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Anodisation Aluminium : Guide Essentiel

La conversion électrolytique de l'aluminium implique quatre étapes principales: la préparation de la surface, la formation de la couche d'oxyde, la coloration et le colmatage de la couche anodique. Il existe différents types d'anodisation comme l'anodisation sulfurique, l'anodisation chromique ou l'anodisation phosphorique qui forment des couches d'oxyde avec des propriétés variées.

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Anodisation Aluminium : Guide Essentiel

La conversion électrolytique de l'aluminium implique quatre étapes principales: la préparation de la surface, la formation de la couche d'oxyde, la coloration et le colmatage de la couche anodique. Il existe différents types d'anodisation comme l'anodisation sulfurique, l'anodisation chromique ou l'anodisation phosphorique qui forment des couches d'oxyde avec des propriétés variées.

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Conversion électrolytique 

: anodisation aluminium
→ but d’augmenter la couche d’oxyde
4 étapes principales

 Préparation de la surface chimique ou métallique ( dégraissage faiblement alcaline, satinage,


brillantage, décapage alcalin ou acide) le traitement garde l’aspect de la préparation
 Formation de la couche d’oxyde
 Coloration
 Colmatage de la couche anodique

Dégraissage faiblement alcaline : lessive phosphate faiblement alcaline

•Décapage en milieu acide :

Mélanges sulfo-nitro-ferrique

En milieu alcalin : ex : NaOH 50g/L 45°C 1 min Suivi d’une neutralisation HNO3

Principe de l’anodisation
 Conversion chimique
 Electrolyse de l’eau

Bilan : Al + 3 H2O → Al2O3 + 3 H2

Il se forme une couche d’alumine non conductrice et il y a également une partie de l’énergie qui est
dissipé par effet joules. Il est donc nécessaire de réguler le bain en température.

Fonction visée :

 Résistance à la corrosion,
 Base d’accroche peinture/colorant,
 Resistance à l’abrasion
 Isolation thermique et électrique
 Aspect esthétique

Anodisation de type barrière ( électrolytique non dissolvant de la couche d’oxyde)

 Bain à ph faible (acide tartrique, citrique)


 Formation d’une couche d’oxyde isolante qui stop la formation de cette couche
Il est necessaire d’avoir de l’aluminium asser pure. La présence d’impurté vont créer des défauts
dans la couche d’allaige → casse le pouvoir isolant

Anodisation de type poreux (électrolyte dissolvant de la couche formé Acide phosphorique, acide
sulfurique)

Il y a une compétition entre le dissolution de la couche d’oxyde et sa formation. Cela s’effectue à


tension constante.

 I : formation de la couche barrière


 II : Chute du corrant, début de la formation des pores
 III : croissance des pores
 IV : redissolutionde la couche → croissance de la taille des pores fini (équilibre)
 1XXX : très malléable
 2XXX : Cu provoque un durcicement structurel
 3XXX : résistance mécanique modéré, bonne résistance à la corrosion, bonne capacité de
mis en œuvre. Utilisable à haute température
 4XXX : Si → diminue le point de fusion (pour le soudage)
 5XXX et 6XXX : sert dans le batiment, bonne patitude à la déformation, corrosion
 7XXX : haute résistance mécanique (aréonautique, armement), comportement en fatigue
interrssante, bonne tenacité (résiste à la corosion)

Principaux anodisation
Anodisation sulfurique : OAS

 150-250 g/l H2SO4


 16-24 °C
 15-25V, 1,5A/dm²
 Jusqu’à 25 µm

La couche d’alumine contient des sulfates (10-15%), la couche est incolore. Améliore la resistance à
la corrosion / abrasion. Tendance à limité la tenue en fatigue, surtout à forte épaisseur. L’OAS est
sensible au Faïçage (serie 2000 principalement)

Anodisation OAC : anodisation anodique chromique

 30-50 g/L CrO3


 45-50 °C
 20-50V, < 0,5 A/dm²
 Jusqu’à 7µm
OAC présente

 une bonne tenue à la corrosion


 une moins bonne tenue à l’abrasion que l’OAS
 meilleur tenue en fatigue
 couche d’alumine casiement pure
 couche terne
 les défauts de structure ressorte avec le traitement → permet un contrôle visuel

Anodisation phosphorique OAP

→ application de collage

 H3PO2 50-80 g/L


 20V
 20-25°C
 Epaisseur inférieur à 1µm

OAD : Anodisation dure

 H2SO4 90-130 g/L


 T° -5 à 0 C°
 30-60V, 3-6 A/dm²
 De 10µm à + 100µm

On cherche à minimiser la dissolution de l’alumine avec des températures et des forts courants.
Couche plus dense avec des duretés importante + 300HV, bonne résisatance à l’usure et à l’abrasion.

Anodisation sulfurique mince (rempalcement du chrome)

 >100g/L H2SO4
 On cherche à obtenir une couche d’oxyde faible

Structure film d’oxyde

 Structure duplex composée composée d’une fine couche barrière (quelques nm) sous une
épaisse couche poreuse (quelques µm)
 Couche poreuse organisée pour l’aluminium pur (structure colonnaire)
 Structure désorganisée pour les alliages d’aluminium Secteur bâtiment : alliages série 6000
(Al-Mg-Si) et 5000 (Al-Mg) Secteur aéronautique : alliages série 2000 (Al-Cu) et 7000 (Al-Zn-
Mg)

En changegant l’acide le nombre de pores varient.

Dans les alliages ont a plusieurs phases intermétallique.

Ces différences entrainent différents comportements.

Cas 1 : le potentiel intermétallique > potentiel de la matrice

 Moins de réaction que la matrice


 L’alu va avoir tendance à se corodé

Cas 2 : le potentiel intermétallique < potentiel de la matrice

 Plus de réaction que la matrice


 L’alu va avoir tendance à moins se corodé

La présence de macro défaut entraine une croissance non homogène. L’optimisation de la préparation
de surface sert à éviter ces défauts.
Coloration

Coloration par absorption

Immersion chimique dans une solution contenant des colorants :

 organiques (panel de couleur varié) mais mauvaise tenue aux UV → applications intérieures
 minéraux (panel de couleur plus restreint : or, champagne…) → applications extérieures
possibles

Coloration électrolytique

Immersion sous courant continu ou alternatif dans une solution contenant des sels métalliques (Ni,
Co, Sn) (couleur champagne à bronze foncé)

Spectrocoloration (panel de couleur varié) Augmentation du temps d’électro coloration

Coloration par absorption :

 Solution colorant organique ou minéral


 Organique → mauvaise tenue au UV mais beaucoup de couleur
 Minéral (peu de couleur : or champagne) tient au UV
 La couleur dépend de l’epaisseur de la couche formé, teneur en colorant, temps d’immersion.
Présence de fer en plein cœur de la couche

Coloration électrolytique :

 Polarisation de la pièce dans une solution de sel métallique (Ni, Sn et Co)


 Les sels s’incomporents au fond des pores ( jauneà bronze)

Présence d’étain au fond des pores

Spectrocoloration :

Permet d’avoir plusieurs colorations avec le meme bain en fonction de l’onde de polarisation. La
modification de la structure de la couche d’oxyde change la couleur. Le bain contient essentiellement
de l’étain. La teneur en étaint ne fait pas varier la couleur.

Colmatage

 Obturation des pores par hydratation de la couche dans l’eau bouillante très pure
additionnée de sels inorganiques ou organiques (sels de chrome, sels de nickel…)
 Formation de boehmite : AlOOH de volume spécifique plus grand, eau 98°C 2min/µm de
couche d’oxyde
 Gonflement de la couche et fermeture des pores : colmatage hydrothermal
 Sel de nickel empeche le colorant de sortir des pores
 Colmatage à froid bloque les pores

Contrôle de colmatage

Conversion élecrolytique du Ti

 Couche très faible en épaisseur


 Augmentation de la couche d’oxyde (mélanges d’oxydes et d’hydroxydes complexes) par
polarisation anodique (milieu H2SO4, par exemple)
 On joue sur la tension pour changer la couleur de la couche dans le bain de H 2SO4
 Coloration simultanée de la couche par modification des propriétés optiques (coloration
interférentielle) et non par ajout de colorants
 Influence des conditions opératoires (ex : potentiel appliqué) sur l’épaisseur et sur la nature
de la couche formée ð variation de couleur

Anodisation micro arc MAO

 On travail avec des fortes tensions (environs 100V)


 Augmentation de la différence de potentiel entre anode et cathode → Obtention de la
tension de claquage diélectrique métal / oxyde / électrolyte → Régime « micro-arc »
 Croissance de la couche d’oxydes par le phénomène de décharge micro-arc Traitement
 MAO réalisé majoritairement en régime pulsé
 On obtient des couches épaisses

 A une valeur critique on a un claquage de la couche isolante, ces décharges crer une fusion
local
 Electrolyte alcalin (silicate + potasse)
 Equivalent a des céramiques non hydratés
Avantage

 Pas besoin de préparation de surface


 Cinétique de croissance rapide, couche épaisse
 REACh compatible

Desaventage

 Consomme beaucoup d’électricité


 Outilage spécifique
 Générateur spécifique et couteux

Appelé aussi PEO : oxydation électrolytique par plasma


Etapes de pré et post-traitement réduites
Propriétés mécaniques (dureté, coefficient de frottement) et anticorrosion améliorées

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