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Cours Les Suites Numeriques

Ce document présente les définitions de base sur les suites réelles, notamment les notions de convergence, de limite, de monotonie et de bornitude. Il introduit également quelques méthodes pour étudier ces suites.

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Les Suites réelles


MPSI Prytanée National Militaire

Pascal Delahaye - D’après le cours d’Alain Soyeur


24 novembre 2017

1 Premières définitions
Définition 1 : Suite
Une suite réelle est une application u : N 7→ R.
Au lieu de noter cette application sous la forme standard, on la note plutôt sous une forme indicielle :

(un )n∈N ou encore (un ) où un représente l’image de n

On note S(R) ou RN l’ensemble des suites réelles.

Remarque 1. On dira qu’une application de N dans R définie à partir d’un certain rang n0 est aussi une suite.
Cependant, pour simplifier les notations, on considérera par la suite que les suites sont définies à partir de n0 = 0.
Attention
- (Un) désigne une suite (c’est donc une application),
- Un désigne un terme de la suite (c’est donc un réel).

Remarque 2. Les deux graphes suivants permettent de visualiser les premiers termes d’une suite :

Définition 2 : Opérations sur les suites


On définit les lois suivantes sur l’ensemble des suites :

1. Addition de 2 suites : (un ) + (vn ) = (un + vn ).


2. Multiplication d’une suite par un réel : λ(un ) = (λun ).
3. Multiplication de deux suites : (un ).(vn ) = (un .vn ).

1
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u1 u3u4 u2 u0
R
0 1 2 3 4 N

Figure 1 – Représentation d’une suite

Définition 3 : Suites bornées

On dit qu’une suite (un ) est majorée ssi ∃M ∈ R tel que ∀n ∈ N, un ≤ M .


On dit qu’une suite (un ) est minorée ssi ∃m ∈ R tel que ∀n ∈ N, m ≤ un .

On dit qu’une suite (un ) est bornée ssi elle est majorée et minorée.
On dit qu’une suite (un ) est bornée ssi (|un |) est majorée.

Attention
Bien faire attention à l’ordre des quantificateurs dans les définitions précédentes.

Définition 4 : Suites monotones

On dit qu’une suite (un ) est croissante ssi ∀n ∈ N, un ≤ un+1 .


On dit qu’une suite (un ) est décroissante ssi ∀n ∈ N, un+1 ≤ un .
On dit qu’une suite (un ) est monotone ssi elle est croissante ou décroissante.
On dit qu’une suite (un ) est stationnaire ssi elle constante à partir d’un certain rang.

Méthode 1 : Pour Déterminer le sens de variation d’une suite, on pourra donc étudier le signe de

un+1 − un pour tout n ∈ N

n
X 1
Exemple 1. Déterminer le sens de variation de la suite de terme général : un =
n+k
k=1

Exercice : 1
u1 +u2 +···+un
(∗) Montrer que si (un ) est une suite monotone, alors (vn ) : vn = n est aussi monotone.

Méthode 2 : Lorsque (un ) est strictement positive, on pourra étudier son sens de variation en comparant
un+1
et 1 pour tout n ∈ N
un

Attention
La méthode précédente n’est valable que si l’on est s^
ur que la suite (Un) a tous
ses termes strictement positifs !!

n!
Exemple 2. Déterminer le sens de variation de la suite (un ) définie par : un = nn

Définition 5 : Propriété définie à partir d’un certain rang


On dit qu’une propriété p(n) est vérifiée à partir d’un certain rang si et seulement si :

∃n0 ∈ N tel que ∀n ≥ n0 , la propriété p(n) est vraie.

Exemple 3. Traduire mathématiquement les propositions :


1. ”La suite (un ) est croissante à partir d’un certain rang”
2. ”La suite (un ) est bornée à partir d’un certain rang”

2
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2 Convergence d’une suite - propriétés


2.1 Définitions - exemples

Définition 6 : Limite finie d’une suite


On dit que la suite (un ) converge vers un réel l ∈ R lorsque

∀ε > 0, ∃n0 ∈ N tel que ∀n ≥ n0 , |un − l| ≤ ε

On note alors :
un → l

Attention
La limite l d’une suite (Un) est un nombre réel indépendant de l’indice n !!

Limite finie Limite infinie

Définition 7 : On peut étendre la notion de limite d’une suite à R :

1. un 7→ +∞ ⇐⇒ ∀A ∈ R, ∃n0 ∈ N tel que ∀n ≥ n0 , un ≥ A


2. un 7→ −∞ ⇐⇒ ∀A ∈ R, ∃n0 ∈ N tel que ∀n ≥ n0 , un ≤ A

Dans ces deux cas, on dit que (un ) diverge vers +∞ ou −∞.

Méthodes :

1. Pour montrer que un → l à l’aide de la définition :


On commence par poser ε > 0 et on cherche un rang n0 à partir duquel : |un − l| ≤ ε.

2. Pour montrer que un → +∞ à l’aide de la définition :


On commence par poser A > 0 et on cherche un rang n0 à partir duquel : A ≤ un .

Exemple 4. (∗) Juste pour le plaisir...


1. Montrer en utilisant la méthode précédente que la suite (1/n) converge vers 0.

2. Montrez en utilisant la méthode précédente que la suite ( n) diverge vers +∞.

Remarque 3.
1. S’il existe un réel l tel que la suite converge vers l, on dit que la suite est convergente.
2. S’il n’existe pas de réel l vérifiant la propriété ci-dessus, on dit que la suite diverge.

Attention
Ainsi, une suite divergente soit n’admet pas de limite, soit tend vers l’infini.

3. Démontrer que un 7→ l revient à démontrer que un − l 7→ 0.

3
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Exemple 5. (∗)
1. Trouver une suite convergente qui n’est pas monotone.
2. Trouver une suite divergente qui ne tend pas vers ±∞.
3. Trouver une suite bornée divergente.
4. Trouver une suite non-bornée qui ne diverge pas vers ±∞.

Remarque 4. Rappelons que les suites sont en particulier utilisées lors de :


1. La caractérisation séquentielle de la borne sup
2. La caractérisation séquentielle de la densité
3. La caractérisation séquentielle de la limite d’une fonction (vue plus tard...)

Remarque 5. Plus tard, pour étudier la limite d’une suite, nous utiliserons plutôt les théorèmes généraux de convergence
ainsi que la convergence ou la divergence des suites élémentaires. Cependant, comme le montre l’exercice suivant, il sera
parfois utile de revenir à la méthode issue de la définition.

Exercice : 2
(∗∗) Moyenne de Césaro
Soit (un ) une suite convergente vers une limite L ∈ R.
Soit la suite (vn ) définie pour n > 0 par : vn = u1 +u2 +···+u
n
n
.
1. Montrer que (vn ) converge vers L (commencer par le cas où L = 0).
2. Montrer que la réciproque est fausse
3. Démontrer un résultat analogue lorsque (un ) diverge vers √ +∞.
En déduire la limite de la suite de terme général un = n n!.

Exercice : 3
(∗) Ecrire à l’aide de quantificateurs les propriétés :
1. (un ) ne converge pas vers l ∈ R.
2. (un ) ne diverge pas vers +∞.
3. (un ) diverge.

Théorème 1 : Suite de rationnels convergeant vers un réel


Soit x ∈ R. 
 an ≤ x
Alors il exite une suite (an ) d’éléments de Q telle que : (an ) → x avec éventuellement ∀n ∈ N, ou
x ≤ an

On peut également imposer (an ) coissante ou (an ) décroissante.

Preuve 1 : On construit la suite (an ) en utilisant la densité de Q dans R.

Remarque 6. De même tout réel x est limite d’une suite de nombres irrationnels.

2.2 Propriétés des suites convergentes


Théorème 2 : Unicité de la limite
Si elle existe, la limite d’une suite (un ) est unique.
On peut alors la noter : lim un .

Preuve 2 : On peut procéder par l’absurde ... en s’aidant d’un dessin !

Théorème 3 : Une suite convergente est bornée.


Toute suite réelle convergente est bornée.

Preuve 3 :
1. Prenons ε = 1.
On sait qu’à partir d’un certain rang n0 , |un − l| ≤ 1. Donc (un ) est bornée à partir de n0 .
2. D’autre part, {un , n ∈ [[0, n0 ]]} est fini. Cet ensemble est donc borné.
3. Globalement, (un ) est donc bornée.

4
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Remarque 7. Que dire alors d’une suite majorée par une suite convergente ?

Théorème 4 : Encadrement des termes d’une suite convergente


Soit (un ) convergeant vers un réel l ∈ R.
Alors pour tous k, k ′ ∈ R tels que k < l < k ′ , il existe un rang n0 ∈ N tel que :

∀n ∈ N, n ≥ n0 ⇒ k < u n < k ′

Preuve 4 : C’est l’application de la définition de la convergence vers l en prenant ε = min(|l − k ′ |, |l − k|).

Remarque 8. On en déduit que si une suite (un ) converge vers une limite l > 0, alors cette suite est à termes strictement
positifs à partir d’un certain rang.

Théorème 5 : Suites qui convergent vers 0


1. L’ensemble des suites réelles convergeant vers 0 est stable par l’addition et par multiplication par un réel.
2. Le produit d’une suite qui tend vers 0 par une suite bornée est une suite qui tend vers 0

Preuve 5 : Méthode classique vue précédemment pour prouver la convergence d’une suite.

Théorème 6 : Passage à la limite dans les inégalités


Soit deux suites réelles (un ) et (vn ) :
un −−−−−→ l
(
n→+∞
Si un ≤ vn à partir d’un certain rang et alors : l ≤ l′ .
vn −−−−−→ l′
n→+∞

Preuve 6 : On procède par l’absurde en s’aidant d’un dessin.

Attention
M^
eme si pour tout entier n on a Un < Vn, on obtient une inégalité large après
passage à la limite. Prenez par exemple les suites définies par Un=1/n et Vn=2/n

Exemple 6. (∗) Prouver qu’une suite décroissante qui tend vers 0 est positive.

3 Les théorèmes de convergenges


3.1 Le théorème de majoration

Théorème 7 : Théorème de majoration (Etude de convergence 1)


Soit une suite (un ) et un réel l ∈ R. (
∀n ≥ n0 , |un − l| ≤ αn
Si il existe une suite (αn ) et un rang n0 ∈ N tels que : alors un −−−−−→ l.
αn 7→ 0 n→+∞

Preuve 7 : Facile : il suffit de traduire la convergence de (αn ) vers 0.

Remarque 9. Ce théorème est très utilisé en pratique pour montrer la convergence d’une suite lorsqu’on est capable de deviner
sa limite.

Exemple 7. (∗) Montrer que la suite de terme général un = 2n /n! converge vers 0.

Exercice : 4
(∗) Etudier les limites des suites de termes généraux suivants :
sin n n! n−(−1)n
1. un = n+(−1)n 2. vn = nn 3. wn = n+(−1)n

5
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3.2 Le théorème des gendarmes

Théorème 8 : Théorème des gendarmes (Etude de convergence 2)


On considère trois suites (un ), (vn ) et (wn ).
(
vn ≤ un ≤ wn à partir d’un certain rang
1. Si : alors la suite (un ) converge vers l.
(vn ) et (wn ) convergent vers la même limite l
(
vn ≤ un (à partir d’un certain rang)
2. Si : alors lim un = +∞
lim vn = +∞ n→+∞
n→+∞

Preuve 8 :
1. On traduit le fait que (un ) et (vn ) convergent vers l. L’encadrement permet alors de conclure ...
2. On utilise la définition de la divergence vers +∞.

Remarque 10. Ce théorème présente l’avantage de pouvoir étudier la convergence d’une suite lorsqu’on n’a aucune idée de
sa limite éventuelle.
p
Exemple 8. (∗) Etudier la convergence de la suite de terme général : un = n
2 + (−1)n

Attention
M^
eme si an <= un <= bn à partir d’un certain rang et que an -> l1 et bn -> l2,
on ne peut pas en conclure que (un) converge vers une limite l vérifiant
l1 <= l <= l2.

En revanche, si l’on sait que la suite (un) est convergente vers l,


alors un simple passage à la limite montre que : l1 <= l <= l2

Exercice : 5
(∗) Etudier la convergence des suites de terme général :
n n
X n2 1 X
1. Sn = 2. Sn = k!
n + k2
3 n!
k=1 k=1

Exercice : 6
n
X 1
(∗) On considère la suite de terme général : Sn =
k
k=2
k+1 k
dt dt
Z Z
1
1. Pour k ∈ N∗ , comparer k avec et .
k t k−1 t
Sn
2. Montrer que ln n −
−−−−→ 1. (on dira que Sn est équivalent à ln n en +∞)
n→+∞

3.3 Les théorèmes généraux

Théorème 9 : Théorèmes généraux


Soit (un ) une suite convergeant vers l ∈ R et (vn ) une suite convergeant vers l′ ∈ R. Alors

1. la suite (|un |) converge vers |l|


4. la suite (un vn ) converge vers ll′
2. la suite (un + vn ) converge vers l + l′
 
un
3. Pour λ ∈ R, la suite(λun ) converge vers λl 5. Si l′ 6= 0, la suite vn converge vers l
l′ .

6
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Preuve 9 :
1. On utilise l’inégalité triangulaire pour majorer ||un | − |l|| par ε.
2. Pour les autres limites, on peut alors utiliser le théorème de majoration.
(a) P2 : On utilise l’inégalité triangulaire pour majorer |(un + vn ) − (l + l′ )|.
(b) P4 : On remarque que un vn − ll′ = un (vn − l′ ) + l′ (un − l) puis on applique l’inégalité triangulaire.
(c) P5 : On commence par prouver que 1/vn 7→ 1/l′ .
Pour cela, on montre que |vn | ≥ |l′ |/2 à partir d’un certain rang.

Remarque 11. On peut généraliser le théorème précédent au cas où l, l′ ∈ R.

Théorème 10 : Cas des suites fonctionnelles (Etude de convergence 3)


Soit (un ) la suite de terme général un = f (n) où f ∈ F (R+ , R).

Si f (x) −−−−−→ l ∈ R alors un → l.


x→+∞

Preuve 10 : On traduit simplement la limite de f en +∞. (cf le cours sur les fonctions !)

Exemple 9. (∗) Etudier les suites de termes généraux :


√ √ √
2n2 +n−1
1. un = 3n2 +1 .
4. un = n2 + n + 1 − n2 − n + 1 6. un = n2
n

2. un = (1 + n1 )n 1 X
n

3n −(−2)n 5. un = 2 k
3. un = 3n +(−2)n
n
k=1

Exercice : 7
(∗)
1. Si (un ) est bornée et (vn ) diverge vers +∞, montrer que : un + vn 7→ +∞
2. Si (un ) converge et (vn ) diverge, montrer que : (un + vn ) diverge.

Exercice : 8
(∗) Soit (un ) et (vn ) deux suites réelles telles que (un + vn ) et (un − vn ) convergent.
Montrer que (un ) et (vn ) convergent.

3.4 Le théorème de la limite monotone


Théorème Fondamental 11 : Théorème de la limite monotone (Etude de convergence 4)
Si (un ) est une suite croissante alors (un ) admet une limite.
On a alors les deux possibilités suivantes :

• Si (un ) est majorée alors (un ) converge vers une limite finie.
• Si (un ) n’est pas majorée alors (un ) diverge vers +∞.

u0 u1 u2 u3 l
ǫ R
Figure 2 – Théorème de la limite monotone

Preuve 11 :
1. Comme {un , n ∈ N } est une partie non vide de R majorée, elle admet une borne supérieure l.
On démontre alors que un 7→ l.
2. On considère A > 0. Comme (un ) n’est pas majorée, alors il existe n0 ∈ N tel que un0 > A.
Mais comme (un ) est croissante ...

7
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IMPORTANT
Contrairement aux théorèmes de convergence précédents, celui-ci ne donne pas la
limite de la suite. On pensera donc à l’utiliser en exercice lorsque la limite
n’est pas demandée !

Exemple 10. (∗) On suppose que (un ) est une suite réelle croissante telle que (u2n ) converge.
Montrer que (un ) converge.

Remarque 12.
1. Une suite décroissante minorée converge et une suite décroissante non minorée diverge vers −∞.
2. Si (un ) est croissante et majorée, elle converge vers la borne sup des valeurs de (un ) : l = sup{un | n ∈ N}.

n
X 1
Exemple 11. (∗∗) Soit la suite (Sn ) de terme général : Sn = .
k
k=1
1. Montrer que pour tout n ≥ 1, on a S2n − Sn ≥ 21 .
2. En déduire que (Sn ) diverge vers +∞

Exercice : 9
n
X 1
(∗∗) Soit (un ) la suite de terme général : un = .
k2
k=1
1 1
1. Montrer que ∀k ∈ N∗ tel que k ≥ 2, on a : (k−1)k = k−1 − k1 .
2. En déduire que la suite (un ) converge.

Exercice : 10
n n
X 1 X 1
(∗∗) Etudier la convergence des suites de terme général : un = et vn =
k.2k n+k
k=1 k=1

3.5 Le théorème sur les suites adjacentes

Définition 8 : Suites adjacentes


Soient (un ) et (vn ) deux suites réelles. On dit qu’elles sont adjacentes lorsque :
1. les deux suites sont monotones de sens contraire.
2. La suite (dn ) = (vn − un ) converge vers 0.

Théorème 12 : Convergence des suites adjacentes (Etude de convergence 5)


Deux suites adjacentes (un ) et (vn ) convergent et ont la même limite.

Preuve 12 : On peut utiliser le théorème de la limite monotone.


Les suites (un ) et (vn ) étant monotones, elles admettent une limite.
On montre que ces limites sont finies en montrant que les 3 autres cas sont en contradiction avec un − vn → 0.
On montre enfin que ces deux limites sont égales.

(un ) (croissante)
Remarque 13. Si sont adjacentes, alors leur limite commune l vérifie : ∀n ∈ N, un ≤ l ≤ vn .
(vn ) (décroissante)

On dit alors que un et vn sont des approximations de l à |un − vn | près (faire un dessin) !

Exercice : 11

8
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n
X 1 1
(∗∗) Soit les suites de terme général : un = et vn = un + n! .
k!
k=0
1. Montrez que les suites (un ) et (vn ) sont adjacentes.
2. Montrez que leur limite commune est un nombre irrationnel (c’est le nombre de Neper e = exp(1)).

4 Les suites extraites


Définition 9 : Suite extraite
On dit qu’une suite (vn ) est une suite extraite d’une suite (un ) s’il existe une application ϕ de N dans N
strictement croissante telle que ∀n ∈ N, vn = uϕ(n) .


(vn ) telle que vn = u2n
Exemple 12. les suites sont extraites de la suite (un ).
(wn ) telle que wn = u2n+1

Théorème 13 : Suite extraite d’une suite ayant une limite (Etude de convergence 6)
Si une suite (un ) admet une limite l ∈ R̄ alors toute suite extraite de (un ) a aussi pour limite l.

Preuve 13 :
1. On peut commencer par remarquer que si ϕ : N 7→ N est strictement croissante, alors ∀n ∈ N, ϕ(n) ≥ n.
2. La démonstration est alors immédiate.

Remarque 14.
1. On peut ainsi prouver qu’une suite converge en montrant qu’il s’agit d’une suite extraite d’une suite convergente.
2. Cette propriété est surtout très utile pour démontrer qu’une suite diverge.

Utilisation des suites extraites :

Pour prouver la divergence d’une suite :

• cas 1 : Si (uϕ1 (n) ) et (uϕ2 (n) ) convergent vers des limites différentes, alors (un ) est divergente.
• cas 2 : Si (uϕ(n) ) divergente, alors (un ) est divergente.

(un ) converge
Pour déterminer la limite d’une suite convergente : Si alors (un ) converge vers l.
(uϕ(n) ) → l

n2 −1

Exemple 13. (∗) Montrez que la suite de terme général un = cos n π , est une suite divergente.

Exercice : 12
(∗∗) Soit la suite de terme général un = cos n.
Prouver la divergence de (un ) en calculant cos(n + 2) + cos n et cos 2n.

Théorème 14 : Application pour prouver la convergence (Etude de convergence 7)


Soit (un ) ∈ RN .
Si les deux suites extraites (u2n ) et (u2n+1 ) convergent vers la même limite l ∈ R alors (un ) → l.

Preuve 14 : On fixe ε > 0 et on exprime la convergence de (u2n ) et (u2n+1 ) à l’aide de la définition.


On détermine alors facilement un N ≥ 0 à partir duquel on a |un − l| ≤ ε.

Exercice : 13
n
X (−1)k
(∗∗) On définit la série alternée (Sn ) par : Sn =
1+k
k=0
1. Calculer S0 , S1 , S2 , S3 .
2. Montrer que les suites (S2n ) et (S2n+1 ) sont adjacentes et en déduire que (Sn ) converge.
3. Si l est la limite de (Sn ), majorer l’erreur en = |Sn − l| en fonction de n.
4. Comment choisir la valeur de n pour que Sn soit une valeur approchée de l à 10−2 près ?

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Théorème 15 : Théorème de Bolzano-Weierstrass


De toute suite réelle bornée, on peut extraire une suite convergente.

Preuve 15 : Il faut connaı̂tre le principe général de la démonstration.


L’idée consiste à isoler par dichotomie une infinité de termes de la suite appartenant à une suite d’intervalles
dont le diamètre tend vers 0.

Corollaire 16 :
Soit un segment [a, b] et une suite (xn ) de points de ce segments.
Il existe alors une suite extraite de la suite (xn ) qui converge vers un point l ∈ [a, b].

Preuve 16 : Conséquence immédiate du théorème de Bolzano-Weierstrass.

Remarque 15. Le théorème de Bolzano-Weierstrass s’étend à la notion plus générale de partie compacte de Rn (vue en MP).
Les segments de R sont des parties compactes car fermées et bornées.
Exemple 14. D’après Bolzano-Weierstrass, la suite (un ) : un = cos n admet des points d’adhérence dans [−1, 1].
En utilisant la densité de Z + 2πZ dans R et la continuité de la fonction cos, on démontre même que {cos n | n ∈ N} est
dense dans [−1, 1].

5 Etude de suites récurrentes.


Soit une fonction continue f : R 7→ R.
On peut définir une suite (un ) par la donnée de son premier terme u0 et d’une relation de récurrence de la forme

∀n ∈ N, un+1 = f (un )

5.1 Résultats préliminaires

On peut représenter la suite (un ) dans (O, ~i, ~j) en utilisant des ricochets sur la première bissectrice.

Exemple 15. Déterminez graphiquement les premiers termes de la suite (un ) définie par les relations de récurrence suivantes.


un+1 = −u2n + 1 un+1 = eun
  
un+1 = 1 + un
u0 = 0, 1 u0 = 0 u0 = 0

Remarque 16. Ces représentations graphiques permettent :


1. de prévoir le comportement de la suite (un ) étudiée.
2. de mettre en place une stratégie d’étude :
(a) Prévision du sens de variation
(b) Prévision d’un éventuel majorant où minorant
(c) Prévision du signe des éléments de la suite
(d) Prévision de la limite éventuelle.

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Théorème 17 : limite finie éventuelle



un+1 = f (un )
Si la suite converge vers une limite l ∈ R avec f continue en l , alors : l = f (l) .
u0
Souvent, le fait que f (un ) → f (l) se montre également à l’aide des théorèmes généraux.

Preuve 17 : Par passage à la limite dans un+1 = f (un ) en utilisant la continuité de f . (vu plus tard ...)

Attention
Vous ne pouvez affirmer que l = f(l) qu’après avoir vérifié que la fonction f était
continue en l.
En général, on ne conna^
ıt pas l, mais on sait que l appartient à un intervalle I.
On vérifie alors la continuité de f sur I.

Remarque 17. Une solution de l’équation x = f (x) est appelée un point fixe de f . On recherchera donc les limites possibles
de (un ) parmi les points fixes de f (graphiquement les intersections du graphe de f avec la première bissectrice).
Si l’équation f (x) = x n’admet pas de solution, alors la suite (un ) diverge !

Exemple 16. Soit f : R −→ R et (un ) une suite définie par un+1 = f (un ).
x 7→ x2x+1
Montrer que si (un ) converge, alors sa limite ne peut être que 0.

5.2 Exemples d’études



un+1 = f (un )
Pour étudier une suite récurrente de la forme , on procèdera de la façon suivante :
u0
1. On commence par faire un dessin pour conjecturer l’évolution des termes de la suites (sens de variation,
encadrement, convergence ...)
2. Puis, on recherche les limites finies éventuelles en résolvant l = f (l) (bien justifier cette relation !)
3. Enfin, on démontre les conjectures déduites de l’étude graphique.
Pour cela, il est souvent utile :
- d’étudier la fonction f pour encadrer la suite (un )
- d’étudier la fonction f − id afin de connaı̂tre le sens de variation de (un ).

Remarque 18. On montre facilement que si la fonction f est croissante, alors (un ) / un+1 = f (un ) est monotone.

Exercice : 14
u0 > 0

(∗∗) Montrer que la suite (un ) définie par un+1 = un + √2
diverge vers +∞.
un

Exercice : 15 
u0 ∈ R
(∗∗) Etudier la convergence de la suite définie par .
un+1 = un − u2n
Exercice : 16
(∗∗) Soit un réel positif α ≥ 0.

1. Prouver l’existence de la suite définie par u0 = α et la relation de récurrence : un+1 = 4 + 3un .
2. Etudier la convergence de cette suite

Exercice : 17
2un
(∗∗) Soit 0 ≤ u0 ≤ 1. Etudier la suite récurrente définie par : un+1 = u2n +1

5.3 Quelques relations de récurrence classiques


Dans certains cas très particuliers, il est possible de déterminer la forme fonctionnelle d’une suite récurrente.
C’est le cas des suites suivantes...

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5.3.1 Suites arithmétiques

Théorème 18 : Suites arithmétiques


On considère une suite de réels (un ) vérifiant ∀n ∈ N, un+1 = un + a où a ∈ R.
Alors :
∀n ∈ N, un = u0 + a.n
a est appelée la raison de la suite arithmétique (un ).

Preuve 18 : Récurrence évidente.

Exemple 17. Etudier la convergence de (un ) arithmétique selon les valeurs de a.

5.3.2 Suites géométriques

Théorème 19 : Suites géométriques


On considère une suite de réels (un ) vérifiant ∀n ∈ N, un+1 = k.un où k ∈ R.
Alors :
∀n ∈ N, un = u0 .k n
k est appelée la raison de la suite géométrique (un ).

Preuve 19 : Récurrence évidente.

Exemple 18. Etudier la convergence de (un ) géométrique selon les valeurs de k.

Définition 10 : Série géométrique


Soit un réel k ∈ R.
On définit la progression géométrique (ou série géométrique) de raison k par :
n n
(
1−kn+1
n
X
i
X
i 1−k si k 6= 1
1 + k + ···+ k = k et on a : k =
i=0 i=0
(n + 1) si k = 1

Exercice : 18
un+1
(∗∗) Soit (un ) une suite de termes non nuls telle que un → 0. Montrer que (un ) → 0.

5.3.3 Suites arithmético-géométriques


 (a, k) ∈ R2

On considère une suite de réels (un ) vérifiant : ∀n ∈ N, un+1 = k.un + a où k 6= 1


a 6= 0

Pour trouver la forme fonctionnelle d’une suite arithmético-géométrique, on peut utiliser la méthode suivante :

b
1. On introduit l le point fixe de la suite : l = al + b (∗) ou encore l = 1−a
2. On soustrait alors la relation (∗) à un+1 = aun + b pour obtenir : un+1 − l = a(un − l).
3. La suite (un − l) est alors une suite géométrique et on obtient : un − l = (u0 − l)an et donc un =
(u0 − l)an + l.

Exemple 19. (∗) On considère une suite (un ) vérifiant la relation de récurrence ∀n ∈ N, un+1 = 2un + 3
Déterminez l’expression de un en fonction de n.

Exercice : 19
(∗) On considère une suite (un ) vérifiant la relation de récurrence ∀n ∈ N, un+1 = 2un + 2n
Déterminez l’expression de un en fonction de n. Aide : on pourra diviser la relation de récurrence par 2n+1 .

Exercice : 20
(∗∗) Soit k ∈ R.

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On considère une suite (un ) vérifiant la relation de récurrence ∀n ∈ N, un+1 = k.u2n


Déterminez l’expression de un en fonction de n.

Aide : Par changement de variables, vous vous ramènerez à l’étude d’une suite arithmético-géométrique.

5.3.4 Cas des suites récurrentes linéaires d’ordre 2



 u0
Soit (un ) ∈ RN définie par u1 avec (a, b) ∈ R × R∗ .
un+2 = aun+1 + bun

On appelle équation caractéristique de (un ) l’équation : (C) : x2 = ax + b.


Plusieurs cas se produisent alors :

Théorème 20 :
1. Si ∆ > 0 : on note r1 et r2 les deux racines réelles distinctes de (C).
Il existe alors deux constantes réelles A et B telles que : un = A.r1n + Br2n ∀n ∈ N

2. Si ∆ = 0 : on note r la racine réelles de (C).


Il existe alors deux constantes réelles A et B telles que : un = (A.n + B)rn ∀n ∈ N

3. Si ∆ < 0 : soit z = ρeiθ une des deux racines complexes de (C).


Il existe alors deux constantes réelles A et B telles que : un = ρn (A cos nθ + B sin nθ) ∀n ∈ N

Preuve 20 : Voir le cours sur les espaces vectoriels de dimension finie.

Attention
Si les deux premiers cas sont analogues aux cas rencontrés dans la résolution de
l’équation différentielle y’’ + ay’ + by = 0, en revanche on remarquera que lorsque
Delta < 0 on a :

Pour y ′′ + ay ′ + by = 0 les solutions sont : y(x) = eαx (A cos(βx) + B sin(βx)) où r = α + iβ est racine
Pour un+2 = aun+1 + bun les solutions sont : un = ρn (A cos nθ + B sin nθ) où r = ρeiθ est racine

Exercice : 21
Démonstration du cas 2 :
Soient a et b deux réels tels que a2 + 4b = 0.
On considère l’ensemble E des suites complexes qui satisfont la relation de récurrence un+2 = aun+1 + bun (avec b 6= 0) pour
tout entier n.
1. Quelles sont les suites géométriques de E ?
2. Soit r la solution de x2 − ax − b = 0. Montrer que la suite (nrn ) est dans E.
3. Décrire l’ensemble E.
Aide : Vous pourrez rechercher les suites de E sous la forme un = an .rn

Exemple 20. (∗∗) Déterminer les expressions fonctionnelles des 3 suites suivantes :
  
 u0 = 1  v0 = 1  w0 = 1
1. (un ) : u1 = 1 2. (vn ) : u1 = 1 3. (wn ) : u1 = 1
un+1 = 23 un+1 + 13 un vn+1 = 4vn+1 − 4vn wn+1 = wn+1 − wn
  

Exercice : 22
Etudier les suites définies par :

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 
 u0 > 0  u0 > 0
1. u1 > 0 2. u1 > 0

un+2 = un+1 un un+2 = un+1 un
 

6 Les suites complexes


Une suite à valeurs complexes est une application u : N → C.
C’est aussi une suite (un ) avec un = xn + iyn où (xn ) et (yn ) sont deux suites réelles.

(xn ) est la partie réelle de (un )
On dira que .
(yn ) est la partie imaginaire de (un )

Remarque 19. Nous verrons qu’à l’exception des théorèmes et définitions faisant intervenir la relation d’ordre ≤ (contraire-
ment à R, C n’est pas ordonné), les suites complexes vérifient les mêmes propriétés que les suites réelles.

Définition 11 : On dira qu’une suite complexe (zn ) est bornée si et seulement si la suite (|zn |) est bornée.

Suite bornée Suite convergente vers l

Proposition 21 :
Une suite complexe est bornée si et seulement si sa partie réelle et sa partie imaginaire sont bornées.

|x| ≤ |z|
Preuve 21 : On utilisera le fait que si z = x + iy alors et que |z| ≤ |x| + |y|
|y| ≤ |z|

Définition 12 : Convergence d’une suite de complexes


1. On dit qu’une suite de nombres complexes (zn ) converge vers un nombre complexe a ∈ C si et seulement
si la suite réelle de terme général |zn − a| converge vers 0.
2. Si un tel complexe a n’existe pas, on dit que la suite (zn ) diverge.
3. On dit que la suite (zn ) diverge vers l’infini lorsque la suite réelle de terme général |zn | diverge vers +∞.

i
Exemple 21. (∗) La suite complexe zn = 1 − n converge vers 1.

Remarque 20. Voici une autre façon plus formelle de dire que zn −−−−−→ a : ∀r > 0, ∃N ∈ N tq ∀n ≥ N, zn ∈ D(a, r)
n→+∞

Suites réelles Suites complexes


Suite bornée X X mais la définition est différente
Majorant / Minorant X O
Sens de variation X O
Suite convergente / divergente X X
Suites géométriques / arithmétiques X X
Suites récurrentes X X

Comparaisons : Suites Réelles - Suites complexes


Définitions

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Théorème 22 : Théorème de majoration


Soit (zn ) une suite de complexes et a ∈ C.
(
|zn − a| ≤ αn à partir d’un certain rang
Si (αn ) est une suite de réels vérifiant : , alors zn −−−−−→ a.
αn −−−−−→ 0 n→+∞
n→+∞

Preuve 22 : Immédiat ...


Une autre façon d’étudier une suite complexe consiste à étudier deux suites réelles :

Théorème 23 : Une suite complexe converge ssi les parties réelles et imaginaires convergent

Re(zn ) −−−−−→ Re(a)
n→+∞
zn −−−−−→ a ⇐⇒
n→+∞ Im(zn ) −−−−−→ Im(a)
n→+∞

Preuve 23 : Pas de difficulté ...

Remarque 21. Ce théorème implique en particulier :


1. L’unicité de la limite d’une suite complexe (lorsqu’elle existe ! !).
2. Le fait qu’une suite complexe convergente est bornée

Exercice : 23
(∗) Soit (zn ) une suite complexe telle que ∀n ∈ N, zn+1 = 13 (zn + 2z̄n ).
Montrer que (zn ) converge et exprimer sa limite en fonction de z0 .

Théorème 24 : Suites géométriques complexes


Soit un nombre complexe k ∈ C. 
la donnée de z0 ∈ C
On appelle suite géométrique de raison k, la suite définie par .
la relation de récurrence zn+1 = kzn

|k| < 1
 ⇒ (zn ) converge vers 0
Elle vérifie alors la relation : zn = z0 .k n et on a alors : |k| ≥ 1 et k 6= 1 ⇒ (zn ) diverge

k=1 ⇒ (zn ) est constante et vaut z0

Preuve 24 : La seule petite difficulté porte sur le cas |k| = 1.


Dans ce cas, on suppose que k n 7→ l ∈ C et on utilise le fait que k n+1 = k n .k.

Remarque 22. Lorsque |k| = 1 (avec k 6= 1), il y a deux modes de divergence possibles :
p
1. Si k = ei q π avec p
q ∈ Q∗ , alors la suite (k n ) est périodique de période T = 2q
2. Si k = eiαπ avec α ∈ R\Q, alors la suite (k n ) est dense dans le cercle C(O, 1)

|k| < 1 |k| > 1 k = eiθ avec θ = pq π k = eiθ avec θ 6= pq π

Comportement de la suite (k n ) où k ∈ C


Exemple 22. A l’aide de la suite (ein ), prouver que les suites (cos n) et (sin n) ne peuvent converger simultanément.

Exercice : 24
xn −yn xn +yn
(∗) Soit (xn ) et (yn ) deux suites réelles telles que ∀n ∈ N, xn+1 = 2 et yn+1 = 2 .

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En introduisant la suite complexe de terme général zn = xn +iyn , montrer que les suites (xn ) et (yn ) convergent et déterminer
leurs limites.

Suites réelles Suites complexes


Théorèmes généraux sur la limite d’une combinaison linéaire / produit / rapport X X
Théorème de majoration X X
Théorème de la limite monotone X O
Théorème des gendarmes X O
Convergence des suites géométriques X + ou -
Convergence des suites extraites X X
Théorème de Bolzano-Weierstrass X X
Comparaisons : Suites Réelles - Suites complexes
Théorèmes de convergences

Suites réelles Suites complexes


Unicité de la limite X X
Une suite convergente est bornée X X
Passage à la limite dans une inégalité X O
Comparaisons : Suites Réelles - Suites complexes
Propriétés des suites convergentes

Exercice : 25
(∗∗) Soit a un complexe de module ρ et d’argument θ 6= 0[π].
On définit la suite complexe (zn ) par z0 = a et zn+1 = zn +|z
2
n|
.
Montrer que (zn ) converge vers un réel que l’on exprimera en fonction de ρ et θ.
n
θ Y θ 1
Aide : Vous pourrez prouver que : sin cos k = n sin θ.
2n 2 2
k=1

Méthodes d’étude de convergence d’une suite complexe (un ) :

M1 : On majore |un − l| par une suite qui tend vers 0 (théorème de majoration)
M2 : On étudie la convergence des parties réelles et imaginaires (caractérisation)
M3 : On exprime un en fonction de n (conjecture / validation / théorèmes généraux)

7 Connaissez-vous votre cours ?


Vous devez impérativement savoir répondre aux différentes questions suivantes :

Questions Réponses attendues

1. Quelle est la différence entre les notations un et (un ) ? cf cours

2. Comment étudier la monotonie d’une suite ? cf cours

3. Connaissez-vous la définition formelle de la limite d’une suite ? cf cours

4. Savez-vous prouver que si (un ) → l ∈ R alors la moyenne des (un ) tend vers l ? cf cours

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5. Existe-t-il un lien entre convergence et monotonie ? OUI (cf th15)

6. Rappelez les différentes propriétés liées aux suites convergentes. cf cours

n
X 1
7. Comment prouver la divergence de la suite de terme général un = ? cf cours
k
k=1

n
(
X
k
Si q = 1 : Sn = n − 3
9. Que vaut Sn = q ? n−3
6 1 : Sn = q 4 1−q
Si q = 1−q
k=4

10. Comment prouver la divergence d’une suite à l’aide des suites extraites ? cf cours
Expl : (un ) telle que un = (−1)n

11. Rappeler le contenu du théorème de la limite monotone. cf cours


Savez-vous redémontrer ce théorème ?

12. Connaissez-vous la définition et le théorème des suites adjacentes ? cf cours

13. Que dit le théorème de Bolzano-Weierstrass ? cf cours

un → 0+ si u0 ∈ [0, π] [2π]

14. Intuitivement, pouvez-vous dire si la suite (un ) telle que un+1 = sin un converge ?
un → 0− si u0 ∈ [−π, 0] [2π]

15. Que verifie (si elle existe) la limite l d’une suite vérifiant un+1 = f (un ) ? l = f (l)
Quelle condition doit vérifier la fonction f ? f continue en l

16. Comment procéder pour effectuer l’étude d’une suite récurrente ? cf cours

18. Comment étudier une suite arithmético-géométrique ? cf cours

19. Donner 7 méthodes différentes permettant l’étude de la convergence d’une suite. cf cours

20. Comment étudier une suite vérifiant une relation de la forme un+2 = aun+1 + bun ? cf cours


 u0 = 0
21. Exprimer en fonction de n le terme un de la suite (un ) : u1 = 1 un = √2 sin( π3 n)
3
un+2 = un+1 − un


 u0 = 0
22. Exprimer en fonction de n le terme un de la suite (un ) : u1 = 1 un = (−2)n−1
un+2 = −4un+1 − 4un

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8 Exercices de TD
Codage :
1. Les exercices avec des coeurs ♥ sont à traiter en priorité.
2. Le nombre d’étoiles ∗ ou de coeurs ♥ correspond à la difficulté des exercices.

1) Etudes qualitatives
Exercice de TD : 1 
(un ) un ≤ a
(∗∗) Soit (a, b) ∈ R2 , et deux suites telles que : ∀n ∈ N : et (un + vn ) 7→ a + b.
(vn ) vn ≤ b

un 7→ a
Montrer que .
vn 7→ b

Exercice de TD : 2
(♥♥) Applications de la moyenne de Césaro

1. Prouver, en utilisant la propriété de la moyenne de Césaro, que si une suite réelle (un ) est telle que (un+1 −un ) → l ∈ R,
alors unn → l.
2. Applications du résultat précédent :
n
(a) Etudier la convergence de la suite de terme général : un = √
n
n!
(b) Soit (un ) une suite réelle strictement positive.
un+1 √
i. Montrer que si lim un = l ∈ R∗ alors lim n
un = l.
n→+∞ n→+∞
q 
2n
ii. En déduire la limite de un = n n

Exercice de TD : 3
(∗ ∗ ∗) Soit (un ) une suite réelle et a ∈ R.
On pose, pour tout entier naturel n : xn = un+1 − aun .
1. Dans cette question, on suppose que a ∈] − 1, 1[.
n
X
(a) Simplifier pour tout n ∈ N, l’expression de : Sn = ak .xn−k
k=0
(b) Démontrer que (xn ) converge vers 0 si et seulement si (un ) converge vers 0. Pour la réciproque, on pourra envisager
un raisonnement avec les ε sur le modèle de Césaro.
(c) Montrer que (xn ) et (un ) sont de même nature.
Aide : vous penserez à vous ramener au cas précédent à l’aide de changements de variables judicieux
2. Supposons ici que a = 1. √
En utilisant la suite (un ) | un = n prouver que (un ) et (xn ) ne sont pas nécessairement de même nature.
3. Trouver des exemples prouvant que (un ) et (xn ) ne sont pas nécessairement de même nature dans les cas où a = −1,
a = 2 et a = −2.

2) Suites monotones
La connaissance de la monotonie d’une suite peut aider à déterminer sa convergence.

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En effet, le théorème de la limite monotone nous dit deux choses :


1. D’une part il nous affirme qu’une suite monotone admet toujours une limite.
Pour prouver alors qu’une telle suite diverge vers ±∞, on peut alors procéder par l’absurde en supposant
qu’elle admet une limite finie. Si on aboutit à une contradiction, alors cela signifie que la suite diverge
vers +∞ dans la cas d’une suite croissante et −∞ dans la cas d’une suite décroissante.
2. D’autre part, il nous dit que si la suite est majorée (dans le cas d’une suite croissante) ou minorée (dans
le cas d’une suite décroissante), alors la suite converge.
3. Une fois que l’on a prouvé la convergence d’une suite (à l’aide par exemple du théorème de la limite
monotone), on peut parfois déterminer la limite à l’aide d’un simple passage à la limite.

Le théorème des suites adjacentes permet aussi de prouver la convergence d’une suite monotone.

Exercice de TD : 4
(♥♥) Cas particulier de Césaro
u1 +u2 +···+un
Soit (un ) une suite croissante de limite l ∈ R. On pose : vn = n .

1. Montrer que (vn ) est croissante.


un +vn
2. Montrer que pour tout n ∈ N∗ , on a : v2n ≥ 2 .
3. En déduire que vn → l.

Exercice de TD : 5
1×3×5×···×(2n−1)
(♥♥) Soit (un ) la suite de terme général : un = 2×4×···×(2n)
1. Exprimer un en fonction de factorielles (juste pour le plaisir !).
Dans les questions suivantes, on utilisera la forme initiale de un .
2. Montrer que (un ) converge.
3. On pose vn = (n + 1)u2n .
Montrer que vn converge et en déduire la limite de la suite (un ).

Exercice de TD : 6
(∗ ∗ ∗) Critère de Cauchy
On dit qu’une suite réelle ou complexe vérifie le critère de Cauchy lorsque :

∀ε > 0, ∃n ∈ N, ∀p ≥ n, ∀q ≥ n, |up − uq | ≤ ε

1. Montrer qu’une suite convergente vérifie le critère de Cauchy.


2. Réciproquement, supposons qu’une suite réelle (un ) vérifie le critère de Cauchy.
Vérifions que cette suite est convergente (on dit alors que R est complet ).
(a) Soit Rn = {uq | q ≥ n}.
Montrer que Rn admet une borne supérieure notée rn+ et une borne inférieure notée rn− .
(b) Vérifier que la suite (rn+ ) est décroissante et que la suite (rn− ) est croissante.
En conclure que ces deux suites convergent.
(c) Montrer que (rn+ ) et (rn− ) ont même limite et que (un ) converge.

Exercice de TD : 7
(♥) Critère spécial des séries alternées ou critère de Leibniz (1646-1716) :
n
X
Soit (un ) une suite de réels décroissante et de limite nulle. Pour tout n ∈ N, on pose : Sn = (−1)k .uk .
k=0
Montrer que les suites extraites (S2n ) et (S2n+1 ) sont adjacentes et en déduire que (Sn ) converge.

Exercice de TD : 8 n n
X 1 √ X 1 √
(♥♥) Soit les suites (un ) et (vn ) de terme général : un = √ −2 n et vn = √ − 2 n + 1.
k=1
k k=1
k

1. Montrer que ces deux suites sont adjacentes.


n
X 1
2. En déduire un équivalent de la suite √ .
k=1
k

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Exercice de TD : 9
(∗∗) Soit θ ∈]0, π2 [ et les suites (un ) et (vn ) de terme général : un = 2n sin 2θn et vn = 2n tan 2θn .

1. Déterminer les limites de (un ) et (vn ).


2. Pour le plaisir, montrer que ces deux suites sont adjacentes.

3) Etude de convergence

On peut prouver la convergence d’une suite de différentes manières :


1. A l’aide du théorème de majoration.
2. A l’aide des théorèmes généraux sur la limite d’une suite.
3. A l’aide du théorème des gendarmes.
4. A l’aide du théorème de la limite monotone.
5. A l’aide du théorème sur les suites adjacentes.
6. A l’aide du théorème de Césaro (cas plus rare...)

La divergence quant à elle, peut se prouver :


1. A l’aide des suites extraites
2. En procédant par l’absurde

”Etudier la convergence” signifie ”déterminer si une suite converge ou diverge”.

Exercice de TD : 10
(♥) Etudier la convergence et calculer éventuellement la limite des suites de terme général un dans les cas suivants :

1. un = (−1)n (1 + n1 ) 2. un = n+cos n
2n+sin n 3. un = tan 2nπ nπ
3 − cos 6

Exercice de TD : 11
(♥ − ♥♥) A l’aide de majorations et minorations, étudier les limites éventuelles des suites suivantes :
√ n n 
1. un = n − ⌊ n⌋ X n 1
X
k x∈R
2. un = 3. un = ⌊2 x⌋ où
n2 + k np p ∈ N∗
k=1 k=1

Exercice de TD : 12 n
X n + k2
(♥♥) A l’aide d’une minoration par une intégrale, prouver que : → +∞
n2 + k
k=1
Exercice de TD : 13
(∗ ∗ ∗) Une suite de Ramanujan
Soit la fonction f définie sur R par f (x) = x(x + 2) et q
p p
la suite (un ) définie par : u1 = f (1), u2 = 1 + f (2), u3 = 1 + 2 1 + f (3), et pour tout n ≥ 3 :
s r q p
un = 1+2 1 + 3 1 · · · + (n − 1) 1 + f (n)

En étudiant les premiers termes de cette suite, prouver que (un ) est une suite convergente.

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4) Les suites récurrentes

1. On peut commencer l’étude d’une suite récurrente en déterminant sa ”limite éventuelle”.


Si le fait de supposer que la suite converge entraine une absurdité, alors cela signifie que la suite diverge.
2. Il s’agit alors de prouver la convergence. Cela se fait souvent à l’aide du théorème de la limite monotone.
3. A ce stade, il peut-être utile de représenter l’évolution de la suite sur un graphe (en escalier ou en escargot).
On peut alors tenter de prouver ce que l’on observe : sens de variation, majoration, minoration... Pour
cela, il est souvent utile de prouver que tous les termes de la suite appartiennent à un même intervalle
I, stable par la fonction f qui définie cette suite.

Exercice de TD : 14
(♥♥) Etudier la convergence de (un ), (vn ) et (wn ) définies par u0 , v0 , w0 ∈ R et les relations de récurrence :
vn + wn un + wn un + vn
un+1 = , vn+1 = , et wn+1 =
2 2 2

Exercice de TD : 15
un+1 = un +v
 
u0 > 0 2
n
(♥♥) Le but de cet exercice est l’étude les 2 suites (un ) et (vn ) définies par et les relations : un .vn .
v0 > 0 vn+1 = 2 un +vn
1. Montrer que ces deux suites sont bien définies et à termes strictement positifs.
2. Comparer les termes généraux un et vn pour tout n ∈ N.
3. Etudier le sens de variation de ces deux suites.
4. En déduire que les deux suites convergent vers la même limite.

Exercice de TD : 16
(∗∗) Moyenne arithmético-géométrique :

1. Pour (a, b) ∈ R+ établir que : 2 ab ≤ a + b.
 
u0 = a v0 = b
2. On considère les suites de réels positifs (un ) et (vn ) définies par : √ et un +vn .
un+1 = un vn vn+1 = 2
Montrer que, pour tout n ≥ 1, un ≤ vn , un ≤ un+1 et vn ≥ vn+1 .
3. Etablir que (un ) et (vn ) convergent vers une même limite.
Cette limite commune est appelée moyenne arithmético-géométrique de a et b et est notée M (a, b).
4. Calculer M (a, a) et M (a, 0) pour a ∈ R+ .
5. Exprimer M (λa, λb) en fonction de M (a, b) pour λ ∈ R+ .

Exercice de TD : 17
(∗∗) Détermination de l’antécédent d’un nombre

1. Montrer que la fonction f définie par f (x) = x + x3 est une bijection de R dans R.
2. Soit a ∈ R+∗ . Nous allons proposer une méthode de détermination de f −1 (a).
3
Soit φ, l’application définie sur R par φ(t) = 2t +a
3t2 +1 et (un ) la suite définie par u0 = a et un+1 = φ(un ).
(a) Déterminer les points fixes de φ.
(b) Etudier la fonction φ sur l’intervalle [f −1 (a), a].
(c) En déduire que (un ) converge vers f −1 (a).

Exercice de TD : 18
(∗∗)
r

q p
1. Etudier la convergence de la suite de terme général : un = 9+
9 + 9 + · · · + 9 (n fois le chiffre ”9”).
r

q p
2. Pour tout entier naturel n, on note an la nième décimale de π et vn = 3 + 1 + 4 + · · · + an .
Montrer que (vn ) est croissante et majorée. En déduire sa convergence.

Exercice de TD : 19 
u0 > 0
(♥♥) On considère un réel a > 0 et la suite récurrente définie par : 1 a
 .
∀n ∈ N, un+1 = 2 un + un

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1. Montrer que la suite (un ) est bien définie et qu’elle converge vers a.
√ √
2. On note en = |un − a| l’erreur commise en approximant a par un .
Montrer qu’il existe une constante C > 0 telle que ∀n ∈ N, en+1 ≤ C.e2n .
On dit que la convergence est quadratique.

3. Si un est une valeur approchée de a à 10−p près, que peut-on dire de un+1 ?
√ √
4. On prend a = 2 et u0 ≥ 2 tel que u0 − 2 ≤ 1.
Majorer explicitement en en fonction de n. √
Quelle valeur de n suffit-il de choisir pour que un soit une valeur approchée de 2 à 10p près ?

5) Suites implicites

1. Les termes d’une ”suite implicite” sont définis comme les solutions d’une équation de la forme fn (x) = 0.
On ne connaı̂t donc pas d’expression explicite (fonctionnelle ou récurrente) de la suite, ce qui ne semble
pas faciliter l’étude.
2. On parvient cependant assez facilement à déterminer le sens de variation ainsi que des majorations ou
minorations éventuelles de la suite en utilisant le sens de variation de la fonction fn . Ainsi, dans le cas
d’une fonction croissante (par exemple), on sait que si f (a) ≤ f (b) alors on aura aussi a ≤ b.

Exercice de TD : 20
(♥♥) Soit n un entier naturel et En l’équation x + ln x = n d’inconnue x ∈ R+∗ .
1. Montrer que l’équation En possède une solution unique notée xn .
2. Montrer que la suite (xn ) diverge vers +∞.
3. Donner un équivalent simple de la suite (xn ).

Exercice de TD : 21
(∗ ∗ ∗) Pour tout entier n > 1, on considère l’équation (En ) : xn − nx + 1 = 0 et on posera fn (x) = xn − nx + 1.
1. Montrer que (En ) admet une unique racine xn dans [0; 1] et une unique racine yn dans [1, +∞[.
2. Montrer que (xn ) est décroissante. On pourra commencer par prouver que fn+1 (xn ) ≤ 0.
En déduire que (xn ) converge puis déterminer sa limite en calculant fn ( n2 ).
3. Trouver un équivalent de xn .
4. En vérifiant que fn (1 + √2 ) ≥ n, montrer que (yn ) est convergente vers une limite à déterminer.
n

Exercice de TD : 22
(∗ ∗ ∗) On considère l’équation tan x = x.
π π
1. Montrer que pour tout entier n, cette équation admet une unique solution sur ] − 2 + nπ, 2 + nπ[.
On la note xn .
2. Trouver un équivalent le plus simple possible de xn .
3. On cherche maintenant un développement asymptotique de xn .
(a) En utilisant la périodicité de tan, montrer la convergence de (xn − nπ) et trouver sa limite.
(b) Prouver que pour toute suite (wn ) à valeurs dans ] − π2 , 0[ convergeant vers 0, on a tan wn ∼ wn .
(c) En déduire un développement asymptotique de xn à trois termes significatifs.
(cad du type xn = vn + wn + tn + o(tn ))

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