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Amélioration de la santé bucco-dentaire

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CONSEIL EXÉCUTIF EB148/8

Cent quarante-huitième session 23 décembre 2020


Point 6 de l’ordre du jour provisoire

Santé bucco-dentaire

Améliorer la santé bucco-dentaire dans le cadre des travaux portant sur


la couverture sanitaire universelle et
les maladies non transmissibles à l’horizon 2030

Rapport du Directeur général

1. Suite à une demande déposée par un État Membre et à la recommandation formulée par le
Bureau du Conseil et le Directeur général en septembre 2020 visant à inscrire un point relatif à la santé
bucco-dentaire à l’ordre du jour provisoire de la cent quarante-huitième session du Conseil exécutif, le
présent rapport met en lumière les difficultés sanitaires persistantes dont sont responsables à l’échelle
mondiale les affections bucco-dentaires, et expose en détail les activités menées récemment par l’OMS
ainsi que les initiatives internationales visant à renouveler l’engagement politique vis-à-vis de la santé
bucco-dentaire. Une série de mesures est proposée dans le but d’améliorer la santé bucco-dentaire
dans le cadre des travaux portant sur les maladies non transmissibles et la couverture sanitaire
universelle, contribuant ainsi à la réalisation du Programme de développement durable à l’horizon
2030 des Nations Unies et de ses objectifs de développement durable.

CHARGE DE MORBIDITÉ ET IMPACT DES AFFECTIONS BUCCO-DENTAIRES

2. Les affections bucco-dentaires les plus répandues sont notamment les caries dentaires, les
parodontopathies, la perte des dents, ainsi que les cancers des lèvres et de la cavité buccale. Bien
qu’elles soient largement évitables, ces affections comptent parmi les maladies non transmissibles les
plus fréquentes dans le monde, ce qui a des conséquences non négligeables sur le plan sanitaire, social
et économique. Les individus souffrent de ces affections tout au long de leur vie, de la petite enfance
au troisième âge, en passant par l’adolescence et l’âge adulte.

3. Plus de 3,5 milliards de personnes souffrent d’affections bucco-dentaires, sans que la situation
se soit réellement améliorée entre 1990 et 2017. Les caries dentaires non traitées des dents définitives,
qui touchent 2,3 milliards de personnes, constituent l’affection la plus courante à l’échelle mondiale.
Les parodontopathies, cause majeure de la perte totale des dents, concernent selon les estimations
267 millions de personnes, en particulier des personnes âgées.

4. Les cancers des lèvres et de la cavité buccale font partie des 15 cancers les plus répandus dans le
monde, avec plus de 500 000 cas et presque 180 000 décès chaque année. Dans certaines zones de la
Région de l’Asie du Sud-Est et de la Région du Pacifique occidental, ces cancers sont la principale
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cause de mortalité par cancer chez les hommes. Le noma, une maladie nécrosante qui se développe
d’abord dans la bouche et qui tue 90 % des enfants touchés, est un marqueur d’extrême pauvreté. Il
entraîne une incapacité permanente, a des conséquences sur les possibilités d’apprentissage et est
souvent synonyme d’exclusion sociale.

5. La charge de morbidité des affections bucco-dentaires révèle d’importantes inégalités, dans la


mesure où les populations marginalisées et les personnes qui ont le moins de moyens sont touchées de
façon disproportionnée. Des inégalités apparaissent, comme pour d’autres maladies non
transmissibles, tout au long de la vie et entre populations dans les pays à revenu faible, intermédiaire
et élevé. Avec des ressources limitées pour prévenir et combattre les affections bucco-dentaires, les
pays à revenu faible ou intermédiaire font face à la charge de morbidité la plus élevée due à ces
affections.

6. Les affections bucco-dentaires sont causées par un ensemble de facteurs de risque modifiables,
notamment la consommation de sucre, le tabagisme, la consommation d’alcool et les mauvaises
pratiques d’hygiène, ainsi que par les déterminants sociaux et commerciaux qui les sous-tendent. Ces
déterminants, associés aux facteurs de risque communs à l’ensemble des maladies non transmissibles,
sont à la base des stratégies intégrées permettant de prévenir et de combattre ces affections.

7. La santé bucco-dentaire est essentielle à la santé et au bien-être. Pourtant, de nombreuses


personnes souffrent d’affections bucco-dentaires non traitées qui causent des douleurs évitables, des
infections, une baisse de la qualité de vie, ainsi que de l’absentéisme scolaire et une baisse de
productivité. Une bonne santé bucco-dentaire est également fondamentale pour le vieillissement en
bonne santé, car elle joue un rôle essentiel sur le plan de la nutrition, de l’emploi, de l’estime de soi et
du maintien des interactions sociales.

8. En 2015, les coûts directs des affections bucco-dentaires ont représenté 357 milliards de dollars
des États-Unis à l’échelle mondiale, et les coûts indirects, 188 milliards. La même année, 90 milliards
d’euros ont été consacrés au traitement des affections bucco-dentaires dans l’Union européenne, ce qui
en fait le troisième poste de dépenses concernant les maladies non transmissibles, derrière le diabète et
les maladies cardiovasculaires. Le plus souvent, les soins bucco-dentaires ne sont pas couverts dans le
cadre des soins de santé primaires, ce qui génère des dépenses considérables pour les individus et la
société. Les paiements directs élevés mettent particulièrement en difficulté les populations
défavorisées.

DIFFICULTÉS POUR RÉPONDRE AUX BESOINS DES POPULATIONS EN


MATIÈRE DE SANTÉ BUCCO-DENTAIRE

9. Le manque d’engagement politique et de ressources limite l’action en faveur de la santé bucco-


dentaire. Les occasions qui permettraient de préconiser que les besoins essentiels en matière de santé
bucco-dentaire progressent dans la hiérarchie des priorités, par exemple en les intégrant aux
programmes portant sur les maladies non transmissibles, sur la santé de la mère, de l’enfant et de
l’adolescent, ainsi que sur le vieillissement et la qualité de vie, ne sont le plus souvent pas saisies.
Dans l’ensemble, la charge mondiale de morbidité liée aux affections bucco-dentaires non traitées, qui
varie peu, l’absence persistante de couverture des soins bucco-dentaires essentiels pour de vastes
segments de la population mondiale, ainsi que les inégalités croissantes, sont certains des symptômes
révélateurs du faible niveau de priorité toujours accordé à la santé bucco-dentaire.

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10. Les ministères de la santé manquent souvent des capacités techniques pour élaborer, mettre en
application et évaluer des plans d’action intégrés pour la santé bucco-dentaire d’un bon rapport
coût/efficacité. La programmation verticale et axée sur une maladie empêche la mise en place de
collaborations et de financements intersectoriels ; les synergies potentielles ne sont donc pas mises
à profit.

11. Le plus souvent, la prévention des affections bucco-dentaires n’est pas une priorité. Les
possibilités de promotion de la santé bucco-dentaire dans des milieux clés – par exemple les écoles, les
communautés et les lieux de travail – ne sont pas systématiquement saisies. L’utilisation de fluorures
afin de prévenir les caries dentaires est limitée et les méthodes de prévention essentielles comme
l’emploi de dentifrices fluorés ont souvent un coût trop élevé pour nombre d’individus. En outre, la
promotion de la santé bucco-dentaire est rarement intégrée aux programmes de lutte contre d’autres
maladies non transmissibles dont les principaux facteurs de risque et déterminants sociaux sont
communs.

12. Les systèmes actuels de santé bucco-dentaire ont largement échoué à réduire le fardeau que
représentent les affections bucco-dentaires et les inégalités connexes. La plupart des pays s’appuient
sur des modèles centrés sur les dentistes et la haute technologie, sans encourager suffisamment la
prévention. Les effectifs limités, en particulier dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, limitent
la couverture et la disponibilité des services essentiels de santé bucco-dentaire, qui sont habituellement
exclus des prestations relevant de la couverture sanitaire universelle. Néanmoins, en ce qui concerne
les personnels, certains pays ont adopté des modèles incluant des dispensateurs de soins de santé
primaires et intermédiaires, par exemple les thérapeutes et les hygiénistes dentaires, dans le but de
faciliter l’accès à ces services.

13. Les informations appropriées et actualisées portant sur la charge de morbidité liée aux affections
bucco-dentaires sont rares, et peu de systèmes d’information sanitaire nationaux contiennent ces
indicateurs. Les modules disponibles concernant la santé bucco-dentaire au sein des outils de
surveillance existants de l’OMS ne sont pas systématiquement utilisés et l’intégration de ce domaine
à la surveillance des maladies non transmissibles et des facteurs de risque à l’échelle nationale est
limitée.

14. En général, le suivi et l’évaluation des programmes en vigueur sont insuffisants, les outils
existants sont sous-exploités et les résultats sont mal documentés. Les résultats des recherches en santé
bucco-dentaire ne privilégient pas la santé publique.

15. Il convient de renforcer la sensibilisation à l’impact environnemental des soins bucco-dentaires


sur la santé de la planète, ainsi qu’aux difficultés liées aux produits chimiques et à la gestion des
déchets (y compris du mercure), conformément à la résolution WHA67.11 (2014) relative à la mise en
œuvre de la Convention de Minamata sur le mercure.

16. Dans le contexte de la pandémie de COVID-19, les services de santé bucco-dentaire font partie
des services de santé essentiels les plus perturbés, 60 % des pays signalant des interruptions partielles
de ces services et 17 % des interruptions graves ou complètes.1 Les inégalités en matière de santé
bucco-dentaire se sont aggravées au fur et à mesure de l’évolution de la pandémie de COVID-19.

1 Pulse survey on continuity of essential health services during the COVID-19 pandemic: interim report,

27 August 2020. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2020 ([Link]


consulté le 29 octobre 2020).

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ENGAGEMENT RÉGIONAL ET INTERNATIONAL EN FAVEUR DE


L’AMÉLIORATION DE LA SANTÉ BUCCO-DENTAIRE

17. En 2007, la résolution WHA60.17 a fixé des mesures efficaces de lutte contre les affections
bucco-dentaires qui doivent être renouvelées et intensifiées dans le cadre des travaux portant sur les
maladies non transmissibles et sur la couverture sanitaire universelle.

18. En 2011, la Déclaration politique de la Première Réunion de haut niveau de l’Assemblée


générale sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles a reconnu que les affections
bucco-dentaires constituent un défi majeur et pourraient tirer profit d’une intervention commune.1 Cela
a fourni une base stratégique solide pour une approche intégrée de la lutte contre les affections bucco-
dentaires.

19. La Convention de Minamata sur le mercure, qui est entrée en vigueur en 2017, oblige les Parties
à prendre des mesures particulières pour éliminer progressivement l’utilisation d’amalgame dentaire,
un matériau d’obturation dentaire très répandu contenant du mercure. Les mesures comprennent la
définition d’objectifs nationaux de prévention des caries et de promotion de la santé bucco-dentaire, et
l’appui à des polices d’assurance et des programmes qui favorisent l’utilisation de solutions
alternatives de qualité à l’amalgame dentaire aux fins de restauration dentaire.

20. La Déclaration politique issue de la réunion de haut niveau sur la couverture sanitaire
universelle (2019) comprend des engagements en faveur de l’intensification des efforts visant
à renforcer la couverture sanitaire universelle en y incluant la santé bucco-dentaire, ce qui constitue
une base stratégique pour accélérer l’action des États Membres, du système des Nations Unies et des
acteurs de la santé bucco-dentaire.2

21. La commission du Lancet sur la santé bucco-dentaire, créée en 2019 avec la participation de
l’OMS, vise à mettre sur pied un nouveau cadre stratégique pour que la santé bucco-dentaire ne soit
plus négligée dans les travaux portant sur la santé à l’échelle mondiale et nationale.

PRIORITÉS DU PROGRAMME MONDIAL DE L’OMS POUR LA SANTÉ BUCCO-


DENTAIRE

22. Les priorités du programme mondial pour la santé bucco-dentaire sont les suivantes :

• mettre en place, en coopération avec les centres collaborateurs de l’OMS, les partenaires
universitaires et les acteurs non étatiques, des travaux normatifs et un appui pratique aux pays,
en mettant l’accent sur les populations pauvres et marginalisées, grâce à un ensemble de
priorités en adéquation avec le treizième programme général de travail de l’OMS ;

• lancer en 2021 un rapport mondial sur la santé bucco-dentaire en tant que bien de santé publique
mondial. Ce rapport, qui ciblera les personnes chargées de définir les politiques et de prendre les
décisions, décrira la charge de morbidité, les difficultés et les mesures prioritaires afin de
renouveler l’engagement mondial en faveur de l’amélioration de la santé bucco-dentaire dans le
cadre des travaux relatifs aux maladies non transmissibles et à la couverture sanitaire
universelle ;

1 Résolution 66/2 de l’Assemblée générale des Nations Unies.


2 Résolution 74/2 de l’Assemblée générale des Nations Unies.

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• garantir l’intégration de la santé bucco-dentaire dans d’autres initiatives transversales issues de


différents programmes de l’OMS, y compris le cadre mondial de compétences pour la
couverture sanitaire universelle et le répertoire des interventions en vue de la couverture
sanitaire universelle, et élaborer des orientations techniques sur des sujets comme l’élimination
des caries chez l’enfant, le sevrage tabagique et la santé bucco-dentaire, ainsi que la prestation
des services de santé bucco-dentaire essentiels dans le contexte de la COVID-19 ;

• apporter un soutien aux États Membres concernant la mise en application de la Convention de


Minamata dans le cadre d’une action plus large portant sur l’environnement, notamment par
l’intermédiaire de la feuille de route pour accroître la participation du secteur de la santé dans
l’Approche stratégique de la gestion internationale des produits chimiques, approuvée dans le
cadre de la décision WHA70(23) (2017), afin de promouvoir la réorientation de la dentisterie et
d’agir sur le fardeau sanitaire, social et économique que représentent les affections bucco-
dentaires ;

• élaborer, dans le cadre de l’initiative conjointe OMS-UIT baptisée BeHe@lthy, BeMobile, un


programme de santé bucco-dentaire mobile afin d’améliorer la santé bucco-dentaire dans le
monde entier. Les technologies numériques peuvent être utilisées aux fins d’amélioration des
connaissances en matière de santé, de communication sur les changements de comportement en
matière de santé bucco-dentaire, de formation en ligne, de télésanté entre dispensateurs, ainsi
que de dépistage précoce et de suivi ;

• renforcer les systèmes d’information et les activités de surveillance portant sur la santé bucco-
dentaire dans le cadre des programmes de santé publique intégrés en mettant sur pied des
indicateurs normalisés relatifs à la santé bucco-dentaire pour mener des enquêtes portant sur la
santé des populations et en facilitant l’inclusion de ces indicateurs dans les systèmes nationaux
d’information sanitaire courants.

OCCASIONS À SAISIR POUR LUTTER CONTRE LES AFFECTIONS BUCCO-


DENTAIRES DANS LES POLITIQUES NATIONALES ET INTERNATIONALES

23. Malgré les efforts évoqués ci-dessus, l’accès à la prévention, au diagnostic précoce et au
traitement des affections bucco-dentaires est loin d’être universel et reste inaccessible pour des
millions de personnes. L’engagement pris par les États Membres dans leur déclaration à l’occasion de
la cent quarante-sixième session du Conseil exécutif concernant le renforcement et l’accélération des
travaux portant sur la santé bucco-dentaire constitue une base solide pour continuer à agir afin
d’imprimer un élan aux politiques nationales et internationales en la matière. Ces actions peuvent
comprendre, entre autres :

• la réduction des facteurs de risque communs et la promotion des environnements sains, au


moyen des mesures suivantes :

• lutter contre les facteurs de risque communs des affections bucco-dentaires et des autres
maladies non transmissibles en adoptant une approche intégrée axée sur les risques
principaux, comme le tabagisme, l’usage nocif de l’alcool, la mauvaise alimentation et les
mauvaises pratiques d’hygiène ;

• prôner la mise en place de taxes sanitaires ou d’interdictions portant sur la vente et la


publicité de produits nocifs pour la santé comme l’alcool, le tabac, ainsi que les boissons

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sucrées et les aliments mauvais pour la santé, et contrer les intérêts commerciaux
sous-jacents qui sont à la source des principaux risques ;

• renforcer des environnements favorables à la santé dans les milieux clés comme les écoles,
les lieux de travail et les communautés, par l’intermédiaire d’actions multisectorielles et
d’une approche privilégiant la santé dans toutes les politiques ;

• impulser une législation visant à rendre plus abordable et plus accessible le dentifrice fluoré
de qualité, et plaider pour qu’il soit reconnu comme produit sanitaire essentiel ;

• le renforcement des capacités des systèmes de santé, au moyen des mesures suivantes :

• mettre l’accent sur des mesures de prévention intégrées à l’échelle de la population et sur
l’accès aux soins bucco-dentaires primaires au titre des prestations relevant de la couverture
sanitaire universelle ;

• accélérer la création d’ensembles de soins bucco-dentaires essentiels comprenant des


interventions fondées sur des données probantes et d’un bon rapport coût/efficacité
permettant de répondre aux besoins de la population ;

• garantir l’accessibilité économique des consommables médicaux, des médicaments


génériques et des équipements ou fournitures essentiels pour la prise en charge des affections
bucco-dentaires et des autres maladies non transmissibles ;

• appuyer la mise sur pied de politiques, de législations et d’infrastructures relatives à la santé


numérique afin de donner une plus grande place à l’utilisation des technologies mobiles dans
la prestation des services de santé (bucco-dentaire) ;

• réorienter les personnels de santé bucco-dentaire afin de promouvoir des services de santé
intégrés centrés sur la personne en permettant la formation interprofessionnelle et une
approche plus largement fondée sur le travail d’équipe faisant intervenir les dispensateurs de
soins intermédiaires et les agents de santé communautaires ;

• faire intervenir les communautés dans la planification, la mise en œuvre et le suivi des
programmes en lien avec la promotion, la prévention et les soins bucco-dentaires ;

• renforcer la lutte contre le noma en l’inscrivant dans des activités plus larges à l’échelle
régionale et mondiale, dans le cadre des programmes portant sur les maladies tropicales
négligées ;

• l’amélioration de la surveillance, de la collecte de données et du suivi, au moyen des mesures


suivantes :

• renforcer la surveillance intégrée des maladies, la collecte et l’analyse des données relatives
aux systèmes et politiques de santé afin d’éclairer les cadres de suivi, l’évaluation des
programmes et la recherche opérationnelle ;

• promouvoir la collecte systématique des données relatives aux affections bucco-dentaires


à l’aide des technologies numériques et des systèmes nationaux d’information sanitaire
existants afin d’orienter le processus de décision et de sensibilisation ;

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• l’accélération de la sensibilisation, du leadership et de la mise en place de partenariats, au


moyen des mesures suivantes :

• faciliter la collaboration entre les parties prenantes, notamment les acteurs non étatiques
issus de différents secteurs, sur la base de rôles et de responsabilités clairement définis ;

• promouvoir une orientation politique en lien avec la couverture sanitaire universelle, dans le
cadre de laquelle les interventions essentielles portant sur les affections bucco-dentaires et
les maladies non transmissibles feraient partie des éléments clés ;

• prévoir des budgets consacrés à la santé bucco-dentaire ou les augmenter en se fondant sur le
calcul des coûts des interventions et sur des argumentaires d’investissement, dans le but
d’accroître la couverture de la population.

MESURES À PRENDRE PAR LE CONSEIL EXÉCUTIF

24. Le Conseil exécutif est invité à prendre note du rapport et à fournir d’autres orientations sur les
mesures que pourrait prendre l’Organisation face à la charge de morbidité liée aux affections bucco-
dentaires.

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