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Document 2

Ce document présente deux types de stratégies utilisant des options: les stratégies directionnelles comme le bull spread et le bear spread, et les stratégies non directionnelles comme le long straddle. Il décrit leur construction et fonctionnement.

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Thèmes abordés

  • coût d'opération,
  • prix d'exercice,
  • opérateurs économiques,
  • investissement,
  • investisseurs,
  • valeur des options,
  • investissement à long terme,
  • positions vendeuses,
  • arbitrage,
  • évolution des prix
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Ce document présente deux types de stratégies utilisant des options: les stratégies directionnelles comme le bull spread et le bear spread, et les stratégies non directionnelles comme le long straddle. Il décrit leur construction et fonctionnement.

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  • prix d'exercice,
  • opérateurs économiques,
  • investissement,
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  • valeur des options,
  • investissement à long terme,
  • positions vendeuses,
  • arbitrage,
  • évolution des prix

Introduction 

Plusieurs raisons poussent les investisseurs à recourir aux options. Certain d’entre eux les
utilisent afin de se prémunir contre les risques de variation des prix d’un titre ou d’un
portefeuille.

D'autres investisseurs recourent aux options pour des raisons de spéculation. Dans ce cas, les
opérateurs (acheteurs et les vendeurs), mettent en place des stratégies sans détenir l'actif support
et négocient des options en fonction de leurs anticipations quant à l'évolution probable des prix
des actifs sous-jacents.

Certains opérateurs, enfin, mettent en œuvre des stratégies à base d'options pour profiter des
distorsions temporaires de prix dans le cadre d'opérations d'arbitrage. L'utilisation d'une option ou
d'une combinaison d'options répond ainsi à trois motifs : la couverture, l'arbitrage ou la
spéculation.

La diversité des stratégies s'explique par les besoins des opérateurs en matière de gestion des
risques financiers. Les études de Cox et Ross (1976) montrent que les options accroissent
l'efficience des marchés en augmentant les opportunités d'investissement des agents
économiques.

Les études de Leland (1980,1985), Bookstaber et Clark (1983), Trennpohl (1982), Madan et Carr
(1997), parmi beaucoup d'autres, indiquent que les options constituent une forme d'assurance
contre les risques financiers.

Merlon, Scholes et Gladstein (1978), Madan et Carr (1997) constatent que les stratégies couvertes
d'options réduisent le risque et la rentabilité. Le risque d'un portefeuille d'options demeure
toutefois supérieur à celui d'un portefeuille d'actions. Ces études indiquent qu'environ 85 % des
options sont utilisées dans un objectif de couverture.

Dans ce mémoire on va présenter les spécificités et analyse les caractéristiques des différents
types de stratégies en utilisant les options et leurs actifs sous-jacents. Il est implicitement supposé
dans les développements de cette partie que les options ont pour actifs sous-jacents des actions et
qu'elles portent sur des quantités standardisées de titres, variables en fonction des spécificités des
marchés. Cette quotité est généralement de 10 pour le marché des options de Paris et de 100 pour
celui du Chicago Board Options Exchange. Les profils « à échéance » fournissent aux opérateurs
actifs un cadre de référence indispensable à la compréhension générale et au suivi quotidien de
leurs positions. D'autant plus que, on l'a vu cette année que lorsque le temps passe la courbe de
valeur se rapproche du profil à l’échéance jusqu'à s'y confondre le dernier jour. Nous avons vu
aussi que le gain net de l'acheteur et du vendeur d'un CALL, ou d'un PUT, à l’échéance dépend
du prix d'exercice k , de la valeur que prendra l'actif sous-jacent à l'échéance sT et du prix de
l'option au moment de l'ouverture de la position ( P ¿. Donc toute prise de position suppose
d'abord : une anticipation concernant l'évolution du marché en général et celle d'actifs particuliers
(à l'aide d'analyses techniques ou fondamentales, ...) et du temps nécessaire pour sa réalisation.

Dans ce mémoire on va aborder les deux types de stratégie (directionnelle et non directionnelle)
qui nécessitent une combinaison entre call et put que l’opérateur les choisi a partir de ses
anticipations.

l’opérateur choisi une stratégie à partir de ses anticipations dans ce mémoire on va vous présenter
deux types de stratégie directionnelle et non directionnelle.

Nous présenterons uniquement des positions acheteuses (les positions vendeuses étant symétriques

I- Les stratégies directionnelles :

Les stratégies directionnelles ce sont des techniques fondées sur l’anticipation d’une évolution
marquée du sous-jacent à la hausse ou à la baisse ; les investisseurs prennent des positions
(longues ou courtes) en faveur d'un mouvement à court ou long terme d'un actif spécifique ou du
marché dans son ensemble.

1- Le Bull Spread et le Bear Spread :

Le Spread est une stratégie de négociation qui consiste à prendre une position sur deux ou
plusieurs options du même type ; c’est-à-dire deux ou plusieurs options d'achat (CALL) ou deux
ou plusieurs options de vente (PUT).

1.1- Bull spread :


L'un des types de spreads les plus populaires est le bull spread. Ce type de produit peut être
construit afin de profiter de la hausse anticipée du sous-jacent. Il peut être crée en achetant un
CALL sur une action avec un prix d'exercice et en vendant une CALL sur la même action avec
un prix d'exercice plus élevé. Les deux options ont la même échéance.

Construction  :

1. Achat d’un Call sur le sous-jacent au prix d’exercice k 1 pour une prime P1.

2. Vente d’un Call de même échéance sur le même sous-jacent au prix d’exercice k 2> k 1 pour une
prime P2 < P1.

En général le Call acheté est à la monnaie (ATM) alors que le call vendu est hors la monnaie
OTM, donc moins cher mais ayant une probabilité d’exercice plus faible. L’intérêt de la vente du
Call hors la monnaie est de réduire le coût initial de l’opération. L’inconvénient est de réduire
également le potentiel de gain.

Supposons que k 1est le prix d'exercice de l'option d'achat achetée, k 2 est le prix d'exercice de
L’option d'achat vendue, et sT est le cours de l'action à l’échéance.
Les bénéfices des deux positions sur option prises séparément sont représentés par les lignes
pointillées. Alors que pour le bénéfice de la stratégie globale est indiqué par la ligne plein en
rouge.

Comme le prix d'un call diminue toujours lorsque le prix d'exercice augmente, l'option vendue est
toujours inférieure à la valeur de l'option achetée.

Le tableau ci-dessous représente les gains et les pertes selon la valeur du sous-jacent à
l’échéance.

Exemple  :

Un investisseur achète pour 4€ une option d'achat à 3 mois avec un prix d'exercice de 35€ et vend
pour 2€ une option d'achat à 3 mois avec un prix d'exercice de 40€.

Donc le cout de la stratégie est de 4€-2€=2€

Cours de l’action sT Revenus


sT < 35 Personne ne va exercer son droit, il nous reste
qu’a payer le cout de la stratégie (-2)
35< sT <40 sT - 32

sT > 40 3

N.B : Le point mort c’est de 35+(4-2) = 37€ donc au-delà de 37€ l’investisseur commence à faire de gain
positif.
Pour conclure la stratégie de bull spread limite le risque de hausse et de baisse de l'investisseur.
On peut décrire cette stratégie en disant que l'investisseur a une option d'achat dont le prix
d'exercice est égal à k 1 et a choisi de renoncer à un certain potentiel de hausse en vendant une
option d'achat dont le prix d'exercice est k 2( k ¿ ¿ 2>k 1 )¿ . En contrepartie de l'abandon du potentiel
de hausse, l’investisseur reçoit le prix de l'option au prix d'exercice k 2.

1.2- Bear Spread

A l’inverse du bull spread, l’investisseur qui s'engage dans une opération Bear spread espère que
le cours de l'action va baisser. Les spreads baissiers peuvent être créés en achetant une option de
vente avec un prix d'exercice et en vendant une option de vente à un autre prix d'exercice. Le prix
d'exercice de l'option achetée est supérieur au prix d'exercice de l'option vendue. (Ceci est à
l'opposé d'un bull spread, où le prix d'exercice de l'option achetée est toujours inférieur au prix
d'exercice de l'option vendue).

Construction :
1. Achat d’un Put sur le sous-jacent au prix d’exercice k 2 pour une prime P2.

2 Vente d’un Put de même échéance sur le même sous-jacent au prix d’exercice k 1< k 2 pour une
prime P1 < P2

En général le Put acheté est à la monnaie alors que le put vendu est hors la monnaie (donc moins
cher mais ayant une probabilité d’exercice plus faible).

Comme dans le cas du Bull Spread, l’intérêt de la vente du Put hors la monnaie est de réduire le
coût initial de l’opération mais l’inconvénient est de réduire également le potentiel de gain.
II- Les stratégies non-directionnelles :
Les stratégies non-directionnelles ou bien les stratégies neutres ce sont des techniques fondées sur
l’incertitude concernant l’évolution du sous-jacent. Le gain potentiel de ces stratégies est
indépendant du sens d’évolution du sous-jacent.

1.3- Long Straddle :


Cette stratégie peut être mise en place afin de profiter d’une hausse ou d’une baisse du sous-
jacent, elle nécessite la combinaison de call et de put. Un Straddle est approprié lorsqu'un
investisseur s'attend à une forte variation du cours d'une action mais ne sait pas dans quelle
direction elle se produira.
Construction :

1. Achat d’un Call sur le sous-jacent au prix d’exercice k pour une prime Pc
2. Achat d’un Put de même échéance sur le même sous-jacent au même prix d’exercice k pour
une prime Pp

Le prix du put est toujours plus faible que le prix du call (pour un sous-jacent, une échéance et un
prix d’exercice identiques).

Prenons l'exemple d'un investisseur qui pense que le prix d'une certaine action, qui est évaluée
actuellement à 69€ par le marché, va évoluer de façon significative au cours des 3 prochains
mois. L'investisseur peut créer un straddle en achetant à la fois une option de vente et une option
d'achat avec un prix d'exercice de 70€ et une date d'expiration dans 3 mois.

Supposons que l'option d'achat coûte 4€ et l'option de vente 3€, donc un investissement initial de
7€ est nécessaire. Si le cours de l’action à l’échéance est de 70€ l’investisseur perd 7€. (C’est le
pire qui puisse arriver. Cependant si le prix de l'action monte à 90€, un profit de 13€ est réalisé ;
si l'action descend à 55€, un profit de 8€ est réalisé, et ainsi de suite.

L’investisseur doit se demander si la hausse qu'il prévoit est déjà reflétée dans le prix de l'option
avant d'effectuer une opération straddle.
Le straddle vente (short) est la position inverse. Il est créé en vendant un call et un put ayant le
même prix d'exercice et la même date d'expiration. Il s'agit d'une stratégie très risquée. Si le cours
de l'action à la date d'expiration est proche du prix d'exercice, il en résulte un profit important, en
revanche la perte résultant d'un mouvement important est illimitée.

1.4- Butterfly spread

Le terme "Butterfly spread" désigne une stratégie d'options qui combine des spreads haussiers et
baissiers avec un risque fixe et un bénéfice plafonné. Ces spreads sont conçus comme une
stratégie neutre par rapport au marché et sont les plus rentables si l'actif sous-jacent ne bouge pas
avant l’échéance de l'option. Elles se construit en combinant trois options de mêmes types (soit
des Call soit des Put) ayant le même sous-jacent et la même échéance mais des prix d’exercice
différents. Nous allons construire notre stratégie avec des Call.

Les prix d'exercice des différents Call sont espacés les uns des autres de telle manière que si on
appelle k 1, k 2 et k 3 les strikes de ces options, la différence qu'il y a entre k 1 et k 2 est identique à
celle entre k 2 et k 2. Autrement dit, les strike k 1, et k 3 sont équidistant de k 2 et (k 2-k 1) = (k 3-k 2)
example : k 1= 80 ; k 2= 100 ; k 3= 120.

Généralement k 2 est à la monnaie alors que k 1 est dans la monnaie (pour un Call) et que k 3 est
hors la monnaie (pour un Call).
Construction :

1. Achat d’un Call sur le sous-jacent au prix d’exercice k 1 pour une prime P1

2. Vente de deux Call sur le sous-jacent au prix d’exercice k 2 pour une prime P2

3. Achat d’un Call sur sous-jacent au prix d’exercice k 3pour une prime P3

Etant donné les prix d’exercice des Call nous avons P1 > P2 > P3

Example :

Supposons que l'action Microsoft se négocie à 60€. Un investisseur pense qu'elle ne bougera pas
de manière significative au cours des prochains mois. Il choisit de mettre en place un spread
papillon long sur les options d'achat afin de réaliser un bénéfice potentiel si le prix reste au même
niveau. L'investisseur vend deux options d'achat sur Microsoft à un prix d'exercice de 60 €, et
achète également deux options d'achat supplémentaires à 55€ et 65€.

Dans ce scénario, l'investisseur réalise un profit maximum si le cours de l'action Microsoft est de
60€ à l'échéance. Si le cours de l'action MSFT est inférieur à 55€ à l'expiration, ou supérieur à
65€, l'investisseur réalise sa perte maximale, qui correspond au coût d'achat des deux options
d’achat (le prix d'exercice supérieur et inférieur), diminué du produit de la vente des deux options
d'exercice intermédiaire.

Si le prix de l'actif sous-jacent se situe entre 55 et 65 euros, il peut y avoir une perte ou un profit.
Mais la prime payée pour entrer dans la position est essentielle. Supposons qu'il en coûte 2,50€
pour entrer dans la position. Sur cette base, si le prix de MSFT est inférieur à 60€ moins 2,50€, la
position subira une perte. Il en va de même si le prix de l'actif sous-jacent est de 60€ plus 2,50€ à
l'échéance. Dans ce scénario, la position est bénéficiaire si le prix de l'actif sous-jacent se situe
entre 57,50 $ et 62,50 $ à l'échéance.
Conclusion :

Conclusion Le monde des marchés dérivés semble en perpétuelle mutation. Offrant les produits les plus
simples comme les plus sophistiqués, il connaît, depuis une dizaine d'années, une progression fulgurante
tant au niveau de son volume de transactions que de la nature des risques qu'il permet de couvrir. La
vocation principale des produits dérivés est la gestion du risque économique ou financier. En effet, la
raison d'être des instruments dérivés réside dans la réduction des risques (une variation du prix d'une
action, une baisse des taux d'intérêt, etc.). Après plusieurs siècles d'évolution, ce n'est finalement qu'en
1973 que l'utilisation des dérivés et, plus particulièrement, des options se sont démocratisées à la suite
du développement du désormais célèbre modèle d'évaluation d'options de Fisher Black et Myron
Scholes (mieux connu sous le nom de Formule Black & Scholes). ϵϴ L'option confère à son détenteur le
droit, et non l'obligation, d'acheter ou de vendre une quantité spécifique d'une valeur sous-jacente, à un
prix stipulé à l'avance (le prix de levée), et ce, pour une période donnée (la date d'échéance). Pour
obtenir ce droit, le détenteur verse une prime au vendeur. Les options sont utilisées dans un but de
couverture, de spéculation ou d'arbitrage. Elles présentent un fort effet de levier L'utilisation d'une
option ou d'une combinaison d'options implique que l'investisseur doit acquérir une connaissance
approfondie des diverses stratégies d'investissement en options et comprendre les multiples
répercussions que peuvent avoir ces stratégies sur le portefeuille.

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