SOMMAIRE
INTRODUCTION
I- LES CAUSES DE L’ACCUTURATION DE KIRALA
II- LES MANIFESTATIONS DE L’ACCULTURATION DE DIAN
KIRALA
III- CONSEQUENCES DE L’ACCULTURATION DE DIAN
KIRALA
CONCLUSION
INTRODUCTION
Mathurin Goli Bi Irié est ne le 09/05/1960 à Vrigrita dans l’un des quatorze
villages du canton Gonan dans la sous préfecture de Zaguieta, département de
Bouaflé. Professeur de lycée de lettres modernes depuis 2014, il est adjoint du
chef d’établissement au lycée moderne 1 de grand-bassam. Passionné de la
littérature il est l’auteur d’un récit poétique Hideur des tropiques, paru aux
éditions Iris en 2014. Cette œuvre déculpa sa passion puis suivirent, un recueil
de nouvelles non adultère pour un enfant, une biographie, le message du sommet
de l’art (2011) et un roman la lycéenne (2012). Quelques années plus tard
Mathurin Goli Bi Irié reprit sa plume pour publier successivement dans la même
maison d’éditions un roman silence la récréation est terminée, une pièce de
théâtre, et l’Afrique se rebella, une biographie, Abel Yéplé la dynastie sans fin
tous publiés aux éditions matrice en 2015. Le roman sous le voile de la mariée
est sa dernière œuvre par chez sud éditions en 2016.
C’est dans ce roman Jean Gorié et Dian Kirala forment un couple issu de
mariage moderne. Mais l’après mariage présente Dian Kirala, une femme
mariée déracinée, acculturée.
Nous présenterons dans notre analyse les causes de cette acculturation, ses
manifestations et ses conséquences.
I- LES CAUSES DE L’ACCUTURATION DE KIRALA
Les raisons de l’acculturation de Dian Kirala est une femme qui a toujours vécu
en ville. En conséquence, elle est étrangère aux vertus enseignées par les us,
coutumes et traditions africaines.
L’auteur le mentionne à la page 14 du chapitre I de la première partie. « Un
mouton de la ville ». Par cette métaphore, l’auteur met en relief une femme
ayant perdu ses repères.
De plus, les articles du statut et règlement intérieur de l’association des
femmes mariées à contribué à renforcer la conception occidentale de la ville.
Ainsi selon l’article VI dudit statut règlement intérieur. « Tout membre de
famille qui s’immisce dans la gestion de foyer ou dont la présence hypothèque la
bonne marche du foyer doit être chassé manu militari.
Enfin, Dian Kirala à été éduquée à l’occidentale, éducation qui à d’ailleurs
fait d’elle une institutrice.
Au total, la ville le statut et règlement intérieur de l’annonciation des
femmes mariées ainsi que son éducation ont favorisé l’acculturation de Kirala.
Cette acculturation se manifeste sous divers formes.
II- LES MANIFESTATIONS DE L’ACCULTURATION DE DIAN
KIRALA
L’acculturation de Kirala se manifeste essentiellement sous trois formes.
D’une part, son regard sur sa propre personne. Dian Kirala a en effet le
sentiment d’être un être supérieur aux autres. A titre d’illustration l’auteur use
du passage suivant « devenue femme parmi les femmes, car plus ointe et
béatifiée par Dieu que les autres, Kirala en fut gonflée ». Page 56 du chapitre 4
de la de la première partie du roman.
D’autre part regarde avec mépris les autres cela est perceptible à plusieurs
niveaux. De fait, Kirala traite ses collègues de service avec un manque de
respect, de considération. Se croyant supérieure du fait du mariage légal qu’elle
a contracté avec le sieur Jean-Jacques Gozié, Kirala perd le sens de la courtoisie
du savoir-vivre, de relation empreint de respect que commandent les relations si
professionnelles. Ainsi, répondant à Ariane, une collègue de service qui l’a
appelé, Kirala la mariée dira « ne m’appelle plus Kirala. Je suis mariée
Maintenant dont madame Gozié ».
Dian Kirala manifeste son acculturation aussi par le rejet des parents de
son époux Jean Jacques Gozié. En effet Kirala préfère une famille nucléaire ou
encore famille européenne au détriment de la famille élargie pourtant faisant
partie des valeurs africaines notamment celle de la solidarité.
A cela, il faut ajouter que Dian marie ainsi que le veulent les traditions
africaines. Elle semble plutôt peut et cause pour des couples ou l’homme et la
femme sont sur un pied d’égalité conformément au modernisme.
III- CONSEQUENCES DE L’ACCULTURATION DE DIAN
KIRALA
Les conséquences de l’acculturation de Kirala sont principalement son rejet par
la société et la rupture du lien de mariage qu’elle a contracté avec Jean-Jacques
Gozié.
Dian Kirala fait l’objet de rejet de la part des autres membres de la société. En
effet, nourrie à l’éducation occidentale Kirala à des attitudes aux antipodes des
valeurs africaines qui sont-elles de la communauté dont elle se réclame pourtant
membres. Son arrogance sa suffisance, sa discourtoisie ont fuit d’elle l’objet de
degout du corps social. On le voit à la page 59 du chapitre 5 « Madame ! Ce
serait beau si vous redeveniez Kirala. La circonspecte que nous avions connue.
Par ailleurs, cette situation aboutit.
CONCLUSION
La lecture de l’œuvre « sous le voile de la mariée » de Mathurin Goli Bi Irié fait
découvrir un couple atype formé par Jean- Jacques Gozié et Dian Kirala dont
l’union est scellé par un mariage civil grandiose. Mais à peine mariée Dian
Kirala fait étalage de son acculturation. Cette acculturation en total déphasage
avec leurs valeurs africaine la conduira à la déchéance.
Aussi l’auteur de l’œuvre voudrait-il nous inviter à retourner à nos sources gage
de notre épanouissement personnel et de notre intégration sociale réussie.