Université Claude Bernard (Lyon 1) Année 2008-2009
UE Math2 Correction Fiche 3
Calcul différentiel - Correction
Exercice 1
∂f1 ∂f1
(x, y) = y 2 (x, y) = 2xy
∂x ∂y
∂f2 ∂f2
(x, y) = 3y (x, y) = 3x + ey
∂x ∂y
∂f3 ∂f3
(x, y) = 2y 2 cos(2xy + 1) (x, y) = sin(2xy + 1) + 2xy cos(2xy + 1)
∂x ∂y
∂f4 ∂f4
(x, y) = 2 cos(2x) + y esin(2x)+xy (x, y) = xesin(2x)+xy
∂x ∂y
∂f5 x ∂f5 − sin(y)
(x, y) = p (x, y) = p
∂x 2
x + cos(y) + 1 ∂y 2
2 x + cos(y) + 1
∂f6 2 ∂f6 2
(x, y) = (x, y) =
∂x x ∂y y
Exercice 2
1. On rappelle que l’équation cartésienne d’un plan dans l’espace R3 est de la forme ax+by +cz = d
(avec a, b, c ∈ R des constantes), et que dans ce cas le vecteur a~i + b~j + c~k est orthogonal au plan.
Dans les cas qui nous intéressent on a π1 : y = 1 et π2 : x = 1.
Commençons par décrire mathématiquement la courbe γ1 :
γ1 = S ∩ π1 = {(x, y, z) ∈ R3 z = 3x2 + 4y 2 − 6 et y = 1} = {(x, y, z) ∈ R3 z = 3x2 − 2 et y = 1} ,
donc γ1 est le graphe de la fonction f (x) = 3x2 − 2 dans le plan π1 parallèle à xOz. Donc la pente de
γ1 est donnée par la dérivée f ′ (x) = 6x de f .
De la même manière
γ2 = S ∩ π2 = {(x, y, z) ∈ R3 z = 3x2 + 4y 2 − 6 et x = 1} = {(x, y, z) ∈ R3 z = 4y 2 − 3} ,
et γ2 est donc le graphe de la fonction g(y) = 3y 2 − 3 dans le plan π2 parallèle à yOz. Ainsi la pente
de γ2 est donnée par a dérivée g ′ (y) = 8y de g.
2. La fonction f définie par f (x, y) = 3x2 + 4y 2 − 6 a pour graphe la surface S ⊂ R3 . Ses dérivées
partielles au point (x0 , y0 ) = (1, 1) sont
∂f ∂f
(x0 , y0 ) = 6x0 = 6 et (x0 , y0 ) = 8y0 = 8 .
∂x ∂y
Elles correspondent respectivement avec les pentes des courbes γ1 , en x = 1, et γ2 , en y = 1.
Exercice 3
~ )(x ,y ) d’une fontion f de deux variables x et y en un point (x0 , y0 )
On rappelle que le gadient ∇(f 0 0
est le vecteur suivant :
~ )(x ,y ) = ∂f (x0 , y0 )~i + ∂f (x0 , y0 )~j .
∇(f 0 0
∂x ∂y
1
Ainsi on a (on ne donne la correction que pour (0, 0) et (1, −1)),
~ 1 )(0, 0) = ~0
∇(f ~ 1 )(1, −1) = ~i − 2~j
∇(f
~ 2 )(0, 0) = ~j
∇(f ~ 2 )(1, −1) = −3~i + (3 + e−1 )~j
∇(f
~ 3 )(0, 0) = sin(1)~j
∇(f ~ 3 )(1, −1) = 2 cos(1)~i − sin(1) + 2 cos(1) ~j
∇(f
sin(2)−1
~ 4 )(0, 0) = 2~i
∇(f ~ 4 )(1, −1) = 2 cos(2) − 1 e
∇(f ~i + esin(2)−1~j
~ 5 )(0, 0) = ~0 ~ 5 )(1, −1) = √ 1 ~i + √ sin(1) ~j
∇(f ∇(f
2+cos(1) 2+cos(1)
~ 6 )(0, 0) n’existe pas ∇(f
∇(f ~ 6 )(1, −1) = 2~i − 2~j
Exercice 4
~ se calcule via le produit scalaire
On rappelle que la dérivée directionnelle de f suivant un vecteur V
~
de V avec le gradient de f :
~ )(x,y) · V
∂V~ f (x, y) = ∇(f ~.
Ici on a f (x, y) = xy 2 . Ainsi ∇(f )(x,y) = y 2~i + 2xy~j, et au point (2, 1) on a ∇(f )(x,y) = ~i + 4~j. Alors
∂~u f (2, 1) = 1 + 4 = 5 , ∂~v f (2, 1) = 1 − 2(4) = −7 , et ∂w~ f (2, 1) = 2 − 4 = −2 .
Exercice 5
~ )(x,y) = 2x + 8y.
1. ∇(f
2. Soit k ≥ 0 un nombre réel positif fixé. Alors la ligne Lk de niveau k de la fonction f est la courbe
du plan déquation x2√+ 4y 2 = k. Autrement √ dit, Lk est l’ellipse d’équation centrée en 0, de grand axe
Ox, de grand rayon k et de petit rayon k/2.
3. La courbe γ est précisément la ligne de niveau L4 , donc le gradient de f lui est orthogonale.
Exercice 6
Soit Γf le graphe de la fonction f (x, y) = xy 2 . Commençons par donner deux vecteurs tangents,
v~1 (x, y) et v~2 (x, y), à Γf en un point (x, y, z) du graphe (on a z = f (x, y)) :
∂f ∂f
v~1 (x, y) = (1, 0, ) = (1, 0, y 2 ) et v~2 (x, y) = (0, 1, ) = (0, 1, 2xy) .
∂x ∂y
Ainsi, si (x, y) = (2, 1) (on ne corrigera pas le cas (0, 0), qui est très facile, ici) on trouve que une
équation paramaétrique du plan tangent à Γf au point (x, y, z) :
v~1 (2, 1) = (1, 0, 1) et v~2 (2, 1) = (0, 1, 4) .
Par conséquent on trouve une équation paramétrique du plan tangent au point (2, 1, 2) (f (2, 1) = 2) :
x = 2 + α, y =1+β, z = 2 + α + 4β (α, β ∈ R) .
Pour trouver un équation cartésienne on a besoin d’un vecteur orthogonal, par exemple le produit
vectoriel de deux vecteurs tangents : v~1 (2, 1) ∧ v~2 (2, 1) = (−1, −4, 1). Par conséquent on trouve une
équation cartésienne du plan tangent au point (2, 1, 2) : −1(x − 2) − 4(y − 1) + 1(z − 2) = 0. Autrement
dit, x + 4y − z = 4.
Exercice 7
Commençons par rappeler que la différentielle d’une fonction f de deux variables en un point
(x, y), notée df(x,y) ou d(x,y) f , est définie par
∂f ∂f
df(x,y) = dx + dy .
∂x ∂y
2
Ainsi, il suffit de calculer les d{erivées partielle de la fonction. Dans les exemples de l’exercice on
trouve
df(x,y) = (3x2 y+2xy 2 +y 3 )dx+(x3 +2x2 y+3xy 2 )dy et dg(x,y) = (sin y−y cos x)dx+(x cos y−sin x)dy .
Exercice 15 p p
Soit f : R → R et soit F (x, y) = f ( x2 + y 2 ). En notant r(x, y) = x2 + y 2 , on obtient que
F = f ◦ r. Commençons par calculer ∂F
∂x :
∂F ∂f ∂r ∂f x
= = p .
∂x ∂r ∂x ∂r x2 + y 2
∂2F
Calculons maintenant la dérivée partielle seconde ∂x2
:
∂2F ∂ ∂f ∂r ∂ ∂f ∂f ∂f ∂ ∂r
= = +
∂x2 ∂x ∂r ∂x ∂x ∂r ∂r ∂r ∂x ∂x
2
∂ f ∂r 2 ∂f ∂ x
= + p
∂r2 ∂x ∂r ∂x x2 + y 2
p
2 x2 + y 2 − x √ 2x 2
∂ f x 2 ∂f x +y
= p +
∂r2 2
x +y 2 ∂r x2 + y2
2
∂ f x2 ∂f y2
= + .
∂r2 x2 + y 2 ∂r (x2 + y 2 )3/2
On trouve exactement de la même manière que
∂2F ∂ 2 f y 2 ∂f x2
= + .
∂xy ∂r2 x2 + y 2 ∂r (x2 + y 2 )3/2
Ainsi, le Laplacien de F vaut
∂ 2 f x2 + y 2 ∂f y 2 + x2 ∂ 2 f 1 ∂f
∆(F ) = 2 2 2
+ 2 2 3/2
= 2
+ .
∂r x + y ∂r (x + y ) ∂r r ∂r
Exercice 16
Soit f : R2 → R et soit
φ : R∗+ × [0, 2π[ → R2 \{(0, 0)}
(r, θ) 7→ (x = r cos θ, y = r sin θ) .
On pose alors F = f ◦ φ et on cherche à calculer les dérivées partielles de F en fonction de celles
de f . Dans les calculs qui suivent, on utilise la notation “physicienne” et on ne fait pas la différence
entre f et F (les deux étant notées f ), considérant qu’il s’agit de la même fonction exprimée dans
des coordonnées différentes :
∂F ∂f ∂f ∂x ∂f ∂y ∂f ∂f
= = + = cos(θ) + sin(θ)
∂r ∂r ∂x ∂r ∂y ∂r ∂x ∂y
∂F ∂f ∂f ∂x ∂f ∂y ∂f ∂f
= = + = (−r sin(θ)) + r cos(θ)
∂θ ∂θ ∂x ∂θ ∂y ∂θ ∂x ∂y
En écriture matricielle on a
∂f /∂r cos θ sin θ ∂f /∂x
= .
∂f /∂θ −r sin θ r cos θ ∂f /∂y
| {z }
=:A
3
Pour calculer les dérivées partielles de f en fonction de celles de F il suffit de calculer l’inverse de la
matrice A : ∂f /∂x ∂f /∂r cos θ − sin θ/r
= A−1 et A−1 = .
∂f /∂y ∂f /∂θ sin θ cos θ/r
Autrement dit,
∂f ∂f ∂f sin(θ) ∂f ∂f ∂f cos(θ)
= cos(θ) + − et = sin(θ) + .
∂x ∂r | {z } ∂θ | {zr } ∂y ∂r | {z } ∂θ | {zr }
=∂r/∂x =∂r/∂y
=∂θ/∂x =∂θ/∂y
Ainsi le gradient s’exprime en coordonnées polaires de la manière suivante :
~ ) = ∂f (cos θ~i + sin θ~j ) + 1 ∂f (− sin θ~i + cos θ~j ) .
∇(f
∂r | {z } r ∂θ | {z }
=~
ur =~
uθ
Autrement dit,
~ = ~i ∂ + ~j ∂ = ~ur ∂ + 1 ~uθ ∂
∇
∂x ∂y ∂r r ∂θ
On remarque ensuite que le Laplacien peut s’exprimer comme un produit scalaire :
∂2f ∂2f ~ · (∇(f
~ )) .
∆(f ) = + =∇
∂x2 ∂y 2
Enfin, on rappelle que ∂~ur /∂r = ∂~uθ /∂r = 0, ∂~ur /∂θ = ~uθ , ∂~uθ /∂θ = −~ur , ~ur · ~uθ = 0 et
~ur · ~ur = 1 = ~uθ · ~uθ . Ainsi on peut terminer le calcul du Laplacien en coordonnées polaires :
∆(f ) = ∇~ · ∂f ~ur + 1 ∂f ~uθ
∂r r ∂θ
∂2f 1 ∂f 1 ∂2f
= ~ur · ~
u r − ~
u θ + ~uθ
∂r2 r2 ∂θ r ∂r∂θ
1 ∂2f ∂f 1 ∂2f 1 ∂f
+ ~uθ · ~ur + ~uθ + ~
u θ − ~ur
r ∂θ∂r ∂r r ∂θ2 r ∂θ
∂2f 1 ∂f 1 ∂2f
= + + .
∂r2 r ∂r r2 ∂θ2