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Contrôle fiscal : définitions et enjeux

Ce chapitre traite de la définition du contrôle fiscal, de ses finalités budgétaire, dissuasive et répressive, et du droit de contrôle de l'administration fiscale, notamment les contrôles sur pièce et sur place.
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Contrôle fiscal : définitions et enjeux

Ce chapitre traite de la définition du contrôle fiscal, de ses finalités budgétaire, dissuasive et répressive, et du droit de contrôle de l'administration fiscale, notamment les contrôles sur pièce et sur place.
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Université Moulay Ismail

Faculté Polydisciplinaire d’Errachidia


Département des Sciences Économiques
Filière Sciences Économiques et Gestion

Projet de fin des études intitulé :

Contrôle fiscal

Réalisé par : Encadré par :


-Ikram El Harrouni Alaoui Pr R.BOUKHARRAZI
-ZhorRhazi

Année Universitaire 2021 – 2022


SOMMAIRE

Remerciement............................................................................................................................................ 2
Introduction générale................................................................................................................................. 3
Chapitre 1 : Généralité sur le contrôle fiscale ............................................................................................... 4
Introduction............................................................................................................................................... 4
Section 1 : Définition, finalités et droit de contrôle .................................................................................. 4
Section 2 : Règles générales ...................................................................................................................... 6
Conclusion ................................................................................................................................................. 8
Chapitre2 : contrôle sur place ....................................................................................................................... 9
Introduction............................................................................................................................................... 9
Section 1 : Vérification de la comptabilité .............................................................................................. 10
Section 2 : Rectification des bases d'imposition ..................................................................................... 15
Conclusion ............................................................................................................................................... 24
Chapitre3 : Recours devant les commissions .............................................................................................. 24
Introduction............................................................................................................................................. 24
Section 1 : Recours consultatif devant la CLT.......................................................................................... 24
Section 2 : Recours consultatif devant la CNRF....................................................................................... 30
Conclusion ............................................................................................................................................... 32
Conclusion ............................................................................................................................................... 33

1
Remerciement

Au terme de la rédaction de ce Projet de Fin d'Etude, c’est un devoir agréable


d’exprimer en quelques lignes la reconnaissance que nous devons à tous ceux qui ont
contribué de loin ou de près à l’élaboration de ce travail.

Premièrement nous tenons à exprimer notre profonde gratitude à notre cher


professeur et encadrant M. RACHID BOUKHARRAZI pour son suivi et pour son énorme
soutien, qu’il n’a cessé de nous prodiguer tout au long de la période de ce projet.

Nous le remercions également pour son aide, sa rigueur scientifique et son sens
d’écoute et d’échange apporté dans la réalisation de notre Projet de Fin d’Etude tout en
nous laissant une grande autonomie et en prenant en considération nos opinions.

Nous ne laisserons pas cette occasion passer, sans remercier Tout le corps
professoral de la FPE qui nous a fait bénéficier d’une formation de très haut niveau et
particulièrement les membres des jurys pour avoir bien voulu examiner et juger ce travail.

Nos remerciements vont à tous les gens que nous avons contactés durant la
rédaction de ce projet auprès desquelles nous avons trouvél’accueil chaleureux, l’aide et
l’assistance dont nous avions besoin.

2
Introduction générale

Dans le cadre de la troisième année de licence fondamentale en science d'économie


et gestion et après avoir étudier pendant notre parcours la fiscalité comme étant un
ensemble de pratiques utilisées par un Etat pour percevoir les impôts et tous autres
prélèvements obligatoires, nous avons choisi comme sujet de notre projet de fin d'étude le
contrôle fiscal

Le contrôle fiscal est le pouvoir dévolu, en vertu de la loi, à l'administration


fiscale pour procéder au contrôle des déclarations auxquelles la loi soumet les
contribuables. On distingue entre le contrôle du bureau ou contrôle sur pièce et le contrôle
sur place. Ce dernier sera notre sujet de rédaction en s'intéressant plus particulièrement à
la vérification de la comptabilité

L'objectif de ce projet est de maitriser les étapes à suivre pour la validation des
déclarations d'une comptabilité en respectant certaines procédures

Ce rapport s’échelonnera sur trois chapitres, le premier chapitre intitulé “généralité


sur le contrôle fiscal” traitera dans un premier temps le contrôle fiscal sa définition et ses
finalités et le droit de contrôle et ces formes avant de citer ensuite les règles générales
pour mener un contrôle fiscal. Dans le deuxième chapitre nous aborderons “le contrôle sur
place” en traitent au niveau de la première section la vérification de la comptabilité avant
d'éclaircir notre lecteur sur les procédures de rectification des bases d'imposition enfin il
serait judicieux de s'attarder au dernier chapitre sur “Le recours judicaire devant les
commissions”

3
Chapitre 1 : Généralité sur le contrôle fiscale

Introduction
Ce chapitre intitulé« Généralité sur le contrôle fiscal »traitera dans la première
section la définition du contrôle fiscal, ses finalités ; budgétaire, dissuasive et de
répression, et le droit de contrôle en éclaircirant ses différentes modalités avant de
vérifierl’ensemble des règles à suivre pour mener à bien un contrôle

Section 1 : Définition, finalités et droit de contrôle


1. Définition
Le contrôle fiscal est l'action menée par un ou des représentants du Trésor Public
afin de vérifier que les déclarations fiscales faites par le contribuable personne physique
ou morale sont en concordance avec les éléments dont disposent l'administration fiscale.
Après le contrôle fiscal, les omissions totales ou partielles constatées dans l'assiette de
l'impôt, les insuffisances ou les inexactitudes seront corrigées par l'administration fiscale.

2. Finalités
Le contrôle fiscal a trois finalités à savoir :
2.1. La finalité budgétaire

La finalité budgétaire vise à la réparation du préjudice causé par le comportement


consistant à déclarer moins de revenus et donc à payer moins d’impôt que ne le prévoient
les textes. Cette finalité du contrôle vise donc à recouvrer les sommes impayées.

2.2. La finalité dissuasive

La finalité dissuasive vise à prévenir la fraude grâce à une politique de contrôles


répartis équitablement selon des critères de taille d’entreprise, de niveau de revenus, de

4
secteur d’activité ou de zone géographique. La fréquence des contrôles est également un
élément de dissuasion.

2.3. La finalité répressive

Cette finalité vise à punir la transgression flagrante et délibérée de la loi par


opposition à l’insuffisance d’imposition qui résulte du non-respect involontaire d’un texte
ou d’un litige sur l’appréciation d’une valeur1

3. Droit de contrôle
3.1 Définition du droit de contrôle

3.1.1Quoi ?

L’administration fiscale contrôle les déclarations et les actes utilisés pour


l’établissement des impôts, droits et taxes.

Le droit de contrôle est l'ensemble des règles et techniques spéciales de la fiscalité


appliquée aux différents types d’impôts. (IR ; IS ; TVA ; DE)

3.1.2 Qui ?

Tous agents assermentés de l’administration fiscale ayant au moins le grade


d'inspecteur adjoint et qui sont commissionnés pour procéder au contrôle fiscal.

3.2. Différentes modalités d'exercice du contrôle fiscal

3.2.1. Contrôle sur pièce

Le contrôle sue pièce est appelé aussi le contrôle de bureau, il est généralement
effectué par l’inspecteur depuis son bureau. Ce mode de contrôle consiste en une analyse

1. 1Jean_pierre Boisivon, (2006). Propositions pour une réforme du contrôle


fiscal,p23-24

5
des déclarations souscrites par les contribuables, avec des recoupements basés sur
d’autres informations recueillies par l’administration.

Le contrôle sur pièce a pour objet :

✓ De vérifier que tous les contribuables ont bien déposé leur


déclaration.

✓ De rectifier les erreurs, insuffisances, inexactitudes, omissions


dissimulations dans les éléments servant de base au calcul de l’impôt. Ces
rehaussements étant opérés à partir de la déclaration elle-même et des
documents figurant au dossier ou en la possession des services.

3.2.2. Contrôle sur place

Le contrôle sur place consiste soit en une vérification de comptabilité, soit en un


examen de l’ensemble de situation fiscale des contribuables et constitue le prolongement
du contrôle sur pièce, par la recherche des éléments extérieurs.

Elle a pour objet d’examiner, dans les locaux de l’entreprise, la comptabilité en la


confrontant à certaines données de fait ou matérielles afin de s’assurer de l’exactitude et
de la sincérité des déclarations souscrites.

Section 2 : Règles générales


Pour mener à bien un contrôle fiscal, l’administration est contrainte de respecter
certaines règles notamment :

1. Délai de prescription
Les délais relatifs aux procédures prévues par le présent code sont des délais
francs : le premier jour du délai et le jour de l’échéance n’entrent pas en ligne de compte.

Lorsque les délais des procédures précités expirent un jour férié ou chômé légal,
l'échéance est reportée au premier jour ouvrable qui suit.

2. Règles de notification

6
2.1 Voie de notification

La notification est effectuée à l'adresse indiquée par le contribuable dans ses


déclarations, actes ou correspondances communiqués à l'inspecteur des impôts de son lieu
d'imposition, soit par lettre recommandée avec accusé de réception, soit par remise en
main propre par l'intermédiaire des agents assermentés de l'administration fiscale, des
agents du greffe, des huissiers de justice ou par voie administrative.

2.2 Modalités de remise

Le document à notifier doit être présenté à l'intéressé par l'agent nidificateur sous
pli fermé.

La remise est constatée par un certificat de remise établi en double exemplaire sur
un imprimé fourni par l'administration. Un exemplaire de ce certificat est remis à
l'intéressé

Le certificat de remise doit comporter les indications suivantes :

• Le nom et la qualité de l’agent nidificateurs


• La date de notification
• Identité de la personne ayant reçu la notification
• Sa signature

L'avis de notification doit être accompagne de la charte du contribuable qui permet


au contribuable de s’informer sur ses droits et obligations.

Si celui qui reçoit la notification ne peut ou ne veut signer le certificat, mention en


est faite par l'agent qui assure la remise. Dans tous les cas, cet agent signe le certificat et
le fait parvenir à l'inspecteur des impôts concerné.

Si cette remise n'a pu être effectuée, le contribuable n'ayant pas été rencontré, ni
personne pour lui, mention en est faite sur le certificat, lequel est signé par l’agent et
retourné à l'inspecteur visé à l'alinéa précédent.

2.3. Personnes habilitées à recevoir

7
Conformément aux dispositions de l’article 219 du C.G.I., le document est
considéré avoir été valablement notifié lorsqu’il a été remis aux :

→ Personnes physiques
✓ Soit à personne.
✓ Soit à domicile, entre les mains de parents, d’employés, ou de toute
autre personne habitant ou travaillant avec le contribuable.

→ Personnes Morales
✓ L’associé principal
✓ Le représentant légal, d’employés, ou de toute autre personne
travaillant avec le contribuable
✓ En cas de redressement ou liquidation judiciaire Le document est
remis au liquidateur ou au syndic

2.4. L'échec de la remise

Le document n’a pu être remis au contribuable à l'adresse qu’il a communiquée à


l'inspecteur des impôts lorsque l’envoi du document a été fait par lettre recommandée
avec accusé de réception ou par l’intermédiaire des agents du greffe, des huissiers de
justice ou par voie administrative et qu’il a été retourné avec la mention non réclamé,
changement d’adresse, adresse inconnue ou incomplète, locaux fermés ou contribuable
inconnu à l’adresse indiquée. Dans ces cas, le pli est considéré avoir été remis, après
l’écoulement d’un délai de dix (10) jours qui suit la date de la constatation de l’échec de
la remise du pli précité.2

Dans ce chapitre nous avons généralement discuté du concept de contrôle fiscal et


en particulier sur ses bases

Conclusion

2
Inspecteur de finance Mourad ABOUABDILLAH à la direction régionale des impôts Fès.
ENCG Fès ; 2018_2019 Cous du master spécialise CCA.

8
En conclusion le système fiscal marocain repose sur le principe déclaratif. Les
contribuables dont la bonne foi est présumée, souscrivent des déclarations réputées
sincères jusqu'à preuve du contraire.

Dans ce cadre, le contrôle fiscal intervient comme étant la contrepartie logique et


nécessaire du système déclaratif en visant un certain nombre de finalités

Ce pouvoir permet à l'administration en respectant un ensemble de règles de


réparer les éventuelles omissions, insuffisances ou erreurs commises par les contribuables

Chapitre2 : contrôle sur place


Introduction
Dans le deuxième chapitre de ce projet nous traiterons dans un premier temps la
vérification de la comptabilitédont la notification, la durée, Le lieu et les règles de début
et de fin de ce contrôle sont tous déterminés par loi juridique. Puis nous s’attarderons sur
les procédures de rectification de base à savoir la procédure contradictoire et la procédure
de taxation d’office

9
Source : Inspecteur de finance Mourad ABOUABDILLAH à la direction régionale des impôts Fès.
ENCG Fès ; 2018_2019 Cous du master spécialise CCA.

Section 1 : Vérification de la comptabilité


1. Avis de vérification
En cas de vérification de comptabilité par l’administration au titre d’un impôt ou
taxe déterminé, il est notifié au contribuable un avis de vérification, dans les formes
prévues à l’article 219 au moins (15) quinze jours avant la date fixée pour le contrôle.

10
La vérification de la comptabilité doit être entamée dans un délai ne dépassant pas
cinq (5) jours ouvrables à compter de la date fixée pour le début du contrôle.

L ’avis de vérification précité doit être accompagné de la charte du contribuable


qui rappelle les droits et obligations prévus en matière de contrôle fiscal par le présent
code.

A ce niveau on distingue entre :

✓ La vérification ponctuelle : porte sur un ou plusieurs impôts ou taxes


ou quelques postes ou Opérations se rapportant à une partie ou à toute la période non
prescrite.
✓ La vérification générale : porte sur tous les impôts et taxes afférents
à la période non prescrite

L'avis de vérification doit préciser les indications suivantes :

• le nom et le grade de l'agent vérificateur.

• la période concernée par la vérification.

• la nature des impôts postes ou opérations à vérifier.

• la date du début de l’opération de vérification qui commence à


partir du 16ème jour suivant la date de notification dudit avis.

Les documents comptables sont présentés dans les locaux, selon le cas, du
domicile fiscal, du siège social ou du principal établissement des contribuables personnes
physiques ou morales concernés, aux agents de l’administration fiscale qui vérifient la
sincérité des écritures comptables et des déclarations souscrites par les contribuables et
s'assurent sur place de l'existence matérielle des biens figurant à l'actif.

2. Durée de la vérification
La vérification de la comptabilité dure au maximum :

− Trois (3) mois pour les entreprises dont le montant du chiffre


d’affaires déclaré au compte de produits et charges, au titre des exercices soumis à

11
vérification, est inférieur ou égal à cinquante (50) millions de dirhams hors taxe sur
la valeur ajoutée
− Six (6) mois pour les entreprises dont le montant du chiffre d’affaires
déclaré au compte de produits et charges, au titre de l’un des exercices soumis à
vérification, est supérieur à cinquante (50) millions de dirhams hors taxe sur la
valeur ajoutée.

Ne sont pas comptées dans la durée de vérification, les suspensions dues à


l’application de la procédure prévue à l’article 229 relatif au défaut de présentation des
documents comptables.

3. Début de la vérification
Le jour de la première intervention deux cas sont à traiter :

− Présentation de documents : Signature de PV de début de vérification


(LF 2014).
− Refus de présentation des documents : procédure de mise en demeure
prévue à l'article 229 du C.G.I. Copie remise au contribuable.

3.1 Refus de présentation des documents

12
Source : Inspecteur de finance Mourad ABOUABDILLAH à la direction régionale des impôts Fès.
ENCG Fès ; 2018_2019 Cous du master spécialise CCA.

Lorsqu'un contribuable ne présente pas les documents comptables visés selon le


cas, aux articles 145 ou 146, ou refuse de se soumettre au contrôle fiscal prévu à l'article
212, il lui est adressé une lettre, dans les formes prévues à l’article 219, l'invitant à se
conformer aux obligations légales dans un délai de quinze (15) jours à compter de la date
de réception de ladite lettre.

A défaut de présentation des documents comptables dans le délai précité,


l'administration informe le contribuable, par lettre notifiée dans les formes prévues par
l’article 219 de l’application de l’amende prévue à l'article 191, et lui accorde un délai
supplémentaire de quinze (15) jours à compter de la date de réception de ladite lettre, pour
s'exécuter ou pour justifier l'absence de comptabilité.

Lorsque dans ce dernier délai le contribuable ne présente pas les documents


comptables ou si le défaut de présentation des documents comptables n'a pas été
justifié, il est imposé d'office, sans notification préalable avec application de
l’astreinte journalière prévue à l’article 191.

13
3.2 Demande de communication

A défaut de présentation, au cours de la vérification d’un exercice donné, d’une


partie des documents comptables et pièces justificatives prévus par la législation et la
réglementation en vigueur, le contribuable est invité dans les formes prévues à l’article
219 à produire ces documents et pièces dans un délai de trente (30) jours à compter de la
date de réception de la demande de communication desdits documents et pièces. Ce délai
peut être prorogé jusqu’à la fin de la période de contrôle.

4. Clôture de vérification
Avant la clôture de la vérification l’administration procède à un échange oral et
contradictoire concernant les rectifications qu’elle envisage d’apporter à la déclaration
fiscale. A cet effet, le contribuable est informé selon un imprimé modèle établi par
l’administration dans les formes prévues à l’article 219 de la date fixée pour l’échange
oral et contradictoire précité et de la date à laquelle la vérification sera clôturée.

Les observations formulées par le contribuable, lors de l’échange précité, sont


prises en considération si l’administration les estime fondées.

Le contribuable a la faculté de se faire assister, dans le cadre de la vérification de


comptabilité par un conseil de son choix.

L’inspecteur est tenu d’informer le contribuable, dans les formes prévues à l’article
219 de la date de clôture de la vérification.

5. Possibilité d'une autre vérification


L’administration peut procéder ultérieurement à un nouvel examen des écritures
déjà vérifiées au titre d’un impôt, sans que ce nouvel examen, même lorsqu’il concerne
d’autres impôts et taxes, puisse entraîner pour ledit impôt une modification des bases
d’imposition retenues au terme du premier contrôle.

6. Fin du contrôle fiscale


A l'issue du contrôle fiscal sur place, l'administration doit :

14
− En cas de rectification des bases d'imposition, engager la procédure
prévue aux articles 220 ou 221.
− Dans le cas contraire, en aviser le contribuable dans les formes
prévues à l’article 219.

Section 2 : Rectification des bases d'imposition


D’une façon générale, un redressement fiscal ou plutôt une proposition de
rectifications fiscales, constitue les conséquences financières que l’inspecteur des impôts
entend notifier à l’entreprise ou au contribuable.

Le redressement fiscal serait ainsi la conséquence de prétendus manquements en


matière fiscale que le vérificateur aurait décelée au cours de ces opérations de
vérifications.

En effet et à l’issue des opérations de contrôle fiscal, et cela ressort d’ailleurs des
statistiques publiées par l’administration fiscale elle-même, le fisc procède très souvent à
des redressements fiscaux importants, ce qui signifie des rectifications fiscales au motif
que les déclarations fiscales du contribuable présenteraient des anomalies plus ou moins
importantes.

Ces redressements fiscaux peuvent se faire dans le cadre de deux types de


procédures :

→ La procédure de redressement fiscal contradictoire.


→ La procédure de taxation d’office.

1. Procédure de redressement fiscal contradictoire


La majeure partie des contrôles fiscaux s’effectue dans le cadre d’une procédure
contradictoire, fort heureusement pour le contribuable, que ce soit une entreprise ou un
particulier.

Les opérations de contrôle fiscal selon la procédure contradictoire s’appliquent de


plein droit lorsque l’entreprise a satisfait à l’intégralité de ses obligations déclaratives,

15
c’est-à-dire qu’elle a déposé ses déclarations fiscales dans les délais légaux ou dans les
délais qui lui ont été imparti en cas de mise en demeure de déposer une déclaration
fiscale.

La procédure contradictoire signifie schématiquement en substance que


l’administration fiscale doit engager un véritable dialogue avec le contribuable afin de lui
permettre d’apporter, directement ou avec l’aide d’un conseil, tout élément d’explication
ou de preuves de nature à lui éviter un redressement fiscal.

En outre le contribuable dispose d’un délai de 30 jours (60 jours sur demande
expresse du contribuable) à compter de la réception de la proposition de rectification
fiscale pour faire connaître sa position3.

3ParMe Sassi, avocat fiscaliste à Paris 17e (2017.27 Aout) « Contrôle fiscal - Procédure

contradictoire et taxation d'office » sur le site Sassi Société d’avocat

Contrôle fiscal - Procédure contradictoire et taxation d'office | Sassi-avocats.com

16
Source : Inspecteur de finance Mourad ABOUABDILLAH à la direction régionale des impôts Fès.
ENCG Fès ; 2018_2019 Cous du master spécialise CCA.

17
Source : Inspecteur de finance Mourad ABOUABDILLAH à la direction régionale des impôts Fès.
ENCG Fès ; 2018_2019 Cous du master

18
Source : Inspecteur de finance Mourad ABOUABDILLAH à la direction régionale des impôts Fès.
ENCG Fès ; 2018_2019 Cous du master spécialise CCA.

1.1 Procédure normale de rectification des bases d’imposition

L’administration peut être amenée à rectifier :

− Les bases d'imposition.


− Les montants des retenues en matière de revenus salariaux.
− Les prix ou déclarations estimatives, exprimés dans les actes et
conventions.

L’administration notifie aux contribuables, durant les trois (3) mois qui suivent la
date de la fin du contrôle fiscal et dans les formes prévues à l’article 219 :

19
− Les motifs, la nature et le montant détaillé des redressements
envisagés en matière d’impôt sur les sociétés, d’impôt sur le revenu ou de taxe sur
la valeur ajoutée
− La nouvelle base devant servir d’assiette à la liquidation des droits
d’enregistrement ainsi que le montant des droits complémentaires résultants de
cette base.

L’Administration invite les contribuables à produire leurs observations dans un


délai de trente (30) jours suivant la date de réception de la lettre de notification.

A défaut de réponse dans le délai prescrit, les droits complémentaires sont mis en
recouvrement et ne peuvent être contestés que dans les conditions prévues à l'article 235.

Si les observations des intéressés parviennent à l'administration dans le délai


prescrit et si cette dernière les estime non fondées, en tout ou en partie, elle leur notifie
dans les formes prévues à l’article 219 dans un délai maximum de soixante (60) jours
suivant la date de réception de leur réponse, les motifs de son rejet partiel ou total, ainsi
que la base d'imposition qui lui parait devoir être retenue en leur faisant connaître, que
cette base sera définitive s'ils ne se pourvoient pas, devant la commission locale de
taxation prévue à l’article 225 , la commission régionale du recours fiscal prévue à
l’article 225 ou devant la commission nationale du recours fiscal prévue à l’article 226 ,
selon le cas dans un délai de trente (30) jours suivant la date de réception de cette
deuxième lettre de notification.

Sont immédiatement émis par voie de rôle, état de produits ou ordre de recettes, les
droits supplémentaires, les majorations, les amendes et les pénalités y afférentes
découlant des impositions établies :

− Pour défaut de réponse ou de recours dans les délais prescrits par les
dispositions de l'article 220.
− Après accord partiel ou total conclu par écrit entre les parties au
cours de la procédure de rectification.

20
− Après la décision de la commission locale de taxation, celle de la
commission régionale du recours fiscal ou celle de la commission nationale du
recours fiscal.
− Pour les redressements envisagés dans la deuxième lettre de
notification, sur lesquels les commissions locales de taxation, les commissions
régionales du recours fiscal ou la commission nationale du recours fiscal se sont
déclarées incompétentes, conformément aux dispositions des articles 225 et 226.

− Pour les redressements n’ayant pas fait l’objet d’observations de la


part du contribuable au cours de la procédure de rectification.
− Lorsque les opérations visées à l’article 221 affectant les déclarations
ou le résultat fiscal, interviennent au cours de la procédure de rectification des
impositions. Dans ce cas, l’administration établit les impositions sur les bases
notifiées au contribuable dans la deuxième lettre de notification précitée.

Les décisions des commissions locales de taxation celles des commissions


régionales du recours fiscal et celles de la commission nationale du recours fiscal sont
susceptibles de recours devant le tribunal compétent conformément aux dispositions de
l’article 242.

Les dispositions du présent article sont applicables en cas de rectification des bases
d'imposition des sociétés ayant fait l'objet de fusion.4

1.2 Procédure accélérée de rectification des impositions

L’administration notifie aux contribuables dans les trois (3) mois qui suivent la
date de la fin du contrôle fiscal et dans les formes prévues à l’article 219 les motifs, le
montant détaillé des redressements envisagés et la base d’imposition retenue.

4
Code général d’impôt par le Ministère de l’économie et de finance et la direction générale des impôts.
Edition :2020

21
Les intéressés disposent d'un délai de trente (30) jours suivant la date de la
réception de la lettre de notification pour formuler leur réponse et produire, s'il y a lieu,
des justifications. A défaut de réponse dans le délai prescrit, l'imposition est établie et ne
peut être contestée que suivant les dispositions de l’article 235.

Si dans le délai prévu, des observations ont été formulées et si l’administration les
estime non fondées en tout ou en partie, elle notifie aux intéressés, dans les formes
prévues à l’article 219 dans un délai maximum de soixante (60) jours suivant la date de
réception de la réponse des intéressés, les motifs de son rejet partiel ou total, ainsi que les
bases d’imposition retenues en leur faisant savoir qu'ils pourront contester lesdites bases
devant la commission locale de taxation prévue à l’article 225 , devant la commission
régionale du recours fiscal prévue à l’article 225 ou devant la commission nationale du
recours fiscal prévue à l’article 226 selon le cas, dans un délai de trente (30) jours suivant
la date de réception de la deuxième lettre de notification.

Le recours devant la commission locale de taxation, la commission régionale du


recours fiscal la commission nationale du recours fiscal et devant le tribunal compétent
s’exerce dans les conditions fixées aux articles 225, 225 226 et 2425.

2. Procédure de taxation d'office


La procédure de taxation d’office, qui est procédure nettement plus agressive et
clairement défavorable au contribuable, ne peut être mise en œuvre que dans certains cas
limitativement prévus par la loi.

La procédure de taxation d’office doit en fait s’analyse comme une forme de


sanction à l’égard du contribuable qui n’aurait pas satisfait à ses obligations déclaratives.

Ainsi, la procédure de taxation d’office trouvera vocation à s’appliquer dans


différentes hypothèses et par exemple :

5
Code général d’impôt par le Ministère de l’économie et de finance et la direction générale des impôts.
Edition :2020

22
− En cas de non dépôt de déclarations fiscales obligatoires et cela pour
tous les types d’impôts (Impôt sur les sociétés, TVA, Bénéfices Non Commerciaux
(BNC), déclarations de revenus fonciers, Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) ;
etc.
− En cas de non réponse à une mise en demeure de déposer une
déclaration.
− En cas de réponse insuffisante à une mise en demeure.
− En cas de défaut de réponse à une demande d’éclaircissement ou de
justification.
− En cas d’opposition à contrôle fiscal.

Dans le cadre de ce type de contrôle fiscal, le contribuable est privé de certaines


garanties et le fisc peut fixer d’office les bases d’imposition sur la base des éléments en sa
possession.

Dans les faits, cela entraine un contrôle fiscal dramatique pour le contribuable, que
ce soit une entreprise ou un particulier.

Concrètement, et lorsque ce type de procédure est applicable, cela conduit souvent


le fisc a procédé à de rectifications très importantes, bien au-delà de la réalité de l’activité
de l’entreprise6

De tout façon la vérification de comptabilité En tant qu’une procédure légale par


l’administration au titre d’impôt ou taxe A défaut de communication ou refus par les
contribuables, les inspecteurs ils sont forcés d’une recoure devant les commissions

6ParMe Sassi, avocat fiscaliste à Paris 17e (2017.27 Aout) « Contrôle fiscal - Procédure

contradictoire et taxation d'office » sur le site Sassi Société d’avocat

Contrôle fiscal - Procédure contradictoire et taxation d'office | Sassi-avocats.com

23
localesde taxation et commissions national de recours fiscal cela se passe dans le chapitre
suivant.

Conclusion
Pour conclure la vérification de la comptabilité est une forme trèsintéressante du
contrôle fiscale, les étapesà suivre et les règlesà respecter sont détermine par loi juridique

A la fin de cette vérification un redressement fiscale peut êtredécider par le


fiscaliste, si l’entreprise a satisfait à l’intégralité de ses obligations déclaratives il
s’agitd’unredressementcontradictoire, dans le cas inverse la procédureà suivre et celle de
taxation d’office,c’est une procédure plus agressive et clairement défavorable au
contribuable et ne peut être mise en œuvre que dans certains cas limitativement prévus par
la loi.

Chapitre3 : Recours devant les commissions


Introduction
Apres avoir étudier les procédures de rectification de base nous s’attarderons dans
ce dernier chapitre surles commissions devant lesquelles les contribuables font recours à
savoir les commissions locales de taxation et les commissions national du recours fiscal
dont nous traiterons par la suite les compositions, les compétences et le fonctionnement.

Section 1 : Recours consultatif devant la CLT


1. Composition et compétence de la CLT
1.1. Composition de la CLT

Chaque commission locale de taxation comprend :

24
− Un magistrat, président.
− Un représentant du gouverneur de la préfecture ou de la province
dans le ressort de laquelle est situé le siège de la commission.
− Le chef du service local d'assiette.
− Un représentant des contribuables.

En plus des membres de droit, la commission peut s'adjoindre, pour chaque affaire,
un ou deux experts, fonctionnaires ou non qui ont voix consultative7

1.2. Compétence de le CLT

Ces commissions connaissent des réclamations sous forme de requêtes présentées


par les contribuables qui possèdent leur siège social ou leur principal établissement à
l’intérieur dudit ressort dans les cas suivants :

− Rectifications en matière de revenus professionnels déterminés selon


le régime du bénéfice forfaitaire, de revenus et profits fonciers, de revenus et
profits de capitaux mobiliers et des droits d’enregistrement et de timbre.

Vérification de comptabilité des contribuables dont le chiffre
d’affaires déclaré au compte de produits et charges, au titre de chaque exercice de
la période non prescrite vérifiée, est inférieur à dix (10) millions de dirhams8.

2. Fonctionnement de la CLT

7
Mémoire Online« rectification des bases d’imposition au Maroc » par Soufiane Chahin. ENCG El-Jadida (2008)

8
Un cabinet d’expertise comptable, d’audit et de conseil de premier plan, membre de l’ordre des experts
comptables du Maroc. Casablanca. « La loi de finance 2020, réaménagement des procédures de recours
fiscal ».
Loi de finance 2022, Réaménagement des procédures de recours fiscal - Upsilon Consulting (upsilon-
consulting.com)

25
.

26
27
Source : Inspecteur de finance Mourad ABOUABDILLAH à la direction régionale des impôts Fès.
ENCG Fès ; 2018_2019 Cous du master

L’inspecteur reçoit la requête adressée à la commission locale de taxation et la


transmet avec les documents relatifs aux actes de la procédure contradictoire permettant à
ladite commission de statuer.

Cette requête définit l’objet du désaccord et contient un exposé des arguments


invoqués.

Un délai maximum de trois (3) mois est fixé pour la communication par
l’administration des requêtes et documents précités à la commission locale de taxation, à

28
compter de la date de notification à l’administration du pourvoi du contribuable devant
ladite commission.

A défaut de communication de la requête et des documents dans le délai prescrit,


les bases d’imposition ne peuvent être supérieures à celles déclarées ou acceptées par le
contribuable.

Le secrétaire rapporteur convoque les membres de la commission, au moins quinze


(15) jours avant la date fixée pour la réunion dans les formes prévues à l’article 219.

Le secrétaire rapporteur de la commission locale de taxation informe les deux


parties de la date à laquelle elle tient sa réunion, trente (30) jours au moins avant cette
date dans les formes prévues à l’article 219.

La commission statue valablement en présence du président et de deux autres


membres. Elle délibère à la majorité des voix des membres présents. En cas de partage
égal des voix, celle du président est prépondérante.

Les décisions des commissions locales de taxation doivent être détaillées, motivées
et sont notifiées aux deux parties par les secrétaires rapporteurs des commissions locales
de taxation, dans les formes prévues à l’article 219 dans les quatre (4) mois suivant la date
de la décision.

La commission doit statuer dans un délai de douze (12) mois, à compter de la date
de la réception de la requête et des documents transmis par l’administration.

Lorsqu’à l’expiration du délai précité, la commission locale de taxation n’a pas


pris de décision, le secrétaire rapporteur de la commission en informe par lettre les
parties, selon les formes prévues à l’article 219 dans les deux (2) mois suivant la date
d’expiration dudit délai de douze (12) mois.

Un délai maximum de deux (2) mois est fixé pour la communication par
l’administration de la requête et documents précités à la commission nationale du recours
fiscal à compter de la date de réception de la lettre d’information.

29
A défaut de communication de la requête et des documents, dans le délai prescrit,
les bases d’imposition ne peuvent être supérieures à celles déclarées ou acceptées par le
contribuable

Section 2 : Recours consultatif devant la CNRF


1. Composition et compétence de la CNRF
1.1. Composition de la CNRF

− Sept (7) magistrats appartenant au corps de la magistrature.


− Trente (30) fonctionnaires.
− Cent (100) personnes du monde des affaires

1.2. Compétence de la CNTF

Instituée par l’article 226 du Code Général des Impôts, il s’agit d’une commission
permanente qui siège à Rabat, chargée de statuer sur les recours fiscaux relatifs :

− À l’examen de l’ensemble de la situation fiscale des contribuables


prévu à l’article 216, quel que soit le chiffre d’affaires déclaré.
− Aux vérifications de comptabilité des contribuables lorsque le chiffre
d’affaires déclaré au compte de produits et charges, au titre de l’un des exercices
vérifiés, est égal ou supérieur à dix (10) millions de dirhams.
− Aux rectifications des bases d’imposition pour lesquelles
l’administration invoque l’abus de droit.

Les recours pour lesquels les commissions locales de taxation n’ont
pas pris de décision dans le délai de (12) douze mois.

2. Fonctionnement de la CNRF

L’inspecteur reçoit la requête adressée à la commission nationale de recours fiscal


et la lui transmet avec les documents relatifs aux actes de la procédure contradictoire
permettant à ladite commission de statuer.

30
Cette requête définit l’objet du désaccord et contient un exposé des arguments
invoqués.

Un délai maximum de trois (3) mois est fixé pour la communication par
l’administration des requêtes et documents précités à la commission nationale de recours
fiscal, à compter de la date de notification à l’administration du pourvoi du contribuable
devant ladite commission.

A défaut de communication de la requête et des documents dans le délai prescrit,


les bases d’imposition ne peuvent être supérieures à celles déclarées ou acceptées par le
contribuable.

Le secrétaire rapporteur convoque les membres de la commission au moins quinze


(15) jours avant la date fixée pour la réunion dans les formes prévues à l’article 219.

Le secrétaire rapporteur de la commission nationale informe les deux parties de la


date à laquelle elle tient sa réunion trente (30) jours au moins avant cette date dans les
formes prévues à l’article 219.

Les décisions des commissions nationales doivent être détaillées, motivées et sont
notifiées par le magistrat de la commission nationale du recours fiscal aux deux parties
par dans les formes prévues à l’article 219 dans les quatre (4) mois suivant la date de la
décision.

La commission doit statuer dans un délai de douze (12) mois, à compter de la date
de la réception de la requête et des documents transmis par l’administration.

Lorsqu’à l’expiration du délai précité la commission nationale du recours fiscal


n’a pas pris de décision c'est la fin de la procédure, les bases d’imposition ne peuvent être
supérieures à celles déclarées ou acceptées par le contribuable.

Enfin, après avoir analysé et discuté ces commissions l’objectif principal est de
comprendre les modalités et les étapes du processus de contrôle fiscal.

31
Conclusion
A la fin on peut déduire qu’ a défaut de communication ou refus par les
contribuables au niveau de la vérification de la comptabilité , les inspecteurs sont forcés
d’une recoure selon le cas devant les commissions locales ou devant les commissions de
recours fiscale

32
Conclusion

En conclusion l'objectif de ce projet était de comprendre c'est quoi un contrôle


fiscal et comment il se déroule.

Apres une conception initiale des règles générales pour mener bien un contrôle
fiscal, l'étape suivante était de détailler plus sur la phase de la vérification de la
comptabilité en maitrisant les types de procédures excitantes et leur cas d'utilisation, sans
oublier d'étudier la composition, la compétence et le fonctionnement des commissions
selon le cas.

Ce travail a enrichi notre savoir sur les méthodes de recherche et l'esprit de


s'organiser et d'analyser en se basant sur plusieurs références pour la rédaction de ce
projet.

Bien sûr nous sommes convaincus que le travail élaboré n’est qu’une étape
primaire aussi bien pour une carrière professionnelle que pour des études plus
approfondies. Mais nous espérant avoir fournir une ressource domestique pour les
générations avenir sur le déroulement d'un contrôle fiscal.

33
BIBLIOGRAPHIE

Webographie

1. ParMe Sassi, avocat fiscaliste à Paris 17e (2017.27 Aout) « Contrôle fiscal - Procédure
contradictoire et taxation d'office » sur le site Sassi Société d’avocat

Contrôle fiscal - Procédure contradictoire et taxation d'office | Sassi-avocats.com

2. Mémoire Online « rectification des bases d’imposition au Maroc » par Soufiane Chahid. ENCG El-Jadida
(2008)
Mémoire Online - Rectification des bases d'imposition au Maroc - Soufiane CHAHID

3. Un cabinet d’expertise comptable, d’audit et de conseil de premier plan,


membre de l’ordre des experts comptables du Maroc. Casablanca. « La loi de
finance 2020, réaménagement des procédures de recours fiscal ».
Loi de finance 2022, Réaménagement des procédures de recours fiscal - Upsilon Consulting
(upsilon-consulting.com)

Livre :

1. Code général d’impôt par le Ministère de l’économie et de finance et la direction


générale des impôts. Edition :2020
2. Jean_pierre Boisivon, (2006). Propositions pour une réforme du contrôle
fiscal,p23-24
3. Inspecteur de finance Mourad ABOUABDILLAH à la direction régionale des impôts Fès. ENCG
Fès ; 2018_2019 Cous du master spécialise CCA.

34
TABLE DE MATIERES

Remerciement............................................................................................................................................ 2
Introduction générale................................................................................................................................. 3
Chapitre 1 : Généralité sur le contrôle fiscale ............................................................................................... 4
Introduction............................................................................................................................................... 4
Section 1 : Définition, finalités et droit de contrôle .................................................................................. 4
1. Définition ....................................................................................................................................... 4
2. Finalités ......................................................................................................................................... 4
2.1. La finalité budgétaire............................................................................................................. 4
2.2. La finalité dissuasive .............................................................................................................. 4
2.3. La finalité répressive.............................................................................................................. 5
3. Droit de contrôle ........................................................................................................................... 5
3.1 Définition du droit de contrôle.................................................................................................... 5
3.1.1Quoi ? ........................................................................................................................................ 5
3.1.2 Qui ? ......................................................................................................................................... 5
3.2. Différentes modalités d'exercice du contrôle fiscal .............................................................. 5
3.2.1. Contrôle sur pièce ................................................................................................................... 5
3.2.2. Contrôle sur place ................................................................................................................... 6
Section 2 : Règles générales ...................................................................................................................... 6
1. Délai de prescription ..................................................................................................................... 6
2. Règles de notification .................................................................................................................... 6
2.1 Voie de notification ..................................................................................................................... 7
2.2 Modalités de remise .................................................................................................................... 7
2.3. Personnes habilitées à recevoir............................................................................................. 7
2.4. L'échec de la remise .............................................................................................................. 8
Conclusion ................................................................................................................................................. 8
Chapitre2 : contrôle sur place ....................................................................................................................... 9
Introduction............................................................................................................................................... 9
Section 1 : Vérification de la comptabilité .............................................................................................. 10
1. Avis de vérification ...................................................................................................................... 10
2. Durée de la vérification ............................................................................................................... 11

35
3. Début de la vérification ............................................................................................................... 12
3.1 Refus de présentation des documents................................................................................ 12
3.2 Demande de communication .............................................................................................. 14
4. Clôture de vérification ................................................................................................................. 14
5. Possibilité d'une autre vérification .............................................................................................. 14
6. Fin du contrôle fiscale ................................................................................................................. 14
Section 2 : Rectification des bases d'imposition ..................................................................................... 15
1. Procédure de redressement fiscal contradictoire ....................................................................... 15
1.1 Procédure normale de rectification des bases d’imposition............................................... 19
1.2 Procédure accélérée de rectification des impositions ........................................................ 21
2. Procédure de taxation d'office .................................................................................................... 22
Conclusion ............................................................................................................................................... 24
Chapitre3 : Recours devant les commissions .............................................................................................. 24
Introduction............................................................................................................................................. 24
Section 1 : Recours consultatif devant la CLT.......................................................................................... 24
1. Composition et compétence de la CLT ........................................................................................ 24
1.1. Composition de la CLT ......................................................................................................... 24
1.2. Compétence de le CLT ......................................................................................................... 25
2. Fonctionnement de la CLT ........................................................................................................... 25
Section 2 : Recours consultatif devant la CNRF....................................................................................... 30
1. Composition et compétence de la CNRF ..................................................................................... 30
1.1. Composition de la CNRF ...................................................................................................... 30
1.2. Compétence de la CNTF ...................................................................................................... 30
2. Fonctionnement de la CNRF .................................................................................................... 30
Conclusion ............................................................................................................................................... 32
Conclusion ............................................................................................................................................... 33

36

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