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Corrige Francais Brevet Washington 2018

Le document présente un extrait évoquant la campagne et le mode de vie rural d'autrefois à travers les souvenirs d'enfance du narrateur. Il décrit avec nostalgie les paysages bucoliques d'un grenier à foin où l'imagination des enfants pouvait s'épanouir.

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Corrige Francais Brevet Washington 2018

Le document présente un extrait évoquant la campagne et le mode de vie rural d'autrefois à travers les souvenirs d'enfance du narrateur. Il décrit avec nostalgie les paysages bucoliques d'un grenier à foin où l'imagination des enfants pouvait s'épanouir.

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AMÉRIQUE DU NORD 2018

FRANÇAIS

GRAMMAIRE ET COMPÉTENCE LINGUISTIQUE

1. « Aujourd’hui encore, quand la mondialisation des échanges impose partout une


circulation frénétique, cette agriculture locale pourrait constituer un idéal prometteur ».
(lignes 30 à 32)
Identifiez le temps du verbe souligné et précisez sa valeur dans cette phrase. (3 points)
Le temps verbal employé au sein de « pourrait » est le présent (du mode conditionnel). Ses
valeurs peuvent exprimer, entre autres, l’hypothèse ou la suggestion. Au sein du texte (« cette
agriculture pourrait constituer un idéal prometteur », lignes 31 et 32), le conditionnel présent
évoque une hypothèse, qui suggère un modèle, une solution.

2. Réécriture : « Compressé à grands coups de fourche sous la charpente, le fourrage passait


l’hiver sans se dessécher dans cet immense espace obscur où il format des monticules, des
tours et des châteaux parfumés prêts à accueillir nos jeux. » (lignes 18 à 20)
Réécrivez l’extrait ci-dessus en mettant le groupe souligné au pluriel. Vous ferez toutes les
modifications nécessaires. (10 points)
« Compressés à grands coups de fourche sous la charpente, les fourrages passaient l’hiver sans
se dessécher dans cet immense espace obscur où ils formaient des monticules, des tours et
des châteaux parfumés prêts pour accueillir nos jeux. »
3. « Rien, toutefois, n’égale pour moi la poésie du grenier à foin » (ligne 16). Relevez le verbe
dans la proposition ci-dessus et indiquez quel est son sujet. (3 points)
« Rien, toutefois, n’égale pour moi la poésie du grenier à foin ». Le verbe conjugué dans la
proposition est « égale » (dont l’infinitif est égaler). Son sujet est « rien ».

4. « Les brindilles s’accrochent aux planches, aux poutres, aux solives, sous les toiles
d’araignées. » (lignes 21 et 22)
Dans cette phrase, relevez un complément de verbe puis un complément de phrase. (4
points)
« aux planches » est le complément d’objet indirect du verbe « s’accrochent ». On ne peut le
déplacer ou le supprimer. Au contraire, « sous les toiles d’araignée » est déplaçable et
supprimable. Il s’agit donc d’un complément de phrase (circonstanciel de lieu).

COMPRÉHENSION ET COMPÉTENCE D’INTERPRÉTATION

1. Pourquoi le « grenier à foin », évoqué au début du second paragraphe (ligne 16), est-il si
important pour le narrateur ? (5 points)
Le « grenier à foin » évoqué au début du second paragraphe est important aux yeux du
narrateur dans la mesure où il incarne le souvenir de son enfance ainsi que les jeux et la magie
qui lui sont liés. En évoquant les paysages de la campagne et, plus particulièrement, le grenier
à foin, le narrateur immerge à nouveau dans la fantaisie et la féerie de l’enfance (« comme
lorsque j’étais enfant » (ligne 17)), transformant les éléments qui l’entourent en « rêve(s) »
(ligne 16), en « tours » (ligne 18), en « châteaux » (ligne 19) et en « royaume enchanté » (ligne
21) afin de pouvoir « accueillir (les) jeux » (ligne 21).

2. Dans le premier paragraphe (ligne 1 à 15), relevez trois éléments qui caractérisent ce
« mode de vie disparu » dont parle le narrateur et justifiez votre choix. (4 points)
Entre la ligne 1 et la ligne 15, il est possible de relever au moins trois éléments qui caractérisent
ce « mode de vie disparu » dont parle le narrateur. Elles sont notamment liées à un mode
d’agriculture particulier, moins globalisé, au sein duquel « les fromages mûrissent toujours sur
leurs égouttoirs », les « poules grimpent sur le tas de fumier » et le « fumier » est
« grassement étalé » sans « répondre aux critères de fabrication et de stockage du compost ».
Selon le narrateur, ce « mode de vie » disparaît et est oublié du fait du fonctionnement de
notre société actuelle, au sein de laquelle les éléments administratifs et économiques (entre
autres) imposent beaucoup de normes. Il est vrai que de tels éléments sont de plus en plus
rares.

3. « le fourrage passait l’hiver sans se dessécher dans cet immense espace obscur où il formait
des monticules, des tours et des châteaux parfumés prêts pour accueillir nos jeux » (lignes 18 à
20).
a) Quelle est la figure de style utilisée dans le passage en italique ? Quel est l’effet
produit ? (4 points)
Dans la phrase citée ci-dessus, nous remarquons que le passage en italique contient une
métaphore, transformant, en imageant, les monticules en tours et châteaux. L’effet produit
par cette métaphore est que le décor naturel de la campagne devient, aux yeux du lecteur et
du narrateur se remémorant son enfance, un espace différent, plus poétique et féerique, qui
rappelle le conte.
b) Citez d’autres expressions du paragraphe (lignes 16 à 27) qui développent cette
image. (3 points)
L’image poétique et féerique des fourrages est développée tout au long du paragraphe, où le
« grenier à foin » est nommé « grenier du rêve » (ligne 16) et où une « trappe » mène à un
« royaume enchanté » (ligne 21). Il s’agit réellement du monde du rêve, évoqué une nouvelle
fois, à la ligne 25, avec le verbe « rêver ».

4. « Il me semblait en tous cas que ce mode de vie méritait tout notre intérêt, tel un bien
précieux » (ligne 28 et 29).
Selon vous, en quoi « ce mode de vie » évoqué dans le texte peut-il, en effet, constituer « un
bien précieux » ? (7 points)
Comme le précise le narrateur, ce mode de vie était lié à un « modèle de (…) production très
ancien », représentant des avantages dans la mesure où il permettait à « l’agriculture locale »
de vivre et survivre (lignes 29 et 30). Aussi, on est en droit de penser que la « mondialisation
des échanges » mène, en effet, à une « circulation frénétique » (ligne 31) des éléments du
quotidien, pouvant nuire aux produits que nous consommons. Comme l’évoque la ligne 12 du
texte, avec ce « mode de vie disparu », « les fromages mûrissent sur leurs égouttoirs » alors
que la grande industrie actuelle ne permet pas un tel processus. Aussi, au-delà de la
problématique agricole, le texte démontre qu’une place plus importante de la nature (de la
campagne) dans notre quotidien permet aux enfants de développer leur imagination, en
offrant une promenade à leur imagination. Au vu de tels éléments, il est possible de penser
que « ce mode de vie » constitue un « bien précieux ».

5. En quoi la photographie et le texte proposent-ils une vision de la campagne comme « un


royaume enchanté » ? (7 points)
La photographie et le texte proposent une vision de la campagne semblable à celle d’« un
royaume enchanté » dans la mesure où il s’agit d’un espace de jeux où les enfants sont les rois
et les reines du monde imaginatif et féerique qu’ils inventent. Cette vision est donc liée à
l’enfance, dont parle particulièrement le narrateur de la ligne 16 à la ligne 20. De même, la
photographie met en scène deux jeunes enfants ayant escaladé les fourrages. Le côté
enchanteur de la campagne provient aussi des « maisons de chaume » (ligne 4) dont fait
mention le texte et qui sont représentées sur la photographie. En effet, ce sont des maisons
semblables que l’on retrouve dans certains films fantastiques, « qui font rêver les enfants »,
comme les sagas du Hobbit et du Seigneur des anneaux (lignes 3 et 4).

Dictée

Au temps de ma petite enfance, dans les années 1960, les villageois de mon âge avaient
encore un air farouche et sauvage. Ils vivaient dans ces fermes perdues et fréquentaient la
classe unique de l’école communale où, l’hiver, ils se rendaient à pied dans la neige. Au cours
des années suivantes, en pleine période de « croissance », les routes se sont élargies, les
supermarchés se sont implantés, le téléphone et la télévision sont arrivés dans la vallée. Les
enfants ont grandi et trouvé des emplois en ville. Certains sont devenus ouvriers, d’autres
ingénieurs. Les exploitations agricoles ont dépéri avec leurs vieux parents.
Benoît Duteurtre, Livres pour adultes, 2016

Quelques difficultés :
• Ne pas oublier le –p- (qu’on retrouve dans temporalité) et le –s- de « temps ».
• « villageois ».
• Accords et terminaisons de l’imparfait. Ex : « les villageois (…) avaient ».
• « leurs vieux parents » : ne pas oublier le –s- à leur quand il appartient à un groupe
nominal au pluriel.

Rédaction

SUJET D’IMAGINATION

Comme Benoît Duteurtre, vous retournez dans un lieu qui a marqué votre enfance.
Vous décrirez les transformations qui ont modifié cet endroit et les souvenirs qui surgissent
alors. Vous insisterez sur les sentiments et les sensations associés à ces souvenirs. Votre texte
mêlera récit et description.

Voici un exemple de ce qui aurait pu constituer une partie de votre réponse :

Après quelques minutes de marche, j’arrivai en ce lieu chargé de souvenirs. Ces


souvenirs, ce sont ceux de mon adolescence sur les courts de tennis. Je me souviens encore
avoir encouragé, pendant des heures, l’une de mes amies, se livrant à une bataille épique afin
de gagner un match. Je me souviens encore des nombreuses heures à suer, à me concentrer
et à donner le meilleur de moi-même afin d’améliorer mon jeu. Oui ! Il s’agissait bien d’un jeu.
L’esprit de compétition et la difficulté d’accepter la défaite venaient parfois lui donner un goût
amer mais l’amusement était toujours présent. Aujourd’hui, il me faut avancer avec précaution
sur le terrain des vestiges de mon enfance. Tout est fissuré, cassé et traversé par les ronces
ainsi que les mauvaises herbes. La mauvaise herbe, il y a quelques années, c’était nous. Quelle
nostalgie ! J’imagine que d’autres enfants, à présent, viennent ici pour jouer, non pas à taper
la petite balle jaune, mais à vaincre des dragons ou traverser une jungle, parmi toute cette
végétation. En voilà d’ailleurs quelques-uns. Je me cache, en silence. Je les observe. Je suis un
enfant à nouveau !

SUJET DE REFLEXION
Aux yeux du narrateur, rien « n’égale la poésie du grenier à foin ».
Pensez-vous que l’on puisse trouver aussi de la poésie et du mystère dans les grandes villes
modernes ?
Vous répondrez à cette question en vous appuyant sur vos connaissances, vos lectures et
votre culture personnelle.

Voici quelques éléments et arguments qui auraient pu nourrir votre réflexion :

- Oui, on peut trouver de la poésie et du mystère dans les grandes villes modernes :
* Les mondes de la culture et des arts sont assez présents dans les grandes villes. Face à une
œuvre d’art, il est possible d’avoir l’impression d’être confronté à de la poésie. Aussi, les
grandes villes connaissent le street art, forme artistique liée à la liberté, qui est une thématique
poétique. Cf : artiste Banksy.
* Il est possible de trouver, dans les grandes villes, des jardins dont la structure et la végétation
sont aussi poétiques qu’un poème bien construit. Cf : jardin du Luxembourg.
* Il y a une part de mystère dans les grandes villes, liée à tous les secrets qui les constituent. Il
est toujours possible de réaliser une découverte, que ce soit par rapport à un détail
d’architecture ou d’Histoire ou par rapport à certaines rues cachées qui donnent la sensation
de réaliser une exploration. Cf : mystère : les traboules de Lyon, les Catacombes (de Paris ou
d’autres villes).
* La ville mélange des groupes socio-culturels différents, qui parfois se retrouvent au sein de
situations étonnantes et mystérieuses. Certains poètes, comme Apollinaire, ont profité de
cette diversité pour intégrer à la poésie des personnes peu représentées au sein de ce genre,
comme les prostituées.

-Non, on ne peut trouver de la poésie et du mystère dans les grandes villes modernes :
* La grande ville est caractérisée par la répétition monotone de certains éléments, s’opposant
alors au fantastique ou au lyrisme de la poésie. Voire le slogan : métro, boulot, dodo.
* La grande ville est caractérisée par un paysage gris et bruyant, loin de la beauté de la
campagne éveillant les sensations du poète.
* La grande ville est souvent constituée d’immeubles dans lesquels les personnes sont
regroupées voire entassées. Elle ne permet pas aux esprits des enfants et des adultes de
posséder une échappatoire.

Donc ?

Certes la ville n’est pas une thématique de la poésie que l’on trouve au sein de la
Renaissance (par exemple) ou de certains poèmes postérieurs reprenant ses sujets. En effet,
la nature et la beauté du monde sont des motifs plus typiquement exploités par la poésie. Or,
le mystère et le côté mystique que l’on peut apercevoir dans la ville ont poussé certains poètes
comme Rimbaud, Apollinaire et Prévert, à écrire sur la vie citadine. Cf : Paroles, Prévert, 1946 ;
Zones, Apollinaire, 1913 + Cf : descriptions lyriques de la ville et de la campagne dans
Novembre, Flaubert, 1910.
+ Cf peinture : En piqué sur la ville, Tulio Crali, 1939.
+ Cf architecture : mystères et aventures : Centre Pompidou, Musée des Confluences.

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