I
EPIGRAPHE
« Tout ce qui existe est la glorieuse et éternelle propriété
de l’époque à laquelle il appartient. »
Gottfried Semper, Der Stil
II
DEDICACE
A la grande famille TSHIMANGA KABUYA et à toute
personne de bonne foi. Les mots ne sauraient restituer
les sacrifices de chacun à la confection de ma
personnalité.
Je dédie ce travail !
L’auteur
III
REMERCIEMENTS
Le présent travail n’est pas un monolithe, mais une mosaïque d’efforts
consentis par une cohorte de personnes. D’où, l’impérieuse nécessité d’exprimer
notre gratitude envers tout celui qui a apporté sa pierre à l’édifice de notre
personnalité ainsi qu’à l’élaboration de ce travail qui fait preuve de notre
opiniâtreté.
Nous tenons à exprimer notre gratitude envers l’assistant David
KENDI MUNDA, pour avoir accepté la direction de cette œuvre scientifique. Et
dans la foulée, nous remercions le Chef de travaux Viviane KASEKA et l’assistant
Victor MUKANYA KAYEMBE, dont les conseils n’ont pu manquer à la rédaction
de ce travail ainsi qu’à tout le corps professoral de l’Université Notre-Dame du
Kasayi.
Nous exprimons notre profonde gratitude au Révérend Père Roger
BALOWE TSHIMANGA ainsi qu’à la Révérende Sœur Yvonne MBOYO, pour
leurs prières, conseils et encouragements inconditionnels ainsi qu’à toute ma
famille biologique.
Nous tenons également à exprimer notre gratitude envers nos amis et
camarades Nathan Chris KALALA, Benjamin BISONGA KAFUNKI, Gédéon
NGUDIE ILUNGA, Claire BEMBE DJEMA avec qui, nous avons défié pluies et
orages et ce, dans une solidarité sans précédent, vers une visée commune.
Qu’enfin, tous ceux qui, de près ou de loin auraient contribué à
l’élaboration du présent travail et dont les noms ne figurent pas sur cette liste qui
est loin d’être exhaustive, trouvent ici l’expression de notre profonde et sincère
gratitude.
IV
L’auteur
V
SIGLES ET ABREVIATIONS
- B.U. : Bibliothèque Universitaire
- BIM : Business Information Modeling
- HQE : Haute Qualité Environnementale
- HSQE : Health Safe Quality Environment
- IPE : Poutre Profilé en I européen
- IST : Information Scientifique et technique
- L.C. : Learning Centre
- Op.cit. : Opus citato, ouvrage déjà cité
- RDC : République Démocratique du Congo
- U.KA : Université Notre-Dame du Kasayi
- VI -
INTRODUCTION GENERALE
Depuis la nuit des temps, l’homme n’a cessé de développer différents
moyens de stockage des données, que ce soient pour des récits des voyages, des
événements ou même des modes de vie. Ces techniques de stockage ont permis
aux civilisations entières à se modeler, à éclore, à se développer. Cependant, le
moyen le plus extraordinaire de sauvegarder ces données est sans doute la
bibliothèque, ou bien entendu, le livre.
Des gravures sur papyrus en passant par les écritures hiéroglyphes
jusqu’à l’alphabet grec et français, il y a bien lieu de prouver avec proéminence la
grandeur inéluctable de l’être humain conservateur. En effet, si d'une part les
générations passées nous servent de référence, d'autre part tout évolue. 1 Les
conservatoires deviennent de plus en plus des milieux de vie, de convivialité et
bien même des pôles d’attraction.
C’est dans cette optique que les établissements supérieurs (universités
et instituts) ont déjoué le défi en implantant au moins une bibliothèque pour un
campus, dans le but d’encourager le goût de la lecture, mais aussi et surtout, celui
de la recherche scientifique.
Ce faisant, les universités ne sont plus seulement des lieux de lecture
comme autrefois, celles-ci deviennent des leviers de l’innovation scientifique et
technologique comme du développement économique, social et culturel. 2 A
l’heure de l’immatériel et de l’image, les bibliothèques tendent en effet, à la fois, à
remédier ou à réduire les cloisonnements entre la fonction documentaire, la
fourniture des technologies et l’auto-formation 3 ; à pallier l’« infobésité » et le tout
numérique mais aussi à créer des relations entre les usagers pour devenir des
lieux sociaux4.
A ce titre, les bibliothèques publiques s’orientent vers le modèle du «
troisième lieu », agora propice au développement de la sociabilité, de la
convivialité et de la citoyenneté tandis que les bibliothèques universitaires
deviennent des Learning Centres5 innovants qui s’appuient sur l’appropriation
1
E. NEUFERT, Les éléments des projets de construction, 11ème édition revue et augmentée, sous la
direction de Jean-Michel HOYET, Paris, Dunod, 2021, p. XII.
2
A.M. CHAINTREAU, P.Y. CACHARD et alii, Bibliothèques universitaires Learning centres. Guide pour un
projet de construction, Paris, Service des grands projets immobiliers, 2012, p. 8.
3
S. JOUGUELET, Les Learning centres : un modèle international de bibliothèque intégré à l’enseignement
et à la recherche, Paris, Inspection générale des bibliothèques, Rapport n°2009-022, 2009, p. 46.
- VII -
4
C. VETTORIZU, Le Learning centre de Lausanne : prototype de la bibliothèque du futur ? Université de
Lyon,
Mémoire de fin d’études, Lyon, 2013, p. 9.
5
Dans ce travail, le choix a été fait d’employer la forme anglaise du mot « centre » plutôt que celle
américaine « center ».
communautaire des connaissances, insistent sur la formation et renouvellent le
lien entre enseignement et documentation 1.
Ce concept, mis en œuvre dans des universités américaines puis
britanniques et néerlandaises, est lié à l’évolution de l’enseignement supérieur et
des bibliothèques universitaires dans les années 90.
Le Learning centre, en plus d’être un conservatoire du savoir, est d’une
duplicité exceptionnelle, c’est même cette duplicité qui lui octroie le concept
d’espace innovant. D’abord, il allie un lieu architectural, joyau artistique souvent
emblématique et chargé d’une forte dose d’émotion, et ensuite c’est une
intégration d’un ensemble de ressources et de services, également accessibles à
distance2.
D’origine anglo-saxonne et ordinairement récent, si ce concept « centre
» parle d’emblée de la place que peut prendre ce type de service, il est plus
difficile de cerner puis d’adapter le concept, quant aux missions et aux rôles qui
lui sont dévolus. Il faut prendre en compte des méthodes et des pratiques,
pédagogiques et documentaires, propres aux établissements et aux campus à
adapter3. Le Learning centre peut être, selon les situations, une partie de la
bibliothèque, ou bien il l’englobe, en associant un ensemble de services
pédagogiques et technologiques, avec un accent mis sur l’assistance à l’usager.
En effet, en englobant la bibliothèque, les Learning centers l’allie aux
services dédiés aux nouvelles technologies, ils sont dotés de réseau sans fil et
d’équipements multimédias et offrent des espaces de convivialité. Ils reposent sur
le triptyque anglais teaching-Learning-training (enseigner-apprendre-s ’exercer)4.
A en croire Cécile Vettorizu, les Learning centres semblent être des
prototypes de la bibliothèque du futur5, mais signalons que les changements sont
amenés à se poursuivre et qu’il est donc difficile de réfléchir sur des modèles
prédéfinis a priori dans des tailles d’érection différentes selon les sites 6, cela induit
que l’architecture elle-même est novatrice et adaptable à de nouveaux services,
même à plus long terme.
1 Idem.
2 S. JOUGUELET, Op.cit., p. 1.
3 A.M. CHAINTREAU, P.Y. CACHARD et alii, Op.cit., première page luminaire.
4 S. JOUGUELET, Op.cit., p. 1.
5 C. VETTORIZU, Op.cit., p. 85.
6 A.M. CHAINTREAU, P.Y. CACHARD et alii, Op.cit., p. 17. 12
Ibidem.
- VIII -
Ce nouveau modèle de bibliothèque ne vise donc pas à l’uniformité, car
chaque Learning Centre est singulier, de même que chaque campus 12, mais c’est
l’invitation à la créativité qui donnera à chaque modèle une intégration
particulière au site. Il sera donc impérieux, pour notre gouverne, de focaliser
notre attention
-3-
autour d’un modèle approprié au site d’implantation, raison pour laquelle les
bases problématiques de notre travail doivent être posées.
1. Problématique
Le monde dans lequel nous vivons est un monde en pleine évolution
technologique, les prouesses de la technologie ont même poussé certains auteurs
à qualifier la sphère terrestre de village planétaire, tellement que les technologies,
ou les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) 7
sont devenues le cœur même du développement socioéconomique dans tous les
secteurs, sans exception.
Le secteur de l’éducation n’en est pas indifférent face à cette explosion
technologique8. C’est ainsi que les institutions éducatives telles que les instituts
supérieurs et universités, en plus d’être des véritables performateurs du savoir, se
sont ouvertes au monde en devenant des investisseurs d’avenir au sein d’une
économie mondiale de la connaissance qui a pris appui sur l’essor d’internet, ces
institutions sont donc accessibles et visibles partout dans le monde 9.
Ainsi, comme les exemples étrangers le montrent (en Allemagne, aux
Etats-Unis ou en Suisse), une grande université, c’est toujours une grande
bibliothèque largement ouverte toute l’année au cœur du campus, offrant des
collections de plus d’un million de documents, dotée des technologies les plus
modernes et jouant un rôle majeur au sein des réseaux sociaux 10.
Il convient également de préciser que le public étudiant qui fréquente
actuellement les bibliothèques appartient désormais à la « Génération Y »11, dite
encore la « net génération », caractérisée par une absence totale de réticences face
à la technologie, ainsi que par l’appartenance de ses membres à toutes sortes de
réseaux dits sociaux, de forme non traditionnelle 12. De ce fait, ceux-ci sont
susceptibles de butiner, télécharger et de communiquer via plusieurs formes de
messagerie, quelle que soit l’heure, quel que soit le lieu où ils se trouvent.
Au-delà de l'évolution marquante des générations se trouve aussi un
7 Les NTIC désignent les technologies comme moyens matériels et organisations structurelles qui mettent
en œuvre les découvertes et les applications scientifiques les plus récentes avec l’essor des spécialités
informatiques et qui contribue à la viabilisation de la communication, faisant du monde un village planétaire
(P. LAROUSE, Dictionnaire illustré de la République Démocratique du Congo, Paris, Éditions Larousse,
2009, p. 995).
8 S. BIGARET, Les Learning Centres, Mémoire de fin d’études, Option : Bibliothèque, Université Angers,
Angers, 2015-2016, p. 4.
9 A.M. CHAINTREAU, P.Y. CACHARD et alii, Op.cit., p. 8.
10 Idem., p. 9.
11 Le terme « Génération Y » désigne la génération sociologique des personnes nées entre 1973 et 1995.
Il tire son nom de la génération précédente, nommée génération X, ainsi que de la phonétique anglaise de
l’expression « Why », signifiant « pourquoi » (Wikipédia).
12 A.M. CHAINTREAU, P.Y. CACHARD et alii, Op.cit., p. 29.
-4-
autre phénomène important, qui n'a pris essor, dans les universités congolaises,
qu'avec l’émergence du mouvement politico-économique appelé modernisation13,
c'est l'accroissement sans précédent des fréquentations des étudiants dans les
campus universitaires. Cette fréquentation massive et diversifiée vient aussi
pérenniser la montée en puissance de la génération Y, dans la mesure où chaque
classe sociale au moins doit librement et facilement s'exprimer, ceci explique donc
la diversité des savoirs qui peut animer chaque couche, l'apprentissage par les
nouvelles technologies devient donc un gage hermétique.
La modernisation et la mise en réseau des bibliothèques représentent
donc un enjeu essentiel. Parce que les rôles et objectifs que s’étaient assignées les
bibliothèques ont considérablement changé, ces dernières deviennent, comme
nous l’avons dit plus haut, des leviers de l’innovation scientifique et
technologique14, facilitent non seulement l’accès mais aussi l’habitude des
étudiants et chercheurs aux outils technologiques et surtout à l’internet.
Les universités congolaises ne sont pas à la pointe de la technologie,
dans la mesure où certaines institutions universitaires manquent même une
bibliothèque digne de leur nom, où les étudiants et chercheurs peuvent performer
leurs recherches. Et même, si certaines universités sont munies de bibliothèques
quasi-révolues, les évolutions des technologies et des comportements constituent
pour ces dernières un défi pour la programmation des espaces.
C’est le cas de l’université Notre-Dame du Kasayi, qui regorge en son
sein une bibliothèque qui ne répond aucunement aux nouveaux standards
internationaux des campus tels qu’évoqués ci-haut.
Il était donc temps pour nous d’orienter notre étude en faveur de ce vide
qui ferait de l’université Notre-Dame du Kasayi un campus universitaire attractif
et un acteur majeur au sein des réseaux libraires mondiaux.
C’est ainsi que pour mieux aborder le contenu de cette étude, il apparait
clairement que la problématique fondamentale qui s’impose réside dans le
questionnaire de savoir :
- Comment procède-t-on pour munir l’Université Notre-Dame du Kasayi
d’un bâtiment d’une si grande envergure ?
13 Utilisé dans ce contexte, ce terme désigne les différents champs d’action visés à l’époque par l’ancien
président congolais (RDC) Joseph KABILA, dans le but de voir renaitre les villes congolaises, à travers les
différents chantiers dont le domaine de l’éducation était l’un des chantiers prioritaires.
14 G. SEIGLE, Mettre en place un Learning centre. Enjeux et problématiques, Rapport d’études, Mai 2011,
p.
10.
-5-
- Quels sont les objectifs qui ont guidé notre attention dans ce choix ?
- Quel est l’impact de ce bâtiment sur le site d’une telle université, par
rapport aux enjeux et aléas du campus universitaire ?
2. Hypothèses
Dans le contexte particulier de l’Université Notre-Dame du Kasayi, il
est
important de signaler que nous devons utiliser la démarche immatérialiste pour
l’érection d’un Learning centre au cœur même du campus universitaire.
L’immatérialisme architectural, théorie post-contemporaine, prônée par
les architectes SANAA lors de l’érection du Rolex Learning Centre, est la
démarche la plus adaptée au campus de l’U.KA, vu que le bâtiment doit servir
d’abri ; l’art architectural a souvent repoussé les limites de ce qu’est un simple
abri15, le bâtiment du Learning centre doit être au cœur même de la vie
universitaire.
Cette théorie architecturale retranscrit le ressenti des nouvelles
technologies ainsi que ses mouvements et tente de les inscrire dans le bâti. Une
architecture immatérielle donc, chargée d’une forte dose d’émotion pour
l’individu qui sert d’interface entre l’espace physique et virtuel, une architecture
qui intègre les nouvelles technologies et les mondes virtuels générés par
l’informatique dans leurs constructions. Désormais, on n’habite pas les murs mais
l’espace entre les murs. L’architecture se fait transparente et évanescente 22.
C’est donc en ce sens que nous pensons que cette démarche doit être
explorée, afin de l’approprier au vécu du campus universitaire de l’U.KA, vu qu’il
n’existe pas de modèle prédéfini de Learning centre, mais que c’est le sens de
créativité qui donnera à ce modèle une intégration particulière au site
d’implantation.
De plus, l’érection d’un tel bâtiment sur le site de l’U.KA, un site aussi
grandiose qu’il soit, est d’un impact particulier et fracassant. Il s’agit non
seulement de domestiquer, auprès des usagers, les nouvelles technologies, mais
surtout d’ouvrir l’université au monde, de donner une image alléchante et
particulière de cette institution au monder entier, d’envoyer des signaux forts et
audacieux à l’opinion publique.
L’impact du Learning centre est donc étendu au-delà des frontières
15 E. DENISON, 3 minutes pour comprendre les 50 plus grands principes et styles en architecture, Paris,
Le courrier du Livre, 2013, p. 7. 22 C. VETTORIZU, Op.cit., p. 17.
-6-
nationales, mais il s’agira de la première institution universitaire congolaise à être
munie d’un Learning Centre, l’U.KA sera dès lors, non seulement un investisseur
au sein de l’économie mondiale de la connaissance, mais aussi et surtout un levier
de l’innovation scientifique et technologique et un facilitateur sans précédent du
développement durable.16
De plus, il y a une vingtaine d’années depuis que cette université est
implantée, sa vision de départ était celle de desservir le Grand Kasaï dans la
promotion du savoir. Le savoir tant prôné doit se promouvoir autour d’un foyer
commun, d’un conservatoire de la connaissance qui englobera sans les amoindrir,
les différentes connaissances issues de toutes les disciplines.
De surcroît, le site de l'U.KA est d’ailleurs l’un des plus grands sites
universitaires de la RD Congo en termes des surfaces brutes, mais il a souvent
tendance à être froid, endormi et terne, il est donc grand temps de le faire revivre.
Le Learning Centre de l’UKA est le bâtiment phare, le carrefour de tous les rêves
de l’humanité scientifique, car il offrira à l’université, ce dont elle aurait eu besoin
il y a longtemps : écrouler le mur existant entre les étudiants, les chercheurs et les
enseignants ; devenir un véritable espace technologique de la dernière pointe,
devenir une maison ouverte à tout un village planétaire.
Les universités sont certes des récepteurs logiques de ce genre de joyau
architectural, mais il importe aussi de signaler l’impact de ce bâtiment sur les
utilisateurs. Les étudiants sont des personnes clés dans l’érection et surtout dans
la conception de ces nouvelles bibliothèques universitaires, ils font des Learning
Centres, au sein de leur université comme dans la société, des instruments de la
démocratie dans la mesure où tous les étudiants ont accès aux mêmes armes
(ouvrages, articles, …).
C’est pourquoi, il faut donner plus fortement la priorité aux étudiants
dans le Learning centre, ils doivent pouvoir y travailler confortablement, avoir
accès librement à des documents, notamment aux heures où ils travaillent le plus,
c’est-à-dire le soir et le weekend, pendant les jours fériés et pendant les
vacances17. Sinon, ouvrir un bâtiment d’une telle envergure uniquement aux
périodes de fréquentation maximale du campus, c’est en exclure une partie du
public, notamment les étudiants salariés ou les stagiaires en formation continue.
16 Le développement durable est ici vu sous l’angle de la définition apportée par le rapport Brutland de
1987, qui définit le développement durable comme étant un développement qui répond aux besoins du
présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs.
17 A.M. CHAINTREAU, P.Y. CACHARD et alii, Op.cit., p. 15-16.
-7-
Voilà pourquoi, l’ouverture large est un moyen stratégique de rendre plus
attractifs les campus et d’en faire de véritables lieux de vie.
3. Choix et intérêt du sujet
Le choix de ce sujet est tentaculaire. D’abord, d'un point de vue
géophysique, il est justifié par le manque d’infrastructure d’une telle envergure
sur l’étendue de tout le territoire national.
Ensuite, d’un point de vue architectural, ce joyau architectural mérite
d’intégrer un site universitaire en pleine mutation et l’U.KA est dans ce contexte
bien placée. L’institution s’est lancée au cours de ces trois dernières années dans
un boum de constructions pour la valorisation de son emblème. Ces constructions
se doivent donc de s’intégrer et donner une image cohérente et homogène d’un
site ambitieux, jeune et se préparant donc à se voiler au monde. Signalons
cependant que toutes ces constructions qu’entreprend l’université sont toutes des
œuvres signées par les architectes, une raison de plus de justifier sans encombre
l’objet de motivation de notre sujet de recherche.
Enfin, d’un point de vue purement scientifique, traiter de Learning
Centre est d’une pertinence incontournable, car notre démarche nous est suggérée
par le manque de la thématique sur la question des Learning Centre dans les
institutions locales.
Ce travail présente donc un double intérêt. D’une part, il s’efforce
d’apporter une pierre à l’édifice du développement du système éducatif de la ville
de Kananga en particulier et de la RD Congo en général. Cette architecture des
relations sera une porte ouverte à tous les chercheurs, étudiants et enseignants de
tous les 4 coins du pays.
D’autre part, le Learning Centre de l’UKA servira de pont entre les
chercheurs et enseignants des universités occidentales déjà en plein essor
technologique et l’U.KA ou bien entendu les universités congolaises, dans la
mesure où d’autres universités congolaises seront, pour ne pas dire tentées, mais
obligées d’implanter un tel bâtiment.
4. Méthodologie du travail
4.1. Méthodes
Pour mieux aborder le contenu de ce travail, nous avons eu recours à
toute une méthodologie, laquelle était une ligne de conduite dans l’élaboration et
la rédaction de ce sujet de recherche. Les méthodes utilisées sont les suivantes :
-8-
4.1.1. La méthode analytique
Par son approche détaillée, elle nous a permis d’analyser
minutieusement les Learning centres existant en vue d’en tirer les spécificités
fonctionnelles et les traits architecturaux caractéristiques. Cette méthode nous a
donc servi de guide dans le processus de composition du projet relatif à ce travail.
4.1.2. La méthode systémique
De nature schématique, cette méthode a facilité la compréhension de la
succession des services qui composent le Learning centre dans le but d’apprécier
efficacement l’attribution des espaces dans notre projet.
4.1.3. La méthode descriptive
Cette méthode constitue le point focal de la rédaction du dernier
chapitre
de ce travail ; elle nous a permis de détailler ou de décrire les différentes
techniques spécifiques relatives à notre projet.
4.2. Techniques
Pour matérialiser les données de notre recherche, des outils ont été mis
à la disposition de cette dernière. Ces outils sont exprimés dans ce travail comme
des techniques, il s’agit de :
4.2.1. La technique documentaire
Dans le but d’aboutir aux réponses pérennes et objectives aux
différentes questions posées et pour mieux aborder le concept à l’étude, il nous a
paru imparable et même nécessaire de consulter l’arsenal bibliographique, qui est
composé des ouvrages, des articles et thèses se consacrant, en tout ou partie au
sujet de la recherche ; des documents graphiques ainsi que des crédits
photographiques exhibant les aspects généraux et détaillés de quelques Learning
Centres et bibliothèques.
4.2.2. La technique d’observation
Cette technique est au cœur des considérations constructives relatives à
la matérialisation du parti constructif du projet relatif à notre thématique
investigatrice.
4.2.3. La technique du relevé
Cette technique a été d’une aide précieuse car, via l’essor de nouvelles
-9-
technologies, elle nous a permis de récolter les données métriques et accidentelles
de notre site d’implantation (la technologie de Google Earth18, spécialisée dans la
viabilisation des données géo-satellitaires mises à l’échelle et coordonnées a été
indubitable pour cette technique).
5. Délimitation du sujet
Le présent travail est un composite, son contenu, qui est une œuvre
architecturale aboutie se doit d’être limité dans le temps et dans l’espace. Ainsi,
sur le plan spatial, le Learning Centre de l’U.KA sera érigé sur le site de l’U.KA,
au cœur même du site universitaire, dans les coordonnées comprises entre
5°52’34’’S et 22°26’32’’E. Du point de vue temporel, l’érection du bâtiment relatif à
notre sujet d’étude s’étend sur une période allant de 2021 à 2025, cela est sans
doute dû aux principaux matériaux utilisés pour son érection, qui
s’accommoderont à l’immatérialisme architectural et aussi selon que les études
pédologiques et géologiques seront effectuées avant son implantation.
6. Subdivision du travail
Hormis l’introduction et la conclusion générales, ce travail est subdivisé
en trois chapitres :
- Le premier chapitre abordera le cadre théorique des Learning centres ;
- Le deuxième chapitre traitera de l’approche conceptuelle du Notre-Dame
Learning centre de l’U.KA à Kananga ;
- Le troisième chapitre décortiquera les spécifications techniques relatives au
projet à l’étude.
7. Difficultés rencontrées
La rédaction et la réalisation de cette œuvre scientifique est une
conjugaison de plusieurs efforts, lesquels se sont heurtés à plusieurs difficultés.
La principale difficulté encourue dans ce travail est la série des mesures
prises par l’Etat congolais dans la lutte contre la pandémie de la maladie à
coronavirus. Ces mesures (surtout l’urgence sanitaire) ont freiné la collection de
nos différentes investigations relatives à la rédaction de ce travail.
Une autre difficulté est l’absence de la documentation relative à notre
18 Google Earth est un logiciel développé par la société Google et permettant une visualisation de la Terre
avec un assemblage des photographies aériennes ou satellitaires. (Wikipédia Commons, Google Earth, [En
ligne] sur https://fr.m.wikipedia.org/wiki/google_earth, consulté le 15 août 2020 à 13h03’).
- 10 -
sujet de recherche dans toutes les bibliothèques de la ville, cette difficulté a
d’ailleurs pérennisé notre ultime désir de doter le campus de l’U.KA d’un
emblème, non seulement architectural, mais aussi et surtout d’éducation,
d’apprentissage, mis à jour et au service de plusieurs autres institutions.
CHAPITRE PREMIER : CADRE THEORIQUE DES LEARNING
CENTRES
L’architecture des bibliothèques est aujourd’hui pensée à partir de deux
grands paradigmes : le troisième lieu, convivial et social, et le Learning centre,
fondé sur la relation entre documentation et apprentissage. Le Learning Centre ne
se contente pas de concilier ces deux spécimens, il les dépasse : son architecture
originale porte en réalité un projet de bibliothèque nouveau, celui d’un lieu
hybride qui mêle convivialité et intériorité.
Si d’une part cette notion est un renouveau, d’autre part, il convient de
poser ses bases. Il s’agit de donner des précisions sur ce thème de recherche avant
de prétendre passer à la conception du projet.
C’est ainsi qu’il sera question dans cette partie, d’aborder l’approche
définitionnelle, l’historique et le rôle des Learning centres avant de décortiquer les
exigences fonctionnelles et les différentes analyses typologiques architecturales.
I.1. NOTIONS DES LEARNING CENTRES
Le concept Learning centre est une nouveauté, assez neuf pour n’avoir,
jusqu’à ce jour, pas trouver de traduction 26 satisfaisante en français. Le terme n’est
dans aucun dictionnaire français.
La définition étymologique de Learning centre littéralement « centre
d’apprentissage » ou « centre de connaissances » ne convient pas. Le terme
Learning désigne « l’action d’apprendre » et plus largement l’étude, le savoir, la
connaissance.
Le mot « centre » ou « center » désigne l’importance du lieu au cœur du
campus universitaire, où sont regroupés plusieurs services jusqu’alors éclatés.
Pour Suzanne Jouguelet27, la traduction la plus proche serait « centre de
ressources pour l’information et la recherche », ressources non seulement
documentaires mais aussi dans un sens plus global d’information et d’aide
personnalisée.
En France les deux appellations Learning « centre » ou « center » sont
- 11 -
également employés et le terme n’a pas été francisé. Cet anglicisme est passé dans
le langage courant mais déplait encore beaucoup à une partie des métiers des
bibliothèques et de la documentation. Une appellation française permettrait une
meilleure appropriation du concept.
26
A.M. CHAINTREAU, P.Y. CACHARD et alii, Op.cit., p. 6. 27
S. JOUGUELET, Op.cit., p. 2.
C’est ainsi qu’avant d’approfondir le concept par des lectures et des
approches croisées, nous nous sommes proposé une définition fournie dans une
version de travail d’un rapport ISO, consacré aux bâtiments des bibliothèques,
qui définit le Learning centre ainsi : « Zone de la bibliothèque dédiée aux objectifs
d’apprentissage des connaissances. Elle intègre le plus souvent la bibliothèque et les
services liés aux nouvelles technologies, avec dans la plupart des cas, un réseau sans fil,
des équipements multimédias et des services d’aide aux utilisateurs par des bibliothécaires
ou des spécialistes des technologies. Un Learning centre peut être, selon les cas, un
équipement distinct, à l’intérieur ou à l’extérieur de la bibliothèque, ou une partie
intégrante de la bibliothèque. »19.
Selon les situations, le centre constitue une partie de la bibliothèque, ou
bien il l’englobe, en associant un ensemble de services pédagogiques et
technologiques, avec un accent mis sur l’assistance à l’usager20.
L’intégration entre l’enseignement (teaching), l’acquisition
de connaissances (Learning), la documentation et la formation aux technologies
(training), est en effet au cœur de cette notion qui renouvelle la conception de la
relation entre formation et bibliothèques. Elle réduit les frontières entre
enseignement et documentation et permet des modes de travail dynamiques et
partagés (travail de groupe et production de documents, souvent multimédia,
étant vivement encouragés).
Le Learning centre fait de la bibliothèque un trait d'union entre la sphère
publique et la sphère privée, entre les compétentes purement académiques et les
compétences nécessaires à l'étudiant pour devenir un citoyen conscient de ses
responsabilités21.
19 S. JOUGUELET, Op.cit., p. 7.
20 Idem, p. 1.
21 F. ROCHE, Comment exercer la relation au public à travers l'offre et la demande ?, In F. ROCHE et F.
SABY, L'avenir des bibliothèques : l'exemple des bibliothèques universitaires, Villeurbanne, Presses de
l'ENSSIB, 2013, pp. 44-45.
- 12 -
I.2. APERҪU HISTORIQUE DES LEARNING CENTRES22 23
I.2.1. Présentation
Conservatoires du patrimoine intellectuel de l’humanité, les
bibliothèques sont déjà présentes dans l'antiquité, renfermant les unes des
tablettes d'argiles mésopotamiennes, les autres des rouleaux de papyrus des
Egyptiens.
Dès lors, la bibliothèque va connaître une véritable révolution, marquée
par le souci de la domestication du savoir. C’est ainsi que tour à tour, les grandes
civilisations vont confectionner des conservatoires dignes de leurs époques. Dans
ce chevauchement, les Egyptiens verront la Bibliothèque d’Alexandrie (vers -295),
les Romains encourageaient déjà la convivialité avec la Bibliothèque Ulpienne
(vers 110) et puis s’en suivent aussi les Grecs, les chrétiens et le monde arabe 24.
Cependant, même si ces conservatoires ont vu jour depuis la période
antique, il faudra mettre beaucoup de temps pour voir naître les premières
bibliothèques universitaires, parce que c’est au XIXème siècle que se développe
une édition plus proprement universitaire.
I.2.2. Révolution de la BU
L’intérieur de la Bibliothèque Ulpienne, on peut apercevoir un
espace convivial bien au centre de cette
alle. s
Crédit photo : Cassius Ahenobarbus,
Wikipédia Commons
©2021
22 Lire avec intérêt S. BIGALET, Op.cit.
23 A.M. CHAINTREAU, P.Y. CACHARD, Op.cit.,
24 S. MALOTAUX, Les bibliothèques, la lecture publique et la documentation universitaire : Historique et
actualité, Toulouse, Éditions Mediad'OC, 2017, pp. 8-29.
- 13 -
Une révolution historique caractéristique a frappé les bibliothèques à
l’échelle planétaire au point où, pour sortir gagnantes des arbitrages opérés par
leur hiérarchie, les bibliothèques doivent prouver, non seulement leur utilité,
mais aussi et surtout leur efficacité25.
Habituée à son fond protagonique de conservation et consultation, la
bibliothèque a migré et fait corps unique avec les différents outils de révolution
(les TIC et le public). D’abord vers un lieu de rencontre dans d’après-guerre
(1950) et puis vers celui d'un espace à la fois culturel et ultra-conservateur
(Learning Centre).
Les Learning Centres se sont développés en même temps que les Idea
Store (littéralement boutique d’idées en ligne) dans les années 1990 à Londres en
parallèle des bibliothèques traditionnelles. Il s’agissait d’adapter des stratégies
marketing afin de conquérir de nouveaux publics, notamment les publics les plus
défavorisés, absents des bibliothèques. Des services élargis étaient proposés :
cours de yoga ou alphabétisation et même crèche, en même temps que des
espaces « 3ème lieu » type cafétéria. Les Idea Store sont dédiés au grand public
tandis que les Learning Centres émergent dans le milieu universitaire.
Cette dynamique de redéfinition des contours et des services de la
bibliothèque s’est donc aussi présentée dans l'université anglaise.
Graham Bulpitt, acteur moteur de la création des Learning Centres, a
beaucoup contribué à définir et à exporter ce concept dès la création du premier
Learning Center en Grande-Bretagne en 1996 à l’Université de Sheffield Hallam.
Dans sa révision systématique du concept, on sait cerner l'apparition de la
dimension pédagogique et de la notion de « services intégrés ». Graham s'inspire
donc d’expériences britanniques alliant bibliothèques, multimédia et pédagogie
dans le but de stimuler des approches créatives de l’enseignement.
La redéfinition des bibliothèques en Angleterre est le produit de
plusieurs facteurs selon lui : à la fois une forte augmentation de la population
étudiante dans les années 1990, de 1 million d'étudiants en 1985 à 1,5 million en
1994 et une réduction des 40 % des budgets universitaires durant cette même
période. Il était urgent pour lui de revoir l’offre documentaire et le service des
bibliothèques universitaires.
Signalons cependant que si le concept et toute sa cohorte sont apparus
25 S. GALAN, Enrichir l'offre de la BU par les services non documentaires : une stratégie gagnante pour
les bibliothèques ?, Mémoire d’études, Diplôme de conservateur de bibliothèque, Université de Lyon, Lyon,
Mars 2018, p. 13.
- 14 -
vers 1990 dans les universités américaines et britanniques, il fut d’abord décliné
dans les pays du nord de l’Europe, pour être repris plus largement vers les années
2000, c'est d'ailleurs en 2009 que la France émet le premier rapport sur les
Learning, c'est donc un concept très neuf, une thématique qui mérite d’être
explorée, à des fins plus larges et même incommensurables.
I.3. ROLE DES LEARNING CENTRES
L’établissement universitaire est rarement une structure monolithique,
mais au contraire une organisation ramifiée et complexe qui évolue au fil du
temps en fonction de ses missions et objectifs 26. C’est dans cette même optique
que les rôles et missions des Learning Centres doivent être cernées. Pour
intensifier les contacts (groupes de travail, …) et les fréquentations, trois
composantes majeures déterminent les rôles que jouent les Learning Centres au
sein d’une institution universitaire, il s’agit de la sociabilité (le social),
l’innovation pédagogique et de la
recherche (l’apprentissage) ainsi que le profil culturel et économique (la
rentabilité).
I.3.1. Rôle social des Learning Centres
Le facteur social est une composante continue de la vie d’un Learning
centre, elle est même l’une des innovations retentissantes de la bibliothèque
universitaire. Parler du rôle social des Learning Centres revient à en découdre les
différents phénomènes sociaux caractérisant les générations actuelles et qui
doivent intégrer le Learning notamment les réseaux sociaux et tout ce qu’ils
engendrent, mais aussi sauvegarder les liens sociaux déjà présents depuis la nuit
des temps, entre autres la convivialité, la continuité de l’espace public et les
différentes relations entre les communautés.
Tous ces éléments doivent être soudés par un seul concept qu’est la «
relation », les bibliothèques doivent cesser d’être des sanctuaires religieux où le
calme est de rigueur27 ; désormais les rencontres et les échanges ainsi que
l’intégration des fonctions sociales et culturelles est un défi majeur dans la
conception d’un tel édifice.
I.3.2. Innovation pédagogique et de la recherche
Quelle que soit la révolution qu’ont connu les bibliothèques
26 A.M. CHAINTREAU, P.Y. CACHARD, Op.cit., p. 24.
27 S. MALOTAUX, Op.cit., Toulouse, Éditions Mediad'OC, 2017, pp. 29.
- 15 -
universitaires, ces dernières ont été édifiées sur une base documentaire, jusqu’à ce
que les Learning Centres voient jour. Au cœur de la typologie fonctionnelle des
Learning, la fonction pédagogique a aussi connu une révolution rayonnante.
La cohérence du programme d’activités proposé avec les méthodes
pédagogiques, l’importance de nouvelles formes d’apprentissage ou encore le rôle
de l’innovation pédagogique et du e-Learning au sein de l’établissement sont
autant d’éléments à prendre en compte et pour lesquels le Learning peut être un
catalyseur hors norme.
En ce sens, le Learning, vu comme un carrefour des disciplines peut
jouer ce rôle suivant trois volets entre autres l’accompagnement informatisée des
étudiants, la pérennisation de la relation enseignants-chercheurs et l’intégration
d’un centre des recherches.
a) Accompagnement informatisée des étudiants
Les Learning sont des lieux du savoir vivant et les étudiants en sont les
protagonistes. C’est alors que la part croissante du travail en groupe, l’évolution
des comportements estudiantins comme la mobilité et l’usage croissant des
technologies constituent les nouvelles méthodes d’apprentissage (une pédagogie
révolue) et traduisent par conséquent les nouveaux espaces de travail incarnés
dans les Learning centres.
b) Relation enseignants-chercheurs
Le Learning Centre peut également contribuer au développement de
l’innovation pédagogique en étant un espace de rencontre entre les chercheurs et
les enseignants. Cette rencontre qui favorise au plus haut niveau la recherche peut
aller jusqu’à abriter des laboratoires dont l’objet est l’épanouissement du
eLearning et l’intégration des programmes d’enseignement par production des
contenus multimédias (qui peuvent être gravés sur des mémoires de stockage
USB et Disk).
c) Le centre des recherches28
Si l’innovation pédagogique constitue le cœur même des Learning
Centres, le centre des recherches en est le poumon. Certes, pour le cas qui est
nôtre, l’université possède une faculté de communication, les publications
28 B. FREDERIC, L. DOMINIQUE et. alii, Learning center et bibliothèques : leurs rêves et nos réalités.
Résumés des conférences, Journée d'étude "Learning center et Bibliothèques", section Lilliad Learning
Centre, Louvain-la-Neuve (BE), 24/09/2019) 38 Idem, p. 8.
- 16 -
numériques de l’université, la promotion des langues vivantes et la promotion de
la recherche sont autant des services qui feront part entière de cette rubrique.
I.3.3. Profil culturel et économique
De par ses missions et son caractère structurant, le Learning centre
dépasse souvent le seul cadre de l’établissement qui l’abrite, pour participer à des
dynamiques inter établissements ou territoriales.
Les universités deviennent de plus en plus des « investissements
d’avenir » au sein d’une économie mondiale de la connaissance dans la mesure où
les Learning Centres que ces dernières érigent deviennent donc des leviers du
développement économique et culturel 38. Dans ce sens, il foisonne un croisement
des cultures académiques et industrielles, en intégrant ainsi des services culturels
tels que les amphithéâtres, les espaces démonstratifs modulables (salles
d’exposition, cocktails, etc.).
Le Learning centre se doit donc de répondre à des logiques
économiques, par une meilleure utilisation des bâtiments, une réduction des
heures de cours et le rapprochement d’équipes et de services. Cependant, le
concept (surtout sa force) permet aussi à l’université de gagner en image, en
notoriété et impact, notamment par les efforts faits sur le plan architectural 29.
Pour ceci, il incombe non seulement d’avoir une vision globale mais
aussi de savoir créer une synergie avec d’autres publics, y compris avec le monde
économique qui est, directement ou indirectement, un élément essentiel. Cette
facette offre des opportunités intéressantes à la fois pour les entreprises et pour
l’université30.
C’est pourquoi les questions d’ordre financier doivent être anticipées,
tant en investissement qu’en fonctionnement. Les coûts de mise en place et de
fonctionnement ne sont pas négligeables, du fait de la nature de l’équipement et
de ses caractéristiques (durabilité, évolutivité, qualité, horaires et services offerts),
et doivent être appréhendés de façon globale en intégrant tous les postes de
dépenses, y compris les études et coûts liés aux personnels 41.
Chaque Learning centre doit s’adapter à son contexte, répondre à des
objectifs qu’il aura définis et évoluer en permanence. Il n’en reste pas moins que
celui qui crée une atmosphère propice à une « fertilisation croisée entre université
29 C’est ce que démontre le Rolex Learning Centre, sa vive présence dans le réseau libraire mondial en est
un exemple sans précédent.
30 J. SCHÖPFEL, J. ROCHE, et alii, « Co-working et innovation. Nouveaux concepts pour les
bibliothèques universitaires et les centres d'apprentissage », New Library World, 2015, p.67-68. 41 G.
SEIGLE, Op.cit., p. 56.
- 17 -
et entreprises, naturelle autant que provoquée » 31. Le Learning centre donne donc
cette opportunité tant au monde universitaire qu’à celui des entreprises.
I.4. EXIGENCES FONCTIONNELLES
Considérée autrefois comme conservatoire discret du savoir, la
bibliothèque ou bien entendu le Learning Centre renferme dès lors des fonctions
plus étendues à la domestication du savoir. Avec son érection, les publics
disposent désormais de vastes gisements d’information gratuits via des moteurs
de recherche, à tel point que l’on a pu parler d’une « bibliothécarisation du
monde »32.
De ce fait, plusieurs facteurs fonctionnels entrent en compte dans son
édification, parmi eux citons entre autres l’accessibilité, la fluidité des liaisons et la
flexibilité des espaces, le microclimat, le confort aussi bien acoustique qu’ambiant.
I.4.1. Accessibilité33
La résolution du besoin d’accessibilité met en exergue un début de
réussite saillant dans le processus d’érection d’un Learning centre. Ce dernier
devient accessible quand il est facile pour l’usager, d’utiliser les collections et les
services, de comprendre les systèmes en jeu et au final d’obtenir les documents et
informations désirés.
La conception doit donc se conformer à la loi de l’égalité des droits et
des
chances, à la participation et la citoyenneté des personnes handicapées ; aller
même
au-delà de cette conformité et chercher à améliorer les conditions générales
d’accès, de circulation, de repérage pour faciliter l’autonomie des usagers.
Ainsi, pour atteindre une dynamique plus aboutie de cette exigence,
plusieurs facteurs entrent en ligne de compte, citons entre autres :
I.4.1.1. Une bonne localisation
La localisation est choisie en fonction de la proximité des lieux
d’enseignements et de recherche ; un Learning Centre est destiné à l’ensemble de
la communauté, il doit donc être à distance piétonne raisonnable. Dans le cas qui
est le nôtre, il incarnera le cœur même du campus, pour faciliter la synergie entre
fluidité de liaisons et flexibilité des espaces.
31 J. ROCHE, « LILLIAD Learning Center Innovation : un projet de l’université Lille 1 au cœur du campus
de la Cité scientifique », in Bulletin des bibliothèques de France (BBF), n°4, 2015, p. 102.
32 A.M. CHAINTREAU, P.Y. CACHARD, Op.cit., p. 9.
33 Lire à ce sujet A.M. CHAINTREAU, P.Y. CACHARD, Op.cit., p. 77-82.
- 18 -
Il est évident qu’il n’est ni nécessaire, ni possible d’ouvrir la nuit ou les
jours fériés un Learning centre mal implanté ; le campus de l’U.KA est certes loin
de répondre à cette probabilité. Sa situation géographique par rapport au
Centreville et aux autres institutions et les pépins liés à l’électricité que connait la
ville sont autant des raisons pour lesquelles le Learning centre de l’U.KA
n’ouvrira que la journée et évidemment les jours fériés.
I.4.1.2. Une entrée repérable
L’entrée sera la même pour tous les publics (chercheurs, enseignants et
étudiants), facilement identifiable, au détriment de pires bâtiments autour
desquels on doit tourner pour trouver une entrée. Une seule entrée/sortie pour
tout le public est le modèle retenu pour des raisons liés au positionnement des
portiques antivols.
Pour le MLC Nicolas Learning Centre, les assises
conviviales ont créé une ambiance à l’entrée, la
rendant repérable n’importe. où
Crédit photo : Google images
, ©2020
Les assises, les poubelles ainsi que l’escalier
flottant devant l’entrée
de la bibliothèque Paris
-
Est l’ont mis au carrefour des circulations.
Crédit photo : ©Roger Gare l
Un bâtiment peut exprimer par son architecture, l’ouverture ou la
fermeture. Pour un Learning centre, « cœur du campus », son entrée en particulier
doit répondre à la volonté d’accueillir tous ceux qui s’en approchent ; c’est
pourquoi le bâtiment doit être identifiable de l’extérieur, il est essentiel que le
passant sache qu’il s’agit de la bibliothèque universitaire et que l’entrée de celle-ci
constitue une invite claire. Cette attractivité sera complétée par une signalétique
extérieure de la bibliothèque visible et lisible quelles que soient l’heure et la
saison, en conformité avec l’esthétique du bâtiment et cette signalétique peut,
dans certains cas être un matériau de construction d’une transparence bien dosée.
Ses abords seront aménagés : bancs, éclairages et cendriers extérieurs,
- 19 -
auvents et protection des intempéries, accès à la console, accroche-vélos…
I.4.1.3. L’indépendance d’une entrée pour personnel et fournisseur
Une entrée indépendante pour personnel donne accès au bâtiment à
tout moment, y compris pour les activités de ménage et de maintenance.
Une aire à l’extérieur, à l’abri des intempéries, donnant accès à un hall
de livraison, permet de décharger les camions et assure la sécurité des collections
et des matériels au moment de livraison et sera en contact logique avec les
espaces de stockage. Cette aire vient proscrire l’idée du quai de déchargement
qui, étant à la bonne hauteur laisse pénétrer le gaz du véhicule dans le bâtiment.
I.4.2. Fluidité des liaisons et flexibilité des espaces
Pour obtenir un meilleur fonctionnement et assurer une unité au sein
de l’établissement, il est important d’avoir organisé la fluidité des liaisons entre
divers espaces fonctionnels, d’avoir distingué des circuits qui, par endroits, ne
doivent pas se recouper à d’autres, mais doivent au contraire favoriser la
rencontre (carrefour) ; et enfin avoir prévu des larges circulations pour absorber
les flux du public.
La qualité des circulations, entre autres verticales : dimension,
disposition, lumières, vues sur l’extérieur, sur les collections et sur les services,
contribue à la lisibilité et à l’accessibilité d’un bâtiment et crée l’envie de
poursuivre le parcours jusqu’à l’offre de services.
Notons que les espaces de circulations ne sont pas tous accessibles au
public (ateliers, bureaux, réserves, magasins fermés), certains ne le sont qu’à des
heures précises (salles de conférence, salles de lecture à horaire réduit),
quelquesuns peuvent être réservés à un type de public (magasins ouverts aux
enseignants).
En plus, signalons tout de même que parler de la flexibilité dans un
Learning centre ne revient pas à évoquer une possibilité de transformation
radicale du bâtiment, mais de sa capacité à être reconfiguré, pour répondre aux
besoins d’évolution permanente ou temporaire de sa mission première, pouvoir
s’adapter à un usage imprévu.
- 20 -
La flexib ilité des espaces
d’un Learning centre
doit être préparé à toutes
les éventualités. Ci -
contre, un joueur de ski
s’entraine dans les
locaux du Rolex
Learning centre.
Crédit photo : Google
images, ©2021
I.4.3. Le microclimat
Les conditions climatiques constituent l’un de plus grands défis arborés
au métier d’un architecte. Certes, la plupart des bâtiments modernes joue avec
l’environnement, utilise abondamment des parois vitrées pour permettre aux
usagers de communiquer avec le paysage extérieur mais le Learning se détache
par sa topographie34.
Il doit être un paysage à lui tout seul dans lequel le visiteur peut gravir
des vallons, glisser le long des pentes. Le climat varie de part et d’autre de ce
centre de connaissances, en fonction de l’exposition du soleil et de l’endroit où
l’on se trouve35. Le bâtiment communique avec l’extérieur, grâce aux patios ou
aux façades vitrées qui permettent de choisir sa vue, sur […] le campus, sur une
pente ou un lac36. Cette synesthésie architecturale procure une sensation de bien-
être dans cet espace à la fois ouvert sur l’extérieur et suffisant à lui-même. Il incite
dès lors le visiteur ou l’usager à s’y promener. Une promenade particulière, dans
le savoir, propice à la « sagacité accidentelle ».
L’intégration du bâtiment d’une telle envergure aboutit dès lors à
l’atteinte du confort hygrométrique, qui est d’ailleurs l’une des 14 cibles de HQE
(Haute Qualité Environnementale).
34 S. JOUGUELET, Op.cit., p. 27.
35 Idem, p. 28.
36 F.L. WRIGHT, Autobiographie, Paris, Editions de la Passion, 2001, p. 114.
- 21 -
Les 14 cibles d’une Haute Qualité Environnementale,
ème
le confort hygrométrique se place en
position
8 sur ce
cercle et écoconstruction
l’ en est une composante de
choix48
Le Rolex Learning Centre de Lausanne estune
concrétisation sans précédent du contexte
climatique applicable à un Learning centre.
Crédit
photo: Iwan Baan, ©2010
I.4.4. Ambiance et confort49
Les ambiances devront être étudiées dans une approche globale, en
raison des possibles effets contradictoires qui se dégagent de certains choix
architecturaux et techniques. Les éléments de confort hygrothermique, de confort
acoustique et de confort visuel sont souvent primordiaux pour les Learning
Centres et choisis comme des cibles très haute performance dans le cadre d’une
démarche HQE.
I.4.4.1. Ambiance sonore et confort acoustique
Dans la conception des locaux relatifs aux Learning centres, l'idéal est
que chacun trouve le niveau de bruit ou de silence qui lui convienne. Les
nouvelles bibliothèques fonctionnent beaucoup par autorégulation et par zones
plus ou moins permissives quant au niveau admis des conversations. Le mode de
fonctionnement se décline selon les espaces et un principe de silence progressif
(conversation admise, calme, silence).
Cette progression ne concerne pas les seules performances acoustiques
des espaces, elle peut être obtenue de deux façons différentes : proposer des
espaces fermés à ceux qui ont besoin de silence ou proposer des espaces fermés à
ceux qui font du bruit. Il faut également organiser le flux des usagers, qui sont
bruyants lors de leurs déplacements et concilier les niveaux de bruit admis avec
l’organisation des collections en libre-accès.
On assiste actuellement à un changement de paradigme : à la
bibliothèque totalement silencieuse, on préfère désormais organiser des zones, les
unes où les conversations sont admises et encouragées, les autres, petites ou
grandes fermées ou ouvertes, mais plus silencieuses. Au Nightingale Centre ou à
- 22 -
48
D. GAUZIN-MULLER, L’architecture écologique, Le Moniteur, 2001, 288p. 49
Lire avec intérêt A.M. CHAINTREAU, P.Y. CACHARD, Op.cit., p. 87-95.
la bibliothèque de l’Imperial College, le niveau de bruit admis diffère selon les
étages. Le rez-de-chaussée étant en principe le niveau réservé aux travaux de
groupe, aux conversations, aux rencontres autour d’un café, ou à l’usage de son
téléphone portable. Cet esprit de composition nous a servi de guide dans
l’attribution des espaces relatifs au Notre-Dame Learning Centre de l’U.KA.
I.4.4.2. Ambiance lumineuse et confort visuel
De tout temps, la qualité de la lumière est un défi lancé aux architectes.
Elle résulte d’une recherche de cohérence avec l'ensemble du bâtiment (arrivées
latérales, zénithales ou par sheds de la lumière naturelle, couleurs des murs,
matériaux des équipements, hauteurs sous plafond, sens des rayonnages) et d’un
travail mené éventuellement avec d’autres concepteurs : luminaires, mobilier,
signalétique etc. La qualité de l’éclairage naturel et artificiel est une donnée
fondamentale qui, au-delà d’une donnée d’ambiance, détermine l’adaptation des
espaces à leur usage.
Dans les locaux à usage professionnel, la qualité de l’éclairage et le
niveau d’éclairement doivent répondre à des niveaux recommandés en vue de
permettre l’accomplissement des tâches bien déterminées.
L’ambiance et les conforts des bureaux, des ateliers et des espaces
communs sont donc essentiels, tous les postes de travail doivent bénéficier d’un
éclairage naturel de premier jour et jouir d’une belle vue sur l’environnement.
Il conviendra d’éviter le rayonnement solaire direct en particulier sur
les
collections, les plans de travail et les ordinateurs pour éviter la surchauffe,
l’éblouissement et les réflexions lumineuses. Les salles et les bureaux seront donc
équipés de pare-soleil ou stores. Seule l’orientation nord permet de se passer de
systèmes d’occultation (à la condition qu’il n’y ait pas de réflexion des rayons
solaires sur un bâtiment voisin exposé au sud !). Les salles de formation et de
réunion disposeront de dispositifs d’occultation complète.
Rappelons cependant que l’éclairage naturel et des vues sur l’extérieur
restent des éléments inappréciables de bien-être et d’agrément, à tel point que le
Code du travail en fait une obligation pour les bureaux occupés à plein-temps.
- 23 -
I.5. PRESENTATION DU SITE D’IMPLANTATION
Le site d’implantation du Notre-Dame Learning Centre est le campus
de l’Université Notre-Dame du Kasayi. Choisi après plusieurs hypothèses et
orientations, il est l’un de plus grands du pays en termes de surface brute, ce qui
fait que telle une tâche d’huile sur fond blanc, son intensification année par année
justifie le choix d’implantation d’un bijou aussi innovant.
I.5.1. Situation géographique
Le site de l’Université Notre-Dame du Kasayi, U.KA en sigle est situé
sur
le territoire national de la République Démocratique du Congo, dans la province
du Kasaï Central, Ville de Kananga, commune de Lukonga. Ce site surplombe les
douces vallées de ladite commune, et plane ainsi une colline dense fortement
accidentelle aux débords retrouvant de part et d’autre les localités Kamboté et
Apollo.
Le site de l’U.KA, vue d’ensemble de puis la voie d’accèsprincipale, on peut apercevoir
sur le cliché sa situation sur une colline av
ec de part et d’autre des vallées
!
Crédit photo : Google Earth Web, Maxar Technologies,2021 ©
Le site de l’U.KA est limité :
- Au Nord-Est par la localité Luntu ;
- Au Sud-Ouest par la localité Bikuku ; - A l’Est par la
Localité Kamboté ; - A l’Ouest par la localité Apollo.
La situation géographique du site de l’U.KA est un atout de choix pour
les investisseurs immobiliers par le futur, parce qu’on peut bien remarquer qu’il
est entouré des localités peu éloignées, même s’il est vraiment éloigné de la ville
(20 min à voiture et 1h30 à pieds, l’itinéraire vers le Centreville).
- 24 -
I.5.2. Choix du site
La ville de Kananga connait un climat tropical humide, avec 3 mois de saison
sèche et 9 mois de saison de pluie.
Vue aérienne du site
d’implantation (encadré en
rouge) sur le site de l’U.KA)
Crédit photo : Google Earth
Web, Maxar Technologies,
©2021
I.5.2. Historique de l’université Notre-Dame du Kasayi
Créée par le décret épiscopal de 1196, l’université Notre-Dame du
Kasayi (U.KA) appartient à un processus dont l’idée est née, d’abord du besoin
d’une authentique université pour la jeunesse et la population du Kasayi et,
ensuite du souci pour les évêques catholiques du Grand Kasaï doter la région
d’une véritable institution d’enseignement universitaire, susceptible de donner
aux personnes qui la fréquentent une solide formation académique, scientifique et
humaine ouverte aux préoccupations de l’homme d’aujourd’hui et utile à la
société et à la vie publique des congolais.
La matérialisation de cette initiative par les évêques de l’assemblée
épiscopale de Kananga s’est voulue une réponse à la demande et l’aspiration
légitime de la population en terre kasaïenne.
La création de l’université demeurant une aspiration, a fini par être
rencontrée dans le cahier des charges des évêques à la réunion de la Conférence
Episcopale Provinciale de Kananga (CEPK), tenue au lac Munkamba du 13 au 16
mars 1989.
La même préoccupation fut à l’ordre du jour lors de leur suivante
réunion, du 11 au 16 mars 1990, tenue également au lac Munkamba. Une année
- 25 -
plus tard, le 08 décembre 1991, à l’occasion de la cérémonie et des manifestations
de clôture de l’évangélisation du Kasayi à Malandji Makulu, les chrétiens
réaffirmèrent de vive voix la demande d’une université catholique digne de ce
nom, comme symbole d’approfondissement de la foi et de maturité chrétienne,
selon l’exigence de l’inculturation.
L’U.KA a été fondée par un décret des évêques de la CEPKA du 27
juillet 1996. A cette occasion, Mgr. Masengo Nkinda et le professeur Abbé Nyeme
Tese furent nommé respectivement délégués des évêques auprès de l’U.KA et
recteurs chargés des missions de l’U.KA. Le 15 octobre de la même année eut lieu
à Kananga, siège de l’U.KA, l’ouverture solennelle de la première année
académique 1996-1997 consacrée à la mise en place des structures de l’université
et à la recherche des moyens de fonctionnement de l’institution.
A ces jours l’U.KA est affilée à la Fédération Internationale des
Universités Catholiques (F.I.U.C) et à l’Association des Universités et Institutions
Catholiques de Madagascar et des Caraïbes (A.U.I.C.M.C) tout en restant attachée
à la vision de départ celle de l’épiscopat du Kasayi, qui avait souhaité que l’U.KA
soit une institution d’enseignement universitaire à visée pratique, lieu de
formation académique, de la recherche scientifique et de la promotion du
développement.
I.5.3. Objectifs et mission de l’établissement
L’U.KA étant une institution d’enseignement supérieur et universitaire
et de la recherche scientifique, ses objectifs sont définis par et dans les statuts,
lesquels tiennent compte à la fois de la mission aux universités catholiques par
l’église universelle et des besoins particuliers du pays et du lieu de son
implantation.
A la lumière de ce principe, la mission de l’U.KA s’avère être :
− La formation d’un nouveau type d’homme et de la femme
intellectuellement et moralement équilibrés, toujours attentifs aux
multiples besoins du Kasayi et du pays, et animés du souci permanent
de l’amélioration du niveau de vie de la population ;
− La promotion de la recherche scientifique ;
− Un effort d’inculturation et d’indigénisation, c’est-à-dire enraciner dans la
culture locale ;
− La quête de l’excellence.
- 26 -
I.6. ARCHITECTURE DES LEARNING CENTRES37 51 38
De nature singulière, l’architecture des Learning centres voient jour
dans un environnement architectural marqué par l’architecture contemporaine,
une reine-mère renfermant en elle-même pas moins de 10 courants architecturaux
qui veulent à tout prix imposer leur force de caractère (de l’architecture
bioclimatique, en passant par le High Tech, le post-modernisme, l’architecture
écologique jusqu’au déconstructivisme et au futurisme).
Dans ce foisonnement, le programme des Learning centres se voit
adapter aux courants et aux humanismes des institutions attenantes selon qu’il
conviendra de couvrir tel ou tel autre espace. C’est ainsi qu’il est impérieux de
présenter, tant soit peu, les différentes généralités relatives aux traits
architecturaux ou bien entendu aux programmes des Learning centres.
I.6.1. Présentation du programme
S’il est encore envisageable de faire la liste des espaces et sous-espaces
qui composent habituellement une bibliothèque, il est difficile de l’entreprendre
pour un Learning centre.
Ainsi, que ce soit bibliothèque ou Learning centre, il s’agit de rendre
attractif, accessible, visible et repérable un bâtiment autour duquel va s’organiser
un flux important de public, dont les personnes en situation de handicap.
Le cheminement jusqu’à l’entrée, la signalétique à mettre en place, les
modes d’accès alternatifs à la voiture, les possibilités de stationnement des
véhicules, les accès pour les livraisons sont des questions qui se posent
inévitablement.
I.6.2. Analyse du projet
Les questions programmatiques relatives aux Learning centres ainsi
que
les considérations y afférentes nous amène à regrouper les services de la manière
suivante :
I.6.2.1. Hall d’entrée principal
Le hall d’entrée n’est pas un simple espace de circulation. C’est un lieu
37 Lire M. SCHREIER, Learning Center EPFL, construire l’avenir d’une institution de formation et de
recherche scientifique, Mémoire de licence, Université de Neuchâtel, Institut de Géographie, Février 2010,
p. 39-70. 51 Lire aussi P. JODIDIO, Views Rolex Learning Centre, Lausanne, Presses polytechniques et
Universitaires Romandes (PPUR), 2015.
38 Lire avec intérêt A.M. CHAINTREAU, P.Y. CACHARD, Op.cit., p. 44-68.
- 27 -
de transition entre l’extérieur et l’intérieur, un lieu d’information et de sociabilité,
un point de rencontre, une zone de découverte des différents services offerts. Cet
espace qui donne une première image de l’établissement a pour fonction d’inciter
le visiteur à pénétrer plus avant dans le bâtiment. Il vise à une certaine « mise en
condition » du public. Il peut être également un lieu d’animations.
Ouvert, donnant « à voir » l’intérieur du bâtiment, bien dimensionné en
fonction des flux d’entrée-sortie, des activités qui y sont prévues, et des
attroupements possibles, il doit être particulièrement bien traité sur le plan
climatique (protégé des vents et du froid qui pénètrent par les ouvrants) pour
favoriser sa fonction principale : l’accueil de tous les usagers, en privilégiant celui
des usagers handicapés39.
Le Learning centre en élargissant le nombre de services offerts, élargit
les fonctions du hall d’entrée d’une bibliothèque plus traditionnelle.
Pour des raisons sécuritaires et de vive ambiance, les automates de
prêts
et les banques d’accueil devront être aménagés dans le hall et les expositions
permanentes peuvent en faire partie.
I.6.2.2. Espace d’animation
• Espace d’exposition
Selon les ambitions, ce sera soit une partie du hall d’entrée ou une
circulation aménagée, soit une salle spécifique dédiée. Dans tous les cas, cet
espace sera visible et facile à surveiller ; il devra être conçu avec un type
d’éclairage approprié (modulable et orientable) aux modes d’accrochage
(cimaises, panneaux…) et de présentations (vitrines…). La présence de locaux de
stockage et éventuellement de préparation des expositions, à proximité, sont
nécessaires pour le renouvellement des présentations.
• Salle de conférence ou Auditorium
Son existence découle du projet scientifique et pédagogique mis en
œuvre et des moyens budgétaires et humains qui lui seront affectés. Cet espace
sera plus ou moins polyvalent. Ses caractéristiques adaptées au projet. Les
questions programmatiques concernant les différents services et activités à y
39 Annexe 8 de la circulaire DGUHC 2007-53 du 30 novembre 2007 relative à l’accès des personnes
handicapées au cadre bâti, version illustrée, Paris, Le Moniteur, 17 octobre 2008, Cahier détaché n°2.
- 28 -
affecter, les publics y afférents et même les modes d’accès doivent être
minutieusement analysées.
- 29 -
•
Cafétéria
Absente et même indésirable dans les bibliothèques, la (cyber) cafétéria
semble devenue l’emblème de la modernité des bibliothèques (Learning centre).
Les lecteurs aiment s’y détendre, s’y retrouver, y travailler, seul ou en groupe, un
livre à la main ou sur ordinateur. C’est un espace où le bruit est toléré et admis de
tous.
La question reste de savoir l’opportunité et la viabilité d’une cafétéria
dans un Learning centre et son traitement spécifique pour limiter les nuisances
non seulement acoustique amis aussi celles liées à l’odorat qui lui sont propres.
I.6.2.3. Espaces de consultation et de travail
• Salles pour usages diversifiés
Les pratiques liées à l’informatique, l’arrivée des nouvelles générations
des étudiants, le changement de méthodes d’apprentissage, de formation et de
recherche remettent en cause la conception classique des grandes salles de
lecture ; et la demande n’est plus de faire moins grand mais de faire plus
diversifiés.
Les besoins et les goûts diffèrent selon les personnes et selon les
moments de la journée ou de l’année ; l’offre d’espaces différenciés est donc une
réponse à la diversité des goûts et des besoins et cette offre nécessite un
traitement approprié des zones proposant des ambiances différentes (les bruits, le
calme, …). Cependant un cloisonnement excessif serait préjudiciable à la
flexibilité et à la lisibilité du bâtiment.
• Collections
Bien que le Learning centre soit beaucoup plus orienté vers le
numérique, nous ne devons pas penser que les documents imprimés n’auront
plus de leurs places dans la bibliothèque et que seules les postes informatiques
sont utiles.
Ainsi, le libre-accès aux documents et en particuliers aux imprimes
(non
numérisés) reste un objectif d’actualité ; le développement rapide de des moyens
électroniques ne doit pas conduire à restreindre l’accès à des collections
importantes, qui gardent leur utilité et dont la numérisation ne sera forcément pas
rapide.
- 30 -
Lieu de lecture
En matière de places de lecture, le besoin se calcule en fonction du
nombre d’étudiants ou des usagers attendus. La surface pour chaque place de
lecture dépend de la nature des places envisagées : sur table, sur fauteuils ou en
Carrels, … ; et du type de confort proposé.
• Espaces de travail en groupe
Ces espaces sont destinés à des petits groupes d’usagers qui peuvent
converser à haute voix. Ils ne contiennent pas des collections et leurs existences
permet de préserver le calme et la tranquillité des salles de lecture.
Leurs capacités varient entre deux ou trois personnes pour les plus
petits
espaces et huit ou douze pour des grands espaces ; une cloison vitrée ou un
oculus facilite la surveillance.
• Locaux pour photocopieurs et/ou imprimantes
Ces espaces peuvent possédés les imprimantes réseaux en libre-service,
les scanners mis à la disposition du public, outre les photocopieurs dont l’usage
diminue sensiblement. Les locaux de ce type doivent se trouver sur chaque grand
plateau de lecture et dans tous les niveaux (étages).
I.6.2.4. Espace du personnel
A côté des espaces publics, toute bibliothèque comprend aussi des
services internes destinés aux personnels, dans lesquels sont effectués toutes les
tâches administratives et de gestion, de traitement des collections physiques et
numériques. Ces espaces sont organisés habituellement autour d’un lieu de
récupération des colis et des courriers, distinct de l’entrée du public.
• Bureaux administratifs
Y sont effectués toutes les tâches de gestion (direction, gestion des
personnels, de la comptabilité ainsi que du budget, communication et
informatique) ; les équipes peuvent y recevoir des visiteurs extérieurs pour
lesquels il convient de prévoir l’accès, l’attente et l’accueil. Et pour ces espaces les
- 31 -
•
zones collectives du genre salles de réunions, les points de pause ou détente sont
nécessaires.
Ateliers pour les traitements des collections
Ce sont des espaces pour les réceptions des documents après livraison
du fournisseur, leurs contrôles et vérification, leurs arrangements. C’est au sein de
ce service qu’on met les codes sur les ouvrages afin de les placer dans les rayons.
I.6.2.5. Espace logistique
Il est inévitable de prévoir des locaux pour l’entretien du bâtiment ; cet
espace abritera tout ce qui a trait au ménage, à la surveillance et à la sécurité du
Learning centre.
I.6.2.6. Magasins
Les magasins permettent de stocker les documents qui, pour des
raisons
diverses : insuffisance de surface de consultation, faible consultation temporaire,
…, sont soustraits des collections en libre-accès de lecture.
Les collections patrimoniales ou collections rares ou même des
documents fragiles sont placés dans des magasins spécifiques, plus souvent
appelés « réserves ». Pour leurs conservations il s’impose des conditions
particulières : température/hygrométrie, systèmes spécifiques de détection et
d’extinction du feu, sûreté renforcée.
I.6.2.7. Locaux techniques/Services généraux
Leur dimensionnement est lié aux orientations techniques définies pour
le bâtiment ; leurs surfaces ne sont pas intégrées dans les surfaces utiles mais il est
souhaitable de les quantifier aux lieux lors des études de programmation faute de
quoi des surfaces utiles du Learning centre risquent d’être confisquées pour les
installations techniques au cours de la conception.
I.7. ANALYSES TYPOLOGIQUES ARCHITECTURALES
La conception et l’innovation s’appuient sur des précédents, des idées
et
- 32 -
•
des concepts qui ont évolué au fil du temps 40. Ce regard aussi architectural que
technique sur ces œuvres nous permettra de tirer quelques exigences
fonctionnelles pouvant nous aider dans l’élaboration de notre projet 41. Nous
avons choisi des œuvres du type international, aucun exemple local n’a été retenu
vu qu’il n’existe aucune forme architecturale proche du concept sur le territoire
national.
40 L. FARRELLY, Les fondamentaux de l’architecture, Paris, Ed. Pyramide, 2013, p. 33.
41 G. KWETE MINGA, Musée d’art Kuba à Kananga, Travail de Fin de Cycle (TFC), Faculté d’architecture
et construction, Université Notre-Dame du Kasayi, Kananga, Novembre 2018, p. 11.
- 33 -
I.7.1. Rolex Learning centre de Lausanne42
Vue aérienne du Rolex
Learning Centre, avec à gauche, la route cantonale
Crédit photo
: Alain Herzog
, 09
©20
Inséré dans le domaine de l’Ecole Polytechnique Fédérale, à Ecublens, le
Rolex Learning Center est à la fois un laboratoire d’apprentissage, une
bibliothèque de 500 000 ouvrages et un centre culturel international.
Sur une surface de 20 000 m², le projet comprend plusieurs services :
bibliothèque, centre d’information, espaces sociaux, lieux d’études, restaurant,
café et espaces publics extérieurs. Rassemblant les collections de dix facultés, la
bibliothèque occupe la surface la plus importante du bâtiment. La forme sous
laquelle la bibliothèque se présente est symptomatique « d’une période charnière
dans le devenir même du programme d’une bibliothèque. »4344
I.7.1.1. Localisation
Le Rolex Learning Center, surnommé Rolling Center est situé sur le
territoire de la Suisse, dans la ville de Lausanne, Commune d’Ecublens, canton de
Vaud. Ses coordonnées géographiques sont 46°31’06’’N et 6°34’05’’E. 58
I.7.1.2. Composition
Le projet du Rolex Learning Center, conçu par les architectes Kazuyo
Sejima et Ryue Nishizawa du bureau d’études SAANA, est d’une composition
complexe et extravagante.
42 Lire surtout à ce sujet P. JODIDIO, Op.cit.
43 F. DELLA CASA, et J. PERRET, Rolex Learning Centre Guide, Lausanne, Presses Polytechniques et
Universitaires Romandes, 2012.
44 Wikipédia Commons, Rolex Learning Centre, En ligne sur
https://fr.m.wikipedia.org/rolex_learning_center/ consulté le 22/02/2021 à 23h02’.
- 34 -
Vue aérienne nocturne du Rolex Learning Centre, avec ses vallons
Créditphoto: Alain Herzog
, ©20
09
Pour une surface totale au plancher de 37000m², la structure de ce
bâtiment est faite du béton armé, d’une ossature en acier et partiellement en bois.
Conçu de 2007 à 2010, le Rolex renferme en son sein :
− Une bibliothèque multimédia
− Des espaces pour étudiants (860 places)
− Une salle multifonctionnelle (600 places)
− Un café-bar (128 places)
− Un restaurant (80 places)
− Une centaine des bureaux
− Une banque
− Une librairie
− Un stationnement de 500 places
− Ainsi que des locaux techniques
Des aménagements soignés mettent en valeur cette composition de
volumes jouant de l’association entre le béton brut de traitement et le verre 45.
Caractérisé par le mouvement de vagues de sa toiture et par sa
volumétrie basse et étendue, le bâtiment ne s’impose pas aux visiteurs dès le
premier coup d’œil et il reste nécessaire de l’approcher et d’y pénétrer pour
prendre toute la mesure de ses dimensions … La grande particularité de cet
espace est l’absence de séparation physique, le bâtiment est conçu comme un
grand et unique espace fluide.
Ainsi, les étudiants qui recherchent le calme se regroupent le long des
collines et des pentes. Enfin, l’édifice comprend un laboratoire CRAFT (Centre de
45 D. PHILLIPS et M. YAMASHITA, Détails d’architecture en béton. Plans, coupes, élévations, Paris, Le
Moniteur, 2014, p. 321.
- 35 -
recherche et d’appui pour la formation et les technologies). Des patios extérieurs
assurent le lien avec les secteurs centraux, communiquant visuellement avec le
Campus, le lac et les Alpes.
I.7.2. Lilliad Learning centre innovation46
Vue panoramique du Lilliad
Learning centre innovation, les formes
irculaires
c ont
épousé celles de la bibliothèque existante.
Crédit photo : Aldo Amoreti, ©2016
LILLIAD Learning Center Innovation est le forum des savoirs à caractère
scientifique inauguré en 2016. Axée sur l’innovation, ce forum répond ou
concourt à une triple rénovation : celle de la bibliothèque universitaire centrale,
dans son lieu comme dans sa fonction, celle du cœur de campus de la Cité
scientifique, à Villeneuve-d’Ascq, celle enfin de la diffusion et de la valorisation
de la recherche et de l’innovation au sein de l’université. Cette triple ambition
s’incarne dans les partis pris architecturaux, d’aménagement et d’insertion dans
son environnement de ce nouvel équipement.
I.7.2.1. Localisation
Lilliad Learning centre innovation est situé au 59655 Villeneuve-d’Ascq,
technopole verte et ville étudiante de la Métropole européenne de Lille (Hauts-
deFrance). Il est situé au cœur du campus de la Cité scientifique.
Lilliad est entouré par les autoroutes A1, A23, A27 et la N227 (A22) et se
trouve relativement proche de l’aéroport de Lille-Lesquin. Il est également
desservi par le métro de Lille Métropole et ses deux stations situées même au sein
du campus : cité scientifique et 4 cantons Stade P. Mauroy, le plaçant ainsi à
moins de 15minutes du centre de Lille.
I.7.2.2. Composition
46 60 J. ROCHE, Art. cit., p.96-
2018.
- 36 -
Au sein de l'université mais ouvert à l'enseignement supérieur et la
recherche, aux entreprises et acteurs de l'innovation, à l'enseignement secondaire
et au grand public, LILLIAD vise à développer l'esprit d'innovation de ses
usagers. LILLIAD intègre dans un même espace un complexe événementiel, un
lieu de valorisation de la recherche partenariale, des espaces pour la pédagogie et
une bibliothèque augmentée dans ses usages et ses services.
D’une superficie de 12 600m², LILIAD, fait de béton et de verre,
regroupe trois pôles d’activité (pôle bibliothèque, espace évènementiel et
Xperium) et plusieurs services annexes (bureaux, cafétéria, halls d’accueil et de
détente, etc.).
POLE XPERIUM
Vitrine de la recherche
partenariale menée au
sein de l’université.
POLE BIBLIOTHEQUE
POLE EVENEMENTIEL Proposant des espaces
Avec une programmation d’apprentissage et un
dédiée en matière espace de convivialité
d’innovation
• Pôle bibliothèque
Ce pôle comporte des collections documentaires spécialisées dans les
domaines d’études et de recherche scientifiques de l’Université de Lille. Il met à la
disposition des usagers différents espaces :
− 50 salles de travail en groupe de 1 à 20 personnes (reparties sur deux étages)
; − Un espace détente : fauteuils dans l’atrium, cafétéria de 90 places ;
− Une salle d’innovation pédagogique de 40 places,
modulable/reconfigurable ; − 1420 places assises au total.
• L’espace événementiel
- 37 -
Le pôle événementiel vise à être une interface entre la communauté
universitaire et le monde socioéconomique. Conçu pour accueillir des événements
dans les meilleures conditions techniques et de confort, il est composé de :
− Deux amphithéâtres de 292 places et 110 places ;
− Deux salles de commission équipées pour tous scénarii d’usage, notamment
collaboratifs, n’excédant pas 40 participants ;
− Un salon de promotion de l’innovation mis à disposition des intervenants et
organisateurs durant les événements pour faciliter les relations B2B, la
tenue d’une conférence de presse, etc. ;
− Un hall événementiel de 300 places qui accueille cocktails, démonstrations,
stands et sessions posters.
Toutes ces composantes de l’espace évènementiel couvrent 1500m² de
superficie.
• Xperium
C’est un espace de démonstration d’expériences. Il permet de découvrir
certains axes de recherche scientifique de l’Université de Ille. Ouvert à tous, grand
public comme entreprises, il s’adresse en particulier aux classes des lycéennes
Le projet du Lilliad a été cofinancé par la région Hauts-de-France,
l’Université de Lille, l’Etat français, la Métropole européenne de Lille, le fonds
européen de développement économique et régional, l’Union européenne.
Conclusion partielle
Les Learning Centres apparaissent comme des lieux poétiques et
fascinants. Les éclaircissements relatifs à ce sujet de recherche ont facilité
l’appréhension et la compréhension de son contour théorique. Comme il faut
avoir vu pour faire, les acquis de ce premier chapitre, particulièrement des
analyses architecturales typologiques sont entre autres les formes fascinantes, les
façades ouvertes sur l’extérieur et des espaces conviviaux. En fait, ces acquis
balisent le terrain et permet d’aborder la présentation des partis architectural et
constructif de la conception.
CHAPITRE DEUXIEME : APPROCHE CONCEPTUELLE DU
NOTRE-DAME LEARNING CENTRE DE L’U.KA A KANANGA
La programmation d’une infrastructure constitue un défi, car il s’agit,
non pas d’orienter les usages de façon préconçue, ce qui générerait
- 38 -
dysfonctionnements et détournements, mais d’inviter à une multiplicité d’usages
au sein du Learning Centre.
C’est ainsi qu’il convient de traiter des données relatives au projet
proposé comme réponse à la problématique présentée antérieurement. Il sera
question de présenter les choix portés à l’égard de dispositions architecturales et
constructives.
II.1. PARTI ARCHITECTURAL
Le concept architectural nait toujours des besoins fonctionnels tels que :
habiter, traverser un fleuve, se soigner, se divertir. La corrélation entre la variété
des besoins et la variété des réponses, et la variété des sensibilités esthétiques
donne une infinité d’architectures différentes et de nombreuses interprétations 61.
C’est alors que pour éviter cet écueil, il convient de poser une ligne
directrice, une idée maitresse, une étude architecturale indispensable à la
proposition des solutions puisées dans une démarche itérative entre le concept et
les données contextuelles du projet.
Il sera ainsi décortiqué tour à tour, l’orientation du bâtiment,
l’approche
programmatique, le concept architectural opté pour la contextualisation du projet
relatif au sujet, les planches prémonitoires ainsi que la gestion des flux.
II.1.1. Orientation
Elle est au premier plan dans le processus de l’obtention d’un confort
thermique dans le bâtiment. « Dans les zones intertropicales, la disposition des
bâtiments et de la végétation voisine joue dans le microclimat un rôle important ».
Pour cela, notre bâtiment est orienté dans le sens collatéral du Nord-
Sud,
vu l’inclinaison du Nord à 60° par rapport à la façade principale. Les baies qui se
trouvent orientées Est-Ouest sont équipées d’un vitrage spécial pour casser la
pénétration des rayons solaires et ainsi favoriser les rayons infrarouges.
61
Wikipédia Commons Inc., L’architecture, à retrouver en ligne sur https://fr.m.wikipedia.org/Architecture,
consulté le 26 février 2021, à 00h32’.
- 39 -
II.1.2. Approche programmatique47
Facteur essentiel dans la conception des espaces, la programmation,
instituée par la loi MOP48, précise qu’il est obligatoire de s’assurer de la faisabilité
et de l'opportunité de l'opération envisagée, d'en déterminer la localisation, d'en
définir le programme, d'en arrêter l'enveloppe financière prévisionnelle, d'en
assurer le financement, de choisir le processus selon lequel l'ouvrage sera réalisé
».
Ses différentes phases sont :
II.1.2.1. Organigrammes
Le préprogramme ou organigramme traduit le projet d’usage en
espaces
à aménager (ou à réhabiliter) et ce, de façon très synthétique. Il établit, par des
signaux ou des flèches, les principes techniques du futur Learning Centre, et son
profil environnemental. Si l’opération s’inscrit dans une démarche HQE R, le
préprogramme met en évidence les caractéristiques (urbaines, physiques,
47 Lire à ce sujet E. NEUFERT, Les éléments des projets de construction, 11ème édition revue et
augmentée, sous la direction de Jean-Michel Hoyet, Paris, Dunod, 2021, p. 52-92.
48 Loi n° 85-704 du 12 juillet 1985 relative à la maîtrise d’ouvrage publique et à ses rapports avec la
maîtrise d’œuvre privée.
- 40 -
environnementales, réglementaires…) du site de l’opération 49. Il procède du
général au particulier.
II.1.2.1.1. Organigramme général
POLE
BIBLIOTHEQUE
POLE LOCAUX
EVENEMENTIEL HALL TECHNIQUES
*Les différents services ont été
organisés autour du hall
ADMINISTRATION
comme élément moteur jouant
entre convivialité et
intériorité
II.1.2.1.2. Organigramme détaillé du Rez-de-chaussée
Cafétéria
Auditorium Secrétariat Dép. Trait.
collect. collect.
Presses DG
universitaires
HALL Sanitaires
Assises
Institut des conviviales Salle de
gestion
Langues des bases
vivantes Bureaux Salle de des
paysagers réunion données
49 A.M. CHAINTREAU, P.Y. CACHARD, Op.cit., p. 129.
- 41 -
II.1.2.1.3. Organigramme détaillé du premier étage
Salles de
lecture
Salles Rayons livres Carrels
informatiques
Espace pour
Consultation usages
en libre accès
HALL diversifiés
A ssises
Salles de conviviales
lecture en
groupe
II.1.2.1.4. Organigramme détaillé du deuxième étage
Salle s de Rayons livres
formation
Collections
patrimoniales
HALL
Salle de
formation à
l’IST
Médiathèque
II.1.2.2. Programme
Dans la confection du programme, la surface affectée à chaque espace
n’est que la résultante de l’aménagement lié à l’activité qui s’y déroule. Cette
étude (la programmation) permet aussi d’éviter les espaces superflus, non utiles
dans le bâtiment. C’est d’ailleurs au cours de cette étude que doivent être ou non
intégrées les démarches des 14 cibles d’une Haute Qualité Environnementale
(HQE ou HSQE). Pour le présent projet, le bilan de surface est estimé à 3000m².
Programme détaillé avec bilan de surface
SERVICES SUP. UNIT. (m²) SUP. TOT. (m²)
ACCUEIL
Hall d’accueil 200 200
Automate de prêt 60 60
Sanitaires publics* 8 40
Sous-total 300
- 42 -
POLE BIBLIOTHEQUE
Bibliothèque (rayons livres) 600 600
Salle de traitement des collections 60 60
Salles banalisées pour :
- Groupes de 12 (4) 30 120
- Groupe de 30 (2) 60 120
Salles informatiques (2) 40 80
Salles de lecture (4) 15 60
Médiathèque 100 100
Carrels 10 80
Salle pour usages diversifiés**
Sous-total 600 600
1820
*P
ADMINISTRATION our
les
Bureaux individuels (2) 15 30
Bureaux collectifs 40 40
Salle de réunion 35 35
Sanitaires*** 3 15
Magasins
Stockage patrimoniaux 40 40
Petits rayonnages 40 40
Sous-total 200
POLE EVENEMENTIEL
Cafeteria 120 120
Auditorium 400 400
Salle d’exposition 80 80
Institut des langues vivantes 40 40
Presses Universitaires 40 40
Sous-total 680
LOCAUX TECHNIQUES
Salle de gestion des bases de données 60 60
Autres
Parkings
Total général 3060
- 43 -
sanitaires publics, la surface unitaire est **La surface unitaire de notre salle pour **Selon le Code du travail : 2 WC et 1 usages
de 0,06m²/personne, dont sanitaires diversifiés est de 3m², celle-ci lavabo pour 20 femmes - 1 WC, 1 urinoir peut accueillir
jusqu’à 200personnes et 1 lavabo pour 20 hommes, pour une sans compter les marches
adaptés aux personnes
conviviales ! surface de 3,5m²/10personnes
handicapées.
II.1.3. Théorie architecturale luminaire
Durant cette époque contemporaine, l’architecture reste un moyen
d’afficher la splendeur, entre autres par le gigantisme dans la hauteur (édifices
verticaux) ou le gigantisme dans la portée horizontale. Reine-mère de
l’architecture de nos jours, l’architecture contemporaine, renferme en elle-même
pas moins de 10 courants architecturaux qui veulent à tout prix imposer leur force
de caractère.
C’est ainsi que pour notre gouverne, il nous a paru imparable d’opter
pour un choix architectural caractéristique de l’architecture contemporaine,
adaptée au bâtiment à concevoir ainsi qu’à son environnement et de facto à jour.
Pour mener à bien ce choix, deux outils majeurs ont retenu notre attention, il
s’agit de la composition architecturale dans sa généralité ainsi que de
l’architecture immatérielle.
II.1.3.1. Composition architecturale
Les formes sont assemblées sous la lumière. Voilà l’un des moments les
plus piteux dans le processus d’élaboration d’un projet architectural. Il est évident
de croire que Charles-Edouard Jeanneret savait comme faire que ces formes
devraient être assemblées par un jeu correct et savant.
Toute composition suppose un système explicite ou implicite de règles
régissant le rapport des éléments entre eux. Ainsi, pour actionner ce système,
nous avons fait recourt aux méthodes de composition classique dont la méthode
analytique et la méthode synthétique, faisant intervenir les éléments tels que la
proportion et le module.
• La proportion
Rapport métrique des parties entre elles et avec le tout, notre
proportion est établie de façon à exprimer le cycle du savoir. Comme toujours, le
savoir transmis nait dans l’humain telle une tâche d’huile sur un fond blanc, d’un
point vers une forme. Ces formes assemblées créent une expression plus claire de
la transmission du savoir. En ce sens, chaque partie du bâtiment doit se relier de
manière mesurable à toute autre partie pour conserver l’harmonie.
• Le module
Il est très utile dans l’attribution des espaces. Dans notre processus de
- 44 -
conception, le module choisi a généré une trame transversale unique de 5,00m et
une trame longitudinale de 10,00m, ce qui génère une case modulaire de 100m²,
l’attribution des espaces ainsi que la gestion des contraintes structurelles n’étaient
tout de même pas aisées .
Les flèches montrent qu’à partir d’une base , le
savoir croît de jour en jours à des horizons sans fin,
inspiration pour le Notre -Dame Learning Centre
Les fuyants générés par l’expression de l’étendue du savoir se sont
intégrés dans l’attribution des espaces et dans la confection des ouvrages de
circulation verticale (escalier et rampe). Les contraintes de composition
architecturale énumérées ci-haut nous ont conduit au courant architectural que
nous nous apprêtons à décortiquer.
II.1.3.2. L’architecture immatérielle
L’expérience de la ville est influencée par des forces ambiantes et
immatérielles, non pas seulement par le bâti mais aussi par le ressenti.
L’architecture de la ville n’est pas une simple collection de monuments statiques
et formels mais envisage également l’éphémère et l’indéterminé. Les flux ont
notamment une place aussi importante que l’espace bâti.
Ce propos de la revue avant-gardiste Archigram est réactualisé par
SANAA à l’heure où les technologies numériques jouent un rôle essentiel dans la
vie quotidienne et bouleversent les pratiques de l’espace 50. Il démontre que la
démarche immatérialiste est sans doute l’une de solutions les plus effervescentes
d’intégration de l’informatique à l’architecture. Cette démarche ne vient pas
prôner une suppression totale de la matière au bâtiment, mais vient plutôt donner
une édition plus enrichie et plus contemporaine de la destruction de la boite de
Franck Lloyd Wright.
En ce sens, au-delà de la hauteur différenciée de espaces et de la
libération des contraintes structurelles franckistes se trouve une volonté
interdépendante (pour des raisons écologiques) du choix des matériaux
transparents, évanescents et celle de la constitution de très larges espaces (par
exemple, un hall d’accueil d’un Learning Centre qui va jusqu’à 12% de la surface
bâtie de l’édifice).
En intégrant la nouvelle bibliothèque universitaire, l’immatérialisme
50 C. VETTORIZU, Op.cit., p. 17.
- 45 -
met l’usager dans un océan des savoirs, sans aucune contrainte spatiale et ce, dans
une ambiance variante selon qu’il s’agit des zones calmes ou bruyantes.
Les espaces sont désormais accessibles sans efforts, les baies coulissantes
à galandages, la mise à jour de la domotique (et tout ce qu’elle engendre) ou
encore les pentes douces font désormais partie intégrante d’un bâtiment au cœur
des réalités technologiques existantes et d’une démarche HSQE.
Les nouvelles technologies, intelligence artificielle générée par
l’humain, planent et constituent même le poumon de nouveaux bâtiments du
XXIème siècle. D’ailleurs, concevoir un bâtiment de nos jours, avec les outils BIM
(Business Information Modeling) reste le moyen le plus sûr et le plus rigoureux à
travers l’univers de la profession architecturale.
Cette architecture est donc, chargée d’une forte dose d’émotion pour
l’individu qui sert d’interface entre l’espace physique et virtuel, on n’habite pas
les murs mais l’espace entre les murs. L’architecture se fait transparente et
évanescente.
Elle est caractéristique des matériaux à jour tels que les vitrages
spécifiques, le béton précontraint, l’acier ou encore le plâtre. Ce sont ces
matériaux qui chargent ce courant de la forte dose d’émotion, qui appelle une
architecture à la fois environnementale, écologique et augmentée.
II.1.3. 3. Plan de ma sse
- 46 -
Expression graphique par excellence du parti architectural, le plan de
masse renseigne sur la composition du champ par une vision verticale et sur
l’organisation des espaces.
L’espace est organisé de façon à favoriser certaines conditions déterminantes
en vue du confort des usagers. Les différentes contraintes d’espaces incluent l’orientation
du bâtiment et son intégration dans le tissu universitaire, la fréquentation maximale des
étudiants et l’utilisation des espaces verts comme espaces de vie quotidienne (les assises
conviviales et la présence de l’eau ont été des solutions proposées). L’architecture
écologique peut donc être lue à travers ce choix architectural, parce que le bâtiment n’a
pas eu besoin de s’intégrer dans le tissu environnemental, mais il est lui-même devenu
un élément à part entier du tissu environnemental de l’université avec ses toitures
débordantes végétalisées.
Le terrain est entouré par quatre routes, le grand boulevard de l’U.KA
et trois autres avenues secondaires. Ainsi pour répondre au repérage facile de
l’entrée, qui est une des exigences fonctionnelles d’un Learning centre, nous
avons utilisé le grand boulevard, qui déjà est l’artère principale pour y placer
notre entrée qui est d’ailleurs grande et facile à retrouver, avec une porche
monumentale accompagnée d’une rampe pour permettre aux personnes à
mobilité réduite d’avoir accès facile à la documentation tant numérique que
virtuelle qu’abrite notre projet.
II.1.3.4. Gestion des flux
Dans un projet d’architecture, la circulation est l’un des éléments
indispensables à son fonctionnement ; elle est considérée comme l’âme du projet.
La qualité des circulations, notamment verticales : dimension,
disposition, lumières, vues sur l’extérieur, sur les services et les collections,
contribue à la lisibilité et à l’accessibilité d’un bâtiment et crée l’envie de
poursuivre le parcours jusqu’à l’offre de services.
On distingue traditionnellement trois circuits dans le fonctionnement
d’une bibliothèque : celui du public, celui du personnel, celui des documents. Ce
schéma est en train d’évoluer fortement avec la naissance de la bibliothèque
hybride51. C’est ainsi que pour notre gouverne, le Notre-Dame Learning Centre
s’est inscrit dans cet hybridisme en disposant de deux circuits principaux, un
circuit public et un circuit personnel-documents.
• Le circuit-public : ce circuit est emprunté par les étudiants, les enseignants,
les chercheurs et formateurs du site et visiteurs ;
• Le circuit personnel-documents : ce circuit est emprunté par le personnel du
Learning, que ce soit ceux administratifs ou affiliés à la documentation.
La gestion des flux génère une autre approche très importante, la
51 A.M. CHAINTREAU, P.Y. CACHARD, Op.cit., p. 83.
- 47 -
circulation. Au sein d’un Learning Centre, la circulation migre du déplacement
d’une pièce comme autrefois vers une sorte de promenade architecturale dans le
savoir. Les circulations internes et externes ont fait partie intégrante du
fonctionnement de notre bâtiment.
• Circulation interne
Les différentes circulations internes sont celles horizontales et
verticales. Pour les circulations horizontales, les contraintes structurelles sont très
minimales, de telle sorte qu’on croirait être dans un espace non clos, les halls et
dégagements sont dosés de façon paysagère (la vitre a joué ce rôle). Pour les
circulations verticales, les escaliers et rampes ont été des ouvrages choisis par
excellence, d’ailleurs l’escalier est flottant (fait du verre armé) et la rampe est
douce.
• Circulation externe
Elles sont séparées (respectivement piétonne et mécanique) pour
prévenir les risques d’accident dus à leur croisement.
II.1.3.3. Elévations et volumétries
Dans la conception des élévations, le vitre a été l’élément le plus
prédominant, utilisé dans plus de 70% des cas, il s’avère être l’élément par
excellence de l’architecture immatérielle et paysagère.
- 48 -
II.1.3.4. Promenade dans le savoir
La promenade en architecture se traduit généralement par l’utilisation
- 49 -
de rampes, par un fléchage au sol, par l’usage d’escaliers ou d’ascenseurs. Cette
thématique a notamment été développée par Le Corbusier dans sa Villa Savoye 52.
La rampe quitte ici le champ de l’usage, elle n’est plus utilisée pour accomplir une
tâche bien définie (accompagner le visiteur) mais acquiert son autonomie. 68 Elle
permet en effet de dérouler la promenade dans le bâtiment en contemplant
d’ailleurs les différentes expositions de l’Université Notre-Dame du Kasayi et en
se trouvant, sans s’y attendre dans un niveau supérieur.
II.2. PARTI CONSTRUCTIF
L’architecture c’est la vie – et si le Corbusier a raison, « la construction
c’est pour faire tenir, l’architecture c’est pour émouvoir ».53
La mise en œuvre des matériaux dans l’architecture inscrit
physiquement le bâtiment dans son contexte social et culturel. Elle satisfait aux
usages pour une économie donnée et assure la solidité de l’édifice 54.
De nos jours, la réalisation d’un édifice est devenue, non seulement un
processus où plusieurs paramètres nécessitent une étude préalable, mais aussi et
surtout une édition, à partir d’une maquette numérique, des rapports listant tous
les composants d’une construction, sans exception aucune55.
Cependant, cette édition ne peut être mise sur pied sans que certains
choix aient été préalablement établis. Dans le cadre de notre projet, les choix
opérés seront exposés ici d’une manière brève. Il s’agit du choix du parti, des
matériaux et de la structure.
II.2.1. Choix du parti
Dans le choix du parti constructif, plusieurs éléments peuvent dicter la
conduite de la conception : l’enveloppe financière prévisionnelle, les
performances et les exigences techniques associées aux principes constructifs, au
traitement des couvertures et des façades, à la gestion technique du bâtiment…
Le meilleur parti doit prendre en considération tous les aspects en vue
de répondre à un minimum d’exigences exposées par chacun de ces aspects.
52 K. HASSAYOUNE, Usages de la rampe en architecture. Entre automobiles, hommes et idées. Mémoire
de l’Ecole d’Architecture Paris Malaquais, septembre 2005. p.11 et pp. 38-40. 68 C. VETTORIZU, Op.cit., p.
28.
53 Idem, p. 37.
54 N. HOYET, Matériaux et architecture durable, Edition enrichie des matériaux biosourcés, Paris, Dunod,
2017, p. 7.
55 N. HOYET, F. DUCHENE et M. DE FOUQUET, BIM et architecture, Paris, Dunod, 2016, p. 1.
- 50 -
II.2.2. Matériaux
Le choix des matériaux résulte d’une étude minutieuse des propriétés
chimiques et physiques qu’ils garantissent en vue de réussir la matérialisation du
projet d’architecture.
Ce choix tient compte de leur disponibilité, de techniques de leur mise
en œuvre, de l’aspect qu’ils offrent ainsi que de considérations économiques.
Les principaux matériaux utilisés dans ce projet sont l’acier, le verre, le
béton et le plâtre.
II.2.3. Structure
Parler de la structure, revient à parler de l’analyse squelettique du bâtiment ;
la structure assure la stabilité de l’édifice.
Elle reprend les charges propres (poids des éléments constructifs qui
composent le bâtiment), les charges d’exploitation (dues à l’utilisation par les usagers) et
les charges accidentelles ou occasionnelles.
II.2.3.1. Ossature
Tel un corps humain, l’ossature du bâtiment est vu comme l’ensemble
des ossements que compose sa structure. Dans le cas qui est le nôtre, elle est
composée des poteaux et poutres profilés en I européen (IPE) et dalles composites
(métallique et en béton).
II.2.3.2. Module et trame
La répétition du module traduit une trame.
Les trames classiques sont de l’ordre de 4,5 à 6 m pour des logements.
Construire avec de grandes portées (par exemple 12 à 18 m pour des bureaux ou
15 à 16 m pour des parkings) est intéressant pour dégager de grands plateaux
libres.
À noter que le nombre de points porteurs dépend également du type
de
fondations à prévoir en fonction de la nature des sols rencontrés. Quand un sol est
mauvais, il convient de limiter les points de fondation. Pour notre gouverne, le
choix a été fait d’une trame de 10m par rapport aux conditions climatiques et
météorologiques du site d’implantation.
II.4. Hauteurs sous-plafond
Les hauteurs sous-plafond définissent le niveau de confort, le cubage
d’air et le degré de promiscuité. C’est pourquoi il est prudent, pour un bâtiment à
fréquentation aussi maximale, d’atteindre le niveau raisonnable des facteurs
cihaut énumérés. Au vu de tous ces facteurs, la hauteur sous-plafond choisi est de
4,90m.
- 51 -
Conclusion partielle
Tels sont les choix opérés pour notre projet sur les plans architectural et
constructif. Il était question ici de justifier le choix des éléments qui entrent en jeu
dans la composition de notre projet, leur description faisant l’objet du troisième
chapitre.
- 52 -
CHAPITRE TROISIEME : APPROCHE TECHNIQUE
DU NOTRE-DAME LEARNING CENTRE DE
L’U.KA A KANANGA
Concevoir et construire se font avec des matériaux et chacun d’entre eux
a ses spécificités tant sur le plan conceptuel que technique, mécanique et formel 72.
Il sera donc question, dans ce chapitre d’énumérer les différentes techniques de
mise en œuvre et matériaux utilisés pour la conception de notre projet. Il s’agira
donc du gros œuvre ; du parachèvement, de la lumière et vitrerie, des
équipements spécifiques, et enfin de la voirie et réseaux divers.
III.1. GROS-ŒUVRE
Le gros-œuvre est certes la partie la plus opulente d’un projet de
construction, elle renferme en son sein le tissage des ossements du projet. C’es
ainsi que nous procéderons comme suit pour son exécution :
III.1.1. Les fouilles de fondations
Ces dernières seront faites de façon que leurs grandeurs contiennent
la fondation et permettent aux exécutants d’y accéder sans difficulté aucune. Les
profondeurs des fouilles seront fonction de la portance du sol sur lequel le
bâtiment sera érigé.
III.1.2. Les fondations
Aux grands maux des grands remèdes, dit-on. Ce projet est l’un de
ceux qui défient les coûts de construction, sans s’en inquiéter. Les conditions des
Learning centres leur confère donc la mise en œuvre d’une fondation impeccable.
C’est ainsi nous avons opté pour une fondation mixte, faite d’une
part
des semelles isolées reliées par des longrines en béton armé et d’autre part
d’ancrage servant à la liaison des profilés métalliques.
III.1.3. Les élévations
Comme l’avons évoqué précédemment, l’architecture c’est la vie, et
si
le Corbusier a raison « la construction c’est pour faire tenir, l’architecture c’est
pour émouvoir », dans cet ordre d’idées, le Notre-Dame Learning Centre rend à
Le Corbusier un double hommage.
- 53 -
Dans un premier temps, les murs pour « faire tenir » et vu la
structure
que nous avons utilisé, il n’y en a pas beaucoup. Et dans un deuxième temps, le
M. LANDOWSKI et B. LEMOINE, Concevoir et construire avec l’acier, Luxembourg, Arcelor, Collections
72
Mémento acier, 2005, p. 1.
Notre-Dame Learning centre sait nous émouvoir, par le rôle qu’il joue, par les
impulsions qu’il donne, par la vie qu’il instille dans toute l’université et par ses
formes sensuelles, généreuses, intrigantes et audacieuse par sa rampe
monumentale qui permet une promenade architecturale dans le bâtiment, par son
entrée grandiose couvert par un fronton extraordinaire.
Les éléments de remplissage utilisés sont les plaques de plâtres, très
important dans une démarche HQE, le plâtre sait faire corps unique avec l’acier.
Ce choix se justifie par le fait que le plâtre est insensible à l’humidité et à l’eau et
c’est un matériau de haute dureté 56. Mais signalons que la majorité des
remplissages est en verre, choisi pour son effet paysage et ses propriétés qui ne
cessent d’émouvoir.
Le cloisonnement interne est en majorité en verre, l’administration
est
subdivisée en verre, ceci pour permettre la transparence et favoriser l’abondance
de la lumière. Le verre est donc en abondance dans les élévations parce que la
lumière est d’une grande importance, le but est donc de voir et de se voir.
III.1.4. La structure
Elle est même le squelette de notre bâtiment et fait sa force. La
structure de cet édifice est en ossature métallique. Le fer, son élément basique de
synthèse, est très répandu dans l’écorce terrestre dont il représente 5 % 57 pour
permettre la couverture de grandes portées ; elle est composée de poteaux et
poutres métalliques et des dalles mixtes (métallique et en béton).
L’acier représente donc un choix déterminant dès la conception,
structurel notamment, qui exige rigueur et précision mais qui donne maîtrise du
projet, liberté de création et choix de solutions adaptées.
Construire avec de l’acier relève de la filière composite. C’est un
matériau dont la préparation et la mise en forme se fait en grande partie en atelier
et dont les éléments arrivent sur le chantier prêts à être montés et associés à
d’autres matériaux.
La logique de la construction avec l’acier est une logique
56 N. HOYET, Matériaux et architecture durable, Paris, Dunod, p. 134.
57 M. LANDOWSKI et B. LEMOINE, Concevoir et construire avec l’acier, Luxembourg, Arcelor, Collections
Mémento acier, 2005, p.6.
- 54 -
d’assemblage, où l’ossature se fait par points porteurs de type poteaux-poutres,
sur lesquels viennent se greffer les éléments de planchers, d’enveloppe et de
partitions. Là aussi, l’anticipation des choix techniques permet de tirer parti au
mieux des possibilités architecturales du matériau. 58
Les qualités de l’acier sont donc tellement fascinantes, parce qu’elles
permettent un démontage facile et aisé, ce qui pérennise encore une fois le
caractère flexible des espaces conçus.
Les dalles des Learning Centres sont à part entières. S’il y a un
élément
qui mérite notre attention, c’est la charge d’exploitation à prévoir pour un Learnig
Centre.
Pour le cas qui est le nôtre, les rayonnages denses (mobiles), ont une
charge d’exploitation des planchers, adaptée à la densité des rayonnages de 1
500kg/m². Pour les rayonnages traditionnels, une charge est de 600 kg/m². La
planéité doit être parfaite afin de garantir la stabilité des rayonnages. Les rails de
la mobilité des rayonnages sont incorporés au coulage du béton.
III.1.5. Le joint de dilatation
En raison de la longueur de notre bâtiment et des réactions générées
par les matériaux utilisés, nous avons 3 joints de dilatation permettant aux
matériaux d’avoir un champ de manœuvre. Ils sont placés à une distance
moyenne de 25 mètres.
III.1.6. La toiture
C’est la partie qui coiffe un édifice. Elle peut être visible, semi-cachée
ou totalement cachée. Et a pour fonction principale la protection du bâtiment
contre des intempéries.
Pour ce faire, la toiture doit être totalement étanche à la pluie. Dans ce cas qui
nous concerne, nous avons opté pour une toiture cachée, à chéneaux gargouille,
réalisée en dalle pleine mixte (métallique et en béton) mélangé aux produits
hydrofuges.
Elle est végétalisée pour isoler thermiquement le bâtiment par la réduction des
variations de température. Dans la foulée, à l’instar du Lilliad Learning
innovation, nous avons opté pour ce choix afin de s’inscrire dans la démarche
HSQE qui voudrait une écoconstruction, une adaptabilité aux espaces verts.
58 M. LANDOWSKI et B. LEMOINE, Op.cit., p. 1.
- 55 -
L e toit du Lilliad Learning
innovationet sa végétation
qui vient inscrire le bâtiment
dans une démarcheHSQE ,
car l’espace sur lequel le site
est construit avait été
déboisé, alors l’architecte
avait voulu revoir ce tissu
environnemental malgré la
présence du bâtiment .
C rédit photo : Roland Halbe
©2016
III.2. PARACHEVEMENT
III.2.1. La menuiserie
Les châssis des toutes les baies, portes et fenêtres extérieures seront
en
aluminium.
Produit à partir de matières premières abondantes, l'aluminium est
recyclable à 95 %. L'aluminium recyclé ne consomme que 5 % de l'énergie
nécessaire pour la première fusion. Il est inaltérable, insensible à l'eau ou à la
corrosion, et d'un entretien des plus réduits. Sa structure en fait un matériau très
robuste et indéformable. Il s'adapte aux ouvertures les plus grandes et résiste
parfaitement aux écarts de température. Le procédé de fabrication des profilés en
aluminium permet d'obtenir des produits homogènes, sans défaut malgré leur
finesse, et parfaitement isolants, contre le bruit tout autant que le froid. 59
L'inertie et la résistance de l'aluminium permettent de concevoir des ouvertures
de grandes dimensions, sans ajout de renfort. La finesse de la structure est
toujours préservée quelle que soit la taille de l'ouverture, la surface de
transparence est maximale, un atout non négligeable dans le cas de petites
fenêtres.
Toutes les baies ou portes intérieures auront des châssis en PVC
autrement appelé polychlorure de vinyle, une matière plastique largement
utilisée aujourd’hui, pour toutes sortes d’applications.
Les raisons de ce succès reposent sur des caractéristiques techniques
particulières, associées à un coût de fabrication modéré. C’est un matériau
original, par bien des aspects60, entre autres sa capacité d’un bon isolant
acoustique et thermique.
59 . T., MAWEJA, Cours de construction, troisième graduat, 2019-2020, p. 96.
60 T., MAWEJA, op. cit., p. 105.
- 56 -
III.2.2. Le plafond
Le plafond est en feuilles de plâtre attachées avec les clous spéciaux
en cuivre pour empêcher sa désolidarisation, dans des salles comme le hall
d’entrée, et la cafétéria. Elles ont été choisies compte tenu de l’aspect d’éclat et de
blancheur qu’elles offrent61. Dans l’auditorium, une technique assez spéciale de
gestion de sons a été installée. Ce sont des plaques de laine minérale inclinées
selon le sens de diffusion du son, ces plaques, très connues pour leurs qualités en
isolation acoustique se sont avérées très importantes parmi nos choix.
III.2.3. Les revêtements
a) Le carrelage et dallage
L’espace de la bibliothèque, de l’auditorium, de la cafétéria, de salle
d’exposition, des places de lecture diversifiée est beaucoup sollicité, par le fait que
ces services connaissent une fréquentation abondante. C’est ainsi que le choix a
été fait d’utiliser des carreaux en grès de cérame de dimensions ordinaires,
épaisseur de 12 mm, format carré de 40 × 40 cm. Ces carreaux sont durs,
inaltérables, imperméables et inattaquables par les acides ; leur usure est presque
nulle.62
Pour l’extérieur et les espaces de convivialité, le revêtement du sol
est fait en dallettes gazonnées. Ces dallettes, en pierres naturelles,
ordinairement en calcaire, présentent de dimensions les plus variées 63, elles
sont faites avec des épaisseurs et dimensions variées. Pour le cas qui est nôtre,
nous avons choisi les dalles d’une épaisseur de 30mm, en ciment comprimé
ayant comme dimensions 60 × 60 cm.
Les dalles sont posées sur du béton, sur du mortier de chaux et par terre
simplement sur une couche de sable humide bien pilonnée de 3 à 4 cm
d’épaisseur et les joints laissés sont recouverts de gazon, d’où l’appellation «
dallettes gazonnées ».
Il faut veiller à ce que la dalle porte partout sur le mortier ou le sable. On remplit
les joints avec du ciment pur. Quand les joints sont grands, on emploie le mortier
de ciment.
61 G. KWETE MINGA, op.cit., p. 27.
62 T., MAWEJA, op. cit., p. 25.
63 Idem, p. 26.
- 57 -
a) L’enduit
Enduire un mur ou une maison répond à deux besoins : protéger et
décorer, c'est le rôle de l'enduit. La protection est obtenue par
l'imperméabilisation qui va empêcher l'eau d'atteindre la maçonnerie tout en
"laissant respirer le support", en permettant la migration de vapeur d'eau de
l'intérieur vers l'extérieur.64 Les murs extérieurs sont revêtus d’un enduit à base
de mortier de ciment.
Dans les caves, nous avons utilisé le mortier à base de ciment prompt naturel en
raison de son bon comportement en milieux humides.
Pour ce qui est de la peinture, le bâtiment intégrant le site universitaire
nous a donc obligé à opter pour des couleurs de la place, celles dominant le
paysagère constructif de ce site, entre autres la pierre de France ou encore le
marron.
III.3. La lumière et la vitrerie
III.3.1. La lumière
L’éclairage est compté parmi les matériaux de construction. Sa
régulation dans notre bâtiment doit être assurée ; car lorsqu’il excède, il devient
destructeur des spécimens.
Une ambiance d’éclairement uniforme, à faible niveau, est propice au
calme et à la détente nerveuse, alors qu’une ambiance plus contrastée, avec des
intensités plus élevées favorise l’activité dynamique : la première repose, la
seconde stimule. A la limite, des éclairs lumineux intenses et brefs provoquent
une certaine agression sur l’individu ; il existe des tortures où le bourreau
manipule les couleurs et la lumière.65
Pour éviter toute ambiguïté lumineuse dans notre projet, nous aurons donc à faire
à des sources lumineuses adéquates dans le but d’éviter les éblouissements et les
papillotements des yeux et d’assurer aussi une meilleure ambiance de lumière
dans tous les espaces de intérieurs de notre Learning centre.
La vision directe sur la source lumineuse, la vision par réflexion sur
une surface plane… ; étant parmi les causes multiples de l’éblouissement, nous
opterons donc quelques techniques pour l’éliminer, entre autres, le bon choix de :
dimensions des sources lumineuses, la forme des sources et la position des
sources.
64 Idem., p. 14.
65 Ibidem, p. 65.
- 58 -
III.2.2. La vitrerie
Le verre n'est plus le matériau fragile posé dans de petites
ouvertures
aménagées dans une paroi afin de laisser pénétrer un peu de lumière naturelle
dans les intérieurs.
Dans l'architecture actuelle, le verre est devenu lui-même paroi,
voire
façade. Il doit donc en assumer toutes les fonctions telles que la protection contre
le froid, la chaleur, l'eau, le vent, l'excès de lumière, parfois la transparence, le
bruit, le feu, les rayonnements nocifs, le vandalisme, l'effraction, etc. Et ce de
manière économique, durable et esthétique.
Le verre est devenu un matériau d'architecture complet aux
fonctions
sans cesse plus nombreuses, plus attractives et plus performantes autorisant les
réalisations les plus audacieuses.66
a) Le vitrage autonettoyant
Les architectes conçoivent des immeubles de grandes dimensions
(hauteurs). Ces façades de grandes surfaces et de grandes hauteurs posent un
problème car elles sont difficiles à atteindre et donc difficiles à nettoyer. En 2001,
la société Pilkington a commencé à commercialiser le vitrage autonettoyant, suivie
par Saint-Gobain ... et d'autres manufacturiers.
Notre projet étant parmi les bâtiments ayant des grandes baies sur
des
grandes surfaces et ayant une hauteur considérable, le vitrage autonettoyant est
pris comme matériau convenable pour remplir les baies. Ainsi sur les murs
rideaux et les mûrs-fenêtres que nous avons sur notre bâtiment, seront posés les
vitrages autonettoyants.
Le principe d'un vitrage autonettoyant est basé sur une couche
transparente déposée en face 1 et qui a la particularité d'être photo catalytique
(sous l'effet des UV de la lumière solaire) et hyper hydrophile. L'effet photo
catalytique provoque la destruction d'impuretés déposées sur la vitre tandis que
la propriété de super hydrophilicité favorise l'élimination de ces impuretés avec
la pluie.
L'oxyde de titane TiO2 (sous forme cristalline anatase) est le plus
actif
66 H., ZEROUB et M., LARBI, Le verre dans le bâtiment, Université Mhelmed Bougara Bourmedes,
ingénieurs d’état en génie de matériaux, p. 102.
- 59 -
et de plus présente un aspect d'hyperphilicité.
Le principe actif d'un vitrage autonettoyant est un mince film
d'oxyde
de titane TiO2 déposé sur la face extérieure de la vitre. Sous l'effet du
rayonnement solaire, ce film provoque des réactions d'oxydo-réduction qui
détruisent les composés organiques en formant du CO2 et de l'eau. Le nettoyage
de la surface de la vitre est obtenu par la pluie qui achève l'action par lavage.
L'effet hydrophile empêche la formation de gouttelettes d'eau qui concentreraient
les impuretés et laisseraient des traces après séchage. En outre, l'eau formant un
film mince sur la vitre est évacuée rapidement par évaporation. 67
Un verre autonettoyant est donc efficace quand il est exposé
alternativement au soleil et à la pluie. Cette action n'est pas efficace directement
pour la destruction des particules minérales, mais diminue considérablement leur
adhésion au vitrage par élimination des salissures organiques. Les salissures
minérales sont donc aussi éliminées avec la pluie.
b) Le verre feuilleté
L'utilisation du verre feuilleté dans le bâtiment fut plus tardive. La
première grande réalisation en verre feuilleté en France est la Pyramide du
Louvre à Paris. Ce procédé, industrialisé à la fin des années 1930, qui consiste à
lier deux feuilles de verre par un film intercalaire polymère transparent fait du
verre un produit de sécurité.85
Etant un bon isolant acoustique, présentant une très bonne résistance
au vandalisme, à l'effraction ou aux tirs d'armes à feu, voire aux ouragans ou aux
explosions, le verre feuilleté sera utilisé dans notre projet pour les verres de
portes
intérieures pour son caractère isolant ; il fera office de séparation de locaux ;
gardefous pour les cages d'escaliers ; cloisons des vitrines dans la collection.
Il jouera un très grand rôle dans la protection de locaux contre
l'émeute, l'effraction ou le vandalisme, protection des biens, protection contre
l'explosion.
c) Verre photovoltaïque
D’une technique émergente, le vitrage photovoltaïque produit de
l’énergie de faible consommation mais aussi des rayons infrarouges filtrés. Nous
avons utilisé ce type au local réservé aux rayonnages des livres pour des raisons
67 H., ZEROUB et M., LARBI, Op. cit., p. 69.
85
Ibidem, p. 76.
- 60 -
liées aux conditions climatiques des ouvrages dans un Learning, mais aussi pour
le niveau de lumière recommandé pour ce genre de local.
III.4. Plomberie et installations sanitaires
L’adduction en eau et l’évacuation des eaux vannes et usées seront
faites par des tuyaux en polyvinyle chrome (PVC) de diamètre approprié,
normalisé. Ces eaux seront évacuées séparément dans les conduites PVC vers les
regards de visite qui le déverseront dans la fosse septique après quoi elles seront
acheminées vers les puits perdus. Les appareils sanitaires seront en porcelaine.
III.5. Connectivité
Traiter de la connectivité d’une bibliothèque, c’est en réalité construire
ou aménager un bâtiment « intelligent ». Cela signifie qu’il convient de poser les
questions programmatiques de liaisons en amont de tout projet. Clairement, la
connectivité externe et interne du bâtiment se conforme à l’application de règles
de sécurité informatique, de disponibilité « de bout en bout » du réseau et de
l’accessibilité totale des ressources68.
Elle est mise en œuvre dans le respect des préconisations de
développement durable et du principe de l’accessibilité pour tous.
Pour le cas qui est le nôtre, les solutions présentées dans ce travail ne
sont que des prémices de ce que sera finalement un projet d’exécution. Nous
proposons, tant soi peu, des solutions idoines et primaires pour la connectivité du
fameux Learning Centre.
III.5.1. Dispositif de sécurité
Une salle de serveur est automatiquement connecté au dispositif de
contrôle des livres placé juste à l’entrée et fonctionnant grâce à une domotique
raisonnée, elle régule ainsi le dispositif anti-vol du Learning Centre, ce dispositif
est automatiquement connecté aux puces électroniques gravées sur tous les
produits du Learning centre (livres, médias, DVD, …). Un service de contrôle
physique est installé dans le but de saisir les détracteurs, mais c’est justement
l’intelligence informatique générée qui parait sophistiquée et extraordinaire.
III.5.2. Dispositif anti-incendie
La solution pour limiter les incendies serait d’installer des composants
du système d’extincteurs aux endroits les plus sensibles. Etant un bâtiment qui
abrite les livres, les extincteurs à eaux sont moins recommandés, ainsi notre
bâtiment sera doté des détecteurs d’incendie et d’extincteur de mousse à
tétrachlorure de carbone pour un premier secours.
68 A.M. CHAINTREAU, P.Y. CACHARD, Op.cit.
- 61 -
III.6. Réseaux divers
III.6.1. Adduction en eau et évacuation
Le Learning centre étant implanté sur le site de l’université, il est
branché au réseau du forage se trouvant sur terrain. Le groupe hydrophore ainsi
que l’éjecteur sont des solutions pour l’approvisionnement en eau à l’étage.
Les évacuations des eaux de pluies se feront par des cheneauxqui
recueillent les eaux des pluies et les acheminent vers les tuyaux PVC et elles
seront canalisées vers les puits perdus.
III.6.2. Réseaux électriques
Dans le but de rester dans la ligne directrice du choix du parti
architectural présenté ci-haut, nous avons opté pour une « énergie zéro », le
NotreDame Learning centre sera autonome dans la gestion de l’électricité avec
des panneaux photovoltaïques installés d’abord sur le toit du bâtiment. Mais
certaines énergies de faible intensité verront une nouvelle technologie adaptable,
celle vu vitrage photovoltaïque qui alimentera certaines sources lumineuses dont
la salle des rayons ou grande réserve du Learning a besoin le jour.
III.6.3. Réseaux de communication
Les réseaux de télécommunication utilisés sont d’abord ceux des
entreprises Airtel DRC, Vodacom Congo et Orange RDC pour la téléphonie
mobile au sein du Learning mais aussi l’accès gratuit au Wi-Fi une fois que l’on
est dans les parages du bâtiment.
Conclusion partielle
Il s’agissait dans ce chapitre d’une description des matériaux et de
techniques de leur mise en œuvre, des équipements (et les matériaux qui les
constituent) ainsi que de systèmes pouvant intervenir dans la réalisation de notre
projet, leur choix ayant été opéré dans le parti constructif.
CONCLUSION GENERALE
Les Learning Centres apparaissent comme des lieux poétiques et
fascinants. Les éclaircissements relatifs à ce sujet de recherche ont facilité
l’appréhension et la compréhension de son contour théorique. Comme il faut
avoir vu pour faire, les acquis du premier chapitre, particulièrement des analyses
- 62 -
architecturales typologiques ont balisé le terrain et permis d’aborder la
présentation des partis architectural et constructif de la conception.
Les choix opérés pour notre projet sur les plans architectural et
constructif ont révélé son caractère innovant et informatisé, mais aussi l’évolution
sans précédent des matériaux de construction.
Dans une troisième et dernière partie, il s’agissait de décrire ces
matériaux révolus ainsi que leurs techniques de leur mise en œuvre, des
équipements ainsi que de systèmes pouvant intervenir dans la réalisation de
notre projet.
Compte tenu des contextes universitaires et statutaires différents, une
transposition à l’identique de tel ou tel projet n’est ni réaliste ni souhaitable. Les
responsables des projets britanniques insistent sur ce point : la culture et
l’ambition stratégique de chaque université façonnent l’identité de chacun des
Learning centres. Ceux-ci reposent aussi sur la volonté de concentrer les moyens
humains, financiers et architecturaux. Il convient enfin de rappeler que la
transposition est à moduler selon la nature de la population visée, et que le
modèle s’applique sans doute plus aisément à de nouveaux campus.
Le Notre-Dame Learning centre de l’U.KA est donc un prototype de la
bibliothèque du futur mais n’en est pas l’archétype : il a été perçu comme un
modèle, adaptée au site de l’Université Notre-Dame du Kasayi, il sera une
référence incontournable dans l’environnement des bibliothèques universitaires
mais est de moins en moins considéré comme un Learning centre abouti. Il aura le
mérite d’avoir mis l’accent sur l’intérieur des équipements de lecture publique
plus que sur leur monumentalité architecturale. Le Corbusier disait d’ailleurs : «
L’architecture actuelle s’occupe de la maison, de la maison ordinaire et courante
pour hommes normaux et courants. Elle laisse tomber les palais. Voilà le signe
des temps ».
BIBLIOGRAPHIE
I. Ouvrages
1. CHAINTREAU Anne-Marie, CACHARD Pierre-Yves et
alii,
Bibliothèques universitaires Learning centres. Guide pour un projet de
construction. Paris, Service des Grands Projets Immobiliers, 2012, 233p.
- 63 -
2. DELLA CASA Francesco, et PERRET Jacques, Rolex Learning Centre
Guide. 2ème édition, Lausanne, Presses Polytechniques et Universitaires
Romandes, 2012, 150p.
3. DENISON Edward, 3 minutes pour comprendre les 50 plus grands
principes et styles en architecture. Paris, Le courrier du Livre, 2013, 160p,
ISBN 2702910068.
4. FARRELLY Lorraine, Les fondamentaux de l’architecture. Paris, Ed.
Pyramide, 2013, 176p, ISBN 2350171469, 9782350171463.
5. GAUZIN-MULLER Dominique, L’architecture écologique. Le Moniteur,
2001, 288p.
6. HOYET Nadia, DUCHENE Fabien et DE FOUQUET Marc, BIM et
architecture, Paris, Dunod, 2016, 203p, ISBN 978-2-10-073879-3.
7. HOYET Nadia, Matériaux et architecture durable, Edition enrichie des
matériaux biosourcés, Paris, Dunod, 2017, 219p.
8. JODIDIO Pierre, Views Rolex Learning Centre [Version française],
Lausanne, Presses polytechniques et Universitaires Romandes
(PPUR), 2015, 208p.
9. LANDOWSKI Marc et BERTRAND Lemoine, Concevoir et construire
avec l’acier, Luxembourg, Arcelor, Collections Mémento acier, 2005,
112p, ISBN 2–9523318–0–4.
10. MALOTAUX Sébastien, Les bibliothèques, la lecture publique et la
documentation universitaire : Historique et actualité, Toulouse, Éditions
Mediad'OC, 2018, 29p.
11. NEUFERT Ernest, Les éléments des projets de construction, 11ème édition
revue et augmentée, sous la direction de Jean-Michel HOYET, Paris,
Dunod, 2021, 638p, ISBN 978-2-10-082521-9.
12. PHILLIPS D. et YAMASHITA M., Détails d’architecture en béton. Plans,
coupes, élévations, Paris, Le Moniteur, 2014, 226p.
13. SCHÖPFEL J., ROCHE J., et alii, « Co-working et innovation. Nouveaux
concepts pour les bibliothèques universitaires et les centres d'apprentissage »,
New Library World, 2015.
14. WRIGHT Franck Lloyd, Autobiographie. Paris, Editions de la Passion,
2001.
II. Articles et publications
1. BRODKOM Frederic, LERINCKX Dominique, et. alii, Learning center
et bibliothèques : leurs rêves et nos réalités. Résumés des conférences,
- 64 -
Journée d'étude "Learning center et Bibliothèques", section Lilliad
Learning Centre, Louvain-la-Neuve (BE), 24/09/2019.
2. ROCHE Julien, « LILLIAD Learning Center Innovation : un projet de
l’université Lille 1 au cœur du campus de la Cité scientifique », in
Bulletin des bibliothèques de France (BBF), n°4, 2015, 96-108p.
3. ROCHE F., Comment exercer la relation au public à travers l'offre et la
demande ?, In ROCHE F. et SABY F., L'avenir des bibliothèques :
l'exemple des bibliothèques universitaires, Villeurbanne, Presses de
l'ENSSIB, 2013.
III. Mémoires de fin d’études, travaux de fin de cycle et autres
1. Annexe 8 de la circulaire DGUHC 2007-53 du 30 novembre 2007
relative à l’accès des personnes handicapées au cadre bâti, version
illustrée, Paris, Le Moniteur, 17 octobre 2008, Cahier détaché n°2.
2. BIGARET Sarah, Les Learning Centres, Mémoire de fin d’études,
Option : Bibliothèque, Université Angers, Angers, 2015-2016.
3. GALAN S., Enrichir l'offre de la BU par les services non documentaires :
une stratégie gagnante pour les bibliothèques ?, Mémoire d’études,
Diplôme de conservateur de bibliothèque, Université de Lyon,
Lyon, Mars 2018, p. 13.
4. HASSAYOUNE Karim, Usages de la rampe en architecture. Entre
automobiles, hommes et idées. Mémoire de l’Ecole d’Architecture Paris
Malaquais, Septembre 2005.
5. JOUGUELET Suzanne, Les Learning centres : un modèle international
de bibliothèque intégré à l’enseignement et à la recherche, Paris,
Inspection générale des bibliothèques, Rapport n°2009-022, 2009.
6. KWETE MINGA Gédéon, Musée d’art Kuba à Kananga, Travail de
Fin de Cycle (TFC), Faculté d’architecture et construction,
Université Notre-Dame du Kasayi, Kananga, Novembre 2018, 43p.
7. MAWEJA MUKADI Thierry, Eléments de construction : finition,
Polycopié de cours à l’intention des étudiants de troisième année
graduat, U.KA, Faculté d’Architecture et Construction, 2019-2020.
8. SCHREIER M., Learning Center EPFL, construire l’avenir d’une
institution de formation et de recherche scientifique, Mémoire de licence,
Université de Neuchâtel, Institut de Géographie, Février 2010.
9. SEIGLE Gilles, Mettre en place un Learning centre. Enjeux et
problématiques, Rapport d’études, Mai 2011.
10. VETTORIZU Cécile, Le Learning centre de Lausanne : prototype de la
bibliothèque du futur ? Université de Lyon, Mémoire de fin d’études,
- 65 -
Lyon, 2013.
11. ZEROUB Hamed et LARBI Mohammed, Le verre dans le bâtiment,
Université Mhelmed Bougara Bourmedes, ingénieurs d’état en
génie de matériaux.
IV. Sites internet
1. L’application en ligne Wikipédia Commons Inc. pour le Rolex
Learning Centre, sur
https://fr.m.wikipedia.org/rolex_learning_center/, consulté
le 22/02/2021 à 23h02’.
2. L’application Google Earth expérimentale pour la visualisation de la terre.
- 66 -
TABLE DES MATIERES
EPIGRAPHE ............................................................................................................................ I
DEDICACE .............................................................................................................................
II
REMERCIEMENTS .............................................................................................................
III
SIGLES ET ABREVIATIONS ........................................................................................... IV
INTRODUCTION GENERALE ...................................................................................... - 1
-
1. Problématique ...................................................................................................... - 3
-
2. Hypothèses ........................................................................................................... - 5
-
3. Choix et intérêt du sujet ...................................................................................... - 6
-
4. Méthodologie du travail ..................................................................................... - 7
- 5. Délimitation du sujet ...........................................................................................
- 8 - 6. Subdivision du
travail ......................................................................................... - 9 - 7. Difficultés
rencontrées ........................................................................................ - 9 -
CHAPITRE PREMIER : CADRE THEORIQUE DES LEARNING CENTRES - 10 -
I.1. NOTIONS DES LEARNING
CENTRES .............................................................. - 10 -
I.2. APERҪU HISTORIQUE DES LEARNING
CENTRES .................................... - 11 -
I.2.1. Présentation ......................................................................................................... - 11
-
I.2.2. Révolution de la BU ............................................................................................ - 12
-
- -
- -
- 67 -
- -
- -
I.3. ROLE DES LEARNING CENTRES ....................................................................... - 13
-
I.3.1. Rôle social des Learning Centres ...................................................................... - 14
-
I.3.2. Innovation pédagogique et de la recherche .................................................... - 14
- a) Accompagnement informatisée des étudiants .............................................. - 14
- .............................................................................................................................................
I.4.3. Le microclimat.........................................................................................................19
I.4.4. Ambiance et confort................................................................................................20
I.4.4.1. Ambiance sonore et confort acoustique.........................................................20
I.4.4.2. Ambiance lumineuse et confort visuel...........................................................21
b) Relation enseignants-chercheurs ..................................................................... - 15
-
c) Le centre des recherches ................................................................................... - 15 -
I.3.3. Profil culturel et économique ............................................................................ - 15
-
I.4. EXIGENCES FONCTIONNELLES ........................................................................ - 16
-
I.4.1. Accessibilité ......................................................................................................... - 16
-
I.4.1.1. Une bonne localisation ................................................................................. - 17
-
I.4.1.2. Une entrée repérable .................................................................................... - 17 -
I.4.1.3. L’indépendance d’une entrée pour personnel et fournisseur ................ - 18
-
I.4.2. Fluidité des liaisons et flexibilité des espaces ................................................. - 18
-
I.5. PRESENTATION DU SITE D’IMPLANTATION ............................................. - 22 -
I.5.1. Situation géographique ...................................................................................... - 22
- I.5.2. Choix du site ........................................................................................................ -
- -
- -
- 68 -
- -
- -
23 - I.5.2. Historique de l’université Notre-Dame du Kasayi ........................................
- 23 -
I.5.3. Objectifs et mission de l’établissement ............................................................ - 24
-
I.6. ARCHITECTURE DES LEARNING CENTRES ............................................... - 25 -
I.6.1. Présentation du programme ............................................................................. - 25
-
I.6.2. Analyse du projet ................................................................................................ - 25
-
I.6.2.1. Hall d’entrée principal ................................................................................. - 25 -
I.6.2.2. Espace d’animation ...................................................................................... - 26 -
I.6.2.3. Espaces de consultation et de travail ......................................................... - 27
-
I.6.2.4. Espace du personnel ..................................................................................... - 28
-
I.6.2.5. Espace logistique ........................................................................................... - 29
-
I.6.2.6. Magasins ........................................................................................................ - 29 -
I.6.2.7. Locaux techniques/Services généraux ....................................................... - 29 -
I.7. ANALYSES TYPOLOGIQUES ARCHITECTURALES ..................................... - 29
-
I.7.1. Rolex Learning centre de Lausanne ................................................................. - 30
-
I.7.1.1. Localisation .................................................................................................... - 30
-
I.7.1.2. Composition .................................................................................................. - 30 -
I.7.2. Lilliad Learning centre innovation ................................................................... - 32
-
I.7.2.1. Localisation .................................................................................................... - 32
-
I.7.2.2. Composition .................................................................................................. - 33 -
- -
- -
- 69 -
- -
- -
Conclusion partielle ......................................................................................................... - 34
-
CHAPITRE DEUXIEME : APPROCHE CONCEPTUELLE DU NOTRE-DAME
LEARNING CENTRE DE L’U.KA A KANANGA .................................................... - 35
-
II.1. PARTI ARCHITECTURAL ................................................................................... - 35 -
II.1.1. Orientation ............................................................................................................ - 35
-
II.1.2. Approche programmatique ............................................................................. - 36 -
II.1.2.1. Organigrammes .............................................................................................. - 36
-
II.1.2.1.1. Organigramme général ............................................................................ - 37
- II.1.2.1.2. Organigramme détaillé du Rez-de-chaussée ....................................... - 37
-
II.1.2.1.3. Organigramme détaillé du premier étage ............................................37
II.1.2.1.4. Organigramme détaillé du deuxième étage .........................................
38 II.1.2.2.
Programme ......................................................................................................
38
Programme détaillé avec bilan de surface ............................................................. 38
II.1.3. Théorie architecturale luminaire ..................................................................... - 39
-
II.1.3.1. Composition architecturale ........................................................................ - 40
- II.1.3.2. L’architecture immatérielle ........................................................................ -
41 - II.1.3.3. Plan de masse ...............................................................................................
- 42 - II.1.3.4. Gestion des flux ...........................................................................................
- 43 - II.1.3.3. Elévations et
volumétries ........................................................................... - 44 -
II.1.3.4. Promenade dans le savoir .......................................................................... - 45 -
II.2. PARTI CONSTRUCTIF ......................................................................................... - 45 -
II.2.1. Choix du parti .................................................................................................... - 45
-
- -
- -
- 70 -
- -
- -
II.2.2. Matériaux ............................................................................................................ - 46
-
II.2.3. Structure.............................................................................................................. - 46 -
II.2.3.1. Ossature ........................................................................................................ - 46 -
II.2.3.2. Module et trame .......................................................................................... - 46 -
II.4. Hauteurs sous-plafond ........................................................................................ - 46
-
Conclusion partielle ......................................................................................................... - 47
-
CHAPITRE TROISIEME : APPROCHE TECHNIQUE DU NOTRE-DAME
LEARNING CENTRE DE L’U.KA A KANANGA .................................................... - 48
-
III.1. GROS-ŒUVRE ...................................................................................................... - 48 -
III.1.1. Les fouilles de fondations ............................................................................ - 48 -
III.1.2. Les fondations................................................................................................ - 48 -
III.1.3. Les élévations ................................................................................................. - 48
- III.1.4. La structure .................................................................................................... -
49 - III.1.5. Le joint de dilatation .....................................................................................
- 50 -
III.1.6. La toiture ........................................................................................................ - 50 -
III.2. PARACHEVEMENT ............................................................................................. - 51 -
III.2.1. La menuiserie ................................................................................................ - 51 -
III.2.2. Le plafond ...................................................................................................... - 51 -
III.2.3. Les revêtements ............................................................................................. - 52
- a) Le carrelage et dallage .......................................................................................... -
52 -
a) L’enduit ............................................................................................................... - 52 -
III.3. La lumière et la vitrerie ...................................................................................... - 53
-
III.3.1. La lumière ...................................................................................................... 53
III.2.2. La vitrerie ....................................................................................................... 53
- -
- -
- 71 -
- -
- -
a) Le
vitrage autonettoyant ...................................................................................
53
b) Le verre feuilleté ................................................................................................54
c) Verre photovoltaïque ........................................................................................ - 55 -
III.4. Plomberie et installations sanitaires ................................................................. - 55 -
III.5. Connectivité ......................................................................................................... - 55 -
III.5.1. Dispositif de sécurité .................................................................................... - 55
-
III.5.2. Dispositif anti-incendie ................................................................................ - 56
-
III.6. Réseaux divers ..................................................................................................... - 56 -
III.6.1. Adduction en eau et évacuation ................................................................. - 56
- III.6.2. Réseaux électriques ....................................................................................... -
56 -
III.6.3. Réseaux de communication ......................................................................... - 56
-
Conclusion partielle ......................................................................................................... - 56
-
CONCLUSION GENERALE ......................................................................................... - 57
-
BIBLIOGRAPHIE ............................................................................................................ - 58
-
TABLE DES MATIERES ................................................................................................ - 61
-