en e 1 .3.1 b) Forages d e g rands d iametres e t exeava­
p laee (mottes provenant de forages de grand d i a­ tions
metre à la eurette ou à la benne, ou pré levées dans
En général, la masse des matéri aux extraits est trop
un éboulement, ete.). D ans tous ees eas, i l sera sou­
grande pour être eonservée d ans sa totalité, aussi on
vent préférable de tail ler soig neusement des éehan­
prélevera à i ntervalles régul iers, par exem ple tous
t i l l o n s, g énéralement de forme eub ique, à l'aide d'ou­
les métres, et en tout eas dans eh aque eouehe de
tils à main adéquats (pioehe, pel le, truelle, spatule,
terrai n, un éehanti llon représentatif qui sera traité
fi ls m étal l iques), plutôt que d 'uti l iser un éehanti l lon­
eomme ind iqué sous e 1 .3 . 1 a. Sauf dem ande expl ieite
neur.
du maí'tre de l'oeuvre, le reste des matériaux extraits
ne sera ni c l assé, ni eonservé. Exeeption eourante:
e 1 .3 Réeupération et eonservation des éehanti l lons sondages pour déterm i nation de la granulométrie du
terrai n . 11 faut alors eonserver des éehanti llons de
S'il est parfoi s diffi e i l e de pré lever eonvenablement grand volume ou même la totalité des matériaux ex­
des é ehanti l lons, dérangés ou non, leur réeupération
traits pour obtenir des eourbes granulom étriques aussi
(extraetion de l 'outil de prélevement ou de l ' é e h antil­
représentatives que possib le. Autre exeeption: l a
*

lonneur) et leur eonservation est aisée. Elle demande


eonservation d e mottes provenant d e forages de
toutefois un m i n i mum de préeautions à défaut des­
grand di ametre à la eurette ou à la benne afin de
quel les l'util ité de ees éeh anti l l ons devient faib le, p ré lever dans ees mottes des éehanti l lons spéeiaux.
voire nulle.
e 1 .3.2 Eehantil lons spéeiaux
e 1 .3 . 1 Eeh antil lons norm aux Les profondeurs du début et de la fin du p ré l evement
La réeupération et l ' ordo n n anee des éehanti llons seront indiquées sur le rapport de forage. Si les eon­
normaux sera faite par le sondeur au fur et à me­ ditions de prélevement sont douteuses, la remarque
sure de leur extraetio n . en sera faite sur le rapport de forage (terrai n s fluents,
rem plissage de l'éehantillon neur ne eorrespondant
e 1 .3 . 1 a) Forages de petits d iametres pas à son enfoneement, ete.).

Les é ehanti l l ons, à l ' exelusion des matériaux de ré­ La réeupération et l a désignation des éehanti llons
alésage, seront ordonnés selan leur profondeur d'ex­ spé eiaux seront faits par le sondeur i m méd i atement
apres leur prélevement. l is seront habituel lement eon­
traetio n et dans leur totalité dans des eaisses ad hoe
servés dans les eyl i ndres qui leur ont servi de réeep­
mun i es de séparations i nternes et eouvereles. ehaque
eaisse portera de façon el aire les i n d ieations sui­ taeles lors du prél evement. L'i ntroduetion des éehan­
vantes : tillons spéeiaux dans d'autres réeeptaeles que eeux
qui ont servi à leur prélevement n'est pas reeomman­
- à l'i ntérieur : les profo ndeurs de pré levement dée à eause de l'espaee qui risque d'exister entre
- à l 'extérieur : le ehantier, le numéro du forage et l'éehanti l l o n et son nouvel embal lage. En revanehe,
les profondeurs du prem ier et du dernier éehanti llon un épais revêtement de matiere fusible posé immé­
eontenus dans l a eaisse. d i atement apres le p ré l evement protegera les extré­
m ités et si néeessaire (lorsque les parois du réeep­
11 est souvent uti le de m arquer ég alement les extré­ taele ne sont pas rigides) l 'ensem ble de l ' é ehanti llon
m ités des eaisses pour le eas ou el les viendraient à et lui don nera une résistanee suffisante pour le trans­
être empilées. port au laboratoire. En outre, toutes les préeautions
Norm alement les eaisses d'éeh anti l l ons sont déposées
à l ' air li bre, protégées de la pluie, le eas éehéant du * Voir aussi Norme SNV 7 0 5 1 0

7
néeessaires d oivent être prises pour p rotéger ees e 2 elassificat i o n géote c h n i q u e et géo-
éehanti l lons avant, pend ant et aprés leur embal l age l ogi q u e d es sols
de toutes modifieati ons :
e 2.1 elassifieation géotee h n ique p rovis o i re au e h an­
- de strueture (par e hoes, vibrations, gel, ete.)
tier
- de teneur en eau (essorage, exposition au soleil
ou à l a pluie, ete.). E l le est faite par le sondeur et figure dans le rapport
de forage établ i par lui au fur et à mesure de l ' avan ee­
On vé rifiera, l ors du démontage de l 'éeh antil lon neur ment du forage. E l le a un earaetére app roximatif et
pour en réeupérer le réeeptaele à éehanti l lon, si la p rovisoi re; selan la qual ité du sondeur, elle se rap­
longueur de l'éehanti l l o n eo rrespond à eelle du fon­ p roehera p lus ou moins de la elassifieation défin itive.
çage de l ' é e h anti l l o n neur, si tel n'est pas le eas (ren­ Le min imum exigible d ' un sondeur est la désig nation
eontre d 'un obstae le ayant empêehé partiel lement le eo rreete, dans sa p ropre langue, des sols selan le
rem pl issage, perte d'une partie de l 'éehanti l l on en tableau s i m p l ifié de l'annexe 2 (basé sur la norme
remontant), on en fera la remarque sur le rapport de SNV 70 005).
sondage ou, de p référenee, on proeédera au prél éve­
ment d 'un nouvel éehanti l l o n si eela est eneore pos­
e 2.2 elassifieation géotee h n i·q ue déHnitive
si ble.
e'est eel le qui est portée dans le profil de sondage;
Les em bal lages eontenant les éehantil lons seront ob­ n o rmalement elle est faite par le g éoteehni eien du
turés de m aniére à être parfaitement étanehes. S ' ils maí'tre de l ' ceuvre. ee dern ier peut toutefo is eharger
ne sont pas e o m p l étement pleins, ee qui n'est p as expl i eitement de ee travail l'entreprise de sondage qui
désirable, on fera de sorte que l 'é ehanti l lon ne sera alors tenue de l ' exéeuter ou de le faire exéeuter
puisse pas se mouvo i r dans le réeeptaele et que sa par un g éoteeh nieien eompétent. Dans le eas ou des
teneur en eau demeure inehangée. (En robage des ex­ essais de l abo ratoi re ont été effeetués, la elassifi ea­
trémités de l ' éeh anti l l o n pour l'isoler du m atériau de tion g éoteehnique sera faite selan l a norme S NV
rem pl issage du vide de la bolte au moyen de mati ére 70 008.
fusible non eassante à fai ble retrait, par exemple
ei res m i e roerystal l i nes) .
e 2.3 l dentifieation et elassifieation géolog ique
eh aque éehantil l o n portera s u r le réeipient m ê m e et
11 est souhaitable que le profil géolog ique de son­
non sur ses eouvereles, les ind ieations suivantes :
dages profonds ou eomp liqués soit relevé par un géo­
ehantier logue. ee dern ier peut reeevoir son mandat du maí'tre
numéro du sondag e de l ' ceuvre qui peut toutefois eharger exp l i eitement
de ee travail l'entreprise de sondage qui sera alors
p rofondeur du h aut de l'éeh anti l l o n (au haut d u tenue de l 'exéeuter ou de le faire exéeuter par un
réeipient)
géol ogue eom pétent. Assez souvent le géol ogue est à
- p rofondeur du b as de l'éehantil lon (au bas du ré- même de se eharger de la el assifieation g éoteehnique
ei pient) . qu' i l eompl étera par des i n d ieations géologiques eon­
Normalement les é ehanti l lons seront eonservés par eernant l a litholog ie, l a pétrog raphie, l a stratig raphie
l 'entreprise de sondage sur le ehantier ou au voisinage générale et régionale, l a genése des terrains, éven­
de eelui-ei et rem i s au maltre de l'ceuvre le plus vite tuel lement leur âge, leur teetonique pour les roehes,
possible. ete.

Le mode d 'embal l ag e des boí'tes eonten ant les éehan­


tillons devra être ad apté aux moyens de transport uti­ e 3 O bse rvat i o n s et m esu res d iv e rses
lisés.
e 3.1 Observations et mesures à fai re no rmalement
Les éehanti l lo n s de structure délieate ou simplement par le sondeur
à teneur en eau é l evée ne doivent pas être expéd iés
eertaines observations ne peuvent être faites qu'au
par la poste ou par ehemin de fer. li est toutefois aussi
fur et à mesure de l ' avaneement du sondage. 11 est
d iffieile de les p rotéger eontre les seeousses et les
im portant que le sondeur y soit attentif et les note
vi b rations, même si on les transporte en auto ou en
aussi exaetement que possible immédiatement sur
h é l i eoptére.
plaee et les repo rte ensuite dans son rapport de son­
Les éehanti l l o n s g é n é ralement de forme eubique pré­ d age. ee sont entre autres les observations sur:
levés dans l es exeavations ou dans des mottes seront
- l a tenue du sondage: effon d rement des parois, re­
em bal lés des leur extraetion . L'em ballage doit être
montée de terrain , reneontre de vides, ete.
étanehe (par exemple feuille de matiére plastique ou
mieux, pel l ieule de m atiére fusi ble) et résistant (eais­ - la résistanee offerte par le terrain à l 'outil de fo­
sette d ans l aquel l e l'échanti llon ne puisse pas se dé­ rage: deg ré de eompae ité des sols g ranuleux, de­
plaeer) . g ré de eons istanee des soi s fins, eouehes ei men­
tées (g rés, eonglomérats ou b réehes) , eouehes p l as­
tiques, fluentes, boul antes, ete.
e 1 .3.3 Eehantillons de roehes
- les ehangements de eouleur du soi
eel les-ei se feront de façon analogue aux spée ifiea­ - l a p résenee de maté riaux étrangers, bois, matiéres
tions mentio nnées au eh iffre e 1 .3.1 a. organiques, débris de brique, maçon nerie, m étal, ete.

8
- pour les forages earottés, le sonde u r doit i n d i q u e r - de mesu res diverses: mesu res géophys i q u es, me­
en o utre la long u e u r des earottes extraites d u forage s u res de déviation, ete.
- enfin, et eeei est tres important, le sondeu r s u r­ - d'essais d ' i nj ectabil ité
vei l l e ra attentivement les eond itions hyd rogéolog i q u es
- la pose de tubes fi ltrants ou de tubes p iézométri-
du sondage. B i e n q u e ees eonditions soient souvent
q u es.
pertu rbées par le proeessus même de forage , et
q u e, dans les te rrai ns fins les mes u res d e n iveaux
doivent être interprétées avee l a p l us g rande p ru­
C 4 Forme à d o n n e r aux re nse i g n e m e nts
denee, il est important que le sond e u r soit attentif à
tous les ehangements q u i pou rraient se prod u i re e n o bte n us par u n so n d a g e
eours de fo rage (brusq ues remontées de n iveau, Sauf rég l ementation partie uliere, tous les rensei g n e­
formation de renard, ete.). ments obten u s par sondag e sont p ropriétés du maltre
Le sondeur doit disposer d ' u n l imnimetre (par exemple de l 'reuvre. l is ne pou rront être eommun i q ués à des
à sifflet ou à eontaet él e etriq ue) pe rmettant de mesu­ tiers, o ralement o u par ée rit, q u 'avee son assentiment
rer le niveau d e l 'eau ave e une préeision de l ' o rd re du expli eite.
em. On pre n d ra g arde à ee que l 'allong eme nt d u
eâble po rteu r soit n é g l i geable e t à ee q u e sa g ra­ e 4.1 Rapports de p e rforation
d u ation donne d i reetement le niveau de l ' eau (sans Le son d e u r fera su r p laee au fur et à mesu re de l ' avan­
eo rreetion pour l a l o n g u e u r de l'appare i l et de son eement du sondag e le bro u i l lon q u i serv i ra à l ' établis­
dispositif de suspension). Le sondeur i n d i q u e ra la sement de ees rapports. eeux-ei doivent être rédigés
p rofondeur des n iveaux d'eau par rapport au même quotidien n ement et n o rmalement e nvoyés aux inté­
niveau de réfé renee q u e p o u r les profondeurs de per­ ressés le j o ur même. U n e eopie restera au e hantier ou
foration. e l l e s e ra ten u e à d isposition des représentants habi­
Normalement, le sond e u r doit mesurer le n iveau d'eau l ités du maltre de l 'reuvre et de l ' entreprise spéeiali­
d ans le sondag e ehaq u e j o u r au début et à la fin de sée.
son travail et noter eette i n d ieation sur le rapport de
sondage. S i l e sondage est see, i l doit noter <<pas e 4. 1 . 1 Renseignements g é n é raux à porte r su r le 1 er
d'eau». Si le n iveau est artésien, sa mesu re doit être rapport de ehaque sondag e
eonsidérée eomme mes u re spéeial e (vo i r e 3.2). Le
a) Nom d u ehantier (éventu e l lement maltre de l 'reuvre
sondeur doit en outre mesure r le niveau dans le son­
et n u méro de eommande)
dag e , dans le eou rant de son travail, ehaque fois q u ' i l
aura l i eu de ero i re q u ' u n ehangement s' est p ro d u it b) N uméro du sondage
dans les eonditions hyd rogéologiques (abaissement e) Eventu e l l ement situation d u sondag e : s i possi b le
ou relevement du niveau). S ' i l perfore avee de l'eau , i l eoordonnées
doit noter également l e s pertes d'eau de forage q u ' i l d) eote de réfé renee: s i possible altitude d u zéro
observera. auquel se réferent les rappo rts de sondage. Si
D ' autres mes u res p l u s d étai l l ées ou plus eomp l i q uées ee zéro n e eo'in eide pas avee l a s u rfaee du ter­
(niveau d'eau artésien, mes u res de déb it, ete.) n e font rain et avee le planeher de travail: eroquis i n d i ­
pas partie du travail n o rmal du sondeur et devront q u ant elai rement les d iffé renees d e haute u r
lui être demandées de façon expli eite et détai l l ée e ) l n e l i n aison d u forage: p o u r l e s forages i n e l i nés
(vo i r e 3.2). indieati on d e l a d i reetion, si possible azimuth,
éventuel lement e roquis
f) Profo n d e u r p révu e: e n m o u jusqu'à une e e rtai ne
e 3.2 Travaux spéeiaux et mesu res parti e u l ieres
eouehe
Tous travaux spéeiaux et mesu res parti eulieres à fai re g) S i possible, nom des personnes qui ont fixé l ' im­
en eours ou apres aehevement du sondage doivent plantation du sondag e et i n di q u é la p rofo n d e u r
être demandés expli eitement par le maltre de l 'reuvre. prévue
Outre le p rélevement d ' éehanti llons spéeiaux déerit
h) Date
sous e 1 .2.2, i l s ' ag i t des mes u res déerites sous D
ou d ' autres travaux, par exemple: i) S i g n ature du sondeur.

-de mesures de p e rméabilité (voi r D 1 ) e 4.1 .2 Renseignements généraux à porter s u r ehaque


- d e mes u res d u mod u le d e eompressi b i l ité (vo i r rapport de perforation
D 2)
eomme sous e 4.1 . 1 a, b, h, i .
- de mesures de la résistanee au eisail lement (voi r
D 3)
e 4.1 .3 Renseignements eoneernant la teeh n i q u e de
- de mesures de la dens ité apparente (voi r D 4) forage
-de mesu res hyd rog é o l o g iq u es partie u l ieres: mesu- Le rapport de perforation doit i n d i q u e r elaireme nt
res de niveau artésiens, de débit, de pression, de vi­
tesse d'éeou lement au m i e romo u l inet ou autre appa­ -le mode de forage (rotation, pereussion, ete.)
rei l , avee des traeeu rs, e o l o rant, sel, isotopes, ete., me­ -le type d'outil util isé (eou ro n n e à métal d u r, à
s u res de n iveau p iézométriq ues dans des sondages diamants, eu rette, benne, tariere, trépan, marteau
te rminés, ete. pneumatique, explosif, ete.)

9
- les d i ametres de forag e et les p rofond e u rs atteintes g ) l ne l i naison d u sondage. Po u r les son dages i n c l i ­
- les d i amétres des euvelages et les profo n d e u rs n é s , si possible azimuth, éventu ellement eroquis
attei ntes par eeux- e i . h) Eehelle d u p rofi l

11 d o i t faire apparaltre l a s u e eession ehronol ogique i) Dates d u début et de la fin des travaux de son-
des opé rations (pe rforation, man ceuvre des tiges, dag e
pose retrait d u tu bage, prélevement d'éehanti l lons k ) N o m d u sond e u r
spéeiaux, essais de p e rméabi l ité, ete. ) . l ) N o m d e l ' aute u r d e l a elassifieatio n g éoteehnique
P o u r l e s sondages p a r pén étration, le rapport eo rres­ m) Nom d e l ' aute u r de la elassifieation géolog i q u e
pondant doit eonte n i r le d i ametre ou la seetion de la n ) Nu mé ro de réfé renee d u dess i n .
poi nte, le poids et la h aute u r de eh ute du mouton et
le nombre de eoups ou la p ression exereée par le
vérin e n fonetion d e l a profond e u r. e 4.3.2 Renseignements eoneernant l a tee h n i q u e de
forag e et l ' é q u i pement d u sondag e

e 4. 1 .4 Renseignements eoneernant le te rrain - mode d e forage


- type des outi ls utilisés
Voi r sous e 2 et e 3.
- d i ametres du fo rage

e 4. 1 .5 Obse rvations d iverses - d i ametres et positions extrêmes des tubes de


revêtement
B reve mentio n des évenements ayant i nflueneé les - tubages restés en ceuvre
travaux de sondag e (i ntempé ries, aeeidents de travai l ,
- tubes pi ézométri q u es
pannes méean i q u es, ete.).
- fi ltres
Pou r faei l ite r l e travail des maítres de l ' ceuvre qui
reçoivent d e s rapports de d ifférentes entreprises - ete.
spéeialisées, il se rait souhaitabl e que ees dernieres
adoptent u n e même d isposition de J e u rs formu les.
e 4.3.3 Renseig nements eoneernant le te rrain
L'annexe 3 montre à titre d 'exemp l e u n rapport de
Voi r sous e 2 et e 3.
perforation par forag e eo rrectement disposé et rem­
pli. Normalement les re nseig nements g éotee h n iq u es et
géolog i q u es seront représentés, grap h i q u ement et à
e 4.2 Rappo rts eompl émentai res l ' aide de sig nes symbol i q u es, à l 'éehelle 1 : 1 00 o u
1 : 50.
l is sont établ i s par le sondeur ou par un spéeial iste
pour tou s les essais ou mes u res dont les résu ltats ne 1 1 existe dans la littérature d iffé rentes représentations,
peuvent être re latés dan s le rapport de sondage ( es­ sans eompte r eelles qui n e sont pas pub l iées et eor­
sai·s de p e rméab i l i té, essai·s d ' i nj eetion, d i ag ramme de respondent à l ' exigenee [Link] de ehaq u e géo­
battag e, ete.) . logue. l'annexe 4 don ne une représe ntation basée
s u r eel les q u i sont les plus répandues en Su isse. Elle
eorrespond aux désignations des n o rmes SNV 40006
e 4.3 Profi l d e s o n d ag e sauf en ee q u i eoneerne les l imo ns.
Normalement i l e s t établ i p a r l'entreprise de sondage En faee de ehaq ue eouehe, on i n d i q uera:
apres l 'aehevement d e ehaque sondage et doit in­
e l u re : - les p rofond e u rs la dél imitant e n uti l isant le zéro de
réfé renee des rapports de sondage
e 4.3.1 Rense i g n ements généraux - ses altitudes limites
- sa e l assifi eation géoteehnique eompl étée par les
a) Nom d u e h antier
i ndi eations de e o u l e u r, eons istan ee, eompae ité, ete.
b) Nom d u maítre de l 'ceuvre (éventue l lement n umé-
- éventu e l l ement sa désignation géologique.
ro de la eommande)
e) Nom de l ' e ntreprise de sondag e On i nd i q u e ra de plus dans l e profi l de sondag e :
d) N uméro d u s o n d ag e - le o u les n iveaux piézométriq u es avee indieation
des dates de mes u re (s' i l n'y a pas d e n iveau p iézo­
e ) Situati on d u sondag e : si possible eoordonnées,
métri q u e ou de venues d ' eau : i n d i q u e r <<pas d 'eaU >>)
éventue l l ement eroquis de situation i n d i q u ant la
pos ition du sondage par rapport à d ' autres son­ - pour les forages earottés le pou reentag e d e ré­
dages o u à l ' objet pour lequel i l a été exée uté eu pé ration des earottes en fonetion de la profondeur
(vo i r E 4) - les n iveaux de prélevements d'éehantil lons spé­
f) eote de réfé re n e e : normalement altitude du zé ro eiaux avee si possible le numéro de réfé renee du
auq u e l se réferent les profondeurs. S i ee zéro n e l aboratoi re
eo'in eide p as avee la s u rfaee d u terrain e t avee le - les sections de forage dans lesquel les ont été exé­
planeher d e travail, eroquis indiqu ant les d iffé­ eutés des essais de perméabil ité avee i n d i eation d u
renees de h au te u r (vo i r E 4) résu ltat de eeux-ei

10
- les d i ag rammes de résistanee à la pénétration - u n résu mé des travaux exéeutés avee exposition
- toutes les autres obse rvations d i g nes d ' i nté rêt des méthodes uti lisées et ind ieation des d ates d'exé­
eontenues ou non dans les rappo rts de sondag e et eution
dans les rapports eompl émentai res. - une réeapitulation de l' ensemble des sondages:
p rofi ls de sondage, situation des sondages les uns
D e même que p o u r les rapports de sondag e , il serait
par rapport aux autres et par rapport à l 'objet ayant
souhaitable pour fae i l iter le travai l des maí'tres de
motivé l e u r exéeution, eoupes ou p rofils passant par
l 'ceuvre q u i reço ivent des p rofi ls de sondage de d iffé­
plusieurs sondages avee eo rrélation des eoue hes, des
rentes e ntreprises spéeialisées q u e e e l l es-ei adoptent
n iveaux piézométriq u es , ete.
une même d isposition de l e u rs formu les o u dessins.
L'annexe 5 donne à titre d ' exemple un profil de son­ - une réeap itu l ation des résu ltats obte n u s : analyse
dage eorreetement d isposé et dessi n é . des earaeté ristiq ues des d iverses eouehes : elassifiea­
tion g éote e h n i q u e , géologie, rés istanee au e isail le­
C 4 . 4 Rapports te e h n i q u es ment, eomp ress i b i l ité, perméab i l ité, eonditions hy­
d rologiq ues, ees i nd i eations étant eomp létées, le
A la demande expl i e ite d u maí'tre de l'ceuvre, u n o u eas éeh éant, par les résultats d ' essais géote e h n i q ues,
p l u s i e u rs rapports teeh n iq u e s pourront être étab lis e n d ' essais i n situ, de mesu res géophys i q u es, ete. , et
fi n de travaux, s o i t p a r l ' e ntreprise de sondage, le par l a eomparaison e ritiq u e de ees résu ltats
géote e h n i e i e n , le géologue o u les spéei alistes ayant
- eonelusion à tirer en fonetion du p robléme posé :
exéeuté des mesu res ou essais spéeiaux. Ces rap­
tassement à attendre, poussées, stab i l ité, débit, type
ports engagent la responsab i l ité de l e u rs aute u rs et
de fo ndation à reeommand e r, taux de travai l admis­
seront rému n é rés séparéme nt. Ces rapports peuvent
s i b l e , d iffi e u ltés d'exeavation, stabi l ité de tal us, étay­
eomp re n d re par exemp l e :
age n éeessai re, venues d'eau , débit, pompage , pos­
- u n e i ntrod u cti on p rée isant le mandant, les i nstrue­ sibil ités d ' étane hement, poss i b i l ité de eonsol idation,
tions reçu es et le but du rapport ete.

D. Ess a i s « i n s itu»

P o u r q u e l e s essais « i n situ» don ne nt d e s résu ltats utili­ Domaine d'appl ieation des méthodes d 'essai
sables, les e o n d itio n s su ivantes doivent être rem plies :
La méth ode utilisée sera ehoisie en fonetio n d u type de
1 ) Les appareil s de me su re s do ivent être b i en adaptés au soi et de la préeision désirée.
but po u rsuivi et do ivent être en parfait état de fo neti o n n e­
ment. Sols perméables (k p l u s g rand que 1 0-3 em/s enviro n ) .
2) Les mesu res d o ivent être effeetuées de maniêre exaete, Valeurs
eonseieneieuse et avee esprit e ritique. approximatives : essais par abaissement ou par
3) Les eonditio n s d ' essai do ivent eorrespondre si possi­ élévatio n d u n iveau d 'eau (voi r
ble aux h ypothêses théo riq u es faites p o u r la mise en va­ D 1 . 1 e t D 1 .2) .
l e u r des résu ltats . Valeu r s exaetes : essais de pompage avee p u its
et piézomêtres (voi r D 1 .1 ) .
Sols moins perméables ( k eompris entre 1 0-3 et 1 0-s
D 1 Déte rmin ati o n d e l a p e rm é abilité em/s) .
La déterm i n ation de la perméabilité, earaetérisée par le Valeurs
eo effieient de perméabilité de Darey k p ou r les soi s approximatives : essais par abaissem ent o u par
meu b les o u exprimée en «Lugeon» p ou r les roehes (vo i r él évation d u n iveau d'ea u .
D 1 3) , peut être faite e n p ri neipe d e deux maniêres diffé­ S o l s três peu perméables ( k i nférieu r à 1 0-5 e m / s envi­
rente s . Dans les deux eas, on p rovo q u e un éeoulement ro n ) .
dan s le soi so u s l 'effet d ' u n e d ifférenee de press i o n .
L ' u n e d e s m éthodes e o n s i ste à mainte nir la pression L'exéeution d'essais p a r abaissem ent ou par él éva­
eon stante et à m e s u rer le débit eorrespondant à u n tio n du n iveau d 'eau est possible en prineipe aussi
éeoul ement q u as i permanent (essais de pom page, es­ dans des sols peu à três peu perméables, elle est
sais de perte d 'eau s o u s pression) . L'autre méth ode eependant três l o n g u e et dél ieate . Pour de tels soi s ,
e o n s i ste à m e su re r u n e variation de pression et le débit la déterminatio n de la perméabilité p a r essais a u
eorrespondant e n fo n eti o n d u temps (essais par abais­ perméamêtre ou à l'oedomêtre en labo rato ire est
sement ou par élévation du n iveau d'eau) . i ndiquée.

11
D 1 .1 Perméabilité des s o l s s itu és d a n s u ne nappe p h ré­ Dans le cas ci-d essus, la perte de charg e à l 'entrée d u
ati q u e t u b e filtrant, q u i peut atte i n d re plu sieu rs décimêtres,
n 'est pas prise en compte. S i l ' o n p lace un deuxiême
D 1 .1 .1 Essais de pom page avec pu its e t p iézo metres p iézo metre, la mise en valeur des résu ltats peut être faite
La tec h n i q u e de ce p rocédé est décrite en détail dans l a sans faire i nterven i r h . Dans ce cas, la fo rmule devient:
l ittératu re . 11 consiste à abaisser le n iveau de l 'eau dans
l e p u its de p o m page et à mesu rer dans les piézometres
l "abaissement du n iveau de la nappe, au voisinage d u (2)
p u its . Lors de l ' i nterp rétati on d e s résu ltats, i l faut ten ir
com pte de l 'existence éventuelle d e couches de sols d e
n atu r e d ifférente, dan s la z o n e d 'abaissement de la nappe, x1, z1 = abscisse et cote d u n iveau d'eau dans le p iézo-
de même que d e l a position du p u its d e p o m page par mêtre le p l u s proche du pu its fi ltrant.
rap port à des i ntercalatio n s i m perméables éventu elles. x 2, z 2 idem pour le piézometre le plus éloigné.
=

Les résu ltats des mesu res peuvent être exploités par Si le soi est stratifié h o rizo ntalement d e telle so rte q u ' u n e
exemple par la fo rmule d e D u p u it . Cette fo rmule est c o u c h e perméable soit reco uverte d ' u n e c o u c h e peu
théoriquement co ntestable, cependant elle permet d'ob­ perméable (kv O) et q u ' u n n iveau d e nappe caracté risé
=

ten i r u ne précision s uffi sa nte en cas de sols h o mogênes. existe, l a fo rm u le s u ivante (3) peut être uti l isée :
Dans ce cas, c'est-à-d i re lorsque l a perméabilité dans l a
d i rectio n verticale (kv) e s t l a m ê m e q u e dans l a d i rection
h o rizo ntale (kh), la fo rmule d e D u p u it prend l a forme s u i­
vante :

l
-- -- R - -- - - - - -
- - --.-!
(1 )
-
-

- _
-

_
-

_ _ , _ _ _ _ r 2
-X-. - - -�
-Y
-
-;,'l-.--- - --r
l =- -=--...:. _
Q
---
débit p o m pé (m3/s) -
H haute u r d u n iveau d e la nappe au -dess u s de -; - l -- - - ---
1- l - - - - --
l ' h o rizon i m perméable (m)
- -

-
h

haute u r du n iveau d 'eau dans le pu its de pom­ l
- - - - - - - -
page (m)
x, z D i stance (m) et haute u r du n iveau d 'eau (m) � � : -=- -=- -=- r---- . = -=- i _? ---=- -= = =--
- - 1 - - --: - - -
d ' u n piéz o m etre
l

D* ?J
_ __ _ _ _ _ _ _ _
R rayo n d ' actio n (m)
• o l o. ... '

h . . -' l l r .
l
r rayon du tube fi ltrant (m) o o"

. l o o .

�o. �• 1 -k-- 1 m
l .
. 1
o

1
k coefficient d e perméabilité m /s · • •

' l l
• l o

1

0 0 ó o o

tojkm
·
m épai s s e u r de la couche d a n s laquelle se prod u i t •

;/-:_:!�[Link]/��"'i YF:iF:

l'éco u lement (voi r fig . 2)

Fig. 2
1 = Surface du terrain
2 = Niveau p h réatique

Q · ln �r
k= rr m z (z - h )
(3)

Dans les cas con crets, r et x (évent. m) sont don nés ; Q


est choisi et les valeu rs correspond antes de z et h (ni­
veaux dans le p u its et dans le piézometre) sont mesu rées,
ce qui permet de cal culer k.
H l
Les fo rmules (1) et (3) peuvent être utili sées également
1l z en i ntro d u isant le rayo n d 'action R (à la place de x) et H
(à la place de z) si aucu n piézometre n'a été mis en place
et si l 'abaissement du niveau d 'eau n 'est mesu ré q u e
d a n s l e p u its de pompag e . Po u r le cal cul, I n � peut être
r

rem placé par u n coefficient n u m é riq u e empirique dont


la vale u r va ri e entre 2 et 7 .

Fig. 1
L e s essais d e pompage permette nt de déterminer les
1 Surface du terrain caractéristi q u es de perméabilité d ' u n g rand volume de
2
=

= Niveau phréatique soi (perméabilité en g rand d u terrain) .

12
D 1 .1 .2 Essais par élévatio n o u p ar abaissement d u n iveau - San s ava nt-tro u (éeou lement en forme d e s p h êre l = O)
d'eau e = 2,85 d d 'aprês D . W . Tayl o r
ees mesures permette nt de déterm iner la perméab i l ité - Ava nt-trou tres long (éeo u l ement eyl i n d ri q u e) e l ,..._,

du soi dans u n e z o n e lim itée à la partie i nféri eure d u - Ava nt-trou moyen (éeoulement eombiné) e = 2 ;r d + l
sondage. Elles peuvent être effeetuées à to u s n iveaux
Si la hauteur d 'abaissement .J h = h1 - h 2 est relative-
attei nts par le euvelage d u sondage. Théori q u ement, les
essais par élévation d u n iveau d'eau et par abaissement
doivent eon d u i re à la même valeu r d u eoeftieient de per­
ment petite, (
.J h
hm
< ' /, o), le terme In
h
h
:
peut être rem -
méabilité. To utefois, eom m e de n o m b reux sols sableux plaeé p ar .J h / h m
eontiennent des partieu les l i m o n eu se s o u arg i leu ses,
.J h
On a done: k = F
lors des essais par abaissement d u niveau, l ' eau dans l e 1 ..Jh
- = (J. -
e .J t
son dage e s t souvent tro u ble, les partie u l e s l i m oneu ses -

hm .Jt
se déeantent et s'aeeu m u lent au fond d u trou de son­
dage, d i m i n uant ainsi la perméabilité. l nversément, lors F
des essais par élévatio n d u n iveau d 'eau, í l peut arriver (J. = e o n stante = e (6)
q u e l ' eau pénétrant dans l e sondage entralne les parti­
1 1 est i n d i spensable de fai re p l u sieurs essais à la s u ite
eules limoneu ses et a u g m e nte de ee fait la perméabilité .
En p résenee de s o l s ti n s, i l e st d o n e i n d i q u é d e mettre au
les u n s des autres et de prendre la moye n n e des rés u l ­
fond du sondage u n e eouehe tiltrante de sable g rossier
o u de g ravier ti n . tats. La eolo n n e d'eau h 1 0 au début de l ' essai, n e doit pas
être trop h aute (quelques déei mêtres po u r les sols peu
Les meilleurs rés u ltats seront obte n u s en prenant la perméables, j u s q u ' à q u elques mêtres po u r les sols três
moyenne g é o m étri q u e (km) des valeurs déterm inées au perméables) sinon le soi risque d'être dérangé au fo n d
même emplaeement l o rs d 'essais par élévatio n k5 et par d u sondage.
abaissement ka d u n iveau d'eau .
11 est eommode de p roeéder g ra p h i q u ement pour la mise
(4) en val e u r des résu ltats en reportant en abseisse la vi-
La mise en valeu r des résu ltats peut être faite par la for­
m u l e générale
tesse d'abaissement �� et en o rd o n n ée la haute u r d'eau
moye n n e hm pour ehaque i ntervalle d e te mps mesuré .
k = F_
e · .:�t
_ In 11; (em /s )
h
(5)
Les points reportés s u r e e g ra p h i q u e doivent être alignés.

. :..· ·1 ..
1 ·. . •
.. ....e
r r.· 1
·
·

>: L _ J :_:_ _t_· ·.


·
Fig. 4
1
.· · . .
. ·
'
= Points de mesure
2 Droite d'alignement
3
=

Fig.

d díamêtre d u euvelage d u sondage (em) La dro ite permet d'obte n i r u n e vale u r moyenne et de
d2 véritier l'exaetitu de des essais . Les résu ltats de l'essai
F seetio n du euvelage = ;r - (em2)
4 sont meilleu rs si l'avant-trou est long (l g rand), ear dans
le eas de l'éeou lement sph é riq u e (sans avant-trou l = 0) ,
niveau d ' eau au début d e l'essai (em)
la perte de eharge se produit dans la zone dérangée par
niveau d 'eau à la ti n de l ' essai (em)
l e travail d e forage. L'avant-tro u peut être rem p l i avee u n
i nterval l e de temps (see )
niveau d 'eau moyen d a n s l ' i ntervalle .Jt (em) matériau filtrant (sable o u g ravier ti n ) q u i doit avo i r u n e
perméabil ité 1 0 à 1 00 fois p l u s g rande q u e le s o i . eette
lo n g u eu r du tro n ç o n d'essai, avant-tro u , lon­
mesu re de préeaution permet d 'éviter le délavage du soi
en plaee. 1 1 est i m po rtant d'empêeher des remontées
g u e u r ti ltrante (em)
e faeteu r d e forme dépendant des eonditions ! i mi­
tes, e'est-à-d i re des valeurs de l et de d . d 'eau dans le sondage, à l ' extérieur d u euvelag e . Po u r
eela par exem ple, u n bouehon de l i m a n arg ileux pou rra
k eoefti eient d e perméabilité (em /s)
être plaeé à l' extrémité i nféri eure du euvelage, apres
eomme l'ex aetit u d e de eet essai est l i m itée, e peut être avo i r été pou ssé vers l e bas et serré à l'aide d ' u n tu be de
e h o i s i avee u n e p réeision sufti sante eomme suit: d iametre p l u s petit que le euvelage.

13
L'essai consiste à re m p l i r d 'eau u n tro u cyl i n d ri q u e c reu­
sé dans l e soi à fai b l e p rofo n d e u r ; l'eau pénétrant dans
l e soi, o n mesure l a vitesse d 'abaissement d u n iveau de
l 'eau o u bien l'on maintient ce n iveau con stant en i ntro­
d u isant d a n s le trou u n d éb it c o n sta nt. 11 n'existe a u c u n e
form u l e théori q u e exacte. Des recherches expérim entales
avec du sable, exécutées en Su isse (VA WE), aux USA
2 et en Finlande (fo rm u l e d e J al esvaara, Helsi n ki 1 959) , ont
m ontré q u e les fo rm u les e m p i ri q u es suivantes suffi sent
en p rati q u e :
o
k
= d · hm (8) (essai à n iveau constant)

k
- d
. .d h . 1 (9) (essai par abaissement)
- ---a2 --::Jt h m
C o n d itio n s d 'essai
Fig. 5 1) Les fo rm u les n e sont valables, en toute rig ueu r, q u e
1 = Cuvelages p o u r des s o l s hom ogênes e t i sotro pes en c e q u i con­
2 = Bouchon de limon argi leux cerne leu r perméab ilité.
l = Longueur de l'avant-trou
3 = Gravier-fi ltrant 2) k n e doit pas être sensi blement i nfé rie u r à 1 0-4 e m /s
sin o n les fo rces cap illaires infl u encent fo rtement l'exacti­
tu d e des mesures.
Si l'on d o it ren o n cer à la mise en p lace de m atériaux fi l­
trants, u n avant-trou cou rt don nera d e meilleurs rés u l­ 3) Le volume de soi dans lequel se produit la percolation
tats q u e le retrait du tubage. doit être saturé .
4 ) L e fo nd de la fou ille doit être à u ne h auteu r H au-des­
D 1 .1 .3 Essais à n iveau con stant (h = con stante) d a n s l e su s d u n iveau de la nappe souterraine telle que H soit au
son dage moins égal à 7 foi s l a p rofo ndeur d'eau h .
Cet essai, c o m m e ceux d u parag raphe p récédent, peut 5) L a p rofo ndeur d'eau h d o it être p l u s g rande q u e d /4 .
être exécuté a u fo n d d u so ndage. O n mesure le débit 6) L e d iamêtre d doit être au m o i n s 1 0-1 5 fois p l u s g rand
q u i doit être réglé de maniêre à ce q u e le n iveau d'eau q u e le d iamêtre des plus g ros éléments d u s o i .
reste con stant. Lorsq u e le n iveau s 'est stab i l isé, il est
mesuré . La valeu r de k est calculée par la form u l e : S i l e s conditions 5 ) e t 6 ) n e s o nt p a s remp lies, cela n'a
q u ' u ne fai ble infl u ence s u r le résu ltat de l'essai.
k= _o_ (7) La conditio n 3) ne peut souvent en prati q u e être satis­
e · h faite que dans le voisinage d u tro u . L'ord re d e g randeu r
Les remarq ues faites en paragraphe D 1 .1 .2 sont valables des valeurs de k n'en est pas modifié .
e n ce q u i c o n cerne l a p récision de l'essai et la valeur de D 1 .2 .2 D a n s u n tro u carré, taluté
e.
(1 + 2 hbm ) 2
D 1 .2 Perméab i l ité des sols situés au-dessus d u n iveau
k _g_ . l (8) ' k � . (9) '
b22 7 _11_ + 3 .d t
= =

27 _t!__ + 3
d e l'eau so uterra i n e
D 1 .2 .1 Dans u n e fou ille circulaire b bm
(essai à n iveau con stant) (essai par abaissement)
Dans cette form ule b représente la larg e u r d u trou à sa
base .
D 1 .2.3 Dans u n sondage (Fig . 7)
Des essais de percolati o n , au-dessus d u n iveau de la
nappe souterraine, peuvent aussi être exécutés dans les
sondages. Les résu ltats ont évidem ment u n caractêre
analog u e ; i i s ne do ivent pas être calc u lés avec les for­
m u les d o n n ées sous D 1 .1 .2 et D 1 .1 .3. Dan s ce cas éga­
lement, le volume de soi dan s leq uel se produit l'écou le­
ment doit être satu ré avant le début d e l 'essai propre­
ment dit. Dans la l itté rature*) on trouve la fo rmule s u i ­
vante :
Fig. 6
2R 2R
(po u r - = 500, c.- à - d . I n - � 6)
1 = Surface du terrain d d
2 Niveau phréatique 2
hm
=
d .d h
4 .d t [� + d]
= Hauteur d' eau moyenne k = --�0 (10)
d = Diamétre du trou .dh m
H = Distance entre le fond du trou et la nappe phréatique

14
1 ) Pendant l 'exéeution du forage, par exemple to u s les
3-5 m a p res l ' i nterru pti o n d u travail de fo rag e, par mise
en plaee d'un obtu rateu r simple o n met e n pression la
.:::::- .:::::-;; partie i nférieure d u trou .
l 2) A p res aehevement e o m p let du forag e, par m ise en
' Z
l plaee d'un o btu rate u r d o u ble, les tronçons d u trou sont
- _t_ mis en pres sion sueee s sivement d e bas en haut.
T-� Le premier proeédé est u n peu plus sar que le seeond en
l ee qui eoneerne les fu ites aux obturateu rs, mais í l p ré­
l sente l'ineonvénient de néees siter l ' i nterruption du tra­
vail de fo rag e.
Les valeurs o bten u es n e d o n n e nt qu'un o rd re d e g ran­
d e u r d e l a perméabilité, ear les eonditio n s de l'essai,
telles que les fu ites, la l o n g u e u r des tro nço n s mis e n
h do press i o n , la fi s s u ration d e la roehe, la d éfo rmati o n d u
rocher s o u s la pressi o n , ete . n e sont pas c o n n ues exacte­
ment. Cela re n d souvent i l l u s o i re l 'exactitu d e de ré s u l­
tats en reg istrés avee des apparei l s trés prée i s .

l
l D 2 Déte rm i n at i o n d e l a défo rm ab i l ité
_t_ _ so us p ress i o n
t La déterm i n atio n de cette earaetéristiq u e peut être faite
:e par d iverses méthodes. P o u r un soi d o n né, p laeé d a n s
l des e o n d itio n s bien détermi nées, í l faut de l 'expé rienee
l
pour c h o i s i r la méthode a p p ro p riée au but poursuivi et
l '-----'L- _t p o u r i nterp réter les résu ltats de man iere exaete. On peut
d i sti n g u e r 3 g ro u pes d e sols au p o i nt de vue de leur dé­
l d l fo rmabilité :
Fig. 7 f.c - -� - Sols d a n s lesquels la tra n s m i ssion des eo ntrai ntes
se fait de g rai n s à g rai n s, san s pressions i nterstitielles ;
tassements par d i m i n utio n du volume des pores et par
L'avant-tro u doit être tel q u e l = 1 à 3 m défo rmation élasti q u e des g rai n s .
- S o l s fi n s , p e u eom paets ; tassements e o m m e d a n s le
D 1 .3 Mesure de la perméabilité des roehes
eas p réeédent a i n s i q u e par éeoulement plastique la­
Po u r les roehes, eontrairement à ee que l'on fait pour les téra l .
soi s meubles, o n ne détermine pas d i reetement la permé­ - Soi s fi n s satu rés eom pacts, l e p l u s so uvent cohérents ;
abi lité k, mais on p rend e o m m e u n ité la perte d'eau par tasseme nts comme ci-dessus ainsi q u e par é l i m i na­
m etre eourant d e sondage et par m i n ute, sous une p res­ tion de l 'eau i nterstitielle et dissi patio n de l a pression
s i o n d e 10 atmo s p h eres . Cette u n ité porte le nom de i nterstitielle.
eelui qui a i ntro d u it ee mode de faire**
O n d i sti n g u e 3 types d'apparei l s :
1 L u g eo n = 1 l itrejm , m i n ute, s o u s 10 atm . a ) plaq u es de c harge, uti l i sables principalement d a n s les
sols g raveleux et sableux, spéeialement dans les fouil les,
La d u rée normale de l'essai est de 1 0 m i n utes . On obtient
les pu its, les tranchées ainsi q u e sur le rocher.
des re nseig nem e nts e o m p lém entaires en faisant des es­
sais repétés à d ifférentes pres s i o n s , par exe m p le par pa­ b) appareils d e pénétratio n , tel s que sondes à p o i ntes ,
liers eroissa nts et déeroi ssants (5, 10, 1 5, 10, 5 atm.) . La pieux, tubes de son dage, utilisables prinei palement d a n s
p ression est m e s u rée habituellement à l a s o rtie d u son­ les sols fi n s et dans les sondages.
dage. Des eo rreetio n s do ivent être faites su ivant l a posi­ e) ap parei l s spéeiaux d o n nant les i n d i eatio n s s u r l e mo­
tio n d u tro n ç o n m i s en p ression et d u n iveau de l 'eau dule de eom pressibilité ; par exemple, p ressiometre.
so uterraine. L'interp rétation des résu ltats des m e su re s peut être três
d iffieile et doit être faite, dans la reg le, par des spée ia­
A titre de e o m p araiso n , o n peut indiq uer q u ' u ne perte
l i stes q u i d i rigent les essa i s .
d ' ea u de 1 L u g e o n eorres p o n d environ à u n e perméabi­
lité d e k = 1 à 5 1 0-5 e m/see .
D 2.1 Essais de charge avec plaq ues
·

Les mesures d e perméabilité peuvent être faites de deux Ces essais eonsistent à mesurer le tassement d ' u n e
man ieres sel o n l e proeédé de fo rag e. p l a q u e en fo n etion de l a eharge e t d u tem ps. l i s permet­
tent de déterminer u ne earaeté ristique de la déformabilité
du soi, par exemple, le m o d u l e de c o m p ressibilité M E
* B . G i l g & M . Gavard, C a l c u l de la perméab i l ité p a r d e s essais (d 'aprés H aefeli) o u le module d e réaetion E s d 'apres les
d'eau dans les sondages en all uvions, B.T.S.R. 4/1957.
no rmes O I N 401 9, feuille 1 et les remarq ues (Erlãuterun ­
** Prof. Dr. M . Lugeon, « Barrage et géologie», 1 933. gen) s'y référant, ete .

15
L'essai de charge avec plaque s'utilise le p l u s souvent en D 2.1 .2 Essai s dans un sondage
s u rface o u dans u ne fo u i lle, au-dess u s d u n iveau d e l 'eau Dans les sondages, l 'exécution d'es sai de charge avec
so uterra i n e en présence de sols g raveleux. plaques nécessite d iverses p récauti o n s en rai son d e la
Dan s le cas de sols fi n s o u cohérents, l ' i nterp rétati on des présence éventuelle d e l i m o n et p o u r a s s u re r u ne assise
résu ltats est d ifficile, car la d u rée d e l'essai est gé né­ u n ifo rme de la plaq u e ; c'est p o u rq u oi de tels essais ne
ralement trop c o u rte p o u r q u e l a consolidation d u soi soit sont pas recommandés.
c o m p lête . P o u r d e tels sols, il est reco m mandé d e faire La plaque traditionnelle peut être améliorée dans cer­
des essais de laborato ire s u r éch anti l l o n s . tai n s cas, p o u r des essais s u r les sols fi ns, en fixant u n
Le diamêtre de la p l a q u e doit être au m o i n s 5 foi s p l u s co uteau s u r tout le p o u rto u r d e l a face i nféri e u re d e l a
g rand q u e les p l u s g ro s élém ents d u soi au-dessous d e l a plaque, constitu ant ainsi u n e sorte de b olte. eette b olte
plaque e t c e c i j u sq u 'à u ne p rofo ndeu r é g a l e à 2 f o i s le peut alors être enfo ncée dans le soi ramolli du fo n d d u
d iamêtre de la plaq u e . 1 1 n 'est possible d e vérifi e r cette sondage assurant a i n s i u n e meilleure répartition des con­
exigence q u 'aprês exécution de l'essai. trai nte s sur le soi non déra n g é . L'i nterp rétation des ré­
Le diamêtre d e l a plaque n e doit pas être i nféri e u r à 2 0 c m , s u ltats de cet essai est d ifficile car la déformation du soi
i l sera d e p référe nce p l u s g rand q u e 30 c m , ("--' 1 000 cm2) . pen dant l'enfo ncement de la b olte n e peut pas être me­
s u rée.
La m i s e en ch arge de la plaque sera faite par paliers
adaptés à la c h arge maxi m u m probable. Les pal iers d e D 2 . 1 .3 Essais sur la roc h e
c h arge ne do ivent p a s être p l u s g ra n d s q u e '/' o de l a Pou r l e s o uvrag es en roch er, i l est i ntéressant le p l u s
c h arge d e ru ptu re. P o u r c h a q u e palier de ch arge o n souvent de connaltre la défo rm a b i l ité de la ro c h e, e n
atte n d ra q u e le tassement d e la plaque soit p rati q u e m ent g ra n d , d a n s son état n atu rel, e t non celle d e petits échan­
achevé. La plaq u e doit aussi être déch argée p u i s rechar­
gée p o u r l e calcul des valeu rs de M E (sols p réconsoli­
til l o n s . La détermi n ation d e cette caractéristi q u e s e fait
par essai s de charge en galerie ou en p u its. 1 1 existe aus­
dés, v o i r n o rm e SNV 70 31 7) ; d a n s ce cas, l'essai doit si des d i latomêtres permetta nt des m e s u res dans des
être si possible c o n d u it j u sq u 'à la c harge de ru ptu re.
forages. La préparati on, l 'exécution et l ' i nterp rétati on de
Des précauti o n s spéciales do ivent aussi être prises p o u r tels essais doit être faite dan s chaq u e cas particu lier en
la déte r m i n ation exacte d u p o i d s pro p re d u d ispo sitif de collaboration étroite avec le géologue et le spécialiste en
m i s e en charge. Pour les sols três tend res, i l est néces­ mécan i q u e des roches. Pour p l u s de renseignements,
saire d e co m penser ce poids pro p re par balancier avec n o u s renvoyo ns à l a littérature ou l'on trouve la descrip­
co ntre- p o i d s . t i o n de d ivers types d'essai s .
1 1 faut ten i r com pte d u fait q u e la plaq u e de ch arge repose
soit s u r u n e s u rface l i b re latéralement, perm etta nt le
d éplacem e nt des partic u l es de soi s su rchargés, soi t s u r D 3 D éte rm i n at i o n d e l a rési stan c e au
u n e su rface c h argée latéralement, a u q u e l cas tout mou­ c i s a i l l e m e nt
vement d u soi est i m possible.
S u r les c ha ntiers, la résistance au cisaillement peut être
La p rofo n d e u r d 'essai a u n e i nfl u e nce s u r les résu ltats . détermin ée, p o u r les sols fi n s cohérents, à l'aide de l a
L'essai doit être fait en principe d e telle man iêre q u ' i l s o n d e à ailettes ( m o u l i net) * . L a s o n d e à ailettes est e n ­
d o n n e d e s i n d i cati o n s valables a u s s i p o u r les condi­ fon cée p a r battage ou p a r p ressage j u sq u 'au n iveau o u
tions futu res d e la co nstruction p révues. P o u r cela, les l ' o n veut faire l'essai e t l ' o n mesu re le mo ment d e rota­
conseils d ' u n géotech nicien expéri m enté sont néces­ tion nécessai re à faire p ivoter la sonde auto u r de son axe
saires. vertical en cisaillant le s o i .
D 2.1 .1 Essais à l a s u rface d u soi L a résista nce au cisaillement <t à l a s u rface d u cyl i n d re
cisaillé pro d u it le m o m ent d e résistance suivant:

[ ]
Dans le cas d ' u n e plaq u e circu laire, prenant appui à la
s u rface d u soi, le m o d u l e d e com pressibilité ME est cal­ 7r • d3
M max = Tf d 2 · - + -- = e · 't
h
7r .
6
(13)
c u lé, selon l a norme SNV 70 31 7, par l a form u l e : 2

ME = .J
p ·D
.J s
(1 1 ) M max
Tf =
e
.Jp : d iflérence d e co ntrai nte entre 2 paliers d e ch arge
(kg/c m2) o u e est u n e constante de l'appareil q u i ne dé­
.J s : diflérence des tassem ents correspondants (em) pend que des dimen sions de la so nde :
D : d i a m être d e l a plaq u e (em) 7T 7T
e · d2 · d3
2 6
=
- · h + -

La form u l e (1 1 ) n 'est valable en toute ri g u e u r q u e p o u r le


tassement du point central d ' u n e plaq u e circ u l a i re lisse
et s o u p l e . La force K peut être mesu rée par exe mple avec u n dyna­
m o m être à aiguille qui relie le b ras s u r lequel o n ti re avec
Dans l e cas d ' u n e p l a q u e ri g ide, le m o d u l e de compres­ le levier fixé aux tiges portant la sonde. Le mo ment de ro­
s i b i l ité ME e st lié au module d'élasti cité E (module de tation est alors :
M = K·a
réactio n selon n o rmes D I N alleman des) par l a form u l e :

ME = E
4
- (12)
7r
* Cet appareil est aussi appelé s c i ss o m êt r e

16
D'autres a ppareils te l s q u e «lsky», pénétrom être de poehe,
ete, perm ette nt aussi d 'obte n i r des i n d i eati o n s s u r la
résistanee au eisaillement du soi (vo i r l ittératu re) .
K
Dans les sols g rossiers et dans la roehe, la rési stanee au
eisaillement peut être déterminée par eisail lement de
volumes géo métri q u es bien défi n i s . Dans ee eas, les di­
mensions du vol u m e d 'essai doivent être dans u n rap­
d _ _ - -'JI'"j port eonvenable avee le díametre m ax i m u m des g ra i n s
o u avee la d istanee entre l e s fi s s u res d u roeher.
� --­ l
' l D 4 Déte rm i n at i o n du p o i d s s p é c i fi q u e
l l ap p a rent
l
l La eon naissanee d u poids spéeifi q u e apparent h u mide
l d u soi est néeessaire dan s beau e o u p de eas, et eela aussi
r-
l
bien p o u r des sols n aturels en plaee q u e pour des sols
h l remaníés et eom paeté s . En ee qui e o n eerne l' exéeution
l de l'essai «in silu», o n d i stí n g u e deux types de méthodes :
í_ _
a) Méthodes destruetives d e la stru etu re des matériaux.
b) Méthodes n o n d estru etíves d e la stru etu re s des
m atéríaux.
Fig. 8 D 4.1 M éthodes destru etives d e la struetu re des maté­
K= foree ríaux
a = b ras de levier Dans les sols fi ns, eohérents, le poids spéeifi q u e a ppa­
d = larg e u r de la sonde à ailettes rent peut être détermíné par mesu re du volume et d u
h = haute u r de la sonde à ailettes poids d'éeh antí l l o n s non remaniés, prélevés au p réa­
Tf = résista nee au eisail lement d u soi no n d rai­ lable à l'aíde d ' u n tube earottier.
né (kg/e m2)
La méth ode du sable (norme S N V 70 335) et eelle du bal­
L'essai doit être fait de tel le man iêre q u e le levier de rota­ lo n (norme SNV 70 337) sont partiellement utí l isab les
tian to u rne três lentement (1 °/s) . P o u r é l i m i n er le frotte­ en eas de sols g raveleu x . Dans ees deux méthodes, o n
ment le long des tiges, u n tubage extérie u r peut être ereuse u n trou à l'em plaeement d 'essaí et l ' o n déter­
battu , ou bien, a p res l'essai, les tiges peuvent être i ntro­ m i n e le poids et la teneu r en eau des matériaux extraits .
d u ites une deuxieme foi s d a n s le trou sans la sonde à Les deux m éthodes ne d iffêrent l ' u n e de l 'autre q u e par
ailettes pou r m es u rer la rési stanee au frottement des le proeédé de mesure d u volume d u tro u . Dans la mé­
tiges. thode d u sable, o n remplit le trou avee d u sable, (quartz)
eali bré et étalonné s'éeoulant d ' u n réeipient de forme ey­
M max - Mtiges a ( Kmax - K,) l i n d rique. La q u antité de sable néeessaíre p o u r eette
(14)
'f = e = e opération permet de déterminer le volume d u tro u . Dans
la méth ode d u bal l o n , o n rem p l it d 'eau u n e membrane
L'essai à la s o n d e à ailettes ne doit être fait q u e dans les
de eaoutehoue quí vient s'appliquer sur les paro í s d u
sols fi ns satu rés (arg ileux ou l i m o n eu x) . La pratiq u e
trou s o u s l 'effet d ' u n e légêre press i o n .
m o ntre que l e s effets seeo ndaires s u r l'apparei l , à des
p rofo ndeurs p l u s g randes q u e 1 m au-desso u s d u n iveau Po u r les d e u x types d'essai, le diamêtre maxi m u m des
du terrain o u du fo nd du sondage fau ssent les résu ltats . g rains d u soi doit être i nférieu r au 1/5 d u d iametre du
t ro u . Ces méthodes sont utí lisables de préférenee po u r
Des ealeuls de stabil ité basés s u r la résistanee au ei­
saille ment des sols non d rainés ne trad u i sent que l'état les sols fi n s ; e n eas d e sols g raveleux, l'im préeision d e
i n itial du soi, e ' est-à-d i re son état avant d i ssi pation de la l'essai devient so u veni. g rande. C e type d 'essai n e peut
p ression i nterstiti elle. être exéeuté q u 'à la s u rfaee du terraín ou au fo n d d ' u n e
fo u ille.
L'essai à la s o n d e à ailettes permet aussi de mesu rer la
sensibilité d u s o i . A p res r u ptu re, o n fera s u b i r à la sonde D 4 .2 Méthodes non destru etives de la struetu re des
à ailettes p l u s ie u rs rotatio n s de 360°, puis on mesu rera à matériaux
n o u veau le m o ment néeessaire p o u r la fai re to u rner. La mesure d u poids spéeifi q u e apparent h u m ide et de l a
Cette mesure don n e la résistanee au ei saillement d u soi teneu r en e a u se fait au moyen d 'apparei llages à isotopes.
d é ra n g é . La s e n s i b i lité d u soi est alors défi n i e de la m a­
n iere su ivante : Les rayo ns r. res peetivement les neutrons, émis par les
7'f non dérangé
s o u rees rad io aetives sont p l u s o u moins abso rbés par
X le matériau . Le poids spéeifi q u e ap parent h u mide et l a
' t dérangé
=

te neu r en eau s o n t détermí nés à l'aide d'une e o u rbe


S i l'on doit e o n n aitre aussi la résistanee au eisaillement d 'étal o n n ag e . 1 1 est reeommandé d ' utili ser ees appareils
du soi en fo n etion d u tem ps, i l sera néeessaire de déter­ lorsq u ' i l y a beau eoup d e mesu res à faire, par exemple
m i ner par essais de labo rato i re la eohésion et l'angle de p o u r le eontrô le d u eompaetage de remblais routíers et
frottement effeetifs d u soi e' et ço' de digues en terre, spéeialement p o u r les sols fi n s .

17
On trouve dans le co m merce des appareils de d ivers L'uti lisation de ces ap pareils ne peut être confiée q u 'à
types dont le cout est tres élevé. l is doivent être étalon­ des personnes i nstruites spécialement en ce q u i con­
nés en laborato i re pour chaque type de maté riaux, s i non cerne leur mode d'emploi.
l ' i m p récision risq ue d'être g ra n d e . 1 1 existe égalem ent
des appareils à uti l iser en p rofondeur qui permettent de
mesurer l e poids s pécifi q u e ap parent et la ten eur en eau La m ise en val eur des résu ltats ne peut être faite q u e par
dans les sondages. une personne expérim entée.

E. Cont rat pou r l ' exécuti on des sondages

E 1 G é n é ral ités 5. Déplaeement d ' u n sondag e au su ivant (démon­


tage , transport et remontage) : u n ou plusieurs pri x
Le contrat i n d i q u e ra : forfaitaires selon les eonditions loeales; éventue l l e­
a) l e maitre d e l ' ceuvre, le cas é chéant, son ou ses ment pl us-val u e en fonetion de la d istan ee, pour
mandatai res c h arg és d e l a d i rection des travaux, te rrai n esearpé, pour aménagement d ' aeeés, te rras­
des re levés géote e h n i q u es ou géolog i q u es sements, éehafaudages, passerel les, pontons, ete. -
b) l ' entrepre n e u r d e sondag e en e as d ' indétermi n ation : en rég i e .
e ) le pro b l é m e posé e t le b u t d e s sondages a i n s i q u e 6. Forag e : p r i x p a r m étre étagés selon la p rofondeur
les p i é e e s s e rvant d e base teeh n i q u e à s o n t établ is­ et selon les d i amétres, soit sous forme d e séries de
sement (plans, rappo rts géologiq ues ou autres, ete.) p rix u n itai res, soit sous forme de p rix de base et de
plus-values.
d) l a tee h n i q u e d 'exéeution des sondages : les modes
d e perforation (éventu e l l e ment les exigenees parti­ 7. Pl us-val ue s u r les p rix 6. pour d iffi eultés spéei ales
e u l iéres t e l l e q u e d éfense d'utiliser l ' explos if, ete.), tel l es q u e par exemple :
le ou les d i am étres req u i s , les p rofond e u rs à attei n d re - Forage au double earottier au l i e u d u earottier
(éventu e l l e m ent les p rofonde u rs à attei n d re d e façon s i m p le (d iffieulté d 'obte n i r u n earottage suffisant) :
impérative avee un d i am étre donné), les mesures et g é n é ralement pl us-value par m
essais spée i aux à exéeuter, ete. - Forage à la eouronne d i amantée au l i e u d e la eou­
e) l es o b l i g ations et p restations de l ' entreprise de ronne à métal dur (d iffieulté à traverser des bloes
sondages (vo i r sous E 3) e ristallins ou des eouehes e i mentées d u res) : géné­
f) les o b l i g ations et p restations du m altre de l'ceuvre ral ement plus-val ue par m
ou de ses mand atai res (vo i r E 4) - Traversée d 'obstae les tels q u e trones d ' arbres,
g) les eond itions partie u l i é res dans l ' applieation d u piéees métal liques, ete. : e n rég i e ou p ar longueur
eontrat : d é lais, pénal ités, partieul arités de tout o rd re u n itai re
h) les e o n d itions g é n é rales dans l ' appli eation du eon­ - Sondages dans des loeaux à fai ble haute u r l ibre
trat (form u l e s 1 1 8 SIA o u autres). - Forag e au trépan ou à l 'explosif au lieu du travail
à la eu rette, à la benne ou au earottier battu (d iffi­
e u lté à traverser des b loes ou des eouehes d u res) :
E 2 L i ste de p r i x g é n é ralement par h e u re de g roupe en supplément
au prix n o rm al de forage
La liste d e p ri x s e r a adaptée à ehaque eas partieu l i e r.
- Pompag e de l 'eau de forag e : par heure ou par
La liste-type reeommandée e i-dessous est done don­
m de forage
née s e u l e ment à titre i nd i eatif:
- Livraison de produits pour eonfeetion de l a boue
1 . Trans p o rt a l l e r et reto u r d u maté riel e t déplaee­ de forag e : p ar to n ne ou p ar m3
ment al l e r et retou r d u p e rsonne l : à forfait.
- Préparation et pompag e d e l a boue de forag e :
2. l nsta l l ation et démontage du ehantie r, e'est-à-d i re : par h e u re o u par m de forage
- Baraq u e m e nts d e l og e m ent, eantine, magasins, - Ces p restations peuvent aussi être ine luses dans
ate liers, ete . : fo rfaits les prix 6), i l y a l ieu alors de le spéeifier exp l ie ite­
- Prise et amenée d ' e au de l 'extérieur j usqu'au e han­ ment
tie r : à fo rfait ou par m de eonduite
8. Pose ou retrait d e tubages ou euvelages ou étay­
Prise et amenée du e o u rant (tension/pu issanee) ages : à i ne l u re dans les p rix de sondages s ' i l s sont
de l 'exté r i e u r j us q u ' au ehantie r : à forfait ou par m eonsidérés eomme n o rmaux, à séparer par m s ' i l s ont
de ligne u n earactére aeeidente l .
- Distribution d u eou rant à l'i ntérieur d u ehanti e r : à 9. Prélévement d'éehanti l lons normaux (earottes,
forfait éehanti l lons représentatifs) : à i n e l u re dan s les prix
3. Eventu e l l e m ent, transport du personnel si le loge­ de sondage à l'exeeption des emballages (voi r sous
ment est é l o i g n é d u ehantier: par jour ou à forfait. 11)
4. l nsta l l at i o n de e h aq u e maehine à son pre m i e r son­ 1 O. Prélévement d'éehanti llons spéeiaux : à prévoi r
d ag e et d é m o ntage à son dern i e r sondag e : à forfait. p a r p rélévement éventu e l le m e nt avee d e s p rix éta­
N . B . : Les prix 1 à 4 sont souvent g ro u pés. gés selon la profondeur. S auf moins-value exp l ie ite, le

18
prix est app l i e ab l e aussi pour les essais de p ré l éve­ - M ise à d isposition d u pe rson n e l qualifié suffisant
ment infruetueux. La mise à d isposition des embal­ pour exéeuter et s u rve i l l e r les travaux p révus, y eom­
l ages n'est pas eomprise (vo i r sous 1 1 ) . pris tous frais et prestations aeeesso i res en eondi­
1 1 . Emballages p o u r l e s éehanti l lons ( eaisses à ea­ tions normales de travai l (dépl aeement, logement,
rottes, boltes à éehantillons spée i aux, e m bal lages entreti en, eh arg es soeiales et assu ranees, travail à
spéeiaux). 11 y a lieu de prévo i r un p rix pour plusieures équ ipes, h e u res s u pplém entai res o rdon­
l a l ivraison et u n prix pour la mise à d i sposi­ nées par l ' e ntreprise) .
tion de ees eaisses ou e mballag es d u rant une d u ré e - Fournitu re de tous matériaux de eonsommation, y
l i m itée. ee p r i x e s t d o n n é de p référe nee sous forme eompris outi ls de perforation, piéees d e reehange,
d ' u n prix de re prise en eas de restitutio n en bon état énergie é lectrique et earburant, eau, ete.
dans un d é l ai déterm i n é . - Réeupération et eonservation soignée des éehan­
1 2. Livraison et pose de tubes p iézométriques t i l l ons n o rmaux jusqu'à la fin de ehaq u e sondage
- tu be perforé : pri x p ar m (vo i r e 1 .3 . 1 et E 4) .
- tube ple i n : prix par m - Tous frais provenant d e travaux de sauvetage en­
- eouvere les avee ou san s dispositif de fermeture : su ite d ' aeeidents de forag e se p roduisant lors de
travaux à p rix u n itai res.
par piéee.
1 3. Travaux et m es u res spéeiaux: prix un itai res s ' i l s - Etablissement des rapports de sondage et des
rapports eomplémentai res ainsi que des profils de
sont b i e n défin is, s i n o n rég i e (vo i r s o u s 1 5) .
sondag e (voi r annexes 2 et 3).
1 4. Rapports teeh n i q u es : sa u f s péeifi eation expl i eite,
les rapports tee h n i q ues n e sont pas eompris d ans
les p rix de l ' e ntrepreneur.
E 4 P restat i o n s du m aí'tre de l ' oo u v re
1 5. Régie pour tous travaux i mp révus ou attentes E l l es ne sont normalement pas eomprises dans les
pour eauses non i mputables à l ' e ntreprise de son­ prix de l'entrepre n e u r, sauf spéeifieation eontraire
dage. expli eite.

Personn e l : p rix p ar h e u re d'ouvrier pour - M ise à d isposition des empl aeements néeessai res
à l 'exéeution des travaux, y eompris l e u rs aeeés et
- e h ef son d e u r
tous dédommag e m e nts à des tiers, et y eompris véri­
- sond e u r fi eation que les sondages ne risquent pas d e ren­
- aide-sond e u r eontrer des obstacles so uterrains (eanal isations, eon­
- m éeani eien du ites, câbles ete.).
- manceuvre. - l m p l antation des forages sur l e te rrai n et détermi­
nation de l e u r situation (eoordon nées) et altitude.
M atéri e l : n o rm a l ement pour l'ensem b l e d'un outi l l age
- eonservation des é ehanti llons normaux aprés ae hé­
- en servi e e : prix par h e u re, éventuell e ment faetura­ vement de ehaq ue sondage (vo i r e 1 .3 . 1 et E 3).
tion séparée d e s outils de perforation, éventu e l lement
- el assifieation g éoteehnique et désig nation g éo­
prix au km p o u r u n v é h i e u l e
logique des terrai ns (vo i r e 2.2) .
- i m m o b i l isé (hors serviee) : pri x p a r h e u re ou, de
- Tous frais d u s à l ' arrêt des travaux pour des eau­
préfé renee par j o u r.
ses dont l ' e ntreprise de sondag e n 'est pas respon­
Personnel et m até ri e l : prix par heure d e g roupe sable (retard dans l ' i m p l antation des sondages ou
- au travai l d ans les instruetions pour l e u r exéeution, arrêt pour
- i m mobil isés. eause de foree maj e u re, d ' intervention de tiers, ete.) .
- Tous frais dus à d e s modifieations de dispositions,
par exe m p l e : ehangement d e p rog ramm e , aug men­
E 3 P restat i o n s d e l ' e n tre p re n e u r d e tation de l a profo n d e u r à attei n d re , ehang ement de
s o n d ag e s position d ' u n sondag e déjà en eours d ' i nstallation
ou de perfo ration, ete.
S auf spéeifi eation eontrai re exp l i e ite ees p restations - Tous frais p rovenant de travaux de sauvetage en­
sont n o rma l e m e n t eomprises d ans les p rix. su ite d ' i n e idents de forage se p rodu isant lors de
- M ise à d isposition du matériel suffisant et adéq u at travaux en rég ie.
pour exéeute r les travaux p révus, y eompris tous - Tous frais proven ant de travaux e ntrepris dans des
transports, m an utention, e harg e me nt et dée harge­ eond itions partie u l i é res, par exemple en h aute mon­
m e nt, ainsi q u e tous frais d ' amortissement, d ' usure, tag n e , e n hiver (neige, dan g e r d ' avalanehes, ete.),
et de perte éventu e l l e d e ee maté riel. par froids i ntenses, e n galerie, d ans l 'eau.

F. A n n exes
Tab l eau réeapitulatif ; aperçu des p roeédés de son­ 3 Rapport de perforation
dage et d e l e u rs poss i b i l ités 4 Désignation et représentation des sols et des ro­
ehes
2 Désig nation g é oteeh n i q u e à fai re par le sondeu r 5 Profil de sondag e

19
Aperçu des procédés de sondage et de leurs possibilités

Proeédé de s o n d ag e Engin Outi l Adaptation à la n atu re du soi

adé q u a t p o u r
2 3 4

1o Procédés perm ettant l e prélevement continu d ' éc hanti l l o n s pas ou peu d é rangés
B. 1 1 : Forage à rotation Foreuse rotative Carotlier e t c o u ro n n e
a) à s e e Foreuse rotative Carottier simple S o l s fins, eohésifs

b) a v e e f a i b l e e i re u lation Foreuse rotative Carott i e r s i m p l e o u d o u b l e S o l s fins compacts, roches


friables
e) avee e i reulation Foreuse rotative Carott i e r s i m p l e S o l s avec n o m b re u x bloes
Roches t e n d re s à d u re s

B. 24: Forage au earottier Foreuse spéciale o u tre u i l Caro t t i e r s icnple T o u s l e s s o l s avec


battu C/J max. < D/2
B. 3: Forage à l'échantillon· Tre u i l , cabestan, v é r i n , Appare i l s s p é c i a u x S o l s fins, cohésifs
ne ur à la main

2 o Procédés p e r m ettant le prélevement d ' éc h antill o n s d é ran g é s


B. 2 2 : Forage à pereussion Tre u i l ou cabestan a) S o n d e à c l ap e t G raviers, sables
à l a sonde à soupape év. avec d i spositif d e tubage b) S o n d e à p i s t o n Gravier, s a b l e s lâches
( c u rette) e) S o n de à b i l l e Sable lin, liman

B. 23: Forage à la ben ne Tre u i l o u g rue B e n n e g é n é ra l e m e n t Gravier, sables avec


év. avec d ispositif d e t u b ag e cylindrique blocs C/J < D/2
B. 1 2 : Forage à l a tariere a ) Fore u s e rotative é v . avec Tariere o u verte S o l s f i n s ou g ro s s i e rs
d i spositif d e t u b a g e C/J max. < D/4 cohésifs
à peu cohésifs
b) A l a m a i n Tariere ouvert e o u S o i s f i n s , cohésifs
tariere avec manteau
B. 6: Sondage a ) M ac h i n e s excavalrices Trax, trancheyeuse, Sois à g ros b l o c s , roc h e r
par excavation d i v e rs e s p e l l e mécanique, marteau
p i q u e u r, év. m i nage
b) A l a m a i n Pelle, pioche, év. explosif Soi s à g r o s blocs

3° P ro c é d é s perm ettant le préleve ment d ' éch anti llons tres d é rangés
B. 13: Forage rotary Foreuse rotative Trépans à l a m e s ou à Tous terrains
m o l ettes

B. 21 : Forage au trépan Foreuse à percussion Trépan avec ou sans c i rc u ­ To u s terrains


T r e u i l de battage lation d'eau o u de boue

B. 4: Forage par lançage Ev. Tre u i l Lance g i c l e u s e S o l s fins p e u o u pas


cohésifs

4° Procédé ne perm ettant pas le p r é l eve m e nt d ' é chant i l l o n s


B. 5 : Sondage Tre u i l , cabestan, véri n , P o i n te c o n i q u e Sols fins maus, sols
par pénétration à l a main g ro s s i e rs s a n s b l o c s e t p e u
cohésifs

1. Les proeédés d e s o n d a g e s o n t elassés i c i par ordre 4. 0 = D i a m e t r e d e s g ra i n s d u terrain


d é c ro i s s a n t d e q u alité d e l ' é e h a n t i l lonnage. D = D i a m e t re du forage ou du tubage

1
T = Téleseopage usuel ·

2. Dans l a eolonne l e s d é s i g n at i o n s B . . . se référent au


texte d e s pages 2-4. 5. Symboles u t i l i s é s d a n s la e o l o n n e 7:
G = G r a n u lométrie e t l i m i te s de consistance
3. S o n t d é s i g n é s e o m m e s o l s f i n s , les sables f i n s , l i mo n s e t
1 = Dens ité apparente
arg i l e s (r/l < 0,2 m m ) .
w = Teneur e n eau
P l u s l e m a tériau e s t fin e t p l asti q u e , m e i l l e u r est l ' é e h a n t i l ­ O = Teneur e n matieres org a n i q u e s
lon. S = M o d u l e de eompre s s i b i lité

20
Annexe 1

Echantillons Caractéristiques Diamétre Profo n d e u r Observatio n s


( q u a l ité par rapport à 4) déterminables us u e l usuelle
inadéquat pour au l a b o ratoire e n mm en m

5 6 7 8 g 10

(prélevement d ' é c h anti l l o n s s p é c iaux et d ' é ch ant. n o rm aux)


Terrains meubles :

S o l s grossiers, bou lants B o n s , n o n d é rangés au c e n tre G. O. ([Link] ) 75-150 ' 50 T L a q ualité des é c h an t i l l o n s
blocs, toutes roches dépend forte m e n t de l ' habilité

Sols grossiers peu cohésifs, Bons, e n parti e non dérangés G . O. ([Link] ) Roches : d u s o n d e u r.

roches d u res
S o l s fins peu cohésifs B o n s d a n s les roches, souvent O. (G . y .w) 65-100 1 50 Profondeurs s u p é r i e u res pos­
Roches friables d é rangés d an s les terrains sibles
meubles
Soi s avec e/) max. > D/2 à D B o n s , non dérangés en soi s G . O . r w. S . (r) 1 00-300 15 (T) P r o f o n d e u r > 1 5 m possible
f i n s cohésifs
Sols g rossiers, p e u cohésifs Bons, n o n dérangés, avec G . O. r. w. S . r. 60-150 50 T Le p l u s souvent prélévements
appareil adapté au terrain d i sc o n t i n u s dans d e s son­
dages exécutés par d ' autres
procédés.

(prélevement d ' é c h anti l lons norm aux)


S o l s trés cohésifs, roches, D é rangés, délavés O. (G.) a) 1 00- 600 40 T Profo n d e u r > 40 m possible
s o l s avec beaucoup d e b l o c s b) 300- 600 Diffi c i l e voir i m possible au­
d e v a n t ê t r e c a s s é s au trépan e) 1 00- 200 dessus de l a nappe. En pré­
sence d e blocs o u de torrains
trés compacts, nécessité de
combiner avec l e forage au
trépan.

Sols cohésifs, roches D é rangés, év. d é l avés au­ O . (G.) 500-1000 30 (T) Profo n d e u r > 30 m possible
b l o e s (j) > D/2 à D dessous de l a nappe
O . (G. é v . w) 1 00- 500 50 T Gros o u t i l l age jusqu'à
(j) =
S o l s b o u l ants ou avec Dérangés, év. d é l avés au­ a)
e/) max. > D/4, roches dessous d u niveau d e la 2 m
nappe
S o l s g rossiers o u b o u lants b) 50- 1 50 10

Sols bou lants o u fluents, D é rangés O . (G. év. w) En s u rfac e : F o u i l l e s ou tranchées


au-desso u s du niveau d e l a
nappe
E n profo n d e u r : Puits o u galeries

R o c h e s trés d u re s T r é s d é rangés, g é n é ralement l n utilisables pour 1 00-200 Pratique­ R é c u p é ration d e s é c h antil­


d é l avés et c o n cassés essais géotech- ment lons par tamisage ou sédimen­
niques i l l i m itée tation d e l ' e au o u d e l a boue
de forage.

R o c h e s trés d u res Trés d é rangés, g é n é ralement l n u t i l i sables p o u r 1 00-600 40 (T) Avec c i rc u l ation : récupération
sols trés cohésifs d é l avés et concassés essais géotech- des échanti l l o n s par tamisage
niques év. estima- o u d é c antation.
tian de la granu- Profondeur > 40 m possible
lométrie s u rtout dans les roches
Sols g rossiers o u sols f i n s Trés d é rangés, d é l avés Ev . estimation 30-100 15 R é c u p é ration des é c h antillons
t r é s c o h ésifs d e l a granulo- par tamisage o u sédimenta­
métrie tion u t i l i s é pour déceler les
lim ites de couches assez d i f­
férentes.

S o l s fins d u rs, sols avec Pas d ' é c h antillons 30- 70 15 Utilisé p o u r déceler les l i m ites
blocs, roches de c o u c h e s assez d i fférentes.
Profo n d e u r > 15 m possible
en terrains tendres

r = Résistance a u c i s a i l l e m e n t levements intermittents d ' é chanti l l ons au carottier o u à


Qu = R é s i stanc e au c i s a i l l e m e n t dans l ' e s s a i d e c o m - l ' é chanti l l o n n e u r dans un forage rotary, dans un forage au
press ion s i m p l e trépan ou dans u n e excavation, ou bien exécution dans u n e
L ' i n d i c at i o n d ' u n s y m b o l e e n t r e parentheses - p. e x . ( r) ­ zone à reconnaitre, d ' u n e s é r i e de sondages par l a n ç a g e o u
s i g nifie q u e la g r a n d e u r c orrespondante peut en g é n é ra l par pénétration et de q u e l q u es sondages- c l é s avec carot­
ê t r e au m o i n s e s t i m é e par l e g é o t e c h n i c i e n . tage. Le «Standard Penetration-Tesb> combine en u n e m ê m e
opération u n sondage par pénétration (battage d ' u n carot­
N B . L e s procédés m e nt i o n n é s s o us 2 ° , 3 ° et 4 ° s o n t souvent t i e r-standard) et le prélévement d ' u n échantillon dans ce
combinés avec ceux m e nt i o n n é s s o u s 1 ° ; p ar exemple pré- carottier.

21
Désignation géotechnique à faire par le sondeur Annexe 2
Désignation Plus de l a moitié Désignation Avec él ém ents
g énérale des é l éments sont se condai re
2 3 4

Sols à g ros g rains plus g rands que avec pie rres plus g rands que 60 m m
= gravier 2 mm p ro p re tous entre 2 et 60 m m
sableux d e 0,06 mm à 2 mm
l i moneux
arg i l eux
} plus petits que 0,06 m m
{
sans cohésion
avec coh ésion
tou rbeux o rgani q u es
Sols à g rains moyens compri s entre ave c pie rres p l us g rands q ue 60 mm
= sable 0,06 m m et 2 mm g raveleux e ntre 2 m m et 60 mm
p ro p re tous entre 0,06 mm et 2 m m
l imoneux
arg i l eux
} plus petits que 0,06 m m
{
sans cohésion
avec cohési·on
tourbeux o rganiques
Sols à g rains fins plus petits que avec pierres p l u s g rands que 60 mm
0,06 mm g rave leux entre 2 mm et 60 m m

limon
sableux
(li mon)
entre 0,06 m m et 2 m m
{ cohésion trés fai ble

argile
l i moneux
arg i leux
l
J
tous plus petits
q u e 0,06 m m
cohésion faib l e
cohésion moyenne
(arg i le) cohésion forte
tourbeux
Sols organiq ues
=tourbe
o rgani q u es li moneuse
argileuse
} plus petits que 0,06 m m f sans cohésion
l ave c cohésion

Remarq u e s : q u elques pie rres d e 1 00 mm à 200 m m . On peut aussi


pour les g ravi ers et les sables uti liser le.s d ésigna­
1 ° L e son d e u r notera dans s o n rapport les désig na­
ti ons :
tions selon l es colon nes 1 et 3; les explications d es
colonnes 2 et 4 l u i pe rmettent de trouver les terme.s g ravier g rossier 60-20 m m
corrects. g ravie r moyen 20- 6 m m
g ravi e r fin 6- 2 m m
2° O n peut mettre par o rdre d ' i m po rtance plusieurs
désignations s econdai res, par exem p l e : g ravier ·sa­ sable g rossier 2,0-0,60 mm
bleux et l i m oneux. sable moyen 0,6-0,20 m m
sable fin 0,2-0,06 mm
3° On p eut mettre des précisions su r l ' i m po rtance des
é l éments secon daires, p ar exemp·le : sable trés arg i­ 5° Note r la p résence d'éléments étrangers tels que
leux et peu g rave l eux. débris d e bois, brique, maçonnerie, m étal, ete.
4° On peut m ettre des p récisi ons sur la g rosse u r des
g rains, par exemp l e : g ravi e r de 30 m m à 40 m m ave·c 6° Noter l a cou leur des sols.

7° l n d i q u e r : = agg loméré, cim enté


trés compact
la compac ité
peu compact
pou r les g raviers et sables : = l âche, boul ant
ang u leux
la forme des g ra i ns
{ arrondis
d u re, terrain desséché
= ferme, diffi c i l e à pétri r
pou r les l i mons et les arg i l e s : la consistance molle, facile à pétri r
= pâteuse, semi-liquide
liquide
8° Le terme d e << g l aise» désigne une arg i l e conten ant des élém ents plus g ross iers (limon, sable, g ravier) . O n
l u i préfé re ra généralement les désignations ind iquées d ans l e tab leau s o u s « s o l s à g rains f i n s » q u i s o n t p l u s
précises.

22
Annexe 3

-
D a te : J� �JS. l. 1 �h� ....... .
S o nde S A O l ten ( . .
Feuille N o : . . . . . . . . .. . . . . . . . .

RAPPüRT oE PERFORATION c i-I A N T I E R : . J ( um


.. e ntal
Sondage N o : . 4
S i tuation sur l e ch a n ti e r : . Pi{e L .
Crael i u s A ]
..

Ty pe de mac;hi ne : A l t i tude : . . .

1nct i n a i so n : verticaL re m p s ; hea.U


DatejHeure l J2f P r ofondeur Oiffe� Ca roHage Terrain 0\J roche:
'"'
�· od e d e
mm
Coulour, Cotnf.o�ition, Compacité 1 Pré'levementd'échantiH �
l
Perfo . , Couronnel--�-- l rence Eau, �ource1 per�e1 WNeau� de nappes ete.
de ration o N . de à em em % Remarques !. u r le c;ours d e s t ravau x :
_
a

Hr.l p& ... ..... ... .


r . q
oo IV\st� lia+ o� , m e YJtaqe e e cov1 �uift s . d eau 1JeY1+e ete .
oo

q 00 . q 3� p M fbg o, 00 o,�o . �Q
. ..

. ... -Hum_us, qrav ier�avec P![Link]


.

de bnque� etscortes, gla1se Jerreuse .1 >


. .. .

......... ...... ... . . . .. ............ ..


q � o 1o �0 P M fb8 o,qo A. ho tO . . . . G!aiseferreuser sable et tou rbe . . . . . �· · · · · ·

�o �o Jo}o Míse evtp ace de R �J5o m m 1usqu 1a - tlto M ekla vaqe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .... .. . . . . . .

1 o 3o 11oo . J. ho .. 1.!. 0 0 . t+o . ,.. [çsaJ ..aeHprise HLS.1reforage . .


... .. . . .·.

H � o 1 � 00 'Rot. MP W� 'P. 00.. '[Link] bo . Limon lacustre.1qravier� [Link] . . . .

H oo 1 3}0 Rot MD t45 r)J. bo


J . UL ho . .. . .. .. Sable rnovillé1perte d e caro#es . fin
/CÃrqile .1 > . . .
. . . .

H � .. A4 A o Rot. 3. 0. O J o �o . .q . Reforaqe; sa b le , limot' . .

W 10 15 °0 . . . .. J.q o.. l NO J o .. . . . . . Páse de ES, refomqe ,


L1mo� /arqile . 1 > ... ........
. .

1 S �?. J53 ° Rot MUR5 l U> jjO . . . . . . .. . qo . . .


. .. . .. ..

�?H?o. . (b iU. H HMise er1H pl�ceHHde t� 100 MMNV . jusq 1 � 6.1o M eU�vaqe . . . .

�� i o .
W
o� Rot. M P g J. 10. 5.J5 lL bo !o Marne t�l1dte . ... . ..... . . .

)5 .1_�� . . . . tJiveaiJ, de a r�appt di� �0s t for�qet -1Jo m . . ... ..


1 oo �}o
. .. . . . .

Jot MDJ5 jJ5 JJO 1� 4 5 J� 1 N�qelfl�� 111 d �Ar *

. . . . . ... . .... Jur cdre �e .. M J � po�LJ for� qe


+t� mrnl � J .J o M 1 e
. . . . . . . . . . . . . [Link] r íÚorv1dr e dv �jYu � P�t po�é ã t5'o M (2J� M perfor� t . . . . . . . . ...... . . .

..... ..... J . !Jç � p/ei � 1 O. �o v� dépa s<Ulf Le s l)·


. . .. . . .. . .. .. .
For a g e ã r o ta+ion = [Link], Oiamanr. o, Métal dur M O, Grenaille G
1) indiquer l a consistance selon annexe 2
• •

Forage ã percuss ion • P, rr� pan · T, CureHe · C,


* P o u d i n g u e d u re

IO!ev ê tem ent • 10! E t h antillon spé[Link] • E S

rd
1
.

. . .�
/

S i q n ature : . . .. .

23
Signe *) Grosseuraes e
Couleur
Remarq ues CD•
5 tn
conventionnel grains en mm Désignation
1 2 3 4

S o l s - ty p es (s i m p l e s ) l i e st souvent p l us j ud i c ieux ·d' utiliser les coul e u rs pou r c.c


::s

W//#� par dessus
rouge remblais m ettre en évidence l e s diverses fo rmations géologique·s
IV les autres signes
-
respectivement les types de so•ls. õ"
+:>.
� bnm terre vég étal e, h u mus ::s

{ Me ntionn e r l a composi-tion ! (l)


pierres

ICJOI o ran g e > 60 60 - 20


galets
/avec sable

OOOvvvv
-

20 - 6 ""'�:
blocs gravier grossier
l
{ (l)
non cohérent

6- 2
g ravier gravier moyen
o ran g e 60-2
I
'--limoneux

2- 0.6 sable grossier "a


0 0 0 0 0 0 0
gravier fin

1, .... . .....
.. 1
0 0 0 0 0 0 0

Dans les cas de pie•rres, g alets ou ibl oos, indiquer l e u r


0.6 - 0.2 sable moyen
""'�:
/terreux

. . . . ... . .. l
jaune o r 2-0,06 sable CD•
0.2- 0.06 sable fin
cohérent
d i mension, forme et l e u r n atu re ! tn
· · · · · · · · ·
. . . . .
"argileux
ja un e (l)
. {
. . .. . . . 0,06-0,002 l i man ::s
. . . .
citron Pou r les g raviers et sables, indiquer:
maigre, de fai ble p•l asticité
� t»

-

bleu 0,002-0 arg i l e la dimension des g rai n s l a p l us fréquente et l a plus g ran d e


g rasse, de forte p lastic:ité �
compacité : cimenté, aggloméré o
::s
1111111 111111 brun foncé tourbe trés compact
e..
,�������J
rv rv rv rv
violet e rai e l ac ustre -ou d e versant sableuse/arg i leuse peu compact
l âohe, boulant
(l)
tn
tn
1) Soi s c o m posés l es p l u s f réq u e nts pour les sols de granulométrie moyenne et fine (sable, o
l o . o-- 0. o· 0. o· 0.1

o ran g e g ravi er et sable 1) S i g ne s alternant l i mon, argi le) : iii"'
loo-o o-o u-u-ul (l)
.

ten e u r e n eau : see


oo olive g ravier argileux su r une même ligne
hum ide e..
-

1-... - ....1 vert sable argile ux détrempé (l)


1•/.···!•
.. . • •/•• •1 tn
.

• • •/• ••/•••/•
· · · · - · · · · -

, , . . .,

oe re sable terreux remontée dans le sondage: ""'�:


o
sable j usqu'à m depuis le terrain n
11 · · · 11 Grosseur des
"
oe re sable avec traces d e tou rbe
:r
l�- · · · · - · · --l
· · · 1 1 · · · 11 · · · 11
1 1 · · · 11 · · · 11 · ·
g rain s alternant
dans u n e eau j u squ'à m depuis le terrain (l)
ve rt-j aun e l iman argi leux
tn
,.€: .� .<"· -:· :]
. ._ . couche
déterminée stratifi cation : non-stratifié
vert foncé l i m o n argi leux avec sable e t p i erres = g laise, p . ex . m o ra i n e
_ , e_ .
stratifié
1-:-=--:-=-:-=1 bleu vert l i m an argil eux avec sable, p. ex. arg i l e d e ve rsant épaisseur de la couche mm e m dm
b ru n argile terreuse plasti cité : mai g re = faible p l asti cité

arg i l e to u rbeuse semi-g rasse = moyenne p l asticité


b ru n foncé
g rasse = forte plasti cité

2) A lternance de c o u c h e s f i n e s de sols - typ e s ( par exemple dépôts lacustre s) consistan ce: d u re = desséché

!·d. . . d. . l d d
jaune l grosseur l sable l liman consistante = d iffi c i l e à pétrir

l".-- - . .- ·-· J
\-'-' -'-'-'-'-'-1 2) molle = fac i l e à pétri r
. . . . . . .
d e s grains
vert alternant sable l arg i l e Sig nes alternant
pâte use = semi l i q u i d e

-. -. - -_
d 'u ne couche
à l 'autre d'une l igne à l ' autre
l
.
l i mon argile
.
cl air liquide
- - . ­
. . . . . . . .

S o u s b ass e m e nt ro c h e ux
par dessus les l i m ite s upéri e u re du roch er l du reté au forage
autres signes de façon générale
roche alté ré e f pe rte de carotte

> l oil conglomérat altération
(co uleurs g re s fracturation
no n marne perte d'eau d e forage
no rmal isées) calcai re marneux
calcai re
roche schisteuse
)>
g ran i te ::s
::s
24. 5. 65 *)Les si g ne s conventionnels représentés i ei se rapportent à des CD
N iveau p h réatiq u e ave c d ate lorsque le niveau varie, ><
sols stratifiés. 1 1 est possible de les adapter pour représenter des
v l bleu indiquer le maximum et m i n i m u m ainsi que les d ates correspondan tes sols non-stratifiés, p . e x . des moraines, des talus, ete. CD

Profil de sondage Annexe 5

CHANT IER FLUMENTAL


-!-5onde 5R
Aare - canal , pile L
O l te n

FORAGE 4 Plan N r. 66 666 l 6 3 o . 31

Zurich le 27. 7. 1966 H

Maltre de l 'oeuvre : Canlon dff Solffurff Direction des travaux J. fvlüllffr - fvlffiffr , /ng. Büro
Dépt. dffs lravaux publics 01/M

ALTITUDE 4 76. H INCLINAISON VERTICAL DATE D1EXECUTION : 1� . � 15. JUILLET 1966

COOR O ONEES O R I ENTATJON - CHEFM SONDEUR BAUMANN

1 : 50
F RO F I L LEVE PAR :
S O N D A G E Echelle
MR. DR. DUPONT • GEOLOGUE

l '5
� Cotes g ;:: �
"'
g
l
Re - Classifi - ldenti f i - Observations , Essais
� � � 8
;::
Descr i ption l Carottes


� �
vêtement
� cation cation Pose de piezometres

geologique
O.O 0 J ! 00 ;;{ !OO � � 20 6o 100 .,,

t
USCS ete .
! "-
��"'z �[Link]�----���� . �----4õ��.t-�t�!-u_m__ u s g_r_ e_
i-
v�
a_ r__ e------�
a v e_
-------+--------�+1�+--+--------------------�
�E J -;---
__
__
, __

E EE ,
-
. �
pierres et morceau de REMBLAI E
briques , scories , jaunâtre;
l
.....

0\L 8!d
o

0-f"'':Z"'-�
�a. =
l
O Q
..,. �
-'8º-! -'0"'- "-6"i- '5.,_.�6 J,L_
f-
f'4"-7'-
47 1 4 _�
--:, , , Glaise t erreuse , s€che , bru e
a.� �
l
� ......

: : � �:�� �.' ; j,j.< Sabl e gris avee intercalation lf-- -- --1


l 1 11111 � "' l
,..,. ., 4 7 : 6 2 15.7.66
..:.!!.Q_ ; -l lo 474·96 m
6 1
N r.' E A U D'EAU

474, 4 6 2. 00 O. 50 11111 Tourbe humide , noire


d e tourbe , horizon humide PT .so
1-:J-2.00 1
� l :l
t-"-4 '-
74"""'"-
2"+
6 -'2".-'
' 2"0c' _t-"-'-
��
0 . ,.
2"'
0-+= -::- 1- Argile lacustre , humide , molle C H
.1
N

1� �: �
_

Gravier argileux avec galets


47 3 8 6 2 60 0 40 � 5 em , imperméable , gris r------1 "'
::l
1
'

,r··- 3.30
[i > z l :ii
· 0 0

ZE
brun ;;: l 1 :::'
·

l • · Sable fin , mouillé , horizon


t+
·
se
4 7 3 0 1 6 3 . 3 0 o. 70 [L>-:.[Link]·e. :.: donnant des remontées de 1 1
1 o -4 cmtsec .
o

� � EE
>

�- =:::-:� sable jusqu'à 2. 0 5 m


�-3.90
:J


-.�
473. 1 6 m
�.e:;
�-

Alt e rnanee de limon argileux,


0

t::.:.· �---
<r S

l'l
maigre , consistent gris; CL
F� eouches de quelques em - 4 . 20
� d'épaisseur

-510
4 7 1 . 4 6 5 . 00 l. 70
1
....
E:e;:
Marnes rougeâtres- rouge foncé-------t--1
vers le haut fortem ent
altérées , vers le bas ;::
w

f-,_ 6'-t1--"
4:.7.:::0c· :,_ 5"-._,5'--f-'0"'"
8_, 5 �
8 "-
. "-' -- [Link] et seehes 5
1-;-1.;-
t-J=;=J'f-,,::.:o,:;
Poudingues gris , tr�s durs ..

470. 1 6 6. 3 0 0 . 45 p;;;::p galet s de �- 1 5 em "


• • o
ECHANTILLON SPECIAL

25
G. B i b l i og ra p h i e

A m e rican S oc i ety for S p e c i al Technical, publica­ v. M o os u n d de Quervain Technische Gesteinskunde.


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H Muhs (1 957) D i e Prüfung des Baugru n d es
A m e rican S o c i ety for Sympos i u m o n VAN E S h ear u n d d e r Bõden. Springer­
Testing Mate rials (1 956) Test i n g of S o i ls, p u b l ication Verlag.
N o . 1 93.
F. de O u e rvain (1 967) Technische Gesteinskunde
American S o c i ety for Sympos i u m o n n uclear me­
Verlag B i rkhauser, Basel
Testing M aterials (1 960) thods for meas u r i n g s o i l den­
sity and m o i st u re . Publ ica­ S. Stump (1 946) Aus der Praxis der Ramm­
t i o n N o . 213. s o n d i e r u n g . S BZ, Bd. 1 28,
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S . Odenstad (1 950) d i s h Geote c h n ical l nstitute 2, l nt. Conf. S o i l Mech. and
Found. Eng., Rotterdam 1 957,
Vol. 1 1 1 , p. 21 2.)
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H. Cambefort (1 955) Forages e t s o n d ages, l e u r
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S p r i n g e r-Verlag. n od , París.

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son dages e n a l l uvions. B u l ­ London. Ed. Butterworth,
l etin T e c h n i q u e d e l a S u isse S c i e nt. P u b l . , London.
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ren Anwe n d u n g i n d e r Praxis
S NV- N o rmblatt
der Pfahlfundati o n e n . S BZ,
N r. 70 3 1 7 Plattenversuch
79. Jg., Hefte 25 und 26. (Vg l.
auch 5ême C o n g rês l ntern. SNV-Normblatt Raumgewicht Sandersatz­
d e méc. d e s sols et des trav. N r. 70 335 M ethode
de fo ndation. París 3 B/1 1 . )
S NV-Normblatt
J . H uder u n d M . G ro e b l i D i e Entnah me von u n g estõr­ N r. 70 337 [Link] [Link] n m ethode
(1 959) ten Boden proben. Strasse &
Verkeh r, N r. 6/1959, Zürich. S N V- N o r m b l att
N r. 70 5 1 0 Probeentnah m e
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d u rch l assig keit. Strasse und Bautechnik, H . 1 0, Okt. 1 962,
Verkehr, N r. 1 9/1 941 . 39. J g .

26
Tab l e des m at i ê res
Préam b u l e Page Page

A. Généralités D. Essais « i n situ» 11


A 1 D o m a i n e d ' a p p l i c at i o n D 1 Détermi nation d e l a p e r m é a b i l ité 11
A 2 But des s o n d ages D 1 .1 Perméab i l ité des s o l s s itués dans u n e
n a p p e p h réati q u e 12
B. Procédés de sondage 2 D 1 . 1 . 1 Essais d e p o m page ave c p u i ts e t p i ézo-
B 1 Forage à rotat i o n 2 metres 12
B 1 .1 Fo rage au carott i e r rotatif 2 D 1 . 1 .2 Essais par é l évat i o n o u p a r abaiss e m e nt d u
B 1 .2 Fo rage à l a tari e re 2 n i veau d ' eau 13
B 1 .3 Forage « rotary•• 2 D 1 . 1 .3 Essais à n iveau c o nstant ( h = c o n stante)
B 2 Fo rage à p e r c u s s i o n 3 dans le s o n d ag e 14
B 2.1 Forage au t ré p an 3 D 1 .2 Perméab i l ité des s o l s s i t u é s a u - d e s s u s d u
B 2.2 Fo rage à la sonde à s o u p ape ou c u rette 3 n iveau d e l ' eau souterra i n e 14
B 2.3 Fo rage à la b e n n e 3 D 1 .2 . 1 D a n s u n e fou i l l e c i r c u l a i re 14
B 2.4 Fo rage au carott i e r battu 3
F o rage à l ' é c hanti l l o n n e u r
D 1 .2.2 Dans u n trou c a r ré, tal uté 14
B 3 4 D 1 .2.3 Dans u n s o n d ag e 14
B 4 Forage p a r l ançage 4 D 1 .3 M es u re d e l a p e r m é ab i l ité d e s roches 15
B 5 S o n d ag e par p é nétrat i o n 4
B 5.1 L'essai standard d e p é n étrati o n 4 D 2 Déte r m i n at i o n d e l a d éfo rmab i l ité sous
B 6 S o n d ag e p a r excavat i o n 4 p ress i o n 15
D 2.1 Essais d e c h a rg e ave c p l aq u e s 15
e. Renseignements à obtenir 5 D 2 . 1 . 1 Essais à l a s u rface d u s o i 16
e 1 Echant i l l o nnage d e s terrains traversés 5 D 2 . 1 .2 Essais dans u n s o n d ag e 16
e 1 .1 R e p é rage des n i veaux 5 D 2 . 1 .3 Essais s u r l a roche 16
e 1 .2 Préleve m e nt des é c h anti l l o n s 5 D 3 Détermi nation d e l a résistance a u c i s a i l -
e 1 .2 . 1 P ré l ev e m e n t des é c hanti l l o n s n o r m aux 6 l e m ent 16
e 1 .2.2 Prélevement d e s é c h anti l l o n s s p é c i aux 6
e 1 .3 R é c u p é rati o n et c o n s e rvat i o n d e s é c h an­ D4 Déte r m i n ati o n d u p o i ds s p é c i f i q u e appa-
tillons 7 rent 17
e 1 .3 . 1 Echant i l l o ns n o rm aux 7 D 4.1 M éthodes destructives d e l a struct u re des
a) Fo rages d e petits d i a m etres 7 matériaux 17
b) Fo rages d e g rands d i ametres et excava­ D 4.2 M ét h o d es n o n d estructives d e l a structure
tions 7 des matériaux 17
e 1 .3.2 E c h anti l l o n s s p é c i aux 7
E. Contrat pour l'exécution de sondages 18
e 1 .3.3 E c h anti l l o n s d e roches 8
e 2 e l as s i f i c at i o n géote c h n i q u e et g é o l o g i q u e E 1 G é n é ral ités 18
des sols 8 E 2 L i ste d e p r i x 18
e 2.1 elassificat i o n g éotec h n i q u e p ro v i s o i re a u E 3 Prestat i o n s d e l ' e ntrepre n e u r d e s o n d ages 19
c h ant i e r 8 E 4 Prestat i o n s d u m altre d e l 'ceuvre 19
e 2.2 e l ass if i c at i o n g é otec h n i q u e défi n itive 8
F. An nexes 19
e 2.3 l d entificat i o n et c l assificat i o n g é o l o g i q u e 8
e 3 Obse rvati o n s et m e s u res d i ve rses 8 Tab l eau récap itu l atif; aperçu des p ro -
e 3.1 O b s e rvati o n s et m e s u res à fa i re n o rm a l e­ c é d é s d e s o n d ag e e t d e l e urs p o s s i -
ment p a r le s o n d e u r 8 b i l ités 20-21
e 3.2 Travaux s p é c i aux et m e s u res p a rt i c u l i e res 9 2 D é s i g n at i o n g é otec h n i q u e à fa i re par l e
e 4 Forme à d o n n e r aux r e n s e i g n e m e nts obte- sondeur 22
n u s p a r u n s o n d ag e 9 3 R a p p o rt de p e rforat i o n 23
e 4.1 Rap p o rts d e p e rforat i o n 9
Rens e i g n e m e nts g é n é raux à p o rter s u r l e
4 D é s i g n at i o n et rep résentation des s o l s
e 4.1 . 1
e t des roches 24
1 e r rap p o rt d e c h aq u e s o n dage 9
e 4 . 1 .2 Rense i g n e m e nts g é n é raux à p o rter s u r 5 P rofi l d e s o n d ag e 25
c h aq u e rap p o rt d e p e rforat i o n 9 G. B i b l i og raph i e 26
e 4.1 .3 Rens e i g n e m e nts c o n c e rnant l a tec h n i q u e
d e forage 9
e 4 . 1 .4 R e n s e i g n e m ents c o n c e rnant l e terrain 10
e 4. 1 .5 Observ at i o n s d iv e rses 10
e 4.2 R a p p o rts c o m p l é m entai res 10
e 4.3 Prof i l de s o n dage 10
e 4.3.1 Rense i g n e m e nts g é n é raux 10
e 4.3.2 Rense i g n e m ents c o n c e rnant l a te c h n i q u e
d e forage e t l ' é q u i p e m ent d u s o n d ag e 10
e 4.3.3 R e n s e i g n e m e nts c o n c e rnant l e t e rrain 10
e 4.4 R a p p o rts te c h n i q u e s 11

T i rage à part d e « L' Entreprise», n o 32 d u 9 aoOt 1 968. Ed itée par le Secrétariat de la Sooiété S u i•s se de
Mécan i q u e des Sols et de Travaux de Fondatio n ,
B u c h d ru c k e rei a/d . S i h i AG, Zurich r u e de Genéve 67, 1 004 Lausanne.

27

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