Cours Les Suites Numeriques
Cours Les Suites Numeriques
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MPSI Prytanée National Militaire
1 Premières définitions
Définition 1 : Suite
Une suite réelle est une application u : N 7→ R.
Au lieu de noter cette application sous la forme standard, on la note plutôt sous une forme indicielle :
Remarque 1. On dira qu’une application de N dans R définie à partir d’un certain rang n0 est aussi une suite.
Cependant, pour simplifier les notations, on considérera par la suite que les suites sont définies à partir de n0 = 0.
Attention
- (Un) désigne une suite (c’est donc une application),
- Un désigne un terme de la suite (c’est donc un réel).
Remarque 2. Les deux graphes suivants permettent de visualiser les premiers termes d’une suite :
1
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u1 u3u4 u2 u0
R
0 1 2 3 4 N
On dit qu’une suite (un ) est bornée ssi elle est majorée et minorée.
On dit qu’une suite (un ) est bornée ssi (|un |) est majorée.
Attention
Bien faire attention à l’ordre des quantificateurs dans les définitions précédentes.
Méthode 1 : Pour Déterminer le sens de variation d’une suite, on pourra donc étudier le signe de
n
X 1
Exemple 1. Déterminer le sens de variation de la suite de terme général : un =
n+k
k=1
Exercice : 1
u1 +u2 +···+un
(∗) Montrer que si (un ) est une suite monotone, alors (vn ) : vn = n est aussi monotone.
Méthode 2 : Lorsque (un ) est strictement positive, on pourra étudier son sens de variation en comparant
un+1
et 1 pour tout n ∈ N
un
Attention
La méthode précédente n’est valable que si l’on est s^
ur que la suite (Un) a tous
ses termes strictement positifs !!
n!
Exemple 2. Déterminer le sens de variation de la suite (un ) définie par : un = nn
2
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On note alors :
un → l
Attention
La limite l d’une suite (Un) est un nombre réel indépendant de l’indice n !!
Dans ces deux cas, on dit que (un ) diverge vers +∞ ou −∞.
Méthodes :
Remarque 3.
1. S’il existe un réel l tel que la suite converge vers l, on dit que la suite est convergente.
2. S’il n’existe pas de réel l vérifiant la propriété ci-dessus, on dit que la suite diverge.
Attention
Ainsi, une suite divergente soit n’admet pas de limite, soit tend vers l’infini.
3
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Exemple 5. (∗)
1. Trouver une suite convergente qui n’est pas monotone.
2. Trouver une suite divergente qui ne tend pas vers ±∞.
3. Trouver une suite bornée divergente.
4. Trouver une suite non-bornée qui ne diverge pas vers ±∞.
Remarque 5. Plus tard, pour étudier la limite d’une suite, nous utiliserons plutôt les théorèmes généraux de convergence
ainsi que la convergence ou la divergence des suites élémentaires. Cependant, comme le montre l’exercice suivant, il sera
parfois utile de revenir à la méthode issue de la définition.
Exercice : 2
(∗∗) Moyenne de Césaro
Soit (un ) une suite convergente vers une limite L ∈ R.
Soit la suite (vn ) définie pour n > 0 par : vn = u1 +u2 +···+u
n
n
.
1. Montrer que (vn ) converge vers L (commencer par le cas où L = 0).
2. Montrer que la réciproque est fausse
3. Démontrer un résultat analogue lorsque (un ) diverge vers √ +∞.
En déduire la limite de la suite de terme général un = n n!.
Exercice : 3
(∗) Ecrire à l’aide de quantificateurs les propriétés :
1. (un ) ne converge pas vers l ∈ R.
2. (un ) ne diverge pas vers +∞.
3. (un ) diverge.
Remarque 6. De même tout réel x est limite d’une suite de nombres irrationnels.
Preuve 3 :
1. Prenons ε = 1.
On sait qu’à partir d’un certain rang n0 , |un − l| ≤ 1. Donc (un ) est bornée à partir de n0 .
2. D’autre part, {un , n ∈ [[0, n0 ]]} est fini. Cet ensemble est donc borné.
3. Globalement, (un ) est donc bornée.
4
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Remarque 7. Que dire alors d’une suite majorée par une suite convergente ?
∀n ∈ N, n ≥ n0 ⇒ k < u n < k ′
Remarque 8. On en déduit que si une suite (un ) converge vers une limite l > 0, alors cette suite est à termes strictement
positifs à partir d’un certain rang.
Preuve 5 : Méthode classique vue précédemment pour prouver la convergence d’une suite.
Attention
M^
eme si pour tout entier n on a Un < Vn, on obtient une inégalité large après
passage à la limite. Prenez par exemple les suites définies par Un=1/n et Vn=2/n
Exemple 6. (∗) Prouver qu’une suite décroissante qui tend vers 0 est positive.
Remarque 9. Ce théorème est très utilisé en pratique pour montrer la convergence d’une suite lorsqu’on est capable de deviner
sa limite.
Exemple 7. (∗) Montrer que la suite de terme général un = 2n /n! converge vers 0.
Exercice : 4
(∗) Etudier les limites des suites de termes généraux suivants :
sin n n! n−(−1)n
1. un = n+(−1)n 2. vn = nn 3. wn = n+(−1)n
5
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Preuve 8 :
1. On traduit le fait que (un ) et (vn ) convergent vers l. L’encadrement permet alors de conclure ...
2. On utilise la définition de la divergence vers +∞.
Remarque 10. Ce théorème présente l’avantage de pouvoir étudier la convergence d’une suite lorsqu’on n’a aucune idée de
sa limite éventuelle.
p
Exemple 8. (∗) Etudier la convergence de la suite de terme général : un = n
2 + (−1)n
Attention
M^
eme si an <= un <= bn à partir d’un certain rang et que an -> l1 et bn -> l2,
on ne peut pas en conclure que (un) converge vers une limite l vérifiant
l1 <= l <= l2.
Exercice : 5
(∗) Etudier la convergence des suites de terme général :
n n
X n2 1 X
1. Sn = 2. Sn = k!
n + k2
3 n!
k=1 k=1
Exercice : 6
n
X 1
(∗) On considère la suite de terme général : Sn =
k
k=2
k+1 k
dt dt
Z Z
1
1. Pour k ∈ N∗ , comparer k avec et .
k t k−1 t
Sn
2. Montrer que ln n −
−−−−→ 1. (on dira que Sn est équivalent à ln n en +∞)
n→+∞
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Preuve 9 :
1. On utilise l’inégalité triangulaire pour majorer ||un | − |l|| par ε.
2. Pour les autres limites, on peut alors utiliser le théorème de majoration.
(a) P2 : On utilise l’inégalité triangulaire pour majorer |(un + vn ) − (l + l′ )|.
(b) P4 : On remarque que un vn − ll′ = un (vn − l′ ) + l′ (un − l) puis on applique l’inégalité triangulaire.
(c) P5 : On commence par prouver que 1/vn 7→ 1/l′ .
Pour cela, on montre que |vn | ≥ |l′ |/2 à partir d’un certain rang.
Preuve 10 : On traduit simplement la limite de f en +∞. (cf le cours sur les fonctions !)
2. un = (1 + n1 )n 1 X
n
3n −(−2)n 5. un = 2 k
3. un = 3n +(−2)n
n
k=1
Exercice : 7
(∗)
1. Si (un ) est bornée et (vn ) diverge vers +∞, montrer que : un + vn 7→ +∞
2. Si (un ) converge et (vn ) diverge, montrer que : (un + vn ) diverge.
Exercice : 8
(∗) Soit (un ) et (vn ) deux suites réelles telles que (un + vn ) et (un − vn ) convergent.
Montrer que (un ) et (vn ) convergent.
• Si (un ) est majorée alors (un ) converge vers une limite finie.
• Si (un ) n’est pas majorée alors (un ) diverge vers +∞.
u0 u1 u2 u3 l
ǫ R
Figure 2 – Théorème de la limite monotone
Preuve 11 :
1. Comme {un , n ∈ N } est une partie non vide de R majorée, elle admet une borne supérieure l.
On démontre alors que un 7→ l.
2. On considère A > 0. Comme (un ) n’est pas majorée, alors il existe n0 ∈ N tel que un0 > A.
Mais comme (un ) est croissante ...
7
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IMPORTANT
Contrairement aux théorèmes de convergence précédents, celui-ci ne donne pas la
limite de la suite. On pensera donc à l’utiliser en exercice lorsque la limite
n’est pas demandée !
Exemple 10. (∗) On suppose que (un ) est une suite réelle croissante telle que (u2n ) converge.
Montrer que (un ) converge.
Remarque 12.
1. Une suite décroissante minorée converge et une suite décroissante non minorée diverge vers −∞.
2. Si (un ) est croissante et majorée, elle converge vers la borne sup des valeurs de (un ) : l = sup{un | n ∈ N}.
n
X 1
Exemple 11. (∗∗) Soit la suite (Sn ) de terme général : Sn = .
k
k=1
1. Montrer que pour tout n ≥ 1, on a S2n − Sn ≥ 21 .
2. En déduire que (Sn ) diverge vers +∞
Exercice : 9
n
X 1
(∗∗) Soit (un ) la suite de terme général : un = .
k2
k=1
1 1
1. Montrer que ∀k ∈ N∗ tel que k ≥ 2, on a : (k−1)k = k−1 − k1 .
2. En déduire que la suite (un ) converge.
Exercice : 10
n n
X 1 X 1
(∗∗) Etudier la convergence des suites de terme général : un = et vn =
k.2k n+k
k=1 k=1
On dit alors que un et vn sont des approximations de l à |un − vn | près (faire un dessin) !
Exercice : 11
8
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n
X 1 1
(∗∗) Soit les suites de terme général : un = et vn = un + n! .
k!
k=0
1. Montrez que les suites (un ) et (vn ) sont adjacentes.
2. Montrez que leur limite commune est un nombre irrationnel (c’est le nombre de Neper e = exp(1)).
(vn ) telle que vn = u2n
Exemple 12. les suites sont extraites de la suite (un ).
(wn ) telle que wn = u2n+1
Théorème 13 : Suite extraite d’une suite ayant une limite (Etude de convergence 6)
Si une suite (un ) admet une limite l ∈ R̄ alors toute suite extraite de (un ) a aussi pour limite l.
Preuve 13 :
1. On peut commencer par remarquer que si ϕ : N 7→ N est strictement croissante, alors ∀n ∈ N, ϕ(n) ≥ n.
2. La démonstration est alors immédiate.
Remarque 14.
1. On peut ainsi prouver qu’une suite converge en montrant qu’il s’agit d’une suite extraite d’une suite convergente.
2. Cette propriété est surtout très utile pour démontrer qu’une suite diverge.
• cas 1 : Si (uϕ1 (n) ) et (uϕ2 (n) ) convergent vers des limites différentes, alors (un ) est divergente.
• cas 2 : Si (uϕ(n) ) divergente, alors (un ) est divergente.
(un ) converge
Pour déterminer la limite d’une suite convergente : Si alors (un ) converge vers l.
(uϕ(n) ) → l
n2 −1
Exemple 13. (∗) Montrez que la suite de terme général un = cos n π , est une suite divergente.
Exercice : 12
(∗∗) Soit la suite de terme général un = cos n.
Prouver la divergence de (un ) en calculant cos(n + 2) + cos n et cos 2n.
Exercice : 13
n
X (−1)k
(∗∗) On définit la série alternée (Sn ) par : Sn =
1+k
k=0
1. Calculer S0 , S1 , S2 , S3 .
2. Montrer que les suites (S2n ) et (S2n+1 ) sont adjacentes et en déduire que (Sn ) converge.
3. Si l est la limite de (Sn ), majorer l’erreur en = |Sn − l| en fonction de n.
4. Comment choisir la valeur de n pour que Sn soit une valeur approchée de l à 10−2 près ?
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Corollaire 16 :
Soit un segment [a, b] et une suite (xn ) de points de ce segments.
Il existe alors une suite extraite de la suite (xn ) qui converge vers un point l ∈ [a, b].
Remarque 15. Le théorème de Bolzano-Weierstrass s’étend à la notion plus générale de partie compacte de Rn (vue en MP).
Les segments de R sont des parties compactes car fermées et bornées.
Exemple 14. D’après Bolzano-Weierstrass, la suite (un ) : un = cos n admet des points d’adhérence dans [−1, 1].
En utilisant la densité de Z + 2πZ dans R et la continuité de la fonction cos, on démontre même que {cos n | n ∈ N} est
dense dans [−1, 1].
∀n ∈ N, un+1 = f (un )
On peut représenter la suite (un ) dans (O, ~i, ~j) en utilisant des ricochets sur la première bissectrice.
Exemple 15. Déterminez graphiquement les premiers termes de la suite (un ) définie par les relations de récurrence suivantes.
√
un+1 = −u2n + 1 un+1 = eun
un+1 = 1 + un
u0 = 0, 1 u0 = 0 u0 = 0
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Preuve 17 : Par passage à la limite dans un+1 = f (un ) en utilisant la continuité de f . (vu plus tard ...)
Attention
Vous ne pouvez affirmer que l = f(l) qu’après avoir vérifié que la fonction f était
continue en l.
En général, on ne conna^
ıt pas l, mais on sait que l appartient à un intervalle I.
On vérifie alors la continuité de f sur I.
Remarque 17. Une solution de l’équation x = f (x) est appelée un point fixe de f . On recherchera donc les limites possibles
de (un ) parmi les points fixes de f (graphiquement les intersections du graphe de f avec la première bissectrice).
Si l’équation f (x) = x n’admet pas de solution, alors la suite (un ) diverge !
Exemple 16. Soit f : R −→ R et (un ) une suite définie par un+1 = f (un ).
x 7→ x2x+1
Montrer que si (un ) converge, alors sa limite ne peut être que 0.
Remarque 18. On montre facilement que si la fonction f est croissante, alors (un ) / un+1 = f (un ) est monotone.
Exercice : 14
u0 > 0
(∗∗) Montrer que la suite (un ) définie par un+1 = un + √2
diverge vers +∞.
un
Exercice : 15
u0 ∈ R
(∗∗) Etudier la convergence de la suite définie par .
un+1 = un − u2n
Exercice : 16
(∗∗) Soit un réel positif α ≥ 0.
√
1. Prouver l’existence de la suite définie par u0 = α et la relation de récurrence : un+1 = 4 + 3un .
2. Etudier la convergence de cette suite
Exercice : 17
2un
(∗∗) Soit 0 ≤ u0 ≤ 1. Etudier la suite récurrente définie par : un+1 = u2n +1
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Exercice : 18
un+1
(∗∗) Soit (un ) une suite de termes non nuls telle que un → 0. Montrer que (un ) → 0.
Pour trouver la forme fonctionnelle d’une suite arithmético-géométrique, on peut utiliser la méthode suivante :
b
1. On introduit l le point fixe de la suite : l = al + b (∗) ou encore l = 1−a
2. On soustrait alors la relation (∗) à un+1 = aun + b pour obtenir : un+1 − l = a(un − l).
3. La suite (un − l) est alors une suite géométrique et on obtient : un − l = (u0 − l)an et donc un =
(u0 − l)an + l.
Exemple 19. (∗) On considère une suite (un ) vérifiant la relation de récurrence ∀n ∈ N, un+1 = 2un + 3
Déterminez l’expression de un en fonction de n.
Exercice : 19
(∗) On considère une suite (un ) vérifiant la relation de récurrence ∀n ∈ N, un+1 = 2un + 2n
Déterminez l’expression de un en fonction de n. Aide : on pourra diviser la relation de récurrence par 2n+1 .
Exercice : 20
(∗∗) Soit k ∈ R.
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Aide : Par changement de variables, vous vous ramènerez à l’étude d’une suite arithmético-géométrique.
Théorème 20 :
1. Si ∆ > 0 : on note r1 et r2 les deux racines réelles distinctes de (C).
Il existe alors deux constantes réelles A et B telles que : un = A.r1n + Br2n ∀n ∈ N
Attention
Si les deux premiers cas sont analogues aux cas rencontrés dans la résolution de
l’équation différentielle y’’ + ay’ + by = 0, en revanche on remarquera que lorsque
Delta < 0 on a :
Pour y ′′ + ay ′ + by = 0 les solutions sont : y(x) = eαx (A cos(βx) + B sin(βx)) où r = α + iβ est racine
Pour un+2 = aun+1 + bun les solutions sont : un = ρn (A cos nθ + B sin nθ) où r = ρeiθ est racine
Exercice : 21
Démonstration du cas 2 :
Soient a et b deux réels tels que a2 + 4b = 0.
On considère l’ensemble E des suites complexes qui satisfont la relation de récurrence un+2 = aun+1 + bun (avec b 6= 0) pour
tout entier n.
1. Quelles sont les suites géométriques de E ?
2. Soit r la solution de x2 − ax − b = 0. Montrer que la suite (nrn ) est dans E.
3. Décrire l’ensemble E.
Aide : Vous pourrez rechercher les suites de E sous la forme un = an .rn
Exemple 20. (∗∗) Déterminer les expressions fonctionnelles des 3 suites suivantes :
u0 = 1 v0 = 1 w0 = 1
1. (un ) : u1 = 1 2. (vn ) : u1 = 1 3. (wn ) : u1 = 1
un+1 = 23 un+1 + 13 un vn+1 = 4vn+1 − 4vn wn+1 = wn+1 − wn
Exercice : 22
Etudier les suites définies par :
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u0 > 0 u0 > 0
1. u1 > 0 2. u1 > 0
√
un+2 = un+1 un un+2 = un+1 un
Remarque 19. Nous verrons qu’à l’exception des théorèmes et définitions faisant intervenir la relation d’ordre ≤ (contraire-
ment à R, C n’est pas ordonné), les suites complexes vérifient les mêmes propriétés que les suites réelles.
Définition 11 : On dira qu’une suite complexe (zn ) est bornée si et seulement si la suite (|zn |) est bornée.
Proposition 21 :
Une suite complexe est bornée si et seulement si sa partie réelle et sa partie imaginaire sont bornées.
|x| ≤ |z|
Preuve 21 : On utilisera le fait que si z = x + iy alors et que |z| ≤ |x| + |y|
|y| ≤ |z|
i
Exemple 21. (∗) La suite complexe zn = 1 − n converge vers 1.
Remarque 20. Voici une autre façon plus formelle de dire que zn −−−−−→ a : ∀r > 0, ∃N ∈ N tq ∀n ≥ N, zn ∈ D(a, r)
n→+∞
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Théorème 23 : Une suite complexe converge ssi les parties réelles et imaginaires convergent
Re(zn ) −−−−−→ Re(a)
n→+∞
zn −−−−−→ a ⇐⇒
n→+∞ Im(zn ) −−−−−→ Im(a)
n→+∞
Exercice : 23
(∗) Soit (zn ) une suite complexe telle que ∀n ∈ N, zn+1 = 13 (zn + 2z̄n ).
Montrer que (zn ) converge et exprimer sa limite en fonction de z0 .
Remarque 22. Lorsque |k| = 1 (avec k 6= 1), il y a deux modes de divergence possibles :
p
1. Si k = ei q π avec p
q ∈ Q∗ , alors la suite (k n ) est périodique de période T = 2q
2. Si k = eiαπ avec α ∈ R\Q, alors la suite (k n ) est dense dans le cercle C(O, 1)
Exercice : 24
xn −yn xn +yn
(∗) Soit (xn ) et (yn ) deux suites réelles telles que ∀n ∈ N, xn+1 = 2 et yn+1 = 2 .
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En introduisant la suite complexe de terme général zn = xn +iyn , montrer que les suites (xn ) et (yn ) convergent et déterminer
leurs limites.
Exercice : 25
(∗∗) Soit a un complexe de module ρ et d’argument θ 6= 0[π].
On définit la suite complexe (zn ) par z0 = a et zn+1 = zn +|z
2
n|
.
Montrer que (zn ) converge vers un réel que l’on exprimera en fonction de ρ et θ.
n
θ Y θ 1
Aide : Vous pourrez prouver que : sin cos k = n sin θ.
2n 2 2
k=1
M1 : On majore |un − l| par une suite qui tend vers 0 (théorème de majoration)
M2 : On étudie la convergence des parties réelles et imaginaires (caractérisation)
M3 : On exprime un en fonction de n (conjecture / validation / théorèmes généraux)
4. Savez-vous prouver que si (un ) → l ∈ R alors la moyenne des (un ) tend vers l ? cf cours
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n
X 1
7. Comment prouver la divergence de la suite de terme général un = ? cf cours
k
k=1
n
(
X
k
Si q = 1 : Sn = n − 3
9. Que vaut Sn = q ? n−3
6 1 : Sn = q 4 1−q
Si q = 1−q
k=4
10. Comment prouver la divergence d’une suite à l’aide des suites extraites ? cf cours
Expl : (un ) telle que un = (−1)n
un → 0+ si u0 ∈ [0, π] [2π]
14. Intuitivement, pouvez-vous dire si la suite (un ) telle que un+1 = sin un converge ?
un → 0− si u0 ∈ [−π, 0] [2π]
15. Que verifie (si elle existe) la limite l d’une suite vérifiant un+1 = f (un ) ? l = f (l)
Quelle condition doit vérifier la fonction f ? f continue en l
16. Comment procéder pour effectuer l’étude d’une suite récurrente ? cf cours
19. Donner 7 méthodes différentes permettant l’étude de la convergence d’une suite. cf cours
20. Comment étudier une suite vérifiant une relation de la forme un+2 = aun+1 + bun ? cf cours
u0 = 0
21. Exprimer en fonction de n le terme un de la suite (un ) : u1 = 1 un = √2 sin( π3 n)
3
un+2 = un+1 − un
u0 = 0
22. Exprimer en fonction de n le terme un de la suite (un ) : u1 = 1 un = (−2)n−1
un+2 = −4un+1 − 4un
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8 Exercices de TD
Codage :
1. Les exercices avec des coeurs ♥ sont à traiter en priorité.
2. Le nombre d’étoiles ∗ ou de coeurs ♥ correspond à la difficulté des exercices.
1) Etudes qualitatives
Exercice de TD : 1
(un ) un ≤ a
(∗∗) Soit (a, b) ∈ R2 , et deux suites telles que : ∀n ∈ N : et (un + vn ) 7→ a + b.
(vn ) vn ≤ b
un 7→ a
Montrer que .
vn 7→ b
Exercice de TD : 2
(♥♥) Applications de la moyenne de Césaro
1. Prouver, en utilisant la propriété de la moyenne de Césaro, que si une suite réelle (un ) est telle que (un+1 −un ) → l ∈ R,
alors unn → l.
2. Applications du résultat précédent :
n
(a) Etudier la convergence de la suite de terme général : un = √
n
n!
(b) Soit (un ) une suite réelle strictement positive.
un+1 √
i. Montrer que si lim un = l ∈ R∗ alors lim n
un = l.
n→+∞ n→+∞
q
2n
ii. En déduire la limite de un = n n
Exercice de TD : 3
(∗ ∗ ∗) Soit (un ) une suite réelle et a ∈ R.
On pose, pour tout entier naturel n : xn = un+1 − aun .
1. Dans cette question, on suppose que a ∈] − 1, 1[.
n
X
(a) Simplifier pour tout n ∈ N, l’expression de : Sn = ak .xn−k
k=0
(b) Démontrer que (xn ) converge vers 0 si et seulement si (un ) converge vers 0. Pour la réciproque, on pourra envisager
un raisonnement avec les ε sur le modèle de Césaro.
(c) Montrer que (xn ) et (un ) sont de même nature.
Aide : vous penserez à vous ramener au cas précédent à l’aide de changements de variables judicieux
2. Supposons ici que a = 1. √
En utilisant la suite (un ) | un = n prouver que (un ) et (xn ) ne sont pas nécessairement de même nature.
3. Trouver des exemples prouvant que (un ) et (xn ) ne sont pas nécessairement de même nature dans les cas où a = −1,
a = 2 et a = −2.
2) Suites monotones
La connaissance de la monotonie d’une suite peut aider à déterminer sa convergence.
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Le théorème des suites adjacentes permet aussi de prouver la convergence d’une suite monotone.
Exercice de TD : 4
(♥♥) Cas particulier de Césaro
u1 +u2 +···+un
Soit (un ) une suite croissante de limite l ∈ R. On pose : vn = n .
Exercice de TD : 5
1×3×5×···×(2n−1)
(♥♥) Soit (un ) la suite de terme général : un = 2×4×···×(2n)
1. Exprimer un en fonction de factorielles (juste pour le plaisir !).
Dans les questions suivantes, on utilisera la forme initiale de un .
2. Montrer que (un ) converge.
3. On pose vn = (n + 1)u2n .
Montrer que vn converge et en déduire la limite de la suite (un ).
Exercice de TD : 6
(∗ ∗ ∗) Critère de Cauchy
On dit qu’une suite réelle ou complexe vérifie le critère de Cauchy lorsque :
∀ε > 0, ∃n ∈ N, ∀p ≥ n, ∀q ≥ n, |up − uq | ≤ ε
Exercice de TD : 7
(♥) Critère spécial des séries alternées ou critère de Leibniz (1646-1716) :
n
X
Soit (un ) une suite de réels décroissante et de limite nulle. Pour tout n ∈ N, on pose : Sn = (−1)k .uk .
k=0
Montrer que les suites extraites (S2n ) et (S2n+1 ) sont adjacentes et en déduire que (Sn ) converge.
Exercice de TD : 8 n n
X 1 √ X 1 √
(♥♥) Soit les suites (un ) et (vn ) de terme général : un = √ −2 n et vn = √ − 2 n + 1.
k=1
k k=1
k
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Exercice de TD : 9
(∗∗) Soit θ ∈]0, π2 [ et les suites (un ) et (vn ) de terme général : un = 2n sin 2θn et vn = 2n tan 2θn .
3) Etude de convergence
Exercice de TD : 10
(♥) Etudier la convergence et calculer éventuellement la limite des suites de terme général un dans les cas suivants :
1. un = (−1)n (1 + n1 ) 2. un = n+cos n
2n+sin n 3. un = tan 2nπ nπ
3 − cos 6
Exercice de TD : 11
(♥ − ♥♥) A l’aide de majorations et minorations, étudier les limites éventuelles des suites suivantes :
√ n n
1. un = n − ⌊ n⌋ X n 1
X
k x∈R
2. un = 3. un = ⌊2 x⌋ où
n2 + k np p ∈ N∗
k=1 k=1
Exercice de TD : 12 n
X n + k2
(♥♥) A l’aide d’une minoration par une intégrale, prouver que : → +∞
n2 + k
k=1
Exercice de TD : 13
(∗ ∗ ∗) Une suite de Ramanujan
Soit la fonction f définie sur R par f (x) = x(x + 2) et q
p p
la suite (un ) définie par : u1 = f (1), u2 = 1 + f (2), u3 = 1 + 2 1 + f (3), et pour tout n ≥ 3 :
s r q p
un = 1+2 1 + 3 1 · · · + (n − 1) 1 + f (n)
En étudiant les premiers termes de cette suite, prouver que (un ) est une suite convergente.
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Exercice de TD : 14
(♥♥) Etudier la convergence de (un ), (vn ) et (wn ) définies par u0 , v0 , w0 ∈ R et les relations de récurrence :
vn + wn un + wn un + vn
un+1 = , vn+1 = , et wn+1 =
2 2 2
Exercice de TD : 15
un+1 = un +v
u0 > 0 2
n
(♥♥) Le but de cet exercice est l’étude les 2 suites (un ) et (vn ) définies par et les relations : un .vn .
v0 > 0 vn+1 = 2 un +vn
1. Montrer que ces deux suites sont bien définies et à termes strictement positifs.
2. Comparer les termes généraux un et vn pour tout n ∈ N.
3. Etudier le sens de variation de ces deux suites.
4. En déduire que les deux suites convergent vers la même limite.
Exercice de TD : 16
(∗∗) Moyenne arithmético-géométrique :
√
1. Pour (a, b) ∈ R+ établir que : 2 ab ≤ a + b.
u0 = a v0 = b
2. On considère les suites de réels positifs (un ) et (vn ) définies par : √ et un +vn .
un+1 = un vn vn+1 = 2
Montrer que, pour tout n ≥ 1, un ≤ vn , un ≤ un+1 et vn ≥ vn+1 .
3. Etablir que (un ) et (vn ) convergent vers une même limite.
Cette limite commune est appelée moyenne arithmético-géométrique de a et b et est notée M (a, b).
4. Calculer M (a, a) et M (a, 0) pour a ∈ R+ .
5. Exprimer M (λa, λb) en fonction de M (a, b) pour λ ∈ R+ .
Exercice de TD : 17
(∗∗) Détermination de l’antécédent d’un nombre
1. Montrer que la fonction f définie par f (x) = x + x3 est une bijection de R dans R.
2. Soit a ∈ R+∗ . Nous allons proposer une méthode de détermination de f −1 (a).
3
Soit φ, l’application définie sur R par φ(t) = 2t +a
3t2 +1 et (un ) la suite définie par u0 = a et un+1 = φ(un ).
(a) Déterminer les points fixes de φ.
(b) Etudier la fonction φ sur l’intervalle [f −1 (a), a].
(c) En déduire que (un ) converge vers f −1 (a).
Exercice de TD : 18
(∗∗)
r
√
q p
1. Etudier la convergence de la suite de terme général : un = 9+
9 + 9 + · · · + 9 (n fois le chiffre ”9”).
r
√
q p
2. Pour tout entier naturel n, on note an la nième décimale de π et vn = 3 + 1 + 4 + · · · + an .
Montrer que (vn ) est croissante et majorée. En déduire sa convergence.
Exercice de TD : 19
u0 > 0
(♥♥) On considère un réel a > 0 et la suite récurrente définie par : 1 a
.
∀n ∈ N, un+1 = 2 un + un
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√
1. Montrer que la suite (un ) est bien définie et qu’elle converge vers a.
√ √
2. On note en = |un − a| l’erreur commise en approximant a par un .
Montrer qu’il existe une constante C > 0 telle que ∀n ∈ N, en+1 ≤ C.e2n .
On dit que la convergence est quadratique.
√
3. Si un est une valeur approchée de a à 10−p près, que peut-on dire de un+1 ?
√ √
4. On prend a = 2 et u0 ≥ 2 tel que u0 − 2 ≤ 1.
Majorer explicitement en en fonction de n. √
Quelle valeur de n suffit-il de choisir pour que un soit une valeur approchée de 2 à 10p près ?
5) Suites implicites
1. Les termes d’une ”suite implicite” sont définis comme les solutions d’une équation de la forme fn (x) = 0.
On ne connaı̂t donc pas d’expression explicite (fonctionnelle ou récurrente) de la suite, ce qui ne semble
pas faciliter l’étude.
2. On parvient cependant assez facilement à déterminer le sens de variation ainsi que des majorations ou
minorations éventuelles de la suite en utilisant le sens de variation de la fonction fn . Ainsi, dans le cas
d’une fonction croissante (par exemple), on sait que si f (a) ≤ f (b) alors on aura aussi a ≤ b.
Exercice de TD : 20
(♥♥) Soit n un entier naturel et En l’équation x + ln x = n d’inconnue x ∈ R+∗ .
1. Montrer que l’équation En possède une solution unique notée xn .
2. Montrer que la suite (xn ) diverge vers +∞.
3. Donner un équivalent simple de la suite (xn ).
Exercice de TD : 21
(∗ ∗ ∗) Pour tout entier n > 1, on considère l’équation (En ) : xn − nx + 1 = 0 et on posera fn (x) = xn − nx + 1.
1. Montrer que (En ) admet une unique racine xn dans [0; 1] et une unique racine yn dans [1, +∞[.
2. Montrer que (xn ) est décroissante. On pourra commencer par prouver que fn+1 (xn ) ≤ 0.
En déduire que (xn ) converge puis déterminer sa limite en calculant fn ( n2 ).
3. Trouver un équivalent de xn .
4. En vérifiant que fn (1 + √2 ) ≥ n, montrer que (yn ) est convergente vers une limite à déterminer.
n
Exercice de TD : 22
(∗ ∗ ∗) On considère l’équation tan x = x.
π π
1. Montrer que pour tout entier n, cette équation admet une unique solution sur ] − 2 + nπ, 2 + nπ[.
On la note xn .
2. Trouver un équivalent le plus simple possible de xn .
3. On cherche maintenant un développement asymptotique de xn .
(a) En utilisant la périodicité de tan, montrer la convergence de (xn − nπ) et trouver sa limite.
(b) Prouver que pour toute suite (wn ) à valeurs dans ] − π2 , 0[ convergeant vers 0, on a tan wn ∼ wn .
(c) En déduire un développement asymptotique de xn à trois termes significatifs.
(cad du type xn = vn + wn + tn + o(tn ))
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