Repartition Des Roles
Repartition Des Roles
MÉMOIRE
PRÉSENTÉ
PAR
NICOLAS BOUYRETTE
MAI 2013
UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL
Service des bibliothèques
Avertfssenient
La diffusion de ce mémoire se fait dans le~ respect des droits de son auteur, qui a signé
le formulaire Autorisation de reproduire. et de diffuser un travail de recherche de cycles
supf§rfaurs (SDU-522- Rév.01-2006). Cette autorisatlon .stlpule que ccconformément ·à
l'article 11 du Règlement no 8 dea études de cycles supérieurs, [l'auteur) concède à
l'Université du Québec à Montréal une llc~nce non exclusive d'utilisation et de .
publication ~e la totalité ou d'une partie importante de [son) travail de recherche pour
dea fins pédagogiques et non commerciales. Plus précisément, [l'auteur) autorise
l'Université du Québec à Montréal à reproduire, diffuser, prêter, distribuer ou vandre dea
copias da. [son] travail de recherche à dea flna non commerciales sur quelque support
que ce soit, y compris l'lntamat Cette licence et cette autorisation n'entrainent pas une
renonciation de [la) part [de l'auteur] à [ses] droits moraux ni à [ses] droits de propriété
intellectuelle. Sauf ententé contraire, [l'auteur] conserve la liberté de diffuser et de
commercialiser ou non ce travail dont [il] possède un exemplaire.."
REMERCIEMENTS
Tout d 'abord, je tiens à remercier mon directeur de mémoire Robert Dupuis pour son soutien ,
pour ses conseils précieu x et aussi pour avoir été une grande source d'inspirati on pour moi
lors de mes recherches. Je suis très reconnaissant envers monsieur Dupuis pour son mentorat
qui a contribué à rendre cette étude une réalité.
Comme ce document marque la fin de mes études dans le programme de maîtri se en gestion
de l'information à l'Université du Québec à Montréal, je tiens également à remercier tou s les
enseignants ainsi que le personnel de l'U niversité pour leur excellent travail, leur soutien et
leur assistance. En tant qu'étudiant de cette grande instituti on depui s plus de dix ans, outre
l'éducation , j'ai aussi vécu une expérience unique que je vais à jamais apprécier. Je tiens à
remercier spécialement monsieur Bertrand Fournier pour ses conseils précieux en analyse
statistique et madame Louise Laforest pour son aide lors de la rédaction du quatrième
chapitre.
Je tiens également à remercier les employeurs qui m'ont encouragé et supporté durant mes
études uni versi tai res. Je tiens à remercier mes superviseurs et tous mes collègues pour leurs
connaissances et leurs encouragements qui m'ont aidé considérablement. Je suis
reconnaissant pour l'environnement de travail exceptionnel qu'ils ont créé par leur
professionnalisme ainsi que pour la richesse des expériences et l'experti se qu'il s m' apportent
quotidiennement.
LISTE DES FIGURES .. ............. ... ................ .... .. ................. ... .... ................... .......................... v
LISTE DES TABLEAUX ................. ...... ..... ...... .... ................... .......... ..... .. ... ..... ............ ....... . vii
LISTE DES ABRÉVIATIONS, SIGLES ET ACRONYMES .. .... .. ... ..... ..... ............ ....... .. ..... ix
RÉSUMÉ ......... ..... .... ... ... ... .... .. .. ..... .. .. ..... ..... ...... .... ................................ .... .... .... .... ..... ....... .... xi
CHAPITRE I
DÉFINITION DU PROJET ...................................................................... .. ..... .... ... .... .. ........... 1
1.1 Introduction . ................ ....... ................. .. ...... . .... ... ... ............. ........... .... .. .... ..... ... ..... ...... l
1.2 Problématique .. .... ..... .... ..... ..... .......... ...... ...... ..... ...... .......... .... ......... .. ..... ......... ... .... ...... 2
1.4 Objectifs de la recherche ........ .... ............................ .. ......................... ... .. ....... .. .... ........ 7
CHAPITRE II
REVUE DE LITTÉRATURE .... ........................ ... .... ... ... .... .. .......... .... ............. ..... ......... ........ 13
2.1 Approches ..... .. .. ............ .. ...... ..... ................... .. ...... ........ .............. ...... .... ...... .. ..... ........ 14
2.2 Rôles et tâches .............................. .. ......... .... ......... .............................. ............ .. ......... 30
2.3 Mesures .......... .... ......... ............. .......... .... .......... .. ..... ......... .... ................ ..... .. .... ... ....... 50
CHAPITRE III
MÉTHODES DE RECHERCHE ................ .... ............................ ...................... ..... ... ............. 67
3.1 Type de recherche ................ ................... ... ....... .. .. .......... ......... ................................. 67
3.2 Terrain et participants ...... ............ .. ...... .... ...... .. ............................... .. ..... ... ...... .......... . 69
3.3 Développement du questionnaire ................................. ........ ..... .. .. .. .. ......... .. ............. 71
CHAPITRE IV
ANALYSE DES DONNÉES ET INTERPRÉTATION DES RÉSULTATS .... ...... .... ...... .... 75
4.1 Analyse descriptive ......................................................... ... ........ .. ....... ... .. ................. 76
4.2 Analyse des données ...................... ........ .................. ........................... ...................... 89
4.3 Sommaire des résultats ........................................... .. .... ... .. ... .... ............ ................... 120
CHAPITRE V
CONCLUSION ........................ ....... ... ... .... ............... ....... .... ..... ... ..... .. ...... .......... .. ..... ... .. 123
APPENDICE A
EXTRAIT DE CODE SOURCE DU QUESTIONNAIRE .................... ...... ... ... ........ .... .. .. .. 129
APPENDICE B
QUESTIONNAIRE FRANÇAIS ..... ....... ...... ... ....... ........ .. .. .. .... .. ...... .... .. .... .. ............ .... .. ... .. 133
APPENDICEC
QUESTIONNAIRE ANGLAIS ..... .. .... ..... .. ........... .... .. ... .... .......... .. ... ..................... .. .... .... ... 147
APPENDICED
AUTRES TESTS SIGNIFICATIFS OPÉRATIONNELS ...... .... .. .............. .. ....................... 161
APPENDICEE
AUTRES TESTS SIGNIFICATIFS EN SUPPORT TI.. .......... .. .... .. .... ...... ...... .. ................. 167
APPENDICEF
TESTS SIGNIFICATIFS SIMILAIRES EN OPÉRATIONS ET SUPPORT TI ................ 175
RÉFÉRENCES ............ .. ........ ..... ... ...... .. .......... ... .................... .. ... ... .. .... .. ... ... ...... .. .............. .. l77
LISTE DES FIGURES
Figure Page
Tableau Page
1.1 Approches principales en TI.. ............. .... ........... ....... ... .... .. .............. .. ....... .... ............... 5
2.1 Exemple d 'éléments d'un KPI (Ozkan, 2001) .................... .... .. .......... .. .................... 52
3.1 Variables préalables à la rédaction du questionnaire de recherche ................ .. ......... 71
4 .1 Répartition en pourcentage selon la taille d'unité d'affaires ..................................... 80
4.2 Corrélation entre la répartition des rôles opérationnels et l'efficacité ....................... 91
4 .3 Différence de moyennes entre la répartition des rôles et la performance
opérationnelle ...... ... ..... ...... ... .. .... .... ... .................................. ............... ............ ... .. ...... 93
4.4 Corrélation entre la répartition des rôles et la maturité opérationnelle ..................... 95
4 .5 Relations entre la répartition des rôles, les tâches, les outil s, les compétences et la
situation professionnelle opérationnelle .................................................................... 96
4 .6 Différence de moyennes entre les variables de tâches et d'efficacité opérationnelle ....
... ... ....... .................. .. .... ..... ... ............... ... ... ........ ......... ..... .... ..... ..................... ..... ... ... .. 98
4.7 Différence de moyennes entre les variables de tâches et de maturité opérationnelle ....
······················ ···· ··············································· ········ ······················· ·············· ············· 99
4.8 Relations entre les tâches, les outils, les compétences et la situation professionnelle
opérationnelle .............................................................. ........... ................................. 100
4.9 Corrélation entre la répartition des rôles au niveau du support TI et de l'efficacité .....
............................... .. ................................... ......................... ... ............... ..... .... ......... 103
4.10 Corrélation entre la répartition des rôles au niveau du support TI et la performance
(KPI) ...... ................ .......................................................................... ... .............. ....... 104
4.11 Relations entre la répartition des rôles , les tâches, les outi ls, les compétences et la
situation professionnelle au niveau du support TI... ................................................ 106
4 .12 Différence de moyennes entre les variables de tâches et d'efficacité en support TI.. ...
................................................................................................................................. 108
4.13 Relation entre les variables de tâches et la mesure de performance en support TI . 109
4.14 Différence de moyennes entre les variables de tâches et de maturité au niveau du
support TI ................................................................................................................ 110
4.15 Relations entre les tâches, les outils, les compétences et la situation professionnelle
des répondants en support TI... ............................................................................... 112
LISTE DES ABRÉVIATIONS , SIGLES ET ACRONYMES
PDCA Plan-Do-Check-Act
Cette recherche porte sur les facteurs d'influence de l'efficacité des opérations et du support
TI. Plus précisément nous cherchons à conn aître l'impact de la répartiti on des rôles et des
tâches sur l'efficacité. En identi fiant ces facteurs, il serai t possi ble d' aider de futures
recherches ou projets afi n de modéliser une situati on organi sati onnell e optimale. Plusieurs
référentiels connus ont tenté de généraliser les meille ures pratiques dans ce domaine, mais ce
suj et reste largement sous-ex ploité par le mili eu académi que.
Nous avons donc tenté de percer le mystère des fac teurs d'i nfl uence et de comprendre si la
répartiti on de rôles et des tâches a un impact important sur l'efficacité. En second Li eu,
plusieurs autres variables ont été ajoutées à l' analyse tell es que la matu rité, la performance,
les outils, les compétences et la situation professionnelle. C'est à l'aide des référenti els
existants (ITIL, COBIT, MOF, etc.) que la revue de li ttérature a permis d'établi r les variables
entourant la question principale de cette recherche.
Les facteurs d' influence retenu s pour cette recherche ont alors été utili sés afi n de construire
un questionnai re permettan t de faire la lumière sur les in terrelati ons existantes dans le secteur
professionnel mont.réalais . Une fo is les données collectées, plusieurs méthodes d'analyse
stati stique ont été utilisées afin de trouver toutes relati ons ex istantes parmi ces varia bles.
Les résultats sont quand même intéressants, mê me s' il s démontrent que la répartiti on des
rôles et des tâches semble avoir une faible influence sur l' efficacité. On ex plique en parti e
cette si tuatio n à J' aide des variables concernant l' ex pertise requi se afin d 'exécuter les tâches
spécifiques aux opérations et support Tl. Le résultat fin al semble sensiblement le même, peu
importe qui est responsable de ces tâches . Ce même constat s' appl ique autant aux tâches bien
maîtrisées que celles moins connues par les professionnels du secteur. Par contre, d'autres
liens seront découverts et di scutés, tels que l'infl uence de l'u ti li sation d'outils sur la
performance ainsi que celle de la maturité sur l'efficacité.
Mots-clés : rôles ; tâches; opérations; support; TI; efficacité; performance; matu rité; outi ls;
ITIL; COBIT ; MOF.
CHAPITRE 1
DÉFINITION DU PROJET
1.1 Introduction
Bien que la technologie même reste toujours un avantage compétitif important, le réel défi se
trouve au niveau des ressources qui gèrent celle-ci (Brown , 2007). Il existe plusieurs tâches
que la technologie n'est toujours pas capable d'accomplir en ce début du 21 ième siècle, telles
que : penser, apprendre, résoudre des problèmes, motiver, et expliquer (Perrin et Blauth,
2009). C'est pour cette raison qu ' il est d' une grande importance que le gestionnaire moderne
soit capable de jongler avec cette problématique afin d'atteindre les objectifs souhaités. Les
approches de gestion ont beaucoup changé depuis les dernières décennies et c'est pour cette
raison que les recueils de meilleures pratiques ont autant de popularité de nos jours (Wright et
Capps, 2008). La clé du succès semble simple : comprendre sa situation, pouvoir la mesurer,
et prendre des actions positives. Pour ce faire , il existe plusieurs méthodes et outils, mais l'un
des facteurs les plus critiques pour un gestionnaire est de savoir bien s'entourer (DID, 2009).
Des problèmes importants ont fait surface dans le milieu des technologies à l'échelle du
Canada. Parmi ceux-ci, on note un manque de ressources qualifiées ayant un éq uilibre
approprié de connaissances techniques, d'affaires ainsi que de bonnes aptitudes sociales. Il
existe plusieurs organismes, tels la fondation SFIA (The Skills Framework for the
2
C'est pour cette raison que plusieurs entreprises ont décidé d'établir leurs propres
programmes de formation. Cisco par exemple est un des précurseurs en la matière avec l' un
des premiers programmes d'apprentissage en ligne offert aux employées à l'échelle de la
compagnie (Sun et Williams, 2003). D'autres regroupements, tel l'ITIL (Information
Technology Infrastructure Library), tentent de normali ser certaines pratiques. Ces alternatives
au parcours académique standard sont apparues alors que l' improvisation devenait un
problème chronique clans le secteur des technologies de l'information (Bansler et Havn ,
2005).
C'est dans cet ordre d'idée que ce document se penchera sur la problématique menti onnée
clans la prochaine sous-section . Cet ouvrage comportera donc 5 chapitres. Le premier se
concentrera principalement sur la problématique, la question de recherche et ses objectifs. Le
chapitre 2 fait état de la littérature liée au sujet traité. Le chapitre 3 se concentrera à détailler
les méthodes de recherche utilisées alors que le chapitre 4 présentera l'analyse des données et
l'interprétation des résultats. Le tout se terminera au chapitre final avec les limi tes et la
conclusion.
1.2 Problématique
Une étude récente de Gartner (2011) prédit que les dépenses TI globales des prochaines
années dépasseront 3500$ milliards par an. Malgré ce total imposant, un gestionnaire TI sur
deux croit que son budget annuel n'est pas suffisant pour couvrir les besoins réels (Computer
Economies, 2011). Bien que l'un des buts de l'ère informatique fût de réduire les coûts sur la
3
main d'œuvre des rôles pouvant être informatisés, ceux-ci se font maintenant remplacer par
les coûts d'éq uipement et du personnel détenant l'expertise pour le gérer. Selon des données
provenant de Payscale.com (2011), l' industrie des technologies de l' information est parmi les
secteurs les mieux payés au Canada.
Comme une voiture ou une maison, les soluti ons informatiques doivent être supportées en cas
de bris . Ce concept de maintenance est surtout effectué par les rôles s'occupant des
opérations et du support lorsqu'il est question du secteur technologique. Alors que pour
plusieurs industries, cette cha1ne opérationnelle est bien définie, c'est une toute autre histoire
pour le secteur des TI. Une étude effectuée par Bresnahan et al. en 2002 démontre une
corrélation entre la technologie et le besoin de ressources compétentes. Mais comment
définit-on ces compétences et de quelle manière doit-on les organiser? La technologie a
transformé une grande partie des marchés en env ironnements plus dynamiques et complexes
à gérer. Des équipes plus polyvalentes (ou même ayant des fonctions transversales) viennent
aider à gérer ce genre de défi (Wilemon, 1995). Le travail d ' équipe a J'avantage de réduire la
complexité d' une tâche en distribuant les responsabilités tout en optimisant l'utilisation des
4
C'est pour cela que la majorité des entreprises ont soit une équipe interne d'informatique ou
sinon sous-contractent cette partie à une autre firme spécialisée. Le concept des « services
partagés » prend de plus en plus de popularité à l'intérieur de certaines entreprises, et souvent
l'informatique en fait partie. Un bon exemple fut la restructuration des services TI du
gouvernement du Canada en 2005. Ce changement important fut motivé principalement pour
des raisons d'efficacité et de coûts (PWGSC, 2009) . De nos jours, environ 80% des
entreprises participent à ce style de structure organisationnelle, que ce soit en TI, en
ressources humaines ou tout autres types de services partagés (Beaman, 2006). Cette nouvelle
réalité en croissance d ' utilisation a un impact direct sur la manière dont les ressources
informatiques sont gérées.
Malheureusement, un aspect important qui semble parfois négligé est la structure interne des
rôles participant à ces tâches. Cette structure a un impact important sur l'efficacité des
opérations ainsi que la satisfaction générale des services informatiques. Contrairement à
d'autres secteurs, tels que le développement logiciel , les standards en support et opérations
sont moins bien définis ou connus par les professionnels du secteur. Un exemple flagrant est
l'inexistence d'un BOK (body of knowledge) pour le support et opérations alors que
plusieurs autres existent pour la majorité des autres secteurs d'expertises TI (SWEBOK,
PMBOK, BABOK, etc.).
Pourtant, la majorité des entreprises (en TI ou non) définissent des tâches et rôles distincts
visant les opérations et le support. Cette séparation est effectuée de manière logique parmi les
processus d 'affaires afin d'optimi ser chaque spécialisation. Par exemple si un ingéni e ur en
géni e logiciel se retrouve auss i à effectu er du support pour ses applicati ons, il aura moins de
temps à accorder à ses activités de développement. Bien entendu la taille des projets et des
entreprises a un effet direct sur cette répartition de ces responsabilités. Plusieurs auteurs tels
que Shewhart (1986) et Deming (1953) se sont posé des questions vitales voulant identifier la
5
source même des problèmes de performances. Ces études étaient basées sur un principe
commun qui présumait que les opérations sont d'une importance critique qui mérite une
attention et une gestion efficace (Hammer, 2010). Une étude effectuée par CA technologies
en 2010 démontra que les entreprises nord-américaines perdaient plus de 25$ milliards à
cause des périodes d'indisponibilité des systèmes et des récupérations de données qui sont
souvent sous la responsabilité du support et opérations.
Puisque le support et les opérations sont souvent calculés comme des dépenses et non un
investissement, les hauts dirigeants des compagnies ont souvent tendance à vouloir minimiser
les coûts de ce secteur, car on oublie souvent cie calculer l'effet économique que ceux-ci
peuvent avoir sur une entreprise. Comme le démontre une étude effectuée par Computer
Economies en 2011 , le budget opérationnel par utilisateur est à son plus bas niveau depuis six
ans. Si l'on compare ce secteur professionnel au génie logiciel par exemple, on se rend vite
compte qu'il existe beaucoup plus cie méthodologies clans le secteur du développement. En
regardant le tableau l.l , on remarque vite qu'il existe une seule approche mettant l'accent
uniquement sur les opérations et le support. Est-ce à cause de la nature même du travail
requis pour le support et opérations ou est-ce plutôt parce que ce type de poste n'a pas réussi
à gagner l'intérêt du public? Même dans le SWEBOK, on ne fait que de brèves mentions du
support et opérations alors que celui-ci est un aspect important du cycle de vie.
Selon l' ICTC, plus de 150,000 postes en technologie de 1' information resteront non comblés
d'ici 2015. Cette tendance risque d'affecter grandement l'économie canadienne. CIOCAN
(2009) prétend que 94% de leurs membres éprouvent des difficultés à trouver des ressources
compétentes ayant le talent requis pour mener les projets d'importance à terme. Sur ce
nombre, 86% prétendent que ce problème a un effet direct sur leur habilité d ' exécuter
certains projets ou services et 63 % constatent même des effets négatifs importants causés par
cette situation .
Les rôles et les tâches évoluent souvent plus rapidement qu'ils peuvent être redéfinis (Lewis
et Slack, 2003) . Selon un article du New York Times (Rampell, 2011), les technologies
évoluent plus rapidement que la main d'œuvre sur le marché du travail. Les entreprises
préfèrent investir dans la technologie qui devient moins di spendieuse plutôt que dans la main
d' œuvre dont le coût ne cesse d' augmenter. Comment est-il possible de mesurer l'efficacité
de la répartition des rôles et des tâches dans un tel environnement?
Le problème retenu est qu ' on retrouve peu de documentation sur la manière de répartir les
rôles et tâche efficacement lors de support et opérations dans le domaine des TL Plusieurs
ressources existent à ce niveau, mais peu d'entre elles semblent faire le lien entre la définition
de rôle et tâche et comment mesurer leur efficacité. Le problème semble encore plus
important au niveau du support et des opérations. Par exemple, l'ITJL parle de certains
processus, de rôles et suggère même des KPI (indicateurs clés de performance) dans certains
cas, mais plutôt à titre d'exemple. Le SFIA quant à lui se concentre sur la définition des rôles
et des tâches, mais sans aller jusqu'à proposer des méthodes de mesure. Et pour le dernier
élément (les mesures), l'utilisation de KPI pourrait être considérée, mais la majorité des
modèles ne semblent pas définir ceux-ci de manière explicite. Un site tel que KPJLibrary
(www .kpilibrarie.com) pourrait être utilisé pour sa base de données de KPI. Par contre, ces
données sont regroupées à un niveau de catégori e et de référentiels plutôt qu ' à des rôles et
tâches précis. Pour cette étude, un lien sera établi entre ces divers éléments afi n de proposer
un modèle plus précis servant à répondre à la question de recherche.
7
La situation précédemment décrite nous amène donc vers une question précise qui semble
pouvoir résoudre en partie la problématique. Cette questi on sera formulée tel que suit, et sera
l' objectif principal de ce mémoire:
opérations informatiques?»
De plus, les sous-questions suivantes, basées sur l' objectif principal, tenteront d 'être
répondues:
1) Au ni veau des opérations TI, existe-t-il un lien entre la répartition des rôles et des
tâches et l'efficacité? Existe-il aussi un li en avec les variables secondaires telles que
la performance, la maturité, les outils, les compétences et la situ ati on
professionnelle?
2) Au niveau du support TI, existe-t-il un lien entre la répartition des rôles et des tâches
et l'efficacité? Existe-il aussi un lien avec les variables secondaires telles que la
performance, la maturité, les outils, les compétences et la situation professionnelle?
3) Quelles similitudes retrouvon s-nou s entre les opérati ons et le support TI?
Un principe bien connu est celui de la sécurité. Selon plusieurs auteurs (Gisin et al. 2002,
Byres et Lowe 2004), la sécurité parfaite a un coût infini . Il est toujours possible d ' ajouter
8
- Courbe S (marché)
Courbe en cloche (adoption) 100 ~
~
~
.......
Q..
~
3
~
75 ~
~
=-
-----
~'
~
Q
50
25
Adoption
Figure 1.1 Diffusion de l'innovation (Rogers , 1962)
C'est dans cet ordre d' idée que l'on peut aussi faire un lien avec les aux meilleures pratiques
TI. La majorité des référentiels et approches étudiés dans cette recherche tentent de nous
guider vers une solution optimale. Il est faux de croire qu'une petite compagnie voudrait
implanter tous les rôles d'ITIL et de MOF par exemple. Une telle configuration amènerait
celle-ci vers un échec certain, car la «sécurité » amenée par un tel effort aurait un coût
impossible à couvrir. Pourquoi le terme «sécurité »? En fait, à quoi servent les meilleures
pratiques? En effet, il y existe une certaine portion faisant partie des inévitables en TI. Par
9
contre, si l' on parle par exemple de gestion de changements ou d ' incidents, beaucoup de
petites compagni es vivront très bien sans ces process us et rôles en place.
En même temps, il serait impossible de considérer une multi nationale comprenant des
mi lliers d'empl oyés d'o pérer sans ces outils. Ceux-ci agissent en tant q ue filet de sécurité,
permettant de diminuer la complexité causée par le nomb re d ' indi vidus impli qués . Ceci étant
dit, ces process us viennent avec un coût (outre monétaire), ils diminuent aussi l' agilité d'une
équipe TI. De saines pratiques en gestion exigent l'équilibre du coût avec les mes ures visa nt à
atténuer le risque, tout en considérant le po tentie l d'un évènement de se produire. Pou r ce
faire, nous avons besoin de comprendre les variab les en jeu lors de la distribution des rôles et
tâches en support et opérations. Cet exercice est aussi valab le lorsque l'on dés ire adopter de
meilleures pratiques, qui sont en fait étroitement li ées avec les variab les précédentes. Par
ailleurs , nous avons besoin de survei ller en permanence les variables de man ière proactive
afin de s'ajuster lorsque nécessaire.
Pour cette recherche il serait possible de mettre l' accent sur plusieurs aspects des opéra ti ons
et du support. Par contre, afin de ne pas se perdre dans ce vaste uni vers, un survol de haut
ni veau nous permet de mi eux mettre en perspective certai ns facte urs parmi les plus influents
en la matière. Selon Koch (2005), il y existe trois élé ments qui fo nt partie d'u n cycle de
travai l : les indi vidu s, les processus et les outi ls. Un constat intéressan t en ressort face à
chaque élément :
Bien que l'auteur se réfère surtout aux projets et à leur gestion , il est facile de faire le lien
avec le support et les opérations informatiques. Des référentiels tels l' ITlL s'efforcent
d'établir des guides afin de mieux gérer et mettre en place ces divers aspects pour optimiser
leurs rendements globaux. Par contre, il semble y avoir un manque au ni veau de la définition
10
des compétences requises par les individus afin d'effectuer leur travail de manière efficace.
Cette situation semble liée au fait que l'on ne sait pas précisément quelles sont les
connaissances et compétences requises pour travailler en support et opérations TI. De plus
une fois celles-ci identifiées, il reste encore à savoir comment mesurer leur efficacité.
L'objectif principal de cette recherche sera donc de trouver les plus fortes corrélations entre
les éléments suivants :
2) Tâches
3) Efficacité
Plus précisément, cette recherche se concentrera sur les rôles et tâches faisant partie du
support et des opérations TI, un secteur d' activité souvent négligé dans le milieu
professionnel et académique. Un questionnaire axé sur les éléments mentionnés ci -haut sera
construit afin d'établir quels facteurs ont le plus de poids dans cet écosystème. Plusieurs
variables additionnelles ont été ajoutées afin de compléter celles faisant partie de la question
principale de recherche. Par exemple, la mesure de l'efficacité est difficile à mesurer et
souvent subjective car elle dépend aussi des buts indi viduels et organisationnels (Es tafen,
1971) . C' est pourquoi la variable de performance utilis ant des KPI mesurables et tangibles
viendra compléter celle-ci. La maturité sera aussi utilisée afin de confirmer le poids des
autres variables.
11
Les outils, les compétences et la situation professionnelle sont d'autres variables faisant
partie indirectement de la question de recherche qui seront complémentaires lors de l'analyse.
Le questionnaire utilisé sera évalué par des experts et professionnels afin de valider sa
pertinence, mais sera aussi bâti à partir des meilleures pratiques existantes sur le marché. Il
aura pour but de mieux établir les influences parmi les éléments jouant un rôle critique lors
d'activités de support et opérations TI. Afin d'atteindre ce résultat, les sous-objectifs (dans
l'ordre) suivants devront être réalisés tels qu'établis ci-dessous :
4) Définir une méthode afin de mesurer des éléments importants liés à l'efficacité.
5) Établir quels KPI pourraient être appliqués à chaque rôle afin de mesurer leur
performance réelle.
6) Établir quels modèles de maturité existent afin de trouver une manière de capturer
cette valeur.
9) Analyser les données et fournir le résultat obtenu ainsi que tout autre lien pertinent.
12
Variables dépendantes
Variables indépendantes
Performance
1 1
Rôles
1 1
..
l"
Efficacité
1 1
Tâches
1 1
Maturité
1 1
Outils
La vision des compétences est basée sur le modèle du programme Business Technology
Management (BTM) et est aussi appuyée par d'autres auteurs, tel Lave (1988) qui distingue
les connaissances du savoir-faire. Ces éléments aideront ensuite à déterminer quels KPI
semblent les plus pertinents afin de mesurer l'efficacité des individus dans les rôles
d'opérations et de supports TI. Cette recherche tentera donc de répondre principalement aux
questions présentées dans la section 1.3.
CHAPITRE II
REVUE DE LITTÉRATURE
La revue de littérature explore les divers éléments pouvant possiblement faire partie de la
réponse recherchée dans cette étude. Ce chapitre débutera par définir les termes utilisés dans
cette recherche. Une fois ces bases définies, nous évaluerons quelles sont les différentes
approches pouvant être utilisées dans le cadre de cette recherche afin de mieux comprendre
les réalités du marché professionnel. Une fois ces approches identifiées, tel que défini dans
chacune d'elles, l'évaluation des rôles et tâches ainsi que de leurs mesures sera effectué.
Afin de mieux comprendre de quoi il est question , la clarification des termes utilisés se veut
un exercice à la fois utile et aidant à la compréhension des objectifs .
Tout d'abord, comprenons ce qu'est un rôle. Selon la définition générique (Antidote, 2011),
un rôle est la fonction d'un élément dans un ensemble. Si l'on combine les définitions
provenant des référentiels liés à la problématique, une définition plus précise ressemblerait
plutôt à ceci : «Un rôle est un ensemble de responsabilités qui selon l'effort nécessaire et la
taille de l'organisation peut être effectué par une ou plusieurs personnes. Il se peut aussi
qu'une personne effectue plusieurs rôles. »
Un autre terme important qui sera présent tout au long de cette recherche est le support et les
opérations TI. Le mot « opération » signifie l'acte ou le processus d'exploitation ou de
fonctionnement. Généralement, lorsque l' on exploite des services et systèmes TI à l'aide de
personnel spécialisé en opérations , leurs tâches sont bien documentées et définies. Pour
donner des exemples plus concrets, une activité opérationnelle pourrait inclure les copies de
sauvegardes et les mises à jour de sécurité pour les systèmes. Puisq ue les activités de support
font aussi partie de l'exploitation , elles sont étroitement liées avec celles des opérations.
stabilisation. Certains vont même jusqu'à offrir des services se rapprochant de la formation.
Pour donner des exemples plus concrets, les agents de support se retrouvent souvent comme
première ligne de contact d'un département TI. Leurs tâches incluent, mais ne se limitent pas
à la résolution d'incidents tout en répondant aux questions des utilisateurs. En général, dans le
secteur des TI, le département des opérations garde toujours un lien rapproché avec les
individus pratiquant des rôles de support. Bien que distinct au niveau des fonctions, la
majorité des référentiels les regroupent ensemble.
Il ne reste maintenant qu'à définir le mot « mesure» . Selon la définition officielle de l'Office
de la langue française, une mesure est l'évaluation quantitative de caractéristiques d'un bien,
d'un service ou d'un processus afin d'en apprécier la qualité. La majorité des référentiels ne
semble pas mettre trop d'emphase sur ce terme, probablement car la définition générique s' y
applique bien pour la plupart des situations. C'est dans ce même ordre d' idée que nous
traiterons ce terme dans les prochaines sections de ce document. Le mot « métrique » pourrait
être considéré un synonyme du mot mesure alors que les KPI sont plutôt utilisés dans un
contexte où l'on désire calculer la performance plutôt que la qualité en général. C'est dans cet
ordre d'idée que les trois sous-divisions suivantes traiteront de ces concepts et des enjeux les
liants à la question de recherche.
2.1 Approches
Il existe plusieurs approches tentant de décrire les rôles et tâches dans le secteur
technologique. La plus exhaustive des approches est probablement celle des référentiels.
Ceux-ci tentent d'établir les meilleures pratiques dans le monde des TI et sont aussi parmi les
documents les plus complets en matière de guidance au niveau des opérations et du support.
Un des référentiels les plus reconnus sur le marché en matière d'opération et de support est
bien entendu I'ITIL. Ce référentiel est né dans les années 80 alors que le gouvernement de la
Grande-Bretagne dépendait de plus en plus des TI. Cet effort débuta comme un simple
recueil de recommandations et se tran sforma rapidement en une collection de plu s de 30
volumes lors de la publication officielle de sa version 1. Il est compréhensible qu'un tel
15
volume d'information fût difficilement accessible laissant place à une meilleure consolidation
d'information.
Quelques décennies plus tard, nous sommes maintenant à la version 3 d' ITIL qui se regroupe
maintenant en 5 volumes . Selon celui-ci, les bonnes pratiques en mati ère de support et
d'opération s informatiques peuvent apporter plusieurs bénéfices aux compagnies. Les normes
publiques amènent les compagnies vers de meilleures pratiques , que ce soit au niveau de la
documentation, de processus et de connaissances distribués par des processus de
certifications . L' ITIL a choisi une approche exhaustive et se compose de deux éléments
principaux :
Le modèle proposé met l'accent sur la création et la gestion de services qui pourraient être
offerts aux autres unités d ' affaire d'une entreprise de manière efficace et fiable. On va même
jusqu'à comparer ceux-ci à des services utilitaires de base tel s que l'électricité et l'eau
courante (!TIL, 2007). D'autres auteurs, tel s que Nicholas G. Carr (2003), ont aussi comparé
les TI à des services de base plutôt que stratégiques. Cet article controversé a été mal reçu par
les professionnels du secteur. L'approche de I'ITIL est quelque peu différente et précise que,
même si la technologie a évolué vers un modèle plus utilitaire, c'est de la mani ère dont on la
gère qui fait la différence. Il est intéressant d'observer comment les divers processus
interagissent entre eux (figure 2.1). Cependant, il faut aussi connaître le rôle derrière chacun
d'eux afin de mieux comprendre cette dynamique :
La stratégie des services : processus qui met l' accent sur la gestion des services et des
investissements qui leur sont liés. C'est pourquoi il est recommandé d' établir les
besoins au niveau des services avant de tenter d'implanter de tels processus.
16
Amélioration continue des services : faisant la critique d'être peu présent avant la
version trois, ce processus est vital pour garder l'alignement entre les services et les
besoins d'affaires.
En tout, l'ITIL compte 26 processus , 4 fonctions, et de nombreu ses activités. Une fonction
est un groupe de personnes (et de ressources inten·eliées telles que les ordinateurs et logiciels)
qui ont les compétences et la responsabilité de mener une série d'activités. Un processus est
un ensemble d'activités connexes afin d'atteindre un objectif d'entrepri se déterminé. Une
fonction utilise ses compétences pour mener des activités qui sont liées à un ou plusieurs
process us. Les activités qui sont menées dans un processus pourraient toutes être effectuées
par une seule fonction, ou leur responsabilité pomrait passer d'une fonction à une autre.
Un autre référentiel qui ressort souvent lorsque l'on parle d' ITIL ou de go uvernance TI est
COBIT. L'ISACA, une association française fondée en 1967 et ayant pour but d'améliorer la
gouvernance des systèmes d' information, est à l'origi ne de ce référenti el. Publiée pour la
première fois en 1996, sa dernière publication (version 4.1) fut lancée en 2007. En 1998,
ISACA créa l'ITGI dans le but d'avancer la rech erche et les standards internati onaux ; c'est
cette nouvelle entité qui est maintenant responsable de l' évol uti on de COBIT. Certains voient
une compétition entre COBIT et ITIL, mais pourtant ces référentiels ont des objectifs
différents qui peuvent même être complémentaires. Alors qu' ITIL se concentre sur la
définition de service et leur organisation, COB IT met l' emphase sur les mesures et
l'amélioration de contrôles pour des processus spécifiques aux tech nologies de l' information .
18
qui
Exigences génère des
répondent métiers investi ssements
aux dan s
Informations Ressources
Entreprise informatiques
Niveau 0: Inexistant
Niveau 5: Optimisé
19
La version la plus récente de MOF (4.0) a été mise au point pour faire face aux nouveaux
défis TI, soit: répondre aux exigences commerciales et réglementaires ainsi que
l'amélioration de la capacité organisationnelle. Il intègre également les meilleures pratiques
du MSF (Microsoft Solutions Framework) qui lui se veut un référentiel plus général et non
uniquement centré sur les opérations. Contrairement à l'ITIL, MOF se veut beaucoup plus
concis dans son modèle et décrit son cycle de vie selon 3 phases bonifiés d'une couche de
gestion telles que suit:
Gérer: la fondation du cycle de vie des services IT. Cette couche inclut la
gouvernance TI, la gestion des ri sques, la conformité, les rôles et responsabilités, la
gestion du changement et de configuration. Cette couche s'applique à toutes les
phases du cycle de vie.
Gérer
En observant la fig ure 2.3, on peut remarquer une certaine ressemblance avec ITIL. Similai re
aux autres référentiels maj eurs, même si MOF ne menti onne pas directement 1' utilisation du
modèle PDCA de Deming, celui-ci suit ses principes durant tout son cycle de vie. En plus des
4 phases mentionnées ci-haut, le référentiel contient 16 fonctions de gestion de services
21
1) Planifier
2) Fournir
3) Exploiter
23
4) Gérer
Équipe : se concentre sur les principes clés afin de mi eux gérer et organi ser
les divers rôles TI en comprenant chaque responsabilité. Ceci inclut aussi
l'identification proactive des changements organi sationn els, l'alignement des
responsabilités et l'assignation des rôles.
Le modèle de certifications du MOF est beaucoup plus modeste qu ' ITIL. Celui-ci, disponible
uniquement depui s 2005 via la compagnie EXIN, ne comprend que l'équivalent du premier
niveau d'ITIL : Fondations MOF. Malgré son modèle gratuit et simpl ifié par rapport à l'ITIL,
il semble beaucoup moins populaire par rapport à ses compétiteurs. Même en effectuant une
analyse de base sur Google Trend (20 Il ), nous voyons clairement que la majorité des
résultats de recherches en ligne sur MOF n'ont rien à avoir avec le référentiel de Microsoft.
Peux être est-ce dû au fait que Microsoft chapeaute le projet? Néanmoins, MOF comporte
quand même des éléments au niveau des rôles et des mesures qui resteront pertinents à
évaluer pour cette recherche.
Pour cette étude, les référentiels mentionnés précédemment semblent les plus appropriés afin
de globalement couvrir les différents aspects visés. Il existe d'autres approches qui, plus
24
spécialisées, seront en mesure de couvrir un aspect précis. Par exemple au niveau des rôles,
tâches et compétences il existe une fondation nommée SFIA (Skills Framework for the
Information Age). Celle-ci fut fondée en 2003 par un consortium de quatre organismes TI
basés au Royaume-Uni . En décembre 2011 , la version 5 de SFIA fut officiellement publiée et
est disponible sans frais en téléchargement. Bien gue le terme référentiel soit utilisé dans le
nom, le SFIA ressemble plutôt à un modèle gui se concentre sur les compétences. Le but
premier de celui-ci est de faire le pont entre les compétences des employés avec les besoins
d'affaires de l'entreprise. Malgré qu'un document de 48 pages explique en détaille modèle,
ce gui nous intéresse le plus se regroupe principalement sur un tableau à deux dimensions
représentant chaque compétence par une catégorie et un niveau de responsabilité tel gue suit:
Récompenser Déployer
Les échell es salarial es liées à la Répartir le Ira, ail, établir les
contribUiion obj ectifs
- - · -,- · -- · - · -;-·-J
\ 1
\ 1
\ 1
\ 1
\ 1
\ 1
\
Stratégie et gestion 1
\ 1
\ globale des ressources 1
\ 1
\ 1
/
SFIA ''
/
1
1
Le langage commun intégrant
''\
1
/
/ tous ces processus ''
/
1 ''
/ '
[___ _ _ _ - __j
Analyser
Les facteurs influant la
performance
Tel que démontré à la figure 2.4, le SFIA se veut au centre de nombreux processus li és aux
ressources humaines. Ceux-ci sont en fait un regroupement de meilleures pratiques qui sont
souvent utilisées parmi un grand nombre d'entreptises . Au cœur du modèle même, 96
compétences sont définies afin d'aider à la gestion et la stratégie globale des ressources . Cette
approche peut aider à faire ressortir une image de haut niveau de la capacité dans des
situations où il y a plusieurs descriptions d'emplois. Elle peut également réduire l'effort
nécessaire afin de gérer les changements de descriptions de rôles. Le modèle SFIA fournit un
langage commun permettant de mieux gérer l'offre et la demande au niveau des différentes
compétences professionnelles TI.
28
Une version étendue du SFIA est aussi gérée par le BCS (British Computer Society) depuis
plus d'une vingtaine d'années . Démarré en 1986, son modèle était basé sur l'ISM (Industry
Structure Model), mais fut relié au SFIA lors de sa création. Opérant sous le nom de
SFIAplus , celui-ci offre une granularité étendue au modèle original. Quelques détails
additionnels y sont ajoutés et un en particulier semble intéressant: les compétences y sont en
fait considérées comme des rôles (Doyle, 2012) . La di stinction entre les rôles et les
compétences semble être une ligne mince qui est aussi confondue dans certains autres
référentiels tels que l'ITIL.
Plus proche de nous et de nos réalités du marché canadien, un organisme à but non lucratif
travaille sur un modèle ressemblant au SFIA. L'ICTC (Information and Communication
Technology Council) est principalement financé par le gouvernement canadien et fait partie
de l'alliance des conseils sectoriels . Fondé en 1992 sous le nom SHRC (Software Human
Resources Council), il ajusta son nom en fonction d'un mandat plus vaste en 2006. Le public
visé inclut principalement les individus intéressés par le secteur TI elu marché canadien. Leur
portail principal aide à guider les professionnels du secteur en leur offrant des outils qui
donnent un avant-goût du marché.
Malgré que l'JCTC ait une mission plus diversifiée que son homologue britannique, son
modèle comprenant les profils de compétences TI semble lié avec la question de recherche.
Similaires au SFIA, les profils de compétences ont été créés dans le but de servir de bases en
termes des professions TI sur l'échelle nationale canadienne. Totalisant 36 domaines de
travail qui contenant chacun plusieurs compétences et activités clés, le modèle les subdivisa
parmi les 6 regroupements professionnels TI suivants :
Gestion : composé de 6 domaines de travail axé sur les tâches qui se concentrent sur
la gestion, incluant la gestion de projet et la consultation.
Tests et contrôle de qualité : composé de 4 domaines de travai l qui incluent les tests
et le contrôle de qualité global dans un environnement informatique, mai s aussi lors
du développement de logiciels.
1. Réflexion stratégique
• Analyse de l'environnement
· Élaboration des objccti fs
organisationnels
1 l
4. Analyse de l'écart ~
5. l'lanificntion des actions
liées aux ressources humaines
___.. 6. Mesure
T
.._ 3. Pré,•isions de la dist>onibilité
des ressources humaines
Tel qu'illustré à la figure 2.5, l' ICTC utilise son modèle de profils d'une manière semblable
au SFIA. La segmentation des rôles et tâches à travers son modèle est par contre différente.
Le concept de niveau de responsabilité par exemple ne semble pas présent. Il semble y avoir
aussi un certain chevauchement au niveau des rôles de support. La distinction entre les
problèmes et les incidents vient créer une certaine confusion. Margé tout, l'ICTC offre aussi
30
Le dernier aspect important restant à couvrir est celui des mesures. Bien que plusieurs
modèles et référentiels couvrent certains aspects à ce niveau, il serait utile d'avoir accès à une
liste de KPI basé sur les besoins du marché et non une approche particulière. C'est ici que
l'outil en ligne de KPI Library (www.kpilibrary.com) entre en jeu . Contrairement aux
référentiels, cette approche se veut plutôt un recueil de mes ures ou il est possible de lier un
secteur d 'activité (allant même jusqu'aux référentiels) avec une librairie de métriques
spécifiq ues . Fondée en 2007 à Amsterdam, leur communauté comporte actuellement plus de
350,000 membres.
Leur concept est très intéressant, car il intègre un modèle communautaire aux réseaux
sociaux les plus populaires. Sa simplicité d'utilisation et leur communauté grandissante dans
un modèle où la collaboration est clé, leur permet d'obtenir des données actuelles basées sur
les réalités professionnelles. Leurs KPI se composent de 3 champs : un titre, une description
et une catégorie. Comportant une cinquantaine de catégories principales composées de
plusieurs catégories secondaires, celles-ci aident à mieux localiser les métriques recherchées.
Un KPI peut avoir une ou plusieurs catégories. Leur librairie comporte plus de 6000
métriques qui pourront être utilisées dans cette recherche.
La majorité des approches décrites précédemment tentent d'établir comment certains rôles
doivent interagir entre eux afin d' atteindre un niveau d'efficacité optimal. Par contre, toutes
ces idées semblent à première vue intéressantes, mais laquelle de ces approches a le meilleur
potentiel d'atteindre les objectifs de cette recherche? Afin de mieux cerner les angles morts,
une analyse plus poussée de chacun d'eux à l'intérieur des rôles est primordiale. Par exemple,
si l' on débute avec l'ITIL, ce référentiel pourrait être un bon départ afin d 'obtenir quelques
31
idées concernant les des rôles , mais il faut aussi noter que plusieurs auteurs ont remarqué des
difficultés d'application dans les entreprises de petite ou moyenne taille (Ayat et al. , 2011,
Kupai et Kovacs, 2009). Ce constat donne donc un avant-goût sur la segmentation des rôles
qui semblent plutôt adaptés à une entreprise de grande taille. Par exemple, en reprenant le
tome d'exploitation des services, on y retrouve les rôles suivants :
Gestionn aire d'accès: accorde aux utilisateurs autorisés le droit d'utiliser un service,
tout en empêchant l'accès aux utilisateurs non autori sés. Il exécute essenti ellement
des politiques définies à la gestion de la sécurité de l'information .
Gestionnaire des opérations TI: détient la responsabil ité globale de l'ensemble des
activités IT concernant l'exploitation des services (opérations). Il veillera à ce que
toutes les activités quotidiennes soient exécutées d'une façon rapide et fiable .
32
Gestionnaire des problèmes : chargé de gérer le cycle de vie de tous les problèmes.
Ses principaux objectifs sont de prévenir les incidents, et de minimiser l'impact des
incidents qui ne peuvent pas être évités. À cette fin , il conserve des informations sur
les erreurs cormues et les solutions de contournement.
Support de niveau 2 : la deuxième ligne de support prend le relais des incidents qui
ne peuvent pas être résolus immédiatement avec l'aide de la ligne précédente. Si
nécessaire, il demandera l'aide extérieure, par exemple, à partir de fabricants logiciels
ou matériel. L'objectif est de rétablir fonctionnement normal des services
informatiques dans les plus brefs délais . Si aucune solution n'est trouvée, l'incident
est transféré à la gestion des problèmes.
Support de niveau 3 : la dernière ligne de support est généralement située dans les
locaux des fabricants de logiciels ou matériels (fournisseurs externes). Ses services
sont demandés par le support de i ème niveau si nécessaire pour résoudre un incident.
L'obj ectif est de restaurer les services informatiques aussi rapidement que possible.
33
1
Équipe d'incidents majeurs 1
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Comme l'on peut le constater en observant la figure 2.6, cette segmentation de rôles
générique ne peut certainement pas s' appljquer à tous types d ' entreprise. Comme la majorité
des référentiels, ITIL considère que le centre de support est le point de contact primaire entre
le département TI et les autres unités d'affaires d'une entreprise. L'ITIL détermine que le
centre de support fait le pont entre la prestation des services et le support des services . Ceux-
ci se décomposent parmi les sous-éléments suivants qui sont très utiles , mais aussi organi sés
de manière différente selon la taille et le type d'entreprise :
34
Support des services gestion des incidents , gestion du changement, gestion des
mises en productions, gestion de la configuration, gestion des problèmes.
Ce modèle est certainement le plus utilisé sur le marché du travail mis à part quelque cas ou
la taille de l'entreprise n'est pas favorable pour justifier ce genre de processus. Dans plusieurs
entreprises de taille plus modeste, certains rôles sont combinés ou même non existants. Par
exemple dans une petite PME de développement de logiciel , il n'est pas rare qu'un
programmeur se retrouve avec un deuxième chapeau au niveau du support. Par contre ITIL a
quand même fait un bon travail en établissant des bonnes bases qui nous inspireront
certainement pour cette recherche.
Similaires à l'échelle de maturité, les rôles sont catégorisés à l'aide de tableau RACI. Ce type
de représentation est couramment utilisé afin d'indiquer les rôles et responsabilités des divers
intervenants en rapport à une activité donnée. L'acronyme RACI provient des quatre
responsabilités les plus communes, soit: réalisateur, autorité, consulté et informé. COBIT
définit ces rôles tels que suis (AFAI, 2008) :
Directeur général (DG) : ce rôle appartient à l'individu le plus haut dans la hiérarchie
d'une organisation.
Comme l'on peut le constater, la majorité de ces rôles sont du côté de la gestion et même
certains ne sont pas liés directement aux TI. Ceci peut semb ler plutôt étrange dans un
contexte de référentiel technologique. Puisque COBJT se concentre beaucoup sur
l'alignement entre les objectifs de l'informatique sur ceux de l'entreprise, ces rôles cadrent
bien avec les objectifs de contrôles définis. Par contre, l'utilisation de ceux-ci risque d'être
difficilement applicable puisque cette recherche vise plutôt des rô les bien définis au ni veau
de l'exécution et des opérations plutôt qu'au niveau gestion. Cependant, certains rôles
spécifiques aux processus évalués ont été ajoutés aux grilles d' évalu ations. Parmi ceux-ci on
y retrouve des rôles qui semblent directement liés au support et opérations TI :
36
Gestionnaire d' incidents : responsable des incidents majeurs afin de trouver les
principales causes à son origine et d'assurer une résolution permanente afin de limiter
le nombre d'évènements .
Ces rôles de plus bas niveau servent à évaluer le niveau de maturité de deux processus
étroitement liés au support et opérations : prestation de services et soutient, acquérir et mettre
en œuvre. Ces processus que l'on retrouve parmi la majorité des référentiels sont au cœur
même des activités d'opérations et de support. L ' utilisation de ses rôles sera comparée à ceux
des référentiels compétiteurs de COBIT afin de déterminer lesquel s sont les plus communs et
lesquels se retrouvent plutôt au sein d'entreprise de grande tai lle . COBIT mentionne
brièvement cette différence lors de la définition de son rôle de responsable administratif.
C'est un exemple parfait où un rôle, dépendamment de la taille ou du type d'entreprise, peut
passer de la responsabilité des TI vers une autre unité d'affaires.
Quant à lui , MOF se démarque des autres référentiels avec un modèle plus exhaustif sur le
plan des rôles qui en contient une quarantai ne. Par contre, malgré que MOF se spécialise sur
les opérations , une porti on de cette définition se qualifierait plutôt de rôles de support. Des
37
rôles tels que développeurs, gestionnaire de comptes et légal y sont défini s. Pour le cadre de
cette recherche, ceux-ci seront peu pertinents. Une différence majeure à noter est aussi celle
de la définition du terme «opérations ». Pour l' ITIL par exemple, les rôles à ce niveau
semblent plus liés aux tâches journalières/routinières (to ut ce qui ne peut être automatisé).
Pour MOF, ces rôles semblent plutôt liés aux opérations faisant partie du cycle de
développement. C'est-à-dire, tout ce qui tourne autour de la logistique d' un service (serveur,
configurations, déploiement, etc.) lors de sa mi se en production. Cette vi sion sembl e en fait
se refléter dans tous les rôles de MOF, même au ni veau du support. Ce constat est
probablement dû au fait qu'ITIL vient d'un milieu plutôt axé sur J'infrastructure (d'où Je nom
ITIL) alors que MOF vient d'un milieu où le développement de logiciel (Mi crosoft) est le
cœur des activités TI. Bien que lors de la définition des rôles, la différence semble mineure,
c'est au niveau des responsabilités que l'on remarque la nuance. Pour limiter la portée et
aussi pour une question de marché, cette recherche se limitera principalement à l'aspect
infrastructure des opérations . Malgré tout, afin de comparer les approches, voici quelques
rôles définis par MOF qui pourraient possib lement être réutilisés lors de comparaisons
futures:
Gestionnaire Tl: responsable de la valeur d'affaires des processus Tl, des risques, de
l'approbation des dépenses , des processus, d'identifier et gérer les participants
appropriés lors de décisions , de la relations IT/affaires, du respect et de la
communication des politiques, de l'efficacité des politiques et du changement ou des
exceptions face aux politiques.
Gestionnaire des opérations : représente les opérations parmi les équipes de projet,
implique les experts en opérations lorsque nécessaire, coordonne la mise en
production et responsable des opérations ainsi que de la surveillance des systèmes.
Opérateur : exécute des tâches dont les résultats sont prévisibles selon des
instructions précises .
Ges tionnaire de niveau de services: res ponsable de l'alignement entre les besoins
à'affai res el les TI, agi L comme pïemieï point de contact entœ les ïesponsables
d' affaires et les TI. Développe et gère tou s les problèmes li és aux ententes de niveau
de service, représente les besoins d'affaires , mais travaille parmi l'équipe TI.
39
Gestionnaire
Tl
,-- - - ~=~ ~; :~ -
services
G"t;~: ~;~ d:~: ~ ;:;';e - :~st'~" ~'~
du changement
la gouvernance
de problèmes
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r---------------- ----------------! '
! : '
: :
Ges ti mm aire i Coordonnateur i
des opérations i d' incidents i '
i i
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'' ''
Gestionnaire '' '
dela Administrateur
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Opérateurs i d' incidents !' '
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L-------------- -----------------•
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Gestionnaire '
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du serv ice à la
clientèle '
'
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Représentants '
du service à la ''
cli entè le ' '
'
' :
!_ _______ - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - ______ _! 1
En observant la figure 2.7, on remarque une plus grande variété sur le plan des rôles
opérationnels alors que ceux du support sont moins bien définis. En comparant ce modèle à
40
Un autre modèle dont 1'emphase orbite autour des rôles est le SFIA. Tel que mentionné
précédemment, celui-ci identifie 96 compétences professionnelles spécifiques liées à des
compétences géné1iques et un niveau de responsabilité. En utilisant ce modèle, lorsqu'une
compétence professionnelle est jointe à une compétence générique, nous obtenons ce qui
ressemble à un rôle. Selon la définition originale, un individu peut avoir un seul ou plusieurs
rôles. Ce regroupement dépend souvent de deux variables principales: la taille de l'entreprise
(et/ou du département d' opération et support), et du niveau de maturité des processus. Le
niveau de maturité ne veut pas nécessairement dire que plus il y a des processus en place,
plus une unité d'affaires augmentera sa performance. En fait , la majorité des référentiels tels
que l'ITJL servent plutôt de guides.
accès non autori sés, la conformité aux lois et gouve rnances appli cables ainsi que
toutes autres tâches liées à la ges tion de la sécurité.
Gestion de la capacité : l'éval uation des capabilités des composantes TI face aux
besoins actuels et futurs. Ceci inclut les fo nctionn alités, l'utili sati on et le cycle de vi e
prévue tout en gardant une approche éco nomiq ue.
Gesti on de la continuité: comprends l' identi ficati on des systèmes d ' info rmati on
cri tiques, de l' évaluation des ri sques face à la di sponibilüé de ceux-ci ainsi que de la
conception des plans d ' urgence afin de mai ntenir des ni veaux de co ntinuité
préétablis.
Soutien du réseau : le support est généralement fourni aux utilisateurs des systèmes
ou aux fonctions de prestation de services sous forme d'enquête et de résolution de
problèmes . Elle inclut l'information des systèmes et elle peut comprendre le suivi des
performances. Compte tenu de l' envergure du problème, ceux-ci peuvent être réglés
en donnant des conseils ou une formati on aux utilisateurs du réseau, en concevant
des solutions de contournements, en corrigeant les défauts, ou en apportant des
modifications spécifiques.
Bien que la description exhaustive de chaque rôle inclut encore plus de détail s lors du
découpage par niveau , SFIA ne s'entend pas en détail sur les li ens entre chacun d ' eux. Cela
semble en effet le point faible d'une grande partie des modèles, car peu essaient de démontrer
l'interaction parmi tous ces rôles . Ceci peut rendre la compréhension de ses lectures parfois
difficiles . Le chevauchement de plusie urs de ces fonctions rend une vue d'ensemble
difficilement vis ualisable. Bien qu'une grande partie de ces rôles se retrouve à un certain
niveau parmi plusieurs entreprises, il ne reste pas évident de deviner comment les organj ser
de façon optimale afin de refléter une situation précise.
Quant à lui, son homologue canadien, l'ICTC se veut beaucoup plus modeste en termes de
rôles au niveau du support et opérations. Ceci peut probablement s'ex pliquer par deux
facteurs principaux. Premièrement le modèle semble mettre l'accent sur le développement
logiciel plutôt que sur 1'infrastructure, ce qui laisse plus de place aux rôles y étant liés . Aussi,
la taille du modèle se veut au départ plus simple en termes de définition de rôles que le SFIA.
Au total moins d'une dizaine de rôles ont été identifiés comme étant pertinents parmi les
opérations et support TI :
46
Malgré que les deux modèles soient d'origines indépendantes, certains éléments standard s
dans le domaine des des opérations et support se ressemblent. Par exemple, le rôle
d'opérations et de support semblent tous deux présents (même dans les autres référentiels) et
leurs définitions semblent pour la majorité respecter des bases communes. En observant la
figure 2.8, on peut constater un total de 8 rôles principaux faisant parti e des opérati ons et
support TI. Si l'on considère par exemple que les rôles d'opérati ons et de support TI sont au
centre alors que les rôles de surveillances, de responsable d' incident et de ges ti on d'actif
viennent les supporter grandement. Ces rôles d'arrière-scène, bien qu ' importants, sont parfois
facu ltatifs dépendamment de la situation d' entreprise. La gestion du changement, des
problèmes et l'utilisation de gouvernance TI quant à eux se retrouve à un niveau de maturité
encore plus élevé.
48
Gestion TI
-------------------------
-
---------- ··---------
~"\
Gouvernance · \.
Gestion du \
····· ·· changements
' \
\. Support niveau
\ ········· 1à3
\
\
···· · .. Surveillance /
··.
.. /
_/
/
..
.. .. .··:/·/
.· _/
Gestion d' actifs
·.
. .......
...... . . --·
_______
lors de la publication des résultats d' une recherche sur les ITSM. Il n' existe pas de miracle
afin qu ' une entreprise améliore l'efficacité de ses process us TI. La première étape es t d 'abord
de deven ir proactif en évaluant son niveau de maturité présent.
Va leur
Service
• Les T l deviennent
un partenaire
• Les Tl dev iennent
d'affa ires
Proactif un fournisseur de
Réactionn el
. Anal yse les
tendances
•
servi ces
Définiti on des
services, classes et
•
stratégiq ue
Lien entre les
mesures d'affaires
• Définit les se uils pri x et les Tl
Chaotique • Combat les feux • Coll aboratio n entre
• Prédit les problèmes• Comprendre les
•
•
Ad Hoc
No n documenté
.
• Inventaire
Distribution de
• Mesure la
di sponibilité des •
coûts
Niveau de service
les processus
d' affa ires et les Tl
logiciels sur les postes app!ications garanti • Infrastructure en
•
•
Imprévisible
Plusieurs bureaux
de support
. de travail
Amorce Je processus
de gesti on des
. • Automatise •
Processus de gesti on
Mesure et rapporte
la disponibi lité des •
temps réel
Planification
..
des problèmes, du services d' affaires
• Opérai ions Tl problèmes chan gement, des Process us intégrés
minimales • Gesti on des alertes et performances et des Gestion de capac ité '-l esuon d' amures des
• Alertes par les évènements actifs
est1on des comotes et serv1ces
utilisateurs • Mes ure la disponi bilité
1
des composants ~ Jngénéne des processus en tant que serv1ces
Figure 2.9 Modèle de maturi té des processus de gesti on Tl (Gartn er, 2005)
Il faut garder en tête que les référentiels et modèles en ITSM sont relati ve ment nouveaux en
termes d ' adoption globale dans le domai ne des TI. Cette vague semble enfi n combler un
besoin qui donnait une image artisanale pour la majorité des départements s' occupant du
support et opérati ons. Par contre, étant donné la complexité derrière ces process us et aussi en
prenant compte du facteur humain , il est difficile de concevoir qu'un référentiel ou modèle
pourrait devenir un standard plutôt qu ' un e méthodologie. Mais peu importe J' approche
évaluée , il est important de garder un scepticisme constructif et aussi d' adapter celui-ci à
J'environnement existant plutôt que d'essayer de J' appliq uer aveuglément.
50
2.3 Mesures
Les indicateurs clés de performance ou plus communément appelés KPI (Key Performance
Indicator), servent à colliger des données mesurables afin d'aider la prise de décision .
Souvent confondus avec les facteurs clés de succès (CSF), les KPI utilisent plutôt ceux-ci
afin de déterminer quels éléments seront pertinents à mesurer pour atteindre les objectifs
d'affaires . L'ITIL n'est pas le seul référentiel à utiliser les KPI, cependant celui-ci s'y
référence plutôt en utilisant le terme «métrique ». Leur classification se fait au niveau des
unités fonctionnelles plutôt qu'au niveau des rôles même. Ce type d'organisation peut causer
certaines confusions au niveau de la portée des mesures. Tel qu'illustré à la figure 2.7, il
existe bien un effet de causalité entre l'efficacité des systèmes et du personnel. Cependant
l'ITIL ne semble pas différencier quelle métrique sert à mesurer quoi.
f---
1~1
1
r---
'
Personnel Systèmes
E E
~
Efficacité du
~
Efficacité des
personnel ' systèmes
Un KPI doit être défi ni de manière formelle et comporte généralement plusieurs éléments
standards qui lui sont rattachés (voir tableau 2.1). Généralement, l ' utilisation de KPI fait
51
partie du processus d'amélioration continue des services de l'ITIL qui est décrit en sept
étapes distinctes selon Spalding et Case (2007) :
1) Définir ce qu'on devrait mesurer : normalement, cette étape même est étroitement
liée avec les processus de stratégie et conception de services. Les KPI doivent être
sélectionnés en fonction de ceux-ci.
2) Définir ce qu'il est possible de mesurer : cette étape consiste surtout à bien établir,
selon la situation (niveau de service, budget, capacités techniques), les meilleurs
éléments possible à mesurer.
3) Cueillir les données: ces données sont surtout quantitatives et peuvent être cueillies
de plusieurs manières, en se basant sur les étapes précédentes.
4) Traiter les données : idéalement, les données sont aussi divi sées par catégories à cette
étape afin de simplifier l'analyse.
5) Analyser les données : le but de cette étape est de trouver les écarts ou les points
faibles res sortent de l'information obtenue.
6) Présenter l'information : les données doivent être présentées aux parties prenantes et
un plan de remédi ation doit alors être proposé au comité de gestio n des changements.
7) Implanter des mesures correctives :si le plan est accepté, le processus de changement
peut alors commencer. Sinon on doit recommencer le processus afi n de trouver une
meilleure solution.
52
0 bjectif ue.
T~ e 0 Qualitatif
E ffort Bas 0 Médium 0 Élevé
unité de mesure Nombre d'appels (valeur numérique positive de 0 à n)
M éthode d'évaluation Vale ur provenant des rapports du système téléphonique
0 utiJs Outils de rapport du système té léphoniq ue
F ré uence d'anal se Quotidien
Faire attention de bien uti liser cette valeur et de bien comprend re les enjeux
N ote qui s' y cachent (ex . : type d 'appel, projets spéciaux, etc., pouvant affecter le
résultat).
·----------------------------------, ,---------------------------------
' '
''
:
''
1
1 :
' '
Centre de i Gestion ~ Gestion des
~
' Gestion des
support Technique opérations applications
l
Expe11s
Experts: Gestion des applicatifs:
Sen•eurs, sites
Finances,
Réseau, Ressources
Postes de travail , humaines,
' Etc .. Applications
d' a fTaires,
Etc ..
L---------------------------------1
Dans le même ordre d'idée qu'à la figure 2 .11 (Organisation simplifiée des rôles !Til..- en
op érations et support) , l'ITIL reprend plusieurs de ces rôles et y définit quelques métriques de
bases qui pourraient être appliquées à la majorité des modèles d 'entreprises . Ces métriques
do ivent être réévaluées à intervalles réguliers afin de surveiller les performances des
di fférents groupes en opérations et support. Elles sont vitales afin de tâter le poul s, de
rn esurer la maturité et l'efficacité ainsi que pour identifier toutes opportunités qui
53
1) Centre de support
Pourcentage de m.i ses à jour des clients o u util.i sateurs fournis à l'intérieur
des déla.is établis, tels que défini s dan s les ententes de li vra.ison de services.
2) Gestion techruque
Mesure des ententes de services. Cell es-ci pourra.ient inclure la contrib ution à
la réalisation de services d'entreprises, les taux de transaction et la
disponibilité pour les transactions d'affa.ires critiques, la formation centre de
support, etc.
54
55
Si les activités de maintenance ont été déléguées, les mêmes mes ures qui
s'appliquent à la gestion tec hnique de cette tâche pourraie nt également être
utili sées.
En guise d'exemple si l'on regarde vers COBJT, qui est fortement recon nu pour ses modèles
de mes ure (Wallhoff, 2004), le concept de KGI (Key Goal Indicator) est aussi utilisé et
semble en fait se positionner entre les CSF et KPI. Celui-ci permet de mieux cerner ce qui
doit être mesuré (Grembergen et al. , 2005). Restant compatible avec son concept de base,
COB IT se concentre sur l' alignement des mesures TI en relation avec les objectifs
d'entreprise. Afin d ' aider ce processus de mesure l'ITGI à créer un guide de démarrage
rapide. Principalement créé pour les PME, celui-ci permet de faire une évaluation rapide du
niveau de maturité d'une entreprise basée sur 17 objectifs d'entreprises et 34 obj ectifs TI
56
génériques. Les objectifs d'entreprise sont organisés selon le modèle BSC (Balanced Score
Card) de Kaplan et Norton, divisé en quatre perspectives: financier, client, interne, formation
et croissance.
~---------~MO----·-~--·-• ·-·--·--...
KPI KGI !
1 1 '· 1 1
Expertise Nombre d' incidents
en séc urité d'accès non autorisés
Niveau du processus
.. --·- -------------····-·--·. __, ___ -----·
~
·--·------- ----- --·
'
1 KGI
Nombre d' incidents
1
de sécurité Tl
KPI KGI
1 1 ·1 1
·-·······
Nombre d' incidents
causant l'embrassement
publique
Niveau de l'entreprise
Le terme « métrique» est aussi utilisé afin de définir les éléments de mesures. Par contre, les
KPI semblent trop axés sur l'amélioration des processus et les audits de maturité. Bien qu'il
soit prouvé depuis longtemps que l'amélioration des objectifs et des processus y étant liés
rend une entreprise plus efficace (Zairi, 1997 et Nolan, 1999), la structure du document
rédigé par COBIT ne rend pas la tâche facile afin d 'identifier les mesures so uhaitées pour
cette recherche. Malgré tout COBTT défi nit certaines métriqu es au niveau des processus et
activités qui se rapprochent des mesures souhaitées au niveau des opérations et du support TI.
Leur regroupement es t différent de celui utilisé par l' ITIL et se définit comme suit:
57
1) Centre de support
Pourcentage des problèmes pour lesquels une analyse des causes a été
entreprise
Nombre d'incidents significatifs causés par des risques qui n'ont pas été
identifiés par le process us d'évaluation des risques
Quanl à lui MOF utilise le terme métrique àe manière constante à travers ses divers
documents. Bien que plusieurs exemples y soient présents, la majorité des références aux
éléments de mesure conseillent plutôt d' évaluer les meilleures variables possible plutôt que
de renforcer l'utilisation de valeurs prédéfinies. C'est une approche similaire aux autres
--------- ------ - - - - -- - - - - - -
59
Taux de succès des articles de gestion des problè mes et des conn aissances.
Nombre d'incidents.
Ressemblant à un mélange de COBIT et MOF au niveau des métriques, SFIA ne semble lui
non plus s'étendre sur le suj et. Bien que le concept de SFIA même se base principalement sur
la mesure et le niveau de maturité de compétences données, les KPI utilisés dans celles-ci ne
sont que mentionnés dans leur description sans donner d'exemples concrets. Lorsque l'on se
réfère au portail web du référentiel, quelques firmes de consultation y sont conseill ées afin de
combler ce vide. L'ICTC semble aussi suivre le pas avec son modèle ressemblant au SFIA.
60
L'accent sur les compétences semble prendre toute la place et l'information sur les métriques
liées à celle-ci sont inexistantes.
Pour terminer, l'analyse des métriques retrouvées en ligne sur le portail de KPILibrary.com
confirme les lectures précédentes. Mises à part quelques tournures de phrase et formulations ,
on y retrouve sensiblement les mêmes métriques puisqu'ITIL, COBIT et MOF y sont
explicitement définis en tant que catégorie TI. Un fait intéressant par contre est de pouvoir
retracer les processus de chaque référentiel. La définition de métrique ne sert évidemment pas
à réinventer la roue et la majorité des référentiels regroupe notamment des fonctions
similaires même si la nomenclature et catégorisation peut changer. Sur le portail de
KPILibrary cette distinction devient plus difficile à cerner puisque sous chaque métrique
nous pouvons voir à quelle catégorie celui-ci est attribué, Il n'est donc pas inhabituel de
retrouver la même métrique dans les groupes équivalents des référentiels rivaux.
Par exemple on peut retrouver la métrique « pourcentage des problèmes ayant suivi le
processus de découverte de la cause à son origine » dans les catégories « Gestion de
problème ITIL », «Gestion de problème COBIT »et « Gestion de problème MOF ». De plus,
le portail comprend une catégorie plus générique « Gestion de problème TI» qui regroupe
plusieurs métriques indépendamment du référentiel pouvant utiliser ce processus.
Néanmoins, quelques métriques originales sont ressorties sur leur base de données :
Ceci dit, faute d'énumérer tous les métriques pouvant être utiles pour cette recherche, la
majorité des incontournables mentionnés précédemment tout au long de ce chapitre semblent
aussi y faire acte de présence. Le portail Web de KPILibrary pourra toujours être utili sé
comme inspiration et référence lors de la suite de cette recherche si les nombreu ses métriques
mises en évidence ne suffisent pas à couvrir tous les plans.
À première vue, définir, mesurer et utiliser des métriques peut sembler simple. Par contre,
selon LaBarge (1999) il existe plusieurs autres difficultés liées au processus de mesure, qui
ne sont pas uniquement applicables au référentiel ITIL, mais plutôt de manière générale :
Les mesures ne sont souvent pas liées à la stratégie. Cette étape doit être faite dès le
départ, mais aussi être revue régulièrement pour rester alignée avec les processus
d'affaires.
Les mesures ne sont pas établies dans tous les niveaux organisationnels et ceci a pour
effet de briser le lien avec l'aspect stratégique.
Trop de mesures finissent par brouiller le point d'intérêt et les éléments critiques à
mesurer.
Pas assez de mesures critiques; souvent lié au manque d'information sur les
opérations vitales.
L'accent mis sur le court terme: les mesures du passé, du présent et elu futur doivent
toutes être prises en compte.
Mesures trop fréquentes qui augmentent l'effort, le coût et ne donnent aucune valeur
ajoutée.
62
Mesure pas assez fréquente qui rend les données inefficaces et ne permet pas d'agir
sur les problèmes à temps.
Mettre en place des systèmes qui encouragent la compétition plutôt que le travail
d'équipe. Ce type de situation peut aussi bien se présenter entre deux départements
ou même des employés occupant un même rôle. Il faut encourager une certaine
compétition, mais aussi ne pas perdre de vue que le travail d'équipe efficace reste
souvent indispensable.
L' utilisation des données : plusieurs cas ont été notés où les données étaient
disponibles afin d'aider la prise de décision, mais où les gestionnaires ne les
utilisaient pas ou bien même décidaient de les ignorer volontairement en préférant se
fier à leur propre jugement.
Un problème lié au KPI est qu ' il est difficile de mesurer ce qui est bon ou mauvais lorsque
l'on parle de facteurs humains. Trop d 'éléments subjectifs entrent en jeu . Exemple : si l'on
doit juger la performance d' un collègue sur un projet« X» alors qu'i l nous a contrarié sur un
projet « Y » le jour même, le résultat sera surement plus bas que si la même question était
posée lors d' une occasion où l'atmos phère es t plus conviviale. Il exi ste même des histoires où
un gestionnaire laisse aller une ressource qualifiée simplement basée sur de mauvais résultats
63
d'évaluation. TI est clair que ce type de comportement est attaché à une mauvaise gestion,
mais il reste que beaucoup de gestionnaires pourraient mal utiliser ce genre d'outil.
Un autre problème lié au KPI concerne l'effet de l'observateur, tel que décrit par Heisenberg
(1927), qui explique la dynamique entre la précision des données et sa validité temporelle.
Un exemple plus concret pour expliquer ce phénomène serait probablement un tableau de
bord. Plusieurs visent le temps réel lors de tels projets, mais il existe certains types de rapport
ou données qui, par contrainte techniques, prennent trop de temps à compiler afin d'obtenir
un résultat utilisable. Le délai de collecte de données, aussi minime so it-il , aura un impact sur
la validité du résultat en jeu. C'est ce phénomène, appliqué au KPI que tente d'expliquer
Aggarwal (2009) en dénotant quatre scénarios possibles :
1) Les mesures ne sont pas disponibles , car aucun mécanisme n'existe afin d'obtenir les
données requises.
2) Les données ne sont pas disponibles , car aucune méthode de mesure n'a été établie
afin d'obtenir celles-ci.
3) Limitation au niveau des systèmes et des mesures souhaitées, car celui-ci n'a pas été
conçu pour calculer rapidement les données qui lui sont rattachées .
La distorsion des données ne se fait pas uniquement à un niveau temporel, mais elle peut
aussi être manipulée. Il y a plusieurs manières de manipuler les données , que ce soit de la
manière avec laquelle les employés sont formés (ex. : formation basée sur la performance des
KPI) ou bien même en trouvant des astuces afin de modifier directement les résultats. Un
exemple concret de modification de résultat : des employées faisant partie d'un centre de
support, qui pour augmenter le nombre d'appels abandonnés , simuleraient de faux appels
dans le but de modifier les statistiques.
64
De plus lorsque les KPI sont analysés à une fréquence stable, les employés connaissent
exactement sur quels éléments ils sont mesurés. Ce genre de méthode en plus d'avoir une vue
d'ensemble d ' un état, peut aussi donner une idée de la performance individuelle. Toute
.
personne saine voulant garder son emploi modifiera alors son comportement afin d'obtenir
un meilleur rendement lors de ces évaluations. Par contre si les éléments de mesure sont mal
évalués ou amènent des comportements non productifs, ces évaluations introduisent alors des
éléments parfois négatifs à des processus qui étaient précédemment bien établis . En guise
d'exemple, si un programmeur sait qu'il est évalué selon le nombre de lignes qu'il code
chaque mois, il pourrait avoir tendance à utiliser du code plus long et moins performant afin
de paraître mieux dans les rapports. Il existe, bien entendu, des mécanismes afin de détecter
ce genre d'anomalies , mais tout mécanisme préventif peut éventuellement être contourné.
Heureusement que ce genre d'incident est souvent isolé, mais il reste que la nature humaine
peut parfois être surprenante lorsqu'un gain personnel entre en jeu.
Ce phénomène s'applique aussi à tous les secteurs d'une entreprise. Plus l'entreprise insiste
sur ce type de mesure, plus les gens tenteront de modifier leur comportement afin d'atteindre
les demandes de performances. Comme élaboré par Amason et Mooney (2008), ce paradoxe
pourrait être comparé à l'histoire mythique d'Icarus. Ses ailes faites de plumes et de cire ont
fondu lorsqu'il s'est approché trop près du soleil. En d'autres mots, son meilleur atout fut
aussi la source de sa perte. Des études ont aussi été effectuées dans des entreprises ou la
pression au niveau de la performance était importante. Étonnamment, celles qui utilisaient le
plus un système de bonus salarial basé sur les performances se retrouvaient à avoir un moins
bon rendement que celles qui n'en utilisaient pas (Bloom et Milkovich 1998). Il est donc
important, lors d ' utilisation de mesures telles que les KPI, de bien évaluer les effets sociaux
afin que le mécanisme ne devienne pas obsolète.
Pour conclure ce chapitre, nou s savon s donc quels réfé rentiels vont être utili sés afin de
définir !es standards en matière d' opérations et support TI. L'ITTI . semble défi nitivement se
démarquer des autres référentiels alors que les autres nous apportent quand même certains
points complémentaires pertinents . Ceux-ci nous ont permis d ' identifier les variables
principales (rôles , tâches et mesures) , ce qui permettra de débuter la conception du
65
questionnaire de recherche. Malgré ces données, il ne faut pas oubli er que beaucoup de
détail s au niveau de la méthode utili sée devront encore être établis au chapitre suivant.
- - - -- ----,
CHAPITRE III
MÉTHODES DE RECHERCHE
Pour cette recherche l'étude de cas aurait aussi pu être considérée. Selon Yin et Robert
(1994), les études de cas sont préférables lorsq ue des questions débutants avec «co mment »
et «pourquoi » prédomine la recherche. Selon Holmes et Solvang (1997) les études
qualitatives et quantitatives comportent toutes de ux des avantages et désavantages. Il n'y a
pas de différences absolues entre les deux approches. Les deux approches ne doivent pas être
utilisées exclusivement, au contraire il arrive souvent que des chercheurs combinent les deux
dans un même projet. Le choix entre les méthodes qualitatives et quantitatives devrait être
guidé par la formulation du problème de recherche.
Pour l'étude ci-présente, puisque beaucoup de modèles et référentiels sont déjà disponibles
afin de combler cet aspect, nous avons choisi d' utiliser une autre méthode. C'est pour cette
même raison qu' une étude de type exploratoire apporterait peu de valeur ajoutée pour cette
recherche. Attendu que cette recherche tente de mesurer une situation précise, l'étude
quantitative semble la plus appropriée afin d'obtenir les résultats désirés. Afin d'y parvenir,
un outil très répandu va être utilisé : le questionnaire. Selon Kothari (2006), il existe six
lignes directrices lors de la création d'un questionnaire:
68
1) Le problème de la recherche doit être l'aspect central autour de la rédaction. Tous les
aspects importants pivotant autour du problème doivent être clairement traités.
3) Il est recommandé de faire réviser une ou plusieurs ébauches avant que la publication
officielle soit distribuée aux participants.
5) Dépendamment du projet, une étude pilote pourrait être effectuée afin d'augmenter la
qualité du questionnaire.
6) Le questionnaire doit inclure des directives simples, claires et précises afin d'assurer
que les répondants ne ressentent pas d'incertitudes lorsqu'ils répondent aux
questions.
C'est en suivant ces directives que nous avons élaboré un questionnaire afin de tenter de
répondre à la question principale. Outre celles qui ont été mentionnées précédemment, il
existe plusieurs autres difficultés lorsque l'on utilise cet outil. Probablement que le plus grand
se trouve au niveau du taux de réponse. Il est relativement simple avec les médias
électroniques de faire parvenir un questionnaire à un grand nombre de participants à un coût
presque nul. C'est pour cette raison que chaq ue détail doit être min utieusement calculé afin
d'opti miser le taux de réponse ainsi que la qualité des résultats.
Dans le cadre de cette recherche, nous évalueront plusieurs variables importantes (tel
qu'illustré précédemment à la figure 1.2). Les variables principales seront les rôles, les tâches
69
et leurs effets sur l'efficacité. Puisque ces variables sont souvent étroitement liées à la
performance, à la maturité, aux outils, aux compétences et à la situation professionnelle, ces
variables secondaires devront aussi être considérées. Le questionnaire se centrera sur ces
variables afin de récupérer un maximum de données pertinentes à cette recherche.
Par contre, le questionnaire a été assez généralisé afin que tou t type d'entreprises pui sse
répondre. La collection des données sera effectuée utili sant deux types de vari ables : booléen
et nombres. Ceci signifie que les tests statistiques seront effectués sur troi s combinaisons
possibles : booléen avec booléen , booléen avec nombre, nombre avec nombre. Pui sque le
type de variable est simple, des techniques statistiques de bases seront utili sés lors de
l'analyse de données et seront plus amplement di scutés au chapitre 4.2. Cela permit de
trouver certaines corrélations intéressantes lors de l'analyse de données .
Afin de ne pas trop introduire de « bruit » dans les rés ultats, la préférence au ni veau de la
localisation a commencé par des entreprises locales (Montréal). Lorsque Je nombre de
répondants n' était pas suffisant, la zone de participation s'est élargie progressivement jusqu'à
satisfaction. Pour cette même raison, le questionnaire a été offert en deux versions soit le
français et l'anglais. Puisque Montréal est une ville bilingue, le choix de la langue, surtout
dans le secteur TI (Chapelle, 2003), peut augmenter la qualité des résultats reçus en plus
d'offrir la possibilité d'étendre la localisation plus facilement.
70
Plusieurs médias peuvent être utilisés pour administrer un questionnaire, que ce soit par
courrier en format papier, téléphone ou via un site Web, chaque canal de diffusion offre des
avantages et désavantages . Pour cette recherche le choix se veut évident: la création d'un
questionnaire Web. Puisque le public cible travaille déjà en Tl, il serait surprenant que ce
média devienne une barrière à l'obtention des résultats. De plus, puisque le coût de ce média
est quasi nul , et sa diffusion à large échelle simple, il est difficile de trouver des points
négatifs à l'utilisation de cette approche.
Il ne reste plus maintenant qu'à trouver les répondants pour cette étude. Il y a quelques
décennies , cette tâche pouvait être complexe, surtout quand les prérequis étaient précis et la
population visée limitée. Par contre, pour cette recherche le réseautage traditionnel a bien sûr
été utilisé, mais l'utilisation de réseaux sociaux tels que Linkedln a été certainement
précieuse. Par exemple, une recherche initiale des mots clés "opération support montréal
gestionnaire" donne environ une centaine de résultats pouvant être des répondants potentiels.
L ' approche utilisée afin de contacter les répondants potentiels a été rigoureusement établie
afin de maximiser le retour de réponse. Le tableau ci-dessous représente bien un résumé des
variables d'environnements qui devront être pris en compte antérieurement à la composition
du questionnaire. De plus, il a fallu s'assurer que la durée du questionnaire reste raisonnable.
Car même en ayant trouvé les candidats idéaux, il faut prendre les mesures nécessaires afin
que le taux d'abandon reste faible. Des mécanismes d'arrêt et de reprise du questionnaire ont
aussi été mis en place pour aider sur ce plan. La motivation à remplir le questionnaire a été
être renforcée par un dernier outil : le tirage. C'est un outil couramment utilisé en ligne pour
une raison très simple; depuis l'arrivée des questionnaires Web, les demandes de
participations à ce genre de recherche se sont décuplées. Un stimulus tel qu'un iPad par
exemple ne serait pas superfl u afin de bonifier le taux de participation et d' accomplissement.
71
T~1
t
n.u- 1..
Ques t ions
Gestionnaire en opérat io n~ TI mat.ur i té iY
demographiques
efficacité
Puisque le média choisi a été le format Web, il existe aussi une seconde couche logique
s'appliquant uniquement à ce niveau. Bien qu'il existe déjà plusieurs outils disponibles pour
répondre aux besoins en matière de questionnaires Web (SurveyMonkey , FreeOnlineSurveys ,
Kwiksurveys, etc.), plusieurs problématiques en sont ressorties :
Bref, malgré que réinventer la roue est rarement une bonne solution, pour ce cas précis, le
développement d'un site sur mesure semblait le plus approprié afin d'optimiser le taux de
participation et de rétention . . Quelques éléments plus techniques, outre ceux mentionnés
précédemment, doivent être pris en compte lors de la conception du questionnaire :
Fin
Pa ge d e
Bienvenue Description
Nouveau répcndant f---~ première Questions
(choi x de de l ' étude
q u es r. ion
la:1gue)
Répondant qui
r eprend 1 ' étude
Tel que démontré à la figure 3.2, la logique interne du site est relativement simple. Un
mécanisme de session et d' authentification permet plus de flexibilité pour les répondants.
Maintenant que ces aspects ont été établis, il est plu s si mple de se concentrer sur le contenu
même des questions. Celui-ci , entièrement basé sur un mélange d'expérience professionnelle
et de nombreuses sources décrites lors de la revue de la littérature, espère découvrir de
l'information pertinente à la question de recherche.
La section des questions sur les compétences et la situation professionnelle a visé à mieux
comprendre qui répond au questionnaire, pour quel type d'entreprise et so n implication à
travers cette entreprise. Ces données sont importantes afin d'être en mesure de constater
comment ces variables affectent les autres sections. Une fois cette section terminée, des
questions plus spécifiques au niveau des opérations et du support (dépendante de la question
1) seront posées. Ces questions ont visé à mieux cerner l'étendue, la définition,
l'organisation, les responsabilités et l'efficacité de ces rôles à l'intérieur de l'entreprise du
participant. Dans cette section quelques KPI y sont insérés et ont servi à mesurer à la fois la
performance des unités d' affaire de l'entreprise ainsi que son niveau de maturité. Suivant ces
74
questions, une section générale sur la maturité des processus TI inclut plusieurs questions
basées sur le modèle de maturité de Garner (2006). Ces questions visent à comparer le niveau
de maturité global d'une unité d'affaire TT à celui de ses sous-unités en support et opérations .
Pour terminer, une question sur l'efficacité des processus généraux TI a été posée afin de
comparer ceux-ci aux sous-unités d'affaires.
Une fois que le questionnaire fût distribué et que le nombre de répondants fût satisfaisant, la
collecte des données a été simple. Puisque l'approche choisie consiste en un questionnaire sur
mesure, un accès direct à la base de données est donc disponible. Cet accès a permis
d'obtenir un contrôle total sur le processus d'extraction des données. Ceci a donné la
possibilité de compiler et manipuler directement les données clans un format approprié à un
traitement efficace.
Ce chapitre nous donne enfin l'opportunité d'avoir une vue d'ensemble sur les données
collectées. Puisque ce chapitre traite principalement d'analyse statistique, le vocabulaire
utilisé peut être souvent répétitif afin de standardiser la formulation . Ce choix de style
d 'écriture rend les résultats plus faciles à assimiler, mais peut aussi rendre la lecture de ce
chapitre plus ardue. Le suivant débutera tout d'abord avec l'analyse descriptive des données
qui sera suivie par une analyse plus complète. Le tout sera conclu avec une synthèse des
analyses précédant à l'aide d'un sommaire des résultats.
Tel que mentionné au chapitre précédent, afin de mieux cibler le questionnaire, le public visé
fût limité à des gestionnaires en opérations ou en support TI œuvrant dans la région de
Montréal. Avec de tels prérequis, considérant qu'un échantillon minimal de 30 participants
est souhaitable (Student, 1908) et que le tatJx de réponse moyen de sondage en ligne est de
26 % (Hamilton, 2009), il fallait trouver au moins 116 candidats potentiels . Afin de
maximiser le taux de réponse et de diminuer les risques liés aux imprévus, un total de 386
candidats potentiels fut contacté, principalement sur les réseaux en ligne tel Linkedin. Sur ces
386 candidats potentiels, 208 (53%) ont accepté l' invitation en ligne, ce qui devrait nou s
permettre d'obtenir la participation de 54 répondants.
Contre toutes attentes, après un mois en ligne et un rappel auprès des participants , le nombre
de répondants atteignit un sommet de 77 répondants (soit Il % de plus que le taux de réponse
prévu). Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce résultat pos itif, tels que la qualité du site Web
de collecte de données, la récompense offerte ou même la température lors du lancement de
la recherche. Mais puisque ces facteurs sont difficilement mesurables et ne font pas partie des
objectifs de cette recherche, débutons donc l'observation descriptive des données .
76
Nous débutons par un bref rappel des variables discutées au chapitre 1. Les questionnaires
anglais et français (appendice A et B) donnent une idée concrète des données qui seront
discutées ici. Premièrement, les variables s'illustrent telles que la figure 4.1 (rappel de la
figure 1.2) afin de mieux comprendre les données analysées.
Variables dépendantes
Variables indépendantes
Performance
1 1
Rôles
1 1 ...
.. 1
Efficacité
1
Tâches
1 1
Maturité
1 1
Outils
Toutes les variables ci-dessous sont divisées en deux catégories, soit opérations et support TI.
Rappelons les définitions opérationnelles de nos variables :
Rôle %
Opérateur TI 20%
Préposé au support TI 20 %
Administrateur système 0%
Développeur 40 %
Gestionnaire 20 %
Autre(s) 0%
Ce qui signifie que dans ce département, 20% du support est réalisé par les
opérateurs TI, 20% par le préposé au support, 0% par l'administrateur système, etc.
Cela provient des réponses à la question 10 du questionnaire (14 pour le support) .
Tâches : La variable « tâches » est un vecteur booléen qui indique si oui ou non le
département du répondant effectue chacune des tâches d'opérations (ou de support).
Cela provient des réponses à la question 9 du questionnaire ( 13 pour le support).
Outils : La variable « outils » est un vecteur booléen qui indique si oui ou non le
département du répondant utilise chacun des outils lors d'opérations (ou de support)
TI. Cela provient des réponses à la question 11 du questionnaire (15 pour le support).
Voici quelques statistiques intéressantes sur les participants de la recherche. Pour débuter, il
est intéressant de noter que seulement 9.1 % des répondants sont de genre féminin. Ce constat
semble être en concordance avec ia recherche du CRA (201 1) qui démontre un déclin flagrant
de nouvelles étudiantes diplômées en TI depuis les trois dernières décennies .
- -- - --------- -------- - - - -- - - - - - - - - - - - - - - - - -- -
79
Puisque le questionnaire était ciblé vers des répondants ayant des postes de gestionnaires,
quelques questions de validation portaient sur ce facteur. À la question 2 par exemple on
remarque que plus de 50% des répondants ont à leur supervision lü employés et moins. De
plus à la question 6, aucun des répondant n'a répondu n'être un simple« exécutant». Ce qui
confirme que le questionnaire a réussi à bien filtrer le public cible.
Au niveau des rôles, tel qu'illustré à la figure4.2 , 8% des répondants sont dédiés à la gestion
des opérations, 22 % sont dédiés au support et 70 % gèrent à la fois les opérations et le
support.
• Gestionnaire en opérations
TI
Gestionnaire en support TI
• Gestionnaire en operations
et support Tl
Figure 4.2 Répartition des participants en tant que rôles en opérations et support Tl
La figure 4.3 expose la diversité constatée parmi la taille des entreprises des répondants. Bien
que la majorité des répondants sont à l'emploi de compagnies d'échelle mondiale, le nombre
d'employés moyen semble constant (entre 1000 et 5000 employés) peu importe l'échelle de
l'entreprise. De plus, 71 % des répondants travaillent au siège social.
80
• Entreprises québécoises
Entreprises canadiennes
• Entreprises internationales
Tel qu'illustré au tableau 4.1, le nombre d'employés par unité d'affaires est en majorité sous
les 50 in di vi dus.
Répondants en
Nombre d'employés Répondants en % en TI
opérations
support(%)
0-10 55.5 60.9 30.6
11 -50 24.3 20.3 30.7
51-100 5.4 4.1 6.7
101-500 8. 1 9.5 14.7
501-1000 1.4 0 5.3
1001-5000 2.7 2.7 6.7
>5001 2.7 2.7 5.3
Tableau 4.1 Répartition en pourcentage selon la taille d' unité d'affai res
Pour ce qui est de l' expérience, des sommets similaires se suivent de manière décroissante à
10, 20 et 25 ans tout autant en opérations qu'en support (voir figure 4.4).
81
....•
31 -35
~ 26-30
u
c:
·c 21-25
'~
c.
-~ 16-20
"0 Support
'Il
~
c: 11-15
'~ • Opérations
c:
-< 6-10
0-5
0 5 10 15 20 25 30
Nombre de répondants
Le niveau de certification est aussi quand même surprenant. Il est généralement bien connu
sur Je marché montréalais qu' ITIL est le leader en matjère de certification dan s les rôles
d'opérations et support. Les données le confirment bien , car avec 53 % des ré pondants
certifiés ITIL, l'avance sur ses compétiteurs est impressionnante (COBIT 1 %, MOF 0 %).
RÔLES
Un autre aspect intéressant, mais difficile à visualiser est la répartiti on des rôles. Par exemple
si l'on observe la figure 4.5, on remarque principalement les valeurs extrêmes aux « 0 % »et
« 100% »alors que les valeurs centrales som difficiles à déchiffrer. Cette situation démontre
clairement que le questionnaire couvrait bien la majorité des rôles usuels avec « autre(s) »
étant la plus forte position à « 0 % » (comprenant 88 % des répondants) . Le rôle « opérateur
Tl» arrive aussi en dernier sur cette position, ce qui était à prévoir, avec quand même
presque 17% des répondants. Le sommet du « 100 % » est dans ce cas-ci uniqu e aux
opérations avec 30 % des répondants qui semblent avoir des postes dédiés pour leurs tâches
opérationnelles .
82
- Opérateur TI
- Proposé au support TI
- Administrateur
système
~ Developpeur
- Gestionnaire
Autre
% organisationnel
La figure 4.6 nous donne la moyenne de la répartition des activités d'opérations, par poste.
On remarque que le rôle d ' opérateur TI est le plus commun avec une moyenne de 40.5 %. Par
contre, les autres rôles ont quand même une présence non négligeable. Cela pourrait être
expliqué par le fait que le rôle d'opérateur TI pourrait être moins bien défini en matière de
tâches et responsabilité.
Autre ••
Gestionnaire
1
1 1
Developpeur ....... 1
1 1
Administrateur système
Preposé au support TI
'1 1 1 1
Opérateur TI
1 1 1 1 l 1 i
1
0 10 20 30 40 50
% organisationnel
Fi gure 4.6 Répartition organi sationn elle des opération s TI par moyenne
83
Comme l'on peut le constater, la figure 4.7 ci-dessous est très similaire à la figure 4.5. La
principale différence est que c'est maintenant «s upport » qui remplace «opérations ». Les
données sont similaires : 91 % des répondants ont choisi « autre(s) » avec une valeur de
« 0% ». Seulement 7 % des gestionnaires de support TI ne semblent pas avoir de postes de
- Opérateur TI
- Admini strateur
système
- Developpeur
- Gestionnaire
Autre
0 5 10 20 30 40 50 60 70 90
% organisationnel
La figure 4.8 reflète le rang par moyenne (en pourcentage) , similaire à la figure 4.6, mai s
ayant l'accent sur le préposé au support Tl. Contrairement à la figure 4.6, la concentration
vers le rôle de préposé au support TI est plus élevé que celle d'opérateur Tl. Ce fait
s'explique peut-être par le fait que le rôle de préposé au support TI est souvent plus connu et
mieux défini que les rôles d'opérations. Il serait donc plus commun d' avoir une répartition
dédiée pour ce genre de poste.
84
Autre
Gestionnaire
•i!i1 1
Developpeur
Administrateur système
Il . 1 1
Opérateur Tl .llJIl
1
1
Preposé au support TI
111 li 1 1 1 1 1
0 10 20 30 40 50 60 70
% organisationnel
PERFORMANCE
Un autre facteur important pour cette recherche est la mesure de KPI. Cette variable ne sera
pas utilisable sur tous les répondants, car il existe encore plusieurs entrepri ses qui n'utilisent
pas les KPI en tant qu'outil de gestion. La figure 4.9 illustre bien cette dynamique.
Opérations Support
77% 80%
Figure 4.9 Ratio des répondants mesurant les KPI en opérations et support TI
85
INDICES
Afin d'apporter une vue plus globale des données et aussi afin de permettre les analyses qui
suivront, des indices ont été créés pour chacune des variables suivantes: tâches, efficacité,
performance, maturité et outils .
Indice de tâches
La figure 4.10 montre la répartition du nombre de tâches réalisées par les services
d'opérations et de support chez les répondants. À noter la différence de répartiti on de tâches
entre le support et les opérations TI. Par contre, il ne faut pas oublier que le questionnaire
comporte une tâche de moins dans la question au nivea u du support. Ceci affecte bien
entendu l'indice comme on peut le constater, aucune réponse de support ne peut obtenir le
niveau 5.
•
1
5
1
1
l-ï 1 1
1 1
1 1 1 1 1
1
1 Support
i
1
1 1
• Opération s
1.....-
1
1 ;
1 1
1 1 1 1
0 10 20 30 40 50
Nombre de répondants
Indice de d'efficacité
La figure 4.11 représente l' efficacité (incluant Je support et les opérations). Puisqu'il est lié
au 7 choix de la question 22, chacune basée sur une échelle Likert de 1 à 5, les réponses
varient entre 5 et 35 (où 35 est l'efficacité maximale). Il est surprenant de remarquer ce
sommet à 30 qui selon cette échelle équivaut à une efficacité qui serait 85 % optimale . Sinon
le plateau entre 24 et 26 est aussi intéressant. Ces valeurs équivalent à une efficacité entre
68 % et 74 %. La moyenne se situe quand même à 24.7/35 (70 %).
12
lü
-"'
c(Il
"0 J \
c 8
0
Q.
'<l.l
r...
6 1 \
1
QJ
~
"0
QJ
r...
..c 4
e !'-/
z
0
2 1\1 \---
0 1 1
1
1
12 13 16 17 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32
D
Échelle d'effcicacité
Indice de performance
permi s de créer un indice basé sur la performance mesurée. Il faut aussi noter que le
questionnaire contient 1 KPI de moi ns pour les opérations que pour le support.
1 1 1
8 1
1 1
1
7
...... • Support
• Üj)érations
1 1
--""==
0 ....
1 1 T . 1
1_.__ - ' - - _ _ _ _ _
1 1
0 5 10 15 20
Nombre de répond ants
Indice de maturité
Les questions 17 à 21 portent sur le niveau de maturité à l'aide de mises en situation inspirées
du modèle de maturité de Gartner (2006). Puisqu'il y a 5 questions dont le minimum vaut 1 et
le maximum 5, nous avons donc une échelle variant entre 5 et 25 (où 25 est le plus haut
niveau de maturité). Comme l'on peut voir à la figure 4.13, il existe une nette différence de
maturité entre les opérations et le support. Alors que pour les opérations, la fréquence
maximale est atteinte à 22, quant à lui, le sommet du support s'éteint rapidement dès qu'il
atteint 12. La moyenne de cet indice nous donne 16.86/25 (67 %) pour les opérations et
14.47/25 (57 %) pour le support Tl. Ces question s avaient pour but d'éliminer une grande
partie de l'aspect subjectif des réponses. Par contre, l'échelle utilisée est quand même assez
exigeante au niveau des choix offerts , ce qui explique probablement ces résultats.
88
9
8
1\ \
1\ 1 \
1\/
J
,l",,fJ'\'\
\1 ~ - Opérations
1 \ j i\
J1 j
11 1
1
\''
'
,, i'l J
1/ \
'\
r---'
~
J~
- Support
0
6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 25
Échelle de maturité
Indice d'outils
En observant la figure 4.14, on constate que la majonté des répondants utilisent 5 outils et
plus. Ce qui n'est pas surprenant compte tenu du nombre d'outils existant sur le marché.
L'indice moyen pour les opérations est de 6.13 alors qu'il est de 5.85 pour le support. Nous
verrons comment plus tard cet indice influence (ou non) les autres facteurs.
89
1 1 1 1 1
9
8
1 ri
1
1
~7
.... 1 1 1 ,_L
56 1
~ 1
~
r...
5
.o. 1 1 Support
s0 4 1
z3 1
, 1 • Opérations
1 1
2
1 1
-n 1
0 5 10 15
Nombre de répondants
Dans cette section, nous verrons en quoi les données recueillies permettent de répondre aux
questions. Afin de bien utiliser les données récoltées à l'aide du questionnaire, trois
techniques d'analyse statistique ont été utilisées selon le type de questions et variables. Avant
même de débuter l'analyse, un premier filtre a été appliqué aux données et certaines variables
agrégées (les indices) ont été créées afin nous donner une vue d 'ensemble sur l'impact de
chacune des variables. Une fois ces données bonifiées disponibles, le choix des techniques
d'analyse était relativement simple:
1) Liens entre la répartition des rôles et des tâches et l'efficacité au niveau des
Essayons donc de répondre aux questions par ordre de priorité en débutant par
l'organisation des rôles et ses variables dépendantes soit l'efficacité, la performance
et la maturité. Débutons tout d'abord par l'analyse des résultats d'un test du
coefficient de Spearman entre le ratio de répartition des rôles opérationnels et
J'efficacité perçue.
RÔLES
Rôles et efficacité
Notons d'abord que nous n'observons pas de corrélation entre la répartition des rôles
et l'effi cacité globale perçue au niveau des opérations. On pourrait émettre
J'hypothèse que le rôle d'opérateur TI semble mal défini en comparaison à d'autres
rôles . Cette situation diminuerait donc l' importance du « qui » lorsqu' une tâche
opérationnelle est exécutée. En fait, une bonne portion des tâches requiert une
expérience générale en TI plutôt qu ' une spécialisation spécifique.
Cependant, les deux corrélations significatives suivantes sont apparues. Elles sont
présentées dans le tableau 4.2:
91
Au contraire, il existe une corrélation négati ve entre l'i mportance des rôles
d'administrateurs systèmes (Rs = -0.266' ) et de développeurs (Rs = -0.297 ') à
des tâches opérationnelles et l'efficacité au niveau de la documentation
opérationnelle. On peut émettre l' hypothèse que ces deux groupes, ayant leur
propre documentation à tenir à jour, négligent celle touchant les opérations
ou qu'ils mettent moins l'accent sur cette activité.
%en administration
Documentation opérationnelle -0.266' 0.042 -
systèmes
Rôles et performance
En moyenne, plus les tâches opérationnelles sont effectuées par des préposés
au support TI, moins on mesqre le nombre d'incidents opérationnels (P =
0.033). On peut émettre l'hypothèse que lorsqu'un préposé au support TI
effectue des tâches opérationnelles, sa tâche principale est souvent de
rapporter les incidents aux spécialistes. On pourrait penser que cette métrique
soit plus surveillée par des opérateurs TI mais les données ne supportent pas
cette affirmation .
En moyenne, plus les tâches opérationnelles -sont effectuées par des rôles en
dehors ("autres") de ceux plus communément suggérés par les référentiels
reconnus, moins on mesure les bris d'entente de services (P = 0.028). Nos
données ne semblent pas prouver que les deux variables sont inversement
proportionnelles au degré de maturité des organisations , car aucun test sur ce
plan n'est significatif. On peut émettre l'hypothèse que les unités
opérationnelles ayant besoin de rôles spéciaux auraient donc des métriques
plus difficiles à mesurer. Ce qui rendrait la mesure de bris de service moins
commun pour ce type de situation.
93
Tableau 4.3 Différence de moyennes entre la répartition des rôles et la perfo rman ce opérationnelle
Aussi, il est intéressant de constater qu'en vérifiant les résultats des tests du
coefficient de Spearman entre toutes les répartitions de rôles avec l'indice de
performance, il n'existe aucune corrélation significative. li ne reste qu'une analyse à
effectuer au niveau des rôles et de la performance à l'aide d' un autre test du
coefficient de Spearman entre les mesures de chaque KPI et la répartition de chaque
rôle dédié aux opérations. Pour ce test, un seul résultat est significatif:
Ce constat étrange peut être expliqué pour plusieurs raison s. La première hypothèse
est que plus les rôles sont spécialisés au niveau des opérations, plus l'entreprise a un
besoin élevé à ce niveau et plus les ententes de service sont mesurées de manière
assidue. Un autre constat est que les données au niveau des résultats des KPI sont peu
élevées par rapport au nombre de répondants. Il était à prévoir que ce genre de
problème subviendrait, car il n'est pas toujours simple d'obtenir ce ty pe de données
précises lorsque l'on répond à un questionnaire. Ce genre de données n'est souvent
pas simple à obtenir, et compte tenu de la longueur du questionnaire, il est possible
qu'une partie des répondants ait préféré ne pas foùrnir de chiffres précis.
94
D'autres facteurs dont il faut tenir compte lorsque l'on récolte des mesures de
performance sont les facteurs d'entreprise. Par exemple, un certain type d'entreprise
pourrait possiblement avoir un modèle d'entreprise plus agressif au niveau des
ententes de services. Par contre, l'impact subi lors de bris pourrait être moins
important que celui d'une autre compagnie qui œuvre dans le secteur bancaire par
exemple. Ces facteurs sont par contre difficiles à mesurer et feront partie des
limitations de cette recherche.
Rôles et maturité
Passons maintenant à la prochaine analyse entre les rôles et la maturité. Cinq tests
significatifs ont été identifiés à l'aide du test de coefficient de Spearman. Tel
qu ' établi au tableau 4.4:
mieux à atteindre des niveaux de maturité élevés, car ils obtiennent une
meilleure vision du terrain.
Tableau 4.4 Corrélation entre la répartition des rôles et la matu rité opérati onn elle
Outre les variables plus directement li ées à la questi on de la recherche, i 1 ex iste aussi
un bon nombre d 'autres tes ts signi ficatifs tel s qu' observés au tableau 4.5 . Parmi
ceux-ci , on pounait remarquer un cas intéressant qui semble être au niveau de la
répartition des rôles opérationnels et du su pport applicatif. Celui -ci semble bien
cadrer avec la définition plus moderne des taches opérationnelles . Étrangement, les
ges ti onnaires qui ont le plus d 'expérience en opérations sont aussi ceux qui ass ignent
le moins de ressources dédiées aux opérations. Plus ieurs autres tests significatifs sont
aussi notés ci-dessous mais puisqu'ils ne sont pas reliés directement à nos questions
de recherche , aucun e hypothèse détai llée ne sera émi se à leur égard .
96
Rôles: % d'opérateurs TI Tâches : Soutenir les applications n.a. < 0.001 TestT +
Rôles : % autre(s) Tâches : Soutenir les appl ications n.a. 0.029 Test T +
Rôles: % d'administrateur
Tâches : Gestion du cycle de vie des actifs n.a. <0.001 Test T +
systèmes
Rôles : % de développeurs Tâches : Gestion du cycle de vie des actifs n.a. < 0.001 TestT +
Rôles : % d'administrateur
Tâches : Autre(s) n.a. < 0.001 Test T -
systèmes
Tableau 4.5 Relations entre la répartition des rôl es, les tâches, les outils, les compétences et la situation
TÂCHES
Tâches et efficacité
Tableau 4.6 Différence de moyennes entre les variables de tâches et d ' efficacité opérationnelle
Tâches et performance
Tâches et maturité
Par contre, la situation semble différente lorsque l'on analyse les tâches et la
maturité. Comme l'on peut constater au tableau 4.7, il existe deux tests T significatifs
tels que suit :
En moyen ne, là où le s indi vidus en opérati ons exécutent manu ellement des
tâches, leur processus semblent être moins matures (P = 0.033). On peut
émettre l' hypothèse que les processus matures deviennent plus effi caces en
ce qui concerne le temps d 'exécution et le co ût. L 'a uto mati sation
normalement atteint ces objectifs à plus ou moins long terme, ce qui
ex pliquerai t ce rés ultat.
Tableau 4.7 Différence de moyenn es entre les variab les de tâc hes et de maturité opérat ionne ll e
Tel que décrit lors de l'analyse des fac teurs touchant la répartiti on des rôles (voir
tableau 4.5), il existe plusieurs tes ts signi ficatifs entre les rôles et les tâches . Au -delà
de ces corrélati ons, le tableau 4.8 démontre bien les autres li ens ex istant avec les
variables de tâches. Fait intéressant, 73 % des gens en opérations responsables de
gérer le cycle de vie des actifs le fait à J'aide d' un outi l. Par contre, aucun tes t n'a été
sign ificati f sur ces variables. Les différences de moyennes au nivea u du nombre
d'employés peuvent aussi être intéressantes à évaluer. Selon ces informations, les
gens effectuant les tâches de gestion de cycle de vie des actifs ont généralement
moins d'employés au Québec (P = 0.003) et a u Canada (0.046). Encore une fois,
puisque les tests ci-dessous ne sont pas reliés directement à nos questions de
recherche, aucune hypothèse détaillée ne sera émise à leur égard.
100
Tâc hes : Soutenir les Outi ls: Utilise un systè me de gestion du cycle
0.05 Fisher + 1-
services de l'infrastructure de vie des actifs
Tableau 4.8 Relations entre les tâches, les outils, les compétences et la situation professionnell e
opérationnelle
Un autre facteur important au niveau des indices est corrélation entre l'utilisation
d'outil et la mesure de performance (Rs = 0.29\ Puisque les outils sont maintenant
quasi indispensables afin de bien mesurer nos KPI, il n 'es t pas étonnant de voir ce
résultat. On peut donc dire qu'il existe une dépendance entre l'utilisation d'outils et
l' efficacité lors de support TI.
Plusieurs autres tests plus ou moins directement liés aux questions de la recherche
ont aussi été notés significatifs. En observant le tableau en appendice D, parmi
presque une centaine de tests significatifs, quelques faits notables en sont ressorti s.
101
Lors d'un test T entre les outils et la maturité, une corrélation fortement négative
semble exister entre l'utilisation de documents partagés (serveur de fichiers) et 4
facteurs de maturité opérationnels : méthodologie de travail (P < 0.001), surveillance
TI (P = 0.021) , gestion de la disponibilité (P = 0.001) et les processus (P < 0.001).
Cette tendance est aussi confirmée par une valeur P < 0.001 en comparant l'utilisation
des documents partagés et l'indice de maturité. Cette confirmation nous lai sse croire
que l'utilisation de documents partagés semble avoir un effet négatif important sur la
maturité d'un département opérationnel.
Lors de ce même test, une corrélation positive semble aussi exister entre l'utili sation
de wiki et 4 facteurs de maturité opérationnels : méthodologie de travail (P = 0.008),
surveillance TI (P = 0.032), gestion de la disponibilité (P = 0.009) et la gestion du
cycle de vie des actifs (P = 0.043). Cette tendance semble assez fo rte pour que l'on
observe aussi une corrélation entre l'utili sation de wiki et l'indice de maturité
opérationnelle (P = 0.007). Alors que pendant ce temps, l'utilisation de Sharepoint ou
d'un outil de gestion de cycle de vie automatisé de la documentation ne semble avoir
aucun effet sur l'indice d'efficacité (P = 1). Cette tendance se confirme lorsque l'on
compare J'indice d'outils à celui d'efficacité en calculant le coefficient de Spearman
dont la valeur Rs = 0.014. Ces résultats démontreraient donc qu 'en moyenne les
outils ont peu d' influence sur l'efficacité. Alors que certains cas spécifiques semblent
en moyenne avoir un impact significatif sur la maturité.
Figure4.15 Répartition des variab les significatives au ni veau des opérati ons TI
RÔLES
Rôles et efficacité
Répétons maintenant les mêmes étapes que pour le rôle opérationnel, mais cette fois
pour le rôle de support TI. Commençons par l'analyse des résultats d' un test du
coefficient de Spearman entre le ratio de répartition des rôles au niveau du support et
103
Tableau 4.9 Corrélation entre la répartition des rôles au niveau du suppon Tl et de 1'efficacité
Rôles et performance
Observons maintenant les résultats d ' un test T entre les pourcentages de répartition
au niveau des rôles effectuant du support TI et le fait de mesurer un KPI suggéré ou
non (booléen). Contrairement aux opérations, aucune différence de moyennes
significative ne peut être trouvée lors de ce test. Par contre lorsq ue l 'on effectue un
test du coefficient de Spearman entre les mesures de chaque KP1 et le pourcentage de
chaque rôle dédié au support, plusieurs corrélations sont trouvées. Bien que l'indice
de performance ne semble pas corréler directement avec la répartition des rôles, ces
résultats semblent montrer qu'en augmentant le ratio dans des rôles dédiés au
support, cela influence la performance de manière positive. 11 en va aussi pour
certains autres rôles qui semblent avoir 1'effet contraire. Le tableau 4.10 démontre
bien ces relations.
Tableau 4.10 Corrélation entre la répartition des rôles au niveau du support TI et la performance (KPJ)
Les mesures des données liées au KPI du support TI ont subi la même difficulté que
pour les gens d'opérations . Le nombre de répondants ayant fourni ces informations
étant peu élevé, il es t difficile d'obtenir un large échantillonnage pour un cas donné.
Par contre contrairement aux opérations, la majorité des---tests significatifs- ont été
retrouvés lors des tests du coefficient de Spearman plutôt que lors du test T.
105
Rôles et maturité
De manière similaire aux opération s, il existe aussi un bon nombre d'autres tests
significatifs moins directement liés à la question de la recherche tels qu'observés au
tableau 4.11.
106
Rôles: % d'opérateurs Tl Tâche : Première ligne de contact n.a. < 0.001 TestT +
Tableau 4. 11 Relation s entre la répartition des rôles, les tâches, les outils, les compétences et la situation
107
TÂCHES
Tâches et efficacité
Passons encore une fois à la deuxième variable indépendante de cette recherche : les
tâches. En gardant le même ordre que précédemment, commençons donc par
observer les différences de moyennes (test T) avec l' efficacité. Trois différences de
moyennes significatives peuvent être notées :
Tableau 4.12 Différence de moyennes entre les variables de tâches et d' efficacité en support T l
Tâches et performance
Il existe une dépendance entre le fait d'avoir des res ponsabilités moins
communes (ne faisant pas partie du questionnaire) en support TI et
l'utilisation de métriques n'ayant pas été listées dans le questionnaire (P =
0.024 ). Basé sur la distribution des variables, on peut émettre 1' hypothèse
que la majorité des répondants utili sent à la fois les tâches et les métriqu es
les plus communément connues par les référentiels populaires. En effet la
majolité de la distribution semble à la fois utili ser les tâches et les métriques
suggérées au questionnaire. Ce qui voudrait auss i signifier que le
questionnaire et les référentiels couvrent en majeure parti e les besoins et la
réalité des professionnels en TI.
Tableau 4.13 Relation entre les variables de tâches et la mesure de performance en support TI
110
Tâches et maturité
Tabl eau 4.14 Différence de moyennes entre les variables de tâches et de maturité au niveau du support TI
11 1
Mai ntenant que tous les facteurs principaux ont été couverts, nous all ons terminer en
testant les tâches avec les outil s, les compétences et la situati on professionn ell e.
Comme le démontre le tableau 4 .15, cinq tests signi ficatifs ont été retenus :
Il existe une dépendance entre le fai t d' être res ponsables d'être la premi ère
ligne de contact ell support TI et l'utilisati on d' outils de surveillance
automati sés (P = 0.()45 ). Basé sur la di stribution des vari ables, on peut
émettre l' hypothèse que la majori té des répondants étant responsables de
cette tâche utili sent aussi un système de survem ance automati sée. Dans la
majorité des modèles de support, un e éq uipe de support sera res ponsable
jusqu 'à un certai n niveau de garder à vue ces sys tèmes de surveillance. Bien
que ce modèle pourrait moins s'appl iquer à des éq ui pes de support
téléphoni q ue ou responsables des postes de travai l, il s'applique très bien à
un centre d'opératioas réseaux (communément appelé NOC).
moins élevés. On peut émettre J' hypothèse que là où cette tâche est effectuée
par des individus responsables du support, la taille de l'entreprise et du
département de support TI sont généralement plus petits.
Tableau 4.1 5 Relations entre les tâches, les outil s, les compétences et la situation professionnelle
des répondants en suppmt TI
Afin de conclure les tests statistiques au niveau du support, tous les tests significatifs
présents entre les variables sont présentés en appendice E . Puisque cette liste est
longue, voici les grande lignes et faits saillants des facteurs d'influence au niveau du
su pport.
Bien que peu de liens individuels se mblent présents entre les outil s et l'efficacité, les
deux indices corrèlent positivement (Rs = 0.24*\ On peut donc di re qu ' il existe une
dépendance entre l'utilisation d'outils et l'efficacité lors de support TI.
Parmi les outi ls, l'utiHsation d'un wiki semble avoir de l'influence sur plusieurs
variables de mes ure de performance. Cette influence se confirme alors qu 'une
différence de moyenne est significative lorsq ue l'on teste cet outil à l'indice de
performance (P = 0.002). Malgré que ce test signi ficatif soit le seul entre les outils et
113
D'ailleurs au niveau des outils et de la maturité, le wiki semble aussi relié à plusieurs
variables de maturité. Même si aucune corrélation ne semble présente au njveau des
indices d'outils et de maturité, l'utilisation du wiki semble en moyenne influencer
l'indice de maturité CP= 0.002). L'utili sation de systèmes de billet semble aussi être
un autre outil qui en moyenne influence positivement l'indice de maturité . On
pourrait donc en déduire que l'utilisation d'un wiki et d'un système de billets
influence positivement la maturité parmi les fonctions en support TI.
Sinon, sur le plan de l'efficacité du support, contre toute attente, on retrouve une
différence de moyenne significative négative entre le fait d' être certifié ITIL et
l'efficacité en support TI (P = 0.044) . Serait-ce parce que le modèle suggéré par
l'ITIL est trop lourd et peu efficace? De plus amples investigations pourraient être
faites à ce niveau, car bien que la valeur P ne soit pas extrêmement fo rte, les
échantillons utilisés pour ces tests comprennent des nombres importants suscitant de
l'intérêt.
Figure 4.16 Répa1tition des variab les sign ifi catives au niveau elu suppo1i T l
Plusieurs similitudes existen t parmi les opérations et le support. Bien qu e ces deux
foncti ons professionnelles coexistent jusqu 'au point de s'e mpiéter sur plusie urs
aspects, le pourcentage de tests signi ficati fs simi laires es t d 'environ 20 %. Sur la
totalité des tests stati stiques effectués, 96 ont été notés co mme signifi catifs au niveau
des opérati ons alors po ur le support ce nombre s'est élevé jusqu 'à 124. Tel qu' illustré
en appendice F, les variables pri ncipales (rôles et tâches) de cette recherche ont peu
de résultats significatifs similaires à la fois en opérations et en support TI.
Ces résultats peuvent s'expliq uer par plusieurs facteurs. Premièrement, les vari ables
entre les opérations et le support étaient en parti e di fférentes pour des raisons
évidentes . Les variables de répartition des rôles, d' efficacité et de maturité étaient
celles qui avaient le plus de chances de se chevaucher au niveau des tests. Les indices
étaient aussi de bons indicateurs pour retrouver ce genre d'information. C'est
d'ailleurs intéressant de constater que deux liens significatifs sont présents entre les
116
Tâches Performance
--......
Figure 4.17 Répattition des variables significatives entre les opérations et lé suppmt TI
117
Par contre, au niveau des compétences, il est étonn ant de voir à quel point les
certifications professionnelles ne semblent avoir aucun impact sur les autres
variables . ITIL semble être la seule certification ayant du po ids parmi nos répondants
de Montréal et ses régions. Nous auri ons pu envisager que le fait d' avoir ses
connaissances supplémentaiJes aurait pu affecter les variables d ' efficacité, de
performance ou de la maturité par exemple. Même sur un plan individuel, au niveau
de l'implication de l'individu dans les processus de son entreprise (q uestion 6), Je fait
d'être certifié ou non ne semble pas avoir d ' impact.
En fait, le seul effet qui a été confirmé à la fois aux opérations et au support TI est au
niveau des gabarits de documentation . Ceux qui sont certifiés ITIL semblent plus
portés à utiliser ce type de méthode. C'est un paradoxe assez intéressant, car
généralement ce type de gabarit vise à alléger d' autres processus plus lourds suggérés
par l'ITIL. On pourrait donc dire que la majorité des processus ITIL sont bien connus
sur Je marché, mais que les individus certifiés peuvent quand même apporter une
certaine optimisation .
Au niveau de la taille de l' entre prise des répondants, nous pouvons aussi observer
plusieurs tests T significatifs. En comparant les réponses du quart de répondants
118
ayant la plus petite taille d'entreprise avec le quart comportant la plus grande taille, la
situation sui vante est constatée :
Nous avons aussi effectué des comparaisons entre le quart de notre échantillon le
moins expérimenté et le quart le plus expérimenté. En effectuant ces tests, on peut
noter trois tests T significatifs :
Le but premier de cette analyse était d'évaluer l'influence des rôles et tâches sur l'efficacité
des opérations et support TI. Les résultats sont en fait intéressants, car ils confirment que la
répartition des rôles et des tâches semble avoir une influence mineure sur l'efficacité. Cette
situation pourrait s'expliquer par le fait que les tâches au niveau des opérations et du support
TI sont relativement standards et connues sur le marché. Puisque ces rôles ne requièrent pas
une expertise très spécialisée, l'influence au niveau de l'individu qui effectuera ces tâches
semble relativement peu visible quant au résultat final.
Quant aux tâches, elles semblent bien définies selon les référentiels existants et fonctionnent
bien pour la majorité des répondants questionnés. Aucune tâche à l'extérieur de celles
définies au questionnaire ne semble avoir eu un impact significatif sur les résultats.
Plusieurs variables supplémentaires ont été ajoutées autour de la question de recherche afin
d'aider lors de l'analyse de données. À l'aide de ces variables, nous avons identifié plusieurs
corrélations intéressantes pertinentes à cette recherche. Voici une récapitulation de tous les
résultats importants trouvés autant au niveau du support que des opérations :
Plus une unité organisationnelle d'opérations ou de support TI est mature, plus elle
est efficace.
Malgré le fait que les rôles de tâche 11e semblent pas avoir trop d'impact sur l'efficacité, les
influences trouvées à l'aide de certaines variables secondaires nous donnent du matériel
intéressant à approfondir. Par exemple, nous avons conclu que l'utilisation d ' outil s influence
la mesure de la performance au niveau des opérations et du support TI. Cette trouvaill e peut
être expliquée par un simple fait : la performance est généralement mesurée par des outils
(Kennerley et Neely, 2006). Par contre, une influence forte semble avoir été trouvée
spécifiquement au niveau des wikis. Cet outil semble avoir un impact positif à la foi s sur la
maturité et la performance. Une étude liée à ce sujet a été menée en par Wang et al. (2008).
Elle cherchait en fait à prouver que J'utilisation de .wiki augmentait la performance
académique lors d'un cours d'anglais en tant que langue seconde . Leur hypothèse première
fut que le wiki aiderait à mieux performer dans ce type de cours, mais elle fut rejetée suite à
J'analyse des résultats de leur recherche. Cette situation lai sse à croire qu'une investigation
plus approfondie sur ce point serait probablement un sujet intéressant d'études futures.
Une autre conclusion f ut au niveau de l' effet positif de J'efficacité sur la matu ri té . Tel que
discuté précédemment, la collecte de donnée de la variable d'efficacité était contrôlée afin
d' obtenir un point de vue des répondants sur leur situation professionnelle. Cette mes ure
comporte certainement un niveau de subj ectivé, mais semble bien cadrer avec la maturité qui
elle aussi est en évolution constante. Tel que décrit dans une recherche de la lEEE (Welke,
2011 ), les modèles de maturité sont souvent basés sur l'efficacité ce qui pourrait très
certainement expliquer ce rés ultat significatif.
122
CHAPITRE V
CONCLUSION
Au début de cette recherche, l'idée était d'évaluer si la répartition des rôles et tâches avait
une influence importante sur l'efficacité des opérations et du support TI. La motivation
derrière ces questions était principalement due au manque de documentation sur le sujet tant
sur le plan académique que professionnel. Il existait donc un besoin réel de vétifier s'il était
possible de trouver un modèle organisationnel optimal pour les rôles d 'opérations et support
TI. Les questions de recherche étaient :
Au niveau des opérations et du support TI, existe-t-il un lien entre la répartition des
rôles et des tâches et l'efficacité?
Existe-t-il aussi un lien avec les variables secondaires telles que la performance, la
maturité, les outils, les compétences et la situation professionnelle?
Dans un premier temps, il était important de définir ce qu'est Je support et les opérations TI
selon les meilleures pratiques . Des référentiels reconnus et liés au sujet de la recherche ont
été identifiés. Ceux-ci furent alors consultés et analysés lors de la revue de littérature afin d'y
déterminer les facteurs d'efficacité importants . Lors de J'analyse de ces meilleures pratiques
les variables suivantes tant pour les opérations que le support TI ont été identifiées : rôles,
tâches, facteurs d'efficacité, KPis populaires, facteurs de maturité, et outi ls communément
utilisés . De plus , les compétences (ou certifications) et situations professionnelles pouvant
avoir de l'influence sur les variables ont aussi été isolées.
12 4
À l'aide de ces informations, il fut alors possible de créer le questionnaire servant à la récolte
des données. Puisque nous désirons bien comprendre la situation du marché professionnel
afin de mieux comprendre s'il existe des situations optimales au niveau de la répartition des
rôles, des tâches et de l'efficacité, cette approche semblait la plus appropriée. Les variables
secondaires furent aussi intégrées afin d'explorer d'autres angles plus ou moins directement
liés à la question de recherche. Bien que l'évaluation de tels facteurs semblait au départ une
tâche difficile, le questionnaire utili sé devrait avoir permis d'obtenir plus d'information sm la
dynamique de ces variables.
La population visée se limitait aux gestionnaires en opérations et support TI. Afin de réussir à
trouver assez de participants répondant à ces critères, plusieurs moyens ont été entrepris. La
création d'un questionnaire Web sur mesure a été préconisée aux autres médias existant afin
de maximiser le nombre de répondants. Les réseaux sociaux (principalement Linkedln) ont
été utilisés afin de prendre contact avec les candidats potentiels. Un iPad a aussi été offert
comme prix à tous les participants. Toutes ces techniques ont été un succès puisque le
nombre de répondants a grimpé jusqu 'à 77.
Trois techniques d'analyse statistique seront utilisées afin d'interpréter les résultats . Pour
tester la différence de moyenne entre un booléen et un nombre, le test T (aussi connu sur le
nom de test de Student) sera utilisé. Pour tester l'indépendance ou un test de proportion entre
deux booléens, le test exact de Fisher sera employé. Enfin , pour tester la corrélation entre
deux nombres, l'usage du coefficient de Spearman sera préconisé.
Le résultat obtenu, une fois l'analyse des données complétées, n'est pas exactement ce à quoi
on s'attendait face à la question de recherche principale :
opérations informatiques?»
125
Une réponse de haut niveau à cette question serait :«les données n'ont pas permisses de
trouver de liens entre la répartition des rôles et tâches influençant 1'efficacité du support et
des opérations informatique ». En fait, les variables indépendantes principales de la question
de recherche semblent avoir peu d'effet sur les autres variables. Ce qui tendrait à conclure
qu'il n'existe pas de modèle organisationnel (généralisable) au niveau de la répartition de
rôles et des tâches qui pourrait avoir comme résultat une optimisation de l'efficacité, de la
maturité ou de la performance. L'optimisation et l'organisation de ces facteurs, au niveau des
opérations et du support TI, seraient donc du « cas par cas » selon 1'entreprise et son modèle
d'affaires.
Par contre à l'aide des variables secondaires nous avons été en mesure de trouver plusieurs
corrélations. Voici un rappel de celles-ci :
Plus une unité organisationnelle d'opérations ou de support TI est mature, plus elle
est efficace.
Bien que ces corrélations ne fassent pas partie de l'objectif principal de la recherche, ce sont
des facteurs d'influence intéressants à observer qui nous mèneront vers certaines
recommandations. Les objectifs ont donc tous été atteints et, en prime, plusieurs facte urs
d'influences additionnels ont été trouvés lors de la recherche.
1 26
Au niveau de la théorie, il est intéressant de voir que peu de référentiels osent parler de
modèles organisationnels. Bien qu'en majeur partie les rôles et les tâches semblent définis
dans la majorité de ceux-ci, plusieurs éléments divergent entre chaque référentiel, ce qui
complexifia la revue de littérature. Plusieurs sources différentes ont dû être exploitées et
comparées, et mêlées à une expérience du terrain afin d'être en mesure de compiler les
données requises à la création du questionnaire. Chaque référentiel et modèle semble
spécialisé dans ses propres niches. Probablement celui qui est le plus généralisable est l'ITIL.
C'est d'ailleurs lui qui, selon nos résultats, détient un quasi -monopole dans le marché
montréalais .
Suite à cette recherche, plusieurs éléments intéressants pourraient en fait servir de conseil
pour les gestionnaires en opérations et support TI. Basées sur les résultats trouvés, les cinq
recommandations suivantes ont été identifiées :
Établir les rôles selon le besoin d'entreprise : l'important est de bien y définir les
tâches . En effet, la répartition des _rôles et des tâches observés semble grandement
varier d'une entreprise à l'autre. Cela laisse croire qu'une bonne définition interne
des rôles et tâches est vitale afin de s' assurer que les objectifs de travail sont réalisés
tel que prévu.
Utiliser les outils modernes (ex . : moins de serveurs de fichiers , plus de wiki) afin de
mieux communiquer et mesurer ses performances . Puisqu' un lien direct a été noté
127
entre l' utili sation de certains outil s et le fait de mesurer ses performances, il est donc
important de bien s'équiper afi n d' être apte à comprendre quels sont nos points forts
et points faib les.
Mes urer est important : choisir les bons outils pour mesurer les bons KPI. Mesurer
est aussi vital afin d 'enlever la subj ecti vité de la perception d'efficacité. Lié au point
précédent, nous avons noté que plusieurs entreprises semblent ne mesurer aucun KPI
alors que peu d'autres étaient susceptibles de fournir de l'informatio n précise face à
ceux-ci. On pourrait utili ser cette analogie pour mieu x expliquer ce fait : sans mes ure
on navigue aveuglément, et sans les bonnes mesures on navigue dans la mauvaise
direction.
En se basant sur l'expérience de cette recherche, il serait probablement possible de refaire cet
exercice sur une plus grande échelle et d'utiliser les résultats afin de créer un nouvel outi l
d'analyse dynamique. Les référentiels existants sont très intéressants, mais difficiles
d' utilisation à l' intérieur d'une entreprise existante. Il est laborieux de savoir par où
commencer et où sont les gains les plus « payants » à faire afin d'améliorer une situation
donnée. Par exemple, si l' on pouvait créer un outil inspiré des gri lles COB IT mais offrant un
résultat immédiat sur une situation incluant des améliorations recommandées. Ce type d'outil
serait probablement fort apprécié par les gestionnaires. Il existe tellement de variab les à
compiler, qu'offrir des meilleures pratiques générahsables et applicables à toutes situations
devient un exercice fastidieux dont les bénéfices sont discutables.
128
Aussi, en se basant sur le résultat par rapport aux outils, on peut croi re qu'une recherche
mettant l'accent sur cette variable pourrait nous apporter certaines réponses intéressantes. Par
exemple quels sont les outils ayant le plus d'impact sur l'efficacité et la performance en
opérations et support TI? Malgré que l'idée de base puisse sembler bonne, l'implémentation
et l'utilisation d'outils seraient des facteurs difficilement mesurables. De plus pour aller en
profondeur il faudrait cibler des outils précis, ce qui pourrait s'avérer difficile.
Malgré que la répartition des rôles et des tâches ne semble pas avoir eu de rôle important au
niveau des opérations et du support TI, cela ne veut pas dire que cette même dynamique sera
répétée dans un scénario dont les rôles sont différents. Il serait intéressant de refaire cette
analyse sur plusieurs rôles TI afin de valider si la répartition des rôles et tâches reste toujours
du cas par cas ou si pour certaines fonctions celles-ci peuvent être organisées de manière
optimale.
En espérant que cette recherche aura levé le voile sur certains aspects au mveau des
opérations et du SUJ::>J::>Ort TI. Il reste encore amplement de nouveaux projets intéressants dans
ce secteur de recherche qui semble encore sous exploité par le milieu académique.
APPENDICE A
EXTRAIT DE CODE SOURCE DU QUESTIONNAIRE
Compte tenu des limitations des outi ls disponibles afin d'effectuer des co llectes de données en li gne, le
développement d' un site sur mesure semblait le plus approprié afin d' optimi ser le taux de parti cipation
et de rétention. Entre 150 et 200 heures de travai l ont été in vesties clans l'infrastr ucture, Je design et le
développement de ce site. Ce choix a été payant en apportant 42 % plus de répondants que prévu.
Voici un extrait des 99 13 lignes de code utilisé, sui vi d'une capture d'écran elu questionnaire en li gne.
130
<?php
if (!class_exists("visual s")) {
class visuals {
/* +--------------+
1 constructor 1
+--------------+ *1
function visuals() {
GLOBAL $_LANGUAGES ;
Il language is mandatory
if (!in_array($_SESSION["language"], $_LANGUAGES)) {
header("Location:
".PROTOCOL. "://" .SITE_DNS_NAME. "/welcome");
exit;
/* +-------------------------+
1 display page headers 1
+--------- ----- -----------+ *1
function headers($con tent = NULL) {
?>
<!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Strict/fEN"
"http://www. w3.org/TR/xhtrnll/DTD/xhtrnll-strict.dtd">
<htrnl xrnlns="http://www.w3.org/1999/xhtrnl" xrnl:lang="en">
<head>
<meta http-equiv="Content-Type" content="text/htrnl; charset=UTF-8" 1>
<meta http-equiv="Content-Script-Type" content="text/javascript" 1>
<meta http-equiv="Content-Style-Type" content="text/css" 1>
<meta name="Author" content="Nicolas Bouvrette" 1>
<meta name="Keywords" content="ITSMSurvey, ITSM , survey, Sondage ITSM, Sondage,
ITSM" 1>
<meta name="Description" content="IT Research about ITSM 1 Recherche ITSM." 1>
<title><?php echo (($_SESSION[" language"] == "fr") ? "Sondage ITSM" : "ITSM Survey ");
?><ltitle>
<script src="/javascript/itsmsurvey .j s" type=" text/javascript"><lscript>
<link href="/css/itsmsurvey.css" rel="stylesheet" type="text/css" 1>
<!head>
<body>
<!--Background -->
<div> <i mg id="background" src="/images/background.jpg" ait="" title="" 1> <!div>
13 1
Bienvenue et merci pour l'intérêt que vous portez à cette recherche n. Ce site web a été conçu pour
faalfter la recherche de M. Nicolas Bouvrette. étudiant â la ma'itrise â fUOÀM dans le programme
d'informatique de gestton. Le thème de la recherche vise â comprendre l'innuence de la répartition des
rôles et des tàcnes sur l'el'l'icadtê du support et des opérations informauques. PuiSque les recherctJes de
ce type se veulent rêpaneltJeS oepuls l'arrivée ces méoias. Web, un iPad 2 rera partie d'un tirage panni
tous les répondants ayant rempli le questiOnnaire oe plus, tous tes P"arttdp3nts auront drott â: un rapport
en primeur divulguant tes résultats obtenus. En espérant que ces lndtaurs permettront crobtenir un taux
élevé ae participants. ce quesuonnaire devran prendre entre 10 et 20 minutes a compléter. Toute
tnformatlon personnelle que vous pourôez nous toumlr durant le questionnaire restera strictement
confidentielle. S1 vous êtes toujours intéressé à contribuer à cette recherche, veu1Uez prendre
connaissance et accepter les termes liés à la politique de confidentialité et aux conditions d'utilisation
suivantes :
c onfidtmtialitê-
Votre partidpation â cette recherche est volontaire et vous êtes libre d'y mettre fin en tout temps. Vos propos seront trallës de
man}ère à respecter l'anonymat et la confidentialité. Les noms et les Informations pennettant de vous identifier seront gardés
confidentiels et ne seront pas inclus dans les résultats de rétude de cas. La seule raison pour laquelle de r1nrom1ati0n pennenant
de vous retracer pourrait être utilisée seran dans l'éventualité oü votre nom serait retenu lors du tirage final.
Contlnuer
Ce sile utilise li! protocole HTTPS arn de pro1é9er vos infom"lations pe.sonneks
132
• Profil professionnel
r Opérations Tl : vous avez à votre charge, ra portant directement ou indirectement à vous. des
employés responsables des ~_érati~ns TL
r Support Tl: vous avez à votre cha1ge, ra portant directement ou indirectement à vous, des employés
resposable des activités de ~.!!!'_-<:! :rr,
Support TI : Le mot « support » signi fie maintenir en position stable. Contrairement à son
origine étymologiq ue, une grande partie des centres de support désire aussi offrir plus que de
la stabilisation. Certains vont même jusqu'à offrir des services se rapprochant de la formation .
Pour donner des exemples plus concrets , les agents de support se retrouvent souvent comme
première ligne de contact d'un département TL Leurs tâches incluent, mais ne se limitent pas
à la résolution d'incidents tout en répondant aux questions des utilisateurs.
Tâches liées aux opérations : Des tâches telles que : la gestion des copies de sauvegardes, la
gestion des tâc hes planifiées, les changements planifiés sur les serveurs (ex. : mises à jour,
déploiements d'applications), etc.
Tâches liées au support : Des tâches telles que : répondre aux appels de service des
utilisateurs, résoudre les problèmes, documenter et escalader les incidents aux experts, etc.
1. Considérez-vous avoir un poste ayant des fonctions en gestion dans les domaines
suivants (cochez ce qui s'applique uniquement) :
2.1. Opérations TI
2.2. Support T I
6. Quelle est votre implication au niveau des processus des unités d'affaires dont vous
faites partie au sein de votre entreprise ?
6.1. Exécute 0
6.2. Améliore ou influence 0
6.3 . Crée 0
7 .1. Opérations TI :
7 .2. Support TI :
8.1. ITIL 0
8.2. CO BIT 0
8.3 . MOF 0
- -
137
10.1. Un ou plusieurs postes dédiés regroupent uniquement des .t_&Ç<J:W.~ ..l.i.~~~- - ~1).0.. 0
9.P.~mti.<?D~. (ex.: Opérateur Tl).
10.2. Les rôles liés aux opérations sont distribués dans un ou plusieurs postes parmi 0
les suivants selon la proportion approximative applicable indiquée:
10.2.1. Opérateurs TI
10.2.2. Préposés au soutien technique
10.2.3. Administrateurs systèmes
10.2.4. Développeurs
10.2.5. Gestionnaires
10.2.6. Autre(s) (précisez) : _ _ __
11.1. Utilisation de documents partagés (Word, Pdf, etc.) sur des serveurs de 0
fichiers. 0
11.2. Utilisation de systèmes de documentati on collaboratifs de type wiki. 0
11.3 . Utilisation de systèmes de gestion de document et de contenu 0
(SharePoint).
11.4. Utilisation de gabarits standards de documentation afin de faciliter les 0
opérations et les formations.
11.5 . Intégration d'un cycle de vie (création/maintenance/révisions) de la 0
documentation à travers des processus automatisés. 0
11 .6. Utilisation d'un système de billets afin de retracer les demandes.
11.7 . Utilisation d' un système de ges ti on d'actifs permettant de retracer les 0
avoirs TI de l' entreprise afin d'optimiser son usage.
11.8. Utilisation d'un processus de g~~.t.i.9.1J.g~_ç_b.~ng~m~DJ afin de minimiser 0
les arrêts de services.
--- -- - --- - - - - - - - - - - - - - - - ---------- -- - - -- - - - - - ---------,
13 9
12. Lesquels des indicateurs de performances clés suivants utilisez-vous afin de mesurer
la performance de vos tâches d'opérations TI? Si applicable, connaissez-vous leur
dernière valeur mesurée?
15 .1. Utilisation de documents partagés (Word, Pdf, etc.) sur des serveurs de 0
fichiers. 0
15.2. Utilisation de systèmes de documentation collaboratifs de type wiki. 0
15.3. Utilisation de systèmes de gestion de documents et de contenu 0
(SharePoint).
15.4. Utilisation de gabarits standards de documentation afin de faciliter le 0
support et la formation.
15.5. Intégration d'un cycle de vie (création/maintenance/révisions) de la 0
documentation à travers des processus automatisés. 0
15.6. Utilisation d'un système de billets afin de retracer les demandes.
15.7. Utilisation d'un système de surveillance automatisé pouvant détecter les 0
incidents avant les utilisateurs.
142
16. Lesquels des indicateurs de performances clés suivants utilisez-vous afin de mesurer
la performance de vos tâches de support TI? Si applicable, connaissez-vous leur
dernière valeur mesurée?
MATURITÉ ITSM
17. Quel scénario représente le mieux votre situation au niveau de votre méthodologie
de travail: (la distinction des unités d'affaires sem uniquement disponible selon/a
réponse de la question 1)
Opération Support
17.1 . Intervention s ponctuelles (ad hoc) 0 0
17.2. Répare continuellement les systèmes de man ière réactive 0 0
(pompier) 0 0
17.3. Analyse les tend ances et définit les seuils 0 0
17.4. Fourni les TI en tant que service 0 0
17.5. Les TI sont considérées un partenaire d'affaires 0 0
stratégique
17.6. Autre(s) (précisez) :
18 . Quel scenario représente le mieux votre situation au niveau de votre gestion des
actifs TI: (la distinction des unités d'(l{fàires sera uniquement disponible selon/a
réponse de la question 1)
Opération Support
18.1. Non documenté 0 0
18.2. Inventaire de base 0 0
18.3. Processus manuel de la gestion des actifs 0 0
18.4. Processus en partie automatisé de la gestion des actifs 0 0
18.5. Planification des actifs liés aux objectifs d'affaires 0 0
18.6. Autre(s) (précisez) : 0 0
144
19. Quel scenario représente le mieux votre situation au niveau de vos processus de surveillance
TI: (la distinction des unités d 'affaires sera uniquement disponible selon la réponse de la
question 1)
Opération Support
19.1. Les utilisateurs sont le mécanisme d'alerte le plus rapide 0 0
19.2. Gère des systèmes contrôlant des alertes et événements 0 0
19.3. Peut prédire les problèmes 0 0
19.4. Gère la capacité, évitant les problèmes 0 0
19.5 . Crée des accords de niveau de service liés aux objectifs d'affaires 0 0
19.6. Autre(s) (précisez) : 0 0
20. Quel scenario représente le mieux votre situation au niveau de la gestion de la disponibilité
TI : (la distinction des unités d'affaires sera uniquement disponible selon la réponse de la
question 1)
Opération Support
20.1. Imprévisible 0 0
20.2. Mesure la disponibilité de certains composants 0 0
20.3. Mesure la disponibilité des applications 0 0
20.4. Mesure et rapporte la disponibilité des services 0 0
20.5. Forte relation créée entre les besoins d'affaires et ceux 0 0
des TI 0 0
20.6. Autre(s) (précisez) :
145
21. Quelle situation représente le mieux votre situation au niveau de vos processus TI :
(la distinction des unités d'affaires sera uniquement disponible selon la réponse de la
question 1)
Opération Support
21.1. Processus non défini s 0 0
21.2 . Processus de gestion des problèmes 0 0
21.3 . Processus de gestion du changement et de gestion de la 0 0
performance 0 0
21.4. Processus intégrés et processus de gestion de capacité 0 0
21.5. Alignement entre les processus d'affaires et ceux des TI 0 0
21 .6. Autre(s) (préci sez) :
.QNP.~.~~JN~P.
TERMS WILL DISPLAY THE FOLLOWING DEFINITIONS WHEN
THE CURSOR HOVERS OVER THEM:
IT Operations: The word "operations" means the act or process of operating or functioning.
Usually when operating IT systems and services using specialized staff, their tasks are well
defined and documented . To give more concrete examples, operational activities may include
backups and system security updates.
IT Support: The ward "support" means maintaining a stable position . Contrary to its
etymological origin, many support centers also want to provide more than stabilization . Sorne
even go so far as to offer services doser to training. To give more concrete examples, the
support staff is often the first line of contact in an IT department. Their tasks include, but are
not limited to the resolution of incidents while responding to user questions.
Operations tasks: Tasks such as: management of backup copies, management of scheduled
tasks, planned changes to the servers (e.g.: updates, application deployments), etc.
Tasks related to support: tasks such as answermg service calls from users, solving
problems, documenting and escalating incidents to the experts , etc.
Change Management: This process allows tracking of ali changes to avoid potential
conflicts that would lead to service outages .
Routine changes: These changes are part of the change management process. Since change
management can slow down changes, the definition of routine changes avoids adding delays
to items which have low risk factors.
149
1. Would you consider yourself to have a position with managerial functions in the
following areas (check ali that apply only):
2.1. IT operations
2.2. IT support
5. What is the size, in number of employees, of the following business units of your
company:
6. What is your involvement, in the business units you belong to, in the processes of
your company?
6.1. Execute 0
6.2. Enhance or influence 0
6.3. Create 0
7 .1. IT operations:
7 .2. IT support:
8.1. ITIL 0
8.2. CO BIT 0
8.3. MOF 0
1 51
9. Which of the following functions does y our IT operations business unit perform
(check one or more choices that apply):
10.1. One or more dedicated positions are solely for Qp_~r.~tj_QDLt~-~1<_~ (e.g. TT 0
operator).
10.2. Roles related to operations are distributed in one or more of the following 0
positions according to the following approximate percentages:
10.2.1. IT operators:
10.2.2. Technical support representatives:
10.2.3. System administrators:
10.2.4. Developers:
10.2.5 . Managers :
10.2.6. Other(s) (please specify): _ _ __
11 . Select one or more elements that apply to your IT operations duties and
responsibilities:
12. Which of the following key performance indicators do you use to measure the
performance of your IT operations tasks? If applicable, do you know their last
measured value?
those automated.
12.6. Ratio of the number of infrastructure support service calls 0 %
in re lation to those related to application support.
12.7 . Nu mber of operations ~~x~i_ç_~J~~~.l__<).gr_~~m~n_t breaches. 0 #_ every _
12.8. Other(s) (please specify): 0
12.9. No key performance indicator is currently meas ured on a 0
regular basis.
154
13. Which of the following functions does your IT support business unit perform (check
one or more choices that apply):
13.1. Often the first line of contact in the lT department of a company, this 0
business unit is responsible for responding to requests from users of
various computer systems . It handles service calls (records, categorizes,
determines whether the cali is supportable and delegates if necessary).
13.2. lnvolved in managing the lifecycle of IT assets including hardware, 0
software, intellectual properties, licenses, warranties, etc. This also
includes inventory management, usability and disposai compliance
while optimizing the total cost of ownership (usually for workstations).
13.3. Responsible for monitoring systems using either an automated alarm
mechanism, or with the help of a dashboard which displays the overall 0
status of the systems, or even after a cali from a system user.
13.4. Other(s) (please specify): _ _ __
0
1 55
14.1. One or more positi ons are dedicated solely for ~\l.P.P.9XUi=!~k~ (e.g. 0
IT support representative).
14.2. Roles related to support are di stributed in one or more of the 0
following positions according to the following approx imate
percentages:
15 . Select one or more elements that apply to your IT support duties and
responsibilities:
15.9. Use of a Web portal for the automation of certain queries which would 0
also include a F.A.Q. section.
15.10. Other(s) (please specify): _ _ __
16. Which of the following key performance indicators do you use to measure the
performance of your IT support tasks? If applicable, do you know their last
measured value?
ITSM MATURITY
17. Which scenario best describes your situation when it cornes to work methodology:
(The distincTion between the business units will on/y be availabLe depending on the
answer to the question 1)
Operati on Support
17 .1. Ad hoc interventions on! y 0 0
17.2. Continuously in a reactive role of repairing systems 0 0
(firefighting) 0 0
17.3. Analyzes trends and defines thresholds 0 0
17.4. Provides IT as a service 0 0
17 .5 . IT is considered a strategie busi ness partner 0 0
Operati on Support
18.1. Not documented 0 0
18.2. Basic inventory 0 0
18.3 . Manual process of asset management 0 0
18.4. Partially automated process of asset manage ment 0 0
18 .5. Planning for assets associated with business objectives 0 0
18.6. Other(s) (please specify) : 0 0
158
19. Which scenario best describes your situation when it cornes to your IT monitoring process:
(The distinction between the business units will on/y be available depending on the answer to the
question 1)
Operation Support
19.1. Users' warning is the fastest mechanism 0 0
19.2. Manages systems monitoring alerts and events 0 0
19.3 . Can predict problems 0 0
19.4. Manages capacity to avoid problems 0 0
19.5. Creates service leve! agreements related to business objectives 0 0
19.6. Other(s) (please specify): 0 0
20. Which scenario best describes your situation when it cornes toIT availability management:
(The distinc.;tion betl·veen the business units will only be available depending on the mm·ver to the
question 1)
Operation Support
20.1. Unpredictable 0 0
20.2. Measure the availability of certain components 0 0
20.3 . Measure application availability 0 0
20.4. Measure and report the availability of services 0 0
20.5. Strong relationship between business and IT needs 0 0
20.6. Other(s) (please specify): 0 0
1 59
21. Which scenario best describes your situation when it c01nes to IT processes: (The
distinction between the business wzits will on/y be available depending on the answer to
the question 1)
22. On a scale of 1 to 5 (1 = inefficient, 5 = excels), how weil does your company do the
following:
Outils : Utilise un wik:i Performance : Ne mesure aucun KPT n.a. 0.005 Fisher +1-
Outils : Utilise un wi ki Maturité : Gestion du cycle de vie des acti fs n.a. 0.043 Test T +
Outils : Utilise un wiki Maturité : Indice de maturité opérationnelle n.a. 0.007 Test T +
1 63
Performance : Ne mesure
M aturité : Gestion de la clisponibilité n.a. 0.04 Test T -
aucun KPJ
Performance : Mesure le
pourcentage d ' annulation de Maturité : Surveillance TI 0.85 3" 0.031 Spearman +
demandes moyen
164
Performance : Mesure le
nombre d'incidents Maturité : Méthodologie de travail 0.510* 0.022 Spearman +
moyen par semaine
Perfonnance : Mesure le
pourcentage d' annulation Efficacité : Gestions des comptes et accès 0.880* 0.021 Spearman +
de demandes moyen
Performance : Mesure le
pourcentage de demandes
Efficacité : Gestions des comptes et accès -0.741 * 0.035 Speannan -
en infrastructure contre
celles applicatives
Performance : Mesure Je
pourcentage de demandes
Efficacité: Commande de matériel -0.709* 0.049 Spearman -
en infrastructure contre
celles applicatives
Maturité : Méthodologie
Efficacité : Commande de matériel 0.27* 0.037 Spearman +
de travail
Maturité : Méthodologie
Efficacité : Documentation opérationnelle 0.321 * 0.013 Spearman +
de travail
Maturité : Gestion du
Efficacité : Support utiJjsateur 0.301 * 0.02 Spearman +
cycle de vie des actifs
Maturité : Gestion du
Efficacité : Documentation opérationnelle 0.285* 0.28 Spearman +
cycle de vie des actifs
Maturité : Gestion du
Efficacité: Indice d'efficacité opérationnelle 0.351 ** 0.006 Spearman +
cycle de vie des actifs
Maturité : Gestion de la
Efficacité : Support utilisateur 0.455** <0.001 Spearman +
disponibilité
165
Maturité : Gestion de la
Efficacité : Documentation aidant le supp01t TI 0. 37** 0.004 Spearman +
di sponibilité
Maturité : Gestion de la Efficacité : Équilibre entre les processus et 0.485 .. <0.00 1 Spearman +
di sponibilité l'agilité
Maturité : Niveau des Efficacité : Équilibre entre les processus et 0.405 .. 0.002 Spearman +
processus l'agilité
Maturité : Indice de
Effi caci té : Support utilisateur 0.294* 0.023 Spearman +
maturi té opérationnelle
Maturité : Indice de
Efficacité : Commande de matériel 0.296' 0.02 1 Spearman +
maturi té opératio111lelle
Maturité : Indice de
Effi cacité : Documentatio n a idant le su pport TI 0.297 * 0.021 Spearman +
maturité opérationnelle
Maturité : Indice de
Efficacité : Documentation opérationn elle 0.413** 0.001 Spearman +
maturité opérationnelle
Maturité: Indice de Efficacité : Équilibre entre les processus et 0.639 .. <0.00 1 Speannan +
maturité opérationnelle l'agilité
Maturité : Indice de
Efficacité: Indice d'efficacité opérationnelle 0.515 ** <0.00 1 Spearman +
maturité opérationnelle
Compétences et situation
professionnelle : Est Outils: Uti lise les gabarits de documentation n.a. 0.033 Fisher + 1-
certifié ITIL
-------- - - - -- - - - - -
APPENDICEE
AUTRES TESTS SIGNIFICATIFS EN SUPPORT TI
168
Outils: Utilise un
Perfo rmance : Ne mesure aucun KPI n.a. 0.013 Fi sher +1-
système de billets
Outil s : Utilise un
Performance : Mesure le nombre de billets de
système de gestion du n.a. 0.011 Fi sher + 1-
support ouve11s en moyenne par jour
cycle de vie des acti fs
Outils : Indice
Performance: Mesure le taux de réso lution de
d' utilisation d' outils en n.a. 0.011 Test T +
premi ère ligne
support TI
Outil s : Indice
Performance : Mesure le taux d'abandon
d' utilisati on d ' outils en n.a. 0.028 Test T +
d'appel de support
support TI
Outils : Indice
Performance : Mesure le nombre de billets de
d' utilisati on d 'outil s en
support ouverts en moyenn e par jour
n.a. 0.045 Test T +
support Tl
Outils : Indice
Performance : Mesure le pourcentage de billets
d' utibsati on d ' outil s en n. a. 0.034 Test T +
de support rou verts
support Tl
Outi ls : Indice
Perfo rmance : Indice de perfo rmance en
d' utilisation d' outils en 0. 32** 0.007 Spearman +
support TI
support Tl
Outils : Utilise un wiki Maturité : Gestion du cycle de vie des acti fs n.a. 0.011 Test T +
Outils : Utilise un wiki Maturité : Ni veau des process us n.a. 0.001 Test T +
Outils : Utilise un
système de survei ll ance Maturité : Méthodologie de travail n.a. 0.009 Test T -
automatisée
Outils : Autre(s) Maturité : Gestion du cycle de vie des actifs n.a. < 0.001 Test T -
Outils : Indice
Maturité : Niveau des processus 0.27* 0.023 Spearman +
d' utilisation d'o utils
Outils : Utilise un wiki Efficacité : Doc umentation opérationnelle n.a. 0.041 Test T +
1 70
Performance : Nombre
d'appels de support moyen Maturité: Gestion du cycle de vie des actifs -0.8 14. 0.014 Spearman +
traité par heure
Performance : Nombre de
billets de support ouverts en MatU!ité :Surveillance TI 0.493. 0.2 Spearman +
moyenne par jour
Variab le indép end ante Variable dépendante Valeur Rs Vale ur P M éthode +1-
Maturité : Méthodologie de travail Efficacité : Support util isateur 0.24' 0.043 Spearman +
Maturité : Su rvei llance TI Efficacité : Support utilisateur 0.313 '' 0.009 Spearman +
Maturité : Gestion de la disponibilité Efficacité : Support utilisateur .425'' < 0.001 Speannan +
Efficacité : Documentation
Maturité : Niveau des processus 0.279' 0.019 Spearman +
opérationnelle
Compétences et situatio n
Efficacité: Sup port utilisateur n.a. 0.044 Test T -
professionnelle : Est certifié ITrL
1
APPENDICEF
TESTS SIGNIFICATIFS SIMILAIRES EN OPÉRATIONS ET SUPPORT Tl
176
Maturité : Gestion du cycle de vie des actifs Efficacité : Équilibre entre les processus et l'agilité
Maturité : Niveau des processus Efficacité: Équilibre entre les processus et l'agilité
Compétences et situation professionnelle: Est certifié !TIL Outils : Utilise les gabarits de documentation
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